On ne juge pas un livre à sa couverture

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On ne juge pas un livre à sa couverture

Message  Theorem & Ishtar le Ven 26 Avr 2013, 10:21

Forcément, après le procès d'Engar, Theorem avait décidé de suivre Kappa Engar. Après tout, il était plus que normal de se diriger vers le Poste de Garde ensuite. Il avait du monde à retrouver et c'est là qu'Engar se dirigeait. Il avait toutefois de la chance qu'Oni ne prenne pas mesure des quatre vérités qu'il lui avait sortit. Après tout, vous iriez vous aussi taper dans le mollet d'un tyrannosaure enragé ? Maintenant qu'il était devenu un Kappa, il fallait bien qu'il apprenne de ses erreurs car lui aussi en commettait. Il était humain après tout... oui était. Ses pas suivirent la route de Kappa Engar qui arriva bien vite au couloir en face du Poste de Garde mais bloqué par trois monstres fort peu encourageants. Ils commencèrent à bousculer la créature verte et à se moquer ouvertement de lui.

"Et bien sous cette apparence tu dois faire moins le fier maintenant ! un corps que tu ne connais pas cela doit te rendre bien fragile..."

Theorem sentait que la colère de Kappa Engar s'amplifiait de minutes en minutes, coups après coups. Il allait exploser dans quelques minutes et savater ces trois abrutis sans qu'ils demandent leurs restes... Mais ce n'est pas en cédant à la colère, chose qu'Engar faisait assez couramment, qu'on réglait ses problèmes. Mettre trois monstres à l'hopital pour une bousculade lui attirerait juste plus d'emmerdes. Theorem posa soudainement sa main sur l'épaule de Kappa Engar pour le calmer.

"Hora hora... Ca pue l'irrespect ici... Ou c'est votre imbécillité qui empeste ce couloir ?"

La venue du banneret donna des hésitations à certains. Celui possédant la dague semblait un peu plus sûr de ses dires et se positionna plus en avant alors que les deux autres, bien moins courageux, se demandèrent s'il n'était pas temps d'aller voir ailleurs.

"Banneret... Vous ne protégerez pas Engar indéfiniment."


La main golémique de Theorem, sa puissante dextre enveloppée de noir, se saisissa vivement du nez du monstre, un énième homme-bête du donjon, le serrant dans sa poigne et lui imposant une douleur peu soutenable en le mettant à genoux d'une vive descente du poignet. Fronçant les sourcils, Theorem toisa les deux autres du regard qui n'osèrent pas approcher.

"Oi oi Baka-san ! Engar est un Kappa. Sa force physique vous dépasse... Je ne le protège pas... Je vous protège vous !"

Il relâcha le nez du Beast qui tomba sur les fesses avant de se relever de manière maladroite, tenant son nez douloureux.

"Estimez-vous heureux que je l'ai empêcher de vous casser en deux. Maintenant évacué ce couloir avant que je ne vous trouve un charmant boulot d'été comme vider la fosse sceptique du donjon à la pelle !"

Peu téméraires face à ça, les deux compères plus lâches relevèrent celui tenant son nez avant de déguerpirent plus vite qu'ils n'étaient venus. Theorem les suivit du regard avant de se tourner vers Kappa Engar. Maintenant il était bien plus grand que lui de presque dix centimètres. Cela le fit un peu sourire sans se moquer avant de lui parler en l'invitant à rejoindre le poste de garde.

"Navré de dire ça, mais tu es plus mignon comme ça... Tu aurais put tomber sur Homme-Ver, ou pire... Concombre de mer..." Il en frissona. "J'ai transféré tes affaires dans le poste de la Garde de Nuit. Je préférai les avoir de mon côté pour m'assurer qu'on les gardait bien."
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Re: On ne juge pas un livre à sa couverture

Message  Engar le Ven 26 Avr 2013, 13:11

… Oui grave erreur, mais pas pour les raisons que j'espérais, car avant même que je réagisse au coup amorcé par l'homme lézard ce dernier s'interrompit au milieu de son geste de par l'intervention d'un ingénu, probablement un des seuls qui ne cautionnerait pas son action. Theorem, comme d'habitude fidèle à son respect des valeurs et des règles... Cela me donna l'occasion d'assister à une scène assez distrayante, soit la vision du lézard subir le même sot que celui que m'avait fait Theorem lorsqu'avec le démon …. J'avais fait du grabuge à la taverne, et à la vision de ses deux comparses, qui tremblaient dans leur coin en agissant guère l'était encore plus, cautionnant mes propos sur la lâcheté des habitants du donjon... Mais au final cela ne m'arrangeait guère car quand ils repartirent ce fut avec le poignard que j'avais désiré, bon un détour au poste de garde, et sous escorte apparemment, semblait indispensable... Tant pis... Ça ne serait qu'un contretemps, fâcheux à mes yeux oui, mais amplement supportable. Ce qui le serait sûrement moins, je le pensais, ça allait être la leçon de morale de l'haiena à laquelle je ne n'allais pas échapper...Et qui commença sans plus attendre et, pour être honnête, chacun de ses arguments me donnaient envie d'y répondre avec un rire amer, et je l'aurai sans doute fait, si je n’avais pas appris sur la fin que c’était lui qui avait fait déplacer mes effets, geste que j'appréciais et me permit de m'apaiser un peu... Bien qu'en dépit de cela mes dires qui suivirent demeurèrent tout de même cinglants.

"Merci Theorem, pour mes affaires et pour ces monstres... Mais je vais être honnête je n'ai aucune raison de me complaire de mon sort ! Concombre de mer, homme-ver, kappa, farfadet ou que sais je, l'apparence elle même n'a que peu d'importance à mes yeux ! Pas quand on a lutté plus de quinze ans contre une entité infernale, et soi même, pour demeurer humain... A ton avis POURQUOI Theorem, alors que je suis tombé amoureux d'une elfe, la race à la réputation immortelle par excellence, ai je repoussé l'idée de devenir un monstre à la forme presqu'humaine, ce qui en ces lieux ne comportent qu'avantages ? Car j'ai déjà trop sacrifié pour mon appartenance à la race humaine. Qui plus est ça aurait été renié ce que j'ai fais, ce que je suis. Or si j'ai des défauts Theorem je ne suis pas hypocrite, et à vrai dire j'ai l'impression que c'est de cela qu'on me blâme."

Je m'efforçais de parler de manière posée, et cela s'en ressentait dans ma voix, même s'il advenait par à coup qu’inconsciemment je m'emporte avec des accents agressifs, mais qui n'étaient aucunement destinés directement à Theorem.

"Mais à vrai dire je suppose qu'on m'aurait tout de même blâmé si quelqu'un avait découvert mon passé alors que je le cachais non ? Tout comme on m’aurait blâmé en apprenant que je ne laissais même pas la possibilité au démon d’être jugée par Shiru. Par ailleurs Theorem, beau jugement que voilà, le démon lui sert quelques belles fables, quelques vérités, et sans s'assurer de ses actes passées elle lui a donné sa chance avec les conséquences que l'on connaît. Que s'est il produit ensuite ? Le démon est scellé, bien, mais on me prive aussi des aptitudes que j’avais appris à en retirer moi même alors que sans l'intervention de l'invocatrice je pouvais continuer à le dominer ! Et par ailleurs j'attends toujours qu'on m'explique pourquoi l'invocatrice Shiru n'a nulles représailles alors qu'elle est également responsable de ce qui est advenu... ah sans doute parce qu'elle fait partie des dirigeantes du donjon, non ? Et bien chez les humains, au moins, si un individu cause au travers de la main d’autrui des méfaits il est châtié, même s'il est un noble, bien que dans ce cas la punition doit être plus...Discrète. Enfin passons me griefs personnels... Tu as sans doute entendu mon ultime diatribe et je suis sûr qu'aux yeux d'Oni Ni Kanaob j'ai tort non ? Mais pourtant la guerre qui vient de se produire, et surtout les morts, définitifs, qu'on a essuyé alors qu'elles auraient pu être simplement évité, ne sont elle pas des preuves suffisantes qu'elle est, en ce domaine, dans le faux ?"

… Il était heureux que les couloirs soient quelque peu désertés, sans doute de par l'organisation des réparations d'après guerre ou ce genre de choses, sinon il était évident que je m'attirerais l'ire des monstres de par mes propos à l'égard de celle qu'ils percevaient comme la plupart comme leur messie... mais un messie n'était pas forcément exempt de péché...

"... Et oui j'ai tué le frère de Félina, mais l'opération a également permis de sauver six autres monstres aujourd'hui établis au donjon et également sans doute de retarder un peu les expériences de l’Église que j'ai évoqués Theorem, mais cela il n'en a pas été pris compte j'ai l’impression ! Comme il 'na pas été pris compte de mon sacrifice contre Ferliost et de l'acceptation que j’avais de subir le jugement des autres, quand un démon m'a tué et même quand vers la fin de la guerre... non de l'escarmouche, on ne peut pas appeler cela une guerre, un des habitants du donjon a tenté de m'abattre d'un carreau. Ah et une lamia a tenté par deux fois de me tuer, mais pourtant je n'ai pas porté plainte, pourquoi ? Car je pouvais encore comprendre leur ire, mais qu'un être sensé être aussi sage que Kanabo me juge sans connaissance de causes... Et surtout m'inflige telle chose, c'est trop tout simplement Theorem...C'est trop..."

Alors que je finissais sur cette phrase nous arrivions à l'entrée de la salle de garde, dont je poussais la porte, découvrant qu'elle était aussi vide que les couloirs que nous avions empruntés, encore une mesure que je percevais comme imprudente, mais passons... Mon regard fut bien sûr attiré par un sac d'où dépassait la poignée d'une lame familière. Ms affaires... Coupant un instant la conversation je me dirigeais en direction de mes affaires et commençait à farfouiller dedans, il y avait tout, si ce n'était mon armure que je portais encore, et qui était devenue à vrai dire trop grand, je flottais dedans, heureusement la nature du cuir de démon, souple, permettait de ne pas rendre cela trop gênant ou grotesque... Enfin, je trouvais finalement ce que je cherchais, un livre, à la couverture élimée, il y avait par ailleurs encore une trace de sang séché, depuis si longtemps qu'elle en était noirâtre, sur son dos, puis je me retournais vers le banneret, posant le livre assez sèchement sur la table.

"Ce que j'ai fais et commis... Un aperçu de cela est consigné dans ce journal, il y manque quelques années car je l’avais perdu, mais si tu lis cela... Tu comprendras que je n’avais pas d'alternative autre que le choix entre la folie, le déni, ou la haine... J'ai choisi et je pense qu'il s'agissait de la voix la plus juste et sincère. Alors bien sûr j'ai commis des erreur, j'ai sans doute tué moult innocents, mais jamais leur mort n'a été gratuite, contrairement à celle qu'a pu cause ah ?.... Un membre imminent du donjon, l'Overlord, tu connais non ? Cependant lui à ma connaissance n'a pas été blâmé pour son passé !"

Sur ce dernier mot je frappais la table de mon poing, m'emportant clairement... Mais à vrai dire j’avais conscience que cela me nuisait à moi plus qu'autre chose, pour ce que je désirais faire, il fallait que la goule parte le plus vite possible, et ça n’allait pas être en m’emportant que j'allais l'encourager à me quitter... je m’efforçais donc de reprendre d'une voix plus paisible, extirpant dans le même temps du bois de la table un couteau que je fis jouer entre mes doigts.

"Enfin Oni parle de mes erreurs...Du piège que sont mes aptitudes et ma maîtrise des armes... Mais... J'ai pas l'habitude de baisser les bras Theorem, mais ce qui m'est demandé est impossible ! Tout simplement parce que j'ai déjà évolué mais que tout le monde semble le daigner ! Aux côtés de Felina j'ai éprouvé une tendresse fraternelle dont j'ignorais tout, un sentiment familial qui m'a été arraché par le démon, et je me suis entrepris de le cultiver, même si pour son bien il fallait que je commette ce qui est pour vous une aberration. Aux côtés de Kumie j'ai ressenti l'amour oui, mais aussi tout simplement le désir de protéger, et la lamia dont je parlais ,et dont j'ignore toujours le nom... Même si elle m'a agressé par deux fois, c'était par désespoir et haine incontrôlée, contrairement à la mienne, et je lui ai tendue la main pour l'aider. Tout cela par le passé j'en aurai fait fi, mais de tout cela....Non vous n'en avez pas conscience... Que puis je faire d'autre pour que ma la voie que j'emprunte paraisse juste ? Que je dépose les armes et me montre incapable de protéger ceux qui me sont chers ou d'agir pour le bien du donjon ? Que je délaisse la haine qui me permet de faire ce que nul autre ferrait pour éviter de grands maux. Je suis désolé Theorem, mais ça, ça m'est impossible... J'ai appris à tendre la main et à éprouver des sentiments positifs en dehors des combats, mais que puis je faire de plus..."

.. Face à ces pensées je montrais tout simplement, las, finissant par reposer doucement le poignard sur la table, le regard baissé, perdu dans mes pensées que j'étais. Tout ce que j'avais vécu par le passé et même fait dans le présent semblait être perçu par les autres de manière déformée et monstrueuse et si j'assumais ce qui l'était il m’était beaucoup plus dur d'admettre que les zones de lumière qui y étaient soient tout bonnement oubliées. Je ne me rendis même pas compte sur le coup qu’en baissant le visage un peu d'eau du renfoncement de mon crâne s'écoula, n'en prenant conscience que quand le fin filet atteignit mon nez, je relevais alors brusquement la tête, et reprenait avec cela mes esprits...

"On m'a rapporte l'incident de ce jeune enfant que tu as tué Theorem... Et je comprends ta réaction, car sa mort aurait pu être évité, mais même si elle était nécessaire elle t'aurais fait souffrir non ? Et son visage est toujours présents dans ton esprits non ? Une manière à toi de l'honorer, je me trompe , qui plus est grâce à cela tu as toi même évolué, et ce serait souillé sa mémoire que le dénier... Dit toi que cela je le vis également Theorem, oh il est vrai que je n’éprouve pas de regrets ni d'amertume quant à mes actes passées, sans doute contrairement à toi, et si je dors paisiblement en dépit de cela, ce n'est pas pour autant que j'ai oublié le visage de mes victimes et encore moins leurs quand je connaissais ces derniers. Cela est d'autant plus vrai depuis mon changement de camps pour les démons, du moins ceux qui auraient pu être innocent, que j'ai tué . Pourquoi à ton avis, pour me délecter du meurtre d'infernal quoi m'est interdit maintenant ? Non tout simplement parce que je n'ai jamais tué une personne par simple plaisir, je l'ai toujours fait pour ce qui était juste, et si cette justice s'avérait erronée cela m'a toujours apporté une leçon que je garde en mémoire, au travers de ces leçons j'empêche la mort des innocents d'être entièrement vaine... Je vis bien avec mon passé Theorem en dépit de ce fardeau, et il me serait aisé de m'en défaire, mais je considère que ce serait tout simplement... Souillé la mémoire de mes victimes et également de leurs proches qui ont tant souffert de leurs disparitions, et qui sans doute me haïssent... Mais il est plus facile de vivre avec de la haine que de la peine.... Enfin quant à ma haine et ma passion du combat, elles n'ont jamais été une excuse pour le faire de me battre, juste un moyen pour pouvoir supporter la chose et persévérer... Il en faut pour supporter ce fardeau et je ne blâme pas ceux qui en sont incapable, et encore moins ceux qui comme toi ne le font pas parce qu'ils sont de l'étoffe des héros pour qui l'honneur, et ce genre de choses, est important..."

... Le pauvre Theorem, je me montrais rarement prolixe, mais en peu de temps je me l'étais déjà montré de nombreuses fois et le pauvre devait le subir pour la seconde fois. D’ailleurs je me demandais moi même pourquoi autant parler alors que je voulais juste qu'il parte. Sans doute avais je besoin d'exprimer ce qui n'avait pu être dit au procès... Je m'efforçais alors de relever le visage, une main sur la table, l'autre sur mes genoux, soutenant son regard d'émeraude... Je pris un instant pour reprendre mon souffle, et penser à la reconnaissance de cette femme que j'avais sauvé des abus de soldats de mon propres camps ou des sourires de la famille dont j’avais sauvé un enfant d'une possession démoniaque, puis je repris la parole. Je n’avais pas encore finin mais son « calvaire » était bientôt fini.

"Ça te surprend sans doute que quelqu'un qui n'a pas de regret pour ce qu'il a commit, fasse preuve de pareilles pensées hein ? Cela te paraît improbable...Comme pour tout le monde... mais à vrai dire tu le verras dans mon journal. A sa couverture tu devines déjà y lire les propos d'un aventurier violent où, oui, j'y décris ma haine pour les infernaux et avec des propos crus, c'est vrai, mais il y est aussi consigné des actes de bien, et surtout je n'y oublie pas les leçons que ces rencontres m'ont donnés... Enfin concernant le fait que tu me trouves plus mignon, merci, mais tu te doutes que je n'en ai pas grand chose à faire... Et penses tu vraiment que Kumie, la seule personne pour laquelle je pourrai me soucier de pareilles choses, apprécie cela ?"

J'eus un léger sourire, m’efforçant de tourner la chose un peu en dérision, mais quelque part cette inquiétude était sincère. Oui Kumie avait pu me pardonner pour le démon et porter mes... Nos enfants, mais pourrait elle supporter ce qui était à mes yeux une véritable une humiliation... A vrai dire je n'en avais aucune idée. Je l'aimais c'était vrai, mais dans le fond je la connaissais encore si mal et cette constatation me fit souffrir plus que de raison... Mais... Non je souffrais vraiment, curieusement j’éprouvais une douleur physique au niveau du cœur qui n'avait rien à voir avec les sentiments. Rien d'intense mais tout de même quelque chose d perceptible... je ne m'en inquiétai pourtant pas ,pareille chose arrivait quelque fois sans que ce soit particulièrement de mauvais signe, même si ici la souffrance était suffisante pour m'arracher une léger grimace.
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Re: On ne juge pas un livre à sa couverture

Message  Theorem & Ishtar le Dim 05 Mai 2013, 14:02

Theorem écoutait calmement tout ce qu'avait à dire Engar. Après tout, ce n'était pas sa semaine et il n'était pas impossible qu'il est sérieusement besoin de communiquer toute sa rancoeur, tout sa colère. C'était normal après tout, et le banneret était sûr que cet humain aurait préféré finir en prison ou exilé du donjon en cas de jugement final. Il se retrouvait en Kappa et ce n'était pas forcément le meilleur moyen de faire une peine. Il lui restait plus qu'à changer moralement s'il voulait devenir humain à nouveau. La goule resta silencieuse jusqu'à voir le fameux livre qu'Engar gardait pour y noter tout ses crimes, toutes ses erreurs, ses réussites peut être et aussi toutes les personnes qu'il avait tuée. Il avait gardé trace de tout ça ? Ca paraissait étonnant, mais calmement Theorem prit le fameux livre quand le Kappa eut terminé de vider son sac.

"Ca va mieux ? Tu es encore sur le coup de tout ce jugement, je comprend bien... C'est pourquoi je ne vais rien dire sur tout ça... Et ce livre là..." Dit-il en prenant ce fameux cahier aux notes morbides. "On devrait tout les deux aller à la chambre magmatique et jeter ce recueil noir dans les flammes de la Terre."

Il laissa ses mots faire leur office avant de s'approcher d'une poubelle bleutée. Theorem tapota dessus et le couvercle se souleva. Deux yeux rouges brillèrent dans la noirceur de la poubelle avant que le visage de dumpster fut clairement visible, le couvercle sur sa tête tel un chapeau. Il cligna plusieurs fois des yeux avant de tendre la main vers le livre que tenait Theorem.

"Tu veux que je le garde, boss ?"

"Oui, s'il te plait. On verras ce qu'on en feras."

Il passa le livre à cet étrange habitant de poubelle, un mimic assez unique en son genre. Une fois le livre dans sa possession, il regarda Engar. Un peu curieux, Dumpster se demandait s'il avait devant lui un nouveau membre de la Cohorte du Dualisme Eternel... Mais cette réponse resta en suspend parce qu'il s'engouffra dans sa poubelle, le couvercle roulant un peu avant de se stabiliser totalement. Theorem se retourna vers Engar avant de tirer un peu sur sa tunique.

"Tu veux que je t'arrange ta tenue en attendant ? Tu as Meredith qui est forgeronne ou je peux te donner une adresse pour une Jorogumo qui fait des tenues sur mesures ! Mais bon, je connais assez mal les Kappa. Moi et les endroits humides, c'est pas mon fort... Mais j'avoue. Tu es plus mignon comme ça !"

Dit-il en tirant soudainement les joues du Kappa Engar pour lui forcer un sourire.

"Kawaiiiiii ne !!!!!"
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Re: On ne juge pas un livre à sa couverture

Message  Engar le Lun 06 Mai 2013, 00:03

...Pour être honnête ça m'agaçait qu'on me dise être encore sous le coup du jugement alors que justement je me targuais que ma haine ne m'aveuglait pas dans mes jugements... Néanmoins je laissais filer ce commentaire, à vrai dire je me doutais que Theorem n'irait pas dans mon sens , loyal et fidèle en diable...Et à vrai dire d'une certaine manière plein de bon sans, il avait peut être raison... Mais j'avais vécu tant d'années au travers de la guerre, des conflits et de la nécessité des armes que l'attitude passive du donjon Kanabo finissait par me perturber... Mais si j'acceptait à la rigueur que je sois blâmé ou ignorer à ce sujet il n'en fut pas de même concernant mon journal, ainsi qu'en Theorem me le prit je tentais de le récupérer ne tendant les bras... Malheureusement une mauvaise évaluation de la nouvelle taille de mes bras fit que j’échouais dans ma tentative et manquait de peu de tomber au sol me rattrapant de justesse à la table sans un bruit si ce n’était un léger clapotis... Dont je m'interrogeais sur la provenance, avant de me frapper sèchement le visage avec le plat de la main, comprenant simplement qu'il s’agissait de l'eau de mon crâne... Mais quoi qu'il en soit ma chute et cette courte baffe avait été suffisant pour que Theorem finisse d'agir quant à mon journal le confiant à une ... Poubelle ? ...

Nouveau point qui m'empêcha de réagir... Bon logiquement... La créature que j'avais en face de moi devait être un mimic, mais juste... Pourquoi une poubelle ? Je veux dire... J'ai rencontré quelques mimics, un véritable cauchemars pour aventurier ! Imaginez ! Vous arrivez à la fin d’une périlleuse aventure avec vos compagnons  et vous trouvez le trésor... Mais alors qu'un d'entre vous ouvre le coffre, le tonneau, ou que sais je, et il est happé dedans et y subit un triste sors, souvent étant dévoré, alors non seulement vous perdez à un frère d'arme mais aussi de nombreux rêve de richesse ! Enfin... Ni l'un ni l'autre ne m'affectant les mimics ne m'avaient jamais plus effrayé que cela, et à vrai dire j'étais parvenu à terrasse l'un deux après qu'il m'ait happé, bien qu'il s'en était fallu de peu. Enfin bref là mon ébahissement était dû au fait que d’ordinaire ces créatures s'établissaient dans des conteneurs précieux ou bien de façon en tout cas à attirer à piéger les aventuriers mais là ? ! Une poubelle ? Déjà qu'à vrai dire ce système était peu connu dans les villes humains je ne comprenais pas quel était l’intérêt pour un mimic de vivre dans une poubelle, enfin d'autant plus qu'il ne devait pas y être commode d'y vivre... Ou bien il avait dû aménager l'intérieur... Ou bien encore il s'y était accommodé, après out je m'étais bien habitué au sang et à des odeurs assez infâmes...mais pas encore vis à vis des ordures ménagères...enfin bref le temps que je trouve un raisonnement logique vis à vis de cela le mimic avait déjà fui la salle, pourtant je n’oubliais pas de songer à évoquer mon journal...

Mais déjà Theorem abordait un sujet non négligeable un nouvelle tenue... Même si ça allait encore il était clair que si ma malédiction devait durer je ne pouvais me permettre de conserver cet accoutrement... Je hochais donc doucement al tête face à la proposition de Theorem... MAIS encore une fois il me fut empêché de répondre ! Je n’avais même pas le temps de donner mon opinion à ce sujet que l'hainea me saisit brusquement les joues et se mit à les tirer assez brusquement...Bon c'était certes moins douloureux que le sort qu'il avait réservé à mon nez lors de l'altercation dans la taverne et je découvrais par ailleurs que la peau de mes joues était bien plus élastiques que sous mon apparence humaine, et que de fait je devais avoir une face un peu grotesque... Néanmoins je  je m'efforçais à ne pas prendre mal la chose et m'efforçait d'afficher un sourire d'une certaine manière sincère car bien que Theorem n'allait pas dans le sens auquel je pouvais espérer il était un fait qu'il tentait de m'aider. A sa manière certes, mais c'était suffisant pour me toucher... Ainsi après un bref soupir, trahissant mon désappointement, et baissant la tête, pour la redresser aussi tôt à cause de l'eau dans mon crâne je prenais la parole d'une voix aussi calme que j'en étais capable.

"Pour la tenue, je devrai pouvoir me débrouiller moi même ,après tout cette dernière je l'ai bien fait moi même...Cependant je veux bien en acheter, ma solde me le permet... Néanmoins non, pas Meredith, j'ai entendu parler de ses ouvrages, excellent, mais les armures lourdes n'ont jamais été ma tasse de thé, je sais à peu près les porter, mais pas assez de mobilité... Et puis après tout je dois éviter de me battre non ? Donc il vaut mieux une tenue légère, donc va pour le Jorugum... Joram... Rah la bestiole là !"


C'était pas très respectueux, et en avait conscience...Mais si je connaissais des créatures tel le kappa il y en avait tout de même certaines dont je ne retenais pas le nom exacts, leur en donnât un personnel approprié à leur morphologie et d'autre dont je ne connaissais que l'appellation utiliser dans la langue commune... Et je prenais juste la parole à ce sujet, croisant mes mains.

"Et justement Theorem... Évite d'employer ce langage auquel je n'entends rien, c'est un peu perturbant... C'est quoi la créature que tu viens de nommer, enfin je suppose que c'en est une, et qu'est ce que ça veut dire Kawai ne ! C'est comme si moi je me plaçais des mots de ma langue natale en plein milieu d'une conversation. tu n'y comprendrais pas grand chose ! Enfin bref donc va pour la tenue légère et pour la deuxième fois Theorem...Je veux bien baisser les armes mais ne me demande pas d"être mignon ! Je compte quand bien redevenir humain et à je suis désolé, je veux bien être optimiste mais je doute être mignon avec ma trogne !"

Je m'esclaffais alors dans un grand éclat de rire, non vraiment...Charismatique à la rigueur...mais mignon ? avec mes cicatrices, ma barbe et mon visage carré et rugueux, il fallait avoir un drôle de concept du mignon. Enfin à vrai dire je voyais tellement de choses bizarre en ce lieu que je ne devrai plus être surpris non ? Enfin néanmoins je m'interrompais brusquement dans mon rire repensant à un sujet préoccupant... mon journal sujet que j'abordais avec une certaine brusquerie, ma voix devenant un peu surexcité sur le coup.

"Mais non ! On ne brûle pas mon journal ! Je me suis laissé faire sur le coup, un peu éberlué, mais non ! Ce journal ne m'a jamais fait souffrir et oui c'est vrai...Ses pages recèlent des histoires ,de la douleur et de la mort, mais surtout il recèle la vérité, une vérité bien plus complète et réelle que celle de livres d'histoire, une vérité qui n'est pas du point de vue d'un vainqueur comme c'est souvent le cas et ni d'un seigneur ou d'un lettré. De nombreuses connaissances théoriques y voient leur application pratique et de nombreuses vérités qui y sont pourrait ébranler certains puissants ! Et surtout...Je te l'ai déjà dit je refuse que le trépas de mes "victimes" soit rendus vain, et ce serait faire cela en brûlant ce livre ! ... Imagine ! Les origines de l'organisation des chevaliers d'Onyx, une organisation hérétiques avec de nombreux nobles, disparus aujourd'hui mais dont les anciens membre pourraient craindre cette découverte, les manœuvres de l'Eglise qui se sont dans le fond opposés à leurs dogmes et qu'elle a dissimulé, le complot de maîtres pâtissiers pour dissimuler la véritable  recette du baba au rhum consigne dans ces pages ! Ces savoirs ne me font pas souffrir et leurs pertes seraient conséquentes ! Je veut bien m'en séparer à la rigueur... Mais je refuse sa destruction !"

Je m’emportais un peu sur le sujet...mais alors que je concluais j'entendis un brut derrière moi , un pas, léger, qui n’avait rien pour m'inquiéter si ce n'était qu'il m'était familier, synonyme pour moi d'un jugement, que j’avais déjà craint récemment et que mon châtiment avait remis à l'ordre du jour...une présence familière, que je reconnus déjà sans me retourner, qui suscitais en moi de la peur, mais aussi une joie ineffable, une passion que je m'efforçais d'endormir... Ce chaos de sentiments se faisait sentir en mon être telle une douloureuse peine tandis que je voyais la silhouette gracile, cette démarche tendre et sensuelle, cette gentillesse qui irradiait de ces gestes... Une forme familière et qui m'était chère, que je craignais tant de perdre.

"Kumie..."


Dernière édition par Engar le Jeu 29 Aoû 2013, 17:44, édité 1 fois
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Re: On ne juge pas un livre à sa couverture

Message  Kumie Astara le Sam 08 Juin 2013, 04:41

Cela faisait une semaine que Kumie s'était absentée du donjon, elle était partie s'entraîner avec Yukianesa, sa lame de glace, tout en apprenant à mieux comprendre cette lame qui lui parlait de temps en temps par télépathie, récupérée sur le corps d'un homme de main de Crocs-noirs lors de la grande guerre du donjon contre les forces de Focus Naviento, un parent d'Ishtar Naviento.
Très tôt il s'avérait que seuls ceux ayant une affinité avec la magie de glace pouvait entendre la voix de Yukianesa, une voix féminine capable de réchauffer le coeur lors de moments de désarroi mais elle peut être aussi glaciale si on ne prends pas soin d'elle...
Aussitôt rentrée au donjon en passant par les grandes portes elle put sentir des yeux se poser sur elle cependant c'était des regards qui mettaient la pression comme si on voulait lui faire reprocher quelque chose, que ce soit de la part des habitants ou bien de la garde, pourtant elle n'avait rien fait de mal, elle avait déjà prévenue la garde comme quoi elle s'absenterait un certain moment donc pourquoi la regardait-on comme cela ?


Il semblerait que tu sois observée, comme si tu avais commis un crime...

Kumie soupira et accéléra le rythme de sa marche pour aller à sa résidence histoire de déposer ses affaires ensuite elle irait faire son rapport de retour au donjon afin de reprendre ses activités en tant que Pâtissière.
Pendant tout le trajet elle fut observée par les habitants du donjon, deux-trois commères se permettait même de parler à voix-basse tout en mettant leurs mains devant leurs bouches pour pas que l'elfe puisse les entendre, ce qui agaça forcément Kumie et qui la fit encore accélérer, arrivant après 5 minutes de marche intensive devant son domicile, elle en ouvrit la porte et posa son sac de voyage contre le pied de la table, gardant Yukianesa avec elle en cas d'agression de la part d'êtres malintentionnés, car oui même dans le donjon et entre monstres il peut y'avoir des agressions...


L'elfe se mit en route vers le poste de garde, subissant encore le regard des habitants dans son dos, une sensation très désagréable, comme si on vous poignardait dans le dos...
Finalement elle arriva à la destination, un dossier dans la main qui était le rapport dont il était question.


Cependant quand elle entra dans le poste elle se stoppa net devant un Beast-Hyène et un Kappa...Monstre du folklore de l'extrême-orient dont elle avait entendue parler mais bizarrement quelque chose en ce Kappa lui rappelait Engar, peut-être ses yeux ou bien sa façon de se tenir...Vraiment bizarre tout cela, elle agita le papier devant le Beast-Hyène :

Bonjour, je viens donner mon rapport de retour au donjon, je me suis absentée une semaine pour aller m'entraîner.

Puis elle posa le papier sur la table, regardant les deux personnes qui semblaient avoir eus une conversation un peu plus tôt et que Kumie avait dérangée.

Eh ben, tu est vraiment myope Kumie, tu reconnais même pas ton "amour" ?

L'elfe comprit alors et regarda le Kappa avant de se mettre à genoux, à la taille du monstre avant de reconnaître Engar, elle fut très très surprise de le voir ainsi mais elle posa aussi une main sur sa joue pour la caresser, ne comprenant pas la situation...

Mais...Qu'est-ce qui s'est passé Engar ? Qui t'a fait cela ? Et de quel droit ?

Kumie était vraiment "sur le cul" de voir son humain transformé ainsi en petite créature verdâtre devant surveiller son stock d'eau et manger des concombres...
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Re: On ne juge pas un livre à sa couverture

Message  Theorem & Ishtar le Mer 10 Juil 2013, 15:57

Theorem ne tarda pas à voir entrer Kumie dans le poste de garde. Ses retrouvailles étaient réservées à eux deux, il ne devait pas du tout s'imposer là dedans. Des retrouvailles après un événement aussi grave devait se faire dans la plus stricte discrétion. Doucement, il s'approcha de la porte mais Kumie n'était pas loin de cette dernière. Sortir discrètement n'était pas possible sans être ridicule. Autant le signaler dans ce cas.

"Bon je vous laisse. Vous avez des choses à vous dire."

Calmement, la goule passa derrière Kumie et leur adressa un sourire avant de fermer la porte derrière lui. Après tout, il avait d'autres chats à fouetter maintenant et surtout il allait avoir de la paperasse à remplir. Le recrutement pour la cohorte allait un jour ou l'autre s'achever. Engar et Kumie avaient bien le droit à se parler entre eux, surtout après autant d'épreuves. Il se frotta les mains et se remit en marche, croisant de nouveau le groupe de personne qui avaient voulu embêter Engar sur la route.

"Si votre nez est bouché, ça peut s'arranger !"

Ils décampèrent rapidement cette fois. Theorem reprit la marche vers les vestiaires. La garde de nuit commencerait au coucher du soleil et se préparer n'était pas un luxe...
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Re: On ne juge pas un livre à sa couverture

Message  Engar le Ven 12 Juil 2013, 00:22

... Tout comme lorsque j’avais remarqué son absence lors de mon procès, le fait que Kumie ne sembla nullement me reconnaître me fit curieusement mal au cœur... Un peu comme si quelqu'un y exercer directement une pression, et je parlais d'expérience suite à une rencontre avec un démon au pouvoir télékinétique ! Mais de cela je ne pouvais pas la blâmer, en ayant été absente, une semaine qui plus est à l'entendre, comme pouvait elle savoir ? Oh bien sûr Shrivei aurait pu le lui dire, ou un autre habitant du donjon en des termes bien moins aimables. Dans le fond je ne sus comment réagir et ainsi avant que je ne fasse quoi que ce soit et alors que Kumie semblait commencer à comprendre Theorem s'éloigna, sous prétexte de nous laisser seul. J’avais quelques griefs à son égard, mais j'aurai préféré qu'il reste, on avait pas fini de parler et il n'avait même pas répondu à mes propos. J'avais l'impression qu'il m'abandonnait une nouvelle fois, en dépit de toutes ses belles paroles, mais c'était vrai, nous étions si différent, comment pouvait il me comprendre dans le fond ? Evidemment qu'il avait terriblement souffert lors de sa mort, mais il avait des idéaux et dans l’enceinte du donjon les respecter était facile, mais il ne connaissait rien du monde extérieur et de ses nécessités, de ce qui a été ma vie durant plus de vingt ans. Il semblait en tout cas qu je ne devais guère plus attendre de sa part... Et peut être devrais finalement lui être grès de me laisser seule avec mon aimée, car je n'aurai guère appréciée que quiconque d'autre elle me voie aussi... Faible. Ce qui était assez ironique puisque c'était sa présence, conjugué à mon état présent, qui causait cette dite faiblesse,qui se manifestait par un profond mutisme et une rage que je tenais muette, si violente que les larme m'en venait presque aux yeux.

Cependant, bien que mon état s'aggrava quand Kumie se mit à ma hauteur et que je ne pus plus longtemps esquiver son regard je m'apaisai quand la douce main de mon aimé caressa ma joue. Sa peau était toujours aussi douce, dégageant une douce chaleur en dépit de ses origines d'elfe des neiges, un contact si tendre qui même en ces circonstances m'était des plus agréables. Bien sûr elle dissonait grandement avec l'interrogation et la surprise qui animait Kumie, mais ua moins me donna t'elle la force de lui répondre. Je lui devais au moins cela, même si quelque part je ne pouvais m'empêcher d'être amer en songeant qu'elle aurait dû être là.

"... Lorsque j'ai voulu sauver la famille de Felina, ça s'est mal passé. Tout les siens étaient déjà morts, sauf son frère, mais il a été grièvement blessé et au vu de notre situation il ne pouvait plus être soigné alors à sa propre demande et pour abréger ses souffrances... Je l'ai achevé. A ce moment là Theorem avait déjà été lancé sur ma piste pour ce que...Ce que le démon t’avais fait."

A la simple évocation de cela mes points se serrèrent violemment, chacun de mes muscles étaient tendus, et mon désespoir se mua, brièvement en une rage profonde. Rha que je regrettais ne plus pouvoir communiquer avec mon démon, afin que je puisse l'agonir des injures qu'il méritait ! Je m'efforçais néanmoins de prendre le contrôle par respect à l'égard de Kumie, je n'avais pas fini de lui dire la vérité.

"Un procès a été de fait organisé, pour lui en premier lieu, mais aussi pour moi après, car j'étais accusé de meurtres sur la personne d'un monstre et ça a été je pense l'occasion de s'en donner à cœur joie avec mon passé, bien que cela soit des plus hypocrites puisque je n'ai jamais caché ce dernier. Cependant... Ça a été un peu repoussé avec l'assaut du donjon j'ai bénéficié de quelques jours de répits, sous étroite surveillance, afin d'aider. Puis après l'assaut alors qu'un autre habitant du donjon m’avait tiré dessus à l'arbalète on m'a amené en cellule et trois jours plus tard, enfin je crois, plutôt une semaine apparemment puisque je viens juste de sortir du procès et que t'as récupéré cette lame qu'après l'assaut. je croyais pourtant être à même de conserver la notion du temps en cellule. Enfin bref. Toujours est il que devant le GRAND triumvirat..."

A cet instant mon ton fut des plus ironiques, tandis que je m'éloignais un peu de l'elfe, entamant une errance à pas rapide au travers de la salle de garde, lui tournant par moment le dos avant de la regarder à  nouveau. Ce attitudes plus que crédibles avec ma forme humaine devaient paraître bien ridicule sous cette apparence, mais peu m'importait. Je restais humain et ce n'était pas ce jugement qui y changerait quoi que ce soit.

"Je te passe les détails du procès, toujours est il que j'ai été la cible d'une foule hostile et il semblait que nos dirigeants avaient besoin d'un exemple. Mon démon est désormais scellé, me privant au passage de l'énergie que j’avais appris à en tirer, et moi pour que j’apprenne à cesser de vivre par les armes, selon eux, j'ai hérité de cette apparence. Donc tu me demandais ce qui m'est arrivé. Tu le sais maintenant. Qui a fait cela ? Rien d'autre que Shiru, Oni Ni Kanabo et Ulhaar Svent. De quel droit ? De celui de la justice du donjon."

Je fus alor pris d'un léger rire nerveux et saccadé, ma main se posant alors sur mon visage, que j'abaissai par réflexe, avant de le redresser pour éviter que l'eau ne s'écoule. J’avais sans doute une attitude pathétique,  mais si j'avais bien encaissé jusque là il fallait que ça sorte, surtout que je savais que même si elle devait être en désaccord Kumie comprendrait mes dires contrairement à Theorem. Néanmoins, j’étais loin d'avoir fini.

"Pourtant elle est grotesque. Oh si son intention est louable, mais m'être fait tué par un de ceux ayant prit part à la mission, et à cause duquel elle a si mal tourné, ce cher docteur Yeager qui lorsqu'on lui dit d'être discret pour enquêter va massacrer tout une université humaine, tout ça pour n'avoir pas caché la vérité à Felina, ne pas avoir été hypocrite avec elle sur ce qui est advenu, n'était il pas déjà un châtiment suffisant ?  Peut être pas en effet si on prend en compte mon passé et le nombre de vie que j'ai ôté, pour cela le prix à payer est que je change. Mais ont ils seulement vu à quels points j'ai changé ? Si j'avais écouté mon âme au lieu de la brider j'aurai quitté le donjon lorsque j’étais grièvement blessé plutôt que de poursuivre Ferliost et me sacrifier pour des gens me méprisant... J'aurai fait disparaître momentanément les officiers du donjon pour leurs décisions stratégiques inaptes et faire appliquer mes connaissances qui auraient sans doute épargné la vie de certains des rodeurs, voir même des quelques habitants du donjon qui ont péris définitivement lors de l'assaut de Focus... Mais non ces sots ne voient que ce qui est advenu, et non pas ce qui a été ou aurait pu être évité. Il en va de même pour leur vision de mon passé. Il n'y voie que sang et mot, sans voir le bien qui a pu en résulter... Le comportement de Theorem le résume bien, on se montre un peu gentil à mon égard, mais dans le fond on veut effacer ce que je suis ,comme il a voulu brûler mon journal, juste par ce qu'ils ont peur, ils ne comprennent pas ce que je suis. En cela ils ne valent pas mieux que les humains qui haïssent les monstres sans en avoir vu un seul."

La comparaison était sévère, mais des plus justes à mon sens... Et à vrai dire il semblait que je blâmais ouvertement le donjon et son autorité, pourtant mon attitude à l'égard de Theorem n'était nullement hypocrite, j'allais faire des efforts pour m'y conformer, mais il fallait que ces derniers soient vus...Et que cela n'aille pas dans un seul sens... Et justement la tristesse vint me prendre à la gorge. Je ne pouvais m'empêcher de pousser des quelques sanglots...Et des larmes se mirent à couler, plus de tristesse que de colère cette fois et je me sentis forcé de prendre Kumie dans mes bras en la serrant dans mes bras, afin de me réfugier contre sa douce chaleur. Ma voix se faisait alors plus ténue, presque un murmure à son oreille

"Un autre de mes progrès... Jamais avant je n'aurai pleuré ainsi... Toute ma vie j'ai lutté pour conserver mon humanité face à ce démon. en arrivant au donjon je me suis mis à lutter pour ceux qui m'étaient proches... Et même si dans ma tête je sais ce que je suis, j'ai l'impression que tout m'a été arraché. mon but premier par cette transformation et celui qui m'importe le plus par ce qui t'es arrivé à cause de l'erreur de Shiru...Qui n'a même pas daigné le reconnaître ou s'excuser !"

Mon étreinte se resserra alors, car il restait un dernier point, le plus délicat à évoquer, car si je savais déjà à quoi m'en tenir vis à vis du conseil, il n'en allait pas e même quant à ce qui me faisait le plus souffrir, et m'avait peiné déjà durant le procès.

"Mais le pire c'est que j'ai été seul... Enfin il y avait Shrivei et Theorem, mais tout deux sont tant acquis aux lois du donjon.. Pourquoi Shkeil, Felina ,Serenna et... Et toi... Pourquoi aucun d'entre vous n'était là ?"

... Un cri sourd remontait le long de ma gorge, j’avais tant envie de le relâcher pour manifester ma douleur... Mais Kumie devait déjà la comprendre, en dépit de mon "accusation". Du moins je l'espérais et si ça ne devait pas être le cas e ne voyais tout simplement plus de raisons de taire ce que mon âme abritait.


Dernière édition par Engar le Jeu 29 Aoû 2013, 17:43, édité 1 fois
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Re: On ne juge pas un livre à sa couverture

Message  Kumie Astara le Mer 28 Aoû 2013, 00:55

Engar sembla tétanisé par la présence de Kumie, dont la surprise n'avait rien à envier à la sienne, restant... Incrédule devant son aimé tandis que Theorem sortait, les laissant seuls pour des explications que l'elfe brûlait d'entendre. Heureusement son amant n'était pas du genre à dissimuler la vérité, et elle le savait très bien. L'humain, enfin l'ex humain, ne tarda pas de fait à prendre la parle afin de répondre aux interrogations de son aimée, sa voix tremblant de haine tandis qu'il racontait qu'est ce qui l’avait amené à devenir ainsi.

L'elfe des neiges écouta ainsi attentivement son récit, restant apparemment passive face à l'attitude d'Engar. Elle savait que c'était plus un homme d'action que de mots et que de fait il était non seulement normal que ses sentiments transparaissent aisément dans ses dires, mais aussi qu'il exécutent de nombreux gestes pour illustrer ses propos ou sentiments tumultueux. Cependant, au fond d'elle elle aurait aimée pouvoir faire quelque chose , pouvoir apaiser cette flamme néfaste qui semblait le consumer, mais, bien que comme il le disait lui même , ils se connaissaient depuis bien trop peu de temps, elle savait que le mieux à faire était de l'écouter, bien que cela lui était parfois pénibles, comme à  l'évocation de ce que lui avait infligé le démon lui arrachant un léger frisson.

Au moins cela lui permit il de mieux comprendre ce qui était advenu durant son absence... Elle avait déjà entendue ce qui était arrivée lors de l'expédition en dehors du donjon, mais l’elfe des neiges ignorait qu'Engar avait été blâmé et châtié pour cela dès la fin de l'assaut. Si elle avait su cela elle aurait été là et peut être aurait elle pu faire quelque chose, peut qu'elle aurait pu démontrer qu'Engar avait en effet changé, assez changé pour la tirer des griffes de l'ange qui avait voulu la tuer, l'aimer, s'attrister de son sort et verser des larmes pour son aimée... Et même jusqu'à éprouver assez de douleur pour venir prendre l'elfe dans ses bras et se lamenter d'une solitude, qu'il avait pourtant si bien supporté durant des années et il en souffrait. Elle le sentait, cette douleur, elle la partageait, s'en ovulant de ne pas avoir été là et attristé de voir son aimé tant peiné. Pour autant elle ne s'abandonna pas à ce sentiment et rendant à Engar le cadeau qu'il lui avait fait en l'aidant à sourire à nouveau après la trahison de l'ange elle prit son courage à deux mains et prit doucement la parole, ses bras se resserrant autour du corps de son aimé. Son apparence avait changé, mais au fond il restait le même, celui qu'elle aimait en dépit de tout les changements qu'il pouvait évoquer. Ses mots furent ainsi prononcés tendrement, presque un soupir pour que ses mots soient à eux et à personnes d'autres.

Eh bien au moins maintenant nous savions pourquoi nous étions ainsi observés.

Engar... Je suis si désolé que tu ais du faire face à cela seul, mais je l'ignorais et après cet assaut, il fallait que je m’entraîne, que je devienne plus forte pour notre enfant. Si j'avais su j'aurai été là. Quant aux autres je suis certaines qu'ils ont une raison bien précise. Crois moi, nous n'avons pas été là, mais nous ne t'avons pas tourné le dos, pour autant, tu restes leur ami...Et tu restes mon aimé.

Alors elle embrassa tendrement Engar, la saveur de ses lèvres avait changé, plus humides, moins fraîches et elle savait que les baiser de l'humain allait lui manquer tant qu'il serait sous cette forme. Cependant, qu'il soit kappa, humain ou toute autre chose, il méritait encore son amour... Suite à cela, une fois le baiser rompu, elle se releva, dominant son amant de plus d'une tête, alors qu'il était d'ordinaire un peu plus grand qu'elle, reprenant la paroel d'une voix assurée.

Et moi je sais.... Je sais qui tu es maintenant Engar. Certes je ne connais pas tout de ton passé, de ce que tu renfermes dans ce journal et ce à quoi tu sembles tant tenir, mais je sais que depuis tu as évolué, en bien. Ces combats que tu évoques et que tu as selon toi échoué ne sont pas perdus, tu peux encore devenir humain et moi, ainsi que Felina et tout les autres, nous sommes encore là, pour tout cela tu as fait de ton mieux, et même, comme tu me l'a dit, à ne pas faire ce qui pourtant te semblait juste. Il faut simplement que tu laisses le temps aux autres de voir que tu as changé, mon aimé. J'ignore ce que tu comptes faire, quitter le donjon ou te rebeller contre le dirigeant, mais je te le demande, n'en fais rien, reste ici. N'en veut pas au triumvirat, tu sais mieux que quiconque que ce qui est fait est fait et que des excuses n'ont pas d'importance...  Ce qui importe c'est que j'ai besoin de toi, et plus important... Il a besoin de nous.

Alors elle prit doucement la main du kappa lui faisant face et la posa sur son ventre, qui accueillait leur enfant. Il était encore bien trop tôt pour qu'il puisse sentir le moindre mouvement, mais la signification était sans équivoque.

C'est un combat que tu n'es pas habitué à mener Engar, mais tout comme notre affrontement avec le démon blanc, nous le ferons ensemble... Je te le promet.

Elle lui caressa alors affectueusement le haut du crâne, près du creux accueillant l'eau. Ses propres propos, lui remontait rapidement le moral, tandis qu'elle espérait qu'il en allait de même pour son amant... Ajoutant ensuite avec un léger sourire et d'une voix douce.

Tu avais l'impression que nous ne nous connaissions pas assez pour tomber amoureux, mais n'est ce pas ça l'amour ? Se découvrir l'un l'autre ? Et nous ne pouvons rêver de meilleures occasions pour cela.

Je n'aurai pas mieux dit, mais... Es tu sûr qu'il est à la hauteur ?
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Re: On ne juge pas un livre à sa couverture

Message  Engar le Jeu 29 Aoû 2013, 17:43

Plus que Shrivei, plus que Theorem, plus même que Felina... Kumie était la personne dont les paroles pouvaient m'apaiser, même dans cette situation dramatique. Ainsi je m'étais abandonné à son étreinte, puis à ses lèvres, afin de m'abreuver de ses tendres paroles. Elle ne me blâmait pas, ne m'accusait pas, elle m’acceptait et me comprenait et il y a encore quelques années je n’aurai jamais cru que j'aurai été aussi heureux que quelqu'un le fasse. Ainsi ses paroles surent m'apaiser, me firent prendre conscience que non, je n'étais pas seul. Tous encore étaient là pour moi. Peut être pas aujourd'hui, peut être pas même demain, mais qu'en tout cas ils ne m'oublieront pas, tout comme eux resteraient en ma mémoire. Après tout, je n’avais pas été là lorsque Kumie avait été violée. Je n’avais pas été là quand Theorem avait tué ce jeune homme. Je n'avais pas été là à temps pour sauver ceux de Felina. Alors, même si je n'arrivais pas à avoir de regrets vis à vis de cela, je ne pouvais me permettre de les blâmer alors que tous étaient prêt à me venir en aide...

Cependant si ses mots étaient tendres et louables il en fut quelques un à mes yeux qu'i s'avérèrent des plus mal choisis. Car non... Je ne pouvais pas pardonner au triumvirat, pas après les erreurs que ses membres avaient commises sans subir la moindre représailles. Certes ce qui était fait ne pouvait être défait, mais on pouvait empêcher d’autres malheurs d'advenir, mais pour cela il fallait bien qu'il y ait des voix dissidentes quand les responsables s'avéraient par trop confiant en eux même. Cette chose, je me devais de le faire, pour la même raison que celle par laquelle elle désirait m'attendrir. Je continuais néanmoins à demeurer silencieux, souriant à son allusion quant au combat contre le démon blanc, un sourire qui s'élargit quand lorsque de sa caresse sur mon crâne je sentis qu'elle avait gardée l'anneau que je lui avais offert, la première preuve de mon amour... Mais je frémissais ensuite un peu d'angoisse quant elle évoqua à nouveau le fait que nous nous aimions sans vraiment nous connaitre... Bien qu'elle l'évoquait justement afin que nous réparions cela, une idée qui me séduisait... Et me donna le courage de plonger mon regard dans  le sien, avec un léger sourire, mes larmes s'étant taris, me prononçant d'une voix amusée.

"Toi par contre, tu n'as pas changé, toujours aussi naïve et utopiste... C'est pour cela que je t'aime je crois."


Mes dires allaient probablement l'offusquer, mais pourtant je ne fis que rire légèrement. Non pas que je me moquais d'elle, mais...Comment dire ? Cela me faisait plaisir de parvenir à prendre la situation avec tant de légèreté, tandis que ma main caressait doucement son ventre. L’enfant n'était pas encore formé et ne bougeait guère, mais il était là , je le savais et c'était sans doute le plus grand bonheur qui pouvait être mien. Cette pensée me traversa brièvement l'esprit, avant qu'avec une moue exagérément contrit je tentais de paraître un peu moins goujats.

"Mais dans le fond tu as raison... Cependant il faut bien que quelqu'un se lève contre le triumvirat. Oh non... Bien sûr, je ne prendrai pas les armes comme je le ferai pour défier un tyran, mais une voix dissonante pour donner un point de vue différent, et non pas plier l'échine comme le font chacun. Les autres croient que je ne suis qu'un homme sachant manier la lame, mais j'ai aussi croiser la route de puissant nobles et il m'a bien fallu apprendre à traiter avec eux et le triumvirat n'est pas si différent que les plus éclairés parmi eux... Et je me dois d'user de ces talents, justement pour offrir un avenir radieux pour lui, pour notre enfant... Et peut être même pouvoir lui permettre de vivre dans un monde où il n'aura pas à se terrer en ce donjon. Ce serait bien le moindre des héritages que pourra lui laisser un père qui l'abandonnera honteusement à cause du temps."

Je me mordais un peu la lèvre, c'était probablement guère le bon moment pour évoquer une telle chose, si tant donné qu'il y en ait un qui soit approprié pour parler de cela ! C'était cependant une réalité qu'il était vaine de dénier. J'allais périr,tel était mon sort, que ce soit par la lame ou par le temps, alors autant fallait il que ma vie soit dédiée à offrir la meilleure qui soit à ma descendance,  ainsi qu'à mon aimée. En fait cette pensée était des plus galvanisantes, me donnant un but, un objectif et me permettant de balayer les ombres demeurant dans mon esprit ! Ainsi, après qu'il se soit effacé, mon sourire revint à la charge !

"Tu me connais, jamais je ne fuirai un combat et encore moins celui ci... D'autant plus s'il doit être livré dans un premier temps d'une manière si agréable. Je me suis toujours demandée quels étaient les origines de cette étoile que j'ai eu la chance d'aimer, et qui me rendait ce sentiment en retour... Et puisque tu m'a promis de ne pas me fuir à cause d'elle je n’ai aucune raison de dissimuler les miennes, enfin ce n'es pas non plus comme si j’avais désiré te mentir un seul instant !"

Je la relâchais alors, une sincère tendresse nichée en mon cœur alors que je tendais la main vers mon journal, afin de le lui tendre. Ce geste, aussi banal qu'il soit était pourtant de plus significatifs pour moi...

"... Tout comme j'ai remis mon présent et mon futur entre tes mains...Je te donne mon passé ! Je ne compte bien sûr pas fuir mon rôle d’orateur et je ne désire pas par là te donner une preuve de mes actes, mais j'ai changé et il y a certaines choses que je ne saurai sans doute pas raconter comme le jeune impétueux que j'étais, or si tu veux me découvrir il est probable que tu ais besoin de savoir qui j'ai étais par le passé."

... M'étant bien rendu compte que notre précédent baiser l'avait quelque peu perturbé, je me contentais de lui effleurer doucement son cou de mes lèvre avant de déclarer, joyeux et visiblement en paix avec moi même.

"... Bien que de toute manière je serai prêt à devenir n’importe quoi pour te plaire... Juste... Ne me demande pas de conserver cette forme grotesque !"

Un léger rire franchit alors mes lèvres tandis qu'en lui tenant doucement la main je me tournais vers la porte regardant cette dernière d'un air songeur. Derrière la porte se faisait entendre de nombreux bruit de pas ainsi qu'une sorte de brouhaha qui laissait deviner d'un intense activité.

"Je crois qu'il est temps pour nous de rentrer chez nous, mon aimé."

Nous étions resté assez longtemps ici, l'occupation créée par le procès avait dû s'atténuer et je ne tenais pas à rester et risquer qu'une créature vienne et brise la magie de cet instant. Cela ne faisait que quelques jours que je n’avais pas vu Kumie et même pas un mois que nous ne nous étions pas rencontrés en des circonstances aussi paisibles. Mais pourtant, la retrouver c'était comme si j’avais vu l'accomplissement d'une tâche que je m'étais imposé dès le commencement de ma vie. Un objectif, qui s'avérait perpétuel et dont je me devais de conserver l'accomplissement toute ma vie durant. Il allait probablement falloir que nous voyions rapidement de nombreux détails ensemble, savoir si j'allais pouvoir dormir à ses côtés malgré cette apparence, décider quelle mesure nous devions prendre pour que je puisse accomplir ce qu'un kappa devait faire pour subsister et mille autre détails rébarbatifs, mais une seule chose comptait...

"Tu m'as manqué Kumie..."
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Re: On ne juge pas un livre à sa couverture

Message  Kumie Astara le Ven 30 Aoû 2013, 01:02

Faisant d'abord mine d'être blessé, ce fut un sourire tendre que l'elfe apporta aux réponses d'Engar... Cela ne le surprenait guère de sa part. Il fallait toujours qu'il agisse, qu'il fasse quelque chose  afin d'atteindre son objectif, qu'il s'agisse d'agir pour le bien commun ou pour le bonheur des siens.  Bien sûr il le faisait de sa propre manière, de celle qui énervait les autres, provoquant les autres autre tout en s'avérant être à même de les sauver. Qui plus est il y avait quelque chose de fascinant de le voir persister, alors que pourtant il venait d'avoir un aperçu du pouvoir du triumvirat qui l'avait transformé aisément en une créature mangeuse de concombre... Oui fascinant, mais aussi inquiétant, et même si l'elfe laissa s'exprimer son aimé, et qu'elle approuvait quelque part ses dires, elle ne pouvait s’empêcher de sentir son cœur s'étreindre à l'idée de risquer de le perdre. Même s'il disait le faire pour leur bien de leur enfant Engar était quelque par égoïste dans ses dires, comme si son trépas au nom d'une bonne cause ne donnerait que des résultats positifs. Bien sûr Kumie savait également qu'il n'allait pas se laisser tuer bêtement, mais il était désormais... Blasé quant au fait que contrairement à elle il finirait par périr de vieillesse et que de fait il considérait que quitte à finir par périr autant le faire utilement et ce sans s'inquiéter de ce que pourrait éprouver Kumie.

Mais elle ne pouvait pas vraiment l'en blâmer, c'était sa vision du monde et elle se devait de la respecter. D'autant plus que malgré cet "égoïsme" il se préoccupait d'elle, de leur relation, même si c'était d'une manière bien à lui. De fait elle fut un peu déconcerté quand il lui tendit son journal, étant donnée que ce n'était pas vraiment ce qu'elle avait voulu dire par apprendre à se connaître. Elle aurait pu en être déçu si le kappa n'expliqua pas son geste et la rassura  quant aux motivation de son geste, le journal n'était qu'un support, un symbole de leur relation comme l'était l'anneau à son doigt.

Il ne restait plus rien à dire sur la question que des bruit se firent entendre derrière la porte et qu'Engar fit remarquer à juste titre qu'il était temps de partir. Alors, elle prit la décision de saisir la main de son aimée et de sortir de ce lieu. Tant pis si certain la regardait bizarrement, se demandant ce qu'elle faisait au bras de ce criminel, d ce kappa, leur regard l'indifférait, car seul comptait à ses yeux son amour pour Engar, qui d'ailleurs le lui formula avec des mots tendres, auxquels elle répondit.


"Toi aussi Engar...Tu m'as manqué...Et pour rien au monde je ne te demanderai de rester en Kappa, je te préfère en humain !  Même si je regretterai l'absence de tes cicatrices."

Alors elle eut un léger rire, presque cristallin, resserrant la prise de sa main sur celle de son aimé. Alors elle ferma doucement ses yeux, son rire s'éteignant sur un léger sourire. Un froid se fit raidement ressentir près d'elle, et en particulier autour de sa main, de flocons tourbillonnèrent autour d'elle, puis semblèrent se regrouper autour de leur main. Néanmoins le froid n'était pas mordant, c'étai plus similaire à celui d'une légère brise d'automne, et lorsqu'elle rouvrit les yeux... un nouvel anneau de glace s'était formée sur l'index d'Engar, couvrant la cicatrice que, malgré les sorts de soins ,avait laissé les assauts du démon blanc. le lien de glace symbolisant ses sentiments ainsi rétabli, les deux anneaux frottant doucement l'un contre l'autre durant l'étreinte de leurs mains, tandis qu'elle répondait à la question qu’avait posé Yukianesa, par une pensée que ne pouvait entendre Engar, mais dont il avait surement déjà connaissance.

Oui... Je suis certaine qu'il est à la hauteur, et si ce n'est pas lui ce ne sera personne d'autre.

C'est un pari risqué que tu prends, je suis curieux de voir quel en seront tes gains... Ou tes pertes.
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Kumie et Engar finirent par revenir chez eux sans encombre, passant le reste de la journée à converser sur ce qu'il eu était arrivé, cherchant à mieux comprendre le présent avant d'éclairer le passé. Ainsi l'elfe des neiges fut attristé en apprenant exact ment ce qui était arrivé à la famille de Félina, tout e se révoltant face à ce qu'avait commis Yeager face à la sincérité d'Engar. Quant à ce dernier il fut soulagé d'entendre la manière dont elle s'était rétablie du traumatisme laissée par le viol du démon et d'une certaine manière fier alors qu'elle lui racontait comment s’était déroulé son récent entrainement, passant même l'éponge sur son absence au procès... Cependant la rêverie finit bien par se briser face aux impératifs immédiat et il fut ainsi décidé que le kappa ne dormirait pas aux côtés de Kumie tant qu'il serait dans cet état. Non seulement à cause de la désagréable sensation d'humidité qu'il dégageait, mais surtout parce qu'il était impératif qu'il dormi assis, sou peine d renverser l'eau de son crâne. Il fut aussi décidé qu'il ne se présente pas sous cette apparence à l'enfant, si jamais ce dernier devait naître avant que ne soit levé son châtiment, à cause des perturbations que cela pourrait causer. Ce fut ainsi des dizaines de petits changements qu'il fallut faire, sur les courses à venir, l’organisation du quotidien, mais rien qui ne pouvait atténuer leur sentiment, comme le prouva le dernier regard qu'elle lança à son amant avant de s'endormir. ce dernier s'était assoupi avant elle, en dépit de son anémie, de par les événements de la journée et la faible habitude qu'il avait de ce corps...

Et bien que ce dernier n'était pas celui de son aimé, cette dernière image lui fut suffisant pour, qu'une main posée sur son ventre, elle s'assoupisse avec un sourire.
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