Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

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Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Engar le Dim 30 Juin 2013, 19:27

L'alcool... Splendide invention aux origines oubliées qui n'a pas son pareil pour faire resurgir en chaque individu ce que ce dernier s'efforce à dissimuler. Dans ce domaine j'étais un connaisseur, oh pas un de ces prétentieux à même de reconnaître la provenance d'un vin rien qu'à sa robe, mais j'estimais avoir goûté à  peu près tout ce qui se faisait en matière d'alcool, du moins tout ce qui était suffisamment fort pour inhiber le démon et je pouvais affirmer une chose... Le nain en face de moi était complètement bourré !

L'être court sur patte m'avait été présentée par Shrivei, vraisemblablement contre sa volonté au vu de ses mains jointes. Ce faisant la harpie m'avait prit au dépourvu en pleine réflexion cruciale sur l’aérodynamisme d'un certain Kobold un peu trop raciste et irritant, ce qui ne m’empêcha pas cependant de l'écouter attentivement quand elle s'adressa à moi. Soit dit en passant s'il y avait quelque chose en fait de plaisant dans le fait d'avoir quitte la garde c'était de ne plus avoir à m'adresser à Shrivei comme à une supérieure, mais comme à une égale, ce dont je profitais honteusement en regardant mon interlocutrice de la manière la plus nonchalante qui soit. Néanmoins, elle semblait déjà irritée par tout autre chose et sans relever mon attitude elle me demanda brusquement ma première pensée quant au nain. cette dernière fut en toute logique liée à l'individu lui même et de fait  ses joues écarlates, son regard torve et le rot sonore accompagné de relents caractéristique qu'il relâcha ne laissaient aucun doute sur ma réaction.

"Il est ivre mort ! Mais qu'est ce que ça peut faire ? Ce n'est pas le premier ni le dernier pochtron que tu trouves pendant ton service."

"Non, mais c'est un nain !"

"Et ?"

"Et ça fait un certain temps que tu as arrêtés de boire."

"Tu marques un point."

il était vrai que les nains étaient probablement la race qui supportait le mieux l'alcool et de fait il était rare de voir un nain aussi saoul que celui qui me faisait face, et ce malgré les quantités conséquentes de boissons qu'ils absorbaient quotidiennement. Cependant ils étaient relativement courant dans le donjon, pouvant boire avec leur congénères ou d'autres individus endurant, tendance qui s’était accrue avec mon arrivée, un humain étant à même de faire rouler un nain sous la table étant une véritable curiosité et un véritable défi pour tout soiffard court sur pattes. Néanmoins, je n'étais pas le seul individu à même de faire preuve de ces performances ce qui m'amenait à poursuivre en ces terme.

"Cependant il a pu défier un autre de ses congénères ou un autre individu robuste, un troll peut être ou quelque chose du même acabit..."

"Actuellement aucune taverne n'est en pénurie de bière."

En effet, avec cette information mon hypothèse était invalidée, car même si les tavernes étaient parées à aire face à la soif de tout type de créature, nulle parmi elle n'avait de réserves suffisantes pour ne pas les voir être épuisée par un duel entre deux soiffards chevronnées et le public exaltés, ma réflexion s'orienta ainsi vers une autre piste.

"Et du côté de Crocs-noirs ?"

"J'y ai pensé, mais en fait on a un nom, il a parlé dans son délire d'ivrogne... Il s'agit de Meredith."

Le nain protesta en clamant qu'il n'était pas un ivrogne, ce qui entraîna le relâchement de la prise que Shrivei avait sur son col et la chute du nain trop saoul pour tenir debout seul, cependant si la chose était comique elle n'était pas suffisante pour me faire rire, perdu dans mes pensées. En effet l'affaire était délicate, le nom de Meredith ne m'étant pas inconnu. Forgeronne à l'apparence inconnue , mais dont les aptitudes trahissaient des origines un peu différentes, elle était une des principaux fournisseurs d'armes du donjon et en particulier de la garde, de fait si cette dernière mettait le nez dans ses affaires cela risquait de réduire l’approvisionnement en équipement de qualité, d'autant plus que les monstres étaient assez peu à savoir entretenir convenablement leurs armes et qu'avec leurs aptitudes elles s’abîmaient d'autant plus rapidement, peu importait leur qualité alors... Néanmoins malgré le fait que j’avais déjà brisé mes lames dans des combats acharnés, en particulier quand je maîtrisais mal ma nouvelle force, je n’avais jamais eu affaire à elle pour ces circonstances. Or au vu de celle de notre rencontre je comprenais parfaitement l'état du nain.

"Je crois voir le problème... Moi même j'ai goûté à son alcool et c'est vrai que si elle le sert à n'importe qui il risque d'y avoir de fâcheuses conséquences et si tu interviens toi même il y aura de fâcheux désagréments, hm ? Ne t'en fais pas je m'en charge sur le champs, ça m'occupera."

Je m'avançais alors à côté d'elle, puis avec un léger sourire posée une main sur son épaule, de manière un peu familière certes, mais surtout amicale.

"Ne t'en fais pas à ce sujet, occupe toi du nain, je me charge de la forgeronne... Cependant... On m'a toujours pas assigné de nouvelle tache et je suis un peu court en terme d'argent, tu voudras bien me verser une solde en échange de ce service."

Elle leva les yeux au ciel, bien sûr elle savait que je ne faisais pas cela pour de l'argent, mais elle avait une raison d'être irritée à ce sujet.

"Tu sais bien que je ne bâclerai pas le travail... Mais concernant l'argent je t'ai déjà dit que tu pourrais à nouveau rejoindre la garde ! Et peut être même avec un rang supérieur à celui de simple garde avec tes actions lors de l'assaut du donjon !"

Je soupirais alors, combien de fois m'avait elle répétée cela depuis que j'étai redevenu humaine et même avant ? J'avais cessé de compter et à chaque fois j'avais à m'expliquer, certes mes raisons avaient de quoi surprendre, mais il fallait qu'elle les accepte.

"Je ne redeviendrai pas garde Shrivei, trop de conséquences mauvaises en résulterait... Et non je me moque toujours autant du regard des autres, mais ce uniquement si ce dernier cause du tort à moi seul. Or en rejoignant la garde avec ma réputation je risque d'engendrer des soucis de coordination qui seront néfastes à chacun. Je te suis gré de cette offre Shrivei, mais soyons réalistes... Elle ne peut être faite sans un égoïsme qui n'est pas mien et puis je te rappelle que je fais par obligation seulement ce qui me parait nécessaire, or le donjon semble très bien à même de se défendre sans moi face aux assauts des aventuriers les plus idiots. Tu me diras alors qu'arrivera t-il s'il y a une menace plus conséquente qui nous assaille, eh bien... Soit comme avec l'assaut de Focus mon absence ne sera pas primordiale, soit il s’agira de la claque suffisante pour qu'ils comprennent que des individus comme moi peuvent être nécessaires."

Je souriais alors, c'était une hypothèse assez horrible  en soit, mais qui ne pouvait pas être écarté... Comme tant d'autres et c'était justement en songeant à une d'entre elle, un peu particulière que je dépassais finalement Shrivei, lâchant alors que je lui tournais le dos.

"Après il est possible que je me trompe en plusieurs points... Mais dans tout les cas par ce choix nul tort ne sera fait, du moins aucun dont on pourra à nouveau me blâmer."

Shrivei ne répondit rien à cela, mais je savais qu'elle était en désaccord, qu'elle n'approuvait pas... Je ne pouvais pas lui donner totalement tort, j'aurai eu la même réaction qu'elle par le passé, mais je ne faisais qu'appliquer la leçon qui m’avait été imposé par les dirigeants du donjon, comme quoi je ne devais plus laisser les lames et la haine guider ma vie et je m'y efforçais... Même si au fond de moi j'étais toujours sceptique, et encore c’était bien faible pour désigner ma pensée à ce sujet, je préférais éviter de m'attirer des ennuis et puis après tout à ce sujet soit ils avaient raison et out se passait bien soit ils avaient tort d'affirmer que des individus avec ce comportement n'était pas nécessaire et lorsqu'ils s'en rendront compte ils se mordront les doigts... Pas seulement vis à vis de ma petite personne mais parce que cela est tout simplement liée à leur politique passive et que s'ils doivent s'en repentir c'est que les choses tourneront vraiment mal. Enfin bref à ce sujet seul l'avenir nous dira ce qu'il en résultera, quant au présent j'avais autre chose à faire que de réfléchir à ce genre d'affaires.

Je me dirigeais alors à pas rapide en direction de la forge de Meredith, sachant qu'à ce moment de la journée elle était au travail, enfin du moins j'essayais car l'architecture de ce donjon semblait vraiment anarchique parfois ! Heureusement pour moi j’avais mémorisé sa position approximativement, se situant près des résidences et en face d'une librairie, par conséquent une fois le quartier des boutiques péniblement rejoint après de longs détours je n’eus guère de mal à atteindre la boutique de la forgeronne. Je m’arrêtais un bref instant devant, me rappelant les récits des gardes qui m'avait dépeints l'attitude de matrone de la gérante des lieux. Ce qui m'amusait un peu car on pouvait légitimement se demander comment elle parvenait à faire des affaires, même si j'en connaissais d'avance la réponse. Son travail était de qualité, point.

Et puis son caractère devait être exagéré, la preuve, la porte était ouverte et je n'eus pas besoin de l'enfoncer ! Un bon point déjà pour ses affaires ! Une réflexion idiote qui eut cependant le mérite de m'amuser. Cependant, la bouffée de chaleur qui m’assaillit quand je pénétrais dans la boutique, me rappelant les plaines des plans infernaux incandescents me fit reprendre mon sérieux, me plongeant dans ambiance de mes missions les plus dangereuses,  une atmosphère d’autant plus accrues par le décor de la boutiques, les lames, les armures les boucliers, nombreux étaient ses objets dont j'avais déjà vu des semblables et ainsi faisaient revenir en moi nombre de souvenirs. Cependant, cela ne fit qu'affermir ma résolution, je n’étais pas du genre à me laisser aller à la nostalgie tout de même ! Je m’avançais alors d'un pas décidé vers le comptoir où il n'y avait encore personne, mais le son répété du marteau contre le métal et le ronflement grave d'une forge en activité me suffisaient pour savoir qu'elle était présente. Or j’avais quelques connaissances en forgeage, il en fallait bien pour savoir entretenir ses armes, et ainsi je savais qu'une arme ou une armure qu'on était en train de travailler ne pouvait pas souffrir qu'on en détourne son attention sous peine de voir sa qualité amoindrie, de fait je n'interpellais nullement la forgeronne et attendit patiemment, les mains posé sur le comptoir, qu'elle se présente à moi avant d'évoquer la raison de ma venue.
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Meredith le Lun 01 Juil 2013, 14:43

*Bordel de saloperie de connards de bricoleurs du dimanche de génie!*

Encore un échec. C'était le troisième fût qu'elle avait fabriqué et il s'était brisé encore une fois en deux au démoulage. Elle n'utilisait que du fer pour le prototype mais ce métal devait quand même être assez costaud pour résister au démoulage tout de même! Surtout que par la suite cette pièce de métal devait avoir un paquet de contraintes physiques dessus...

Elle retourna devant le plan, cloué à un mur par un paquet de petites dagues. Il consistait en plusieurs pages de parchemins épais conçus pour servir d'instruments contondants si on les roulait assez fort. Les nains ne faisaient pas de matériel incapables de leur résister et elle les respectait pour ça et pour leur production d'hydromel. Elle avait découvert un aspect insoupçonné de cette espèce à force de les défier à la taverne aux concours du "Si tu t'arrête avant la fin du tonneau, t'es un lâche!". C'est qu'elle savait dessiner! Un perdant, ivre et ruiné, lui avait donné comme compensation un plan pour une hache de mineur. Jamais elle n'avait vu un plan aussi détaillé avec tout ce qu'il fallait pour faire parfaitement une arme telle qu'elle était dessinée. C'était comme une carte au trésor doublée de travaux pratiques. Le joli coffre rempli de pierres précieuses sans le dragon devant. La jeune vierge sans les foutus escaliers de la tour à grimper. La bibine sans la garde à frapper à la porte de la taverne. Il ne restait plus qu'à convaincre plus de nains à donner leurs plans. Tout semblait parfait! Puis, elle avait découvert un autre aspect de la culture naine...

Les nains l'aimaient bien. Elle buvait beaucoup, elle était pas aussi jolie que les elfes, elle pouvait les faire rougir question gros mots et, surtout, elle n'était pas grande pour une humaine. Mais voila. Ils avaient un sens de la propriété qui pouvait se résumer par "faudra me l'arracher des mains crispées de mon cadavre!" Ne voulant pas recourir au meurtre vu qu'ils étaient aussi de bons clients et qu'un bon business plan exclu l'homicide, elle avait tenté ces histoires de contrats. Elle en avait un avec les humains pour les fournitures de matières premières. Ce n'était pas elle qui les négociait (Amaliah pourrait s'en charger dans un avenir proche) et elle avait cru que ça n'avait rien de compliqué. Il lui avait fallu trois jour pour lire le texte jusqu'au bout, accompagné d'un dictionnaire pour comprendre les mots comme "succinctement". En pure perte. Ils devaient avoir mis au point une manière de griller les cerveaux de leurs concurrents commerciaux les petits saligauds...

Elle était donc revenu au point de départ, à savoir la gnôle. A force de coup de poings, de tournées générales et de cadeaux alcoolisés, elle était parvenue à mettre la main sur un plan prometteur. Il s'agissait d'une arbalète à tir rapide avec une espèce de panier contenant une trentaine de carreaux sous le fût. Mais voila, cet engin était si complexe que le plan tenait sur plusieurs pages. Pages remplies d'annotations et de précisions rajoutées après coup sûrement du genre "au fait, éloignez-vous du four pendant que vous faites fondre ça si vous tenez à votre barbe". Sûrement. A coup sûr. Sinon ils l'auraient pas écrit en runes naines hein? Ces sales roublards tordus n'ont quand même pas rempli leur plan de petites notes en langue naine vitales pour la construction, hein? Ces salopards d'enfoirés ne lui ont quand même pas refilé ce truc en sachant pertinemment qu'elle avait autant de chance de comprendre la langue naine qu'une taupe d'appréhender l'astronomie, non?

Dire que ça lui avait coûté une semaine de production de son alambic clandestin.

Bon. La situation était grave mais pas désespérée! Amaliah devait avoir un dictionnaire humain-nain quelque part dans sa boutique. Et peut-être même un autre bouquin pour apprendre à utiliser un dictionnaire! Le moral regonflé, Meredith jeta le fût brisé dans la ferraille à refondre avant de marcher vers le comptoir. Elle arracha au passage son tablier, enfila sa veste de cuir et frappa le petit coup sec dans le pilier qui secoua le bac d'eau au-dessus de la forge. Une seconde. Deux secondes. Tr... l'eau se déversa sur elle. Ah, oui, elle avait refait le niveau ce matin.

Trempée, Meredith rejetta ses cheveux en arrière pour se donner un peu d'allure. La Banshee risquait de la violer sur place, donc il valait mieux être présentable. Puis vint l'intrus.

En fait il était là depuis le début. Meredith classait les clients entre différentes catégories et celui qui venait au moment où elle projettait de se bourrer la gueule, se détendre ou s'enfuir dans la salle de strip rentraient dans la catégorie intrus. Elle regarda le client devant le comptoir. Une trogne basique, classique de client qui attend calmement. Il n'y avait plus de types qui hurlaient qu'ils avaient attendu trop longtemps depuis qu'une masse de forge de cinquante kilos lui avait glissé des doigts. Le client ne lui disait rien, c'est donc qu'il ne lui devait pas d'argent. Puis elle regarda la salle derrière lui. Rien n'avait bougé. Si la mémoire de la forgeronne était plus que limitée pour des choses aussi triviales que les recettes de cuisine, la bonne éducation ou l'usage de couverts pendant les repas, elle était redoutable dans l'inventaire du magasin. Elle était fière de savoir quels étaient les désirs des clients rien qu'en voyant quelles armures avaient été déplacées, quelles armes avaient été remises à leur place. Là, rien. Une commande spéciale.

Immédiatement, un sourire de citrouille se figea sur le visage de Meredith. C'était sur ce genre de commandes qu'elle se faisait le plus de marge.

"Que voulez-vous, cher client?"


Dernière édition par Meredith le Mer 03 Juil 2013, 15:49, édité 1 fois
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Engar le Mar 02 Juil 2013, 15:37

... Mon attente s'avéra quelque peu longue, mais cela ne m'importait guère, je n'avais après tout pas grand chose à faire de ma journée. Néanmoins, je m'inquiétais un peu de l'arrivée d'un autre client devant le quel je ne pourrai pas de de cet affaire d'alcool. L'idée me vint alors de retourner la pancarte pendant à la porte, qui indiquerait que la forge était fermée, mais je doutais que Meredith le prenne bien, et il était tout dans mon intérêt de ne pas l'énerver. De fait je ne fis que prendre mon mal en patience, m’intéressant au son qui provenait de la forge, mais à vrai dire j'avais bien du mal à déterminer à quelle étape du forgeage. Les sons ne m'était nullement familier, par exemple l'eau dans la forge servait surtout à l'étape du trempage et laissait alors échapper un sifflement caractéristique, mais elle n'était nullement déversé comme me le laissait supposer le bruit qui jaillit assez soudainement de la forge ! Enfin Meredith devait savoir ce qu'elle faisait.... Et finalement je le compris quand elle se présenta enfin à moi. Elle était trempée des pieds à la tête, bien plus que ce qu'aurait pu causer la suée que ne manquait pas de provoquer le travail près de la forge et avait donc du se déverser des trombes d'eau sur la tête pour se débarrasser de la dite sueur. Une manière efficace de se nettoyer, mais qui, si elle le faisait à chaque fois qu'elle venait voir un client, devait justifier sa réputation d'individu bizarre... D'ordinaire soit les forgerons en se souciait pas de pareil détails, soit ils faisaient appels à un associé pour s'occuper des ventes. Je ne pouvais alors me demande, sans misogynie aucune, si cela était dû à une quelconque coquetterie féminin tout si cela avait une autre raison un peu plus concrète...

Je ne m'attardais pas cependant là dessus, bien qu'à vrai dire sa féminité devait faire partie des atouts qui contrebalançait sa curieuse réputation, en effet la tenue dans laquelle elle me réceptionna, assez peu adaptée à la forge à vrai dire, mettait quelque peu en valeur des formes bien prononcées, d'autant plus au vu de l'eau qui y ruisselait, et cela ne m'aurait pas surpris que certaines personnes se rendent ici pour acheter leur équipement juste pour mater au passage, après tout employer des femmes dans un commerce était une manœuvre courante bien que Meredith était sans doute à même de faire taire ceux qui se montraient un peu trop voyeur. Enfin ce n'était pas mon cas, préférant avoir affaire à un individu peut être bourru, mais qui au moins savait de quoi il parlait dans son domaine qu'une donzelle au belle forme mais avec nulle connaissance, or Meredith cumulait ce qu'il y avait de bon selon moi dans ces deux comportements. Néanmoins je devais avouer que le sourire qu'elle m'adressa n'était pas vraiment pour me rassurer... Il avait quelque chose de malsain. Néanmoins je finissais par m'avancer n'être plus qu'à un pas du comptoir, tandis qu'elle posait la question avec laquelle abordait tout commerçant se respectant abordait ceux entrant dans sa boutique, puis je plantais son regard dans le sien, sans même m'attarder sur sa poitrine, ce qui devait être un exploit pour les individus ordinaires ! Mon attitude n'était nullement menaçante, néanmoins je me montrais direct quant à lui faire comprendre que je n’étais pas là pour affaire, au vu de ce que je savais d'elle cela m'étonnerait que, contrairement à la plupart des habitants du donjon, elle soit du genre à apprécier les explications complexes. Non il était probable que comme moi elle préférait quand on entrait derechef dans le vif du sujet.

"Je ne suis pas là pour acheter... Mais pour régler une affaire. Je sais que tu écoules de l'alcool auprès de certains individus, un alcool fort qui fait qu'ils sont entièrement bourrés ! Or une pareille vente peut entraîner de graves conséquences, alors je suis envoyé pour te demander de cesser d'écouler ton alcool, tout du moins pas de cette manière."

Voila, ce qui m'avait demandé d'être accompli était fait, restait à voir la réponse de Meredith... Cependant je n'étais pas qu'un larbin à qui on pouvait demander quelque chose, sans qu'il y apporte un jugement critique... Et justement je quittais alors mon air grave pour adopter une attitude un peu plus nonchalante, m'accoudant finalement au comptoir et mon regard quittant son visage pour contempler à nouveau le fruit de son travail qui ornait les murs avant de reprendre la parole d'une voix un peu moins revêche.

"Enfin demander.. Ce serait plutôt ordonner si tu veux mon avis, mais passons. c'est avec une bonne raison que ça t'ais demandé si on laisse cela faire d'autres personnes vont essayer la même chose et bien que ce ne soit pas la raison qu'ils évoqueront selon moi ça risque surtout de poser problème du coté de Crocs noirs qui verra mal la concurrence... Et même sans lui ce genre d'alcool entraîne toujours des désagréments pour les gens qui y sont pas préparés. Nain ou pas."

Je lâchais alors un léger soupir, mon argumentation était un peu faible, mais comment lui expliquer sans exemple concret ? Comment le justifier alors que rien ne surveillait le fonctionnement des établissements fournissant de l'alcool? ce n'était pas une tâche simple au final que celle qui m'avait été confié, cependant... J'avais une certaine idée pour joindre l'utile et l'agréable, et puis cela me permettrait de tenir une promesse que j'avais faite il y a un certain temps....

"Et Meredith... Je suis blessé que tu ne m'ais pas déjà reconnu ! Engar, de la garde, enfin ancien membre de la garde. Tu te souviens de la plage ? on s'était promis de boire à nouveau de cet adieu-cerveau de ta conception, et voilà que j’apprends que tu le sers à tout va, mais nullement à moi !"
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Meredith le Mer 03 Juil 2013, 16:16

Personne ne lui avait jamais dit comment assaisonner son steack jusque là et même sa mère s'était abstenue de lui faire la morale un jour, se doutant qu'on avait plus de chances de retourner le cours d'une cascade en éternuant dessus que de lui faire changer d'avis en usant de cris. Hors, le gaillard devant lui parlait sur un ton presque paternaliste et cherchait à lui faire comprendre par A+B qu'il fallait arrêter de faire des distributions d'alcools.

"Wow, wow, wow! C'est quoi c't histoire? Je fait pas d'trafic! Je fait qu'des cadeaux!"

Il y avait un autre truc qui clochait. Ce type n'était pas habillé comme un garde et ne se comportait pas comme le ferait un garde. Un gros bras? Visiblement il y avait de la concurrence dans le domaine de la distribution de bibine. Meredith ne tenait pas compte des tavernes, vu que ce qu'elles proposaient était à peine plus alcoolisé que son urine. Le type devant elle devait donc avoir été envoyé par un trafiquant local d'alcool. Pourquoi il venait ici était un mystère par contre.

Il était de notoriété publique que Meredith était une malade mentale doublée d'une psychopathe dès qu'on avait le malheur de lui chercher des crosses dans sa boutique. Soit le gros bras était beaucoup plus costaud qu'il en avait l'air, soit il venait à peine de débarquer. Du coup, la tension s'évacua un peu du cerveau de la forgeronne. Pauvre type. Son patron devait l'avoir envoyé à la mort pour s'en débarrasser. Ne voulant pas suivre des plans dictés par d'autres étant donné son individualisme forcené, Meredith se jura de le laisser partir sans le frapper... trop fort. Puis vint la dernière tirade, presque triste. Ils se connaissaient?

La mémoire visuelle de Meredith question visage se résumant à des dessins grossiers compris entre "Wanted" et une somme avec beaucoup de zéros, elle plissa fortement les yeux pour faire le point sur le gaillard. Il y avait bien quelques images qu'elle associait avec le bonhomme mais il y avait aussi beaucoup d'alcools dans l'histoire. Résultat, c'était plutôt flou. Un coup de boule contre un mur plus tard, les éléments se mirent en bon ordre pendant quelques secondes. Des secondes effrayantes. Ce fut une Meredith vaguement inquiète qui revint vers Engar.

"Heu... J'me rappelle bien, oui... Mais tu aurais pas eu beaucoup moins de vêtements sur le dos? Et moi aussi par la même occasion? On a pas fait de conneries ensemble, hein?"

L'Adieu-Cerveau! Bien sûr qu'elle savait ce que c'était mais si seulement elle se rappelait d'où elle tirait le nom de ce saint graal des tords-boyaux!? Dès qu'elle cherchait à s'en rappeler, il y avait des images bizarres de mer, de plage et de château de sable. Autant dire qu'elle commençait à se demander sérieusement si il y avait pas eu plus que de l'alcool dans l'histoire de la création de ce breuvage divin.

"Suffisait de passer prendre commande si tu savait. Mais... Heu... Engar, c'est ça? Tu crois pas un peu que te pointer et te présenter comme gros bras de la concurrence risque de faire des... hum... dégâts?"

Elle brandit alors nonchalamment et vaguement ennuyée une des masses de forge, encore fumante.

"C'est pas que j'ai un truc contre toi, mais ces foutus nains lâchent pas leur plans contre rien. Et si tu veux me forcer à lire leurs putains de contrats, autant me larder de coups de couteaux de suite, ça me fera le même effet..."
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Engar le Ven 05 Juil 2013, 16:52

... Dans ma vie j'en avais entendu des excuses aberrantes pour justifier des actions plus ou moins répréhensibles, mais ça c'était tout de même un des pires que j'ai jamais entendu. A une échelle un peu supérieur ce serait comme dire que je n’avais pas ôté la vie à des monstres, mais que je leur avait gentiment offert la mort ! C'était d'autant moins crédible au vu de la réputation qu'avait Meredith en matière d’âpreté au gain, il était improbable qu'elle serve son alcool à tout va sans la moindre compensation, même si pour ma part j'en avais bénéficié sans avoir à verser de paiements. En dépit de ce dernier fait je m'apprêtais à lui exposer et explique plus avant les faits quand elle se mit à m'observer bizarrement, comme si elle tentait de se rappeler quelque chose... Avant de soudainement envoyer son front affronter le mur ,avec une telle violence que je pensais un instant que ce serait son crane le vainqueur ! Sur le coup je dus avouer que cette attitude me surprit suffisamment pour que je sursaute brièvement, mais ne y réfléchissant elle avait déjà fait de même à la plage pour se remettre les idées en place. Pourtant d'ordinaire un coup sur la tête avait plutôt l'effet inverse... Mais quelque chose me disait qu'avec cette femme j'allais devoir faire fi de certains raisonnements logiques, sous peine de devoir mettre appliquer ce qu'évoquait le titre de son alcool...

De fait je m'efforçais à mettre en sommeil une partie de mon intellect tandis qu'elle s'exprimait, semblant au moins se remémorer les circonstances de notre rencontre... De manière approximative, à moins que ce soit moi qui m'en souvienne mal... Auquel cas un mur ne serait pas suffisant pour tout les coup de tête que j'allais asséner ! Enfin finalement je souriais de la chose, c'est vrai que cette journée à la plage avait été suffisamment confuse pour que ce genre de questions puisse être légitime. Cependant je devais m'avouer quelque peu surpris par la suite de ses propos. A quelle moment m'étais je présenté comme un sbire de la concurrence ? J'avais beau y réfléchir j ne voyais pas vraiment... Puis je m'efforçai alors avec Meredith de faire la même chose que lorsque je chassais avec les démons, soit me mettre dans leur peau, penser comme eux afin de comprendre le pourquoi ide leurs actions et comment en venir à bout. Ainsi je difformais de penser de manière directe, mais assez peu réfléchie, sans vouloir par là insulter la forgeronne, et je compris ce qui clochait. La manière dont j'avais évoqué Crocs-noirs, c'était vrai qu'à première vue on pouvait effectivement penser que j'étais à son service et que mes propos étaient une menace mal dissimulée pour ensuite procéder à de l'extorsion d'argent. Il allait falloir que je me rattraper sur ce coup là ! Enfin au moins Meredith m'en donnait elle l'occasion, passant pour le moment outre ce fait, entendait par là que'elle ne s'était pas jeté à ma gorge, et expliquant de manière un peu plus... Raisonnée son action, même si la masse rougeoyante qu'elle tenait négligemment en main n'avait en soit rien de rassurant. Une fois qu'elle eut achevé j'éloignais mes mains de mes hanches, où étaient mes lames, afin de montrer que je n'étais nullement ici avec des intentions belliqueuses, puis je pris la parole, de manière un peu précipitée afin de corriger au plus vite les mésententes.

"Alors pour répondre à ta question quant à notre rencontre c'était sur une plage et je devais veiller à ce qu'il n'y ait pas d'incident. De fait j'étais en maillot et toi aussi si je me souviens bien, donc oui on était tout les deux bien moins habillés, mais je te rassure on a pas fait de "conneries" comme tu dis, en dépit de l'alcool qu'on a ingurgité. La preuve, si ça a avait été le cas, je ne serai plus en vie pour t'en parler connaissant mon aimée."

Bon d'accord je diabolisais un peu Kumie, il était à vrai dire plus probable qu'elle aurait été attristé, mais finalement acceptée la chose vu comment elle pouvait être passive des fois, mais de tout manière au grand jamais j’escomptais lui infliger pareille souffrance et à cette simple pensée mes doutes quant au fait que j'aurai pu coucher avec Meredith se dissipaient. Même saoul jamais je n'aurai fait cela ! Bien sûr c'était d'un romantisme navrant, et assez surprenant venant d'un individu comme moi, mais que ce soit en haine ou en amour j'éprouvais bien souvent mes sentiments de manière extrême, mais jamais ils ne prenaient le pas sur ma raison... Et par conséquent en dépit de mon élan de tendresse je poursuivais sur ma lancée.

"Je n’étais pas au courant de ton petit trafic jusqu’à il y a une heure, lorsque j'ai rencontré un de tes clients... Et non j'ai beau avoir été viré de la garde et aimer le combat je ne me suis pas encore rabaissé à être le gros bras d'un de tes concurrents et encore moins de Crocs-noirs. Ce que je t'ai dit à son sujet n'était nullement pour t’effrayer, mais pour que tu saches où tu mettais les pieds... Et à mes yeux tu as sauté à pieds joints dans la merde et tu persistes à la remuer."

Je m'abstenais bien d'évoquer Shrivei, car dans ce cas ça aurait eu le même effet que si elle était allé voir directement Meredith, soit des conséquences déplorables, mais en dehors de cela j'étais aussi sincère que faire se peut avec la forgeronne. honnêtement je la respectais même pour avoir réussi bien mieux que moi à avoir trouver une place ici alors qu'elle demeurait avec une apparence des plus humaines, sans pour autant être aussi méprisable que Crocs-noirs, tant et si bien que même si je n'étais pas le mieux placer pour cela j'espérais bien pouvoir l’aider tout en réglant le problème pour lequel j'étais venu la voir.

"Bien sûr je comprends bien tes motivations, en tant qu'artisan c'est important de pouvoir faire la meilleure qualité possible, et dans ton domaine les nains sont doués pour concevoir ce qui se fait de mieux. Dans le fond le problème n'est pas que tu lises ou pas leurs contrats, c'est le fait que tu leur donnes comme cela de l'alcool, non seulement c'est d'une certaine manière de la concurrence déloyale faites aux tavernes, mais surtout en agissant ainsi tu piétines sur les plates-bandes de Crocs-noirs comme je l'ai dit plus tôt. T'as déjà de la chance que cette vermine te cherche pas d'ennuis avec ton commerce, enfin de la chance je crois surtout qu'il considère qu'il à plus à perdre qu'à gagner en te cherchant des ennuis. Cependant c'est pas pour rien que le donjon n'a rien fait pour contre carrer ce rat, en ayant la main mise sur ce genre de trafic Crocs-noirs dans le fond régule ce dernier et nous évite des conflits criminels, or en agissant ainsi tu vas non seulement la colère du borgne, mais si en plus tu persistes à lui tenir tête on court au devant de graves ennuis, d’autant plus que le triumvirat avec sa vision du monde tout beau tout gentil n'est pas prêt à faire face à ce genre de problème... Ah et tu veux bien baisser un peu ce marteau s'il te plait ?"

Conservant ma position initiale, mon regard demeurait planté dans celui de Meredith, mais toute trace de nonchalance ou d’amusement avait finalement disparu... Car je venais effectivement tout juste de prendre exactement conscience des conséquences que j'évoquais alors. Le donjon était une société paisible, mais cela restait une société avec des règles plus ou moins officielles et des comportements de masses récurrents. Un éléments gênant et étranger comme moi étaient stigmatisés, il existait fatalement une économie sous-terrain...Et au moindre problème cette dernière pouvait entraîner des conséquences gravissimes...

"Soyons clair Meredith je n’approuve pas tout ce que fait le donjon, par exemple ils m'ont châtié pour avoir abrégé les souffrances d'un monstre qui n'aurait pas survécu tout en faisant fi du fait que j'en ai sauvé six autres, mais on va pas se leurrer ce lieu est bien mieux que bien des choses que peut offrir le monde extérieur... Or toi et moi, on est probablement deux des personnes ici qui connaissons le mieux comment fonctionne ce monde extérieur, et malgré les apparences le donjon a des règles assez similaires. De fait je pense que t'as une idée de comment réagissent des brigands quand on les titille un peu trop et ici ils sont puissants. Il te faudrait donc trouver un autre moyen pour écouler ton alcool et faire affaire avec les nains. Le plus simple serait que tu fasses affaire avec Crocs-noirs lui même, mais personnellement je te le déconseille. Ou alors..."


Je semblais réfléchir alors profondément, ma main caressant lentement mon menton... Puis venant frapper sèchement le comptoir, tandis que ce que je considérais comme un éclair de génie me traversait l'esprit et arrangerait peut être Meredith.

"L'alcool que tu fabriques et le plus puissant qui soit dans le donjon, proposes en d'en vendre une quantité limité aux tavernes et elles se battront pour en bénéficier, et par se battre c'est te proposer des sommes d'argents de plus en plus conséquentes, avec cet argent tu pourras te payer le savoir des nains et surtout enrôler un lettré qui lui se fera un plaisir d'analyser ces contrats pour toi."

Il y avait des failles dans ce raisonnement, comme le fait que cela la rendait d'une certaine manière dépendante des débits d'alcools, mais le affaires de ces derniers ne faiblissaient presque jamais, donc hormis en cas d’orgueil excessif il n'y avait aucun problème à cela... Surtout si je titillais une de ses cordes sensibles si on en croyait la réputation...

"Et puis si tu te débrouilles bien en plus de faire des bénéfices avec les plans des nains tu pourras même faire une marge de bénéfice en vendant ton alcool aux tavernes, et ce malgré ce que tu déboursera pour l'achat des schémas et le lettré, je n'en doute pas."

J’énonçais ces derniers phrases avec une voix similaire à mes dires précédents, mais pour être honnête ce n'était clairement pas innocent que je tire sur la corde de l'avarice de Meredith qui ne refuserait sans doute pas une aussi belle offre en marchande qu'elle était.
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Meredith le Ven 12 Juil 2013, 13:25

Engar fit ce que tout être organique doté d'une cervelle en état de fonctionnement faisait en présence de Meredith : il calmait le jeu en espérant que son esprit de flipper ivre trouve un autre point pour se focaliser. En l'occurrence, il expliquait un peu ce qui s'était passé quelques temps plus tôt. Donc, la plage, les tenues légères et l'alcool qui coulait à flot n'était pas un effet secondaire d'une biture à base de produits chimiques illicites dans six royaumes. Quelque part, ça avait quelque chose de rassurant. D'un autre côté, c'était terrifiant. Si c'était vrai, c'est qu'il y avait eu des témoins et si quelqu'un en parlait à Amaliah elle aurait un problème de mort subite sur les bras. Sa propre mort, ce qui était encore plus embêtant.

"Heu... Mouais... Si tu pouvais éviter d'en parler autour de toi ça m'arrangerai parce que, ta copine est une sainte comparée à la mienne. Note que je sait pas qui c'est, mais j'ai rarement vu une telle jalousie dans une seule personne... Si t'as les noms et adresses des personnes qui ont vu ça histoire de les faire tai... de les convaincre de pas en parler, ça m'arrangerai..."

La sale trogne du gars commençait à lui rappeler des souvenirs d'autres bitures, plus anciennes. Engar avait été un pilier de bistrot de la taverne avant de disparaître pour cause de nouvelle vie sans alcool (ce qui revenait à un châtiment pire que la mort pour elle). Son échelle des valeurs tordues plaçait les potes rencontrés dans un bistrot à peine un cran en-dessous du petit frère. Si elle gardait le marteau en main, c'est surtout qu'elle se demandait qu'est ce qui avait changé en plus que la disparition de l'alcool dans l'organisme. L'ex-garde tenta de lui faire comprendre qu'elle venait de se lancer dans une concurrence contre un gars qu'elle avait jamais croisé. La situation était ubuesque! Voila qu'elle se mettait à concurrencer des pourris juste à cause de sa petite contrebande de subsistance! Qu'est ce que ça donnerait si elle vendait tout ce qu'elle consommait!? Elle en eut un de ses rires puissants qui lui renversait la tête en arrière. Quelques temps plus tard, elle essuya les larmes au coin des yeux en frottant le marteau fumant contre.

"Franchement, quel délire... J'ai même pas pensé que ça poserai problème à quelqu'un. Un nain, il faut le tuer pour lui retirer la bière des mains. Alors mon p'tit Adieu Cerveau... Franchement, quand j'ai vu sa tête au moment de chopper le tonnelet, j'ai cru qu'il allait l'enterrer pour le garder pour ses petits-enfants!"

Crocs Noirs... Il allait falloir se méfier. La mentalité très expéditive de Meredith échafaudait déjà des opérations de représailles dès l'évocation d'une simple menace. Si la boutique se faisait cambrioler, elle saurait déjà par où commencer ses recherches. Et la pitié ne faisait clairement pas partie de ses qualités. La suite du discours-fleuve d'Engar était déjà plus claire à ses yeux : Ok, on était dans un donjon de monstres mais il fallait savoir pas trop abuser. Si on avait voulu châtier Meredith pour avoir permis quelqu'un de finir dignement, il aurait fallu reconstruire une partie du donjon après son pêtage de plombs. C'était étonnant qu'Engar ait accepté une telle punition d'ailleurs! Elle croisa les bras, un peu gênée par le manche du marteau dans l'opération.

"Ouais, ouais... Le business tout ça... Mais z'ont qu'à suivre l'offre et la demande. Y a personne qui propose de l'Adieu Cerveau ou des trucs équivalent. Et ma bibine perso qui quitte pas la boutique est encore pire! D'toute façon j'ai jamais pensé à la distribuer à grande échelle. J'ai trop d'boulot ici! Rien qu'pour un plan, c'est une semaine de distillation non stop! Même si j'pliais boutique et faisait qu'ça, j'pourrais pas mettre plus d'une trentaine de nains sous la table par an."

Franchement, Meredith avait envisagé le commerce des vins et liqueurs. L'idée se heurtait à deux obstacles insurmontables. Le premier était la patience exigée. Le second était qu'elle aurait été sa meilleure cliente. C'est à ce moment qu'Engar commença à glisser sournoisement une idée dans son esprit. Enfin... vu la densité de l'esprit en question, un foret industriel aurait été plus efficace. Mais vu qu'une partie des idées étaient déjà dormantes sous la surface de l'alcool baignant la cervelle, les idées trouvèrent rapidement un écho intéressant. Vu qu'elle réfléchissait rarement aussi intensément, il fallait qu'elle se projette un peu dans l'avenir. Fronçant intensément les sourcils, elle fit le point sur le fil des évènements.

Point un : Faire de l'alcool.
Point deux : vendre l'alcool aux tavernes.
Point trois : utiliser l'argent pour avoir des bons contrats.
Point quatre : gagner encore plus d'argent grâce aux contrats d'armement nains.

Sur les quatre points, elle gagnait de l'argent dans deux cas. Si se séparer de l'argent pour obtenir les plans n'était pas trop dur, le fait de distribuer son nectar lui fendait le coeur. Elle en soupira.

"Mouais... J'vois le but mais bon... J'te sers un verre?"

Elle jetta derrière elle le marteau de forge qui attérit parmi les autres outils. Elle sortit alors une bouteille de bière clairette de sous le comptoir avec deux brocs de bois. Il fallait qu'elle réflechisse, pas qu'elle se bourre la gueule. Elle avait souvent de mauvaises idées quand elle les prenait ivre et vu qu'il y avait de l'argent en jeu, fallait éviter.
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Engar le Ven 12 Juil 2013, 17:51

Je ne pus m'empêcher de m'esclaffer doucement quand Meredith évoqua la jalousie de sa compagne, au moins sur ce point là nous nous comprenions ! Cependant... Le rire laissa rapidement place à la surprise. SA copine ? Et mon interlocutrice était indubitablement une femme, c'était désappointant. Non pas que je portais un jugement de valeur là dessus, chacun avait elle droit d'avoir ses préférences et je n'étais pas du genre à m'immiscer dans les affaires intimes, sauf en cas de nécessité, mais je devais avouer. Oui je trouvais cela bizarre, même si'l était vrai que Meredith possédait des formes qui en plus d'attirer les ardeurs masculines ne devait pas laisser les autres femmes de marbres. Oh bien sûr je n’étais pas dupe et n'ignorait pas que l'amour n'allait pas uniquement d'un homme à une femme, et réciproquement. Ayant même fréquenté un individu s'appelant "Luxure" là où moi j’étais la "Haine" j’avais eu vent d'à peu près de toutes les tendances possible en ce domaine. Enfin je n'ignorai pas la présence de différentes maisons closes dans le donjon, dont certaines étaient justement spécialisée dans ce genre de relation, mais il fallait encore que je m'y habitude, après tout jusqu'à peu j’étais parmi les miens et ces derniers étaient plutôt intransigeants en ce domaine. Je décidais en tout cas d'éviter d'aborder le domaine et m'efforça d'effacer ma mimique de surprise en espérant qu'elle ne l'ait pas vue. Par la suite je m'efforçais d'écouter le reste de ses dires et d'effacer de ma mémoire cette épisode plutôt navrant.

Et la forgeronne avait justement besoin qu'on l'écoute. On avait beau tout les deux avoir été des aventuriers elle semblait quand même moins coutumière que moins aux arcanes du pouvoirs et à ce qui en découlait, et dans le donjon une d'entre elle était de ne pas chercher des crosses à Crocs-noirs même si on en avait les capacités. Bien sûr , même avec ce simple marteau qu'elle continuait à tenir en dépit de ma demande, elle pourrait sans doute faire manger leurs dents à plusieurs des sbires du ruffian, mais ce qui découlait de ces actes seraient assez redoutables et il fallait éviter cela à tout prix... Néanmoins je devais avouer envier sa vision à court terme, qui était bien plus reposante que mes spéculations et estimations. En fiat c'était bien cela que j'adorais dans le combat, une fois ce dernier entamé, tout ce qu'on faisait n'était prévu qu'à court terme, une fois qu'on avait décidé ou d'estropier l'autre il n'y avait plus à craindre les conséquences de la manière dont on s'y prenait, on se contentait de savourer ! A cette pensée un sourire légèrement sadique vint sur mes lèvres, puis je balayais cette pensée afin de continuer à écouter la forgeronne. Il fallait éviter que je songe à cela sinon ça allait encore me retomber dessus à coups sûr.

Enfin je n'étais pas là pour parler de mes problèmes, mais pour régler ceux de Meredith... Et si ma proposition semblait l’intéresser les problèmes à sa réalisation qu'elle évoquait étaient des plus tangibles. En effet le travail de l'alcool était quelque cosse de pénible et seule cela allait lui être difficile d'en produire en grande quantité, d'autant plu qu'elle ne pouvait pas abandonner sa forge, mais dans le fond ça pouvait facilement s'arranger.

"Hm grosso modo ce qui te manque c'est du temps pour en produire en grande quantité ? Eh bien tu as deux solutions, soit tu embauches quelqu'un pour t'aider et peut être qu'au final tu seras gagnante, ou tu produis déjà ce que tu peux, sans nuire à ton commerce, et ton alcool sera une denrée d'autant plus rare et donc précieuse. Bien sûr on pourrait craindre que sa faible quantité ne motive nulle taverne à l'acheter, mais après tout on achète bien de l'or juste parce que c'est joli, mais au niveau usage pratique, hormis celles ésotériques que bien peu maîtrisent, c'est probablement un des pires métaux existant. Au moins ton alcool se boit et en cela il remplit bien son office alors il n'y a pas de raison hm ?"

Elle me proposa alors à boire, ce que j'acceptai d'un hochement de tête, après tout nous nous étions promis de voir à nouveau ensemble. Au moins cela eu le mérite de la faire enfin lâcher son marteau, et la menace qui pesait sur ma personne qui allait de pair, tandis qu'elle prenait de quoi boire et nous servit dans un simple broc de bois, une fois que le mien fut rempli, je trinquai brièvement avec le sien puis regarda le liquide qu'il contenait... Ouais rien que l'odeur m'avait suffit pour le deviner, mais j'en étais maintenant certains. Ce n’était pas de l'adieu cerveau. Bah c'était probablement tant mieux ainsi. Je m’efforçais après tout de moins boire et ce n’était pas de la bière qui allait me faire rechuter, alors que l'adieu-cerveau était bien assez fort pour me tenter là où des centaines de démons avaient échoués. Par ailleurs contrairement à mon habitude je ne bus pas cul sec l'alcool, au contraire je prenais le temps de le savourer, son gout amer emplissant brièvement ma bouche avant de venir emplir ma gorge alors que j'avalais ma première gorgée, puis ma seconde, pour ensuite de poser mon broc sur le comptoir, m’humectant brièvement les lèvres afin de prendre la parole.

"J'ai conscience que ce que je te demande c'est pas simple... Crois moi, j'ai dû aussi me plier à des formalités qui me font regretter des combats contre des archi démons, mais à vrai dire tout deux on a connu bien pire que ça, non ?"

En un geste familier je saisissais mon broc et le plaçait en biais, en regardant le fond tel un ivrogne désillusionné, alors que j’étais parfaitement sobre pour le moment, puis je souriais brièvement. Bien sûr le triumvirat avait atteint son but, j’avais changé, un peu, j’étais moins avide de combat, plus enclins à agir pour les autres... Mais ça ne m’empêchait pour autant de continuer à les blâmer ou même à songer à mon passé... Ils avaient pu me retirer mon apparence humaine, même si ça n’avait été que temporaire, mais ce que j’avais commis et mes souvenirs, ça ils ne pourraient me le prendre. Alors survint en moi une certaine curiosité. jusqu'alors je n’avais pas eu l'occasion d'avoir le point de vue d'un autre ancien aventurier vivant dans le donjon et de savoir un peu de son passé. en fait à bien y réfléchir je connaissais le passé de bien peu de monde, si ce n’était de Felina, même Kumie j'ignorai tant de choses d'elles. Bref toujours était il qu'une beuverie amicale n’était rien sans une bonne conversation, même si ce pourquoi j’étais venu n’était pas totalement réglé je considérais en effet avoir rempli ma part.

"En tout cas rassure toi je ne suis pas fier non plus de cette affectation à la plage ,donc j'évite d'en parler. Et juste par curiosité qui est ta compagne pour que même toi tu craignes son courroux ? Et quelle est sa race pour effrayer une ancienne chasseuse de monstre comme toi ?...Enfin je me demande justement... Il y a des monstres qui viennent te chercher des noises à cause de ton passé ou de ton apparence humaine ou ça va de ton côté ? Enfin c'est vrai qu'au vu de ta réputation, ça parait peu probable, mais la mienne n’avait rien à lui envier, malheureusement ça n’empêche pas la mesquinerie et la bêtise d’agir..."
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Meredith le Sam 13 Juil 2013, 12:40

Engar semblait avoir du vécu derrière lui vu ses réactions aux déclarations de Meredith. La forgeronne aimait bien ça, ça changeait des créatures qui, bien souvent, ne pigeaient rien à la mentalité humaine en général et la sienne en particulier. Discutant boutique avec la possibilité d'embaucher quelqu'un pour développer le petit trafic, l'ex-guerrière hocha tristement la tête tout en sirotant sa bière.

"C'est une perle rare là, qu'on cherche... J'en ai pour une fortune de matos ici et même s'il était honnête, il pourrait se faire manipuler ou menacer pour ouvrir la porte de la réserve pendant qu'j'suis pas là... J'm'en suis rendu compte quand j'ai pensé à m'chercher un apprenti. Si on est deux à taper dans le stock de lingots, j'pourrais plus faire le compte."

Vu qu'elle jaugeait les gens à l'aulne de sa propre nature, elle avait quelques difficultés à laisser quelqu'un équipé de matériel lourd et potentiellement dangereux dans son dos. Soyons direct : elle lui casserai la gueule à titre préventif avant même de s'en rendre compte. Fichus réflexes de survie trop développés... Une idée désagréable commençait à poindre à l'arrière du crâne de la forgeronne et, à force de jouer des coudes, parvint jusqu'à l'endroit du cerveau lié à la réflexion.

"Dis donc... Tu vas pas te pointer avec des histoires de pourcentages, hein?"

Des brutes s'étaient déjà pointés pour négocier des histoires de contrats de protection en échange d'argent, un "petit pourcentage" des sommes réalisées par les ventes. Après les avoir mis au chômage technique en leur cassant les deux bras, Meredith avait gagné une certaine paix mais les fractures ça a tendance à se remettre et les souvenirs à disparaître.

"Si tu veux une part de cet argent des ventes, faudra me donner autre chose que des conseils! Du genre, entretenir l'alambic..."

Le gars en question semblait avoir tiré un certain trait sur l'alcool, ce qui était gage de sécurité. De toute façon, étant humain, il ne pouvait pas survivre à une trop grosse quantité à la fois. La conversation se détourna vers le passé et les efforts à faire pour s'intégrer. Du coup, la brute s'affala sur le comptoir en poussant un profond soupir. Elle regrettait un peu quand même le bon vieux temps...

"J'me suis jamais trop pris la tête... J'traquais des monstres contre de l'argent. J'chassais de quoi bouffer. J'volais de quoi boire... enfin, dans les endroits où "on ne sert que du thé aux dames"... J'gagnais beaucoup et j'claquais beaucoup... Mais bon, quand on vieillis pas et qu'on survis à des coups de hache sur le crâne, on est vite catalogué et faut tout le temps changer d'air."

Grosse lampée. Remise à niveau. Retour à la position de départ.

"Quand j'suis arrivé au donjon, par réflexe je butais tout ceux qui me bousculaient. Note bien que j'm'excusais quand même mais c'est chiant de lutter contre des années d'habitudes. Puis, j'ai trouvé la forge. Un endroit chaud, protégé, bien équipé... J'ai un mental de combattant et j'voyais ça comme ma forteresse perso. Pff..."

Elle ne se projetait pas souvent dans le passé mais, maintenant qu'elle y pensait, le passé était surtout composé d'humidité, de nuit blanche à veiller sur un feu de camp, de courts moment d'action intense suivis de longs moments d'ennuis profonds entre deux bastons. Quand on y pensais, les chevaliers blancs en armure aussi devaient en avoir marre au bout d'un moment de sauver des vierges emprisonnées dans des tours gardées par des dragons. Puis vint une question un peu plus personnelle de l'ex-garde.

"Oh, elle? C'est une Undead. Elle était humaine avant et devait être sympa à l'époque. Si elle veut me buter elle a juste besoin d'une échelle pour grimper sur le toit de la forge. C'est une Banshee... dur d'éviter sa vengeance."

Des monstres qui venaient lui chercher des noises? Oui, ça arrivait encore parfois. De plus en plus rarement ces derniers temps.

"J'ai une tronche de vierge à sacrifier et une apparence humaine. T'as pas idée du nombre de monstres qui me voulaient pour esclave. Vu qu'il y avait pas d'argent dans l'histoire et que j'ai une putain de fierté placée dans le mètre vingt de mon épée, ils en ont chié... Comme j'avais un peu trop tendance à raconter comment je chassais des monstres une fois que j'étais bourrée, y en a pas mal qui m'évitent aussi... Mais bon, ça s'est un peu calmé quand j'ai organisé la resistance contre les zombis dans le quartier. Maintenant, ils ont pigé que j'fais du bon boulot et que tant qu'on m'agace pas on risque pas de se retrouver éparpillé façon puzzle... C'est calme quoi... Faut qu'j'cherche des noises à la taverne pour avoir mon lot de baston, comme tout le monde quoi!"
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Engar le Mar 16 Juil 2013, 00:51

Trouver de bon partenaires... Ça c'était un problème dans tout les domaines. J'en savais quelque chose au vu du nombre de fois ou j'avais traquer le démon en compagnie d'incapable pour qui la foi terrasserait plus assurément le démon que l'acier et la ruse. Toujours était il qu'au moins dans ce domaine ces sots passaient rapidement de l'état d’incapable à l'état de mort et dès lors ils étaient bien moins encombrants pour leurs compagnons, ce qui était "heureux". Par contre dans le domaine de l'artisanat qui était celui qui nous intéressait ainsi c'était plus compliqué, car le travail pouvait être mal fait ou on pouvait subir une entourloupe de son partenaire sans que cela entraîné la mort de ce dernier. Le problème de Meredith était compréhensible, bien que selon moi il allait bien falloir un jour qu'elle accepte de déléguer, même si'l s'agissait de son seul travail à la forge, car viendrait fatalement un jour ou le donjon allait avoir une demandé qui dépassera son potentiel et elle se ferait doubler par ses concurrents. Je m’apprêtais à insister à ce sujet quand elle me posa une soudaine question, qui me fit alors ouvrir de gros yeux,  de par la stupéfaction, puis une fois que j'eus compris ce qu'elle signifiait je m'esclaffais brusquement et ne put apaiser mon hilarité qu'en finissant de boire mon bock, m'efforçant à répondre le plus sérieusement du monde.

"Oh non non, ne t'en fais pas. Je me suis souvent fait payé pour des services c'est vain, mais jamais pour des simples mots, furent ils d'avisés conseils. Je suis pas un avocat ou un truc de ce genre, dont les seuls muscles développés sont la langue et ceux du doigt qui leur permet d'ouvrir leurs bourses. Donc non ne t'en fais pas, je ne vais pas te réclamer un quelconque paiement."


Je ne pus alors m’empêcher de penser à Brendal Vezio, l'avocat que j’avais aidé à sortir d'Astran, il avait dû se faire pas mal d'argent sur le dos des montres qu'il avait "défendu" et je devais ne pas vraiment approuver cette matière de faire, bien sûr je me faisais des fois payer, mais toujours sur proposition du commanditaire. Par contre c'était vrai que le fait de recevoir de l'argent en échange de véritables services, qu'il s'agisse de m'occuper de la distillation ou d'autre chose, m'était désormais plaisante. C'était une aubaine d'avoir un boulot et de pouvoir à nouveau vivre sans puiser dans le fruit du travail de Kumie. Qui plus est ma patronne serait alors une des meilleures que je pouvais avoir. Entendons par là que contrairement à la plupart de monstres elle n'allait pas me mépriser et qu'en plus discuter de notre passé serait assurément quelque chose de passionnant. Bien sûr il fallait prendre en compte le sale caractère de Meredith, mais après tout... Ça ne pouvait pas être pire que Shrivei non ?

"Par contre si t'as effectivement du boulot à me donner je suis preneur. Cependant si je sais entretenir unee arme quel qu'elle soit je suis pas vraiment doué dans le façonnement du métal. Oh je saurai improviser une lame ou réparer un fer, mais rien de comparable au travail que tu fais. Je me sens plus à l'aise avec les autres matériaux tel le bois ou, au mieux, les os et le cuir. A titre d'exemple je peux, je crois, me targuer en effet que l’armure que je porte et que j'ai confectionné moi même est d'assez bonne facture, non ? Quant à l'alambic,... je crois en être capable, mais les quelques alcools que j’ai pu faire moi même était fait avec un matériel moins...Complexe, donc je ne gage rien à vrai dire..."

C'était décidément bien plus simple d'exposer mes attitudes à la forgeronne et d'attendre sa réponse que de devoir régler toutes les formalités administratives de cette fichue A.E.M. ... Un sigle d’une certaine manière frustrant pour moi, puisque je n'étais nullement un monstre, enfin bien sûr cela dépendait du sens qu'on donnait à ce mot.Puisqu'aux yeux de bon nombre de personne mon passé était assez révélateur de ma nature. Enfin quoi qu'il en soit tout en l'écoutant poursuivre son récit je me permettais de me resservir moi même un peu de cette bière. La conversation risquait de durer, autant préparer les munitions alors... Elle parla alors de sa situation dans le donjon, ce à quoi j’acquiesçais doucement, puis de la nature de son amante, dont le sujet était une nouvelle source de profonde surprise. C’était possible de faire cela avec une banshee ? Enfin bien sûr peut être vivaient elles une relation platoniques ou ...Non... Je doutais que Meredith, sans vouloir la dévaloriser, fasse ce genre de chose. Enfin quoi qu'il en soit elle poursuivit sur ces relations sur les montres...et... Je fis des efforts, mais je ne pus empêcher ma main de serrer mon bock et même si mon cerveau bouillonnait je n'escomptais pas le rafraîchir avec l'alcool. J’avais envie de jeter mon verre à travers la pièce de hurler une injure... Mais je contenais ma haine, comme je savais si bien le faire et seule une mimique agacée traversa mon visage avant que je prenne la parole, d'une voix parfaitement ordinaire.

"Tu as bien de la  chance. Même si on ressuscite dans ses murs les meurtriers sont quand même mal vus d'ordinaire, humain ou non, et ce même avec le sortilège de résurrection, car mourir n'est nullement plaisant et cela est encore pire quand ça se sait qu'on a été chasseur de monstre. Honnêtement je t'envie. Oh bien sûr je ne remets pas ta cause ta fidélité envers le donjon ou quoi que ce soit mais avec le démon que je continues j'ai vécu des difficultés similaire aux tiennes et... Merde quoi ! Crocs-noirs qui est une bien pire ordure que moi est presque respecté. Ses hommes ne sont nullement inquiétés. Tobor à son époque a été accepté avec le sourire aux lèvres alors qu'il avait quand même mis à mal les trois quarts du donjon et toi malgré tes brutalités, bien que tu ne sois pas entièrement humaine, tu sembles désormais accepté, alors que moi..."

L'énervement pointait alors dans ma voix, je n'allais rien faire de fâcheux, je savais me dominer à l'instar de Meredith. Qui plus est ce n'était pas la première fois que j’abordais le sujet, pas avec la forgeronne cependant, de fait je savais quoi dire et mon esprit était clair tandis que je formulais mes propos. Je buvais une légère gorgée d'alcool puis je m'éloignais du comptoir mon regard quittant pour se perdre sur les armes qu'elle avait fabriqué, puis j'écartais mes bras.

"... Je me suis sacrifié pour éliminer un assassin du nom de Ferliost infiltré dans le donjon et qui avait le potentiel de faire fi du sortilège de résurrection. Suite à cela j'ai sacrifié une part de mon humanité en acceptant des expérimentation pou devenir plus fort. Par la suite j'ai dû encore affronter Ferliost lors de l'assaut des zombies sous une forme mort-vivante évoluée, demeurant redoutable et vive à cause des expériences de nécromanciens du donjon. Mon aimée, une elfe des neiges, a été violée par le démon qui vit en moi, parce que la démone Shiru lui a donné l’autorisation de prendre possession de mon corps de manière alternée, et je refuse d'entendre dire que j'avais qu'à être plus prudent quant aux heures écoulées, car cela avait lieu  a eu lieu en plein milieu de l'assaut zombie... Pour une créature, une panthère, que je considère comme une sœur je suis sorti du donjon, me suis exposé à moult dangers pour ramener sa famille.. Tous étaient déjà morts sauf son frère que j'ai achevé par nécessité, mais j'ai ramené leurs corps et l'héritage de leur famille, sans compter les six monstres que j'ai parvenu à extraire des geôles de l’église et qui vivent désormais ici. De cette expédition j'ai également ramené un rapport probablement crucial, dont je tairai les détails. A l'arrivée un de mes coéquipiers m'a tué pour avoir été trop brusque avec ma "sœur" et je j'ai pas porté plainte car je comprenais sa rage. Lors de l'assaut de Focus J'ai tué pas moins d'une vingtaine de ses soldats sur les trois cents qu'ils étaient et j'ai participé à la mise à mort d'un de ses officiers. J'ai accepté qu'on m'emprisonne sans résister et... A ce jour quelles ont été mes récompenses ?"

Ma question était purement rhétorique, je ne m'attendais nullement à ce que Meredith sache qu'est ce qu'on m’avait donné en échange de mes "services". pourtant je me tus quelques instants, comme pour y réfléchir moi même, alors que je savais parfaitement de quoi il en retournait. De fait ma voix s'éleva à nouveau pendant que je me retournais vers elle, le bras écartés et laissant largement à découvert les pommeaux de mes lames.

"Alors que j'ai cent fois plus d'expériences qu'eux les officiers du donjon n'ont pas daigné écouté mes conseils, ce qui a causé la mort définitive de quelques uns des habitants. Alors que je contrôlais déjà mon démon il a été scellé pour le viol qu'il a commis, me privant ainsi des pouvoirs que j’étais parvenu à obtenir de cette cohabitation forcée... Et tu crois que Shiru s'est excusée auprès de moi ou de Kumie ? Non, bien sûr ! Puis  pour le "meurtre" du vrai frère de la panthère que j'ai déjà évoquée, ainsi que mon passé, on m'a forcé à être transformé en créature juste qu'à ce que je change, mette mes lames de côté ou tout du moins cesse de vivre par elle, on m'a ôté physiquement mon humanité pour laquelle je me suis battu durant des années... Et comment je l'ai retrouvé ? En me calmant un peu vis àvis de monstres, c'est vrai, à comprendre un peu leur situation, mais l'élément déclencheur tu sais ce que ça a été ? Le fait de sauver la vie à un criminel qui venait de me défier. sans doute cela a t-il été perçu comme un acte d’abnégation... Et c'est vrai j'allais pas le laisser mourir, mais bon sang quoi !"

Je me rapprochais à nouveau du comptoir rabattant mes bras. Bon sang je devais vraiment avoir l'air mégalo ou avoir l'attitude du méchant lambda faisant son discours aux héros venus l'arrêter... Cependant cette vision était trop simpliste. Le monde serait trop simple s'il se partageait entre blanc et noir, comme semblaient le croire les habitants du donjon... Or pour eux j'étais dans le noir et Meredith était passé dans le blanc...

"Et je continue à être méprisé par la quasi totalité de ceux que je croise... Ts on me demande de changer mais ce serait bien que les autres fassent aussi un geste. Chez les humains j'étais déjà marginalisé à cause du démon qui était en moi... Mais au moins on me respectait aussi un peu car j'étais perçu comme un mal nécessaire alors qu'ici on me voit que comme un meurtrier. Ce n'est pas totalement faux en vérité, mais ils n'en voient que la mauvaise part, comme les humains qui ne voient que le mauvais aspect des monstres. C'est vrai... S'ils prêtent attention à mon passé ils ne retiendront que l'horreur du massacre des enfants de Place-gaie, la violence des exécutions des démons que j'ai tué, et plus que tout mon impassibilité face à l'horreur des combats et des guerres. Or ils ne comprennent pas que de la plupart de mes actes ont été justifiés et qu'il n'en a pas uniquement résulté du mal. La mort des enfants de Place-gaie a permis d'écourter la guerre de l'arcane et d'empêcher une famine d'avoir lieu. Ma brutalité se devait d'être afin de venir à bout d'infernaux qui n’hésitaient pas à y recourir... Et dont les exactions pour la plupart justifiaient leurs morts... Quant mon insensibilité. Ça vaut mieux ainsi non ? Enfin je suppose que c'est la même pour moi, mais quant on voit ses frères d'armes se faire dévorer vivant, une demeure entièrement composé de chair humaine ou encore lorsqu'on est torturé six mois durent par un démon dément il vaut mieux être insensible à l'horreur, sinon on devient dément ou emplie d'intentions malsaines, non ? En fait j'ai l'impression que dès qu'on atteint un certain niveau d'horreur les gens n'en voient que la couche superficielle. Dans le fond c'est comme l'interprétation qui est fait de mon surnom... Porte-haine... Je me demande combien d'entre eux ont conscience qu'à leurs manières ils contribuent à sa véracité. Enfin je ne peux pas totalement les blâmer, la plupart d'entre eux ne savent de moi que ce qu'ils entendent ou lisent...Et il est bien connu que l'histoire et la rumeur retiennent bien plus facilement le mal fait par un individu que ses actions de bien."

... Finalement je souriais, ça ne valait pas le coup de me prendre la tête avec cela, en parler oui, mais il fallait pas non plus que je me laisse emporter. Enfin d’autant plus que ce monologue avait dû être un peu assolant pour la forgeronne, de fait après une lampée d'alcool et un sourire amical je repris la parole de manière plus concise.

"Et justement...Si ce n'est as indiscret... Quel acte as tu commis et pour lequel on pourrait le plus te blâmer selon toi ?"

... Cependant j'avais une seconde question qui me brûlait les lèvres... Je ne pus alors m’empêcher de regarder ailleurs, rougissant à la simple pensée de ce qui me traversait l'esprit, puis du'ne voix un peu hésitante je demandais...

"Et... Comme je doute que votre relation soit purement sentimentale...C'est vraiment possible de le faire avec une banshee ? Je sais bien sûr qu'ils peuvent acquérir une certaine tangibilité, mais... J'avoue que si c'est le cas je suis surpris. En tout cas bonne chance car en effet le courroux d'une banshee n'a pour issue que la mort de sa proie... Ou d'elle même si les rôles s'inversent."
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Meredith le Mar 16 Juil 2013, 13:57

Visiblement, la petite menace à peine cachée de représailles s'il avait l'insulte de parler pognon fit rire Engar. Il n'avait pas l'intention de se lancer dans le commerce de langue, comme l'appelle Meredith. Tant mieux! Rien de plus triste que de se faire défourailler parce qu'on a mal dit ce qu'on pensait!

"Tant mieux! C'est pénible de devoir cogner des gars lettrés jusqu'à ce qu'ils utilisent des mots que je comprends... Dès qu'ils ont des bouquins plus lourds que mon épée, z'on tendance à prendre les gens de haut!"

Avec son mètre cinquante, il était dur de ne pas la prendre de haut mais mentallement elle faisait deux mètres cinquante. Après une nouvelle goulée, Meredith eu droit à un CV en règle du candidat Engar. Il se débrouillait peut-être avec du fil et une aiguille mais le prob c'est qu'elle travaillait le métal. Par contre, pour ce qui est du boulot de distillation...

"Suis-moi..."

Laissant la bouteille où elle se trouvait, Meredith alla dans l'arrière-boutique en oscillant ses hanche de sa façon habituelle mi-chercheuse de baston mi-allumeuse. Derrière le rideau crasseux se trouvait un alambic de distillation qui tenait du croisement entre le produit d'un forgeron travaillant sous l'emprise de substances illicites et d'un alchimiste aux narines trop proches de ses potions. Il y avait au moins six ballons de métal d'une trentaine de centimètres et trois cuves de deux mètres de haut au milieu d'un fouillis de tubulures et de canalisations. Le tout était à l'arrêt et promettait des crampes cérébrales à qui voulait oser le démarrer.

"J'te présente Justine. Justine, j'te présente Engar. Justine produit de l'Adieu-Cerveau, au rythme d'un demi-litre par jour. J'sait, la recette paraissait simple mais la plupart des composants se trouvent plus dans le donjon. J'ai beau chercher, j'sait pas comment il y avait tout ça sur cette plage. Résultat, j'ai fabriqué Justine pour produire cette bibine."

On voyait clairement que le petit local était divisé en trois. Il y avait le coin avec Justine et un paquet de petit matériel louche servant à la production, un coin avec de grosses cuves remplies de produits étranges et le troisième composé d'une étagère remplie de petites bouteilles avec des notes d'une orthographe hasardeuse. Les produits finis.

A ce moment eu lieu une petite explosion de rage d'Engar contre le reste du monde. Des années de pratique en taverne lui ont appris la base de la psychothérapie de haut niveau : on laisse parler, on écoute et on dit rien de stupide du genre "t'est vraiment con, tu sait!?" Ce fut un long moment et la forgeronne était sûre d'avoir oublié au moins la moitié du début quand elle essaya de se faire un petit récapitulatif perso histoire de donner une réponse correcte. Mentalement, elle écarta finalement la solution.

"Bref, t'es humain quoi!"

Louchant vers une bouteille prometteuse, elle déboucha son whisky trois jour d'âge avant de corser un peu sa bière et d'en proposer à Engar.

"Tu fait ce qu'tu trouves normal, tu minimise les pertes et t'en as marre de te faire enfler alors que tu paye de ta p'tite personne. Bienv'nue au club!"

Tching! Descente. Remise à niveau avec une bouteille de bière semblant s'être matérialisée dans ses mains.

"T'as pas idée du nombre de fois où j'ai du foutre le camp après avoir bien fait mon boulot pour éviter de me faire trucider à mon tour. Tiens, le plus beau de ces exemples! J'sait pas si tu connais la ville de Demetos. C'est loin, dans l'ouest. Une chouette ville fortifiée avec plein de bars. Un seigneur du coin voulait la ville et a commencé le siège. Vu qu'j'étais bourrée ça a commencé sans moi mais dès qu'j'ai pigé qu'il y avait de la baston gratuite j'suis montée sur les murs. J'ai pas compté le nombre de gars trucidés. Vu qu'j'voulais de l'occupation, je laissais les échelles de siège en place et j'ratiboisai tout ce qui posait le pied à cinq mètres autour de moi. Au bout de deux jours de ce traitement, j'ai eu droit à tout de la ville : alcool, frics, mecs, filles... C'est le troisième jour que ça s'est gâté. Z'ont décidé d'envoyer des vollées de flèches alors que j'étais en pleine baston. Personne peut survivre à une demi-douzaine de piercings grande taille. Personne d'humain en tout cas peut continuer le spectacle tout en se retirant les flèches au fur et à mesure de la journée. M'ont regardé bizarre, du coup, les potes. Y commençait à y avoir des histoires de bûchets et de religion alors j'me suis tirée en pleine nuit. En face, ils installaient une nouvelle arme de siège, une belle bête capable de lancer des boulets explosifs jusqu'au milieu de la ville. Z'ont eu la gentillesse d'avoir mis tous les boulets au même endroit et d'oublier de bien les garder. Ok, un bon tiers de la vallée a été retournée comme un gant et y avait plus une vitre intact à trois kilomètres à la ronde, mais j'peut quand même retourner aux bars si j'me déguise bien!"

Gosier sec. Humidification. Remise à niveau de l'arrosoir.

"La grosse différence entre nous deux, c'est qu'j'ai jamais eu du scrupules avant de débarquer ici. J'vois pas plus loin que le bout de mon épée et ça m'suffisait. Les gars peuvent bien me détester, si ça va pas jusqu'à la menace, j'm'en fiche totalement! Et si le monstre est assez con pour me menacer, non seulement j'le trucide mais j'l'attends à la sortie du cercle d'invocation pour remettre ça tant qu'il a pas pigé que c'est une ENORME connerie de me foutre en pétard!"

Puis vint LA grosse question. Quelle était la pire connerie de son existence. Se frottant la base du nez, Meredith réfléchit intensément à la situation. Il y avait tout un chapelet de patelin entre son lieux de naissance et le donjon qui avait de très bonnes raisons de plus vouloir la revoir. Mais lequel serait prêt à déclencher l'appel aux armes rien qu'en voyant sa silhouette au loin?

"Y a bien eu la contrebande d'alcool qui a tourné court quand la marchandise instable a fait sauter la moitié d'un quartier... Ou le coup où j'ai humilié un prince en le ficelant à poil à un arbre avec une gousse d'ail dans la bouche... Ou la fois où j'ai détroussé un inspecteur des impôts... Nan, dur de faire un palmarès. Mais j'me suis bien marré dans l'ensemble!"

Riant à gorge déployée, Meredith but un peu de la bière avant de regarder attentivement l'étagère. Engar lui plaisait bien! Contrairement aux autres humains habitant ici, il avait gardé des scrupules, un code moral et une identité forte. Il voulait bien lui filer un peu de son tord-boyaux perso. Et puis, il y avait l'histoire du démon intérieur. Elle connaissait bien ça, la petite voix qui dit de tuer tout le monde. Vu que la petite voix était pas bien maline elle ne pigeait pas que tant qu'elle continuerait Meredith l'ignorerait, la fierté et l'arrogance de l'ex-guerrière lui faisant repousser toute proposition de baston qui ne venait pas de son propre chef. Elle ne pensait pas être possédée à moins que ce ne soit un démon franchement pathétique. Puis débarqua une question orientée fesse, ce qui ne dérangea pas du tout la jeune femme étant donné sa nature totalement sans-gêne.

"Oh que ouais, elle est assez ferme pour occuper les mains! Mais j'conseille l'expérience à personne... Quand on la fait grimper au rideau, une femme ça crie et une Banshee ça hurle. Et j'ai pas besoin d'préciser les effets secondaires d'un cri de Banshee prit à bout portant..."

Il fallait toutefois préciser quelque chose et très vite. Meredith le fit en posant une main amicale sur l'épaule de l'ex-garde.

"Conseil de pote : Ne parle jamais de ça avec elle. La pauvre est super timide et elle risquerai bien de te buter avant que t'ai fini ta phrase. Note qu'elle le regrettera mais elle risquera ensuite quand même de te buter à nouveau à vue rien qu'en se rappelant ce que tu lui as dit. J'passe mon temps à esquiver ses tentatives de meurtre alors j'suis habituée maintenant. Mais mets pas les pieds là-dedans à moins que tu veuille déménager."

En plus de ça il faudrait que Meredith passe son temps ensuite à remonter le moral d'Amaliah qui s'en voudrait fortement de décimer ses clients potentiels. Pas bon pour le moral, ni pour les affaires. La forgeronne lâcha Engar pour saisir une bouteille d'aspect louche, présentant comme seul motif une flamme stylisée.

"Tu veux un peu d'Haleine de Dragon? Si tu l'as jamais pris, inspire à fond, avale et souffle très fort. De préférence en direction d'un endroit où y a rien qui risque de cramer. Au cas où j'ai un seau d'eau..."
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Engar le Mar 16 Juil 2013, 20:51

La manière qu'avait Meredith de voir les gens de lettres me plaisait. Oh bien sûr c'était vrai que de son côté la forgeronne semblait m'avoir un peu perçu comme tel, mais la différence fondamental entre moi et un scribe ou autre avocat c'est que si je parlais c'était toujours en faisant appel à l'expérience, ce qui à ses yeux était toujours bien plus sûr que de se baser sur ce qu'on pouvait avoir lu ou simplement entendu. Ces gens prétendaient détenir le savoir, mais comme mon interlocutrice le faisait remarquer cela avait tendance à les rendre arrogants, alors que qui plus est ils étaient bien souvent dans le faux ! Néanmoins je me sentis en devoir d'expliquer à la forgeronne le pourquoi de mon expression quelque peu développé, bien que je ne me considérais pas comme un grand orateur.

"Excuse moi alors si tu as mal interprété mes dires et crois moi je te comprends, je préfère manier la lame que les mots. Cependant, quand on chasse les démons on en rencontre fatalement parmi eux dont l'arme sont les pactes et les mots et si on leur laisse l’initiative il est nécessaire de bien savoir parler pour limiter la casse, afin d'au moins les comprendre et pouvoir déjouer leurs tour de passe-passe."

C'est alors qu'elle m'invita à la suivre dans l'arrière boutique, une proposition qui me surprit de la part d'un être aussi bourru. Au vu de son caractère et de la suspicion dont elle pouvait faire preuve je doutais qu'elle laisse beaucoup de mon de entrer dans ce sanctuaire. Par conséquent je me voyais mal refuser pareil faveur et après avoir fini de boire ma bière je passais par dessus le comptoir d'un geste leste et lui emboîtait le pas. Ce fut, soyons honnête, assez pénible, car mes réflexes me faisaient regarder instinctivement tout endroit où il y avait du mouvement, or la chose qui remua le plus durant cette courte marche s'avéra être le bas du dos de Meredith, ce qui ajoutait à la pudeur qui était mienne, m'amenait en fait à lever encore plus la tête que lorsqu’elle me fraisait face et que je devais éviter de loucher sur sa poitrine, tant et si bien que je pouvais parfaitement détailler le plafond... Mon supplice prit fin quand elle prit à nouveau la parole afin de présenter... L’alambic... Bon il y avait bien certaines personnes qui nommaient leurs arme ou leurs armures, alors pourquoi pas un alambic ? Enfin ça restait tout de même quelque chose de curieux quoi que je puisse dire pour défendre cela. Enfin honnêtement je passais pour le coup de la gêne à maussadement, qui s'accrut quand elle me présenta à l'alambic, bon sang j'allais finir par croire qu'il s'agissait d’une créature dont les capacités étaient spécifiques à la fabrication d'alcool ! Enfin cette hypothèse était rendu invalide par le fait que Meredith l'ait fabriqué, à moins qu'elle possède des dons d'animisme dont je n’avais guère connaissance... Bref je mettais de côté ces hypothèses farfelues, ce en quoi Meredith m'aida en commentant mon léger débordement et en me servant à nouveau à boire, un alcool un peu plus corsé. J'en bus une gorgée, reconnaissant la saveur de mon alcool préféré mêlé à celui de la bière ,ce qui était quelque part une hérésie, mais je m'arrêtais là. Je n'avais pas bu de puis longtemps et même si j'étais encore parfaitement sobre je ne savais pas dans quelle mesure ma résistance à l'alcool avait elle été amoindrie. Enfin quitte à ne pouvoir m’enivrer d'alcool je m'abreuvais des propos de Meredith et de ses réponses à mes questions.

Et ces dernières n'était nullement pour me déplaire, en plus d'être directe sa manière de penser me plaisait beaucoup, elle était à vrai dire sans doute plus dans les excès que moins, mais cela n'était que du détail. Je ne pus m'empêcher par ailleurs de sourire un peu quand elle évoqua l'incident à Demetos qui avait trahit sa nature de "monstre". C'était arrivée plus d'une fois en effet que dans un groupe aventurier dont je faisais partie on découvrait la véritable nature d'une elfe ou de tout individu d’une race ressemblant à peu près physiquement aux humains et que cela entraînait de graves dissensions, durant lesquelles j’étais bien souvent du côté du monstre, car généralement s'il s'était trahi c'était pour user ses aptitudes spécifiques et nous sauver la vie. Malheureusement il était rare que le autres soient du même avis que moi et les incidents malheureux étaient advenus plus d'une fois. Oh bien sûr encore aujourd'hui je comprenais la peur que certains humains avaient des monstres, mais en haïr qui nous avait sauvé la vie... C'était stupide, moi même après tout je haïssais bien plus les démons que bien des individus et pourtant ça ne m’avait pas empêché de prendre conscience de al vérité suite à ma rencontre avec Amelya. Par contre je tiquais un peu plus quant à la "grosse différence" qu'elle évoqua, car je n'étais pas vraiment d'accord, mais j'aurai l'occasion d'y revenir par la suite, par politesse je la laissais répondre au reste de mes interrogations.

Concernant ses pires exactions...Je me demandais à quoi je m’attendais finalement, sur un sujet aussi vaste je n'aurai pas dû espérer à une réponse précise de sa part, par contre il m'était intéressant de noter que son domaine d’action avait été plus large que le mien avec ses histoires de contrebande et de vol. Ensuit venait justement le sujet délicat que celui de sa compagne... Dont le portrait qui m'était fait était à la fois attendrissant et inquiétant... Un peu paradoxal tout de même, mais en même temps je pouvais comprendre. J’avais déjà eu affaire à des banshee. Celles que j’avais rencontrées étaient principalement des pauvres âmes réduites à cet état suite à un pacte malencontreux avec les démons et même pour un mort vivant leurs conditions de vie était atroce. Certes ils pouvaient se targuer d'avoir au moins le libre-arbitre, mais même celles animées des meilleures des volontés contrôlées mal leur part de bestialité... Et parmi mes exactions, les voir partir en paix avec le sourire aux lèvres étaient, au même titre que la mise à mort des démons, une des choses qui me faisait tant plaisir dans l’exécution que dans la finalité. Pour cela  je comprenais très bien la requête de Meredith et j’acquiesçai tandis qu'elle me présenta une bouteille à l'allure curieuse et au nom bien évocateur, Meredith me laissant par ailleurs deviner ses effets avec ses propos et ses mises en gardes... mais à vrai dire ce  n'était pas la première fois que je voyais tel produit. Par exemple j’avais rencontré divers alchimistes qui en avait usé contre moi ou encore "Orgueil", qui des pêchés était la spécialiste de tout ce qui était destruction qui, avant d'avoir ses crache-feus, usait d'un produit similaire qu'il suffisait de boire pour faire jaillir des torrents de flammes. Par curiosité j'y avais goûté...Et j'avais regretté, ayant mis le feu au campement par mégarde. Enfin en dépit de ce mauvais souvenir j'acceptai ce défi et prenant la bouteille des mains de Meredith, je lui dis en rigolant, tout en avisant une grande plaque de métal.

"Très bien ! Cependant après tu n'as pas intérêt à te plaindre de ma propre haleine."

Et j'en pris une grande lampée, le gout en était immonde et de fait je m'empressai d'avaler le liquide... Mais le pire vint après, car je pouvais justement sentir le feu en moi, qui sans pour autant être réellement douloureux commençait à me brûler la gorge et les entrailles, il fallait que je recrache ! Heureusement que j'avais un peu regardé autour de moi avant et ainsi j'expirais violemment, crachant une grande gerbe de flammes qui vint lécher la plaque de métal qui chauffa face à cet assaut, néanmoins l'intensité des flammes n’était pas suffisante pour en détériorer la qualité, du moins je l'espérais sinon Meredith allait probablement m'asséner un coup dont je me souviendrai. Je me retournais alors vers elle, un léger sourire aux lèvres, accompagné d'un fin panache de fumée filtrant entre mes dents tandis que je reposais la bouteille sur le premier support à ma portée, prenant ensuite la parole d'une voix un peu éraillé à cause de la chaleur.

"Eh bien... C'est redoutable, ça serait encore une chose que tu pourrais vendre à la garde je pense... Enfin si ce n'était tes problèmes de production d'intendance et tout le reste... Mais pour en revenir à ce dont on parlait... J'ai envie de dire si c'était aussi simple que d'avoir des scrupules. Oh c'est vrai que j'en ai quelques uns, être un combattant prêt à tout pour accomplir ses objectifs ne veut pas forcément dire qu'on approuve la violence gratuite ou le fait de faire souffrir pour son propre plaisir, comme c'est le cas avec le viol et contrairement à toi j'ai plutôt tendance à voir sur le long terme. Pour autant je ne regrette rien de ce que j'ai pu faire par le passé, même si certains de mes actes ont pu être des erreurs... Et dans le fond la haine que peuvent me vouer les gens ne me dérange pas. C'est une partie de mon surnom, le porte-haine, il n'y a pas que la mienne que je supporte, celle d'autrui aussi... Et si je l’accepte c'est parce que je considère qu'il est plus facile de vivre en haïssant quelqu’un qu'en se laissant aller au désespoir. Par exemple moi aussi j’ai été chassé de bien des villes, malgré ma situation de mal nécessaire, mais ça ne me dérangeait pas... Ce qui m'irrite dans le donjon, c'est que les raisons pour lesquels ils me haïssent ne sont pas les bonnes et que surtout, c'est d'une hypocrisie sans nom. Si moi j’ai été emprisonné et transformé en monstre pour en avoir tué un, quel sort normalement devrait t'attendre pour avoir tabassé plusieurs autres ? Qu'on soit clair je ne te blâme pour cela, ils le méritaient surement, mais qu'après on ne me demande pas de pas avoir conscience de ma situation, ce serait me plonger dans le déni et, pire encore, ne pas être prêt à agir si le pire advenait... Enfin même s'il est vrai que je vois mal les habitants du donjon faire pire que ce que j'ai déjà pu commettre. En fait maintenant que j'y pense je me souviens de presque tout ce que j'ai fait durant les dix ans durant lesquels j'ai chassé des démons ou offert ma lame pour une cause qui me plaisait, premièrement pour les leçons qu'il y avait à en retiré... Mais aussi parce que je sais très bien que la vérité est souvent déformé et que je suis bien content de la posséder dans les cas où je suis impliqué."

Je songeais alors au siège de Demetos qu'elle avait évoquée et cela m’arracha un léger sourire, là aussi la réalité avait été déformé par les propos des historiens...

"Par ailleurs... Je n'ai pas participé à l'assaut de Demetos, mais j'y étais déjà allé avant et les assaillants m'avait offert de participer à sa prise. seulement les intérêts étaient purement territoriaux et il n'y avait pas de démons impliqués, donc je n’avais pas grand chose à en faire. Cependant moi ce que j’avais entendu de ce que tu me dis c'est que c’était une créature abjecte qui avait usé de ses pouvoirs impies pour détruire des armes sacrées...Ts  je savais qu'il y avait une part e faux dans cela parce que sinon l'église aurait prit part à l'affaire du côté des assaillants et Demetos aurait succombé rapidement, mais au points qu'on compare les canons et la poudre à  une arme sainte, c'en est presque comique, c'est voir même une hérésie... Et en fait t'as presque eu du bol d'être touché par ces flèches, car si tu t'étais pris un boulet explosif je doute que même ta remarquable constitution t'aurais permis de survivre... Bref tout ça pour dire que de ton histoire les faits ont été bien déformés, et qu'il en va de même pour les miennes. C'est toujours comme cela de toute façon, il en faut toujours pour agir dans l'ombre et dont les actes décisifs, mais abjects, servent d’autant plus à auréoler les "héros". Enfin c'est vrai de toute façon... Petite anecdote amusante tiens... Une fois un psychique à voulu m'arracher des informations et pour ça il a regardé dans ma mémoire. le pauvre a vu apparemment de telles choses que même s'il avait obtenu les informations la peur qui l'animait l'empêcha de parler jusqu'au lendemain. Enfin je crois puisqu'au dit lendemain je le suis libéré et je l'ai tué. Comme quoi ce qu'on a vécu ne peut pas être dévoila à n'importe qui... Dans le fond mon problème c'est que j'ai l'impression d'être un peu comme une chien habitué à la chasse et qu'on amènerait soudainement à vivre dans un palais luxueux, même si la comparaison est un peu rabaissante... Désolé si je parle trop, mais c'est pas tout les jours que je rencontre quelqu'un qui peut me comprendre alors j'en profite. Surtout si j'en abuse dit le moi."

... C’était quelque part ridicule j’avais tué des femmes, des enfants,et ce sans le moindre remords et je m'excusais de trop parler. Seulement parler ainsi n’était pas une nécessité juste un confort... Un de ces conforts dont je bénéficiais depuis que j'étais u donjon et avec lequel je n’étais pas encore très bien à l'aise et puis dans le fond quelle importance cela avait il ? Il n'y aurait nulle répercussion négative et rien ne changerait la situation des morts, ce qui ne m'empêchait pas pour autant de me souvenir d'eux par simple respect, ni de malgré ce songe de reprendre d'une voix un peu plus badine.

"Et ne t'en fais pas, même si je ne suis pas un hypocrite je sais me taire quand la vérité ne fera que nuire... D’autant plus que je suppose que si je la vexe je devrai aussi croiser le fer avec toi et même si cette hypothèse est assez plaisante je vais éviter de m'attirer d'autres ennuis. Par contre c'est vrai que t'en parles sans gêne et si en ce qui concerne combat et sang je peux causer de tout je préfère me taire sur ce domaine, par respect pour mon aimée...Et parce que je n'ai pas grand chose à en dire. Après tout j’ai pas une expérience comme celle qui semble être tienne, vu comment tu parles des hommes et femmes de Demetos qui t'étaient "offerts". Pour être totalement honnête j'étais encore puceau jusqu'à il y a un peu plus d'un ans et je suis assez... Mal à l'aise avec les femmes, par exemple ça m'est un supplice là que de voir tes formes... Enfin ça ne me dérange bien sûr pas en combat, sinon ...Ahahaha qu'est ce que ça aurait été les fois où j'ai affronté des succubes."

Enfin pour être honnête la première fois je n'en menais pas large. Les visions que m'avait imposé mon démon m’avait habitué aux horreurs et non à la... Volupté. heureusement un soubresaut de volonté m’avait permis de passer non seulement à côté de la mort mais aussi du viol, de peu certes, mais l’important était que le corps de la succube avait désormais nourri les vers depuis bien longtemps déjà. Cependant quand j'évoquais ses formes je baissais un peu le regard sur elle... Et je me rappelais alors qu'elle avait bien dit qu'elle ne vieillissait pas, chose confirmée à sa façon de s'exprimer, qui sonnait faux avec un tel corps. Je ne pus de fait m'empêcher de l'interroger à nouveau.

"Bon sang je vais finir par t'assommer de question, mais...Quel est on vrai âge ? Parce qu'à vrai dire si ce n'était ta manière de parler et la date de l'assaut de Demetos je te donnerai tout au plus dix sept ans, mais quelque chose me dit que c'est bien plus...Et juste par curiosité comme il ne faut pas se fier aux apparences...Quel âge me donnes tu ?"

Vingt-sept ans c'était assez jeune, mais ma barbe, mes cicatrices et mon allure de manière générale, m'en donnaient bien plus aux yeux des autres. Je me demandais si Meredith saurait s'en rapprocher à peu près... Enfin  à condition que ,contrairement à ce que je craignais, elle ne fasse fi de ma question pour plutôt se moquer de mon dépucelage tardif, qui généralement prêtait à sourire à bien des personnes...
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Meredith le Sam 20 Juil 2013, 17:39

La forgeronne hocha vigoureusement la tête quand Engar parla des démons maniant mieux la langue que la lame. C'était des adversaires barbants et pénibles, car souvent dotés de sortilèges de défense puissant obligeant à puiser dans d'autres ressources pour en venir à bout.

"Ouais, j'connais. Des foutus démons entourés de putains de sortilèges de défenses qui posent des questions à la con du genre "qu'est ce qui marche à quatre pattes le matin..." et tout le toutim. Quand j'avais trop faim, j'repartais faire le plein puis j'repartais à l'assaut. C'est pénible à dire, mais la plupart de ces trucs, je les ai chassés parce qu'ils en avaient marre de me supporter. J'suis pas spécialement fana de l'étiquette et supporter toute la journée mon langage fleuri fini par plomber l'ambiance."

La démonstration d'Engar en tant que cracheur de flammes ne tenait pas de l'improvisation. Visiblement il avait de l'entrainement, le genre qu'on n'a pas en trainant dans les couloirs et en courrant après les couche-tard. Elle applaudi sincèrement la prestation en frappant de sa main gauche la droite qui tenait la bière, faisant bondir le nectar par à-coup. C'est alors qu'elle se rendit compte que son vis à vis avait diminué le rythme de l'éclusage pour augmenter celui du bavardage, phénomène classique arrivé au cinquième litre de bières et généralement accompagné par des "ma femme..." ou des "boulot de merde..." L'absence des criminels habituels était bizarre mais elle mit ça sur le compte de la possession.

Il était sympa le Engar non-bourré! Elle ne le connaissait que comme pilier de taverne, où il éclusait en espérant que le lendemain ne se point jamais (car accompagné d'une solide gueule de bois) et souvent en solitaire, les humains dotés d'un passif de chasseurs de monstres ou de démons ayant une sale tendance à avoir des vieux réflexes qui s'allument quand le cerveau s'éteint. Meredith était plus populaire à cause de ses nombreux tournois de buveurs qu'elle s'imposait et de sa façon de boire qui faisait plaisir à voir aux nains et à toute autre espèce qui se noyait plus qu'elle buvait. Vu qu'il avait fait une croix sur l'alcool, Meredith était donc à court d'arguments à lui donner pour améliorer sa vie au donjon. Bon, elle pourrait toujours l'occuper de temps en temps en faisant fondre la ferraille de récupération... C'est alors qu'elle subit une nouvelle rafale de confidences alcoolisées, la plupart étant un peu abstraites, tout du moins peu perceptibles pour son cerveau ayant une approche de la vie résolument "chasseur-ceuilleur".

"Ben essaye de leur en parler. La plupart des monstres ici, surtout les gros sorciers, ne sont pas stupides. T'est pas mauvais avec une arme, sinon t'aurait pas tenu aussi longtemps. S'rait temps de négocier ta place ici fermement avec des trucs du genre : "Vous savez c'que j'vaux alors si vous voulez encore mon épée va falloir allonger la monnaie!" Des trucs du genre... Et change de pseudo merde! Le Porte-Haine... T'est pas un putain de portemanteau pour mauvais sentiments! Un truc classique comme le Porte-Lame ou un truc du genre... histoire d'annoncer la couleur. Moi c'est Coeur de Fer, un pseudo qui me va comme un gant. D'un côté quand j'aime un truc je ne renonce pas pour des histoires ridicules de religion ou de lois, de l'autre je sait qu'j'ai une volonté quasi indestructible qui m'fait me relever même quand j'ai bien morflé. Y a aussi des humains qui trouvent que mes yeux peuvent être flippants parce qu'ils font penser à de l'acier mais c'est autre chose!"

Elle humecta ses lèvres, soudain un peu pensive. Se faire accepter, hein? Elle n'y est pas arrivée chez les humains. Qu'elle y soit plus ou moins parvenue chez les monstres était un constat aussi joyeux que de se découvrir des ancêtres adeptes du meurtre de masse, format continental. La forgeronne n'aimait pas trop parler du passé, surtout quand elle buvait. C'était un bon moment à passer dès qu'il y avait de l'alcool dans l'histoire et le barbu était en train de tout gâcher. Elle reprit son apparence normal, à savoir celle qui fait changer de trottoir tout être normalement constitué ayant quelque chose à se reprocher.

"Même si tu dis que tu regrette rien, on sent qu'ça te travaille. Pas étonnant qu'j'te croisais souvent à la taverne. Fait comme tout le monde ici : tire un trait sur ton passé et commence quelque chose de nouveau. Jusqu'il y a quelques temps, j'imaginais même pas commencer une vie de couple. J'pensais pas que l'gros lot débarquerais par ma porte, toute timide et super canon..."

La conversation était revenue à la ville de Demetos et du gros canon. Ce dernier avait peut-être survécu à l'explosion et l'armée de la ville l'utilisait pour défendre ses murailles à présent? Vu comment Engar en parlait, c'était probable. Mauvais plan... Si ils apprenaient que Meredith se trouvait dans leurs murs, ils paniqueraient à grande vitesse et tout ce qui était capable de porter une arme encerclerai leur réserve à obus. Le guerrier parla aussi des risques des intrusions mentales, danger qui ne lui était pas encore arrivé.

"Ben qu'ils le gardent le canon, ces saints hommes. J'leur ferai bien de temps en temps des visites, histoire de maintenir la pression... Mais bon, j'suis mieux ici! Joli coup pour le psychique. Enfin, vu mon mental assez simple, il aurait pas eu beaucoup de boulot. C'est un peu comme si il se serait retrouvé face à un gros tableau avec marqué dessus à la craie rouge : "Dès quj'aurai viré ces putains de corde, j'te bute!" et rien d'autre. Sans parler des interventions de ma petite voix démoniaque interne perso qui lui aurait aussi siffler ses conneries d'histoires de meurtres à l'oreille."

La conversation revint vers les histoires de fesses, pour le plus grand plaisir de Meredith qui s'assit sur un tabouret, invitant son client à en faire de même. Eclusage, remise à niveau collective.

"J'pense pas qu'j'essayerai de t'buter pour si peu. J'le ferai sans doute pour éviter qu'elle le fasse. Elle est un peu fragile et vit mal le fait de se retrouver couverte de sang. Vu qu'j'avais déjà des tripes jusqu'aux genoux, j'ai moins d'scrupules, c'est tout."

Petit rire tout ce qu'il y avait de franc et d'amusé. Surtout qu'on allait parler des performances de l'autre.

"Oh? Par le plus grand des hasards, ton "Aimée", ce serait pas aussi celle qui a eu l'honneur de te cueillir? J'vais pas t'balancer la pierre, va! J'en connais d'autres qui ont du attendre plus d'un siècle avant de passer à la casserole! C'est juste que c'est bizarre pour un mec qui a vécu avec son épée... Il y a tellement de bordels itinérants qui suivent les armées, de filles de soldat qui trainent et autres services du même genre partout où il y a des chances de baston... qu'tu soit passé entre les gouttes tellement longtemps, ça tient de l'exploit..."

Elle était sincèrement impressionnée. Un chasseur de démons de grande classe! Le genre chevalier blanc! Par contre il devait plus être gris à présent vu comment il louchait sur les formes de la forgeronne. Pas grave, si elle s'habillait si peu c'était pour que les voit, ses formes. Une autre question débarqua de nulle part, une histoire d'âge. Avec un sourire bien garni en dents, Meredith se préparait à le claironner... puis s'arrêta, victime d'un trou de mémoire très mal placé. Son âge... Zut alors! Elle avait traversé trop de pays qui usaient chacun d'un système pour les dates différents. Un selon le nombre d'années de règne d'un monarque, un autre selon un calendrier religieux... Cela faisait cinq secondes que Meredith restait ainsi figée, l'air triomphante, avant de se dégonfler comme un ballon sur son tabouret.

"J'm'en souvient plus... J'suis née la troisième année du règne du roi Victor 4... Mais c'était dans un royaume super lointain et j'me suis perdue dans les dates au fur et à mesure du voyage... Si j'compte en hivers..."

Elle chercha à compter sur ses doigts mais eu quelques difficultés dès qu'elle passa le cap des dix, renonçant, elle retourna à la bière.

"J'vieilli pas. Donc, j'vais garder des seins bien fermes pendant encore longtemps. C'est l'principal. Pour toi... Ben t'as l'âge que j'aime bien. Tu vois, j'aime bien les filles plus jeunes, moins de la vingtaine, et les mecs bien bourrus. J'cherche pas trop à savoir les âges. Y a les personnes trop jeunes pour porter une arme, celles trop jeunes pour bien la manier, celles qui se croient plus fortes qu'elles ne le sont portées par leur jeunesse, celles qui savent ce qu'elles font avec une arme, celles qui sont matures et costaud, celles qui sont juste mûres à point, celles qui commencent à décliner et celles trop vieilles pour le combat. J'te mets dans la catégorie "celles qui savent ce qu'elles font avec une arme". Bref, un bon coup, quoi!".
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Engar le Mer 24 Juil 2013, 12:30

Après un bref commentaire sur les démons manipulateurs, que j'approuvais amplement, même si faire partir le démon ne suffisait pas toujours à libérer le malheureux à qui il nuisait, je m'avouais surpris par la sagesse et la candeur mêlée de ses propos suivants, deux choses surprenantes chez Meredith. Que croyait elle ? Je n'étais pas idiot non plus, j’avais déjà essayé d'en parler, mais ce n'était pas aussi simple. Si mes interlocuteurs étaient un tant soit peu cultivés ils se basaient avant tout sur ce que les livres d'histoire pouvaient raconter de mes méfaits et s'ils ne l’étaient pas ils préféraient bien souvent s'en remettre à leur bons vieux préjugés qui ne pouvaient leur nuire entre les murs du donjon, qui plus est c'était sans compter le triumvirat qui me tenait à l’œil. Quant au pseudo, à vrai dire elle avait pas vraiment tort, mais là encore l'affaire était plus complexe et qui plus est en m'expliquant le sien elle disait elle même pourquoi changer de titre ne se ferait pas en un tour de main et ce fut d'une voix quelque peu lasse que j'expliquais ma pensée à la forgeronne bourrue.

"Le problème ici c'est que contrairement à de nombreux autres endroits, c'est pas ceux qui ont les armes qui sont les plus forts... Qui plus est la monnaie ils l'ont déjà allongé pour mon épée quand j'étais garde, et ils ont arrêtés quand je devenais trop gênant. Je me vois dès lors mal faire cela, à moins de me rabaisser au rang des brutes mal dégrossie avec lesquelles tu m'as confondu dans un premier temps. Après j'ai entendu parler d'une stèle des quêtes qui aurait été mise en place,ce serait peut être une aubaine pour moi. cependant, j'ai cru vois que la plupart des missions devait être faite à plusieurs, ce qui est prudent, et ça ...C'est pas forcément facile de trouver des partenaires, que ce soit parce qu'ils ne m'acceptent guère ou parce que je les considère comme n'étant pas à la hauteur...je ne veux pas le même bordel que lors de ma dernière sortie à l'extérieur ! Quant au pseudo ... Tu crois que je l'ai choisi ? Il me colle bien à la peau, mais moi même je le trouve médiocre, mais premièrement j'ai aucune idée de quelle autre surnom choisir, secondement...C'est rarement qui choisissions le titre sous lequel on est connu, c'est la masse qui le fait pour nous. J'ignore ce qu'il en est du tien, mais tu parles des humains qui ont vu ton regard, ça serait pas eux qui l’auraient employés pour la première fois par exemple ? Peut être n'est cep as le cas, mais honnêtement ça ne me surprendrait guère. Et puis ...Honnêtement... Je suis pas regardant, mais le porte-lame... C'est un des titres que les paysans donnent à n'importe qui sait un tant soit peu joué de l'épée, même si ce n'est que pour l’esbroufe, alors j'ai pas trop envie de ça !"

Je dus m'avérer un peu surpris par la suite de l'attitude sévère qu'elle sembla adopter, mais en toute logique je n'avais rien à craindre d'elle, non ? Enfin je pouvais comprendre, de toute façon, ce dont on parlait à cet instant 'était nullement un sujet des plus joyeux, et j'étais quelque part coupable de l'avoir abordé, mais même pour un individu aussi bourru il y avait, du moins je l'espérai, un intérêt à cela... Bien sûr pas de la faire réfléchir, cela lui était sans plus néfaste qu'autre chose, mais il  devait bien y avoir quelque chose éveillant son intérêt, puisqu'elle prenait la peine de m'y répondre sans m'assommer. Enfin son air grave pouvait se justifier au travers de ses paroles... Qui soyons honnêtes m''irritèrent et récoltèrent de ma part une légère mimique irrité, bon sang pour le coup j'avais l'impression d'entendre la leçon de morale de Theorem !  Enfin son raisonnement n’était pas des plus idiots, mais elle ne prenait pas en compte un certain détail inconnu que je rectifias promptement,  un peu ronchon.

"Ce qui me travaille surtout vis à vis de mon passé c'est comment mettre en évidence aux autres ce qu'il y a eu de bien dedans ! Rien de plus, même si c'est déjà assez compliqué comme cela ? C'est pas pour fanfaronner ,mais quand je vois l'effet que peut avoir une guerre sur certains hommes, si ça me travaillait je serai déjà devenu cinglé. Quant à tirer un trait sur le passé...Honnêtement ça me ferait mal, sachant que je connais pas mal de vérités méconnues ... Et puis bon justement tout le monde dans ce donjon semble renier son passé et de fait oublier les leçons que ce dernier leur a apporté, ce qui me parait certes être une manière d'accéder au bonheur, mais aussi de perdre facilement ce dernier. Enfin c'est vrai que moi je ne m'attendais pas à ce qu'une elfe immortelle vienne déclarer sa flamme à un mortel aussi couturé que moi... Quant à la taverne, eh bien je suis pas devenu un buveur par choix, mais parce que suite à un certain incident, boire de l'alcool était le seul moyen pour contenir le démon que j'abritais, mais maintenant que Shiru l'a scellé, je n'ai plus à boire et de fait ne le fait presque plus...Sauf en de tels occasions. "

Ensuite elle rétorqua à mon commentaire sur la ville de Demetos, faisant preuve d'une confiance surprenante... Enfin au vu de sa condition ce n'était guère surprenant qu'après avoir survécu un certain temps dehors elle n'ait aucun doute sur ses capacités aux mailles du filet qui serait tendu pour l'attraper. Je pouvais comprendre, mais pour ma part je ne prendrai pas de telles risques, juste au cas où j'aurai affaire à un pêcheur un peu plus habile, à moins bien sûr que j'y ai un intérêt qui dépasse le simple amusement. Elle évoqua ensuite le coup du psychique dont, pour être honnête, je n'étais vraiment pas peu fier. Bien sûr quelqu'un avec de vraies tripes aurait pu fouiller dans ma mémoire sans avoir de pareilles séquelles, mais savoir que rien que mes souvenirs pouvaient faire office de protection mentale avait quelque chose d'assez amusant.

Néanmoins, ce fut le commentaire de Meredith sur la manière dont le télépathe verrait sa pensé qui me fit s'esclaffer, avant que je m'interrompe assez brusquement, l'air quelque peu surpris. C'était quoi cette petite voix démoniaque dont elle parlait ? Était ce seulement une manière d'évoquer les pulsions de meurtres qui pouvaient l'animer, comme chaque être vivant ? Ou bien avait elle vraiment une sorte de seconde conscience qui lui insufflait de telles impulsions ? Et cette dernière était elle vraiment démoniaque ? ... A cet instant le chasseur de démon en moi se réveilla et ce fut à mon tour d'afficher une mine des plus sérieuses, ne touchant guère plus à mon bock, telle qu'avait été mon intention de toute manière... Mais le masque se brisa rapidement, la discussion était déjà assez grave comme cela pour éviter que je la titille sur un tel sujet mais je comptais bien aborder à nouveau le sujet plus tard... C'était en tout cas pas sans me rappeler le cas de Dokpel

... Dans d'autres circonstances il aurait sans doute été évident que je dissimulais quelque chose dans mon esprit, mais au vu du sujet abordé, mes réactions étaient la meilleure des couvertures, en effet il était à nouveau question de l’amante de la forgeronne et face à un pareil sujet je ne pouvais m'empêcher de rougir aux éclats et d'adopter une attitude des plus gênées. Bon sang malgré tout mes efforts j’avais du mal à demeurer décontractée en pareilles circonstances. Bien sûr cela ne survint pas sur le champ, car le passage quant à mon hypothétique mort et les entrailles dans lesquelles pataugeaient Meredith n'avait rien qui puisse me gêner, d’autant plus au vu au rire qu'elle eut ! Non ce fut quant il fut question de moi et de ma...Maturité tardive dans ce domaine, que les choses se corsèrent, même si l'interrogation qu'elle eut là la fin m'offrait une échappatoire à cette confusion, bien que ce fut pas sans quelques bafouillages.

"Eh bien... Tu vois... Il y en a eu deux... la première c'est une succube qui m'a sauvé la vie et qui m'a ...Fait comprendre que les démons, et de fait les autres races, n'étaient pas tous mauvais par nature, mais elle est morte quelques temps plus tard... Et puis Pour hm... Kumie, je l'ai juste sauvé d'un autre habitant un peu vindicatif, elle avait pas encore de lieu où dormir alors je lui ai proposée de dormir chez moi... Mai ce n'est pas ce que tu crois ! Elle a dormi dans mon lit, mais moi non ! C'est... le lendemain une fois qu'elle a eu un logement qu'elle m'a invité chez elle et qu'elle m'a avoué être... Amoureuse de moi. Une succube m'avait déjà dit la même chose, mais elle est morte, mais je demeurais tant confus que... Je ne pouvais nullement refuser cela e après eh bien...Advint ce qui devait advenir et aujourd'hui elle est enceinte... Mais pour être honnête je me demande si notre union ne s'est pas fait trop rapidement. J'ignore tant de choses d'elle et cela est réciproque. Déjà et comme je te l'ai déjà dit le démon par la faute de Shiru à abusé d'elle et... et puis je suis mortel et elle non. Ahhh, désolé je dois passer pour un type qui vient juste de découvrir ce qu’était une femme, mais...C'est à peu près cela. Même si j'ai accompagné des armées fréquenté nombres de bouges et affronté des succubes eh bien... C'est juste que je faisais seulement ce qui me paraissait nécessaire. Ainsi dépenser d l'argent pour du plaisir me paraisse sot, tout comme trousser une paysanne dans les foins. Et encore une fois je te l'ai déjà dit mais j'allais même jusqu’à tuer ceux qui abusaient des femmes, fussent ils dans mon camp, pour te donner une idée... Mais pour être totalement honnête Je suis surtout un grand prude, hormis en cas de combat ! Il aura fallu la rareté qu'est une succube bienveillante et non nymphomane pour que je découvre le plaisir de la chair pour la première fois..."

La couleur de ma peau ne devait rien avoir à envier à celle de Meredith lorsqu'elle était en plein travail, près des flammes de la forge, au moins ne s'en moquait elle pas trop, ma « performance » semblant même l'impressionner… Puis survint la question de l'âge. Elle parut alors particulièrement fière, ce qui pouvait se comprendre, car au vu de ce que je savais d'elle elle était bien plus vieille que ne le laissait présager son apparence. J'attendais alors posément sa réponse... Pour me rendre compte qu'elle semblait comme figé dans cette posture qui devenait à chaque seconde plus ridicule. Visiblement c'était à son tour d'être quelque peu mal à l'aise, ce qui m'arracha un sourire amusé, peu avant qu'elle ne reprenne la parole , alors que je m'apprêtais à passer ma main devant ses yeux afin de m'assurer que son cerveau n'avait pas tout simplement décidé de s'éteindre ! Enfin, au moins me donna telle un vague repère temporel, mais cela ne m'aidait guère car je ne savais nullement quelles étaient les dates du règne de Viktor 4, ce nom me disait vaguement quelque chose, mais rien de plus.

Qui plus est j’avais un peu pitié pour Meredith qui essaya même de compter sur ses doigts, et pour être franc je me demandais bien comment, avec une telle maladresse avec les chiffres,n étaient elles certaines d'être bien rémunéré pour ses services, d''autant plus que les variations monétaires d'un pays à l'autre étaient bien plus complexes que les changements de calendriers. Finalement elle en revint à la valeur bien plus sûre qu’était l'alcool, même si pour ma part je l’avais délaissée, avant de poursuivre sur un sujet qu'elle maîtrisait bien mieux, à savoir sa propre vision de voir les choses. Or bien que je me serai passé de la manière dont elle évoquait sa grande longévité, je devais avouer que grossièrement j’avais la même manière de voir les choses. Quand je voulais savoir l'âge du personne c'était bien souvent pour me faire une idée de son expérience potentiel, bien que l'âge ne faisait pas tout, par exemple j'étais plus habile que certains monstres qui avait vécus plus de cent ans ! Néanmoins je préférais tout de même avoir une valeur chiffré, car face à des individus comme elle juger son expérience en se basant sur sa simple apparence physique était assez sot, mais pour autant je ne me permis pas de critiquer, d’autant plus que cela serait mal venu au vu du compliment qu'elle me faisait, bien que ce dernier ajoutait à ma confusion...

"C’est vrai que d'une certaine manière je t'envie. qu'on s’entende bien, je suis fier d'être et pour rien au monde j'accepterai de devenir autre chose ! … Mais je ne te cache pas cela m'irrite d'avoir une longévité aussi faible. Il y a déjà le fait que je sais que fatalement je mourrai bien avant mon aimée, mais... C'est surtout que depuis que je suis dans le donjon je me rend compte à quel point les immortels ou même simplement ceux vivant longtemps ne profitent pas de cet atout inestimables ! Mon âge, je connais sa valeur chiffrée, du moins dans le calendrier religieux. j'ai 27 ans, même pour un humain c'est assez jeune et à cet âge tu me mets dans la catégorie de ceux qui savent ce qu'ils font avec une arme, j'en suis flatté. Cependant il y a pourtant des êtres qui ont des centaines d'années de plus que moi et qui, que ce soit en matière d'aptitude martiale ou en d'autres domaines, n'ont pas atteint mon niveau et alors je ne peux m'empêcher de penser avec...Agacement à tout ces hommes que la vieillesse freinera dans leur ascension... En fait c'est probablement une des raison pour lesquelles les hommes ont réussi à dominer les monstres, nous vivions peu et sommes fragiles, mais de manière générale nous vivons et agissons bien plus intensément. A bien y penser c'est une des raisons pour lesquelles je t'aime bien, t'es peut être doté de plusieurs siècles d'existence devant toi, mais ça ne t'es pas une raison pour ne rien faire ou te ramollir et j'aime bien. Ceci dit je crois qu'il faut qu'on se mette d'accord sur un point."

… Et alors que ma voix et mon attitude étaient des plus graves tandis que j'évoquais la condition humaine et sa faible longévité, qui jusqu'alors ne m'avait jamais, ou peu , dérangé, mon comportement changea du tout au tout , me préparant à ce que j'allais dire, et ayant du mal à croire que j'allais le faire ! Ainsi j’affichais un sourire quelque peu gênée et tout en me grattant l'arrière du crâne quelque peu confusément j'ajoutais d'une voix un peu badine.

"Je suis tout aussi flatté que tu me perçoives comme un bon coup, mais vu la connotation de ces mots je propose que tu évites de les employer si ton amant, ou la mienne , est dans les parage, je ne donne pas cher de nos peaux... Et puis je me permets de te rectifier quelque peu. Je sais y faire avec les lames que j'ai en main, mais pas tellement avec ce que j’ai entre les jambe, du moins de mon propre point de vue. Enfin heureusement la succube que j'ai évoquée n’était pas très exigeante et Kumie encore moins... Et pour être tout a fait honnête... Avant que plus ou moins de force Franken Fran m'opère à ce niveau, on pouvait aisément penser que mes lames étaient là pour compenser quelque chose."

Je n'évoquais pas explicitement la chose, mais le sourire hilare que j'avais à cette seule pensée et l’écart que je faisais entre mon pouce et mon index, tentant de montrer à peu près une taille d'un pouce et demi, étaient, je crois, suffisamment explicite. Ça pouvait être curieux que moi même j'en ris, mais malgré les moqueries que cela avait pu m'attirer ce n'était nullement cela qui causait cette pudeur et puis... il fallait bien que je finisse par ne plus être mal à l'aise en parlant de ce genre de choses alors autant que je m'entraîne !
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Meredith le Dim 28 Juil 2013, 14:33

Visiblement, l'ex-garde s'inquiétait un peu pour son avenir. Elle le comprenait un peu : La seule chose qui l'a sauvée ici, c'était sa passion pour le façonnage du métal en fusion. Dire qu'à l'origine c'était à cause de ses trop nombreux frais de réparations et d'armement qu'elle avait pris quelques cours avec des forgerons bourrus... Le pauvre Engar avait un répertoire trop limité en comparaison et il avait la même sensation désagréable qu'à un champion muté comme garde d'un hameau.

"Faut pas trop voir en noir! Doit bien y avoir des missions en duo ou solo à un moment ou à un autre! Mais si tu veux du fric régulièrement, vient bosser ici à l'alambic!"

Cela faisait depuis trop de minutes que le broc d'Engar restait intact. Elle surveillait ce genre de choses depuis qu'un guerrier avait essayé de la saouler pour abuser d'elle (le pauvre avait fini la nuit avec une addition salée et une Meredith hilare) et un type sobre se repérait comme une bougie dans l'obscurité dans une taverne. Il limitait sa consommation. Chose importante si on veut être embauché dans la distillation. La conversation tourna vers les pseudos et la brute dut faire un effort important sur elle-même pour se rappeler de l'origine véritable du sien. Après quelques secondes accompagnées de gémissements, elle finit par faire le tri et débiter ce dont elle se rappelait avant la nouvelle vague d'oubli.

"J'étais encore une môme. Un poète a débarqué au village et déblatéré comme quoi il pouvait voir la beauté dans toutes les femmes. Elles faisaient la queue pour qu'il dise ce qu'il voyait dans leurs yeux. J'm'y suis aussi mise et il a pas aimé ce qu'il a vu. Moi, cette histoire de coeur aussi dur que le fer m'a plue et je l'ai gardée. Pour en revenir aux pseudos, j'ai déjà vu des guerriers s'en attribuer. Ils font un fait d'arme et payent des troubadours pour dire que c'était l'action du Massacreur de la Rivière ou des trucs du genre. Au bout d'un certain temps et d'une certaine quantité de fric versé, tout le monde l'appelle comme ça. Faudra juste changer le style de fringues, de coiffure, de façon de parler tout ça. Histoire de faire distingué. Ça marche bien le style distingué pour avoir des jolis pseudos."

Après, les collants moulants et les pourpoints dorés, c'est pas pratique pour la baston. Mais quand on a un bon niveau de maîtrise des armes, on peut foutre la pétoche à n'importe qui en pyjama. Après avoir bu une nouvelle lampée, Meredith se demanda si elle ne devait pas freiner un chouïa : son interlocuteur aimait les longues tirades compliquées et avait des considérations pour des choses qu'elle trouvait bien futiles. Se concentrant plus sur la nature du repas suivant que sur la beauté des relations avec la clientèle, il lui fallut une fois de plus se remettre dans l'état d'esprit qu'elle avait en arrivant ici. Toute cette réflexion commençait à lui filer la migraine...

"Ben comment leur en vouloir... Rien dans la vie dehors nous prépare à vivre entouré de monstres, même pour les monstres. Ils vivaient en clans entre eux et sont pas plus habitués que les humains à se promener à côté de trucs qui étaient leurs pires ennemis dehors. Faut faire une croix sur certains trucs si on veut pas rejouer chaque jour le Ragnarock dans les couloirs. Fait gaffe quand tu balance que tu veux garder de tes vieilles habitudes du dehors, la plupart des monstres se rappellent vite d'où tu viens. Faut dire que dehors j'étais plus forte pour traquer les monstres que pour les buter, donc la plupart de mes petits talents servent à que dalle ici où je peut tomber sur les monstres rien qu'en tournant un peu vite dans un couloir."

Il buvait plus hein? Tant mieux, tant mieux... Elle en avait un début de sourire démoniaque qu'elle affichait généralement devant chaque opportunité de profits quand l'ex-garde lui fit quelques confidences plus intimes. Kumie... Kumie... Une femelle immortelle qui porte le nom Kumie... Oui, une elfe garde se nommait ainsi. Superbe châssis, comme bien des elfes. Sale veinard...

"Ben c'est plus facile pour un mec d'abuser une femme que pour un mec de faire en sorte que la femme s'abandonne à lui volontairement. Hors usage de drogue et de torture, j'entends. T'as la chance que ça t'arrive alors te pose pas trop de questions là-dessus. La plupart des mecs et nanas qui ont flashé sur moi ont tenté de me trucider après et j'suis pas plus habitué qu'toi à une vie stable en couple. Comme moi par contre, t'est tombé sur une immortelle qui a pas l'habitude non plus de la bagatelle. Marche sur des oeufs, laisse-la respirer et tout ira bien."

Tentative d'auto-persuasion. Elle ne voulut pas revenir sur les histoires de la succube décédée, ne souhaitant pas remettre sur le tapis une relation qui a tourné cours à cause d'une tragédie. D'accord, il y avait de l'alcool sous la main (et de qualité pour une biture de première!) mais ce n'était pas une raison pour chercher des sujets à noyer sous l'éthanol. La discussion sur leurs âges respectifs prenait une drôle de tournure. Encore quelque chose qui travaillait l'ex-chasseur de démons. Il devrait boire plus pour avoir moins de sujets de préoccupations le pauvre!

"Tout l'monde passe pas sa vie à manier l'arc ou l'épée. Y a des vieux qui sont des cracks dans la culture de la patate douce ou dans l'élevage. Mais j'suis d'accord, faut vivre la vie à fond! J'ai vécu de sacrés histoires et j'sais bien qu'un humain normal survivrait pas à la moitié des mauvais traitements que j'me suis pris. Pas de raisons que j'm'arrête en si bon chemin et vivre en couple est un putain de nouveau défi!"

Pour tout dire, elle balisait plus à passer la porte d'Amaliah que les fois où elle devait pénétrer dans une caverne bourrée ras la gueule de gobelins avec supplément de trolls. Il fallait qu'elle maîtrise à la perfection son muscle le plus affûté mais aussi son plus imprévisible : sa langue. Vu qu'elle était branchée pour ainsi dire directement sur le cerveau et que ce dernier contenait assez de pensées obscènes pour faire rougir un bordel, chacune des discussions avec la banshee était un duel contre le pire de ses adversaires : elle-même.

Quand la discussion vint sous la ceinture, un sourire narquois se dessina sur le visage empourpré par l'alcool de Meredith.

"Si tu veux une leçon pour la faire grimper aux rideaux, pas de problèmes..."

Se levant de façon lascive du tabouret, elle contourna l'ex-guerrier et disparut derrière un rideau pendant deux longues minutes avant de réapparaître, accompagnée d'un mannequin de bois dénué de bras.

"C'est un des trucs que j'utilise pour exposer les armures. Au moins, si elles débarquent, elles poseront la question "c'est quoi ce bordel?" avant d'ouvrir le feu. Et on aura donc le temps de se tirer."

Posant le mannequin sur le sol et lui faisant face, Meredith mima les actions tout les expliquant au fur et à mesure. Question drague, elle assurait! Tout du moins, déjà bien plus que le rougissant Engar.

"Kumie, de ce que j'en sait, a plutôt des allures de filles de la haute. Faut donc pas l'aborder façon pirate et se la jouer noble. Tu la bloque en la tenant par les épaules. Pas trop fort pour lui faire mal mais assez pour qu'elle sente que t'as envie qu'elle reste là. Tu la regardes quelques secondes, pas trop sinon elle va s'envoler. Là, tu la sert dans tes bras, juste histoire qu'elle sente ta chaleur. Serre pas trop fort, surtout si Jacquot est au garde à vous. Le point suivant c'est le bisou. SURTOUT pas la bouche pour commencer. Vise le front, mignon, ou la joue, version tendre. Après le premier bisou, appuyé, d'autres plus rapides. Rapproche toi doucement d'la bouche pendant que tes mains frottent son dos. Et touches pas les fesses, c'est hors limite à ce moment. Vient le moment du baiser. Du vrai. Cinq minutes sans respirer c'est ma limite mais Kumie est une elfe donc évite de la faire tomber dans les pommes."

Après avoir mimé le baiser, juchée sur la pointe des pieds à cause du mannequin trop grand, Meredith se laissa emportée, aidée par l'alcool et une vie passée à se ficher des limites.

"Là, tu commence à palper. Les cuisses, les épaules, les bras, les hanches... Evite tous les endroits qui risquent de mettre le feu trop vite. Les bisous dans le cou, c'est aussi bon pour allumer le four. Le mordillage des oreilles, pas trop fort, c'est pas mal radical aussi. Une fois qu'la température est bonne, tu peut commencer à tripoter son armement perso à travers les fringues. Une fois qu'vous êtes à poil (ça vient vite à ce moment), faut repartir en arrière dans le boulot : retour des caresses aux endroits pas sensibles, histoire de remettre le feu à bonne température. Utilise ta langue dans tous les endroits possibles, elle devrait aimer. Quand vous s'rez dans le feu de l'action, n'oublie jamais un truc : le septième ciel est plus loin pour une femme que pour un mec. Faut faire durer le plaisir. C'est seulement quand elle sera repue que tu pourras lui demander des trucs plus exotiques. Des questions? Non, alors travaux pratiques!"

En riant, elle lui balança le mannequin, le ratant de loin! Le pantin de bois passa à travers le rideau et retourna, dans un fracas, dans la réserve dont elle l'avait tirée. Toujours hilare, Meredith reprit sa position assise avec la bière en main.

"Bon, plus sérieusement, t'en penses quoi d'ma proposition? Tu bosses pour moi pour distiller de la bibine, rentrées d'argent régulières pour t'installer tranquille avec ta duchesse? Bon plan, non?"
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Engar le Mar 30 Juil 2013, 20:00

Enfin elle me proposait ouvertement un travail... Et soyons clair je n'allais pas m'en plaindre ! Bien sûr il y avait plus intéressant que de s'occuper d'un alambic, surtout qu'il allait falloir que j'évite de toucher à qu'il produisait, mais premièrement c'était déjà une occupation, en plus de la correction des traités de démonologie, mais surtout cela me rapporterait de l'argent. En quelle quantité ? Cela restait encore à déterminer, mais il était probable qu'il allait falloir que je négocie sec avec Meredith connaissant sa réputation de grippe-sou si je ne voulais avoir ne serait ce que de quoi me nourrir sans puiser plus avant dans le pécule de Kumie. Au pire elle avait raison sur un autre point, il devait bien y avoir quelques missions en solo ou en duo à effectuée afin d'arrondir les fins de mois, auquel cas trouvé un partenaire un tant soit peu fiable devrait être chose aisée. Je me demandais par ailleurs si Meredith serait tentée par l'aventure... Pour moi la réponse était oui, car on avait bien du mal à se défaire des petits plaisirs que procurait ce genre de tâche, mais c'était sans doute me prononcer trop rapidement. Il était tout aussi possible qu'elle rechigné à ce que sa forge ou son alambic soient délaissés, qui plus est si elle m’accompagnait cela allait induire le fait que je me montre extrêmement vigilant quant à la répartition de la récompense et du butin qu'on trouverait. Au vu de la cupidité qui était sienne, j'aurai tôt fait de me retrouver sans rien d'autre que la simple joie d'avoir accompli ce qui étai nécessaire et si cela me suffisait par le passé, ce n'était guère plus le cas désormais que je logeais dans le donjon.

J'étais en plein réflexion à ce sujet quand je surpris son regard en direction de mon broc... C'est vrai que ça devait le surprendre, elle m'avait connue comme un grand soiffard, et voila que je ne m’étanchais guère plus le gosier que le premier nobliau venu pour s'encanailler. Enfin je doutais qu'elle s'en plaigne, elle avait ainsi l'assurance que je ne puiserai pas dans les réserves et qui plus est ça lui en faisait plus pour elle. Justement alors qu'elle commençait à me fournir des explications sur son surnom, avant que je ne réponde à son offre, je poussais mon broc vers elle, l'invitant de fait à se servir tandis que j'écoutais son histoire et les explications qui suivirent concernant les titres dont on affublait souvent les gens de notre trempe. Je ne pus retenir un sourire quand elle évoqua l'histoire du barde, qui n’avait pas eu totalement tort au vu de ce que j'avais pu voir dans les yeux de Meredith, même si au vu du nombre de fois ou j'avais vu ces derniers luire d'avarice je l'aurai plutôt associé à un métal un peu plus précieux que le fer, quant aux explications qu'elle donnait elle ne m'apprenait rien, mais je devais avouer que l'idée ne m'avait jamais traversé l'esprit, car j'avais toujours vu cela comme une manière bien veule de se faire connaître, mais peut être que c'était en effet la bonne solution pour moi... Qui plus est comme il s'agissait juste d’obtenir un surnom dans l’enceinte du donjon ça ne devrait pas me coûter trop cher... non ?

"... J'aurai bien aimé voir la tête du poète quand il t'as vu pour qu'il te donne ce surnom, ça devait être des plus amusants. En tout cas ça lui fera les pieds à ce trouver et je ne vais pas l'en plaindre, car j'en ai connu bien peu qui se montrait digne d'un quelconque respect. Quant à adopter un nouveau surnom... Comme tu l'as dit les types ont au moins un faits d'armes avant  et dans le donjon... déjà je peux oublier probablement tout ceux que j'ai pu commettre par le passé quant à ceux que j'ai fait depuis mon arrivé..."l'écorcheur de démon" pour la mort du démon blanc sûrement mal interprété, "le libérateur des âmes" pour le fait d'avoir combattu Ferliost avec sa fichue pierre qui capturait les esprits de ses victimes serait très pompeux, d'autant plus que je suis mort dans ce combat, quant à ce qui s'est passé lors de la tentative de sauvetage de la famille de Felina... Mieux vaut éviter de rappeler aux gens ce qui est advenu. Rah c'est déjà mal barré pour cela, alors j'ose pas imaginer qu'est ce que cela sera pour le changement d'apparence, d'autant plus que je ne peux pas effacer mes cicatrices et je crois bien que c'est ce qui effraye le plus les autres, ce que je peux comprendre... Enfin si t'as des proposition, un peu plus originales que le porte lame quand même, je suis preneur."

... Honnêtement j'étais surpris qu'elle ne m'ait pas déjà jeté dehors, non pas que je m'étais mal comporté bien sûr, mais j'avais l'impression qu'à chaque fois que je parlais cela causait chez elle une migraine des plus intenses, lui demandant un effort de réflexion des plus conséquents et apparemment guère agréable au vu des mimiques qu'elle faisait... Enfin cela ne l'empêchait pas pour autant d'également répondre avec des propos plutôt longs et même assez intelligents, mais en dépit de cela je lâchais tout de même un soupir face à ses dires concernant la "tolérance" des monstres.

"J'y suis bien parvenu moi à ne plus haïr les démons, oh bien sûr je garde une légère méfiance à leur égard, mais je ne les observe pas en coin quand je les croise, je ne les calomnie pas dans leur dos. Pourtant je sais bien les actes que leurs semblables ont pu faire et cela dépasse parfois les raisons pour lesquels nombres de monstres haïssent les humains. De fait... Je peux les comprendre, bien sûr, mais je me dois aussi de les blâmer quelque peu sur leur aveuglement, d'autant plus qu'ils ont eu suffisamment de preuves qui auraient dû leur ouvrir les yeux ! Ne serait ce que le sacrifice de nombreux rôdeurs humains qui sans être lié au donjon se sont battus à notre côtés pour repousser Focus ! Quant au fait de garder mes vieilles habitudes... Pas ma faute si même face à mes semblables elles sont plus efficaces que si je dois par trop m'assagir et contrairement à eux je n'ai pas pour habitude de me voiler la face... Même si apparemment je vais être obligé de le faire si je désire être accepté. Pourtant  au vu de mes origines nordiques, ça me dérangerait pas trop le Ragnarok, même si c'est une question de religion et que je n'ai jamais été vraiment croyant... Au fait ça me surprends quelque peu ce que t u dis, j'ai moi même étaient bien souvent plus considéré comme comme un traqueur que comme un tueur ou un guerrier, même si mes talents en ces domaines sont équivalent selon moi, alors que pour ta part t'as plus l'attitude de quelqu'un qui va faire voler les dents de ton ennemi que pour le pister..."

Je ne remettais pas ses talents de pisteur en doute bien sûr, mais c'était tout de même désappointant, je ne la voyais pas étudier les traces de pas de ses proies, se montrait vigilante aux branches brisées ou à des indices encore plus subtiles... Comme quoi juger les gens à leur apparence donnait bien souvent des informations erronées ou tout du moins incomplètes. Venait ensuite l'évocation du viol, nouveau grognement de ma part. Même avant ce qui était arrivé à mon aimé cet acte me révulsait et cela s'en ressentait sur mon attitude quand il était évoqué, un peu tendu, un peu agressif... Néanmoins je m'apaisais rapidement, m'efforçant à sourire quant elle évoqua ses relations passées... Ces relations charnelles suivis de la mort d'un des amants arrivés assez régulièrement parmi les aventuriers, une des raisons pour lesquelles j'évitais ce genre de liaison et j’étais à vrai dire surpris que Meredith ait pu y échapper tant de fois !  Enfin survint un conseil concernant mon couple, qui m'étonna quelque peu... La laisser respirer ? Je le faisais déjà, mais à vrai dire ça ne me plaisait pas... Après ce qui était advenu j'avais tellement peur qu'il lui arrive encore des malheurs...

"C'est pas si simple ce que tu me demandes... Premièrement parce qu'en tant que mortel aimant une immortelle j'aimerai pouvoir profiter tant que possible du temps qui m'est imparti à ses côtés et e secondement... Je ne me fais pas d'illusions, ses affaires marchent bien à la pâtisserie et les services qu'elle rend à la garde lui donne une bonne réputation, mais je remarque bien les regards que certains lui lancent parfois, les commérages... En effet beaucoup s'interrogent sur comment elle peut subir la honte d'être aux côtés d'un humain tel que moi  et j'avoue craindre qu'un jour un d'entre eux ait l'idée de m’atteindre ne tentant de s’en prenant à elle.. Enfin tu me diras il faudra que ce dernier soit un minimum douée pour venir à bout de Kumie, mais que veux tu, j'ai toujours tout fait pour accomplir ce qui me paraissait nécessaire et aujourd'hui la nécessité c'est de la protéger, même si ça risque de l'étouffer quelque peu...  Aha bon sang, je plains mon enfant à venir."

Je disais bien sûr cela d'un ton taquin... Il n’était nullement mon intention d’oppresser ma femme ou mon enfant,même si j’escomptais bien les protéger... Enfin bien sûr rien ne me prouvait que je saurai être un bon père, mais ce que je pouvais faire déjà c'est qu'il ait une enfance, contrairement à moi, du moins au delà de mes dix ans.. Par contre celui qui serait certainement à plaindre ce serait, dans le cas où ma progéniture est une fille, son ou ses futurs petits amis car en matière de beau père on pouvait sans doute peu probablement faire pire que moi. Enfin ça sera le cas tant que je serai en vie et si j'escomptais bien que mon enfant connaisse l’amour rien ne l’empêcherait de le découvrir après plusieurs siècles d'existence puisqu'il ou elle aura hérité de la longévité de sa mère. Venait ensuite son commentaire sur mes critique vis à vis de l’attitude des montres et, craignant qu'elle est mal interprétée mes propos, je me dépêchais de lui répondre au tac au tac.

"Qu'on soit clair, je ne considère pas le combat comme le meilleur choix de vie, j'ai par exemple un grand respects pour les bon artistes, les agriculteurs ou même les parents, bien que j'en ai tué des dizaines. Mais même en d'autres domaines les créatures se laissent aller et se contentent encore plus longtemps que les humains de quelque chose de médiocre. Tu dis que ta vie de couple est un défi... Mais un défi qui peut te rapporter beaucoup. Or j'ai la sensations que les créatures fuient ce genre de défi comme si le temps pouvaient leur apporter ce que ces confrontations leur auraient données. Alors oui je ne demande pas à tout le monde d'emprunter la même voie que moi, mais qu'au moins ils en choisissent une et y avancent avec ferveur !"

Quelque peu tendu je me courbais quelque peu et l'air songeur je passais une main dans mes cheveux, je n''arrivais décidément pas à comprendre pourquoi les monstres étaient ils si aveugles ? Comment pouvaient ils ne pas avoir conscience du pourquoi un simple humain pouvaient venir à bout d'eux en duel alors que leurs capacités physiques étaient moindres, pour quoi l'économie des humains étaient encore plus florissante que celle des nains alors qu’ils avaient des talents moins prononcés dans la fabrication d'objet et se montraient bien moins mercantiles ? j'avais beau me montrer de plus en plus compréhensif je n'arrivais toujours pas à appréhender la vision des monstres, à moins de naïvement qualifier leur attitudes de simple arrogance... Ainsi je n'aperçus pas le sourire de Meredith, tout juste l'entendis je et relevais je à temps la tête pour la voir se relever sensuellement, ce qui était déjà suffisant pour me faire rougir...Et en me remémorant ses dires je comprenais que les secondes à suivre allaient être pire.

Ainsi la forgeronne ne tarda pas à revenir avec un mannequin, dont elle expliqua l’utilité, chose à laquelle j'acquiesçai... puis elle commença la démonstration , accompagnant ses propos des gestes les illustrant, le tout en une gestuelle sensuelle qui n'était pas sans titiller  le "Jacquot" comme elle le nommait. Néanmoins soyons honnêtes la principale responsable de cette réaction n'était pas tellement Meredith elle même, bien que son physique lui permette de prétendre à cela . Non, en vérité il s'agissait de la vision que j'avais de moi même faisant ces choses à mon aimée, bien que je remarquais que parmi les choses qu'elle évoquait j’avais effectuée d'instinct plusieurs d'entre elles lors de ma première nuit dans les bras de mon amante, en particulier en ce qui concernait les oreilles, les elfes étant après tout particulièrement sensible à cet endroit... Bref quoi qu'il en soit j’étais un public des plus attentifs face à une Meredith rendue des plus enthousiastes par sa propre démonstration, comme quoi il n'y avait pas que moi qui semblait m'imaginer certaines choses...

Cependant je dus m'avouer surpris lorsqu'elle s'exclama qu'il était temps de passer aux travaux pratiques. Craignant qu'elle me saute alors dessus je m'élançais sur le côté. Je ne me rendais compte qu’après ma réception qu'elle m’avait juste envoyé le mannequin, ce qui dans un sens me rassurait, mais, dans le même temps, me rendrait également quelque peu honteux de m'être fourvoyé sur l'intention de la forgeronne... En même temps une situation avait tôt fait de déraper !  Bref toujours était il qu’après un important fracas venant du point d'impact du mannequin je étais un regard énervé à l'égard d'une Meredith hilare avant de me relever, m'époussetant comme si de rien n’était tandis qu'elle se rasseyait et réitérait son offre...

"Eh bien... Ça me convient, il faudra que tu me donnes quelques explications un peu plus Complètes, mais je pense que je devrai pouvoir me débrouiller . Cependant tu parles de rentrée d'argent régulière... A combien tu évalues cet argent ? Si t'en a s aucune idée je te propose une offre. L'équivalent d'un écu d'or par mois, ça te va ? C'est grosso modo le bénéfice que tu devrais tirer de ta production en une journée, ça m'a l'air plutôt correct non ?"

Un trentième du bénéfice que je lui offrais... Ouais je pense que c'était une part assez réduite pour ne pas qu'elle fasse un malaise juste devant moi et au prie...C’était quand même moi qui lui avait offert l'opportunité de se faire de l'argent en plus avec cet alambic alors ce serait mal venu de sa part de s'en plaindre ! Enfin au pire même si elle réduisait mon salaire ça ne me poserait pas de problème, du moment que je ne tombais pas en dessous de deux écus d’argent par mois je devais être à même de me débrouiller pour me sustenter un minimum, avec la nourriture la plus infâme qui soit certes, mais tout de même... Par ailleurs, si le visage que j’affichais à cet instant était si grave , ce n’était pas pour l'argent, mais pour le sujet que je désirais apporter.

"… J'aimerais te proposer également un autre type de ...Service. Tu n'es pas totalement humaine, c'est un fait et tout à l'heure tu as évoquée une petite voix qui te soufflait de tuer, de massacrer. Alors j'aimerai m'assurer, est ce juste une métaphore pour symboliser ton enthousiasme guerrier ou est ce réellement une voix que tu entends en toi ? Si c'est le cas ce ne serait pas surprenant, chez les hybrides, qu'ils soient liés d'une liaison entre un humain et un monstre ou entre deux créatures de race différente il est assez courant de voir une sorte de dédoublement de l'esprit, avec souvent des conséquences... Dramatiques. Alors bien sûr je m'avance sans doute un peu, mais si c'est réellement une autre entité qui te parle et qu'elle te pose des problèmes... Je devrai être à même de t'aider si tu le désires... Et le tout sans réclamer le moindre paiement, que j'agisse dans l'immédiat ou plus tard, si je dois m’exécuter. Je te dois bien cela pour le boulot que tu m'offres."

Encore une fois je me servais honteusement de son appât du gain pour qu'elle accepte mon offre, je devrai en avoir honte, probablement. Enfin c’était efficace et c'était tout ce qui comptait ! Ainsi de grave j'étais passé d'un peu badin, poursuivant brièvement d'une voix un peu joyeuse.

"Et que tu acceptes ou non ma proposition... Ça te dirais que de temps à autre qu'on fasse ensemble des missions à l'extérieure ? Pour ma part ça serait un plaisir de pouvoir avoir faire équipe avec quelqu'un de compétent... Et rassure toi dans l'action je suis moins bavard que je ne le suis présentement !"
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Meredith le Ven 02 Aoû 2013, 11:54

Tout comme pour elle, Engar avait peu d'affections pour les poètes. Après tout ces derniers gagnaient leur vie par duperie et en vampirisant des femmes seules et riches. Le comble de la paresse pour des personnes vivant à la dure! Hélas, les propositions en matière de relations professionnelles et sociales rencontraient des écueils comme un transatlantique flambant neuf va droit vers un bloc de glace ambulant sur fond de musique poignante.

"Faut dire que je venais de me bastonner avec des garçons pour savoir qui allait garder un gros crapaud qu'on avait trouvé. Et vu qu'il venait de dire à ma mère que son âme désirait rencontrer quelqu'un qui pourrait la combler, il est pas parti d'un bon pied avec moi... Pour en revenir à tes exploits... Joli tableau de chasse. Si, si! Au pire, essaye le "Bouclier du donjon" ou un truc du genre. Tu semble mieux taillé pour la défense que pour les assauts au final. Mon dernier exploit perso a été d'organiser la défense du quartier marchand pendant l'attaque de zombis empoisonnés. Faut dire que j'ai dû ouvrir grand les portes de la forge et distribuer tout mon matos. Ça m'a pris un temps fou pour tout réaffûter après..."

La conversation avait un absent de marque : les échecs du guerrier. Le gaillard avait l'air de vouloir beaucoup s'épancher sur ce sujet et franchement minimiser ses succès. En temps normal, elle prendrait la tête du gars sous le bras et le tabasserai copieux en gueulant "mais soit fier de ce que t'as fait bordel!" mais elle tenait à lui garder la cervelle intacte pour les négociations qui allaient suivre. La suite surpris un peu l'ex-bretteuse : Engar avait des origines nordiques? Sérieux? Elle ne le voyait pas avec une grosse barbe, un casque à cornes et l'attirail du parfait petit pilleur. Et surtout, il parlait presque comme un livre, chose pas très courante pour ceux qui vivent par l'épée.

"Comme ça t'est nordique? Y en avait de passage qui voulaient m'embaucher. Y z'ont dit que j'avais tout ce qu'il fallait pour être Berzerquelquechose. Mais ils boivent de la bière avec du miel. Du MIEL! C'est de la trahison ce truc franchement. J'les ai envoyé promenés bien sûr! Et ouais, j'suis très bonne pour pister les monstres. J'arrive bien à penser comme eux et j'suis trop parano pour tomber dans des pièges facilement. J'sait pas trop comment ça se fait d'ailleurs, sûrement parce que j'passais plus de temps dans la cambrousse que dans les villes. De toute façon, dans les villes je quittais pas les tavernes. Et là j'en pétais des dents!"

Gros rire où elle projeta la tête en arrière, regardant le plafond. Quand le rire s'arrêta, la forgeronne garda la pose quelque secondes, les yeux rivés à un poutre très ordinaire Quelle drôle de vie c'était. De gros moment de stress, des sommeils difficile, les sens toujours aux aguets et rester toujours à l'affût, des décompressions explosives dans des tavernes... Toutes ses tentatives de varier sa vie avaient échouées, toutes, sauf travailler avec des monstres. Quel monde tordu quand même... A propos de trucs tordus, Engar commençait à baliser pour sa famille. Il avait visiblement peur que sa mauvaise réputation finisse par ternir celle de son épouse et pourrisse l'existence de son enfant. Son enfant... Elle poussa un soupir en y pensant avant de tenter de reprendre une composition plus hilare et plus naturelle pour elle.

"Bienvenu dans l'enfer du couple mixte. Super dur de faire accepter aux humains qu'on sort avec une non-humaine et aux non-humains d'accepter le conjoint mortel. Du coup, j'pige mieux l'intérêt d'avoir une bonne réputation. Comme ça, tu pourras trainer plus prêt de ses miches. Si tu bosses pour moi, t'auras déjà une réput de fournisseur de bon alcool et, vu la quantité de monstres divers et variés hantant la taverne, ça te fera beaucoup de potes. Et puis, franchement... attaquer une membre de la garde pour te porter atteinte... De ce que j'connais de Theo, ce monstre passera un très très sale quart d'heure. Ah... un gosse..."

Encore un soupir rapidement noyé sous l'alcool.

"T'as de la chance de pouvoir en avoir. Moi, j'peut pas. Vu le nombre de fois que j'ai atteints le septième ciel, j'l'aurai déjà remarqué si j'pouvais en avoir. Une histoire de perte de sang mensuelle qui manque aussi, je crois. J'en perds plus souvent que ça mais c'est pas le truc qu'il faut à ce qu'il paraît. Et ma moitié est déjà morte donc elle peut pas avoir d'enfants... Bah, on arrive déjà à peine à se comporter en couple, alors en parents ça serait violent. T'imagine une fille avec une mère Banshee et l'autre mère cinglée de mon calibre? Pauvre gosse..."

L'ex-chasseur de démons continua sa litanie contre les paresseux mais ça en devenait barbant pour la brute : Elle affrontait ça à chacune de ses gueules de bois. Il y avait toujours un type d'une religion prise au hasard qui était là pour le salut des âmes quand on essaye de se rappeler l'usage normal de ses jambes.

"Roh, tu commences à voir les monstres comme des humains là! Si ils ont dans leur putain de religion ou code de vie ou truc du même genre "fait ça et pas autre chose" ben ils vont pas essayer de se passionner pour un truc qui lui est interdit. Prend les vampires par exemples : On leur bourre le mou qu'ils doivent mordre dans le cou des jeunes femmes entre 16 et 25 ans, la nuit, quand elles sont dans un déshabillé sexy. Pas un qui se dit : et si j'essayais de mordre du bétail ou d'autres trucs, histoire de voir si je peut élargir ma gamme de bouffe sans avoir des piques et des fourches aux fesses? Y a des monstres qui ont des passions humaines. J'ai une voisine qui fait de la couture du soir au matin et elle semble plutôt taillée pour bouffer de l'aventurier. Mais c'est pas une raison pour les traiter de fainéants. T'est en train de dire que les non-humains devraient être plus humains! Réveille-toi avant de te lever un matin avec une putain de réputation de raciste!"

Après la petite séance avec le mannequin de bois (elle avait des modèles féminins mais la forgeronne avait évité ça car une arrivée de la Banshee aurait été un vrai drame dans ce cas) et une fois qu'il regagna sa place, Engar lui fit une offre de salaire. Hélas, plus que la rapacité de Meredith, cette offre rencontrait l'inconnu. Elle ignorait pour combien elle pourrait vendre son alcool. De plus, elle avait plus d'une corde à son arc et avait d'autres recettes bien méchantes à verdir un foie à huit pas. Ensuite, tous les bénéfices de cette vente devaient aller dans l'achat de plans, plans qui étaient à des prix prohibitifs. Et il y avait la logistique... Sans même s'en rendre compte, Meredith commença à penser à voix haute.

"Ben il faudrait aussi chercher les ingrédients... La plupart, on peut les commander aux humains ou à d'autres monstres. Il y a aussi la pub à faire dans les tavernes... Négocier les contrats avec les taverniers ça sera pas de la tarte aussi... Sans parler qu'il faut pas qu'ils m'arnaquent en disant des trucs du genre "ton truc se vend pas, baisse le prix!" et autres conneries du même genre... hummm..."

Beaucoup de problèmes qui pouvaient se résoudre par la force mais qui prendraient forcément pas mal de temps, temps qu'elle ne pourrait pas consacrer à sa forge et, surtout, à Amaliah. Levant les yeux de sa bière, elle regarda droit dans les yeux l'ex-guerrier.

"Trois pièces d'or. Mais tu t'occupes de tout, de la quête des ingrédients à la récolte du fric. Et évite de me baiser parce que te faire virer c'est le plus faible des risques."

Toutefois, elle adoucit quand même un peu la proposition.

"J'ai pas beaucoup d'à-côtés à te proposer. Mon p'tit corps est devenu la propriété privée de ma copine mais tu peut utiliser la forge si tu veux raffûter tes armes. Oh, et t'auras accès à une petite gâterie avec ta petite copine. Le seul bain bouillonnant du donjon : six bons mètres carrés d'eau bien chaude où vous pourrez faire quelques galipettes si le coeur vous en dit."

Vint ensuite une autre proposition. Etait-ce pour négocier une augmentation de salaire? Meredith l'ignorait mais elle écarta l'aide d'une main négligente.

"Nan, c'est bon. C'est pas DANS ma tête. Disons que c'est comme si j'entendais une voix portée par une longue barre de fer. J'sait pas si tu connais, on entend les vibrations à l'autre bout... Ben c'est la même chose. Comme si quelqu'un m'appelait de très loin et que j'étais le seul à entendre. Doit venir de mon putain de sang mêlé. Elle me dérange pas plus que ça, tous ses conseils c'est de la merde et si je l'insulte copieusement elle se la ferme pendant quelques semaines. Si c'est un coup de mon paternel, quand je l'aurai trouvé ça s'arrêtera. Définitivement."

Oh ça oui. Avec les intérêts des années écoulées. Ça sera long et fatiguant mais elle y prendra son pied. Éclusage, remise à niveau et dépôt du broc sur le sol. Elle devait encore aller parler à Amaliah après et débarquer ronde comme une queue de pelle en déblatérant sur un humain sympa qui est venu lui rendre visite après le boulot revenait à se tartiner le corps de jus de viande avant d'aller dans une jungle fournie en tueurs à rayures. Engar lui fit une propositions qui lui réveillait des réflexes anciens, vitaux et brutaux. Elle en eut un sourire sauvage, à s'imaginer traquant une créature dans une forêt sombre, l'arme à la main, dos à dos avec un guerrier sur qui elle pouvait avoir confiance. Mais le soufflet retomba, écrasé par le visage blafard et rougeoyant tout à la fois de sa chère voisine.

"J'y prendrai mon pied, y a pas à dire... Mais dire à ma moitié que j'vais camper une semaine seule avec un mec... Elle me fera la gueule pendant deux ans, minimum. Et j'suis sûre que j'verrais débarquer peu de temps après des types de la garde qui seront super pointilleux sur ma marchandise pas franchement licite que j'ai en réserve. Kumie est pas une brute je crois, mais en tant qu'immortelle, elle a la rancune tenace..."

Engar pouvait au moins partir à l'aventure avec Kumie, lui. Mais Amaliah était bien plus à l'aise au milieu des livres et elle semblait avoir une passion pour l'argent au moins égale à celle de Meredith. Ce n'était bien qu'à cause de la présence de la forgeronne que la Banshee désertait de temps en temps sa boutique. Ou tout du moins, Meredith l'espérait. Rembobinage, arrêt, lecture.

"Trois pièces d'or... à prendre ou à laisser..."
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Engar le Dim 04 Aoû 2013, 00:38

Posément, j'écoutai les réponses de la forgeronne sur chacun des sujets abordés par notre conversation et posément je hochais la tête à chacune des remarques qui étaient toutes relativement véridique. Il en fut néanmoins une qui me fit me tendre quelque peu et si je n'avais pas été quelque peu détendu par notre discussion passée je me serai emporté...  C'était le sujet concernant les monstres et leur mode de vie. J'étais irrité car j’avais l'impression que Meredith ne comprenait pas mon point de vue... Enfin si elle avait raison, je traitais les monstre de fainéants, mais cela était vraiment un mal quand c'était la vérité ? Je ne blâmais pas un tel d'avoir les oreilles trop longues ,un autre d'avoir des ailes, ça ça serait du racisme, non c’était un comportement, certes probablement influencé par leur longévité, mais dont l'individu était le seul responsable que je blâmais ! Enfin même si ma tension duit paraître évidente je préférais ne pas aborder le sujet sur le champs, afin qu'elle me réponde aux diverses propositions que je lui fis, ce à quoi elle vint après sa sensuelle démonstration.

Ainsi elle sembla dans un premier temps se parler à elle même, évoquant les divers problèmes qui pourraient avoir lieu dans la production et la négoce de son alcool, pour ensuite réfléchir à leur résolution... Avant d'opter pour une solution des plus simples, à savoir me déléguer  tout ce travail en plus de l'entretien de l'alambic, mais en y ajoutant de substantiels avantages. Ainsi au lieu de voir le prix que j'avais demandé abaissé il augmenta de façon vertigineuse, le triplant, et me proposant de substantiels avantages. J'aurai ainsi accès à sa forge ainsi qu'à un bain bouillant, deux possibilités qui ne devaient pas être donnée à tout le monde ! La première allait m'être  des plus utiles, au vu du rythme auquel j'abîmais mes armes, quant à la seconde... J'avais certes une baignoire chez moi, mais cela allait m'offrir l 'occasion de reconnaître le plaisir que procurait les fjords bouillants de mon pays natal, même si malheureusement je ne pourrai pas y exécuter l'idée, pourtant délicieuse de Meredith.

Elle répondit ensuite à mon inquiétude concernant sa voix, suivie de l'épineuse question du père... Mais à vrai dire ce qu'elle m'en dit ne me rassurez nullement. Oh je voyais trè bien de quoi elle parlait, trop bien justement, mais au moins s'avérait elle à même de la dominer. Il allait espérer que cette petite voix ne se fasse pas de plus en plus forte au fil du temps. Enfin auquel cas je doutais qu'elle soit suffisamment stupide pour ne pas agir.. Quoique têtue comme elle l’était rien n'était gagné. Quant aux missions... Il fallait avouer qu'il y avait un véritable problème de son côté, auquel je ne voyais qu'une seule manière de remédier, bien qu'elle était risqué,. Concernant mon problème... Eh bien ce n'en était nullement un. Suite à cela elle me relança sur son offre d'une manière plutôt directe et qui ne laissait nulle place à la négociation, cela tombait bien je n'étais nullement motivée pour cela.

"Je prends... Concernant la paye, ça me convient très bien, je n'en espérais pas tant, même si le travail que tu vas me donner va probablement me poser  quelques difficultés. Il sera d’ailleurs nécessaire que tu me passes la recette de ton alcool... Mais rassure toi je ne compte nullement te doubler, les seules fois où j'ai flouée mes employés c'est quand ils s'avéraient qu'ils avaient voulu me manipulé. Ah et je te l'ai dit si tu étais tenté pour diverses raisons de me faire subir ces risques que tu évoques pour n'importe quelle raison, soit certaine que je ne me laisserai nullement faire."

Ce n'était nullement de l'insolence, juste un pique amicale entre guerrier, comme le souligna un léger sourire provocateur, avant que je ne poursuive, d'une voix légèrement reconnaissante.

"Quant à la forge ça sera bien venu, je ne compte plus les fois où mes lames se sont pliées, émoussées, voir brisées depuis que je suis dans le donjon... Par ailleurs à ce sujet j'aurai peut être finalement une commande pour toi, deux lames, en os de démon, même si ce sera surement mal perçus, mais on en reparlera plus tard si tu le veux. .. Quant à ton bain ce sera un plaisir que de l'utiliser, mais je me dois de décliner pour trois raisons. Mon aimée est une elfe des neiges, elle supporte mal à la chaleur excessive, donc adieu les galipettes ! Qui plus est elle sera méfiante si je vais me laver ailleurs que chez moi et enfin je n'ai pas envie que ta petite amie venant te rendre visite me surprenne en train de me laver chez toi. On risque le pire des quiproquos. Ce serait d'autant plus triste que... De toute manière j'aurai refusé si tu m'avais proposé ton corps en complément de paiement. oh bien sûr tu n'es pals aide, tu es même plutôt mignonne, mais comme je te l'ai dit je ne considère pas le plaisir charnelle comme une nécessité, de fait si les sentiments ne vont pas avec je ne le fait jamais, même lorsqu'on me le demande ou le propose gentiment !"

Je me levais alors de mon siège, non pas que je voulais partir maintenant que cette affaire été réglée, mais j’avais besoin de me dégourdir quelque peu les jambes, ainsi je marchais quelque jusqu’à m'approcher de la fournaise, mon regard se perdant dans les braises rougeoyante de sa gueule, avant que je ne reprenne la parole d'une voix un peu plus...Absente.

"Concernant ta petite voix...je comprends très bien de quoi tu veux parler, mais justement si cela vient de ton côté sang mêlé, il n'est pas impossible qu'il se développe et alors quelque jurons ne seront peut être pas suffisants pour le faire reculer. Enfin je n'ai pas de leçon à te donner à ce sujet... Et concernant ton père t'es déjà allé voir Franken Fran ou Yeager ? C'est deux docteur assez dérangés, mais ils pourraient peut être déterminés quelque chose concernant ton père... Et quand sera venu l'heure pour toi de le massacrer je serai ravi de t'aider, si tu le désires... Et bien sûr je te laisserai en tout cas porte le coup final."

Pour le coup je mentais un peu...S'il devait s'avérer qu'il était nécessaire pour mon bien ou le sien que j'achève son paternel je n’hésiterai pas une seconde, peu importe que cela lui déplaise... Même si elle devait me haïr et de fait contribuer à mon surnom de porte-haine, même si je devais en avoir changé entre temps... Enfin à condition bien sûr déjà qu'elle trouve son père de mon vivant. Cette hypothèse me ramena à penser aux missions et au problème de la petite amie de Meredith.

"Hm, je suis pas un homme avide des plaisir de la chair, ça se voit assez facilement.. Peut être que si j'allais à la rencontre de ta bien aimée et qu'on prenait la peine de se parler elle serait un peu moins réticente. C'est risqué, mais je pense que ça vaut le coup... Puis concernant Kumie tu n'as rien à craindre. Tout d'abord parce que malgré ses allures de combattante, elle ne fait pas partie de la garde, mais est une pâtissière ! Surprenant, non ? Enfin quoi qu'il en soit elle me fait entièrement confiance, donc ça ne sera pas un problème. C'est un peu ironique quand on sait que pour ma part ça ne me dérangerait pas... Qu'elle ait un autre amant, même si elle me certifie que cela n'arrivera jamais... Je comprendrai très bien si c'était le cas, puisque je mourrais forcément avant elle elle aurait le droit de se préparer une nouvelle vie. Ma seule demande serait qu'elle évite d'en avoir des enfants alors que je suis encore en vie. Je pense que c'est raisonnable, non ?"


J'eus un léger rire, ma manière de voir les choses ne devait pas déranger une ancienne libertine comme Meredith, enfin si peut être, mais par le fait que je ne cherchais pas également à avoir plusieurs partenaires pour le plaisir charnel. Enfin... De toute façon je n’avais pas souvent parler de ma vision de la chose à autrui, car je savais très bien que les gens verraient mon point de vue bizarrement, et même remettrait en doute mon attachement à Kumie, ce qui n’était nullement le cas ... Juste que...Pour le bonheur de l'être aimé nous devions faire tout ce qui nous était possible, non ? Enfin quoi qu'il en soit ma douce rêverie laissa place à un timbre un peu plus dur alors que je revenais sur un des sujets abordés précédemment.

"Tu dis que je commence à voir les monstre comme des humains, que je veux leur imposer des choses...Mais tu m'as mal compris... Ils peuvent faire ce qu'ils veulent, Orfèvre, couturier, guerrier, brosseur de latrines, je m'en moque, mais il faut que cette chose il le fasse pour le bien du donjon et aussi intensément qu'ils le peuvent. Nous somme un îlot de paix menacé à tout instant. Même si ce lieu est un havre de paix il faut que mes habitant y mettent un peu plus du leur en quelque domaine que ce soit s'ils veulent que ce lieu reste un havre... Ça doit paraître bizarre que ce soit un de ceux qui auraient pas trop de mal à refaire sa vie si ce lieu disparaissait qui se montre... Extrême çà ce sujet, mais justement j'ai bien conscience du bonheur qui existe en ce lieu, et je me refuse de le voir disparaître à cause de ...Négligences...."

Puis ma mine abrupte s’adoucit, et j'acceptai de saisir un bock pour en boire d'une traite le contenu, rajoutant d'une voix un peu plus guillerette.

"Par contre sur tout le reste tu as raison à mes yeux que ce soit concernant le titre, l'histoire de couples et la sûreté de Kumie, même si j'ai quelques...rancœurs à l'égard de Theorem, ou encore les enfants... Tout comme les nordiques avaient raisons, si tu t’entraînais un peu  sur ta rage tu pourrais devenir une berserker, mais je ne sais pas si ça serait une bonne chose... Par contre je conteste l'hydromel c'est pas mauvais franchement...Et puis surtout quand on se gèle les miches, le miel c'est un truc génial associé à l'alcool pour se maintenir en forme. Je sais de quoi je parle ! Mais justement pour en revenir aux enfants... C'est vrai que toi et ta banshee vous feriez un duo redoutable pour lui, mais tu dis que j'ai de la chance... Dans le fond tu regrettes de ne pas pouvoir en avoir ?"

La question était sans doute indiscrète, mais je ne pouvais m’empêcher d'être quelque peu surpris...Si on m'avait dit que Meredith pouvait être intéressée par cela... Enfin c'est vrai que si on m’avait dit il y a quelque mois que j'allais avoir une amante elfique e un enfant avec elle je me serai moqué de celui qui aurait prophétisé cela...


Dernière édition par Engar le Lun 19 Aoû 2013, 11:50, édité 2 fois
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Meredith le Sam 10 Aoû 2013, 11:36

Sur une ultime bravade la forge compta son premier employé, à la place attribuée de dealer de boissons fortes capables de fondre le métal. Meredith eut en réponse le même sourire un peu vache avec un clin d'oeil appuyé. Ah, ces relations viriles... Quel pied!

"Yep. Mais oublie pas que j'ai un stock quasi illimité d'instruments tranchants et contondants et un bon score au jeu de fléchettes de la taverne!"

Elle lançait des couteaux aussi. Et encore, ne touchait la cible qu'en début de soirée, quand elle était à jeun. Mais comme tous les bourrins de la planète, étant adepte du "frappez beaucoup, ça finira par toucher" elle avait un sens très démocratique du lancer de hache d'armes : tout le monde en profite. Donc forcément aussi l'adversaire. Elle sortit de l'étagère l'unique livre de la forge, un recueil de recettes de boissons de cocktails qui semblait avoir été échappée à une dimension parallèle tant il débordait de festivité. Le livre était bordé de marques-pages grossiers sur les recettes les plus prometteuses. Engar accueilli aussi avec gratitude la possibilité de réparer ses armes sur place, geste peu couteux pour la forgeronne qui n'aimait pas ce travail, préférant la création à la réparation. Quand vint l'histoire des os des démons.

"Des lames en os de démons? Putain! Faut blinder ça de sorts rien que pour commencer à les tailler et encore plus pour les maintenir en un morceau après. La moitié du prix ce sera la paie de l'enchanteur. J'espère que t'as du flouze en rab..."

Quand les ingrédients n'étaient pas métalliques, elle avait quelques problèmes à s'y faire. Elle n'avait travaillé un tel matériau qu'à une seule occasion et c'était pour une lame sacrificielle. Les allusions empêchant le nordique de prendre un bon bain chaud lui firent monter la température dans le crâne et l'ex-bretteuse bondit de son tabouret comme si on y avait oublié un fer à cheval brûlant.

"T'as des couilles oui ou non?! Tu vas quand même pas laisser ta grognasse décider de là où tu peut te baigner bordel! T'as qu'à le faire quand je ferme pour passer du bon temps avec ma ptite Banshee et personne empêche Kumie de surveiller la porte d'entrée de la forge pendant ce temps. Y a qu'une seule porte ici. J'fais toujours des séances de plusieurs heures avec ma bourgeoise, ça te laisse largement le temps de te décrasser les orteils!"

Elle se rassit ensuite, fulminante. Son esprit aussi libre qu'un courant d'air avait réussit à accepter la vie de couple mais l'usage de chaînes et de menottes était hors de question. Bordel, cette elfe avait un mec capable de dire non quand Meredith proposait ses charmes (et elle avait pas trop de concurrence, question charme torride pour faire plier les guerriers) et elle lui posait des limites débiles sur les endroits où il avait le droit de faire trempette. Une autre idée se glissa sournoisement au premier plan et calma un peu la forgeronne.

"Sinon, fais-la passer chez moi. Si elle est peu habituée au "truc" j'ai pas mal de conseils de premier plan qui feront passer vos nuits pour des promenades dans vos paradis persos. J'ai réussi à faire monter aux rideaux une Undead, alors j'devrais vous aider à atteindre le septième ciel sans trop de prob."

Parce qu'en plus, elle ne pourrait pas participer... Pfff. Il y a quand même des boulets à la vie de couple. Là, Engar se mit à parler de choses plus sombres, à propos de la petite voix. Encore une fois, elle balaya la proposition d'un geste ample de la main. Et pas qu'à cause de son arrogance et de sa confiance en soi quasi illimitée. Retirant rapidement sa veste de cuir rouge, Meredith se dirigea vers un autre recoin de la forge, fouillant des des tiroirs dont sortaients des bruits clairs de métal contre métal. Elle revint finalement avec un anneau qu'elle enfila sans cérémonie en disant une phrase incompréhensible forcément magique, un mot comme Adeat. L'avant bras droit se recouvrit d'une armure de plaque noire veinée de rouge, d'un aspect inquiétant et quasi-organique. Meredith, elle, souriant en exhibant l'étrange métal.

"Sympa, hein? Mais inutile. C'est un sort d'illusion qui crée une armure totalement personnalisée qui colle parfaitement à la nature du porteur de l'anneau. La première fois qu'j'ai essayé, y a quelques années, c'était plein de piques, couvert d'un sang bizarre et nettement plus flippant que ça. C'est mon thermomètre perso."

Fin de la discussion sur la séance de désenvoutement et du paternel de l'ex-guerrière. Avec les semaines, elle commençait à hésiter sur la marche à suivre si elle croisait son monstre de père. Bon, elle lui casserai la gueule en guise d'introduction, c'est sûr. Mais il était clair que sa mère n'avait pas été violée vu les réactions des villageois et elle fréquentait depuis assez longtemps les créatures à présent pour savoir qu'il y en a qui peuvent aimer des humaines. Du coup, elle ne savait plus si sa mère était morte sur ordre de son amant ou d'un rival de son amant. Il allait falloir utiliser de la matière grise pour résoudre ça et elle souffrait de lacunes évidentes dans ce domaine. Heureusement, la conversation revint vers la fesse. Toujours portante de l'armure éthérée et se rassayant, Meredith ria de bon coeur à la proposition d'Engar.

"Si tu veux lui parler de vie de couple, prend d'abord la meilleure armure du magasin. Ou un bon sort de téléportation. Elle rougit rien qu'en me voyant et si tu lui parles de moi... Ben, j'la pratique assez pour voir la suite. Pensée de Meredith = Ce que j'ai fait avec elle = Mon dieu que c'est gênant = Oh, quelle horreur, quelqu'un devant moi, ça doit se voir sur ma figure = Meurtre. J'essaye de diminuer sa quantité d'hémoglobine sur le tapis, alors si t'essaye ça, prépare-toi à galoper. Pfff. Si elle pouvait être aussi ouverte que toi. J'aurais pas été contre qu'on butine chacune de notre côté mais elle est de la vieille école question couple. Presque religieux. Dingue pour une Undead..."

La conversation prit une fois de plus un tour plus sérieux à propos de cette fainéantise des monstres. Ce point commençait à la fatiguer : dans les oubliettes, elle avait croisé des Gnolls super contents d'être là et qui travaillaient presque en continu alors que pour eux les déchêts étaient un mode de vie. Cherchant une réponse appropriée à la nouvelle charge d'Engar, Meredith réfléchit intensément mais la crampe cérébrale arriva rapidement, paralysant une bonne partie du processus conscient et libérant un acte inconscient. A savoir, un coup de poing dans le mur qui perdit un peu de crépis dans l'opération. La forgeronne ne se rendit compte d'avoir légèrement refait la déco que deux secondes plus tard.

"Ah? Heu... Comme tu peut voir, les discussions profondes, c'est pas trop mon truc. Parle de ça avec ma copine, elle ne jure que par le commerce. Elle veut même ouvrir une guilde des marchands du donjon. Tant que tu parles pas de la régulation des boîtes de strip ou des bordels, c'est sans danger. Abeat."

Le dernier mot fit disparaître l'armure, ne laissant plus que l'anneau sur la main droite. Tant réfléchir commençait à lui donner mal au crâne et il faudrait qu'elle se remette à la lecture de ce foutu plan de nain plus tard. Quelle plaie! Heureusment, Engar se mit à lui parler d'autre chose. Meredith leva les sourcils à l'évocation de devoir boire pour réchauffer son corps. Elle ignorait si sa résistance inée à l'hiver venait de ses ancêtres infernaux ou à cause de l'antigel qui lui coulait dans les veines, mais elle n'avait jamais augmenté sa consommation de liqueur pendant les périodes froides, abusant de la fée alcool toute l'année.

"C'est pas vraiment de la rage... J'suis juste en pétard quand j'vois quelqu'un de fort taper sur un faible juste pour le paisir de faire du mal. J'm'arrange pour trouver un mec de ma taille dans les tavernes au moins... et en cas de bagarre générales, j'rejoint toujours le groupe le plus petit, c'est plus marrant... Enfin, j'cogne plus souvent sur l'enclume qu'autre chose en c'moment..."

En plus du mal de crâne, Meredith commença à se replier tout doucement sur elle-même, s'éteignant presque quand on commença à parler du problème des enfants. C'était effectivement un point douloureux, qu'elle n'avait même pas commencé à discuter avec son amante.

"J'préfère pas trop en causer... J'ai traversé pas mal de patelins et j'ai vu pleins de gosses différents. Vu mon allure, la plupart me trouvaient plus un air de grande soeur que de maman et y en a même qui se sont attachés à moi... Quand on bouge tout le temps, on ne peut pas avoir de famille. Et ça m'est aussi interdit si j'm'arrête de bouger. Pas le pied, quoi..."
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Engar le Lun 19 Aoû 2013, 23:57

Après un nouvel éclat de rire il était à nouveau de parler de choses sérieuses. Bon... Apparemment la fabrication de ces armes allait être un peu plus compliqué que je ne l'escomptais... Enfin le problème viendrait surtout du pécule que j’allais devoir y apporter, tout simplement parce que cela faisait un baille que je n’avais pas été payé et quelque chose me disait que le prix que j'avais réclamé à Shrivei pour le service que je lui rendais présentement et le salaire qu'allait me donner la forgeronne n'allaient, ni l'un ni l'autre, suffire à payer ne serait ce que la moitié des frais. Du moins à en croire Meredith, car pour ma part j'avais certains petits tours dans mon sac qui devrait déjà réduire sacrément les frais d'enchantement, après il allait me falloir l'avis de l'experte...

"Je sais que cela peut paraître surprenant, mais, vois tu, j'ai déjà vu des individus usé d'arme en os animaux ou humain et je me suis dit que de par leur résistance et leur souplesse supérieure ceux des démons feraient d'excellentes lames. Ceci dit c'est vrai que ça doit être différent que de travailler le métal, on peut pas le fondre avec la chaleur et ce genre de choses... Néanmoins, c'est pas pour rien que je suis spécialisé dans la traque au démon et je connais quelques substances qui sans avoir recours à la magie pourrait affecter les os afin de pouvoir les travailler... Je l'ai déjà constaté avec leur cuir, ce qu'il y a de merveilleux avec les matériaux récoltés sur les démons c'est qu'ils est vraiment possible de les influencer de différentes manière de par leurs réceptivité à certaines choses bien précises, comme les objets secrets, mais encore plus certaines choses de leur propres mondes, l'Hersang, l'Urcorne...... Et une fois le travail achevé je sais également comment m'y prendre pour éviter qu'un petit malin se serve de ces détails pour me jouer un mauvais tour. Enfin bref, ce que je te demanderai surtout ce sera...D’optimiser son équilibre, son tranchant. Bien sûr je m'y connais ne arme mais je ne pense pas avoir le...Doigté nécessaire pour les rendre aussi efficiente que possible, même si je connais le matériau. Enfin en somme, si je t’apporte l'argent et les matières premières tu seras d’accord de me rendre ce service. D'ailleurs puisque tu l'évoques... Que ce soit au cas ou je devais finalement être incapable d'aider à la formation de la lame ou bien si je devais avoir un ...Petit plus, t'aurais l'adresse d'un enchanteur à me donner ? Tu dois bien en connaître en tant que forgeronne."

En effet, mon interlocutrice m’avait donnée une idée... A la base j'avais juste songé aux lames de démon afin d'avoir des lames qui ne se briseraient plus, comme cela m'était déjà arrivé à plusieurs reprises au fil du temps et même à l'intérieur du donjon, c’était un projet qui me tenait à cœur et j’avais déjà désiré l'appliquer une fois, malheureusement si ma tenue en cuir de démon avait été toléré, voir apprécié, par l'église, le fait que je me serve d'ossement d'infernaux pour tuer ces derniers, mais aussi certains de mes congénères, m’avait valu quelques ennuis et j'avais alors délaissé l'idée... Mais qui plus est en parlant d'enchanteur Meredith rappelait à ma mémoire les armes magiques que j’avais pu voir, des plus simples enchantements élémentaires aux sortilèges d'illusion les plus complexes, la magie appliquée sur les armes étaient un véritable atout, mais en dix ans je n'avais jamais eu le temps de confier mes lames suffisamment longtemps pour qu'elle soient enchantées, le processus prenant des mois des fois, et je ne désirais pas m’encombrer ne achetant plus d'armes que nécessaire. Or, maintenant que j'étais établi, c’était l'occasion idéal pour cela, d'autant plus que j'avais certaines idées... Efficaces dirons nous !

Mais pas autant que ses propos quant à faire disparaître mon sourire confiant. Waoh je savais bien qu’elle était colérique, mais là c’était un peu virulent ! Certes j’avais compris qu'elle se moquait de ce genre de convention, mais pour ma part je ne désirais guère prendre le pari de froisser Kumie en agissant ainsi et au pire je pouvais très bien me passer de bains bouillants... Enfin dans les faits il était probable qu'elle ne se rende même pas compte si je les utilisais ou pas, de fait au lieu de protester j'usais de la voie de la conciliation, en haussant les épaules et en répondant posément à sa colère.

"Très bien Meredith, je te fais confiance pour ce coup là, mais si j’ai la moindre plainte de Kumie je te renverrai chaque coup de rouleau à pâtisserie que j'aurai reçu, on est d'accord ?"

Je m'esclaffais alors. Un rire qui s'accrut lorsqu'elle réitéra son offre de faire une leçon sensuelle à Kumie comme ce qu'elle lui avait fait, ainsi que l'argument qu'elle usa pour vanter ses mérites. Oh ce n'était nullement pour se moquer d'elle, mais question timidité Kumie était encore pire que moi alors...

"Oh...Je veux bien essayer de la faire venir, mais je ne te garantis rien ! Elle est bien pire que moi et rien que la proposition risque de lui faire avoir un coup de chaud ! Enfin je veux bien essayer, mais je promet rien."

... Elle ne tarda pas alors à s'éloigner, mais ce n'était probablement pas mes commentaires qui étaient coupables... Et j'en eus la confirmation quand, après quelques secondes d'attente et un tintamarre métallique, Meredith revint, tenant une petit objet entre ses doigts...Que je déduisais être un anneau quand elle le mit à son doigts, et je reculais brusquement d'un pas quand je vis sa magie à l’œuvre, faisant apparaître une armure des plus menaçantes. Ce qui m’avait saisit n'était nullement de la criante néanmoins, juste un réflexe au cas où cette magie aurait cachée des intentions hostiles, certes Meredith ne l'était pas en soit, mais quelque chose me disait qu'il n'aurait pas été impossible qu'elle ait soudainement envie d'essayer de tester les capacités de son poing sur mon visage... Et au lieu de cela elle me parla des effets précis de l'anneau, qui en fiat n'était guère menaçant. Je fus ainsi moins surpris par ses dires que par l'apparition de l'illusion, ce fragment d’armure correspondant très bien à la guerrière, même si je ne pouvais retenir une question me brûlant les lèvres...

"Sympa en effet, ça pourrait presque servir pour jauger les nouveaux arrivants du donjon... Et je me demande par ailleurs quelle tenue il me donnerait. J'ai toujours estimé que mon armure en cuir de démon me correspondait bien, mais après tout peut être que je me trompe... Non ?"

Vu les plaines rouge sang qui représentaient mon esprit il était peu probable que je me retrouve en armure rutilante de paladin, mais il n’était pas non plus impossible que je sois victime d’une belle surprise. après tout n’avais je pas changé suffisamment pour lever le châtiment qui pesait sur ma personne ?

... Par contre je me rendais compte que cet anneau avait été une manière pour contourner mes remarques quant à son père ou à sa petite voix... Ou peut être ne était ce une réponse, ayant voulu représenter ce qu’était cette voix ou ce qu’elle désirait faire à son père quand elle l'aurait trouvée, ce n'était pas impossible... Mais trop imagée pour moi et de fait cela serait surprenant si la forgeronne l'avait fait avec cette intention. Ainsi après avoir esquivé ce sujet vint le moment d’évoquer ma proposition concernant sa petite amie...et le moins qu'on puisse dire c'était qu'elle n'était pas rassurante. J’avais l'impression que quoi que je fasse avec sa compagne je finirai en charpie, que ce soit de la main de l'une ou de l'autre ! Enfin j'essayais pour autant de prendre la chose à al rigolade.

"Bon dans ce cas je vais éviter tout simplement de l'approcher, il semblerait que dans tout les cas ça vaille mieux pour ma santé physique, voir même mentale... Enfin je ne te cache pas que ça m'irrite un peu, pour une fois que je trouvais quelqu'un de valeur avec qui faire équipe, j'ai même pas la moindre chance de pouvoir me battre à ses côtés, un véritable drame... Enfin je suppose qu'il demeure moindre que celui que te ferait ta banshee. Quant à sa rigidité...Et bien eyh, le fait d'être une mort-vivante n'empêche pas d'être religieux, d'autant plus si elle l'était déjà de son vivant, tu devrais peut être enquêté à ce sujet, ça peut être intéressant."

...N'ayant aucune honte à éviter un certains thèmes, comme elle même l’avait fait, je n'abordais guère de manière ouverte le "butinage". Certes comme je l’avais dit plus tôt cela me dérangerait pas que Kumie ait un autre amant, mais pour autant il serait des plus mal venus de ma part que d'encourager ou réprimer les pulsions de Meredith et de fait je ne faisais rien de précis à ce sujet...Et il valait mieux effectivement que j'évite de trop solliciter son cerveau au vu de sa réaction quand on revint sur un sujet un peu plus intellectuel... Une véritable absence suivie d'une réaction brutale? Nouveau soubresaut de ma part, au cas où ce geste m’aurait été adressé, puis j'acquiesçais à ses dires.

"J'en prend note...Excuse moi quand je parle c'est comme quand je me bat, je suis véhément, parfois un peu trop, et j'ai du mal à lâcher le morceau...Enfin  je vais essayer pour t'éviter de perdre ton cerveau, sans avoir besoin d'alcool pour cela ! Enfin je prends bonne note, si je dois parler de ces sujets je verrai ta copine, à mes risques et périls cependant, à t'entendre parler d'elle... Enfin tu me diras j'en prends sans doute déjà pas mal en te côtoyant..."

Nouveau sourire de ma part, qui s'effaça quand elle me rétorqua quand au sujet de sa  rage... Eh bien à vrai dire je ne m’étais pas attendu à cela, certes je savais qu'elle aimait les risques, mais je ne la voyais pas en protectrice de l'opprimée ! Enfin en tout cas c'était louable et je ne pouvais que respecter cela, même si je n’avais pas la même vision des choses.

"Je comprends... Même si pour ma part, fort ou faible, c’est celui qui m'a le plus embêté ou qui s’oppose simplement à mes projets qui en paiera le prix...Si ce ne sont pas les deux..."

Un sourire carnassier vint brièvement orné mes lèvres, mai disparut rapidement avant qu'il ne soit mal interprété, d’autant plus alors qu'étaient évoqués les enfants...Oui vraiment mal interprétés au vu du massacre infantile que j'avais commis à Place-Gaie. Enfin il était peu probable que Meredith en ait vent, mais bon il valait mieux ne prendre aucun risque;..Surtout au vu de son état. Ainsi son air bravache laissa place à une certaine morosité, une amertume que je n’avais pas deviné chez elle à ce sujet... Je ne m'attendais pas à ce qu'elle en soit aussi touchée... Alors je m'approchai un peu, ma voix se faisant compatissante.

"Excuse moi Meredith... J'avoue, je ne m'attendais pas à cela. Enfin je peux comprendre, je crois avoir fait rêver plus d'un gosse avec mon allure et puis... Quand t'en libère d'un démon qui le possède je crois qu'il t'apprécie forcément. Enfin...Si..Si je peux me permettre...C'est sans doute mal venue d'en parler, mais maintenant que j'y pense...Il y a eu quelques morts...pour de bon lors de l'assaut Naviento et je crois avoir compris qu'il y avait des orphelins. Le donjon s'en occupe actuellement mais... Si vous le désirez vous pourriez peut être en adopter un."

... Je songeais alors brièvement que finalement le surnom de cœur de fer était mal choisi, avant de me raviser. En fait il était parfait, après tout, le fer pouvait s'attendrir...
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Meredith le Dim 08 Déc 2013, 16:12

La petite discussion sur les armes étaient un vrai plaisir pour les oreilles de la forgeronne. Tout ce qui tournait autour de l'enclume lui paraissait de plus en plus intéressant au fur et à mesure qu'elle le découvrait. N'ayant pas une attention supérieure à celle d'un chiot sous amphétamines à son arrivée au donjon, elle s'était découvert une certaine patience en cognant sur le métal. C'est qu'il imposait son rythme, l'enflure...

"Le gros prob avec les os, c'est surtout que c'est pas vraiment le boulot de forgerons. C'est des artisans, des types un peu bizarres, qui voient pas souvent le soleil... bref, des types un peu louches qui travaillent les os. Y a aussi des shamans, sûr! Des mecs à qui j'cracherai pas dans l'oeil vu qu'ils peuvent être pires une fois mort. Mais si l'os a déjà une bonne forme, comme une côte par exemple, j'peut en tirer quelque chose. Et j'veux pas savoir d'où ça vient et qui a "donné" son os. J'peut pas garantir que j'parle pas sous la torture d'un whisky trente ans d'âge... Pour les enchantement, j'ai quelqu'un... sous la main. Ouaip. L'cas d'le dire!"

La petite Banshee en avait bien parlé non? Et elle était pire que Meredith question négociation de salaire. Personne pouvait parler de trucs aussi barbares et sauvages que les intérêts compensés, l'usure du matériel, les taxes inter-conseils et d'autres trucs sûrement alchimiques qui permettaient de rajouter des zéros sur la facture finale. Après son explosion concernant la laisse autour du cou du guerrier, Meredith se radoucit pour passer du Pitbull souffrant de rage de dents au Rottweiller constipé.

"Roh, j'te jure... Mais pourquoi sont tous aussi coincés ici... Sont où tous les monstres violeurs dont on m'rebattais les oreilles quand j'étais môme! Y a des fois où j'me d'mande si j'gagnerai pas plus en donnant des cours de jambes en l'air... Si Kumie veut pas v'nir ici, j'peut m'arranger pour v'nir discrètement chez elle. Quoique... ça date mon dernier casse. Nan, qu'elle passe. Rien qu'pour la rassurer qu'j'vais pas t'sauter sur le poil à la première occase."

La petite démonstration de l'anneau fit son petit effet. Elle le réservait pour ses meilleurs clients mais personne n'avait jamais voulu lui en acheter un. Sûrement parce que la plupart n'aimaient pas savoir ce qu'il y avait au fond d'eux. L'idée de contrôler de cette façon les gens à l'entrée lui fit faire la moue par contre.

"Mouais... Pas sûr qu'ce soit une bonne idée. Un type persuadé que tuer des monstres c'est bien sera dans une jolie armure brillante et un monstre déprimé d'être le seul survivant de sa famille sera habillé tout en noir façon cimetière complet. C'est un anneau d'illusionistes. Ces mages passaient plus de temps à essayer de se faire du fric que de comprendre le sens de la vie. Vu qu'ma mentalité n'bouge pas d'un iota, mon armure change pas beaucoup. Ça s'rait ptêtre plus rapide pour d'autres?"

Engar lui fit ensuite part de sa déception concernant le fait de ne pas pouvoir profiter des talents peu habituels de l'ex-guerrière en cas de mission extérieure. Elle leva les bras au ciel avant de les redescendre, poussant un petit soupir.

"C'est comme ça! Quand on tire le gros lot avec une p'tite amie qui a corps de déesse qui prendra pas un gramme avec les années faut faire quelques conce... concu...con... Bref, accepter des trucs qu'elle demande quoi! J'la crois pas trop religieuse parce que pour ça y a des fêtes à suivre, des jours où faut pas travailler et des trucs comme ça. Et elle travaille nuit au jour. Y a pas de prières louches, de chèvres à sacrifier et autres pentagramme sur le sol de la cave. Pas de trucs religieux, donc."

Adepte de la biture rapide et raide, Meredith prenait autant soin de son âme que de son corps et la notion de religion restait un concept étranger comme l'est le rhume pour un zombi. Une fois que la poussière retomba tout à fait sur le sol et que la jeune femme finit de se frotter le poing, elle essaya de rassurer quelque peu Engar sur la dangerosité de la Banshee.

"Y a pas d'mal. J'suis pas très grosse discussion, plutôt chant de tavernes d'habitude. T'as qu'a v'nir me parler la prochaine fois qu'j'fais une cotte de maille. Vaut mieux m'distraire avant qu'j'pête un plomb à mettre tous ces petits anneaux ensemble. Et pour ma p'tite Banshee, t'en fait pas. Au pire, elle t'accordera une petite réduc pour s'excuser de t'avoir mis les tripes à l'air. C'est pas facile de s'empêcher de tuer les gens quand on est "née" pour ça. On s'en sort un cadavre à la fois!"

Le pire, c'est qu'elle le pensait vraiment! Le concept de cercle d'invocation était génial pour soigner ceux qui ont des pulsions meurtrières. D'habitude, le cadavre tapait pas du pied par terre en vous faisant les gros yeux parce que vous avez craqué en écoutant votre petite voix pas bien inspirée. A l'allusion concernant les bastons de taverne, le guerrier ne put s'empêcher de parler de nouveau d'un truc bien sombre, entraînant une réaction amusée de Meredith qui secoua négativement la tête en riant.

"T'aimes bien te prendre la tête hein? C'est p'têtre parce que j'suis bien plus franche qu'j'ai plus d'succès qu'toi dans les couloirs. Les monstres savent qu'ils risquent un coup de boule si y m'marchent sur le pied mais y savent aussi qu'j'chanterai avec eux l'soir même si y m'payent à boire. Et puis..."

Elle cherchait un complément de réponse quand vint l'histoire de l'adoption. Processus cognitif en cours d'interruption. Reboot. Ecran d'acceuil. Ouverture du fichier "vie de couple". Ouverture du fichier "vie actuelle". Comparaison des données. Erreur système.

"Heu... J'suis sûrement la dernière personne à qui confier un gosse... J'lui apprendrai quoi? A boire, se baffrer, voler, truander, escroquer, menacer et quelques autres trucs que j'te dirai pas pour éviter de voir débouler la garde? Et la pauvre Amaliah marche déjà sur des oeufs pour pas me buter... Lui mettre dans les pattes un petit bout de choux bien fragile... Nan, c'est vraiment pas... le bon moment."

Bien qu'un peu embrûmé par l'alcool, elle chercha à réfléchir sur les trois derniers mots qui étaient sortis sans qu'elle n'y pense vraiment. Oui. Pas le bon moment... Mais plus tard, peut-être?
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Engar le Dim 08 Déc 2013, 23:18

Je ne fus pas vraiment surpris par son commentaire sur les os. C'est vrai que les gens touchant à ce genre de matériaux étaient du genre pas vraiment fréquentables. Soit il s'agissait de nécromants qui avaient tôt fait de vouloir vous désosser afin d'expérimenter leurs dernières trouvailles. Soit c'étaient des sauvages bien souvent agressifs qui se servaient des os de ceux qu'ils avaient désirés, humains comme animaux, pour vous assaillir. Pour autant je m'en offusquais un peu, oh rien de sérieux, mais elle ne semblait pas avoir bien compris mes propos. Moi même je savais comment travailler, les os en particulier ceux de démon, et je ne me considérais pas comme correspondant au portait qu'elle dépeignait de ceux usant des ossements. Pourtant elle parvint à m'arracher un sourire quant à l'évocation du secret que je devrai avoir quant à celui à qui j'avais, déjà ôté les os en prévision d'en fraie usage, les ayant dissimulés dans ma chambre... Néanmoins, je ne pensais pas que le révéler poserait un véritable problème.

"Tu m'as peut être mal compris, mais je te le répète, je peux travailler ces ossements démoniaques. Je ferai un piètre traqueur d'infernaux si je n'étais pas capable d'exploiter les corps de ceux que je tuais. Cependant il me manque les notions exacts sur comment alléger une arme sans la fragiliser, ou qu'est ce qui rends une arme plus tranchante que d'autres, or je crois qu'il y a de principes communs aux armes forgées dans le métal ou dans d’autres matériaux, comme cette fente faites sur le milieu des lames, pour réduire le poids d'une arme. Ça c'est un exemple assez connu, mais je me disais que tu en connaîtrais d'autres. Quant à celui auquel appartiendrait ces os...Eh bien comme tu veux, mais sache juste que c'était sans doute une personne encore plus honnie que moi alros ça ne devrait pas poser problème. Sinon quelle est cette personne qui conviendrait pour les enchantements ? Elle est fiable ?"

Elle parut par contre bien plus énervée quand vient le moment d'évoquer les histoires graveleuse, et en un sens je pouvais la comprendre. C'est vrai que pour ceux qui s'attendaient à côtoyer des monstres violeurs et autres joyeusetés, ce lieu devait être bien décevant. Pour autant j'essayais de me défendre un peu, d'une voix amusée par son irritation pour un sujet aussi trivial, me^me si ma proposition me désappointait un peu.

"Eh bien, malheureusement pour eux les violeurs ne sont pas assez subtiles pour rester cachés bien longtemps et quand ce sont des monstres ils meurent assez rapidement de la main de l'église alors, voilà pourquoi ils sont en voie de disparitions...Et puis je te rappelle tout de même que moi je ne suis pas un monstre, et que j'ai rarement entendu parler d'histoire d'elfe violeur, enfin sauf s’il s'agissait de drows ou de choses dans ce goût là. Quant aux cours de jambes en l'air, j'avoue que tu pourrais gagner beaucoup, mais aussi perdre beaucoup vu ce que tu me racontes sur ta petite amie ! Enfin, pour Kumie j'essayerai de la faire venir, mais ce n'est vraiment pas gagné."

Je irais alors à nouveau, avant de me calmer quand je vis la mine grave qu'elle adopta après ma proposition quant à l'anneau qui servirait à contrôler les nouveaux venus, et au vu de ses explications je pouvais la comprendre. En guise de conclusion ,et pour approuver ses dires, je secouais légèrement la tête ,comme pour réfute r mes propres propos.

"De ce point de vue forcément. Je pensais que l'armure ne se basait pas sur la pensée d'autrui mais sur ses actes passés ou quelque chose dans ce goût là. En plus vu ce que tu me racontes c'est un anneau forgé par des humains, pour des humains, donc oui ça serait sans doute une mauvaise, je retire ce que j'ai dit. Ceci dit je suis certain qu'il y a quelque chose à exploiter dans le domaine. Mais bon pourquoi me casse la tête ,on ne m'écoutera pas de toute façon."

Venait ensuite le cas de son amie, toujours délicat. Elle eut une gestuelle assez amusant en l'évoquant, ainsi qu'un constant qui l'était tout autant. Ah ça, la vie de couple ça amenait toujours son lot de changement. Il fallait composer avec les désirs de son aimé et sacrifier certains des siens, mais même cela pouvait devenir plaisant avec un peu de chance et de bonne volonté ! Pour autant, je considérais le fait qu'Amaliah ne soit pas religieuse comme une bonne chose pour Meredith. Les religieux étaient selon moi assez pénibles à supporter sur le long terme, principalement parce qu'à mes yeux assez peu de leurs règles se basaient sur des principes tangibles, ce fut ainsi d'une voix asse enjouée que je lançais à Meredith.

"Tu m'étonnes avec de telles avantages...Ceci dit je crains un peu pour toi car je pense que la liste n'est pas près de s'arrêter de s'allonger, à commencer par le fait que toi, qui est  faite de chair et d'os, tu évites de prendre un peu de ventre ! Enfin ne t'en fais pas, je compatis, Kumie aussi est immortelle, et restera probablement aussi belle qu'elle l'est, alors je vais devoir me démener pour me montrer digne d'elle !"

Mes propos n'étaient cette fois nullement triste, au contraire je les concluais par un faible rire, qui s'accrut face à ses dires sur ce que ferait sa petite maie au cas où elle craquerait et venait à me tuer...et le pire c'est qu'au vu du portrait qu'elle m'en avait dépeint c'est que je l'imaginais très bien faire cela. J'avais ainsi du mal à reprendre mon souffle pour lui répondre à nouveau, le faisant de manière un peu entrecoupée.

"Ahaha... C'est vrai que tuer de potentiels clients n'est pas vraiment bon pour son enseigne !  Plus sérieusement, j'espère bien éviter de passer par la case cadavre . Même avec le cercle d’invocation mourir est toujours un peu pénible, j'en sais quelque chose pour l'avoir subi par deux fois, alors je vais surtout essayer de me montrer prudent. Quant aux cottes de mailles, honnêtement je te plains. C'est vraiment le genre d'armure que j'ai jamais envisagé de prote, ça encombre, faut la huiler régulièrement, et quand un anneau casse ça provoque une fragilité non seulement des plus conséquente mais aussi des plus pénibles à rectifier. A vrai dire ce n'est pas une partie de plaisir non plus que de traiter le cuir et de le répare, mais cette question ça fait un certain temps que je ne me la pose plus. j'en remercie les démons qui m'ont fournies le cuir pour cette armure qui s'entretient et se régénère par elle même !"

Un large sourire satisfait illumina mes traits, mais fut remplacé par une légère moue quand elle évoqua le fait que je me prenais trop la tête. C'était fort possible, et ce n'était pas la première fois qu'elle l'évoquait. D'ailleurs, en y repensant, je ne m’étais jamais tant pris la tête avant mon arrivée au donjon. Avant ce qui était nécessaire me paraissait limpide, mais désormais il fallait que je continue à agir, mais tout en respectant nombre d règles qui me paraissaient vaines, mais qui pourtant faisaient partie de cette nécessité. Je répondais donc dans un soupir.

"Ce n'est pas une question de franchise. Si je n’avais pas été aussi franc, on m’emmerderait beaucoup moins sur mon passé. Crois moi, le fait que t’ai du sang de démon t'aident déjà, mais en plus le fiat que tu soi une commerçante te rend moins facile à blâme qu'un garde ou un sans emploi...Et maintenant je suis allé trop loin pour qu'un emploi de distillateur puisse m'aider réellement. Ma meilleur chance c'est encore, au final, de paraître être  un bon père de famille... Par contre je te le dis sans détour ,si quelqu'un se sert de mes enfants pour m'entendre, il va voir à quel point grande est ma franchise."

Brièvement un sourire carnassier étira mes lèvres... Mais justement puisqu'on parlait de famille vint le sujet des enfants qu'elles pourraient avoir... Décidément cela semblait être un point sensible chez la forgeronne. C’était la première fois que je l'entendais parler de ses traits de caractère comme un problème concret et que j'entendais dans sa voix quelque chose comme de l'envie pour autre chose que de l’argent ou de l'alcool... Alors j'osais ,de manière un peu familière, posait doucement une main sur son épaule, lui disant d'une voix douce et compatissante.

"Parce que tu crois que je suis un meilleur choix ? Un père qui commettrait les pires atrocités sans hésitation et qui est haï par tous. Pourtant, peut être est ce un peu égoïste, mais je ne regrette pas mon futur enfant, parce que je sais que je ferai au mieux...Et je sais que ça sera aussi votre cas. L'important n'est pas ce que vous êtes maintenant, mais ce que vous pourrez lui apporter. Alors oui, peut être n'est ce pas le bon moment, mais honnêtement Meredith, j'ai vu tellement de mère atroces, que je ne pense pas que tu en serai une mauvaise;.. Ou bien peut être au vu de ton attitude que ut devrais être perçu comme le père !"

Sur cette dernière phrase je souriais et lui adressais une tape amicale à l'épaule, avant de me reculer un peu. Alors mon regard fouilla un peu la pièce visiblement mal à l'aise. Je n’avais plus grand chose à dire, alors ça ne servait à rien que je reste là plus longtemps.

"Je crois que tout est dit... Qui plus est si je reste plus longtemps tu risques d'avoir une migraine plus forte que ne te donnerais n'importe quel tords-boyaux que tu pourrais distiller ! Qui plus est, j'ai l'impression d'être assez maladroit."

Pas la peine de préciser à quel sujet je pensais précisément. Alors je me retournais vers la porte m'éloignant un peu, à un pas assez lent, l'air songeur... Jusqu’à finalement me retourner, à mi-chemin entre le comptoir et la porte, adressant une mimique amicale à la forgeronne.

"Ceci dit, si tu as besoin de moi pour quoi que ce soit, un service, une passe d'arme pour te défouler, ou justement pour éviter de trop t’énerver sur des anneaux n'hésite pas à me demander. Ce sera un plaisir... Enfin donc, je suppose qu'on se dit à  demain... Patronne ?"

Mon sourie se fit taquin, attendant juste sa réaction avant de me retourner et quitter les lieux, à moins qu'elle ne me retienne pour diverses raisons, ce qui ne serait guère difficile, puisqu'après tout j'étais sincère dans la proposition que je venais de lui faire.

"Ah et j’oubliais...Si t'as besoin d'un partenaire pour boire je serai tout aussi disponible !"
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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

Message  Meredith le Ven 13 Déc 2013, 14:42

Meredith commençait à avoir la bouche sèche, n'étant pas habituée à parler autant sans l'aide psychologique d'un tonneau de piquette. Machinalement elle porta à sa bouche une bouteille contenant un liquide claire et le recracha de suite. De l'eau. Quelle horreur. S'essuyant la bouche, elle eut soudain un regard plus enflammé. Voir salement intéressé. Limite avec des écus brillant au fond des prunelles.

"Oh? Tu sait bien travailler les os pour faire des armes? Tu me feras une petite démonstration? Hum? En échange, je t'apprendrai quelques trucs qui te seraient utiles. Pour mon petit contact, c'est ma charmante p'tite Amaliah. Elle a bon siècle d'expérience en sortilèges et m'doit quelques... faveurs."

Le fait d'apprendre que les monstres violeurs commençent à remplir les fosses communes lui fit faire la moue. Rien qu'une fois, elle aurait aimé en croiser un histoire de voir s'ils sont vraiment à la hauteur de leur réputation. Les seuls cas qu'elle avait personnellement recensés n'existaient que dans la tête de ceux qui lui avaient infligé la mission de traquer des chimères. Tout ça pour renier une fille tombée enceinte avant le mariage... pfff... Engar était bien gentil de lui donner son propre avis sur l'argent que l'on peut se faire en vantant les mérites d'un exercice physique saint que l'on pratiquait d'ordinaire à deux mais elle avait personnellement décidé d'oublier cette histoire une fois pour toute en ayant croisé un golem de feu dans le couloir un matin. Même son imagination proprement sans limite dans ces domaines très limités n'était pas parvenue à l'imaginer faire des galipettes. Sans parler que le fait d'avoir deux jambes et deux bras était plus une exception que la norme ici... La discussion sur l'anneau prit fin et la forgeronne tapota calmement l'épaule de son futur employé quand il dit qu'il ne serait pas écouté.

"J'te comprends. J'ai essayé d'rejoindre la garde au début. J'pensais qu'en restant près de l'extérieur j'm'habituerai p'tit à p'tit. Quand j'ai zigouillé le deuxième gars qui était juste venu me relever y m'ont mis à la porte du Guet et d'mander d'aller chercher aut'chose..."

Personne ne comprenait son excès de zèle. Enfin... en y réfléchissant bien elle tenait debout à l'époque à force de nerf, de hargne et d'une potion titrant 70°... Quand Engar parla du fait de prendre du ventre, la forgeronne inspira un grand coup, se raidit... avant de se frapper d'un grand coup de poing dans l'estomac. Expirant doucement et se relaxant, elle lâcha un grand sourire 100% pur taverne à l'interlocuteur qui était parvenu à rester jusqu'ici en conservant sa santé mentale et son intégrité physique, chose peu courante à proximité immédiate de Meredith et de son alcool.

"J'suis encore plus musclée que quand j'trainais dans les bois. Avec ce boulot, pas d'risque que j'fasse du lard. Si t'as peur de pas rester bien ferme sur les bords, y a assez d'boulot bien fatiguant ici! Bwahahaha!"

La discussion portant sur le boulot la détendit, ce qui se remarqua dans sa posture plus affalée. Engar était un peu inquiet à l'idée de croiser Amaliah, il faudrait donc faire quelque chose pour la présentation. Parce que la Banshee voudrait voir qui travaillerait à ses côtés, aucun doute là-dessus. Elle devrait sûrement rester à côté et se sacrifier en lui roulant une pelle avant que les ongles prennent vingt centimètres? Elle aimait payer de son corps s'il le fallait! La mention du cuir démoniaque le fit un peu tiquer. Elle ne travaillait que le métal mais n'en portait pas, préférant le cuir. Le regard de la forgeronne reprit l'éclat particulier de quelqu'un qui mentalement sortait un écritoire à pince et évaluait un bien en terme de beaucoup de zéros. Mais elle finit par écarter l'idée en même temps que son verre.

"Ce s'rait sympa une veste qui s'répare toute seule. Mais perso, j'aime bien déchirer mes fringues. Ou m'les faire déchirer. Avoir des fringues comme ça c'est un peu comme si un truc me pelotait en permanence... Nan, j'supportrai pas!"

Après un petit rire revint le temps des sombres nuages. Il avait assez de tristesse en lui pour pourrir une journée à la plage... La réaction normale de Meredith dans ces occasions consiste à se jeter sur l'être en question, à le maîtriser et à lui enfoncer de force dans le gosier assez d'alcool pour qu'il oublie son prénom pendant quelques heures. C'est plus marrant de regarder quelqu'un de bourré essayant de danser. Hélas, dans ce cas précis la personne en question faisait une croix sur l'alcool et la bibine à proximité immédiate était synonyme de mort éthylique rapide si utilisée de cette façon. Un sourire plus carnassier se dévoila sur les lèvres d'Engar, faisant naître le même sourire sur celles de la forgeronne. Bien. Sous toute cette tristesse il y avait encore de la hargne. Tant mieux. Elle aimait ça.

"Un type qui essayerai d's'y prendre à Amaliah passerait un double sale quart d'heure... J'sait comment faire très mal sans tuer... une fois qu'il se s'ra fait buter par Amaliah bien sûr!"

La discussion sur les enfants par contre rendait la forgeronne plus soucieuse. Elle n'avait rien d'une mère. Rien d'un père non plus. Elle n'avait aucun sens des responsabilités et de l'honneur. Tenant plus de l'animal que de l'encyclopédie, ses réactions face à aux situations les plus courantes donnait régulièrement froid dans le dos à ses clients. Au moins, Engar se rendait compte s'il allait trop loin. Elle se contenta donc d'un vague grognement en lui faisant signe d'y aller quand son nouvel employé fit mine de partir. Le raccompagnant jusqu'au comptoir (car les réflexes anti voleurs ont la vie dure) Meredith avait repris un peu de poil de la bête quand le nouveau pourvoyeur en alcool puissant du donjon s'arrêta. Sa proposition était intéressante, digne d'intérêt quand le travail s'empilera un peu trop.

"J't'aurai sous la main quand j'péterai un peu les plombs. Noté. Et redis-moi patronne, tu veux bien?"

Ce petit nom lui donnait des frissons. Patronne. Et pas respectée parce qu'elle menace de défoncer le crâne si il ne le dit pas. Pour un peu, elle y prendrai goût. Elle dut crier sa dernière phrase vu qu'il se trouvait dehors. C'est comme ça avec les personnes qui tiennent à avoir le dernier mot coute que coute!

"Pas de problème mais ce s'ra à la taverne! On ne boit pas au boulot! C'est réservé à la patronne ce genre d'avantage!"

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Meredith

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Re: Il faut battre le fer tant qu'il est chaud et boire l'alcool tant qu'il est frais (Pv Meredith

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