Par un beau matin, au bord d'un lac... [terminé]

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Par un beau matin, au bord d'un lac... [terminé]

Message  Jarus Nirogh le Mar 15 Oct 2013, 20:39

L'aurore apparaissait dans le ciel, chassant doucement les ténèbres de la nuit qui hantaient les lieux. Le ciel était parcourue par un petit amas de nuages légers qui avançait paresseusement poussé par les vents des hautes sphères. Le temps était légèrement frais, mais il se réchauffait progressivement à mesure que le soleil s'extirpait de l'horizon formé par la cime des arbres. Le vie s'éveillait alors dans la dense forêt maudite. Les oiseaux se mirent à chanter, et les prédateurs se lancèrent à la chasse du petit déjeuné. Comme chaque jour, chaque matin du printemps, le cycle suivait son cours paisiblement sans être influencé par une quelconque ingérence de la part des habitant du donjon.... Sauf pour ce qui était des poissons nageant dans un certain grand lac.

Au fond de ce dernier, perdu dans l'amas végétal de ce lieu boisé, la vie se voyait légèrement perturbé par la présence d'un parfait inconnu dont celle-ci se révélait pour le moins étrange. Très curieux et fasciné par tout ce qui l'entourait, Jarus arpentait le fond du point d'eau en gravant dans son esprit chaque différences entre le monde sous-marin et à celui de la surface. En haut les fleurs étaient souvent petites ou alors de taille moyenne, tandis qu'ici, certaines s'étendaient sur plusieurs mètre. De plus, leur texture paraissait bien plus flasque. Les couleurs étaient aussi bien moins chatoyantes qu'en haut. Il n’empêche cependant qu'aux yeux de l'élémentaire, ce décors était resplendissant de part son silence et la tranquillité qu'inspirait la faible transparence de l'eau chargée en vase volatile.

Jarus caressa la terre boueuse dans laquelle s'enfonçait ses pieds. En dehors de l'eau, il se serait enfoncé jusqu'au genoux dans cette bourbe. Soudainement, alors qu'il contemplait de plus proche le sol du lac les jambes fléchies, un banc de poissons d'une dizaine de poissons passa devant son visage. Ils étaient de bonne taille, soit une bonne vingtaine de centimètres, et ils se déplaçaient avec calme. Le faible reflet du soleil naissant sur leurs écailles l'intrigua fortement. Il tendit alors une main afin de pouvoir les toucher, mais ceux-ci remarquèrent au dernier moment qu'il ne s'agissait pas d'un élément du paysage mais bien d'un être vivant. Ces derniers filèrent comme des flèches. Jarus resta immobile tout en regardant dans la direction par laquelle ils s'étaient enfui. Ce monde aquatique lui plaisait vraiment beaucoup. Sans irait-il plus tard visiter la salle inondée un jour.

Cependant, quand il vit la clarté se répandre dans sur le fond boueux du lac, Jarus estima qu'une nuit entière à sa balader dans l'eau était amplement suffisant. Il ne souhaitait surtout pas à avoir à se battre pour enlever la naissance de mousse dans les interstices de son corps. L'élémentaire s'engagea alors dans la direction de la berge avec lenteur, ralenti par l'instabilité du sol. A plusieurs reprises, il s’emmêla les jambes dans des algues rampante et du à chaque fois les ôter avec délicatesse, car il ne souhaitait pas les abimer. Il fini par enfin émerger de l'eau après bien dix minutes de marche laborieuses, quand bien même il ne se fatiguait pas de la même façon que les autres êtres organiques. Il se retourna ensuite afin de faire face au soleil à ce moment la bien visible, tout dégoulinant. Jarus ne put trouver en lui les mots pour exprimer son plaisir d'arpenter cette terre si belle.


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Re: Par un beau matin, au bord d'un lac... [terminé]

Message  Ophyde le Lun 21 Oct 2013, 20:01

La forêt maudite, un lieu magnifique quand les murs du donjon devenaient trop oppressant tout en restant sous la protection du pacte. Lieu de recueil avec soi-même, surtout quand vous vous retrouviez a y dormir plusieurs nuits parce que les arbres vous jouent des tours. Ou que vous avez un non sens de l'orientation inné... Ce qui était mon cas actuellement. J'avais passé la journée à chercher des plantes que le farfadet ne me prenait pas. Bon, c'était surtout une excuse pour sortir profiter de la beauté sauvage de la forêt. J'avais surtout trainassé et joué à chasser plus que cueilli la moindre plante. Ça faisait du bien par fois de retrouver les besoins primaires d'une vagabonde. J'y avais pris tellement de plaisir simple que je n'avais pas vu le temps passé. Si bien que j'avais été surprise par la nuit. Bon, j'avais vaguement essayé de retrouver le donjon. Mais avec mon sens de l'orientation j'avais dû surtout réussit à me perdre un peu plus qu'autre chose.

Heureusement, la nuit avait été couverte sans pour autant pleuvoir. Les nuages avaient formé une couverture générale, gardant sous eux la chaleur accumulée pendant la journée. Bon, même avec des nuages-couverture j'avais eu froid. Dormir la nuit avait été toujours le principal problème pour moi, il faisait froid. Certes le froid m'engourdissait voir m'assommait, mais mon sommeil était moins réparateur lors d'une nuit froide plutôt que sous la chaleur des peaux. Peu d'humains osaient passer la nuit dans cette forêt mystérieuse. Ils n'avaient plus l'habitude d'être transformé en proie et d'être entouré d'êtres du petit peuple. Proie, même ici je l'étais rarement. Et, je n'ai jamais compris pourquoi, mais les gens du petit peuple m'appréciaient, surtout depuis la nuit folle que j'avais passé auprès d'eux. L'amitié qu'ils me portaient était réciproque et je ne risquais pas grand chose. Même si leur petites farces m'étaient destinées, au final j'en riais presque plus qu'eux.
En y réfléchissant je passais très peu de nuits dans ces lieux à cause du froid. Passé un temps j'avais cherché un lieu pour y installer une masure, n'étant pas douée pour la construction et n'aimant pas donner de services (surtout payants) je m'étais trouvée d'autres excuses non valables et le projet n'avait jamais aboutit.

J'avais donc passé la nuit sur une grosse branche, sous un semblant de couverture de mousse recueilli le long de ma pérégrination. Malgré le froid, j'avais réussit à dormir plus ou moins confortablement jusqu'à que les nuages décident de laisser place à la lune. Le froid trop cinglant me fit grelotter au point de m'éveiller. Les heures grises. Cet instant où la lune et le soleil sont sur le point de se partager le ciel un instant avant que l'une laisse la place à l'autre. Ce moment où rien ne bouge, le nocturnes ont finis leur nuit et les diurnes n'ont pas commencé leur journée. Perturbant le calme général, je descendis de mon perchoir pour commencer à trouver la grande tour. Il me fallait une vrai nuit de sommeil ou j'allais être engourdie toute la journée.
Bouger fit recirculer le sang un peu plus vite réchauffant un peu mon pauvre corps tremblant. Assez rapidement, le sang et le mouvement firent fuir ces tremblements et me réveillèrent. Je pu ainsi profiter de la beauté de l'instant dans un sourire qui apparaissait rarement sur mon visage. Le genre de sourire qu'on voit sur les amoureux transit qui se regardent mièvrement. N'ayant jamais connu ce genre d'émotion envers quelqu'un d'autre, je souriait bêtement seulement devant la beauté de la nature présente. Rare étaient ceux qui auraient pu se venter de m'avoir vu dans cet état de bonheur, simple, intense sans pour autant être excessif. Tout simplement parce que la présence d'autrui avait tendance à tout gâcher. Il fallait être seul ou se croire seul pour ressentir la beauté que nous offrait la nature à l'instant présent. Il fallait être seul pour se sentir tout petit devant l'immensité d'un ciel étoilé et s'émerveiller devant cette grandeur face à nous.

Peu à peu, mon chemin hasardeux me mena vers une clairière toute proche. Il était rare de trouver un coin dégagé dans cette forêt dense. Bien vite, je compris la présence de celle-ci en apercevant les reflets d'un petit lac. Le temps d'en faire le tour, pour trouver une berge à mon goût, le soleil avait teinté les nuages de rose. Je restai un instant le dos tourné au lac pour contempler ce mélange de couleur entre le rose des nuages et le bleu du ciel. Les heures grises étaient finies et avec elles le sommeil s'était envolé. Pour éliminer la dernière once de somnolence engourdissant je m'apprêtai à me tremper dans les eaux lacustres. C'est alors que je vis ces dernières être perturbées par une chose en sortant. On aurait dit un amas de boue, de roches et d'algues qui avait décidé de se mouvoir. Il ne semblait pas m'avoir vu, ou se fichait totalement de ma présence car il ne s'occupa pas de moi. Même une fois totalement sorti de l'eau, il préféra se tourner vers le soleil levant. Je n'allais pas m'en plaindre! Il m'avait donné une peur incroyable! Enfin, il m'avait surtout surpris et m'avais enlevé l'idée de me plonger dans le lac : et s'il n'était pas le seul à dormir au fond du lac et qu'ils se nourrissaient d'êtres extérieurs au lac?

Après mûre réflexion et étude du comportement de l'être, j'en conclu qu'il ne devait pas être agressif. Ayant rarement rencontré d'élémentaire défendeur d'un milieu, je ne pouvais pas savoir s'ils avaient des tendances agressives ou non. Techniquement, ils devaient l'être seulement si on était violent envers eux ou le milieu qu'il protégeaient, non? Venir nager dans un lac était-il considéré comme une agression pour un élémentaire lacustre vivant dans ce dit lac? Oh et puis zut, il n'y avait qu'un façon de savoir!
Ainsi, je m'avançai vers l'être qui semblait moins plein d'algues que je ne l'avait imaginé, à le regarder à contre jour. Ma queue sinuante sur le sable humide de rosée forma un petit sillon jusqu'à l'élémentaire.

"Bonjour, ça vous dérange si je me baigne dans votre lac?"

Et si un élémentaire lacustre ne savait pas parler ou communiquer avec les êtres non aquatiques?
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Re: Par un beau matin, au bord d'un lac... [terminé]

Message  Jarus Nirogh le Mer 23 Oct 2013, 19:03

Alors qu'il regardait l'aurore se lever tranquillement, Jarus sentit un mouvement dans son dos via le sol. Il ne décela dans le déplacement aucun comportement trahissant une quelconque hostilité et prit donc le temps de se retourner sans mouvement brusque en direction de la nouvelle arrivante. Ses cristaux couleur citrine se rencontrèrent alors ceux de la lamia qui semblait hésitante. Sur le coup, l'élémentaire ne dit rien, fasciné par cette forme de vie dont il n'avait pas connaissance. Il n'aurait jamais cru possible de rencontrer un jour le croisement entre une femme humaine et un serpent. Ses yeux glissèrent lentement de la tête à la poitrine cachée par la longue chevelure d’ébène puis jusqu'à la jonction entre la peau et les écailles. Il continua par la suite son analyse jusqu'au bout de la longue queue reptilienne sans pour autant le montrer, car avec son visage de roc sans traits et ses yeux sans pupilles, Jarus ne paraissait qu'être une statue immobile regardant bêtement devant lui. Mais lasse de son mutisme, la jeune femme hybride selon lui s'approcha de sa personne en laissant derrière elle un large sillon grâce à sa queue. Elle lui adressa une question innocente avec une très belle voix organique dont il ne pouvait que rêver.

"Bonjour, ça vous dérange si je me baigne dans votre lac?"

Jarus cessa de reluquer immédiatement la demoiselle, étonné par le sens de la question. "Mon lac ?". Il fit travailler son esprit en retournant la phrase dans tout les sens possibles. Il fini alors par comprendre ses propos. Plusieurs fois, des habitants du donjon l'avait eux aussi estimé très territorial en raison de son attachement pour la terre. Cependant les entités comme lui ne se limitaient pas qu'à un espace ou à un objet précis. Leur esprit pouvait naviguer dans leur élément sans presque aucune restriction et que leur seul lien était celui avec leur délite. Puis Jarus se fit aussi la remarque qu'avec quelques algues sur soit et de la vase, il devait ressembler à un créature gardienne de ce lieu.

-Vous vous trompez, ce n'est pas mon lac. Répondit t-il très poliment avec sa voix magique monocorde. Je ne suis pas le gardien ou bien le responsable de ce lieu, mais uniquement un visiteur. Les esprits de la terre comme moi ne sont jamais rattachés à un domaine spécifique. Je me suis juste contenté d'inspecté la flore sous marine qui -il faut bien l'admettre- est superbe. D'ailleurs si vous tenez à y faire un tour, je vous préviens, le sol au fond est particulièrement instable et la visibilité est relativement médiocre.

Sans vraiment le vouloir, son intention retourna à l'énorme queue qui servait de jambes à la femme. Il bloqua tout particulièrement sur l'ondulation de celle ci et se demanda si ce mode de déplacement était vraiment plus pratique que celui des humains. N'ayant pas encore totalement le sens des mondanités humaines dont celle du tact, Jarus demanda sans aucune hésitation :

-Etes vous le fruit d'une expérience mené par les humains ? Quel est le but de vous croiser avec un serpent ? Est ce vraiment plus pratique pour vous mouvoir ?
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Re: Par un beau matin, au bord d'un lac... [terminé]

Message  Ophyde le Lun 04 Nov 2013, 11:58

En plus d'être impressionnant de forme il était étonnante dans ses propos. Bon apparemment je m'était trompé et il n'était qu'un esprit de la terre... Ça voulait dire que je le touchait à chaque fois que je foulais la terre? Automatiquement, je baissai mon visage sur ma queue qui avait laissé un sillon dans le limon sableux. Avait-il senti ce sillon comme si on lui avait gravé sur son dos? Enfin, même s'il me permettait de savoir qu'il n'y avait pas d'autre créature dans le lac, il venait de me couper toute envie de m'y baigner. Savoir que des algues risquaient de me frôler si j'y plongeait, savoir se que cachait en son fond les eaux faces à moi ne me donnait plus du tout envie de m'y réveiller.

Au moins, me fit-il bien rire avec sa question. Il avait beau sembler vieux comme une montagne, il ne semblait pas savoir qui le foulait avant qu'il ne se réveille! Moi? Le fruit d'une expérience? Je dois l'avouer, pliée en deux, j'eus du mal à m'arrêter de rire tellement l'idée était saugrenue! Une fois le rire passé, je me redressai pour le regarder... Il était sérieux avec cette question? Non, parce vu sa position, il semblait attendre que je lui réponde tout aussi sérieusement. Je me raclai la gorge pour essayer de prendre un air tout aussi posé qu'il avait eu en me questionnant.

"Alors, tout d'abord. Je ne suis pas le fruit d'une expérience mais d'un accouplement entre deux êtres de mon espèce. Je suis une lamia. Enfin, c'est comme ça que les êtres ici appellent mon espèce. Je ne peut pas te dire grand chose sur mon espèce parce que je n'ai connu ni mes frères et sœurs ni mes parents. J'ai été élevée par une humaine et n'ai jamais croisé d'autres lamia à ce jour. Nous sommes assez peu nombreux. Je peux te dire tout de même ce que j'ai pu lire et qui me semble juste. Il existe plusieurs peuplades de lamia décimées dans le monde connu. Nous avons peu de mâles dans notre espèce, certaines peuplades survivent en s'accouplant avec des humains. Pour en avoir fait l'expérience, ce sont les seuls avec qui nous sommes fécond avec les démons. Sauf qu'avec les démons nous donnons... Hmm, je ne sais pas, je n'ai jamais attendu de voir ce que ça donnait. Mais avec les humains nous donnons d'autres lamias et non des hybrides.
Apparemment nous sommes douées pour toute forme de magie. Après suivant les êtres il doit y avoir différentes affinité. Douées pour la magie et attaquant ou charmant souvent les hommes pour enfanter, les humains nous ont toujours considérer comme dangereuses, comme des sorcières. Certains se sont mit à nous chasser, d'autre à nous vénérez. Au final, avec l'arrivée des nouveaux dieux ils nous chassent tous.
Pour qui est de ce mouvoir... Je sais pas, je n'ai jamais connu d'autre moyen d'avancer!"


Profitant de parler, je me lançait moi aussi dans des questions surement idiote du point de vu d'un élémentaire de terre.

"Si tu es un esprit de la terre, tu ressens tout ce que la terre ressens? Quand on marche sur la terre, c'est comme si on marchait sur toi alors, non?"
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Re: Par un beau matin, au bord d'un lac... [terminé]

Message  Jarus Nirogh le Jeu 14 Nov 2013, 19:35

L'hilarité de la jeune femme hybride prit de court l'élémentaire qui ne comprit absolument en quoi ce qu'il venait de dire était amusant. Déjà qu'à l'origine Jarus n'était que très peu familier du concept du rire, en décerner les raison dans ce contexte se révélait être un exercice particulièrement dur et peu amusant. Cependant, ce qu'il ne parvenait toujours pas à assimiler, c'était cette impression de souffrance qu'affichaient certaines créatures comme la lamia lorsqu'ils se pliaient en deux en se tenant le ventre. Comme le lui avaient avoué quelques habitants du donjon, rire était une émotion très souvent positive que l'on exprimait lorsque la situation s'avérait burlesque. Rire permettait d'afficher une forme de joie particulièrement spontané. Alors dans ce cas pourquoi certains semblaient en souffrir ? La jeune demoiselle semblait presque à deux doigts de s’asphyxier. Après deux secondes de réflexion, Jarus estima que seul un organique pouvait réellement comprendre et que pour sa part, il ne devait pas s'en inquiéter plus qu'il n'était nécessaire. Il se remémora alors sur un détail qu'il ne devait surtout pas négliger. De l'eau continuait à couler sur son corps de roche et à tremper le sable. La dernière fois que Jarus ne s'était pas séché, de la mousse végétale avait prit racine entre les interstices de sa pierre et s'était étalé sur une bonne portion de son torse. Outre le soucis de l’esthétisme, les parasites végétaux pouvaient se révéler dangereux dans la mesure ou certains pouvaient perturber la circulation de la magie terrestre dans son corps. Il devait donc s'en prémunir au plus vite. Pour cela, il n'eu qu'à concentrer sur les parois des pierres une bonne partie de sa magie tellurique et de la surcharger afin de faire chauffer sa roche. Bien entendu, l'eau ne monta pas jusqu'à ébullition -ce n'était que de la magie de terre-, mais cela suffit à accélérer le processus d'évaporation et de s'assurer qu'à la fin il ne serait plus mouillé. Pendant ce temps, la lamia avait réussi à reprendre son souffle et commença alors son récit sur ses origines.

Immédiatement, l'élémentaire fut captiver par son histoire. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas rencontré de nouveau une créature inconnue. Pourtant, il avait au moins 300 ans d'existence tellurique. 300 ans durant lesquels il n'avait cessé d'obéir à son délite, d'accumuler des connaissances sur la vie à la surface, de voyager de long en large et en travers de la plaque tectonique, et ce sans jamais s'arrêter. Les Lamias. Même dans les puits tellurique il n'avait entendu parler de cette race et ce n'était pas faute d'en avoir visité plusieurs. Il nota dans ses paroles la ressemblance entre son ethnie et celle des wendigowaks, qui eux aussi enlevaient des humains pour se reproduire, la faute à une capacité de reproduction très faible. Jarus fut tout aussi captivé par l'histoire personnelle d'Ophyde, élevée par des humains malgré la haine mutuelle entre les deux races. Décidément, cette créature organique se révélait pleine de surprise agréable à entendre. Un torrent de questions vint alors noyer son esprit quand la jeune femme hybride termina son récit. Comment étaient ses relations avec ses parents adoptifs ? Qu'est ce que cela faisait d'avoir des parents ? De quelle contré était originaire sa race ? Il désirait poser toutes ces questions à la fois mais sa curiosité fut bien vite douché par l'incrédulité quand la lamia qui se tenait devant lui lui demanda :

"Si tu es un esprit de la terre, tu ressens tout ce que la terre ressens? Quand on marche sur la terre, c'est comme si on marchait sur toi alors, non?"


Sur le coup, l'idée que quiconque marche par terre lui marche sur le dos lui parut bien stupide. Mais bien rapidement, Jarus parvint à comprendre le raisonnement qu'avait eu la lamia. Bien que saugrenue, il s'agissait d'une question très pertinente. Si elle avait demandé cela au délite responsable des lieux, la réponse aurait bien put être "Oui". Jarus s'approcha alors d'elle en marchant posément et s'agenouilla à une distance de deux longueurs de bras d'elle. Il prit du sable dans sa main puis le laissa s'écouler entre ses doigts de roc.


-D'une certaine façon oui. Je suis à l'origine la mémoire de la pierre, du sable et de la terre. Avant que je ne sorte du monde souterrain, je ressentais chaque pas, chaque poussé, chaque coup qui était donné contre le sol. Quand un humain labourait le sol pour l'aéré, je sentais les esprits du vents me caresser apportant avec eux des mots que je ne comprenais pas. Quand un animal marquait son territoire la ou je passais, je mémorisais son odeur dans mon esprit. Quand une créature mourrait, je sentais son sang couler sur mon esprit. Oui, avant j'étais la terre. J'étais un fragment de son identité. 


Jarus marqua une pause brève avant de reprendre, le temps pour lui de regretter le temps ou il était parmi les siens.


-Aujourd'hui je ne suis plus rien de tout cela. En sortant de mon monde, je suis devenue une identité à part entière. Je pense par moi même, les souvenirs que je mémorise ne sont destinés qu'à moi seul, les sensations que je ressens ne sont plus partagées. J'ai été d'une certaine façon coupé de mon peuple. Après, je suis toujours un esprit pur de roche. Je vois le monde différemment de toi. Mes sens ne connaissent pas des limites semblables au tiens. Là ou tu vois du sable fin, moi je vois un esprit de terre qui affirme à un autre avoir rencontré une femme mi humaine mi serpent dormir dans un arbre durant la nuit. Là ou tu penses être seule, moi je sais qu'en réalité une fourmilière invisible s'active sous ta queue, attentif à chacune de tes actions. Je pense que je peux donc affirmer être un avatar de la terre. De la d'ou tu viens, tu n'as jamais rencontré d'entité comme moi ?
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Re: Par un beau matin, au bord d'un lac... [terminé]

Message  Ophyde le Lun 02 Déc 2013, 22:45

Je m'abaissait légèrement comme un animal craintif tout en reculant doucement mon buste quand l'élémentaire s'approcha. Mais rapidement je constatait que mes gestes étaient futiles. Tout d'abords parce qu'il ne s'était approché que pour prendre le sable sur lequel je m'étais approché, et surtout parce que s'il m'aurait vraiment voulu du mal vu sa force de... de roc, il fallait le dire... Il aurait pu facilement m'attraper en deux et me briser en deux comme une vulgaire brindille. Bon j'étais plus comme une anguille qu'un bout de bois sec et cassant, mais même avec toute l'agilité du monde, une fois dans ses bras j'aurais donné peu cher de ma peau. Quand je réalisais que mon geste était stupide, je me redressais pour être à hauteur de l'élémentaire.

J'étais contente, je n'avais pas eu totalement faut dans mes déductions. Il avait ressenti tout ça avant, mais plus maintenant... Enfin, quand il me décrit tout ce qu'il ressentait, j’eus droit à quelques frissons en essayant de m'imaginer sentir du sang couler sur mon esprit... Ouai, ça n'avait aucun sens... C'était peut être cela qui me faisait frissonner, essayer d'imaginer ce qu'on ne peut pas se rendre compte. Enfin, mes oreilles captèrent quelque chose qui me sorti de mon monde. Quelque chose ou plutôt l'absence de quelque chose, il s'était arrêté de parler un instant avant de reprendre son monologue monocorde. Il aurait continué sur sa ligné, mon cerveau n'aurait pas tiqué. Mais il venait de m'expliquer qu'il ne faisait plus parti de son peuple d'origine. Une partie de mes souvenirs m'entraîna à chaque instant où j'avais du quitté ceux que j'avais considéré comme une famille... Aucun d'eux n'avait partagé mon sang et pourtant mon coeur s'en trouve pincé à chaque fois que je me remémore ces instants... Je penchais la tête tout en fronçant légèrement les sourcils comme pour mieux réfléchir. Son hésitation était du à un pincement au coeur?


"...amais rencontré d'entité comme moi ?"

Hein? Quoi? Qui me parle? Je fixai l'être de terre dans un long moment de blanc cérébral ... ... ... Avant que dans un "Oooooh" mental les connexions se refassent. Ma bouche en forme de O sans pour autant émettre le moindre son s'ouvrit alors légèrement pour répondre à sa question.

"Non."

Je fronçais alors légèrement les sourcils.

"Enfin, je n'en aies pas souvenir. Aucun élémentaire, ni de terre ni de tout les éléments qui ont un élémentaire. Vous êtes nombreux à arpenter le monde comme ça?, je tapotais alors le sable du bout de ma queue, tu es triste de ne plus être avec les autres sous terre à tout sentir?"

Oui, je n'avais pas réussit à me retenir de poser la question. Mais que voulez-vous la curiosité me tuera !
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Re: Par un beau matin, au bord d'un lac... [terminé]

Message  Jarus Nirogh le Mar 07 Jan 2014, 16:47

Bien qu'il se doutait de la réponse bien avant d'avoir posé la question, il s' était quand même risqué sur ce sujet ô combien douloureux pour lui. Biensur qu'elle n'avait jamais vu d'élémentaire indépendant comme lui. Les seuls pouvants lui ressembler n'étaient invoqués que pour un court moment, et très souvent pour des raisons discutables. Quand aux autres, il s'agissait pour la majorité des cas d'impure ayant volontairement renié leur monde d'origine afin de pouvoir profiter de la vie à la surface. Mais Jarus lui ne l'avait pas souhaité. La question de la lamia fit d'ailleurs mouche sur ce point.

-Pas du tout. Normalement, pour ce qui est de ceux de mon espèce, notre vie doit se cantonner à une existance souterraine entièrement dédié à la gestion du monde sur lequel tu marches actuellement. Nous pouvons vivre des milliers d'années sans jamais rencontrer la surface. Quelque fois, des créatures pratiquant la magie peuvent faire appel à nous, mais uniquement pour une tache spécifique. Dans mon cas c'est un peu différent,  même si je suis arrivé via une invocation. J'aurais dû retourner de la d'ou je viens lorsque mon invocatrice est décédée. Seulement, elle a souhaitée que je reste ici. Je pourrai casser mon coeur et retourner dans mon plan terrestre, mais en faisant cela je trahirai la volonté de ma maitresse et je ne peux m'y résoudre.

Jarus marcha quelques pas autour d'ophyde tout en parlant, en se remémorant ces instants passé avec Yfal, et en observant les étranges mouvements de la longue queue reptilienne.

-Bien sur que les miens me manquent. Beaucoup même. Mais c'est ainsi. J'ai au moins la chance de pouvoir leur parler. De leur partager mes connaissances avec eux et en retour, je peux compter sur eux pour m'aider en cas de difficulté. Je ne te cache pas qu'en ce moment même, deux de mes confrères sont très intrigués par ton aspect mi humain, mi serpent. Ils me harcèlent avec un flot de questions impressionnant. L'un aimerait savoir si vous écrasez vos proies avec votre queue avant de les ingérer en une bouché. L'autre souhaiterait vous demander si vous pondez des œufs ou si vous accouchez comme un mammifère. Pas bête comme questions ça. Enfin moi ce qui m'intrigue c'est la raison de votre présence ici à cette heure ci. Je n'ai jamais vu quelqu'un d'autre venir ici à un tel moment, qui plus est nue comme un vers.

Bien que parfois ignorant, Jarus n'oubliait pas que les serpent étaient avant tout des prédateurs. Roder ainsi comme elle le faisait ne correspondait pas à une attitude logique pour une faible créature. Suspicieux, l'élémentaire se campa juste devant la lamia à peine cinq centimètres d'elle et la toisa avec ses deux cristaux jaunes scintillants lui servant d'yeux.


Dernière édition par Jarus Nirogh le Dim 12 Jan 2014, 10:27, édité 1 fois
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Re: Par un beau matin, au bord d'un lac... [terminé]

Message  Ophyde le Dim 12 Jan 2014, 00:09

C'était étrange d'être face à un être comme lui. J'avais l'habitude grâce à Karl des être inorganiques qui contrairement aux espèces faites de chaire ne dégageait rien sur leur état d'esprit que ma langue pouvait analyser. Mais Karl était un être bien plus expressif que la plupart des organiques même si sa peinture restait fixe. Cet élémentaire, lui avait une voix et des mouvements inexpressifs en plus de rien dégager. Impossible de savoir ce qu'il ressentait. S'il ressentait quelque chose ! La seule manière que j'avais était de deviner par ces propos et d'extrapoler. Seule l'idée que les siens pouvait le manquer me fit tendre un peu plus l'oreille pour essayer de percer un ton de tristesse. Mais rien, rien que toujours ce même son monocorde.

J'imaginais alors un ton de remord ou de tristesse quand il m'expliqua pourquoi il ne pouvait rejoindre les siens. Un semblant d'espoir teinté d'intrigue quand il m'avoua continuer à communiquer avec ses compatriotes tout en tournant autour de moi comme une prédateur autour de sa proie. Cette marche d'ailleurs avait tout pour me déplaire, j'essayais de rester le plus calme et détendu en apparence. Mais mon esprit était mouvementé à l'idée de devenir proie et je restais aux aguets du moindre mouvement suspect pour m'esquiver dans l'arbre le plus proche. Même si jusqu'à maintenant il n'avait montré aucun signe d'agressivité. Même si tuer un être pour un élémentaire devait être stupide car ça m'aurais étonné qu'il est besoin de se nourrir d'autre chose que de son élément. Même si d'après ses questions sa ronde interminable n'était qu'une curiosité, ce n'était pas normal pour mon corps de se sentir en proie.

Alors, même s'il s'arrêta brutalement et un peu proche de mon nez à mon goût, serte, je me tassais intimidée mais soulagée qu'il ne fasse que plonger ses yeux cristallins dans les miens. Et puis, me sentant obligée de répondre, je me concentrais alors sur mes dires se qui ajouta à l'oublie de ma position et mes muscles peu à peu se débandèrent.

"Comme mes crochets ne sécrètent pas de venin j'utilise ma queue pour étrangler mes proies, oui. Mais j'ai entendu dire que certaines lamias, puis fines et agiles que moi à la queue plus courte également produisaient du venin. Leur méthode de chasse doit être de se jeter rapidement sur une partie molle de la proie pour enfoncer leur crochet et injecter leur venin. Un peu comme les cobras. Pour ce qui est de gober ou non ma proie... Ca dépend... De la taille de celle-ci et de ma faim. Mais généralement je les manges, comme les loups ou les félins. Les parties nutritives en premier, comme le coeur ou le foie et le reste ensuite. Puis étant été élevée comme une humaine, si j'ai le temps je préfère les manger cuit, je souris à l'idée d'un bon steak de foie ou d'un rat mariné et grillé alors que mon ventre se mit à se faire entendre, pour ce qui est de la deuxième question...
Je ne sais pas. J'ai toujours éviter de mettre au monde jusqu'à maintenant pour éviter de m'encombrer d'un enfant. Et... Je ne me souvient pas de ma naissance. Les livres qui parlent de ça se contre disent tous. Peut être que ça dépend, tout comme notre méthode de chasse. Si un jour, me vient l'envie d'enfanter je te dirais. La seule chose que je sais c'est que je n'étais pas seule dans le nid où j'ai été trouvé. Et ma mère adoptive m'a avoué que les cadavres de mes soeurs n'avaient pas tous la même couleur d'écaille et de cheveux. J'en ai déduis que nous n'avions pas le même père. Peut être que nous faisons comme les chats dans ce cas là, je ne sais pas."


N'ayant pas l'habitude de parler autant ma gorge commençait à s'assécher et je m'arrêtai un instant pour l'humidifier avec un peu de salive. J'en profitais également pour me redresser et toiser le regard de l'élémentaire presque dans un air de défit.

"Nue comme un vers? Pourquoi un vers? Pourquoi pas un moineau ou même un élémentaire. Je ne suis pas plus nue que toi ou le merle qui vient de nous survoler. Il n'y a que les humains qui tiennent vraiment à ne pas montrer leur corps. Peut être qu'ils en ont honte. Après certains on adopter cette mode... Mais pour moi m'habiller ne sert qu'à deux chose, me prémunir contre le froid et me grimer pour passer inaperçue dans la société humaine. Me voir habiller est pour moi l'équivalent de voir un serpent habiller d'une cape ou une biche d'un tricot. C'est... Ridicule."

Je me remis à une taille plus habituelle pour m'éloigner un peu vers le lac.

"Après, ce que je fais là... Je me suis perdue hier soir, j'ai donc passé la nuit dans un arbre. Les premiers bruits avant l'éveil du soleil m'ont sorti de mon sommeil et je me suis remise à la recherche du donjon. Voyant le lac, j'ai eu envie de m'y baigner pour me rafraichir les idées et profiter du temps, tout simplement... Une chose m'est venue à l'esprit pendant que tu posais les questions pour tes confrères. Vous avez des noms pour vous différencier les uns des autres? Et vous avez une personnalité propre à chacun ou est-ce que comme vous partagez tout vous avez plus ou même le même esprit, donc la même personnalité?"
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Message  Jarus Nirogh le Mer 15 Jan 2014, 17:00

Bien qu'en partie humaine, la lamia se revelait aux yeux de Jarus en fait bien plus proche de la nature que certains autres habitant du donjon. Ses besoins vestimentaires à elle se résumaient juste aux besoin physiologique. En projettant brièvement son esprit dans le sol, il put confirmer qu'il ne faisait effectivement pas froid ce matin là. Pour capter ainsi la température malgré son sens du toucher bien différent du restes des autres êtres organiques, Jarus n'avait qu'à sonder la chaleur de la roche ou de la terre. Il n'obtenait ainsi certe par de résultat précis mais au moins une idée proche.

-Tu es moins compliquée que les autres qui mettent plein de vêtements sur eux pour des raisons bien obscures parfois. J'ai personnellement essayé mais c'est tout sauf pratique.

Tout en l'écoutant poursuivre sur les raisons de sa présence au bord du lac, l'élémentaire observa ses frères de terre s'éloigner pour reprendre leur devoir qu'ils avaient mit de coté pour assouvir leur curiosité. Au son de leurs battements de force il reçut leur grattitude avec un grand plaisir même si cette notion lui restait encore nouvelle. Lui aussi au début remerciait ses camarades lorsqu'il recevait une assistance de leur part, mais plus avec un aspect ritualiste que part sincérité. Plus les jours passaient sur la surface du monde et plus Jarus sentait son esprit évoluer et découvrir des horizons qui jusqu'à présent lui semblait floues. Il associait les sensations aux mots et parvenait ainsi à en saisir le sens profond. Tout ce qui lui paraissait important ou interessant à ses yeux, il l'apprenait aussitot. Pour le plus grand malheur de ses associés au travail, le travail de l'intonation de sa voix ne lui apparaissait en revanche que comme un détail négligeable. Il utilisait correctement les mots et leurs sens ce qui lui suffisait amplement pour l'instant. Il était un esprit de terre. Il n'était pas pressé. La lamia non plus au passage.

-Tu cherches à rentrer au donjon ? Au vues des traces que tu as laissé derrière toi je dirais que tu viens de cette direction ; affirma Jarus en désignant cette dernière. Pourtant Kanabo se trouve exactement à l'opposé de ton chemin. Si tu continues dans cette voie tu risques de te retrouver face à la muraille. Si tu le souhaites cependant je peux te guider jusqu'à la tour. Je dois pour ma part aller aux champs qui sont juste derrière celle ci.

Considérant que ses collègues n'allait pas tarder à se lever et arriver au travail, Jarus se mit en route aussitot. En fait il aurait déjà dû le faire depuis qu'il était sortit de l'eau. Seulement, comme pour ses semblables, la lamia constituait un mystère intrigiant. En écoutant les échos des roches, il capta que celle ci le suivait de très près. Comme il était étrange pour Jarus d'entendre une créature normalement bipède glisser sur le sol pour se déplacer. Cela semblait en plus pratique. De son coté, avec ses deux jambes et malgré son apparence massive, le jeune élémentaire se mouvait avec une grande aisance. Il jugea que le trajet allait être suffisamment long pour qu'il puisse répondre à la dernière question de sa camarade de voyage.

-Pour répondre à ta question, non, nous les élémentaires de roche n'avons aucun patronyme. Seul les Délites, les seigneurs de la terre en possède un hormis Gaïa notre mère. Nous n'avons pas non plus de personnalité à proprement parler. Nous sommes bien tous unique en tant qu'être spirituel, mais hormis cela nous somme tous pareil. Tout simplement car sous terre, notre seule fonction est de réguler les flux de la terre selon les désires de nos responsables. Nous ne somme pas confrontés à des situations qui necessite une réflexion propre. Quand je suis arrivé à la surface, je ne savais même pas ce qu'étaient les émotions. Je connaissais beaucoup de chose sur la nature qui m'entourait mais très très peu sur moi même. Plus simplement, je dirai que nous ne somme que des coquilles vides animées par le désir le plus basique pour nous : le besoin de savoir et de connaitre. La curiosité. Tu l'as vu par toi même à l'instant. Cela vaut également pour moi. Je suis encore après 2 ans de vie à la surface à peine plus instruit sur moi même qu'un nouveau né organique. Il marqua une courte pause. Ma maitresse ma batisé lorsqu'elle m'a appelé à elle. Je me nomme Jarus Nirogh.
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Message  Ophyde le Jeu 23 Jan 2014, 20:45

Je ne pus m'empêcher de rire en imaginant l'élémentaire sous cette forme porter des vêtements. L'esprit pratique émit son point de vu dans mon esprit encore hilare et se demandant combien de quantité de tissus il avait du avoir pour créer un habit convenable à la pierre vivante. L'hilarité, cette fois surtout interne, redoubla en imaginant la tête du tailleur quand l'élémentaire avait du lui demandé ce genre de service. L'esprit pratique atténua de nouveau la tranche de rigolade que se tapait mes neurones en trouvant stupide d'utiliser autant de tissus pour un être qui n'en avait pas l'utilité et qui l'avait surement tout déchiré aux premiers mouvements... C'était stupide de donner un vêtement à un élémentaire.
Une nouvelle expression personnelle, fit alors son apparition calmant aussi bien une partie que l'autre de mon cerveau. Surtout que j'avais finis de parler et qu'il me répondit tout de suite en me proposant de m'accompagner vers le donjon. Un sourire rayonna sur mon visage et je l'en remerciais directement tout en le suivant. Apparemment, il devait aller aux champs. C'est drôle, je ne m'étais jamais aventurée dans les champs jusqu'à maintenant, c'était peut être l'occasion de le faire en le suivant... Je verrais bien !

Jarus Nirogh ? Pourquoi lui avoir donner un nom de famille ? Peut être que Nirogh était le nom de famille de sa maitresse... Ou qu'il veut dire quelque chose de spéciale en langue élémentaire ! Oui, mais est-ce que l'invocatrice savait parler l'élémentaire ?

"Pourquoi Nirogh ? Tu sais si ça veut dire quelque chose de spécial ? C'est rare d'avoir un nom de famille quand on en a pas... Enfin, toi tu es a une immense qui te parle par les pieds ! Même si tu ne les vois plus, ça doit être sympa de continuer à pouvoir communiquer avec eux. Même si c'est par les pieds..."

Glissant doucement sur les feuilles et les mousses du sol forestier, j'écoutais sa réponse tout en y réfléchissant à la vitesse de mes mouvements. Alors, qu'une partie de moi s'attardait sur sa dernière réponse, une autre avait finis sa réflexion sur les champs... Il y a pas a dire, au réveil les réflexions fusent surtout pour les bêtises mais sont lentes à la compréhension de tout... Enfin, surtout lentes à faire venir les questions dignes d'éveiller Dame Curiosité.

"Pourquoi vas-tu aux champs ? Il n'y a pas grand chose à y voir à par des champs pour nourrir tout ce beau monde... Tu as besoin de manger directement à la source ? Tu ne te nourris pas de terre, en tant qu'élémentaire de terre?"
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Message  Jarus Nirogh le Mar 04 Fév 2014, 11:03

Jarus ne se retourna pas pour répondre à sa compagne de voyage car après tout, il la voyait aussi bien voir mieux que s'il la fixait avec ses cristaux oculaires. Il ne changea pas non plus sa cadence de marche, toujours aussi prudente et assurée. S'il ne démontrait pas une souplesse particulière, la démarche de l'élémentaire était très respectueuse vis à vis de la végétation. Pas une seule fois Jarus ne piétina ou détruisit un buisson ou une branche. A chaque pied posé, c'était sur la terre sauvage que le poids de la roche se reposait, en la marquant d'une immense empreinte similaire à aucune autre.

-Nirogh n'a pas de sens caché. Il n'est qu'un patronyme qui ma été offert par mon invocatrice, Yfal Nirogh, pour symboliser autrement que par la magie notre lien. Et Jarus est le nom d'un ancien élémentaire, héro d'une histoire qu'elle me lisait. Car sinon, nous autres élémentaires de roche ne possédons aucun pseudonyme. Nous naissons tous similaire avec la même mission qui incombe. Seul les Délite possède un nom. Jarus marqua une pause pour réfléchir à ce qu'il allait répondre au sujet de sa famille natale. Les relations que nous avons dans notre peuple ne peut être comparable à celles que vous partagez dans vos familles, vous organiques. Tant que je peux communiquer avec eux, cela me suffit.

Jarus s'engagea au milieu de branchage d'arbres et d'arbustes. Malgré son imposante carrure, il réussi cependant à passer sans toucher un seul de végétaux. C'était comme si la flore s'inclinait devant l'élémentaire et lui dévoilait un chemin dessiné pour lui.

-Je travail aux champs. Je ne peux plus œuvrer pour mère nature comme je le faisait avant et ça m'a beaucoup perturbé. J'ai donc proposé mon aide pour l'entretien des plantations. Ainsi je me sens utile et d'une certaine façon je continue à remplir mes fonctions de gardien de la terre... Et il faut l'admettre, je peux tuer plus facilement le temps au travail. Les élémentaires ne mangent pas. Tout ce que fais, c'est pour vous habitants. 

Sur leur route, l'élémentaire vis sur la souche d'un chêne des traces de griffures. Distraitement et sans réelle raisons apparentes, il fit glisser sur les estafilades sa main lorsqu'il passa à son niveau. 

-Je n'ai pas de besoins comme vous autres. Je n'ai pas besoin de me nourrir de chaire, seul le fluide vital de la terre est nécessaire pour que je puisse rester en vie. Il remplace aussi l'oxygène que vous absorbez continuellement. Le sommeil est aussi une chose que je ne connait pas. Mon corps de pierre ne connait pas la fatigue. La douleur est une sensation étrangère. Tant de facteur nous séparent, élémentaires et organiques. Beaucoup de critères standards ne s'appliquent pas pour les miens.
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Message  Ophyde le Ven 07 Mar 2014, 23:23

C'était bien les humains ça de donner leur nom à ce qui leur appartenaient. Ainsi les parents pouvaient briller en société si leur enfant avait leur marque de fabrique : leur nom. Étrangement ma mère n'avait pas fait ça avec moi. Peut être parce qu'elle n'avait pas la même mentalité que les humains de ce continent. Ou peut être qu'elle ne voulait pas que je porte sa marque pour éviter de la retrouver grâce à moi. Au final, j'avais quand même servie à apporter les hommes de la nouvelle religion à elle pour qu'ils l'a tuent... Rien qu'à cette pensée, ma salive se fit plus acide à cause des remontées d'acides... Même si je n'avais pas eut de nouvelle crise depuis ma première rencontre avec Crocs Noirs, je préférais éviter de penser à ça... Par peur de perdre le contrôle mais surtout par honte... J'avais honte que ma mère adoptive, celle qui m'avait transmis son savoir, celle sans qui je serais morte de faim dans un nid de lamia soit morte par ma faute... Le pire avait été au début de ma récupération. J'avais faillis y laisser ma peau une deuxième fois dans le lit du gourou, non plus à causes des blessures mais par remord d'être encore en vie alors que la femme qui m'avait élevée ne l'était plus par ma faute. Maintenant à cette honte s'ajoutait le fait que je n'avais jamais osé remettre le bout de la queue dans notre demeure dans les marais. Ma mère adoptive n'avait donc jamais pu avoir une mort décente (la lamia aurait pu ainsi découvrir que sa mère adoptive n'était pas morte et aurait surement vécu autrement, mais ça seul nous le savons).

Perdue dans mes pensées, à espérer ne pas perdre le contrôle en pleine forêt - surtout loin de tout humain pour me soulagée - je n'écoutait que d'une oreille ce que disait l'élémentaire. Même si j'essayais de m'accrocher à ses paroles comme à une bite d'amarrage. Me concentrée sur le fait qu'on avait des esclaves qui s'enchainaient tout seuls pour faire les champs me révulsa. Une raison de plus pour être carnivore ! Alors que je détestais la pratique de la zombification et de l'esclavage, comment accepter ce que subissait les élémentaires tel que Jarus ? Je ne pouvais rester sans réagir et lui demander consternée.

"Même si tu n'as pas besoin de dormir ou manger, pourquoi accepter ce genre de corvée ? Tu es rémunéré au moins ? Chaque travail mérite salaire, d'après un dicton d'ici. Même si ce travail ne te gêne pas, ça reste un service que tu apportes au donjon et le donjon te doit quelque chose en échange de ce service. C'est du donnant donnant. Même si tu as été invoqué et que de base l'invocation inhibe l'envie de liberté pour renforcer le pouvoir du maitre sur l'invoqué, tu as le droit à une compensation pour ton service et des jours de repos. Sinon, c'est de l'esclavage. Et je ne pourrais rester dans un lieu où on pratique ce genre de chose sans le dire ouvertement en plus."
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Message  Jarus Nirogh le Lun 10 Mar 2014, 17:16

Pendant qu'ils discutaient sur l'absurdité de travaillé sans récompense, l'étrange duo avançait toujours dans la fôret maudite, la marche ouverte par l'élémentaire qui balisait un terrain sûr pour la lamia qui le suivait. Au rythme de leur avancé, la nature se réveillait toujours un peu plus, les couleurs s'affirmant avec la lumière du soleil et l'ambiance allant selon le tempo du chant des oiseaux. Si l'on tendait l'oreille il était possible de capter par moment le son d'une traque entre une proie et un chasseur, ou l'issue se concluait parfois par le crie d'agonie de cette première. Jarus avait connaissance de toutes ces chose, mais pour lui c'était tout aussi normal que l'eau qui mouille ou le feu qui brûle. A contrario des propos tenues par la femme serpent qui selon étaient bien étrange. Il lui fallut bien réfléchir pour expliquer simplement la raison du pourquoi.

Pour lui répondre, Jarus ralentit la marche afin d'être à son niveau. Quand ce fut le cas, il ouvrit sa paume vers le ciel et y fit apparaître du métal liquide de couleur argenté. La substance se concentra au centre de sa main et s'y solidifia sous la forme d'une pièce de monnaie.

-Si l'argent était ma motivation, je n'aurais aucun intérêt à travailler dans les champs. Il me suffit de mémoriser l'aspect de votre moyen de paiement pour le dupliquer selon mon souhait. Il offrit sa création à Ophyde. Tu utilise des concepts qui ne s'appliquent pas à moi. Les êtres vivant travaillent pour vivre. Dans une société comme le donjon, pour effectivement acquérir de l'argent et ensuite s'acheter de quoi subvenir à leurs besoins essentiels. Dans des milieux ruraux, le travail servira tout simplement à obtenir ce qui nécessaire. Des champs pour manger des légumes. De la chasse pour de la viande. De la confection de vêtement pour vous protégez. Quoi que je ne suis pas très sur de ce dernier point. Moi je participe à l'activité des champs car c'est ma nature. Agir pour la terre et mon peuple. Hormis cela, a quoi bon me servirait cet argent ? M'habiller ? Je n'en ai pas besoin. Manger non plus comme le besoin de boire. Je n'ai pas non plus besoin d'un abris, la terre naturel est mon milieu naturel. Je ne vois donc pas en quoi j'ai besoin de ce genre de chose.


Tout en conversant avec la lamia, Jarus prenait toujours bien garde de bien dégager le chemin pour celle ci afin de lui facilité le trajet. Dans sa tête, il ne parvenait pas à se persuader que ramper sur le sol pouvait être aussi efficace que marcher à deux ou quatre pattes.

-Si je devais agir selon de réels besoin personnels, alors je pourrais très bien envisagé de rester immobiles pendant plusieurs jours voir semaine. La seul chose dont j'ai besoin, c'est d'apprendre. De plus je ne suis pas lié à un invocateur. Je suis entièrement libre.
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Re: Par un beau matin, au bord d'un lac... [terminé]

Message  Ophyde le Dim 13 Avr 2014, 18:29

Décidément, j'avais du mal à comprendre l'élémentaire, il y avait bien un chose qui devait le l'intéresser autre que travailler non ? Et surtout comment ne se sentait-il pas exploité comme un esclave alors qu'il fournissait un effort, même minime, pour le donjon ?

"Si je suis ta logique, comme il est dans ma nature de m'accoupler avec des humains et de les tuer ensuite je devrais passer mes journées à faire ça?"

Bon j'exagérais un peu... Voir beaucoup, puisque élevée comme une humaine, même si d'après les livres humains les lamias de ce continent faisaient ça ce n'était pas mon cas.

"Quand je parlais de récompense je ne pensais pas spécialement à l'argent... Mais à quelque chose qui est utiles pour toi et que tu ne peux pas avoir facilement. Après, si tu te sens libre et non exploité, tant mieux pour toi. Je ne comprends pas, mais si c'est ton point de vu et que tu acceptes de vivre comme ça... Tant mieux pour toi?"

Même en ayant ralentit le pas, nous étions arrivé à l'orée de la forêt. Le donjon était bien visible entouré de quelques champs ou prés et surtout de son jardin et son cimetière. Vu de l'extérieur, cette tour massive avait quelque chose de presque attirant. A moins que ce fusse l'effet des nombreux artefacts qu'il cachait en lui. Je me retournais vers le golem pour le remercier

"Merci de m'avoir aidé a retrouver mon chemin et bonne journée!"

Et sur ces mots je partais vers le donjon, les sac pleins de mes récoltes de la veille et la tête pleine d'incompréhension face au raisonnement du golem.

hrp:
Je crois que pour Ophyde, ça s'arrêtera là ^^'
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