Foire aux monstres...

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Foire aux monstres...

Message  Engar le Mer 05 Nov 2014, 11:21

Un cadeau...

Je sais ce que c'est, Felina et ma mère m'en ont offerts, des fois c'était une surprises, des fois un plat très bon, mais alors que j'y pense je me rends compte d'une chose. Je n'en ai jamais fais... Et je veux en faire un à ma maman !

Mais je ne sais pas trop quoi offrir. Elle est trop occupé pour que je suis puisse lui préparer un grand jeu et je ne sais pas ce que les autres enfants donnent à leur maman. Je pourrai leur demander, mais je sais bien qu'ils ne me répondront pas. Felina sait peut être quoi offrir à maman, mais elle est si occupé ces derniers temps, comme mon oncle et mon grand frère, je n'ose pas lui demander. En fait à part moi je ne sais pas ce qui fait plaisir à ma maman. Elle dit toujours que je lui suffis pour être heureuse, mais elle m'a déjà ! Il n'y a vraiment rien que je peux faire pour lui plaire ?

Je repense alors à ce qui me fait plaisir à moi même...Et je songe encore à la nourriture. Quand on est arrivé ici, maman souriait beaucoup quand elle mangeait et c'est vrai que c'était différent de ce qu'on mangeait dans la jungle, bien meilleur. Ma nourriture préférée c'est la viande, mais c'est toujours maman qui va la chercher, pourtant je sais chasser, et c'est aussi elle qui l'a fait cuire ! Alors, je prends la décision de le faire, afin de lui en faire la surprise lorsqu'elle rentrera, dès qu'elle reviendra elle mangera le meilleur plat jamais fait !

Mais il y a un problème, elle m'a interdit de sortir du donjon, et il n'y a pas d'animaux dedans... Enfin si, mais dès notre arrivée on ma bien dit qu'on pouvait pas les chasser. Pourtant il doit bien y avoir de la viande quelque part ! Bien déterminée à la trouver je sors de la maison, bondissant pour atteindre la poignée et ouvrir, puis refermer, la porte. J'ai bien fait attention à l'heure à laquelle je sors, je sais qu'il yen a où il y a moins de monde, moins de personnes qui me regardent bizarrement... Mais cette fois je n'y fais même pas attention. Je ferme les yeux et je commence à sentir. Se faisant je sens les odeur de plains de personnes, mais elles ne sont pas à manger, ainsi que mille autre odeurs et soudain, parmi elle, une familière, celle du sang, en grande quantité. Or, qui dit sang dit viande ! Encouragé je commence à courir dans cette direction !

Rapidement les rangées de portes laissent place à des façades plus colorées, avec plein de tissus et de dessins. Je sais un peu lire, alors je distingue quelque mots, sans vraiment comprendre pourquoi un sanglier rirait, mais ... Ce n'est pas pour ça que je suis là ! Ici il y a encore plus d'odeur, parfois très forte, mais je ne perds pas celle du sang, tout proche maintenant. Pourquoi on mettrait de la viande dans un endroit aussi visible ? Felina m'a pourtant toujours dit qu'il fallait cacher le cadavre de sa proie pour ne pas attirer les autres... Comme moi je suis attiré maintenant !

Mais dans le fond je m'en moque, l'important c'est que je vais avoir de la viande, de la viande pour offrir à ma maman ! Mais alors que je cours, ne faisait pas attention aux quelques adultes que je croise et qui ne prennent même pas la peine de me regarder, j'arrive enfin près de l'endroit d'où vient le sang et m'arrête brusquement... Et je suis déçu, mon sourire s'efface, je sens mes oreilles s'abaisser alors que la viande... Je la vois, mais je vois aussi qu'il y a une chose qui me sépare d'elle. Ce n'est pas très visible, mais alors que je la touche de mes doigts je me rends compte que ça a l'air solide. Une barrière magique ? Pourquoi on mettrait de la viande derrière une barrière magique ?! Ça n'a pas de sens ! On ne peut pas la manger comme ça... Et il y en a tellement, ça ne peut pas être pour un mage seul !

Mais alors que je regarde cette viande inaccessible et pense à un autre cadeau pour ma maman, je sens une odeur... Infecte, qui m’écœure...Et qui est juste derrière moi. Me retournant alors je vois un grand homme vert avec aussi des oreilles pointus, un orc si je me souviens bien... Mais ses joies sont un peu brunies, il a un regard bizarre et surtout... Il pue ! Ce n'était pas comme s'il était sale, comme un animal, c'était autre chose, de plus gênant, et quand il se pencha sur moi, approchant son visage, cette odeur s'accentue, me faisant froncer le nez et détourner le visage...

Avant qu'une violente claque me frappe, si forte qu'en plus de sentir ma jour brûler, je tombe malgré moi au sol. Le monde me parait alors un peu flou, mais j'entends ce qu'il dit.

"Bah tiens... On a laissé la petite horreur sortir de chez elle ? Bon sang ... Je croyais que t'étais toléré à condition qu'on te tienne en laisse, saleté !"


J'ai mal... Mais c'est encore pire quand je sens son pieds me frapper au ventre et je ne comprends pas. Qu'on m'insulte et me regarde barrement j'en ai l'habitude, mais c'est la première fois qu'on me fait aussi mal, c'est encore pire que quand je suis tombé d'un arbre... Mais je pourrai me relever, seulement j’entends encore cette voix dans ma tête, ses murmures que je ne comprends pas encore mais qui me font mal au crâne ! Et je ne dis rien, je sais que quand je parle ils s'énervent juste encore plus...

"Allez... Il faudra combien d'années pour que tu grandisses et ne cherchent à nous tuer, comme tes semblables ?! Shiru a dû perdre la tête pour te faire passer le pacte, sinon je t'égorgerai ici et maintenant."

"Ça suffit Argos tu as trop bu..."

Une autre personne, je ne la vois pas, je ferme les yeux car la voix dans ma tête me fait trop mal... Mais j'entends clairement le son inquiétant qui suite et mon corps qui est soulevé...

"Tu n'es qu'un trouillard qui a peur que la garde te punisse ! Mais je les ai entendu raconter ce qu'ils ont vu lors de l'assaut de l'Eglise ! Ils sont d'accord, ils faut s'en débarrasser, alors autant que quelqu'un le fasse maintenant ! Mais avant, je me demande quand même ce qu'il cache sous ce bandeau..."


La voix s'accentue encore dans ma tête, et je commence à comprendre des sons, alors que je comprends qu'il veut me retirer mon bandeau ,rouvrant les yeux, je le regarde avec effroi et me débat. En vain, il est bien trop fort, je ne suis qu'une proie pour lui et il est mon prédateur... Mais je vois sa main s'approcher de mon bandeau. Il veut me l'ôter, alors que ma mère m'a interdit de le faire en public, il va voir... Il va le montrer...Et la voix se transforme en un cri.

*TUE, DÉVORE, TUE, VENGE, MASSACRE,OBÉIT, MÈRE, TUE, TUE, TUE !*

... OUI !

Et la voix ne me fait plus mal, alors que je l'écoute enfin, que je la comprends...Et que je fais ce qu'elle me dit. Je ne suis pas une proie. Je suis le prédateur. Je cherche la viande, j'ai faim ... Et tout être vivant n'est qu'un sac de viande, celui qui me tient n'est que de la nourriture et la nourriture, ça se mange !

Brusquement je penche la tête, bouche ouverte, et je mord profondément la main qui me tient. Je sens le goût délicieux de son sang et de chair sous mes dents emplir ma bouche. J'entends un cri non loin, mais je m'en moque. J'ai faim, et ma proie s'offre à moi ! Mais elle se débat, comme moi avant lui.

"ARGH ! Saleté d'aberration ! Je vais te massacrer !"

Si pathétique... Il me frappe, mais me lâche en même temps. Ma tête cogne un mur, mais je le sens à peine. Je ne sens pas la douleur, juste une faim extatique, le plaisir de la chasse et l'envie de le massacrer ! Ce que je sens dan ma bouche n'est qu'un avant goût et j'en veux plus ! Je le regarde, mes oreilles dressées, prêt à bondir, à viser le seul endroit où ms crocs pourront le tuer, sa gorge, comme dans la jungle, comme Felina alors que je la regardais. Je sais quoi faire, alors que je ne l'ai jamais appris.. Mais alors, je sens mon propre sang recouvrir mon bandage. C'est chaud, et ça colle, c'est désagréable. Et pourquoi un prédateur se priverait il de sa vue ? C'est ridicule ! Alors je saisis le bandeau prêt à l'arracher, pour mieux voir... mais la voix à nouveau résonne, à nouveau douloureuse, mais plus douce.

*Mère, obéir, mère...*

Je ne comprends pas, mais j'hésite alors. Je relâche mon bandeau, je ne dois pas l'arracher...mais en même temps je dois tuer cet orc, cette proie, qui me veut du mal. Le tuer... Je le dois ! Mais j'ai été trop lent, alors qu'il paniquait en se tenant la main il s'est ressaisit, il est tout proche, il a un couteau alors que je n'ai que mes mains et mes crocs et il est près... Trop près.

"SALOPERIE ! JE VAIS TE CREVER !"

Son couteau est trop près, Engar me l'a appris, il y a un moment où on ne peut plus éviter un coup, en fonction des ses talents et, la voix me le dit... Je ne peux pas éviter ce coup.
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Re: Foire aux monstres...

Message  Anub'arak le Jeu 06 Nov 2014, 01:58

Entre le jour et la nuit. Voila un parfait moment pour se balader, n'est-il pas ? Les dormeurs dorment encore et les éveillées s'en vont se coucher. Bien sur, il y a quelques exceptions à la règles, comme Anub'arak qui a besoin de relativement peu de sommeille. Cela avait son lot d'avantage comme d'inconvénient. Cela faisait des journées plus longue par rapport aux autres, mais comment les remplir ? Lorsqu'il n'y avait plus de travail à faire à la boucherie, il n'y en avait plus et on ne peut y remédier avant les jours qui suivent. La chasse ? Pourquoi ? Si il a son stock ... Non, le Goliath, malgré sa manie à ne croire en rien d'autre qu'en lui et les autres vivants, respecte mère nature et ne prend que ce qui lui est nécessaire pour vivre, lui et ses paires qui sont désormais les habitants du donjon. Revenons en, à ses paires ... Il y avait un tel sentiment de sécurité entre lui et ses nouveaux frère qu'il n'osait pas sortir avant que les rues ne soient désertes. Vous l'aurez donc compris, comme certains, Anub'arak était toléré, pas apprécié. Lui, au moins, avait une taille avantageuse qui lui permettait d'écarter les ennuis. Il était conscient de cette différence entre lui et n'importe qui d'autre habitant le donjon mais, hey, tout espoir n'était pas perdu. Shiru l'a accepté les bras ouvert au donjon et il ne pourra jamais la remercier comme il le voudrait. Il avait aussi rencontrer une sympathique petite fée il n'y a pas longtemps, sans compter les chasseurs qu'il côtoie régulièrement et qui ont finit par apprendre à le connaitre à son contacte. Non, la vie n'était pas si noir. Il y avait cependant encore du travail à faire pour finir invité aux petites fêtes des autres non-humains. Cette pensée le fit rire en silence alors qu'il quittait son établissement, laissant comme à son habitude Aesir dormir, ce gros paresseux.
 

Pour tuer un peu le temps, et aussi pour admirer un peu mieux ce qu'était le donjon, sa beauté, il décida de déambuler dans les couloirs de sa récente demeure. Il était là depuis quelques années déjà et pourtant, il trouvait toujours des petits détails oublié qu'il pouvait de temps à autre apprécier à sa juste valeur. Après ce petit tour, il se dirigea à nouveau vers le quartier commerçant, dépassant une taverne, le fameux Sanglier rieur ... Il n'avait bien entendu pas l'habitude de fréquenter cet établissement, rien qu'entrer dans un tel bâtiment était délicat pour lui mais il se tourna tout de même vers cette auberge. Quelque chose se tramait, Anub'arak reconnaissait une voix s'élever  et ... de la violence. Sans trop hésiter, il accéléra le pas pour avoir une vue sur la rue étroite d'à coté, qui longeait la dite taverne. Ce qu'il vit n'était pas plaisant ...
 
"SALOPERIE ! JE VAIS TE CREVER !"
 
Il se déplaçait discrètement vers l'orc pour mieux l'appréhender mais il finit par s'élancer, prit d'un élan de bravoure, révolté et animé d'une colère sans nom pour cette chose. Il atterrit lourdement derrière l'orc, saisissant son poignet entre ses énormes griffes, le stoppant net dans son geste avant qu'il n'éventre ce pauvre enfant. Dans le mouvement, il prit une grande inspiration pour le sermonner comme il le faisait rarement.
 
"TU OSES !?!"
 
La bête tira sèchement sur son poignet pour que l'immonde créature retire son couteau et se tourne vers lui, rugissant à gorge déployé à quelques centimètres de son visage, quitte à se faire remarqué. Sa présence seul aurait réussit à calmer les ardeurs de la cet immonde tas d'alcool puant mais son rugissement l'acheva de tenter toute riposte, bégayant un petit "A... A-Anub' ?". Après réflexion, il est vrai que le chasseur avait déjà vu ce visage quelque part. Argos, un orc turbulent et mauvais qui avait déjà fait un foin pas possible dans sa boucherie. Comme le monde est petit, n'est-ce pas ? Le Goliath resserra sa poigne, assez pour lui faire mal et lui faire lâcher ce couteau qui tomba à terre avant d'utiliser son autre griffe supérieur pour lui agripper le cou, le soulever et le plaquer avec force au sol, bien décidé à lui donner une leçon. Reprenant son souffle après le choc, la mauvaise graine essaya de se justifier.
 
"Mais ... Ce truc m'a bouffé la main !"
 
"Et je serais curieux de savoir qui a commencé !!"
 
Le boucher avait l'habitude de prendre des pauses dans ses phrases pour ne pas forcer sur sa voix, cependant, prit par une si grande envie de torgnole, il forçait pour laisser sortir sa rage, outré qu'on puisse s'en prendre à un enfant, qu'importe l'enfant en question. Le géant jeta un coup d'œil derrière lui pour apercevoir la tenancière se tenant à l'entrée d'une porte, apeurée et jetant un regard qui voulait en dire long sur la situation. Cela lui donna une excuse pour le soulever et le claquer à nouveau contre le sol pour le faire cracher ses tripes.
 
"C'est qu'une putain d'aberration ! ... Un jour, il va nous saigner et ... Des monstruosité comme lui n'ont pas leur place i-..."
 
Il mangea une nouvelle fois le sol alors qu'Anub'arak le coupa dans ses paroles. "Tu m'as regardé ?! Argos ... Je te savais être ... quelqu'un de méprisable. Je ne savais pas que tu n'avais ... aucune valeur !  S'EN PRENDRE A UN ENFANT ?!" Beugla-t-il en grognant et faisant claquer sa mâchoire. Le géant le balança ensuite derrière lui, loin de la petite victime, avec une certaine violence pour lui faire comprendre le message une bonne fois pour toute. Saoul ou pas, il était un sale type et l'ancien roi n'avait aucun regret à ne pas le ménager. Il se dressa ensuite fièrement pour faire opposition de son corps. "Je devrais te dénoncer ... pour ce que tu as fais ! Sache que la prochaine fois ... Que je te vois ... t'en prendre à quelqu'un ... Les gardes seront le cadet ... de tes soucis. Tu finiras à ma boucherie ... Et pas en temps que client !"
 
Après avoir déversé toute ses menace, il regarda ce lâche s'enfuir en trébuchant, perdu entre le sentiment de peur et le danger. La grande bête croisa le regard de la barmaid, comprenant quelque part qu'il n'avait pas à craindre pour ses gestes un peu violent en vu des circonstances et il finit par se tourner lentement vers l'enfant, couché à terre. Le couteau lui avait éraflé l'épaule en coupant ses vêtements, maintenant salis par de fine trace de sang. Ses jours n'étaient pas compté, ce n'était que superficiel, mais compatissant pour cette pauvre âme, il s'approcha lentement de lui, se penchant un peu.
 
"N'ait pas peur ... Car je ne te veux ... aucun mal."
 
Ses griffes écartèrent légèrement le tissu pour qu'il puisse voir la coupure, constatant qu'il avait agit quelques microsecondes trop tard. Il fit claquer sa langue en voyant ça, finissant par ouvrir sa gueule pleine de croc pour laisser en sortir une longue langue tentaculaire. Celle-ci se mit à laver le sang et noya la coupure de salive qui, en quelques fractions de secondes, se mit à cicatrisé sous leur yeux. Un des nombreux don qu'il possédait, heureux de pouvoir aider. Il racla sa langue contre ses dents pour la nettoyer du sang, crachant ensuite ce précieux liquide en détournant le visage pour ensuite plonger son regard dans celui de la petite victime.
 
"Douleur ? Tu ... vas bien ? ..."
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Re: Foire aux monstres...

Message  Engar le Ven 07 Nov 2014, 13:34

Et la lame entaille ma chair... Mais que ce soit la douleur ou la maladresse le coup est maladroit. Il ne me touche pas le ventre, ni la gorge, il ne me transperce même pas où que ce soit ! Sa lame, je la sens pourtant, tout comme la douleur, mais ponctuel, au niveau de l'épaule. Le sang à nouveau en coule, imbibant mon vêtement, mais pourtant je souris. Il a raté son assaut, c'est à moi d'agir...Et je ne vais pas me montrer aussi "clément" ! mais dans le mouvement de recul je trébuche et tombe au sol. Néanmoins, les yeux rivés sur sa gorge je me prépare à me redresser et à bondir, une simple morsure comme celle que je lui ai faite à la main et ça en serait fini ! Mais alors que je commence mon mouvement, la voix dans ma tête me hurle d'arrêter et par réflexe je le fais, mon corps s'arrêtant à mi-chemin du mouvement, alors qu'alors une odeur m'assaille, complexe, puissante, mais étrangement clair dans mon esprit.

Danger.

Et cette chose que je sens, je la vois et l'entend finalement, et comprend pourquoi mon instinct m'a arrêté. La voix, massive et puissante, fait passer les rugissement de Felina pour des miaulements, son corps massif et puissant rend d'autant plus ridicule mon corps petit et faible en comparaison. Un prédateur parfait... Mais en chasse cela n'est pas tout. Je sais que s'il me traque je n'ai aucune chance de fuir, alors je reste allongé, faussement vulnérable et l'observe, regardant son corps, écoutant l'échange. L'orc, puant maintenant plus la peur que cette étrange odeur qui m'avait assailli, lâche un nom, Anub, et la créature qui s'en prend à lui parle, elle est donc intelligente, d'autant plus dangereuse... Mais elle ne semble pas faire attention à moi, et je me tiens prêt. Quand ma proie se plaint, pathétiquement, je souris, oui je lui ai bouffé la main, mais je compte bien lui prendre bien plus, dès que je le peux ! Une aberration ? Oui c'est ce qu je suis ! Les saigner ? C'est la moindre des choses que je leur ferai !

Je retiens un ricanement, pour ne pas me faire remarquer, quand sa tête rencontre le sol, et je commence alors doucement à me redresser. La créature est en colère, donc moins attentive, c'est évident, et pourquoi ? Car on a fait du mal à un... Enfant...

Et ce... Cet enfant... C'est moi, non ? Brièvement je me sens bizarre, la voix qui chuchotait toujours dans mon esprit disparaît et mon corps vif et alerte, m'abandonne, affaibli, je ne me sens plus capable de me relever. Seulement alors je me rends compte véritablement de ma douleur, mon épaule et ma tête me brûlent et me font souffrir, Les odeurs du sang m'assaillent plus fortement, mais surtout j'en sens à nouveau le goût dans ma bouche, un goût amer, acre qui m’écœure, alors que tout cette joie, ce plaisir disparaît et que... Que je n'oublie rien !

Je suis, brièvement, soulagé quand je vois l'orc partir, mais ce que je ressens surtout, c'est de la honte et de la peur. C'est au début confus, mais rapidement je comprends...Et ça n'en est que pire ! Spontanément j'essaye de poser mes deux mains sur mon bandage, mais mon épaule me fait trop mal et je ne peux en mouvoir qu'une. Le regard baissé, je vois qu'Anub s'approche de moi que lorsqu'il est tout prêt. il es tout prêt, juste en face de moi...Et par réflexe je détourne le visage, pour ne pas qu'il voie le bandage imbibé de sang. Pour autant j'essaye de le regarder. Tout près, il peut sans doute me dévorer d'un coup, mais au lieu de ça il parle à nouveau d'une voix des plus douces et lentes, contrastant avec ses cris de tout à l'heure. Je n'en suis que plus troublé, mais je hoche la tête à ses dires, avant de prendre la parole. Peut être je ferai mieux de me taire, mais ma gorge me brûle trop pour cela, tout comme la honte et l'effroi.

"Je... J'ai peur ! Mais pas de vous je... C'est de moi que j'ai peur. J'ai... J'ai vraiment voulu le tuer, j'ai vraiment voulu le dévorer.... Je... Je ne veux pas être comme eux. J'essaye, mais je n'y arrive pas..."


Au bord des larmes ,je me crispe un peu à cette pensée. C'est la première fois que cette voix dans ma tête me convainc, que je lui obéis, mais.... si cela arrive encore ? Les autres n'ont ils pas raison de vouloir me tuer ? Ma mère et Felina disent que non, mais...Ont elles raison ? Cependant, alors que je me renferme sur moi même et me recroqueville, la tête entre les genoux, e sens un contact étrange sur mon épaule. C'est chaud et gluant, mais surtout, alors que ça touche ma blessure, je n'ai pas plus mal. Au contraire la douleur disparaît !  Sous l'étonnement je redresse la têt et le regarde et le spectacle est... Fascinant. Ce ne sont pas ses crocs que je fixe, mais cette étrange est longue langue qui me touche, et ce avec une délicatesse incroyable par rapport à la taille d'Anub, et surtout je tourne ma tête pour observe ma plaie disparaître, la moindre trace qui en restait étant la déchirure de mon vêtement et un fin trait blanc. J'en suis émerveillé...Enfin je le serai si je n'étais pas si troublé.

Cela ne m'empêche cependant pas de le fixer, de le regarder sans plus me soucier qu'il voie mon bandage couvert de sang. Se faisant je le voix cracher du sang et, ayant toujours le goût de celui de l'orc dans ma bouche j'essaye de faire de même... Mais je n'y parviens guère, ravalant juste ma salive et montrant mes dents pointues, encore couvertes du sang de ma "proie". La simple pensée de ce terme fait frémir, mais je n’ai pas le temps de m'en soucier qu'à nouveau cette voix douce et attentionné s'adresse à moi et parvient à m'arracher un sourire

"Je n'ai plus mal à l'épaule, toujours à la tête... Mais ça a arrêté de saigner, mais ce n'est pas grand chose. Alors oui... Je crois que je vais bien. Merci... Mais pourquoi m'avoir aidé ? Je... Je suis comme ils disent et je viens de le montrer ! Il avait raison...Et alors que vous m'aidiez j'ai voulu vous faire du mal !"

Je n'oublie rien... La façon dont je le désignais comme un prédateur, tout en en cherchant ses faiblesses, alors que maintenant je m'en rends compte qu'il n'a fait que m'aider ! Et si j'ai pu penser ça de lui qu'est ce qui pourrait m’empêcher un our de faire du mal à Felina ou à maman. Désolé à cette idée, mes oreilles s’abaissent, tout comme mon visage, alors que finalement je pleure en gémissant.

"Pourquoi je suis comme ça ? Pourquoi cette voix me parle ? Je voulais juste faire un cadeau à maman..."


Bien sûr il ne peut pas me répondre, mais ces questions ce sont celles que je me pose tout le temps et auxquelles personne ne m'a répondu. Pourtant... Quelqu'un doit bien savoir, non ?


Dernière édition par Engar le Mer 12 Nov 2014, 09:54, édité 1 fois
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Re: Foire aux monstres...

Message  Anub'arak le Mar 11 Nov 2014, 13:28

Un bien étrange garçon qu’il venait de sauver. Une aberration d’après l’orc mais Anub’arak se demandait vraiment dans quel sens il voulait le dire. S’il parlait d’une aberration de l’église, il n’en avait jamais vu des si évoluées et … semblable aux autres humanoïdes. Il parlait et se comportait comme un simple gamin, ou presque. Aussi, il avait peur de lui-même ? Un concept intéressant et inédit pour un Goliath comme lui, un concept qu’il ne comprenait pas vraiment. On est ce qu’on est et, par logique, on se connait et on sait ce que l’on est capable de faire. Bien sur, cela ne marche pas pour tout le monde mais le géant l’ignorait. Il avait l’impression d’avoir vécu toute les situations possible et sait donc ce que la tristesse peu le mener à faire, ce que la rage provoque chez lui ou comment il réagirait dans tel ou tel situation. Il se connait. Il se fait confiance. Ce n’était pas le cas de ce garçon, apparemment.
Le géant l’observait avec attention, détaillant son bandeau et ses crocs sans porter aucun jugement. L’apparence n’a jamais pesé lourd dans la balance pour lui et, qui est-il pour critiquer ce genre de chose, franchement ? Anub’ gloussa en réponse à ses remerciement, simplement heureux d’aider bien qu’intrigué par ce qu’il semblait se faire subir à lui-même. Qu’il ait voulu tuer quelqu’un, c’était naturel dans ses circonstances. Son assaillant allait le poignarder et dans ces cas là, c’est tuer ou être tuer, une situation qu’il a souvent vécu et qui est dés lors naturel. Il ne pouvait pas non plus le blâmer pour avoir voulu lui faire du mal. Après tout, il était un énorme monstre menaçant et il sait que beaucoup jugent d’abord l’apparence avant toute autre chose. Il aurait pu croire que le Goliath allait s’en prendre aussi à lui.
 
Anub’arak aurait pu aider à répondre à ses question mais une le retint. Une voix lui parle ? Il ne s’agit donc pas d’instinct ou ce genre de chose et si ce n’est pas cela … Et bien, cela peut être tant d’autre chose auquel le géant n’avait jamais touché, sans doute magique ou faisant appelle aux esprits, il ne savait tout bonnement pas. Pour l’heure, ce qu’il pouvait faire, c’était rassurer le petit et sécher ses larmes, chose qu’il s’empressa de faire en passant une de ses griffe délicatement dans ses cheveux.
 
"Tu n’as rien fait … de mal. La peur … le danger … Tu as juste cherché à … te protéger. Tout le monde aurait … tué pour se sauver. Au contraire … Tu fais bien de te défendre car … Tout le monde a le droit … d’exister. Tu ne fais pas exception. Viens …"
 
D’un geste doux et délicat, Anub’arak fit glisser ses griffes le long de son crâne puis de son dos pour l’accueillir délicatement dans sa paume puis le soulever. Il le posa sur son dos et se mit à marcher pour sortir de cette ruelle, faisant un petit signe de tête à le tenancière qui s’était faite discrète avec toute cette histoire avant de rejoindre lentement la voie principale. Le Goliath a du cœur pour ce qui le touche. Cet enfant venait de subir un assaut non mérité, certes, mais si quelqu’un ici était capable d’imaginer ce que ce petit ressentait, c’était bien lui. La différence est une richesse précieuse et pourtant elle est mal vue et il était la preuve que ce qui est terrifiant n’est pas toujours mauvais. Certains lui ont donné le bénéfice du doute et, en toute franchise, tout le monde devrait l’avoir, ce bénéfice… Anub’ continua de parler en se dirigeant vers sa boucherie, ou plutôt une direction au hasard, il devait l’avouer, puisqu’il faudrait bien reconduire ce petit gars chez lui à un moment ou à un autre.
 
"Je t’ai sauvé car … Personne ne mérite… la mort. Certains la mérite… en réalité. Les personnes sans coeur ... ni compassion... Ceux qui sèment ... la mort de façon... abjecte et sans raison. Mais pourquoi toi ? Je ne te connais pas … ni toi, ni … tes fautes. Mais tu es jeune. Tu peux apprendre … Et devenir quelqu’un … de bien. On ne touche pas … aux enfants. On ne touche pas … aux enfants … innocents." Il marqua une pause avant d’arriver à un croisement, regardant autour de lui avec lenteur, toujours aussi serein et pensif avant de demander au gamin. "Qui es-tu… petit ? Et que voudrais-tu … offrir à ta mère ? Je peux t’aider … Ce serait … un plaisir."
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Re: Foire aux monstres...

Message  Engar le Mer 12 Nov 2014, 10:57

Perdu dans mes pleurs, je suis surpris quand je sans quelque chose me toucher. Par réflexe, j'en sursaute même, mais comprends rapidement que c'est Anub qui m'effleure ainsi. Un geste tout d'abord inquiétant, car je sais au contact que c'est sa griffe qui me touche, une arme, qui pourrait me tuer en un instant... Mais il n'en est rien, et après coup je me rends compte de la tendresse du geste; de la sottise de ma brève crainte. Après tout, pourquoi me voudrait il du mal après m'avoir protégé ? Seulement, c'est une chose que j'ai du mal à ...Comprendre. Alors que mon regard le fixe, il est si grand, si massif, qu'un tel geste de sa part est étrange de sa part.

Se faisant, il continue de me parler, toujours de cette voix rauque et saccadée, mais sans jamais être incompréhensible, attirant mon regard et mon attention,alors que je n'y réponds que par de brefs hochements de tête. Je sais qu'il a raison. La proie, quand elle est menacée cherche aussi à se défendre, mais est ce qu'elle le fait comme moi ? Est ce qu'elle devient aussi méchante et cruelle ? Je n'arrive pas à le croire. Pas plus que le fait que j'ai réellement le droit d'exister, car hormis lui et ma famille personne ne semble le croire. Pour tout le monde il vaudrait mieux que je sois mort... Et même si moi je veux vivre, ça me fait mal... ais alors que je pense à cela, il poursuit son geste, et sans la moindre peine me soulève. Brièvement, j'entends la voix dans ma tête me souffler de partir, de me laisser tomber au sol et de ne pas le laisser faire, mais au vu de ce qu'elle m'a fait faire, je lui désobéis sciemment et cela achève de me convaincre de me laisser faire par cette créature qui ne semble vouloir que mon bien.

Et je n'en suis pas déçu, car malgré l'inquiétude des premiers instants, je m'enthousiasme une fois sur son dos ! Assis sans lui être apparemment u fardeau, je suis émerveillé en regardant autour de moi. Je me sens si grand, si fort... C'est comme ça qu'il voit le monde ? Avec ce point de vue si élevé ? Oubliant brièvement alors mes doutes je regarde autour de moi avec de grands sourire, observant les passants qui alors qu'il me semblent si grand d'ordinaire, m'apparaissent comme tout petit. Je sais, que c'est une illusion, mais une illusion des plus agréables et que je savoure, alors que je me laisse aller aux balancements du corps de la créature alors qu'elle avant... Puis alors qu'elle parle à nouveau, je m'allonge sur elle, sur le ventre, les mains sur sa carapace comme pour m'y agripper, tout en l'écoutant. La mort... Maman n'aimait pas quand mon grand frère ou ma sœur m'en parlaient, mais je ne comprends pas pourquoi. Anub a raison, non ? Grand frère dit la même chose, j'ai déjà vu Felina tuer des animaux dans la jungle, et ça avait été une bonne chose quand elle, mon frère et tonton Shkeil avait tué une aberration dans la jungle qui avait voulu nous faire du mal, non ? Une aberration...Comme moi.

Cette dernière pensée réponds en fait à la question qu'il pose. Je suis jeune... Mais peut être que celle qui est morte dans la jungle l'avait été aussi, puis qu'elle est devenue ce qu'elle est, sans rien pouvoir y faire. Alors... Puis je vraiment devenir quelqu'un de bien ? Je ne sais pas ... Et finalement, alors qu'il marque une pause, je dis d'une voix faible et triste.

"... Parce que je suis une aberration à leurs yeux, et que les autres comme moi leur ont fait du mal... Et si moi je ne veux pas leur faire mal, la voix dans ma tête le veut. Peut être que c'était aussi ça pour les autres. Elles étaient gentilles au fond et leur voix les a convaincu de faire des choses méchantes, comme elle me l'a fait tout à l'heure."

Innocent... Est ce que je le suis vraiment ? Si c'est le cas, les autres ne seraient ils pas gentil avec moi ? Je crois que si... Mais alors Anub s’arrête, je le sens à l'arrêt du balancement de son corps et je me redresse alors pour savoir ce qui se passe. Il y a plusieurs routes, il doit hésiter sur celui à prendre, peut être veut il que je lui indique où j'habite, mais alors il prend la parole, et je ne peux retenir un sursaut de joie à l'évocation de mon idée première et du fait qu'il veut bien m'aider, même si je ne me rends compte qu'alors qu'on s'est éloigné de l’odeur de sang, et donc de ce que je cherchais. Ainsi, même si c'est toujours d'une voix un peu triste que je lui répond, je ne peux dissimuler aussi l'espoir que je ressens.

"Je m'appelle Engar, toi c'est bien Anub ? J'ai entendu l'orc t'appeler comme ça... Et j'aimerai offrir de la viande à ma mère. C'est toujours elle qui fait mes repas alors j'aimerai bien en faire un pour elle, pour lui faire plaisir... Tu... Tu crois que tu pourrais m'aider à trouver ça ?"


J'ai peu de doutes sur sa réponse, car il est certaine chose où je suis d'accord avec la voix et une d'entre est qu'Anub est un prédateur, de fait trouver de la viande devait être aisé pour lui.

Après faut il encore qu'il accepte de partager...
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Re: Foire aux monstres...

Message  Anub'arak le Lun 17 Nov 2014, 21:26

"Anub'arak est mon nom ..." Répondit le géant à la question du petit Engar. Si il le désirait, il pouvait l'appeler Anub, tout simplement, ce n'était pas dérangeant et sans doute plus simple pour n'importe qui parlant la langue commune.
Le Goliath ne pouvait s'empêcher de réfléchir à son problème. Non pas celui du cadeau de sa mère mais de cette histoire d'aberration. Il est vrai que ses choses sont des êtres infâme, sans volonté autre que de tuer ou alors d'obéir aux ordres, Anub n'en savait rien au fond. Il a croisé ce genre de chose que très rarement et c'était toujours un spectacle dérangeant et ... Violent. Pourtant, l'idée de transporter une de ses choses sur son dos ne l'inquiétait ni le dégoutait. Pourquoi ? Tout simplement car ce petit, même sans parler de son apparence de jeune garçon, n'était pas une de ses choses, loin de là. Il ne réussirait pas à percer le mystère de sa création mais une chose était sur: si Engar a une part de ces monstruosité en lui, il lui reste une grande part où il reste une créature normal, comme lui et comme tout le monde dans ce donjon. Comme il le disait tout à l'heure, il y a de l'espoir, si ce n'est même évident qu'il ne devienne jamais comme ses horreurs. On ne l'aurait pas accepté ici, si il s'avérait être une réelle menace. Cette voix, dont il parle souvent ... Peut-être est-ce cette part d'aberration mais ce jeune elf avait sa tête pour compenser. Tant que cette voix ne reste qu'une voix, le chasseur trouvera toujours son compte à converser avec lui et à l'aider dans sa vie de tout les jours, si tenté qu'ils se revoient un jour, bien entendu. Très certainement en réalité, puisqu'après tout ils vivent au donjon.
 

Mais la grande créature revint bien vite à cette histoire de cadeau et reprit la route vers sa boucherie, quelque part heureux de l'ironie. "Biensur. Je suis la personne ... idéale pour ... réaliser ce souhait." Finit-il par glousser, sans expliquer d'avantage. Sur la route, cependant, il reprit la conversation pour essayer de le convaincre que tout le monde a droit à sa chance, même les êtres un peu spéciaux comme lui ou même Anub. Le géant est quelqu'un de généreux au fond et offre sa gentillesse à qui le mérite. Ce petit venait de vivre quelque chose ou sans doute n'était-ce pas la première fois, ce qui rendait les choses encore plus grave. L'ancien roi ne pouvait concevoir de tels injustice et avait en pitié les pauvres victime comme Engar. La pitié n'est pas une mauvaise chose, cependant. Le mot est peut-être péjoratif pour certains qui ont "l'honneur" à cœur mais avant toute chose, la pitié est une forme de compassion et celle d'Anub est dirigée de telle sorte à aider, non pas simplement à se lamenter sur la chose prise en pitié.
 
"Les autres étaient gentilles ... Oui ... C'est certain ... Mais le mal ... qui les ronge ont prit ... le dessus. Tu n'es pas... comme eux, ça ... se voit. Les gens sont ... méfiants et torturé ... par la peur. Ils préfèrent prévenir ... que guérir ... sans penser aux autres possibilités. Comme par exemple ... Celle de croire... en toi. Ne condamne pas cette voix ... Travaille avec elle ... Et renie la lorsqu' ... elle t'oblige à ... faire de mauvaises choses. Je ne sais pas ... à quel point c'est difficile ... pour toi mais cela ... me semble être la chose ... à faire. De plus, un garçon ... Voulant faire ainsi... un cadeau à sa mère ... N'est pas mauvais de nature."
 
Il tentait d'apporter des solutions sans vraiment connaitre le sujet. Loin de vouloir se faire passer pour une sorte de sage, il donnait juste son avis sur les choses avec sa propre expérience et son vécu. Chose étrange d'ailleurs car le Goliath avait perdu la mémoire sur bon nombre de chose. Peut-être que le vécu se grave dans l'âme même d'une personne et que les souvenirs ne sont qu'un simple moyen de se remémorer à quel point on est "expérimenté". Mais cessons de philosopher car le duo, bien étrange aux yeux des rares passant en ce début de matinée, finirent par arriver devant la plus grande boucherie du donjon. Grande par sa taille, ça c'était certain en tout cas puisque celle-ci fut construite spécialement pour l'accueillir, au moins pour les portes et les quartiers privés ...
 

Anub'arak revint le chercher entre ses griffes, lentement pour ne pas le blesser, et le déposa  devant son établissement, le poussant à y pénétrer d'un petit "Entre". Il retrouva alors cet endroit familier, ce foyer si différent de tout ce qu'il a connu et pourtant auquel il s'est habitué et a apprit à apprécier. Une boucherie spacieuse, certes mais pourtant au style rustique, carrelage terne au sol et la majeur partie du comptoir en bois, quelques viande séchée pendue au plafond ... Et bien sûr, une grande variété de viande, fraichement préparé plutôt, à l'abris derrière une coupole de verre. Les viandes les plus communes ou de qualité inférieur d'un coté, gratuite comme le veux les règles du donjon, le luxe et l'exotisme de l'autre, les morceaux les plus tendre et couteux, pour assurer un minimum le train de vie du géant et de son compagnon. D'ici quelques heures, on fera la queue devant son établissement pour s'arracher les meilleurs morceaux mais en attendant, le calme régnait, au bonheur du petit Engar sans doute, au bonheur d'Anub qui savait apprécier ses moments de calme.
 
"Choisis ce qui ... te ferais plaisir. Il y a... de tout ici." Dit-il en se dirigeant lentement derrière le comptoir, ouvrant une porte qui menait à l'arrière boutique pour repérer Aesir, toujours en train de paresser sur le dos, dans la pose la plus élégante possible ... Brave chien, va ...
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Re: Foire aux monstres...

Message  Engar le Mer 19 Nov 2014, 15:12

Je hoche doucement la tête en entendant son prénom, qui n'est donc pas Anub... Mais je comprends qu'on l'appelle comme ça, car c'est vrai que "anubarraque" c'est long ! D'ailleurs ça vient d'où son nom ? Ce n'est pas humain, pas elfe et je n'ai jamais rien entendu de pareil. D'ailleurs est ce que dans sa langue ça a une signification ? Ce sont les questions que je me pose, mais dans mon esprit je suis surtout attentif à la réponse qu'il me donnerait quant au cadeau que je veux faire à ma mère, car c'est ça qui reste le plus important ! Puis, quand vient a réponse, d’une voix dont l'amusement m'étonne, je ne peux m'empêcher de tressaillir de joie, et j’aurai probablement sauter pour la manifester si je n'étais pas installé sur son dos. Il peut m'aider, vraiment ? Si c'est bien le cas, ce n'est pas si grave si on s'éloigne de l'odeur de sang que j'avais sentie. Même si ça n’avait rien de surprenant, de par sa nature de prédateur et sa carrure il devait avoir de la viande issue de grandes et délicieuses proies ! Me redressant ainsi tout sourire, alors qu'il reprend sa marche en choisissant une des intersections, je regarde droit devant moi, puis je ferme les yeux, me concentrant comme je l'ai fait en sortant de chez moi, me concentrant sur mon seul odorat... Puis je le sens, plu forte que la précédente, mais plus lointaines, une autre odeur de sang, bien plus alléchante, avec des flagrances que je ne reconnais pas, mais qui n'en sont que plus attirantes.

Cependant je suis arraché à cette pensée par la voix, maintenant un peu familière, bien que toujours aussi étrange, d'Anub, et par politesse je l'écoute. D'autant plus que c'est de moi qu'il parle et de mes ... Semblables. Il confirme ainsi l'impression que j'ai, qu'elles ne sont as forcément méchantes, mais qu'elle le devienne et malgré cela cette simple pensée effraie, pas assez pour que j'entende à nouveau la voix dans la tête, peut être parce que cette peur est plus ancrée dans mon cœur, vu comment il me parait lourd alors... Et de fait j'ai bien du mal à le croire par la suite. Pourquoi mon destin serait il différent des autres aberrations ? Qu'est ce que j'ai de plus, ou de moins, qu'eux dans le fond ? Pourtant... J'ai envie de le croire, j'ai envie que les gens n'ait pas à "prévenir" à mon égard, j'ai envie d'être gentil, j'ai envie de vivre. Je me rappelle alors ce que m'ont dit mon frère et ma sœur, quoi qu'il advienne baisser les bras n'est jamais la chose à faire, il faut toujours se battre, même si la cause semble perdue, un peu comme ce que m'a dit Anub en cet instant. Ainsi si je grimace brièvement, cela disparaît rapidement, remplacé par un regard déterminé alors que je hoche vivement la tête à sa remarque. Oui, c'est ce que je ferai... même s'il y a un détail qui va poser quelques problèmes, détail que j'oublie brièvement alors que son compliment quant à ma volonté de vouloir offrir un cadeau à ma mère m'arrache un sourire, mais qui revient rapidement à mon esprit.

"D'accord... Je vais faire de mon mieux, mais ça va être difficile de travailler avec elle car elle me dit justement toujours de faire de mauvaises choses, des choses que je n'aime pas et qui font du mal aux autres. Je sais qu'elle ne me le dit que parce que eux même ne sont pas gentils, mais... Mais moi je ne veux pas être comme eux."

Mais alors que je dis cela, mon attention est attiré par toute autre chose. Tournant sèchement la tête alors que l'odeur de sang est toute proche, j’aperçois ainsi une boutique grande, une boucherie, avec une porte encore plus gigantesque que celle des autres magasins, pourtant conçu pour faire entrer des grandes créatures. Fasciné je me laisse faire par Anub, et à peine ai je les pieds au sol que je fais quelques petits pas en direction du magasin. Je sais ce qu'il y a derrière, et cela excite mon envie. Cependant la porte est tellement grande que je peinerai à l'ouvrir ,mais je suis avec mon ami et lui avec sa force n'a aucun mal à la pousser ! Autant dire alors que je n'ai pas besoin de son invitation pour entrer, avec une certaine excitation, dans le magasin, où l'odeur de la viande et du sang se firent des plus pressants... Et avec personne d'autre que moi et Anub !

Alors je mi littéralement à courir jusqu'à me retrouver face à une surface transparente comme celle de tout à l'heure. C'est une manie de montrer la viande sans qu'on puisse l'atteindre ici ? Je m'offusquerai presque de la mauvaise farce, si seulement je n'étais pas porté par ces flagrances. Il y en a tant que je peine à les dissocier, daim, cerfs, vache et d'autres qui m'étaient inconnus. Je me sens alors comme affamé, c'est comme il me laissait goûter à des dizaines de friandises sans pouvoir les manger en entier, frustrant, mais loin d'être déplaisant. Cependant je sais bien que je ne pourrai pas tout manger, et je ne suis pas là pour moi, mais pour maman, c'est à elle que je dois penser. Ainsi, au lieu de songer à la quantité, c'est à la qualité que je pense, et hochant doucement la tête à l'offre d'Anub, alors qu'il parait s'éloigner un peu, me laissant seul, seul face au choix.

Et je dois avouer être un peu perdu... Je ferme les yeux, je me concentre, mais j’ai du mal à savoir parmi les odeurs laquelle est la meilleure viande. Petit à petit je parviens à me diriger d'un côté, d'où les effluves sont déjà plus attirantes, plus prononcées, puis, à petit pas je commence à me diriger vers un point précis, une effluve particulière, se démarquant un peu des autres, et qui m'attire, du cerf, une venaison. Finalement, les yeux toujours clos, je pose mes doigts contre la barrière, et alors, seulement, je regarde à quelle viande mon odorat m'a menée. Un morceau que je ne connais pas et dont la forme ne trahit rien de l'odeur délicieuse qui en émane malgré la paroi nous séparant. Cependant mon regard se relève. Quelque chose est planté dedans, une sorte de petit panneaux. J'y vois des chiffres, et même si je n'arrive pas à lire la suite je comprends une chose. Triste, mes oreilles s'abaissent de nouveau alors que je soupire, d'une voix faible, mais certain qu'Anub, non loin, allait m'entendre.

"Cette viande là... Pour deux personnes. J'aimerai l'avoir... Mais elle est payante et je n'ai pas d'argent. Ma mère pourrait payer, mais ça ne serait plus un cadeau alors, non ?"

Je baisse alors la tête, songeur, je peux peut être payer autrement qu'avec de l'argent non ? Et y a t-il en fait un seul morceau de viande qui ne soit pas payant ? C'est un magasin après tout. En plus comme elle est la meilleure ici, du moins pour moi, elle doit être la plus chère. Anub va t-il vraiment me l'offrir ou non ? Craignant un refus direct je m'empresse alors de lui dire d'une voix rapide le regardant avec anxiété.

"Je veux bien le payer autrement qu'avec de l'argent sinon... Mais s'il te plaît laisse moi l'offrir à maman !"

Il a accepté de mener jusque là, c'est donc pour m'aider et il a bien dit que c'était une bonne chose que je veuille faire un cadeau à maman, alors j me rassure avec cette idée. Il va accepter... Non ?
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Re: Foire aux monstres...

Message  Anub'arak le Ven 05 Déc 2014, 18:03

Anub'arak disparut un court instant dans l'arrière boutique afin de se laver les griffes. Si cela ne tenait qu'à lui, l'hygiène n'était pas vraiment un problème. De mémoire, il n'a jamais connu la maladie mais il savait bien que cette particularité n'était propre qu'à lui. Cela n'a l'air de rien comme ça mais ce métier a son lot de responsabilité. Il nourrit la population de ce donjon et la nourriture était quelque chose d'important, à respecter sous peine d'être responsable de mauvais moments ou pire. Et si c'est le genre de chose qu'il pourrait souhaiter à son pire ennemi ou à des gens comme ce moins que rien d'Argos, il voulait tout le contraire pour ce pauvre gamin. Malgré ses petits passage à vide qu'il semblait se reprocher, et dont le géant ne fut pas encore témoins, il avait tout du gentil petit bonhomme qui méritait tout sauf qu'on le regarde de travers ainsi. Autant, dans son cas, il pouvait comprendre, autant pour Engar, cela restait un mystère qu'on veuille s'en prendre à lui. Enfin, non, ce n'était pas mystérieux, juste étrange que l'on ne puisse pas faire la part des choses. Qu'il soit différent ne veux pas dire qu'il est mauvais. Après s'être correctement nettoyé, le Goliath regarda à ses jambes, sentant son fidèle Aesir se réveiller et se frotter contre lui avec de petits yeux et les langues pendante. Discrètement, le maitre demanda, dans sa "langue" natale, à son compagnon de ne pas effrayer leur invité, connaissant son chien comme étant un peu foufou lorsqu'il s'agit de se faire de nouveaux amis.

Ainsi, Anub' retourna auprès du gamin, se postant derrière le comptoir alors qu'il dévorait du regard de nombreuses viande. Le cerbère le suivit pour se coucher à coté de l'étalage, croisant les pattes en regardant gaiement cette nouvelle tête, à l'affut mais obéissant à son ami en ne lui sautant pas dessus. La créature regarda ensuite vers quelle viande il avait jeté son dévolu et il ne put s'empêcher d'avoir une petite sueur froide lui parcourant le long du dos bien que d'apparence, il restait stoïque, se contentant d'un petit "Effectivement..." quand au fait que cela ne serait plus un cadeau pour sa mère si elle devait l'acheter. Cette viande faisait partit de ses meilleurs morceaux, prit sur une bête ... Mythique serait un grand mot mais pour le moins rare. Un grand cerf au pelage argenté et à la ramure majestueuse. Il en serait presque honteux de tuer une si belle créature mais ce n'est que la loi de la nature pour Anub'. C'est sans doute la viande la plus cher de tout l'étalage, le genre qui partirait tout de suite dés l'ouverture de la boutique tellement la simple odeur éveillerait l'appétit des habitants les plus riche du donjon. Il devait se l'avouer, il hésita un instant. La traque de cette bête, la veille, fut longue et stressante, ne serait-ce que par le fait que ce n'était pas une bête que l'on voyait tout les jours. Devrait-il réellement le céder ainsi, gratuitement à Engar ? Il grommela entre ses dents, en conflit avec lui-même en fixant cette viande tendre et au parfum si prononcé... Jusqu'à ce que son invité reprit la parole rapidement, retournant son regard vers lui.

Payer autrement ? Et comment ? Et que voudrait Anub, surtout ? Il savait se contenter des petites choses et n'avait pas vraiment besoin d'aide pour quoi que se soit. Il chassait lui même et connaissait bien des chasseurs pour l'aider à se fournir, s'occuper de la boutique occupait son temps et ... au fond, en y réfléchissant, l'argent non plus n'était pas un grand motivateur. Si il avait accepté de faire ce métier, c'était pour rendre service et avoir la satisfaction d'être utile dans cette communauté qui était aujourd'hui la sienne, malgré les conflits et les différences. C'est vrai ... L'argent n'était que secondaire et aidait qu'en de rares occasions. Il n'avait que faire d'une nouvelle couche ou de beau meuble, si ce n'est pour sa devanture afin d'attirer l'œil du client et faire de ce lieux un endroit accueillant.
 
Ainsi, le géant se mit à glousser en tendant une de ses griffe vers le morceau de viande, en saisissant la chaire de la pointe de ses serre tranchant, fixant le petit en soufflant "Tu n'as rien qui ... pourrait m'intéresser. Sauf peut-être ... une chose." Il emballa soigneusement la viande avant de la déposer devant Engar, sans la lâcher cependant. "Me promettre de faire attention ... De prendre soin de toi ... Et tes proches ... Et d'être heureux." Il lâcha alors le paquet pour le lui donner, s'appuyant contre le comptoir et regardant à travers sa vitrine. "Car malgré les problèmes ... Il y a toujours ... de quoi être heureux. Ce qui s'est passé ... aujourd'hui ne doit rien changer ... à ta vie."
 
Il ne savait pas comment fonctionnait les autres races ou même les enfants en générale, n'ayant même aucun souvenir d'en avoir été un ou souvenir d'en avoir fréquenté par le passé. Il pouvait juste se dire que, d'après ses larmes, cela n'avait pas du être facile pour lui. Il s'en faisait réellement pour ceux qui comptaient pour lui, pour ceux qui ne le dénigraient pas et ce petit bout était bien assez ouvert pour ne pas avoir peur de lui. A moins que cela soit le fait qu'il l'ai sauvé qui effaça ce sentiment, cela serait logique aussi. Le plus important était qu'il lui était sympathique et si il pouvait l'aider, tant mieux. Anub siffla ensuite pour faire se lever son bon Aesir, le regardant lentement se redresser pour appuyer ses pattes avant sur le comptoir. Son maitre vint lui caresser le crâne avant de s'adresser à Engar, toujours aussi serein.
 
"Vient nous trouver ... Si tu as besoin d'aide. Ma porte te sera ... toujours ouverte. Aesir pourrait même ... t'apporter ce que tu as besoin. Cela t'empêchera ... De trainer dans les ruelles sombre. C'est triste de voir ... Que même ici, nous ... ne somme pas à l'abris ..."

Puis son chien descendit les pattes du comptoir pour tourner autour du jeune elf, le renifflant un peu avant de se redresser, poser ses pattes sur ses petites épaules, le léchant joyeusement alors qu'un sifflement sortit d'entre les crocs du Goliath.

"Aesir ..."
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Re: Foire aux monstres...

Message  Engar le Dim 07 Déc 2014, 13:49

J'ai peur qu'il se sente insulté par ma demande. Je sais que cette viande est la meilleure de sa boutique, c'est même pour cela que je l'ai choisi et que de fait elle doit lui être un peu précieuse. Je le vois d'ailleurs à son regard, même si son visage est peu expressif il est facile même pour moi de voir que quelque chose le gêne, elle dérange... C'est vrai que je lui demande beaucoup, alors qu'il m'a déjà protégé. Cependant, comme je l'ai dit je suis prêt à tout faire pour le rembourser et même si je suis jeune je peux faire plein de choses, mais je veux à tout prix faire ce cadeau à ma mère !

Attendant donc sa réponse, espérant qu'il accepte, même si c'est en imposant des conditions, mon regard anxieux laisse rapidement place à un large sourire alors que, lentement, je vois sa patte se tendre vers la viande et la saisir. Pour moi cela ne peut signifier qu'une chose et ravi je ne peux m’empêcher de m'approcher du comptoir en sautillant, suivant attentivement la trajectoire de la viande alors qu'il la dépose et l'emballe, observant chacun de ses gestes qui me rassurent au fur et à mesures qu'ils se font. Cependant ,si mon regard est attiré par ses gestes, mes oreilles ne l'en écoutent pas moins et s'agitent légèrement alors que, tout d’abord déçu de ne rien pouvoir lui offrir, je suis des plus vigilant quant à cette seule chose que je pourrai lui donner... Mais qui au final n'est rien de plus que ce que veulent ma famille, ainsi que le seul ami que j'avais jusque là avant de rencontrer Anub. Que je fasse attention à moi, mais qu'avant tout je ne me décourage pas face à ce qui s'oppose à moi. Maman, Felina, Grand frère, Shkeil ou Jarus... Tous me disent la même chose, à croire qu'ils se sont passés le mot ! Pour autant cela ne m'énerve pas, au contraire j'ai un petit rire alors qu'Anub me tend la viande que je saisis sans la moindre hésitation.

"Ne t'en fais pas Anub. J'ai l'habitude à force, ce n'est pas ça qui va me changer... C'est vrai que c'est la première fois que quelqu'un me blesse comme ça, mais je ne vais pas être effrayé par ça ! Mon grand frère m'a raconté des choses bien plus terribles et lui et ma sœur m’entraînent pour les affronter alors ce n'est pas Azog qui me fera peur quand je serai grand ! Protéger les miens et être heureux...C'est ce que je veux faire plus tard, et même si je pleure, même si j'aimerai ne pas être comme ça, je serai heureux tant qu'ils le seront !"


Alors que j'annonce cela je sais que j'exagère. Bien sûr qu'il m'arrive d'être triste ou de m'en vouloir comme il y a encore quelques instants... Mais ce n'est pas ça qui compte. On a le droit de pleureur quand on subit un malheur ou de s'en vouloir quand on a fait une faute, l'important c'est de ne pas nous laisser détruire par ça et de continuer, enfin si mon frère a raison... Et même s'il m'arrive de douter, de penser que des fois il serait mieux pour tout le monde que je sois mort je fais de mon mieux pour tenir et persévérer. Je sais que je suis encore jeune, un simple enfant, mais justement, je peux encore apprendre et comme ça quand je serai grand je pourrai faire de mon mieux ! Mais il était vrai que j'ai une peur, ancrée, une crainte qu'il a vu et que rien ne peut chasser.

"Non... Si j'ai peur de quelque chose c'est vraiment de moi même. J'ai peur de changer et que ce qui me rende heureux ne soit plus de faire plaisir à ma famille ou a mes mais mais de faire mal aux autres... Mais tant que je leur fais des cadeaux c'est que ça va, non ?"


Riant à ma propre remarque, Je ne peux alors m’empêcher de ressentir toutes les conséquences de la proximité de cette viande si délicieuse, cette odeur qui en émanait, sa fraîcheur qui se dégageait de l'étoffe l'emballant je ne l'en écoute pas moins alors qu'il me fait une offre qui ne me rend que d'autant plus heureux et qui confirme l'impression que j'ai eu, ce désir, que je ne tarda pas à formulé, avec un large sourire.

"Merci Anub... Je suis content d'avoir un ami de plus. Cela dit si toi aussi tu as besoin d'aide n'hésite pas et ne t'en fais pas, tu n'auras pas à trop t'inquiéter pour moi ! La prochaine fois je serai plus prudent et je demanderai à ma mère si je peux avoir mon arme d'entraînement, comme ça tu verras que je peux me défendre sans... Sans devenir une bête sauvage."


Enfin, je dis surtout pour me rassurer, car si je ne porte pas mon arme c'est justement pour cette raison. Si avec ma sœur et mon frère ma voix se fait discrète, c'est parce que je les connais je sais qu'ils ne me feront pas de mal, du moins c'est ce qu'ils pensent. Il ne savent pas ce qui se passerait si je devais me battre à l'épée contre quelqu'un qui me voulait vraiment du mal, mais pour moi je me contrôlerai mieux si je pouvais me reposer sur autre chose que mon corps pour me défendre en cas de nécessité !

Seulement alors que je pense à cela je vois l'étrange compagnon de mon ami qui s'approche de moi. Je dois avouer sur le coup être un peu inquiet, non pas tellement par son apparence, mais parce que les animaux, pourtant habitué à la présence des créatures, me fuyaient d'ordinaire ou grondaient à mon encontre. Serrant d'autant plus fortement mon morceau de viande contre moi, je crains un peu qu'il veuille lui aussi y goûter, alors que je sens ses pattes se poser sur moi. Il est un peu lourd, mais je peux supporter sans peine son poids, cependant mon regard glisse vers Anub comme cherchant une réponse, savoir ce que je dois faire.

Et finalement ce fut Aesir qui m'apporte la réponse, en me prouvant qu'il n'a aucune attention, se contentant de me lécher affectueusement, comme le faisait des fois Felina sous sa forme animale, ce qui m'arrache un grand éclat de rire joyeux, alors que je me contente de garder ma viande contre moi. Ce contact baveux m'amuse plus qu'autre chose, alors que cet étrange chien me fait bizarrement la fête. Est ce parce que son propriétaire m'apprécie ? Est ce que c'est parce que cet animal est aussi étrange que moi ? Je l'ignore, mais je me contente d'apprécier l'instant... Mais alors une brusque bouffée de crainte m'envahit, et j’entends la voix comme crier dans mon esprit, un cri de haine et sans grande signification, mais que je reconnais. Sous le geste affectueux et humide de mon compagnon, mon bandeau s'était un peu défait et commençait à glisser le long de mon visage.

Alors sur le coup je recule un peu sèchement, repoussant presque le chien en manquant de laisser la viande tombée au sol, mais un réflexe tout aussi violent me retient et me fait garder le cadeau de ma maman contre moi d'un bras alors que l'autre déjà se porte à mon visage que je détourne pour en cacher la trace, mais je sais qu'il est trop tard. Anub l'a vu, il a vu cette peau hideuse et déformée, parcourue de veines noires malsaines, ainsi que mon œil, injectée de sang, entièrement rouge si ce n'était une fente noire bestiale. Je le sais pour l'avoir assez vu dans le miroir, et cette simple pensée amène la voix à crier à hurler... C'est difficile de tenir...

Mai le fait de n'avoir aucun danger immédiat aide, et je m'efforce alors d’appliquer ce qu'on m'a apprit. Ne pas paniquer, respirer doucement et se contenter de remettre le bandeau en place, ce que je commence à faire d'une main alors que ma respiration se fait pesante... Puis à cela s’ajoute d'autre pensées. Anub aussi est bizarre à sa façon, il ne va pas me juger sur ça et puis...Et puis on ne ment pas à ses amis, non ? Alors c'est normal qu'il le voit... Mais je ne suis pas encore prêt à le lui montrer directement ,alors, me murant dans un bref silence j'achève de remettre en place mon bandeau avant d'oser regarder à nouveau directement Anub avec un maigre sourire, m'empressant de le rassurer.

"Ça... Ça va... J'ai juste encore des choses à apprendre, c'est tout..."


Malgré moi je me fais un peu plus distant, m'éloignant un peu en direction de la porte, hésitant. Je sais que mon attitude peut le blesser, mais ce qui vient de se passer, me dérange malgré moi. Pour autant je fais de mon mieux pour le rassurer, parlant d'une voix plus confiante.

"Je vais revenir te voir dès que je peux, ne serait ce que pour te dire à quel point ma mère a apprécié ta viande... Et puis j'aimerai bien te la présenter, tout comme ma grande soeur et mon grand frère... Bon ce dernier s'appelle aussi Engar, comme moi et c'est... C'est un humain, mais il est très gentil ! Je pense qu'il t'appréciera beaucoup, comme Felina ! Vous pensez presque de la même façon !"


A partir du moment où j'avoue que mon grand frère est un humain je parle de façon un peu empressé. Je sais bien que la plupart des créatures du donjon n'aiment pas les humains, et lui en particulier encore davantage, je ne sais pas trop pourquoi. Alors je dois bien sûr dire à mon ami ce qu'il en est, pour ne pas qu'il se fasse de fausses idées ou le juge sans le connaître. Cependant, je ne m'inquiète pas trop, après tout il ne m'a pas jugé parce que je ressemble à une aberration ! Et si cependant ça doit être le cas j'aurai du alors le taire, mais des amis ne se mentent pas...

Mais cette question m'obsède assez pour que j'interrompe mon mouvement de recul, et regarde Anub avec un léger sourire, me demandant s'il voudrait bien rencontrer ma famille, et peut être, un jour ,devenir aussi leur ami...
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