Meisa, le Royaume Perdu [En Chantier]

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Meisa, le Royaume Perdu [En Chantier]

Message  Serenos Sombrechant le Ven 09 Jan 2015, 01:01

Meisa [Mé-i-ça]
L’Ancien Royaume des Arcanes et des Secrets

Le Lieu :
Très grande portion du nord d’Iliomad. Au sud, on retrouve la Pagode de Peng, au Nord-Est, Nachteim et Aqualonde, au Nord, Djani et ses villages environnants

Le Type :
Le nord du royaume est constitué d’une très grande chaine de montagnes aux pics enneigés, mais la plupart du territoire est composé, à l’est, de plaines luxuriantes, et à l’ouest, de forêts touffues. Les territoires du Sud ont un aspect un peu plus tropical en raison de leur proximité avec l’équateur et l’humidité ambiante.

Le Climat :
Si à la capitale, on retrouve un climat sec et un sable doré qui n’est pas sans rappeler les pays de l’Orient, la plupart du territoire se voit attribuer des climats plutôt changeant selon la position. Au sud, on se retrouve dans des températures plus humides et chaudes, alors qu’au nord, les montagnes causent une chute drastique de la température ambiante, et le terrain gagne de l’altitude à fur et à mesure qu’on progresse vers le nord. À l’Est, c’est la région des cyclones et des tempêtes; la proximité avec la mer et une poche d’air génère plus régulièrement que souhaité l’apparition de tornades et cyclones. La température de l’eau, dû aux courants marins défavorables, surpasse le seul critique, et pour cette raison, les villages Meisaens orientaux sont sous la responsabilité d’un ou deux sorciers, selon la fréquence des sinistres, pour limiter les dégâts.

La Fréquentation :
Si une grande part de la population est humaine, on retrouve dans les montagnes, les forêts, les cavernes et même dans les plaines des campements et des villages de différentes espèces non-humaines, tels que des Drows, des Elfes Sylvains, des Dragons, des Nains et encore bien plus. Si la population générale a fortement décru au court des dernières années, il n’en reste pas moins que les différentes races très anciennes s’y retrouvent, et coexistent en harmonie. Avec le retour du Roi du Trône d’Argent, il y a un espoir de revoir un afflux démographique.

L’Économie :
Présentement ralentie en raison de l’absence des Nains et autres personnages centraux aux opérations Meisaennes, le pays subvient à ses propres besoins sans s’enrichir grâce à ses énormes ressources secrètes et ses reliques magiques, mais le temps manque pour trouver des solutions durables et fiables; les artéfacts qui ont jusqu’à maintenant maintenu les derniers vestiges de la civilisation Meisaenne en vie ne sont pas pour durer indéfiniment, et la moindre gaffe peut risquer de mettre une part de cette civilisation en danger d’extinction.

Autrefois, Meisa était un très important exportateur de cristaux, pierres précieuses et métaux. Un alliage complètement inconnu des autres peuples était même produit en ces lieux grâce à un minerai unique à Meisa; la Gaërilh. Cependant, face au risque qu’auraient couru les peuples si des armes constitués de cet alliage unique étaient fabriqués, la Gaërilh était réservé à la fabrication de quincaillerie, de vaisselles et d’ustensiles. Facile à teindre, elle était même utilisée par certains artistes nains pour réaliser de formidables œuvres d’arts qui restent, pour le moment, introuvables.

L’Histoire :


Meisa


S’étendant de l’océan occidental, autrefois connu sous le nom d’Océan Mudheilin, jusqu’à la Mer Phlégétonne, le royaume de Meisa était reconnue de partout pour ses grandes ressources magiques. Les livres relatant la fondation du Royaume sont pour la plupart très fragmentaire, mais il a été établi par de nombreux historiens que le Roi Serenos Sombrechant de Meisa a toujours régné sur son royaume, tout au long du Moyen-Âge, période trouble où les ténèbres étaient à leur apogée, et encore après. Ce Roi légendaire possédait, selon les livres, de très grands pouvoirs, que certains attribuaient même au divin, et pendant les premières années de son règne, il se mêla à son peuple en tant que seul possesseur du Pouvoir. Il prit pour femme la future Reine Thamalie, une femme-hyène, pour montrer sa coopération avec les peuples de la Terre, communément appelé les « monstres », ou les créatures, et avec elle sur le trône, les premières décennies semblèrent se montrer clémentes pour le nouveau royaume.

Le peuple de Meisa rassemblait différentes cultures, différentes races et différentes castes d’origine, mais tous avaient un point en commun; Meisa était leur terre promise, après que des années de guerre les aient condamnés à l’exil et à l’errance. Voilà ce qui avait uni les peuples, voilà sur quoi le grand Roi établit son Royaume; l’espoir de récupérer la vie qui leur avait été arraché. Les créatures des montagnes s’établirent donc dans le nord, où se trouvaient les monts et les cavernes, où ils fondèrent trois importantes cités; Dwarhaven, Udum-Naghis et Haut-Vent, respectivement au creux de la chaine de montagnes, dans ses entrailles et à son plus haut sommet. Les êtres des forêts prirent résidence dans les forêts touffes qui s’étendaient par-delà Pagun’Rahl, une muraille qui fut construite pour unir les trois tours de guet l’Étoile-du-Matin, la Flèche et le Gardien, bien après la colonisation. Les humains et autres créatures sédentaires et pacifiques décidèrent de s’installer dans les plaines, et grâce au savoir-faire de nombreux maîtres-maçons ayant rejoint les Exilés, ils commencèrent à s’établir un peu partout sur le territoire.

Parmi les nombreuses surprises qui attendaient les nouveaux venus était la présence des Gardiennes sur le territoire. Indomptables guerrières, sauvages, sans foi ni loi, ces femmes ne respectaient que la puissance et la force, un respect qui aurait pu coûter la vie à de nombreuses personnes si Serenos ne s’était pas interposé en tant que leur chef de meute, affrontant la Matriarche Kahli en combat singulier. Grâce à cela, ils gagnèrent des femmes capables de guider les Exilés sur le territoire hostile, leur évitant bien des ennuis. Les Gardiennes étant cependant aussi sanguinaires et brutales que les Orcs, les magiciens et le futur Roi furent contraintes de trouver une solution pour corriger ce problème, car la nature destructrice de ces femmes finirait tôt ou tard par causer des conflits.

Ce n’est que cinq ans après le début des colonisations que le Roi Serenos rassembla ses huit compagnons, devenus plus tard les Généraux du Royaume, et lança la construction du Palais des Anciens au pied d’Eredûn. Personne ne sût réellement pourquoi il désigna cet endroit pour construire une forteresse, surtout avec la difficulté que le terrain posait, mais avec l’aide de nombreux magiciens, il bâtit ce qui deviendrait plus tard le plus grand lieu de rassemblement de magiciens et d’êtres doués que le monde n’eut jamais connu. Au creux de sa forteresse, le Roi logea une très ancienne relique, qu’il avait nommé Eglendal, et grâce à son pouvoir, il donna la vie à sa nation.

Après dix ans de colonisation, de constructions et de délibérations, les peuples rassemblés commencèrent à se nommer Meisaen entre eux. Ce nom ne signifiait pas grand-chose, certainement, mais il trahissait un sentiment plus grand qui commençait à naître; celui de l’appartenance, celui de la patrie. Meisa signifiait « Libre », en Ashansha, et c’était ainsi qu’ils se voyaient, comme des êtres libres. Mais malgré cette liberté, un sentiment d’inquiétude commençait à naître chez les nouveaux Meisaens; qui devait les diriger? Qui prendrait les décisions lorsque les clans commenceraient à se quereller? Quand les cultures s’entrechoqueront et que la guerre risquerait de s’enflammer entre eux? Personne ne voulait perdre cette paix retrouvée, mais personne ne voulait perdre son bagage, ce que leurs ancêtres leur avaient légués; leurs traditions et leurs croyances. Les Orcs, par exemple, étaient reconnus pour leurs tests de bravoure, qui nécessitaient souvent des combats violents, et cette violence devait être contenue pour qu’elle ne se propage pas dans les autres villages. Les elfes refusaient que des arbres soient sacrifiés pour réchauffer les maisons pendant les nuits froides. Les nains gardaient jalousement leurs trésors et refusaient de partager les ressources avec leurs semblables. Il leur fallait un leader, un chef, non, mieux, un Roi.

Entretemps, Serenos et ses magiciens créèrent un tout nouveau sortilège à la demande des Gardiennes. Même si la plupart des êtres vivants abominaient cette idée, elles avaient besoin d’un moyen de contrôler leur violence innée si elles voulaient cohabiter paisiblement avec leurs nouveaux compatriotes. Et cette solution, c’était le Lien. Seules quelques archives parlent du Lien, et selon elles, il s’agissait plus d’un vecteur entre les Liés et Maître qui permettait à ce dernier de pouvoir interagir avec les premiers d’une manière qui était impossible par des moyens conventionnels; grâce à ce lien, Serenos fut dans la possibilité de modifier la « malédiction » (le terme n’est pas exact, mais les origines magiques de cette affliction remontent à si loin que c’est ce qu’il y a de plus fidèle pour la décrire) qui pesait sur elles et les débarrassa dans une certaine mesure de leur soif de sang.


Juge, juré et exécuteur


Le soulagement dû au succès du sorcier fut cependant de très courte durée; pendant que le futur Roi concoctait ses sortilèges dans sa forteresse, la gronde commençait à se faire sentir. Des conflits commencèrent à se déclarer entre les habitants des plaines, ceux des montagnes et ceux des forêts. Au début, ce n’était que des disputes, sans la moindre incidence, avec parfois une ou deux bagarres. Mais ce qui tira véritablement les habitants du Palais de leur relative paix fut la mort, probablement accidentelle, d’un humain, causée par un Nain qui lui aurait abattu un tabouret sur la tête et l’aurait tué au cours d’une bagarre de bar. Le conflit aurait pu s’arrêter avec une offre de compensation, mais plutôt que se présenter devant la famille du défunt, le Nain s’enfuit dans la montagne, et refusa de répondre aux demandes de justice, tout comme son peuple. Ce fut le début du tout premier conflit chez les Meisaens. Enragés par l’indifférence des Nains devant le meurtre qui avait été commis et l’impunité dont jouissait le criminel, certains membres de la communauté des plaines commencèrent à se montrer ouvertement agressifs envers les communautés montagnardes, ce qui se démontra par un blocus complet des ressources des plaines vers la montagne.

Serenos resta un moment interdit devant la situation, puisqu’il ne se considérait pas comme responsable de ce qui pouvait arriver entre les Exilés, mais il était clair pour lui que les choses ne tarderaient pas à se dégrader si rien n’était fait. Cependant, il fallut que Thamalie intervienne au nom des gens des plaines pour que son mari ne décide enfin qu’il était temps de mettre fin à ces querelles qui risquaient de ruiner la paix pour laquelle il avait guidé ces gens en ces lieux dangereux loin de la main avide de leurs tourmenteurs. Grâce au Lien qui l’unissait maintenant aux Gardiennes et à ses camarades, il prit la tête d’une délégation en faveur des hommes des plaines et agit en tant que leur représentant auprès des Nains. Ceux-ci ne pouvaient refuser le dirigeant de l’Exode, l’homme qui leur avait offert cette nouvelle demeure, et probablement l’homme le plus effrayant que le peuple des nains n’avait jamais connu. Tous avaient vu ce qu’il avait fait à leurs détracteurs quand leurs peuples respectifs ont tentés de faire du mal aux Exilés; des navires brûlés, des bataillons complets décimés par la force de sa magie noire. Personne n’oserait lui dire non. Ils acceptèrent donc de le rencontrer.

La vérité était que le nain ayant commis le meurtre était le fils d’un important membre de la communauté naine, un Forgeron. Dans la communauté, les Forgerons avaient une importance si grande qu’ils s’apparentaient à la noblesse humaine pour ces petites personnes. Les vrais Forgerons étaient rares, et ils héritaient d’un très important patrimoine nain; les connaissances complètes de leurs prédécesseurs, par un procédé unique qui se transmettait de père en fils. Malgré ses crimes, le fils était un vrai Forgeron lui-même, et s’il devait faire face à la justice des humains, il subirait le même sort que sa victime, et les Nains ne pouvaient se le permettre. Serenos déclara que les humains ne seraient pas les juges des crimes du jeune Nain, consternant les Nains. Qui, alors, demandèrent-ils. « Moi », avait-il répondu.

Le jeune forgeron fut donc conduit au village, accompagné par son père et quelques représentants du peuple des Nains. Les villageois furent aussi surpris qu’enragés par la présence du meurtrier, mais eux-mêmes n’osèrent pas agir lorsque Serenos leur imposa le calme et la réflexion. Le procès du Nain se produit devant le peuple nain et le peuple des plaines, avec Serenos en tant que président. Pour ses crimes, et à la consternation général, le Nain n’aura pas à affronter la mort. Mais en réparation pour son crime, il fut condamné à vivre parmi les hommes des plaines, en tant que leur forgeron. En échange de sa liberté et sa vie, il dût travailler au sein de la communauté des plaines en leur offrant ses talents. Ce fut le début du mélange des peuples, et ce qui fit la plus grande force des Meisaens.


La Rébellion


Serenos agit pendant trois années en tant que Protecteur des Peuples, agissant à la fois comme juge, diplomate et intermédiaire entre les peuples, avec l’aide de ses compagnons et de ses Gardiennes. Au cours de ces trois années, il gagna en influence, plus encore que ce que son statut de « libérateur » lui avait déjà conféré. Lorsqu’un conflit émergeait, lui et ses gens étaient appelés pour dissoudre les mésententes avant que de véritables dégâts ne soient causés. Certains étaient réfractaires à l’idée de se remettre à lui pour exercer la justice, mais de façon générale, tous reconnaissaient son autorité, et l’équité de ses compromis ou jugements. Mais c’est à son insu qu’on commença à le nommer « Roi », même s’il s’acharna à refuser ce titre. Il les avait guidés en ces lieux pour échapper à la royauté, aux castes, à tout ce qui détruisait la liberté des hommes et des femmes. Mais le peuple voyait en lui ce à quoi il aspirait; un Roi, puissant et juste, qui assurerait la paix et la prospérité. Ils voulaient un royaume. Leur Royaume.

Mais ce n’était pas l’avis de tout le monde. Après vingt longues années depuis l’Exode, au bout de ces vingt ans d’efforts où Serenos et Thalamie consolidèrent les Terres de Meisa et détruisirent les barrières qui séparaient les peuples. Malgré leurs efforts d’amour, cependant, ces vingt années n’avaient toujours pas donné d’enfant à ce couple. Les mariés n’avaient pas tout le temps nécessaire à se consacrer, et ils le savaient tous deux, mais Thalamie déplorait que son amour pour son mari ne porte pas fruit. Jusqu’à ce qu’un doux jour de printemps, un rossignol chanta sur la terre de Meisa que le Roi attendait un enfant. Mais ce même jour, le corbeau chanta le début d’un conflit qui allait à jamais changer le destin de Serenos. Les quelques vestiges d’un passé où le sang faisait d’un être un membre supérieur de la communauté subsistaient encore dans le cœur de certains membres d’une noblesse déchue.

Le pouvoir que Serenos avait gagné depuis la fondation des colonies suscitait la jalousie d’une ancienne famille de Deïsa, et celle-ci s’opposa alors à son autorité, exigeant qu’il donne son pouvoir et ses privilèges à un homme de plus noble lignage que le sien. Conscient que le lignage ne faisait pas d’un homme un être supérieur à un autre, Serenos refusa catégoriquement de céder les pouvoirs que les gens lui avaient conférés de leur propre chef, car ce n’était pas lui qui s’était accordé ces droits, mais eux. En réponse, un mouvement rebelle naquit parmi les membres de l’ancienne noblesse et leurs partisans, auxquels des promesses de richesse et de prospérité avaient été faites. Au début, Serenos ne montra que très peu d’intérêt à ce mouvement, considérant que la gronde et la jalousie était inévitable. Mais il n’aurait jamais cru voir le jour où des Meisaens s’en prendraient à d’autres simplement pour l’allégeance qu’ils vouaient. Ce fut le cas, car les sympathisants des nobles commencèrent à s’en prendre à ceux qui reconnaissaient Serenos comme leur légitime dirigeant. Suite à divers incidents, comprenant le sabotage de boutiques, les prises d’otages et les agressions de civil, le peuple en appela à la justice du Roi pour les protéger.

Et justice du Roi, ils eurent.

Fou de rage, Serenos et ses magiciens s’engagèrent avec quelques miliciens pour affronter les forces des rebelles, qui ne cessaient de croître à cause de son inactivité. Mais il ne pouvait pardonner le mal qu’ils répandaient autour d’eux. Mais il avait réagi trop tard; les troupes ennemis avaient déjà une avance considérable en organisation, et ils avaient prit Vrahilel comme leur forteresse. Étant l’une des villes les plus importantes du domaine, elle était également la mieux ravitaillée, et les rebelles ne risquaient pas de manquer de nourriture. Enfin, c’est ce qu’ils avaient supposés. Serenos les priva de cette nourriture et la rendit à ses légitimes propriétaires; le peuple. Suite à cela, il abandonna les rebelles et regagna le Palais des Anciens, avec ses gens, laissant un ultime avertissement aux rebelles; leur prochaine agression serait leur dernière. S’ils rendaient les armes et se réintégraient à la communauté, ils ne feraient face qu’à la justice, et non pas à la vie d’après.

Couronnement et Fin de la Rébellion

L’un des événements les plus tournants de toute l’histoire Meisaenne. Après l’assaut des magiciens sur la ville de Vrahilel, et l’apparente prise en main de la situation par le Sombrechant et son épouse, les peuples libres décidèrent qu’il était officiellement temps de nommer un Roi à leur monde.

Les créatures sylvestres envoyèrent le Prince Elfe Lumìel comme leur représentant à Eist’Shabal. Les elfes avaient été les malheureuses victimes des rebelles, tous comme leurs semblables des plaines, car faute d’avoir la collaboration du peuple, les sympathisants des nobles s’étaient attaqués à leurs bois sacrés, des parties de la forêt dédiée à leurs divinités, pour se fournir en bois pour fabriquer armes et outils. Les fées et nymphes, même les animaux dotés de raison, ont souffert de ces violations par leur lien avec la nature. Pendant des années, les elfes de Meisa accordaient aux autres Meisaens les arbres morts de leur forêt, et en échange, ceux-ci leur donnait des fruits et des légumes de leurs champs. Ayant récupéré les ressources volées aux forêts, les êtres sylvains ont pu réparer les dommages faits à la nature, et grâce à cela, Serenos gagna en popularité auprès d’eux. Puisque les créatures de la forêt ne pouvaient cohabiter sereinement avec les êtres plus humains, qui avaient besoin de ressources naturelles pour survivre, ils avaient besoin de quelqu’un qui pouvait assurer une paix durable, et cette personne était Serenos.

Pour les créatures de la montagne, nommer un Roi était surtout un moyen de faciliter les ententes commerciales avec les autres communautés qui vivaient en Meisa. Les Chefs de Clan devenaient obsolètes, car leurs intérêts finissaient toujours par prévoir sur le bien-être de la communauté. Il fallait quelqu’un capable de surpasser l’autorité des Chefs, et Serenos le faisait depuis déjà des années, ce qui le plaçait en tête de liste pour devenir leur monarque. Ils envoyèrent Durin, un chef de clan, en tant que représentant auprès de Serenos.

Les créatures des mers et des airs, pour leur part, restèrent interdites devant la position à prendre par rapport à la politique terrestre. Étant naturellement libres, et n’ayant aucun monarque ou même de hiérarchie bien définie, ces êtres ne semblèrent pas intéressé à se soumettre à qui que ce soit. Ce ne fut que lorsque le Maître des Dragons, un énorme reptile, peut-être l’un des plus grands de son espèce, décida que pour les siens, il était nécessaire de voir immerger un être capable de profiter autant les créatures magiques que les créatures sans pouvoir pour éviter que les massacres des créatures non-humanoïdes ne reprennent en Meisa. Les Dragons ayant été chassés pendant des siècles, tout comme les krakens et les tritons, un sorcier semblait être la meilleure option.

Et finalement, les créatures des plaines. Déjà sous la juridiction de Serenos en raison de leur proximité avec Eist’Shabal et le Palais des Anciens, ils étaient les premiers à considérer le sorcier comme leur seigneur potentiel. En raison de son grand pouvoir et son implication dans la vie de la communauté, les peuples libres voyaient en lui le seul monarque possible, et ils envoyèrent Anton, l’ancien du village, les représenter au palais.

C’est en -2304 que se produisit le couronnement du Roi Serenos de Meisa. En raison des demandes de plus en plus insistantes pour qu’il prenne la tête des Terres Libres, il finit par céder, et accepta la charge. La cérémonie se déroula dans la salle principale du Palais des Anciens, qui fut par la suite aménagée pour devenir le Trône d’Argent, et c’est aux côtés de Thamalie qu’il prononça ses serments devant son nouveau peuple. Suite à cette cérémonie, il fut également révélé au peuple que Thamalie attendait un heureux événement; la naissance d’un héritier au trône de Meisa. Comme une dynastie était synonyme de pouvoir et de stabilité, ce fut une grande nouvelle pour le peuple, quoi que pour le nouveau Roi, ce transport lui laissait présager de très mauvaises nouvelles.

Comme de fait, le jour même de la cérémonie du couronnement, la forteresse d’Eist’Shabal essuya en début d’après-midi des tirs de catapultes provenant des plaines; les Rebelles avaient décidé d’ignorer les mises en garde du Roi et ils effectuaient maintenant un siège contre sa place-forte. Malgré la surprise générale, car aucun ne s’attendait à une attaque aussi rapide après la défaite que les rebelles venaient d’encaisser, Serenos et ses magiciens parvinrent à prendre position sur les murs d’Eist’Shabal et lever des barrières magiques. Les premiers tirs eurent quand même des casualités assez importantes, et Serenos n’avait pas d’armée pour défendre les murailles. En représailles, le Roi déchaina la foudre sur ses opposants, pendant que ses magiciens maintenaient les barrières magiques en place.

Qui aurait cru que les rebelles avaient déjà infiltré la capitale? Probablement à cause de l’euphorie provoquée par la nouvelle du couronnement de leur ami, même les huit Généraux ne s’étaient pas aperçus de la présence de membres de la rébellion parmi l’assemblée, et ils avaient donc omis de privilégier la sécurité de leur nouvelle Reine pendant le siège, croyant que tous les rebelles étaient à l’extérieur. Le siège ne dura pas bien longtemps, car grâce à la magie du Roi, les catapultes et trébuchets furent rapidement détruites, réduisant considérablement les dégâts que ses ennemis pouvaient bien infliger à ses fortifications, mais alors que le Roi regagnait les appartements royaux pour célébrer sa toute première victoire en tant que monarque, il découvrit dans son lit le cadavre égorgé et éventré de son épouse, Thamalia, avec son fœtus à peine développé décapité et disposé autour de son corps. Devant l’atrocité commise contre son amour, le Roi entra dans une rage folle et quitta temporairement Eist’Shabal.

Les traitements infligés aux Rebelles restant sont toujours laissé à l’imagination des historiens. La plupart s’entendent pour dire que le Roi ne leur laissa absolument aucune chance. Après le Siège, ils avaient rejeté son offre de paix, et il ne leur restait maintenant plus qu’à mourir pour leurs crimes. Le Roi n’ayant laissé aucun témoin de ses actes à l’exception de ses victimes, de nombreuses rumeurs se rependaient selon la façon dont il avait laissé les membres de la rébellion après les avoir passé à tabac. Même les rebelles qui avaient quitté la frontière Meisaenne pour aller se réfugier au sud furent traqués et mis à mort. Il fallait dire qu’avec la magie, le Roi aurait pu en finir en une journée, puisqu’il lui aurait suffi de traquer leur essence pour les foudroyer, mais probablement que cela lui semblait trop facile. Sa chasse dura donc trois ans, trois longues années, et à la fin de celle-ci, il revint définitivement à Eist’Shabal, et prit place pour la première fois sur le trône.

Le Règne

Le règne de Serenos apporta la paix en Meisa. Instaurant très vite une série de lois, il contraint son peuple à se joindre à une formation militaire dès l’arrivée à l’âge adulte pour que jamais un Meisaen, même hors du royaume, ne soit jamais sans défense. De plus, les Meisaens étaient déjà soumis à une vie plutôt rude avec un environnement hostile, car parmi les nombreuses créatures qui vivaient sur le territoire, il y en avait encore beaucoup qui ne se soumettaient pas au pouvoir du Roi, et du coup, le Royaume restait quand même un endroit très dangereux. Pour protéger ses citoyens, Serenos développa de nombreux systèmes de défense magique contre les prédateurs naturels et surnaturels. Les Esprits, par exemple, ne pouvait entrer sur le territoire des vivants si leur nature était agressive ou malveillante, réduisant ainsi les risques de possessions. Il privilégia également la construction de places fortes sur son territoire, et le renforcement des frontières et l’armement d’une milice civile, et de nombreux dispositifs magiques furent créer pour réduire les besoins en effectif militaire, comme, par exemple, la création de golems, qui agirent comme gardien des forteresses ainsi que des villages. Chaque village se vit même attribuer un Golem et un Sorcier, avec comme seule tâche l’entretien de ceux-ci, même si le Roi espérait que l’opportunité de devoir se servir des golems n’apparaisse jamais.

La Magie fut aussi très règlementée; pour tous ceux qui avaient le Don, ou une Fraction (les possesseurs d’une fraction du Don sont ceux qui peuvent, par exemple, faire apparaitre des flammes sans pour autant avoir des notions de magie ou sans pouvoir même utiliser des sortilèges), on vit apparaître l’Académie dans l’enceinte même du Palais des Anciens. Pour des centaines d’enfants doués ou possédant des capacités surnaturelles, l’ouverture d’une institution créée pour eux, pour les protéger, fut une chance d’échapper aux mauvais traitements. La violence infantile envers les jeunes magiciens diminua jusqu’à presque disparaitre. L’Académie étant gratuite, elle était à la fois une école, une communauté à part et un refuge de compréhension et de connaissances où tous ceux qui étaient prêt à apprendre les secrets qu’ils recelaient. De nombreuses découvertes furent faites grâce à cet établissement, et ce fut la fin de la persécution des mages, du moins sur les territoires environnants. La Nécromancie fut d’ailleurs intensément étudiée pendant le règne de Serenos, et si de nombreuses applications de cette école furent formellement prohibées (troubler le sommeil des morts, tentative de résurrection d’un défunt, sacrifices et rituels noirs n’en sont que des exemples), les nombreuses recherches menèrent à la création d’une nouvelle école, jusque-là inexistante, qui est la Biomancie, l’art de manipuler la vie. Les mages Meisaens furent même reconnus pour avoir créée de nouvelles espèces animales, bien qu’il fut strictement interdit de dénaturer une créature pour en faire une arme de guerre.

L’ouverture des ports et l’établissement des accords commerciaux furent une nouvelle occasion pour Meisa de faire profiter le peuple de nouvelles expériences. La découverte de la Gaerilh dans les montagnes du Royaume et le savoir-faire Meisaen autant en art qu’en forge et en magie intéressèrent très vite les consommateurs étrangers, et d’ailleurs, les reliques magiques devinrent très vite très populaires, tout comme les bijoux fabriqués par les nains sur des modèles elfiques.

Malgré le développement démographique, économique et politique de Meisa, Serenos restait toujours un monarque sans expérience. Certes, il était capable de protéger ses gens, mais pour tout ce qui était de régner, il était un profane dans un domaine où même les experts éprouvaient des difficultés. Pour s’aider dans cette lourde tâche, il créa trois nouveaux Conseils; le Conseil de Guerre, composé des huit héros légendaires qui l’accompagnèrent dans ses jeunes années et qui, malgré leur âge, étaient encore aptes à mettre la main à la pâte, le Conseil Civil, composé de membres élus par le peuple pour les représenter auprès de la Couronne, et le Conseil des Marchands, un conseil rassemblant dix membres élus par les guildes marchandes de Meisa pour tout ce qui avait rapport avec les activités. Avec ces trois conseils se rajouta finalement le Conseil Royal, qui était composé des quatre membres jugés les plus sages et les plus justes, les seuls en qui Serenos avait suffisamment confiance pour faire respecter sa loi et sa volonté s’il devait un jour déléguer ses pouvoirs.
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