Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

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Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

Message  Meridia Inuendo le Lun 22 Juin 2015, 15:41

 Voilà c'était fait. J'avais ouvert mon salon de coiffure. J'étais coincée entre une boutique d'armement et une boutique de vêtement mais je m'en fichais un peu. Celà m'avait coûté presque toutes mes économies d'acheter ce bâtiment pour y ouvrir mon fond de commerce alors il allait falloir que je le rentabilise. Une semaine que j'y étais à nettoyer, retaper le lieu grâce au peu qu'il me restait pour acheter des planches, des vitres et d'autres matériaux dont j'avais eu besoin. La façade avant avait été détruite et remplacée par une grande vitre sur laquelle j'avais peins avec soin les mots « Meridia coiffure » avec les heures d'ouvertures qui étaient tout les jours de 09h00 à 12h00 et de 14h00 à 19h00. Oui je voulais quand même pouvoir manger un peu entre deux.


Mes voisins de paliers étaient venu de temps en temps pour me donner un coup de main ou simplement pour me regarder bosser les moments ou ils n'avaient rien à faire. J'étais en face d'une rue passante, ce qui signifiait que je pouvais rapidement m'enrichir si je le voulais. En plus je ne suis pas chère du tout, 5 pièces d'argent la coupe basique, 10 pour quelque-chose de plus fantaisiste, et 20 si le client veux la totale. Coupe plus le shampoing plus le lavage, décrassage, rinçage et séchage. A coté du marchand d'armes à ma droite qui vendait ses épées rouillées pour 25 pièces d'or chacune, c'était donné.


Après, il fallait encore trouver quelqu'un qui avait des cheveux ici et qui voulait bien que je m'en occupe. J'étais toute nouvelle et je ne savais pas si les gens me feraient confiance aussi facilement. La ou j'avais eu le plus de difficulté, c'était pour trouver un grand miroir à mettre sur le mur. Personne n'en vendait et c'est lors de l'une de mes pérégrinations à l'intérieur que j'en avais trouvé un, en bon état (donc non fissuré) mais juste couvert de saleté à l'orée d'une forêt. Ce qui prouvait bien que les créatures pouvaient être des grosses dégueulasses quand elles le voulaient mais ça m'avait arrangé. Un petit coup de nettoyage et j'avais pu accrocher mon miroir au mur, en face de la chaise métallique qui me permettrait de couper les cheveux de mes futurs clientes convenablement et confortablement. La chaise, je l'avais trouvée au premier étage du donjon, dans la salle d'arme. Un garde s'y asseyait pour monter la garde… et j'avais attendu qu'il se lève pour aller se soulager pour « l'emprunter. » Ok c'était du vol mais voilà hein ! Il n'avait rien vu !


J'avais même prévu une petite salle d'attente dans toute ma folie des grandeurs avec des bancs que j'avais récupéré pas loin de la salle innondée. Ceux là étaient clairement abandonnés, il y manquait des pieds et certaines parties du bois étaient pourrie à cause de l'humidité. A nouveau, j'avais retapé le toute pour qu'ils aient l'air neuf et avait même placé des coussins dessus afin que les gens n'y aient pas trop mal aux fesses. Gens ou monstres ou hybrides ou tout ce que vous voulez. Moi tant que vous aviez une tête avec des cheveux, des poils, de la fourrure ou quoi que ce soit d'autre j'était contente.



Jusqu'à aujourd'hui donc ou ma boutique était enfin finie, et ou je tournais mon petit panneau sur ma vitre ou il était inscrit « ouvert ». Maintenant, je n'avais plus qu'à attendre mon premier client, ou ma première cliente. Je trépignais d'impatience même si je savais que cela pouvait prendre de une minute à des jours avant que quelqu'un ne se décide à entrer. J'eu mes voisins de paliers qui vinrent me féliciter de mon ouverture, et aussi me dire de me méfier d'un certain croc noirs… sans préciser pourquoi. Je les remerciaient mais haussait les épaules à l'avertissement. S'il venait je ne pouvais pas y faire grand-chose. Et pourquoi une simple coiffeuse comme moi l'intéresserait, hein ? J'allais m'asseoir sur l'un des bancs de ma salle d'attente et attendit anxieusement. Il fallait que quelqu'un vienne, c'était logique non ?
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Re: Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

Message  Crocs noirs le Lun 22 Juin 2015, 23:45

Quand on gère une affaire, et qu'on souhaite dominer le marché que l'on occupe, l'important n'est pas tant de devenir le meilleur que d'être à même de le demeurer. L'erreur la plus courante commises par ceux ayant atteint le sommet, était de dénigrer certaines opportunités, car ils les considéraient comme trop négligeable pour mériter leur attention. Or c'était ces dites opportunités qui permettaient à ceux qui étaient leurs concurrents, et qu'ils ne voyaient que comme du menu fretin, de croître jusqu'à devenir une menace pour eux, une menace qui pourrait finir par les renverser, et il s'avérait que Crocs-noirs s'occupait de son emprise sur la pègre tel que le faisait un marchand de son affaire. De fait, il mettait à profit la moindre opportunité, aussi infime soit elle, et en la matière les nouveaux arrivants du donjon était une véritable aubaine, en particulier lorsqu'ils s'adonnaient à une activité marchande quel quelle soit. Néanmoins le ruffian déléguait d'ordinaire ces tâches à ses sous-fifres, du moins pour les commerces qui n'étaient pas des plus importants, mais la donne avait changé. Lorsqu'il avait été victime de la punition du Triumvirat, la malédiction qui l'avait empêché de communiquer avec autrui de quelque façon que ce soit, les affaires avaient périclité, en dépit de directives données à l'avance dans le cadre d'une telle situation. Certains lieutenant avaient voulu se tailler une part trop importante du gâteau, des fournisseurs avaient pris leur indépendance et espéraient le remplacer...

Et certes, il avait depuis le temps remis tout ce petit monde à sa place, ou bien six pieds sous terre dans le cas des trop fortes têtes, qui pouvaient disparaître sans trop attirer l'attention des autorités du donjons, mais il lui fallait toujours raffermir sa prise autant que possible, et pour cela il agissait de plus en plus par lui même, et ce même sur des affaires bénignes, afin de se faire de nouveau connaître, surtout auprès des nouveaux qui avaient pu ne pas être "pris en charge" par son réseau. Ainsi, hormis si une affaire plus importante devait être prise en charge, il lui arrivait de nouveau de s'intéresser à des cas bénins. Ce fut le cas lorsqu'on lui annonça l'ouverture d'une nouvelle boutique, un simple salon de coiffure, tenue par une nouvelle arrivée, une femme chat. Rien de bien intéressant a priori. Après tout la propriétaire ne faisait que rendre un service négligeable au regard du marché noir, elle ne produisait ni matière première ni outils manufacturés, tout ce qu'elle pourrait ce serait verser une compensation financière négligeable... Mais Crocs-noirs était un homme qui avait appris à voir au delà des apparences, et l'air de rien un salon de coiffure était plus stratégique qu'il n'en avait l'air. Tout d'abord parce qu'il y en avait peu, la présence de nombreux intangibles, écailleux et imberbes dans le donjon en décourageant les pratiquants, mais surtout parce que les coiffeurs avaient à leur disposition la ressource la plus importante du monde de l'ombre, l'information. Les gens parlaient aussi assurément sous le ciseau et le rasoir du barbier que sur l'oreille d'une catin, et ils étaient généralement plus éveillés ! Sans même parler du fait qu'il était aisé de menacer quelqu'un par l'intermédiaire de son barbier favori et de son rasoir.

Ce fut donc pour toutes ces raisons que Crocs-noirs se rendit à la boutique de la femme-chat, dénommé Meridia Inuendo, ayant laissé s'écouler ce temps afin de justement récupérer quelques informations. Seulement cette recherche ne lui avait rapporté que le nom des clients et de la coiffeuse, cette dernière ne semblant rien avoir à caché ni dépendance particulière... Mais cela n'inquiétait pas le ruffian qui ne tarda pas à faire face au magasin, encadré par deux de ses sbires. Il passa un rapide coup d’œil, de son seul œil valide, sur les prix dérisoirement bas et la vitrine du magasin. ce dernier paraissait entretenu et correctement aménagé, et il lui apparaissait donc que la personne y travaillant devait aimer son travail et non le faire par défaut pour profiter des avantages du donjon comme certains le faisaient. Tant mieux, cela lui faisait au moins une chose sur laquelle faire pression, comme cette Meridia semblait avoir ni famille, ni ami.

Sur cette pensée, et après s'être rassurée qu'il n'y avait personne d'autre que la propriétaire, qui semblait désœuvrée, dans la boutique, il fit signe à ses hommes de rester à l'extérieur, afin d'empêcher quiconque de rentrer et d'interférer dans sa rencontre avec la coiffeur puis il entra dans la boutique, poussant doucement la porte de bois avant d'entrer. En soit, il n'avait rien qui le différenciait des autres clients, avec sa cape au capuchon rabattu et sous laquelle se devinait des simples habits de cuir, il avait des cheveux et une barbe noir quelconque... Et il était difficile de savoir quelle était sa plus grande spécificité entre le fait qu'il soit borgne, au vu du bandeau qu'il arborait, ou bien qu'il soit un humain, le premier que devait probablement voir Meridia entre les murs du donjon, dont la population était principalement composée de monstre. Quant à sa posture elle paraissait détendue et calme, et ce fut d'une voix amicale qu'il s'adressa à Meridia, un large sourire aux lèvres.

"J'avais bien entendu parler d'une nouvelle coiffeuse ici ! Cela tombe bien, ma barbe a besoin d'être quelque peu débroussaillée ! J'espère que cela ne vous dérange pas de vous occuper d'un humain, hm ?"

A vrai dire son attitude amicale n'était pas vraiment feinte. Certes il forçait parfois la main à ses partenaires, imposait quelques conditions, mais il ne les maltraitait pas pour autant, et pour peu que ces derniers soient coopératifs et tout aussi amical à son égard cela pouvait même se manifester par quelques avantages... Mais il n'en était pas moins digne de la réputation qui lui était donnée, seulement cette dernière oubliait souvent les bons côtés qu'il y avait à œuvrer avec lui...

Il s'avança alors en direction de la propriétaire de la boutique, regardant autour de lui.

"C'est un bel établissement... Cela dit il sera difficile de l'entretenir si vous n'avez pas assez de clients. C'est une chose en quoi je pourrai peut être vous aider, mais je propose d'en parler pendant que vous vous occupez de moi."

Et sur ces mots il se dirigea vers la salle de travail sortit une bourse qu'il posa sur le comptoir, une bourse qui à vrai dire comptait au moins le double de pièce d'argent que celle réclamer par les prix de la boutique au vu du joli bruit de tintement qu'il produisit, alors que déjà Crocs-noirs s'installait dans le fauteuil face au miroir, attendant...
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Re: Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

Message  Meridia Inuendo le Mar 23 Juin 2015, 12:51

Dix minutes, quinze minutes et finalement une demi-heure. Je laissais échapper un large soupir. Il semblait bien que je n'allais pas avoir du succès si vite que ça. Je soupirais lourdement, regardant mon reflet dans le miroir et y voyant… et bien moi, mais tirant un peu la tête tout de même. Je ne sais pas à quoi je m'étais attendue pour être franche. Je crois que dans mon subconscient, j'avais eu l'image d'une queue phénoménale attendant d'avoir leurs crins opérés par mes doigts de fée.

Je souriais un peu devant cette image mentale, il fallait que je redescende un peu sur terre. C'était une nouvelle vie qui commençait et je n'avais plus aucune de mes clientes régulières ici. Il allait falloir que je me fasse un peu de pub. Je crois que mon voisin de pallier était venu guigner un peu et avait vu mon visage désœuvré. Je le vis vouloir rentrer, tournant la poignée, mais soudainement il regarda quelque-chose de coté qui attira son attention, prit un air apeuré et retourna à sa boutique à toute jambe.

Cela attisa tout de même grandement ma curiosité. On était, de l'information que j'avais pu avoir, dans une tour remplie de monstres. Ok certains étaient plus violents que d'autres mais est-ce qu'un monstre violent ne devait pas attirer l'attention du marchand d'armes plutôt que lui faire peur ? Ce que je voulais dire par là, c'est que ledit monstre aurait pu avoir besoin d'une nouvelle arme, de préférence énorme et qui pouvait coûter cher.

D'ici, je ne voyais pas ce qu'il avait vu, donc je me levais et m'approchais de la vitrine. Je vis la rue passante, relativement pleine à cette heure là mais ce qui attira mon attention fut un homme habillé sombrement. Presque entièrement noir, il portait une cagoule qui se prolongeait d'une cape et un bandeau sur un œil, indiquant probablement qu'il était borgne. Ou qu'il avait un sens de la mode plus que douteux, je n'étais pas là pour juger.

Je remarquais toutefois que les passants faisaient de grands détours pour éviter ces trois hommes. Les deux autres étaient habillé tout ce qu'il y avait de plus normalement, pantalon en jute et chemise lacée à l'avant, à longue manche, brun pour le pantalon et blanc pour la chemise. Mais ils n'avaient pas l'air commode pour autant. L'homme en noir arborait un petit sourire qui ne me plaisait guerre alors que je me mis à penser plus ou moins frénétiquement.

*Ne rentre pas dans ma boutique, ne rentre pas dans ma boutique !*

Il prit le temps de lire le nom inscrit sur cette dernière avant de se diriger vers la porte alors que je soupirais lourdement.

*Et merde...*

Bon après tout, un client était un client et je ne devais pas faire ma fine bouche. Il n'avait peut-être pas l'air commode mais c'était sans doute juste une impression malsaine, rien de plus. Et puis c'était le premier homme dont je pouvais m'occuper, cela me permettrait d'expérimenter un peu peut-être s'il était d'accord. Enfin, le premier homme depuis l'accident dans mon ancienne boutique… Mais c'était une autre histoire. Ils n'ont jamais retrouvé son corps de toute façon.

Je pris l'air le plus détendu que je pouvais, et j'étais plutôt bonne comédienne donc ce n'était pas trop mal malgré tout le stress qui m'envahissait. La poignée de porte tourna et cette dernière s'ouvrit, la petite clochette que j'avais placé au dessus tintant joyeusement. Je lui fis un sourire alors qu'il me parla.

"J'avais bien entendu parler d'une nouvelle coiffeuse ici ! Cela tombe bien, ma barbe a besoin d'être quelque peu débroussaillée ! J'espère que cela ne vous dérange pas de vous occuper d'un humain, hm ?"

Je souriais toujours à ces paroles alors que je secouais la tête négativement.

Bienvenue à Meridia coiffure ! Fis-je joyeusement. D'ou je viens il n'y avait que des humains, ou plus précisément des humaines, donc non ça ne me dérange pas le moins du monde.

Je le regardais s'approcher de moi, et je reculais d'un pas. Ce n'était rien de personnel mais j'avais pour principe de ne plus laisser d'hommes m'approcher de trop près, de nouveau à cause de l'accident qui avait eu lieu dans mon ancienne boutique. Je conservais toutefois un visage souriant et avait fait en sorte que mon mouvement ne paraisse pas suspect. De son point de vue je l'espérais, je n'avais reculé que pour mieux lui avoir laissé observer la boutique.

"C'est un bel établissement... Cela dit il sera difficile de l'entretenir si vous n'avez pas assez de clients. C'est une chose en quoi je pourrai peut être vous aider, mais je propose d'en parler pendant que vous vous occupez de moi."

C'était des paroles plutôt étrange. Je ne savais pas pourquoi mais ça avait presque un relent de… menace. Je hochais la tête toutefois doucement à ses paroles alors qu'il se dirigeait vers ma table de travail et posa une bourse beaucoup trop pleine pour les services que je pouvais offrir. Je fus surprise mais ne le laissa pas paraître sur mon visage alors qu'il s'installait déjà sur la chaise, attendant que je lui offre mes services.

En premier lieu je me dirigeais vers la bourse qu'il avait laissé et me saisit de 20 pièces d'argent, avant de la refermer et de la lui mettre dans la main.

« J'apprécie votre générosité mais je puis vous assurer que je n'ai pas besoin d'autant. La débrouillardise est ce qui me caractérise. »

Je me dirigeais ensuite à nouveau vers ma table de travail et me saisit de mon rasoir, retournant devant lui et appuyant sur un petit bouton qui fit sortir la lame violemment. Le mouvement pouvait paraître surprenant pour un non-initié, mais je n'eu pas le moindre sursaut.

« Je suis désolé, il semblerait que j'ai été un peu négligente envers les outils que j'utilise le moins. Je vous demanderais juste deux minutes de patience. »

Je fis sortir les griffes de ma main droite et commençait à aiguiser la lame du rasoir d'un geste précis, professionnel. Ce n'était visiblement de loin pas la première fois que je le faisais, et une fois que j'eu finis, je m'arrachais un cheveux que je laissais tomber sur la lame. Cheveux qui se coupa en deux.

[color:6af3=##ffff00]« Parfait. » Fis-je avec un large sourire, complètement dans mon élément. « Nous pouvons commencer. »

J'allais me saisir d'un grand tissu que je balançais par dessus sa tête, cette dernière passant dans un trou prévu à cet effet afin que sa tunique ne se retrouve pas couverte de poils, et je m'approchais de sa barbe avec de la mousse spécialement prévue à cet effet avant de l'observer un peu plus en détail.

« Vous permettez ? »

Et sans attendre sa réponse, je plongeais mes doigts dans sa barbe épaisse, tirant une drôle de tête alors que je l'écartais pour y voir plus clair.

« Ahem. Avant tout rasage, il faudra un nettoyage complet. »

Evidemment je ne voulais pas lui manquer de respect, mais il était assez clair que le soin de la barbe n'était pas la priorité de ce monsieur. C'était d'ailleurs peut-être également pourquoi il voulait la couper. Je lui retirais également doucement sa capuche afin de mieux pouvoir travailler et observait ses cheveux en batailles.

« Je peux vous proposer nettoyage et rasage. Pour le même prix je peux également vous faire la coupe que vous désirez, après nettoyage préalables de vos cheveux, le tout incluant rinçage et séchage. »

Je ne continuais pas pour le moment, attendant sa réponse.


Dernière édition par Meridia Inuendo le Jeu 25 Juin 2015, 21:30, édité 1 fois
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Re: Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

Message  Crocs noirs le Mar 23 Juin 2015, 16:33

Crocs noirs fut tout d'abord satisfait en l'entendant dire, avec un sourire être habitué à fréquenter les humains. Certes, cela voulait dire qu'elle avait probablement été chassé par ces derniers, mais ceux qui leur en gardait rancœur ne se targuaient pas d'en avoir côtoyé, or il lui était toujours plus aisé de négocier avec quelqu'un qui ne le jugeait pas sur sa race ! Après il ne s'agissait peut être que d'un  bagout de commerçant, mais ça restait un bon départ Il fut par contre quelque peu surpris en voyant la commerçante se diriger en premier lieu vers sa bourse.  Il était bien placé pour savoir à quel point les marchands pouvaient être avare, mais à ce point tout de même ! Elle pourrait au moins faire son travail avant ! Enfin... Sa surprise ne fit cependant que croître lorsqu'il la vit extirper la moitié des pièces, l'excédant qu'il avait laissé pour elle, et non pas les enfourner dans sa poche ou son coffre, mais pour les lui rendre directement dans la main, ce qui l'irrita alors un peu. Oh il n'en laissa rien paraître, il avait l'habitude de cacher ses sentiments, et en soit Meridia n'avait rien fait de mal, mais si elle était aussi droite en tout les domaines, ce que semblait confirmer ce qu'il avait appris d'elle voilà qui allait compliquer les affaires. Enfin, une pièce était une pièce et il rangea celle qu'elle lui avait rendu, tout en l'observant préparant ses outils. Il eut un léger sourire d'ailleurs en voyant la lame se déplier ainsi, à l'aide d'une petite merveille de mécanique, que ses hauts gradés aimaient bien utiliser pour leurs armes ! La lame n'était pas aussi effilée qu'elle pourrait l'être, mais la coiffeuse ne tarda pas à les entretenir, en s'en excusant.

"Il n'y a pas de mal, je ne suis pas pressé... Mais c'est un soucis récurrent que l'entretien du matériel qu'on ne peut pas toujours utiliser par manque de possibilité..."

En vérité, si, il était pressé, comme toujours, ayant toujours quelque chose à faire, mais il prenait toujours autant de temps que nécessaire pour régler ce dont il s'occupait sur l'instant. Patient, il observa faire la femme-chat, haussant le sourcil, et visiblement amusée de la voir user de ses atouts naturels pour affûter son arme, faisant ainsi d'une pierre deux coups. Elle paraissait de fait débrouillarde, comme elle le prétendait, et cela n'était pas sans plaire au ruffian, qui ne sourit que davantage en voyant le cheveux trancher par sa lame, si seulement savaient tous autant entretenir aussi efficacement leurs armes, ils paraîtraient encore plus menaçants !

Puis l'instant d'après elle commença à le préparer, il se laissa faire, bougeant la tête quand il fallait alors qu'elle plaçait la serviette autour de son cou, sachant comment cela se passait. Cependant il fut un peu surpris de la requête de la femme-chat, fixant sa barbe, mais d'un hochement de tête il lui donna son accord, avant de comprendre son attention en sentant ses doigts trifouiller sa barbe mal entretenue, avant de faire un commentaire, certes quelque peu irrespectueux, mais véridique, ce qui ne fit qu'arracher un léger sourire au ruffian.

"Je suis un homme occupé, je n'ai pas toujours le temps de m'occuper de cette broussaille !"

Mais pour autant il était néanmoins plus propre que la plupart de ses sbires, ne laissant pas la crasse s'incruster, car son odeur serait à la fois malvenu pour les négociations ou pour rester discret, surtout au vu de l'odorat fin de certains habitants du donjon, dont Meridia au vu de sa race ! Puis peu après cette constatation, elle replia son capuchon, mais sans le prévenir, ce qui le fit brusquement sursauter par réflexe, non de peur, mais par prudence, son corps, pendant un court instant, se tendant pour réagir à une éventuelle menace, mais il se calma rapidement. C'était normal qu'elle fasse cela au vu de son métier,  et c'est lui qui avait fait l'erreur de garder cette capuche, malvenue quand il s'agissait de paraître avenant. Enfin, il se calma rapidement, alors que la coiffeuse pouvait désormais voir ses cheveux noirs en bataille, mais dont les mèches drues et abîmées trahissait le fait qu'ils étaient souvent coupés au couteau, et coupé court, puis il répondit son offre, les mains jointes sur son ventre.

"Et bien je me vois mal gâcher mon argent, va pour le nettoyage, quant à mes cheveux contentez vous de les raccourcir s'il vous plait ! "

Il bascula un peu la tête en arrière, s'offrant donc au main, aux ciseaux et au rasoir de Meridia, mais il continua de parler, demandant alors.

"Dites moi par simple curiosité...Vous avez eu combien de client depuis votre ouverture ?"

A vrai dire il le savait très bien, il avait eu un rapport à ce sujet, mais il voulait voir si Meridia allait continuer à faire preuve d'honnêteté, ou bien gonfler les chiffres afin de se faire passer pour plus prospères, et donc plus talentueuses, qu'elle ne l'était...
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Re: Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

Message  Meridia Inuendo le Mar 23 Juin 2015, 21:09

Ce recul lorsque j'avais retiré sa capuche ne m'avait pas plus interpellée que ça. A vrai dire je m'étais tournée vers mes instruments juste après l'avoir fait donc je ne l'avais pas remarqué. J'avais bien entendu la chaise grincer quelque-peu mais je m'étais simplement dit qu'il s'agissait de mon interlocuteur qui s'était mis un peu plus à l'aise, tout simplement.

"Et bien je me vois mal gâcher mon argent, va pour le nettoyage, quant à mes cheveux contentez vous de les raccourcir s'il vous plait ! "

Me dit-il alors que je hochais la tête avec un sourire, tout en jetant toutefois un regard au dehors, voyant les deux homme qui l'avait accompagné se tenir devant la vitrine, les mains dans le dos et montant visiblement la garde. Je m'étais douté à peu près au moment ou il était entré qu'il n'était pas là simplement pour une coupe de cheveux et un rasage. J'avais l'impression que la discussion allait prendre une tournure bien plus sérieuse au fil de mon travail. Je n'avais pas vraiment relevé son commentaire sur le fait qu'il était un homme occupé. Nombre des mes anciennes clientes utilisaient cette excuse quand bien même elles passaient leurs journées à papoter sur les ragots du village juste pour justifier leur hygiène plus que douteuse. Mais je n'avais jamais jugé personne sur ce point. Alors que je préparais une bassine d'eau et du shampoing, il me parla à nouveau.

"Dites moi par simple curiosité...Vous avez eu combien de client depuis votre ouverture ?"

Je ne répondis pas tout de suite. En fait je prenais même tout mon temps… Après tout. N'avait-il pas dit qu'il avait le temps justement ? Je pris mon blaireau, qui je le précise est un instrument utilisé pour appliquer du shampoing ou de la mousse à raser et non pas un animal, et y fit tomber quelques gouttes de shampoing avant d'humidifier sa barbe à l'aide de la bassine d'eau. Quelques secondes plus tard, j'étais en train de lui savonner barbe et moustache, frottant doucement.

J'essayais presque toujours de faire un massage à mes clients ou clientes, afin qu'ils en gardent un excellent souvenir et parlent de moi autour d'eux, et ce client, aussi louche soit-il, ne faisait pas exception à la règle. Je connaissais les différents points de pression pour faire plaisir, mais cela ne dura pas non plus des heures. Le shampouinage ne dura qu'une petite minute alors que je rinçais sa barbe à l'aide d'une éponge humide et reprenais mon blaireau qui alla se ficher droit dans la mousse à raser que j'avais déjà préparé pour l'occasion. J'en appliquais sur toute la surface occupant ses poils avant de dégainer mon rasoir à nouveau et de commencer.

Le geste était précis, la coupe nette et pas une seule fois une goutte de sang ne jaillit. Je passais doucement sur sa pomme d'adam, cette dernière plutôt proéminante mais sa barbe s'étendant jusque là. Pas une seule fois je ne parlais, le travail réclamant une concentration assez évidente afin de ne pas tuer mon premier client et, lorsque j'eu finis, on eut l'impression que le monsieur avait toujours été imberbe et que jamais rien n'avait poussé. J'essuyais les restes de mousse avec un simple linge alors que je lui humidifiais les cheveux et commençait à savonner, à l'aide de mes doigts cette fois. Et je me décidais enfin à lui répondre.

« Pour répondre à votre question, vous êtes mon premier client. » Fis-je en soupirant avant d'ajouter avec un petit rire. « A vrai dire je ne m'attendais pas du tout à un homme comme premier client. J'ai plus l'habitude de m'occuper de femmes. »

Une fois de plus l'application du shampoing et le nettoyage était là pour simuler le plus agréable des massages et cette fois, je le faisais bien plus naturellement. Etant bien plus habituée à m'occuper de cheveux que de poils de barbe ou de moustache. C'était d'ailleurs ce qui avait créé ma clientèle en partie dans mon ancien village. Ma capacité à presque endormir les gens rien qu'en leur lavant la tête.

Je rinçais et me saisis de mon ciseau avant de me plier à l'exigence du monsieur, commençant à couper court d'un geste net et précis. Au bout d'un moment à couper, je me décidais enfin à poser la question qui me taraudait, et si je ne le faisais pas, j'étais presque sûre qu'il le ferait lui même.

« Mais soyons sérieux l'espace d'un instant. Vous n'êtes pas venu que pour une simple coupe de cheveux je me trompe ? »

Oui je brisais un peu cette espèce de loi du silence qui s'était instaurée entre nous. Et puis, je voulais connaître la raison de sa venue.


Dernière édition par Meridia Inuendo le Jeu 25 Juin 2015, 21:29, édité 1 fois
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Re: Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

Message  Crocs noirs le Mar 23 Juin 2015, 23:42

L'absence de réponse immédiate déplut à Crocs-noirs, mais il prit son mal en patience, laissant Meridia exécuté son œuvre... Et le moins qu'il pouvait dire alors qu'elle prenait soin de sa pilosité, c'était qu'elle savait y faire. en effet à aucun moment il ne se sentit irrité ou tiré, contrairement à ce qu'il advenait lorsqu'il se rasait avec un couteau, et il prit même du plaisir à certains moment, le passage des doigts de la féline sur son crâne étant des plus agréables ! Qui plus est elle faisait tout cela avec une certaine rapidité, et non en prenant d'infini précaution qui aurait pu rendre la chose désagréables de lenteur. Ses gestes étaient sûr et précis, sans hésitation, le raclement de la lame sur la peau étant bref et à peine audible alors qu'elle s'exécutait. Ce fut d'ailleurs une fois que le rasoir ait fini son ouvrage, et que Crocs-noirs put constater la qualité de son œuvre dans le miroir, et en passant sa main sur sa mâchoire, sur laquelle se devinait le traces de quelques cicatrices, que la coiffeuse répondit à sa question, rappelant le manque de succès de son entreprise, chose que connaissait déjà parfaitement le criminel, mais qu'il lui plaisait d'entendre.

Le fait qu'elle soit en difficulté était aussi une bonne chose, car alors il lui serait aisé de lui offrir ce qui lui faisait défaut, pour peu que son honnêteté et sa droiture ne soit pas poussé au point de nuire à ses propres affaires... Et c'est bien parce que Crocs-noirs avait les siennes à gérer que, malgré le traitement plaisant que lui offrait la féline, il parvenait à conserver ses esprits... Et à raison, puisqu'alors qu'elle attaquait ses cheveux elle entra dans le même dans le vif du sujet, mettant à profit les indices que le ruffian avait laissé au travers de ses sous entendus. Cela dit, la coupe était un agréable bonus qui l'avait ans une bonne disposition, et ainsi il commença à parler, non sans qu'il reste attentif, aux gestes de la coiffeuse, pour peu qu'elle échange ses ciseaux contre son rasoir, ou même qu'elle use des premiers tel une arme, une prudence qui ne l'empêcha pas cependant d'avoir un ton détendu.

"Et bien c'est simple... Je me nomme Crocs-noirs, et en dépit de ma réputation médiocre, je suis un individu qui a... Tout intérêt à ce que les commerces établis prospèrent, et de fait j'ai les moyens de les y aider, tout comme d'entraver celle qui me déplaît, voir d'aller au delà. Bien sûr cela n'est pas gratuit, et je demande en échange de mon aide une part des bénéfices, de la production, ainsi que des petits services. En ce qui vous concerne, je ne peux pas vous demander de production, et vos tarifs raisonnables m'encouragent à e vous demander qu'une petite part de l'ordre des... 5%, raisonnables non ? Reste donc les petits services et ces derniers sont aussi simples. Pour faire court, je vous demanderai simplement d'écouter attentivement ce que vous disent vos clients, et que si vous y trouvez quelque chose d'intéressant vous le notiez sur un rapport que vous m'enverrez une fois par semaine. Rien de trop exigeant, on est d'accord ?"

C'était risqué que de préciser qu'il était Crocs-noirs, il connaissait quelle était sa réputation auprès de la population du donjon, et si on avait parlé de lui à Meridia, cela avait assez peu probablement été en bien, mais il avait à son goût plus de chance de la convaincre en se présentant, qu'en gardant son identité secrète. Il s'interrompit alors, brièvement, juste le temps de tourner légèrement la tête pour lui faciliter la tâche, avant d'aborder le point le plus intéressant pour elle, à savoir les avantages qu'elle aurait d'un tel partenariat.

"Mais qu'auriez vous à y gagner ? Eh bien c'est simple. Tout d'abord je dispose d'un certain réseau qu'il me sera aisé que d'attirer une clientèle nombreuse et relativement fortunée dans votre établissement, ce qui compensera largement mon petit prélèvement, ensuite je suis un peu commerçant, et il est de biens qui pourrait vous êtes utile, mais qu'il me serait peu intéressant d'écouler, et que donc je vous offrirai. Cela vous permettra d'avoir tout le matériel nécessaire, et de bonne qualité, sans avoir à le subtiliser, hm ?"

En effet... Si la garde ne se souciait pas de la disparition d'un miroir, cela n'avait pas échappé à Crocs-noirs, et celui dans lequel il pouvait se voir était étrangement similaire à celui ayant disparu ! Enfin, ce n'était pas lui qui ferait la morale sur ce point, et plutôt que de s'y attarder, il poursuivit, alors que la coupe touchait à sa fin.

"Enfin vous bénéficierez d'une protection. Si le moindre individu, qu'il s'agisse d'un ivrogne, d'un voyou, ou d'un client mécontent, vous causez des ennuis je pourrai user de mon réseau pour qu'il ne recommence plus et que vous ayez la paix. En somme c'est tout à votre avantage..."

Bien sûr, il se gardait bien de préciser qu'en cas de refus certains de ceux qui lui causeraient des ennuis viendraient de sa part et qu'il se chargerait de détourner ses clients, mais elle n'avait pas besoin de savoir cela si jamais elle acceptait ses conditions, quand bien même elle s'en doutait peut être de par la réputation du ruffian... Ainsi, alors que le dernier coup de ciseau était donnée, il bascula légèrement la tête en arrière, afin de regarder son interlocutrice, et lui adresser sa dernière question.

"Alors... Qu'en dites vous mademoiselle Meridia ? Cette offre vous intéresse t-elle ?"
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Re: Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

Message  Meridia Inuendo le Mer 24 Juin 2015, 08:42

Et pendant qu'il me répondait, je continuais tout simplement à lui faire sa coupe de cheveux, une coupe courte comme il l'avait demandé. Mon visage restait impassible mais à l'intérieur de ma tête, ça bouillonnait très fort alors que ses mèches étaient coupée d'un geste net et précis.

"Et bien c'est simple... Je me nomme Crocs-noirs, et en dépit de ma réputation médiocre, je suis un individu qui a... Tout intérêt à ce que les commerces établis prospèrent, et de fait j'ai les moyens de les y aider, tout comme d'entraver celle qui me déplaît, voir d'aller au delà. Bien sûr cela n'est pas gratuit, et je demande en échange de mon aide une part des bénéfices, de la production, ainsi que des petits services. En ce qui vous concerne, je ne peux pas vous demander de production, et vos tarifs raisonnables m'encouragent à e vous demander qu'une petite part de l'ordre des... 5%, raisonnables non ? Reste donc les petits services et ces derniers sont aussi simples. Pour faire court, je vous demanderai simplement d'écouter attentivement ce que vous disent vos clients, et que si vous y trouvez quelque chose d'intéressant vous le notiez sur un rapport que vous m'enverrez une fois par semaine. Rien de trop exigeant, on est d'accord ?"

Je me stoppais un instant, réfléchissant à la proposition, ce qui dû l'induire légèrement en erreur puisqu'il tourna la tête pour me permettre de mieux accéder au coté droit. Je mettais cela à profit pour continuer comme si de rien n'était, tout en répondant sur un ton calme et posé.

« Rien de très important effectivement. »

Je ne savais trop quoi répondre d'autres. Il était évident que j'avais entendu parler de Crocs-noirs, les autres commerçants m'avaient déjà mis en garde contre ce dernier mais m'avait surtout bien recommandé d'accepter toute proposition qu'il puisse faire quelle qu'elle soit. Alors lorsque j'avais entendu son nom, je m'étais fais tout un scénario digne des plus grands théatres dans la tête. Il allait me demander de tuer à son compte ou que sais-je encore, mais… non. Juste récolter des informations ?

Je ne voulais pas me vanter mais il ne pouvait pas mieux tomber. Il n'y avait pas d'autres endroits ou les gens s'ouvraient mieux que lorsque l'on prenait soin de leurs têtes. Et j'eu un petit sourire en constatant que ce Crocs-noirs n'échappait pas à la règle. Depuis tout à l'heure je ne faisais que hocher la tête à sa longue diatribe alors qu'il débitait un flot de paroles continues, jusqu'à présent je n'avais placé que cinq mots, tout en continuant mon travail alors qu'il continuait à parler.

"Mais qu'auriez vous à y gagner ? Eh bien c'est simple. Tout d'abord je dispose d'un certain réseau qu'il me sera aisé que d'attirer une clientèle nombreuse et relativement fortunée dans votre établissement, ce qui compensera largement mon petit prélèvement, ensuite je suis un peu commerçant, et il est de biens qui pourrait vous êtes utile, mais qu'il me serait peu intéressant d'écouler, et que donc je vous offrirai. Cela vous permettra d'avoir tout le matériel nécessaire, et de bonne qualité, sans avoir à le subtiliser, hm ?"

Cette fois-ci mon sourire disparut alors que je me mis à rougir toutefois sans m'arrêter de travailler. Oui, le miroir avait disparu, tout comme la chaise sur laquelle il était assis (mais il ne semblait toutefois pas avoir remarqué cette dernière) mais comment pouvais-je faire d'autres ? J'étais à sec et il semblait très bien le savoir. Si j'avais pu rassembler plus d'argent avant de venir, j'aurais pu acheter tout mon matériel. Et j'avais déjà prévu de rembourser ce que j'avais subtilisé une fois que j'aurais rassemblé assez d'argent en prime.

Mais le reste ne me laissait pas indifférente pour autant. Des rêves de fortune m'envahissait doucement, mais mon visage restait impassible à mesure qu'il parlait. Je gardais les pieds sur terre, hochant finalement juste doucement la tête alors qu'il continuait.

"Enfin vous bénéficierez d'une protection. Si le moindre individu, qu'il s'agisse d'un ivrogne, d'un voyou, ou d'un client mécontent, vous causez des ennuis je pourrai user de mon réseau pour qu'il ne recommence plus et que vous ayez la paix. En somme c'est tout à votre avantage..."

Il ne précisait pas ce qu'il se passerait si je refusais, car j'étais persuadée qu'il se passerait quelque-chose. Je l'imaginais très bien toutefois. Disparition de toute clientèle potentielle, ou afflux de clientèle à problème… quelque-chose du genre. Je ne répondais toujours pas alors qu'il basculait sa tête en arrière pour me regarder.

"Alors... Qu'en dites vous mademoiselle Meridia ? Cette offre vous intéresse t-elle ?"

Je savais que c'était malhonnête mais je restais une commerçante dans l'âme malgré tout. L'idée d'avoir plus de clients plus souvent tout en ne devant qu'écouter de simples informations et payer un maigre prix était tentante. Mais ce qui m'intéressait le plus dans tout cela était bien évidemment la mention de la protection alors que j'ouvrais soudainement mon rasoir grâce au petit bouton prévu à cet effet et le regardais longuement. Celà pouvait porter à confusion et je voyais les deux « gardes » dehors s'exciter légèrement en me regardant suspicieusement.

« Et bien je pense, monsieur Crocs-noirs, que vous pouvez me compter parmi l'une de vos collaboratrices de votre réseau. »

Les mots étaient simples et clairs alors que je posais le rasoir ouvert sur la table, ainsi que mes ciseaux et finalement me saisit d'un autre linge pour lui sécher rapidement la tête. Je me saisis ensuite d'un autre petit miroir que je plaçais derrière sa tête, comme il était d'usage, afin de lui permettre de mieux observer l'intégralité de sa coupe.

« Alors monsieur Crocs-noirs, satisfait de la qualité de mes services ? »

C'était une question tout ce qu'il y a de plus légitime, j'aimais apporter une certaine satisfaction client, même à des individus comme lui alors que je l'observais attentivement. Si on omettait l'espèce de cache-oeil qui signifiait qu'il en avait perdu un, ou qu'il possédait un sens de la mode plus que douteux, il était plutôt bel homme. Tout à fait son genre au fait, et c'est à ce moment là que je remarquais que j'observais plus son visage que ses cheveux alors que je détournais la tête en rougissant, conservant le petit miroir dans la même position et attendant une réponse.


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Re: Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

Message  Crocs noirs le Mer 24 Juin 2015, 16:45

Bien sûr le ruffian suivit avec attention le mouvement du rasoir, alors que ce dernier se déployait soudainement, prêt à réagir au moindre geste brusque. Il serait en effet regrettable pour tout le monde, mais surtout pour Meridia, que cette dernière décide à l'aide de sa petite lame d'essayer de jouer à la justicière... Mais la réponse de la jeune femme à son offre se fit par des mots, et des mots positifs, la féline acceptant sa proposition en des termes on ne peut plus explicite ! Souriant donc, il fixa de nouveau le miroir lui faisant face, un sourire aux lèvres alors que Meridia déposait le rasoir et utilisait d'un second miroir pour lui permettre de s'assurer que le travail avait été bien fait à tout en droit, ce qui était le cas. De fait, lorsque la féline lui demanda si cela lui convenait, le ruffian ne put retenir un léger rire, tout en se relevant et en otant la serviette autour de son cou, serviette qu'il déposa sur la première surface à portée. Puis, alors qu'il s'était retourné pour faire face à la coiffeuse, il lui répondit, presque avec jovialité.

"Pleinement satisfait ! Avec des prix aussi bas et des prestations d'une telle qualité il me sera aisé d'attirer la clientèle à toi, après il te faudra la fidéliser, mais je doute au vu de ce que je vois que tu is des difficultés à faire cela ! Cela dit..."

Il était à noter qu'il s'était mis à la tutoyer, alors qu'il la vouvoyait peu avant, un changement courant quand vous passiez du statut de proie à celui d'associé ! Il eut par ailleurs un petit rire, alors qu'il posait sa main sur le petit miroir pour l'écarter, visiblement amusé par la rougeur des joues de la jeune femme.

"J'espère que tout tes clients ne t'intimident pas de la sorte sinon, tu risques moult taquineries !"

Et qui serait sans doute bien moins aimables que celle qu'il venait de lui faire, mais il doutait devoir lui apprendre comment le monde fonctionnait... Et au pire ce n'était pas à lui de le faire ! Par ailleurs, il restait des formalités à accomplir, et il préférait les faire sur le champ plutôt que les délayer. Ainsi il s'approcha du comptoir même où il avait déposé sa bourse, puis d'un geste rapide il plongea sa main sous sa cape pour en extirper deux rouleaux de parchemin qu'il déplia et posa sur le bureau, avant de les pousser vers Meridia d'une main, l'autre se saisissant d'une plume, dans un état étrangement parfait, qu'il posa à côté des contrats...

"Cela dit, je suis un commerçant avant tout et en tant que tel je me défie toujours de la parole donnée et préfèrent la voir rédigée. Tout ce que je vous ai dit est dans ces contrats, vous pouvez les lire si vous le voulez, pour ma part tout ce que je vous demande c'est de signer de votre nom ces deux contrats, et je ferai de même, vous en garderez un et moi l'autre."

Il se doutait que Meridia savait lire et écrire, contrairement àcertains marchands devant faire appel à un tiers pour rédiger et lire les contrats, et il le savait pour la simple raison qu'il avait bien fallu que quelqu'un écrive ses tarifs sur la vitre et qu'elle n'avait fait appel au service d'aucun tiers. C'était d'ailleurs un atout pour Meridia qui n'était pas pour lui déplaire, même si les idiots et les ignorants étaient aisés à berner, il préférait de loin avoir affaire à des gens avec un minimum d'éducation. D'ailleurs, il apporta une petite précision, présente dans les contrats, mais qu'il n'avait pas dit dans son offre oral.

"Ah, par ailleurs... Je précise que la rupture de ce contrat ou le manquement à tes engagements entraînerait bien sûr des sanctions, et ce peu importe où tu penses te cacher... Et je trouve toujours à faire, surtout pour des donzelles aussi mignonnes."

Le compliment était sincère, certes, mais la menace était bien plus concrètes... Car autant il était de bonne guerre selon lui qu'un individu refuse de l'aider et ait en retour quelques ennuis, sans que cela aille au delà, surtout qu'agir ainsi attirerait trop l'attention de la garde, mais la sanction pour ceux qui essayait de le doubler ou de le tromper alors qu'un accord avait été passé entre eux était bien plus conséquent... Et alors les autorités étaient moins regardantes, puisque la personne était en collusion avec le ruffian. Cependant ces sanctions graves se soldaient rarement par de réels sévices, plutôt... Au travers du remboursement de la dette créées et ce au travers d'une activité plus ou moins plaisante.

"Après signature du contrat, tu pourras me formuler tes demandes...Et je les accomplirai..."

Après les menaces, voilà que venait la récompense... Et c'était à elle de la choisir.
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Re: Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

Message  Meridia Inuendo le Mer 24 Juin 2015, 21:24

Je l'avais vu avoir un léger mouvement de recul lorsque j'avais ouvert mon rasoir mais je n'y avais pas prété plus d'attention que ça. Moi ce qui m'inquiétait vraiment, c'était ses deux sbires qui me regardaient d'un œil suspicieux, la main sur l'arme qu'ils avaient rangé dans la poche arrière de leur pantalon en jute. Néanmoins je fus rapidement distraite par mon client qui m'adressa encore la parole.

"Pleinement satisfait ! Avec des prix aussi bas et des prestations d'une telle qualité il me sera aisé d'attirer la clientèle à toi, après il te faudra la fidéliser, mais je doute au vu de ce que je vois que tu ais des difficultés à faire cela ! Cela dit..."

Je ne relevais pas toutefois le fait qu'il me tutoye. Les clients pouvaient bien choisir d'inventer une nouvelle forme de politesse pour s'adresser à moi entre le tu et le vous du moment qu'ils ne me touchaient pas. Je me servis du petit silence qu'il laissa entre deux pour parler à nouveau.

« Je n'ai pas choisi d'être commerçante par charité. »

J'avais toujours été connu pour ma franchise, et cette fois là ne faisait pas exception à la règle. Lorsque l'on mettait dans le commerce ou la prestation de service, surtout dans notre monde actuel, c'était dans le but de s'enrichir, pas pour autre-chose.

"J'espère que tout tes clients ne t'intimident pas de la sorte sinon, tu risques moult taquineries !"

Je rougis un petit peu plus à sa petite taquinerie comme il le disait si bien, mais cela ne m'empêcha pas de répondre du tac au tac.

[color:3411=##ffff00]« La plupart de mes clients ne me proposent que rarement de faire affaire avec moi, et encore moins de cette manière. »

Mais je me doutais qu'il y avait une suite. Je me demandais encore pourquoi il n'avait toujours pas sortit de contrat écrit. Peut-être imaginait-il que je ne savais pas lire mais si c'était le cas, qui avait bien pu écrire les horaires et le nom de la boutique sur la vitrine hein ? Surtout qu'il était très bien renseigné sur moi donc il devait le savoir- A vrai dire cela me dérangeait un peu. Je me doutais bien que le monsieur faisait partie de la pègre locale et que les renseignements qu'il recherchait était ceux d'éventuels rivaux, et donc qu'il était normal qu'il se soit renseigné sur moi. A vrai dire il devait avoir tout un dossier sur moi, mes habitudes et j'en passe, mais ce qui me dérangeait c'était qu'il en sache autant, et que moi j'en sache à peine sur lui. Il allait falloir que je me renseigne à ma façon, et j'avais mes propres moyens pour ça. Je n'avais pas tout un réseau à ma disposition, mais comme je l'avais dis plus tôt, la débrouillardise est ce qui me caractérise.

C'est quand je le vis plonger sa main sous sa cape et en sortir deux parchemins qu'un sourire se dessina sur mon visage. J'aimais les contrats écrits, ils étaient la garantie d'une entente entre les deux parties et d'un respect des engagements. La plume était étrangement bien entretenu, étrange mais je ne m'y attardais pas.

"Cela dit, je suis un commerçant avant tout et en tant que tel je me défie toujours de la parole donnée et préfèrent la voir rédigée. Tout ce que je vous ai dit est dans ces contrats, vous pouvez les lire si vous le voulez, pour ma part tout ce que je vous demande c'est de signer de votre nom ces deux contrats, et je ferai de même, vous en garderez un et moi l'autre."

J'avais vaguement entendu qu'il m'avait vouvoyé à nouveau, sans trop comprendre pourquoi. Il était assez inconsistant dans le genre. Et quand je disais vaguement, c'était parce que je l'avais à peine écouté. Mes yeux étaient déjà posé sur les contrats, les deux, que je lisais attentivement.

Pas de petites écritures, pas de minuscules caractères. Tout ce qu'il m'avait déjà dit y était cité et je me saisis de la plume, signant les deux documents avant de reposer la plume à leurs cotés, alors qu'il s'exprima à nouveau.

"Ah, par ailleurs... Je précise que la rupture de ce contrat ou le manquement à tes engagements entraînerait bien sûr des sanctions, et ce peu importe où tu penses te cacher... Et je trouve toujours à faire, surtout pour des donzelles aussi mignonnes."  

Je hochais la tête à ces paroles, mais me décidait tout de même à mettre mon petit grain de sel. Depuis tout à l'heure, je n'avais pas dis grand-chose, mais il me coupa à nouveau.

"Après signature du contrat, tu pourras me formuler tes demandes...Et je les accomplirai..."

Alors ça ça tombait plutôt bien puisque je venais de le faire. Il était sans doute trop occupé à mater mes formes pour notifier le fait que lesdits contrats étaient déjà dûment signé. Je m'assurais qu'il avait finit sa causette avant de m'exprimer à mon tour.

« Avant toute-chose, et avant de formuler une quelconque demande, je tiens à préciser que je suis très à cheval sur l'honneur. Signer un contrat est signer sur l'honneur. Je perçois tout à fait que vos menaces sont justifiée, mais je tiens tout de même à vous dire que s'il vous venait à l'esprit de briser les accords que nous venons de passer, la prochaine fois que vous viendrez faire raser votre barbe pourrait bien être la dernière. »

Depuis quand je savais parler comme ça moi ? Et en plus, ce n'était pas n'importe qui ce type… Mais ma voix ne tremblait pas. Un contrat était une promesse d'entente et de respect des formes, une promesse d'honnêteté de la part des deux parties. Et crocs-noirs m'avait bien fait comprendre que si je le brisais, il m'arriverait des bricoles. Il n'était que de bonne guerre qu'il comprenne qu'il lui en arriverait aussi s'il faisait de même. Appelons ça des… menaces amicales.

« Et comme vous vous en doutez, je suis commerçante donc fatalement attirée par tout ce qui brille. Disons… dix pièces d'or ? »


Dernière édition par Meridia Inuendo le Jeu 25 Juin 2015, 21:28, édité 2 fois
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Re: Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

Message  Crocs noirs le Mer 24 Juin 2015, 23:15

Crocs-noirs parut clairement éberlué alors que Meridia se targuait d'honneur, et encore plus lorsqu'elle lui retourna la menace. A le voir ainsi, même sans avoir entendu ce qui s'était dit, ses deux sbires ne savaient pas trop comment réagir, ne sachant pas comment le ferait leur chef. Puis alors qu'il paraissait toujours surpris, et que Meridia n'avait toujours pas fini sa tirade, il vit du coin de l’œil qu'elle avait profité de sa légère distraction pour signer les contrats... Et c'est alors qu'il éclata dans un rire tonitruant, visiblement amusé qu'un aussi petit bout de femme le menace là où tout ceux qui avaient affaire à lui tremblaient de peur en s'adressant à lui, exception faite des plus vifs d'esprits, qui pour leur part se contentaient d'acquiescer ! Cependant cet éclat de rire n'avait rien de moqueur, c'était au contraire un rire sincère, bien qu'il fut bref, le ruffian se reprenant rapidement, en secouant doucement la tête. Cependant, il ne répondit pas sur le champ, la féline devait encore formuler sa requête, pour peu que son "honneur" ne lui empêche pas d'accepter un petit cadeau ! Cela ne sembla pas le cas finalement puisqu'elle finit par demander un versement d'or, des plus raisonnables qui plus est, mais cela Crocs-Noirs se garda bien de le dire, ravi de s'en tirer à si bon compte !

"Très bien, cela te sera amené discrètement par ton prochain client, demain au plus tard ! Et si cela peut te rassurer je suis tout aussi strict que toi quand il en vient au contrat, tel que doit l'être tout marchant qui se respecte. Cela dit je n'appellerai pas ça de l'honneur, car crois moi que si j'ai un moyen de faire du profit ce ne seront que ces mots sur le papier, et non mes scrupules qui me retiendront !"

Puis alors il fit un pas vers elle, et bien que souriant toujours, son attitude avait quelque chose de menaçant, ses mains se balançant, comme si elles étaient prêtes à se saisir d'une chose que Meridia ne pouvait pas voir. Cependant ce n'était pas la même sensation de menace qui pouvait être ressenti vis à vis d'une brute énervé ou d'un vulgaire voyou, c'était quelque chose de plus ... Pernicieux, et ce fut avec une voix presque douceâtre que Crocs-noirs reprit la parole, son regard planté dans celui de Meridia.

"Pour être honnête, penses tu vraiment que si je venais à rompre notre accord je sois assez sot pour recourir de nouveau à tes services ? Tu as du cran je le reconnais, mais un affrontement, surtout dans le monde de l'ombre, ne se gagne pas au seul cran, et du reste il te fait défaut."

Il se pencha alors vers elle, de façon à être assez proche pour qu'il soit difficile pour Meridia de voir autre chose que lui, et également pour pouvoir lui murmurer des mots que personnes d'autres ne pourraient t'entendre.

"Mais ce qui te fait défaut... Je peux t'aider à l'acquérir. Tu es différente de la plupart des commerçants, qui me craignent en connaissant les sanctions que je peux administrer, et pour être honnête j'ai l'impression qu'être une coiffeuse est en deçà de ton potentiel. Oh tu aimes sans doute cela, sinon tu n'y serais pas aussi doué, mais tu peux faire mieux, beaucoup mieux. Cela n'est cependant pas une chose que je peux te forcer à faire, ça ne marche pas comme ça... Mais donc si cela t'intéresse de faire plus que de couper des poils et de les balayer, rend toi ce soir à l'auberge la plus proche, à l'heure du repas..."

Et sur ce il s'éloigna de nouveau, retrouvant son sourire canaille et désinvolte comme si de rien n'était. Cependant, Meridia avait clairement pu entendre un certain mépris alors qu'il avait résumé son métier à couper et à balayer les poils... Cela était une chose surprenante au vu de l'amabilité dont avait fait preuve le ruffian, et c'était une bien étrange façon de commencer l'exécution de leur accord ! Il devait alors paraître comme le type de marchand qui une fois ayant obtenu le contrat à force de politesse se montrait odieux avec leur partenaire... Mais en même temps il ne persista pas dans cette voix, et sans même insister tourna la tête vers la sortie.

"Bon... il est temps pour moi de m'en aller de ce plaisant commerce, au plaisir de te revoir au plus tôt Meridia, et n'oublie pas. Si tu as des ennuis ou des besoins contacte mon réseau, mais retiens aussi que tout se paye, d'une façon ou d'une autre."

Puis alors il ne tarda guère à tourner les talons, sans lui laisser le temps de réagir, pour quitter la salle sans plus de préavis, ne tardant pas à rejoindre ses sbires, avec lesquels il s'éloigna... Mais à travers sa fenêtre Meridia put clairement l'apercevoir, affichant un sourire satisfait...

Mais elle n'eut à vrai dire pas vraiment le temps de réfléchir sur la proposition du ruffian, ou sur le sens de ses mots, car à peine une demi-heure après son départ, un homme-loup entra dans la boutique et lui demanda une coupe de cheveux, ainsi que de s'occuper de certains de ses poils, et il fut rapidement suivis par d'autres clients. Elle put alors constater qu'aucun d'entre eux ne semblaient inquiet en venant, ou tout du moins pas excessivement, certains étaient joyeux, d’autres tristes.. Une clientèle tout ce qu'il y avait de plus ordinaire, en somme, mais qui était importante, sans pour autant être davantage que ce qu'elle pourrait gérer. La plus grande particularité venait à la rigueur du physique de certains d'entre eux, grandement différent de ceux des humains, et donc pouvant lui poser des difficultés, tel un centaure qui paya double tarif pour qu'elle s'occupe de sa coupe de cheveux et du crin de sa queue !

Et ainsi les heures passèrent, jusqu'à l'heure de la fermeture de la boutique. Alors, au travers de sa vitrine elle put voir les habitants du donjon commencer à rentrer chez eux, nombre d'entre eux le faisant avec quelques victuailles sous le bras. L'heure du repas, et celle de l'ultimatum de Crocs-noirs, était proche, mais la décision finale ne revenait qu'à elle. après tout si elle ne venait pas elle ne risquait rien. il n'avait rien dit à ce sujet et il en allait de même pour les contrats ! Cependant le ruffian l'avait bien dit, l'honneur ne lui était que peu de choses...
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Re: Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

Message  Meridia Inuendo le Jeu 25 Juin 2015, 11:31

Le rire me déstabilisa. Je ne pu que l'avouer, il me déstabilisa fortement. Je m'étais attendue à encore plus de de menaces de sa part, c'était même le but. J'essayais de le pousser dans ses derniers retranchements afin de voir jusqu’où il pouvait bien aller avant d'en avoir marre et de me dire que bon, il aurait mieux fallut que je la ferme maintenant, mais il avait rit.

"Très bien, cela te sera amené discrètement par ton prochain client, demain au plus tard ! Et si cela peut te rassurer je suis tout aussi strict que toi quand il en vient au contrat, tel que doit l'être tout marchant qui se respecte. Cela dit je n'appellerai pas ça de l'honneur, car crois moi que si j'ai un moyen de faire du profit ce ne seront que ces mots sur le papier, et non mes scrupules qui me retiendront !"

Il s'approcha de moi, et je reculait instinctivement, mes fesses se retrouvant appuyée contre le comptoir devant le miroir là ou j'avais posé mes outils. Ce n'était pas encore au point d'essayer de me saisir de mon cutter toujours ouvert mais je n'en étais pas loin, et je parlais à mon tour.

« Nous avons tous notre propre définition du commerce. Si vous manquez d'honneur je m'en fiche éperdument, du moment que nos intérêts convergent. »

Celà dit ma voix n'était plus aussi assurée qu'avant, loin de là, et elle tremblait légèrement. Mais je ne voulais pas perdre ce duel de mots ! En temps normal je me serais déjà recroquevillée dans un coin en acquiescant à tout ce qu'il pouvait me dire, mais cette fois là je voulais me dresser contre cette… brute ! Mon regard était déterminé mais ma lèvre tremblait légèrement malgré tout alors que je le fixais droit dans les yeux.

"Pour être honnête, penses tu vraiment que si je venais à rompre notre accord je sois assez sot pour recourir de nouveau à tes services ? Tu as du cran je le reconnais, mais un affrontement, surtout dans le monde de l'ombre, ne se gagne pas au seul cran, et du reste il te fait défaut."

Bien sûr que non je ne m'y étais pas attendu, mais je ne l'avais dis que pour faire la menace. Du reste, il avait raison. Je n'avais pas de cran mais cela ne m'empêcha pas d'essayer de me reculer encore un peu plus alors qu'il s'approchait aussi près de mon visage. Trop près, beaucoup beaucoup trop près alors que mes mains commençaient à tatons à chercher mes outils derrière moi et que je détournais le regard en fermant les yeux. Envahir mon espace vital était une erreur des plus graves et, s'il continuait, il allait forcément en payer le prix et voir si j'avais du cran ou non ! Il eut toutefois la chance de capter mon attention alors que mes mains se refermaient sur mon rasoir encore ouvert. Il aurait mis une seconde de plus à parler qu'il se serait retrouvé planté dans sa gorge… Et croyez moi, il aurait eu bien du mal à parler si ça avait été le cas.

"Mais ce qui te fait défaut... Je peux t'aider à l'acquérir. Tu es différente de la plupart des commerçants, qui me craignent en connaissant les sanctions que je peux administrer, et pour être honnête j'ai l'impression qu'être une coiffeuse est en deçà de ton potentiel. Oh tu aimes sans doute cela, sinon tu n'y serais pas aussi doué, mais tu peux faire mieux, beaucoup mieux. Cela n'est cependant pas une chose que je peux te forcer à faire, ça ne marche pas comme ça... Mais donc si cela t'intéresse de faire plus que de couper des poils et de les balayer, rend toi ce soir à l'auberge la plus proche, à l'heure du repas..."

Je n'aimais absolument pas son ton méprisant vis à vis de mon métier. Oui j'adorais être coiffeuse, et couper et balayer des poils était ce qui me plaisait et j'étais prête à le lui répondre d'un ton cinglant, ma main dans mon dos s'étant resserrée sur le manche du rasoir à tel point qu'elle en devenait bleue. Mais je n'eu pas le temps alors qu'il se redressa, me laissant de la place pour respirer.

"Bon... il est temps pour moi de m'en aller de ce plaisant commerce, au plaisir de te revoir au plus tôt Meridia, et n'oublie pas. Si tu as des ennuis ou des besoins contacte mon réseau, mais retiens aussi que tout se paye, d'une façon ou d'une autre."

Je n'eu pas le temps de réagir ou même de répondre à cela. Il était déjà dehors. Mon rasoir toujours à la main, je m'approchais de la vitrine et l'observait repartir. Son petit sourire ne me plaisait guerre mais ma curiosité toute féline me faisait me demander pourquoi il m'avait donné rendez-vous là bas.

Et puis, je n’eus plus le temps de réfléchir. Après une demi-heure, les clients affluaient. J'étais en plein dans mon élément même si certains étaient atypiques de ce que j'avais pu connaître. Le centaure m'avait donné du fil à retordre et je songeais déjà à investir dans des outils de soin pour les chevaux qui seraient bien plus pratique que ceux que je possédais actuellement. Je m'étais déjà créé une petite liste des équipements à acheter et, à la fin de la journée, alors que ma dernière cliente me quittais, j'avais accumulé un petit pécule que je mettais dans mon coffre.

Je prenais par contre les dix pièces d'or et quittait ma boutique, fermant derrière moi et me dirigeant directement vers l'auberge. Je n'avais pas d'hésitation, j'étais curieuse, et y entrait. Je repérais rapidement l'individu assis au milieu de la foule et m'approchais de lui, prenant une chaise sans même qu'il ne m'y invite. Ca allait être à lui de parler.


Dernière édition par Meridia Inuendo le Jeu 25 Juin 2015, 21:27, édité 1 fois
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Re: Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

Message  Crocs noirs le Jeu 25 Juin 2015, 14:19

Bien sûr l'inquiétude de Meridia n'avait pas échappé à Crocs-Noirs... Mais il ne s'agissait pas à ses yeux de la peur du lâche ,de celle qui paralysait et rendait inapte à agir, mais plutôt celle du survivant, celle qui poussait le corps et l'esprit dans ses derniers retranchements afin de survivre. Oh elle pouvait très bien amener à faire des bêtises et des erreurs, c'était un fait, mais il était bien plus facile d'apprendre à la contrôler et à en tirer avantage ! Enfin, il ne s'agissait là que d'un détail, parmi tant d'autre qui formaient au final un tout qui intéressait le ruffian, asse pour qu'il donne cet étrange rendez-vous à Meridia...

Et si par la suite il s'acquitta tout d'abord promptement de sa part du contrat, rependant une discrète rumeur qui devint rapidement autonome pour que les clients affluent, le premier d'entre eux ayant été contacté directement par le ruffian pour donner à la coiffeuse ses dix pièces d'or, et gare à lui s'il en manquait une seule... Et les menaces de Crocs-noirs faisaient leur petit effet visiblement puisqu'effectivement toutes les pièces étaient présentes quand Meridia les compta, en plus de celles qu'elle avait acquises par son labeur de la journée !

Puis, en entrant dans la taverne, suite à sa décision, elle put se rendre compte que cette dernière était des plus animés. Puisque c'était l'heure du repas, il s'agissait d'un des pics de fréquentations de l'établissement, entre les soiffards qui boiraient jusqu'à s'effondrer au sol et les individus venus paisiblement se restaurer en conversant entre amis, rendant l'atmosphère grandement et la population de la salle grandement hétéroclite. Quant à la salle en elle même elle était grande, et haute, sans doute pour être à la fois capable d’accueillir la majorité des créatures vivant au donjon et d'avoir en son sein de nombreux client. Il était par ailleurs à noter que malgré la structure en pierre du donjon, cette dernière avait été recouverte partout de bois afin de donner un décor moins froid au lieu. Quant au tenancier, présent au bar, il s'agissait d'un imposant minotaure qui devait faire office de videur au vu de son imposant carrure, et qui était assisté par des serveuses et serveurs appartenant à diverses races.

Toute cette animation, atteignait d'ailleurs à sa venue un point culminant avec l'arrivée d'un barde, qui paraissait par ailleurs curieusement petit et arborait un masque dissimulant ses traits, mais qui au vu de sa voix et de sa musiques mélodieuses semblait habile. Cela ne l'empêcha pas cependant de repérer rapidement le ruffian, assis à une table où trônait déjà les couverts ainsi qu'un bouteille de verre, qui pour autant ne semblait pas lui prêter attention, du moins jusqu'à ce qu'elle s'avance vers lui. Il lui fit alors signe de venir le rejoindre, et elle put alors constater qu'il avait changé de tenue, ayant troqué sa broigne de cuir, pour une tunique rouge aux liserées d'or, auquel été accordé son pantalon, ce qui ajouté à la disparition de sa barbe barbe et à sa nouvelle coupe de cheveux le rendrait presque méconnaissable, si ce n'était son bandeau, et pour Meridia puisque c'était elle qui s'était occupé de sa pilosité ! Elle pouvait également remarquer que les tables alentours ne semblaient pas prêter attention à la présence du ruffian comme si... Il n'était pas là.

Et pourtant il était bien présent, comme il le prouva, en posant ses coudes sur la table lorsque Meridia vient à s'asseoir en face de lui, la fixant avec un sourire... Avant de faire signe à un serveur pour qu'il viennent prendre commander une fois qu'il aurait fini de s'occuper de celle en cours. Une fois cela fait, il prit alors la parole, visiblement satisfait, tout en lui tendant une plaque de bois, sur laquelle était gravée le menu de l'auberge.

"Tiens, choisis ce qui te fait plaisir, c'est moi qui régale ! Je n'étais pas sûr que tu viennes... Et je ne vais pas te mentir, je suis ravi que ce soit le cas ! Tu vois, en tant que marchand il y a une chose dont j'ai horreur, c'est le gâchis. Le gâchis de ressource, de temps, d'argent... Mais surtout le gâchis de talent, car ce dernier entraîne tout les autres, or c'est ce que tu es en train de commettre en te limitant à ton petit commerce."

Puis il s'interrompit... Mais Meridia n'eut pas vraiment l'occasion de réponse, puisqu'il s'était visiblement tu de par l'arrivé du serveur, visiblement pressé de prendre leur commande.

"Je prendrai pour ma part le confit de chapon, et je laisse la jeune dame choisir. Ah, et mettez nous "

Et elle pouvait remarquer qu'alors même qu'il regardait le serveur dans les yeux, ne cherchant même pas à se cacher ou à se dissimuler, ce dernier ne sourcilla nullement se contentant de prendre sa commande, tout en attendant celle de la féline...

Puis une fois cette dernière passée, et le serveur repartit, le ruffian n'attendit guère avant de reprendre la parole, et ce toujours avec une intonation conviviale malgré le sérieux de ses propos, alors même qu'il saisissait la bouteille posée sur la table.

"Or il s'avère que je manque moi même de talents. J'ai eu des... Soucis il n'y a pas si longtemps et j'ai perdu quelques uns de mes collaborateur les plus directs, et comme tu t'en doutes il n'est pas si facile que cela de les remplacer, d'autant plus que pour la plupart il s'agissait d'individus me suivant depuis des années. A vrai dire c'est si complexe de trouver du personnel compétent que je pense sérieusement à le créer moi même, mais encore faut il trouver des individus ayant le potentiel à exploiter. Tiens, cru du donjon, ce n'est pas le meilleur qui soit, mais il vieillit bien."

Sur ces mots il la servit en vin dans son verre de gré, avant d'en faire de même pour lui, interrompant son discours comme s'il s'agissait d'une discussion tout ce qu'il y avait de plus ordinaire avant de saisir son verre, et reprendre la parole.

"Et ce potentiel tu l'as et si tu es venu c'est que tu es intéressé à l'idée de l'exploiter, non ? Si c'est le cas, laisse moi te dire que cela ne te privera pas de ton travail, mais ce sera éprouvant, crois moi, mais tu y gagneras beaucoup. Une des meilleures positions possibles au sein de ce donjon, des aptitudes dont tu ne te doutais même pas et bien d'autres bénéfices que tu pourrais toi même imaginer."

Il sourit doucement alors, songeant aux requêtes qu'avaient pu lui faire ses lieutenant, aussi variées que leurs personnalités, mais qui étaient rarement aussi ennuyeuses que celles soumises par ses partenaires ordinaires... Bon certes, la première chose que lui avait demandé Meridia était de l'or, mais elle faisait partie des rares personnes sur lesquelles il avait encore pas mal de choses à apprendre, elle pouvait probablement le surprendre de nouveau, même si pour cela il fallait déjà qu'elle se montre intéressée par son offre. Puis, l'air de rien, il prit une gorgée de vin, commentant.

"Hmm... Ni le meilleur, ni le pire que j'ai bu, normal dans une telle auberge, mais en même temps... Il est vrai qu'on peut toujours avoir des surprises, bonnes comme mauvaises."
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Re: Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

Message  Meridia Inuendo le Jeu 25 Juin 2015, 21:13

Je ne comprenais toujours pas ce qu'il me voulait, il fallait peut-être aussi qu'il se mette à parler. Je l'avais identifié comme étant quelqu'un de direct et je ne croyais pas m'être trompé sur ce point. Mais il prit tout de même le temps de poser ses coudes sur la table en faisant signe au serveur alors que je regardais autour de moi. Le moins qu'on puisse dire, c'était que la salle était grande. Vu les individus cela paraissait normal, mais le plus étrange était que personne ne semblait remarquer Crocs noirs.

C'était comme s'il n'existait pas, malgré ses beaux vêtements. Pour le coup je fus un peu honteuse de ne pas m'être changée pour quelque-chose de plus formel mais je ne le laissai pas paraître sur mon visage. Ici même se tenait une partie d'échec entre lui et moi que personne ne pouvait voir sinon nous même. Il plaçait ses pions ne serait-ce qu'avec son comportement, ses manies, et je décidais de placer les miens en prenant une pose plutôt détendue, les mains sur la table alors que je le fixais droit dans les yeux. Finalement, il se décida à rompre le silence, bien que silence soit un grand mot au vu de l'ambiance qui régnait en ce lieu. Des rires pouvait se faire entendre, bribes de conversation d'ivrognes et j'en passe. Il y eut même un barde à un moment donné auquel je ne prétais pas la moindre intention.

Ce qui retint mon attention quelques secondes fut une mimic qui passait par là, son récipient étant une jarre bleue avec des hanses en or massif. Forcément… je n'avais pas pu passer à coté étant marchande. Elle était assez petite, si je la coinçais en sortant… Non oublie ça.

Et je fus bien forcé de l'oublier lorsqu'une plaque de bois glissa jusqu'à moi et que Crocs noirs se mit à parler.

"Tiens, choisis ce qui te fait plaisir, c'est moi qui régale ! Je n'étais pas sûr que tu viennes... Et je ne vais pas te mentir, je suis ravi que ce soit le cas ! Tu vois, en tant que marchand il y a une chose dont j'ai horreur, c'est le gâchis. Le gâchis de ressource, de temps, d'argent... Mais surtout le gâchis de talent, car ce dernier entraîne tout les autres, or c'est ce que tu es en train de commettre en te limitant à ton petit commerce."

Je voulu répondre mais fut un peu coupée par le serveur qui maintenant me regardait avec insistance après que Crocs noirs ait pris sa commande.

« Un diable rouge, c'est tout »

Le diable rouge ? Oh, ce n'était que le mélange d'alcool le plus puissant du bar. Mais que voulez-vous, lorsque l'on habitait dans un petit village désertique, la seule distraction qu'il y avait le soir c'était d'aller se bourrer la tronche au bar du coin. Et c'était également pourquoi j'avais développé une résistance surprenante à l'alcool. Il me regarda d'un air étonné mais croisa mon regard à ce moment là et s'empressa d'aller chercher nos commandes.

""Or il s'avère que je manque moi même de talents. J'ai eu des... Soucis il n'y a pas si longtemps et j'ai perdu quelques uns de mes collaborateur les plus directs, et comme tu t'en doutes il n'est pas si facile que cela de les remplacer, d'autant plus que pour la plupart il s'agissait d'individus me suivant depuis des années. A vrai dire c'est si complexe de trouver du personnel compétent que je pense sérieusement à le créer moi même, mais encore faut il trouver des individus ayant le potentiel à exploiter. Tiens, cru du donjon, ce n'est pas le meilleur qui soit, mais il vieillit bien." "

Je l'écoutais attentive, hochant la tête uniquement quand cela était nécessaire mais je ne le lachait pas une seule fois du regard. Lorsqu'il me servit le verre de vin toutefois, je le repoussais doucement en secouant la tête.

« Si j'avais voulu de l'eau j'en aurais commandé merci bien. »

Le message était plutôt clair je pensais. Pas assez puissant, pas assez d'alcool. Et oui, pour me voir bourrée il fallait ne pas boire en même temps que moi, parce que vous vous seriez écroulé bien avant que je ne commence même à montrer des signes d'ébriété. Il ne sembla pas s'en offusquer toutefois.

"Et ce potentiel tu l'as et si tu es venu c'est que tu es intéressé à l'idée de l'exploiter, non ? Si c'est le cas, laisse moi te dire que cela ne te privera pas de ton travail, mais ce sera éprouvant, crois moi, mais tu y gagneras beaucoup. Une des meilleures positions possibles au sein de ce donjon, des aptitudes dont tu ne te doutais même pas et bien d'autres bénéfices que tu pourrais toi même imaginer."

Je l'écoutais toujours aussi attentivement alors qu'il parlait mais je devenais de plus en plus persuadée qu'il y avait erreur sur la personne. Ou alors il était désespéré. J'avais compris, il recherchait un second, ou quelqu'un de proche pour exécuter ses ordres, mais cela impliquait définitivement que le quelqu'un en question sache se battre et ce n'était pas mon cas.

Mais je ne pouvais pas cracher sur une telle opportunité de gloire et de puissance, même si j'avais bien compris que ça n'avait rien de légal. Mais après tout, ne m'étais-je pas faites chassée de mon village sous prétexte que j'y étais devenue illégale ? N'étais-je pas la mieux placée pour pouvoir faire des choses illégales.

Je mis longtemps avant de me décider à reparler, faisant tourner mon doigt sur le verre de vin.

« Pourquoi pas ? Ça me changera de ma morne vie. Je ne sais pas ce que tu as vu en moi mais je continue à penser que tu dois te tromper. Néanmoins si cela signifie plus d'argent, tu peux me compter dedans. »

Oui, je m'étais mise à le tutoyer. Le respect, ça marchait dans les deux sens, c'était toujours ce que me répétait ma mère et mon père et même là je l'appliquais. Mais je me doutais qu'ils n'approuveraient pas ce que je suis en train de faire s'ils me voyaient maintenant.

"Hmm... Ni le meilleur, ni le pire que j'ai bu, normal dans une telle auberge, mais en même temps... Il est vrai qu'on peut toujours avoir des surprises, bonnes comme mauvaises."

Fit-il après avoir bu une gorgée de son vin. Je me saisis du verre, le regardant longuement et y trempa mes lèvres avant d'en boire une gorgée.

« De l'eau. »

Je reposais le verre avec un petit soupir alors que le serveur revenait, servant à Crocs-noirs le plat qu'il avait choisit et déposant mon verre devant moi et qu'il s'apprêtait à repartir. Je le retins par le manche toutefois avant de boire mon verre d'un trait net et rapide. N'importe qui d'autre se serait évanoui en faisant cela, tout du moins n'importe qui de mon gabarit, ou aurait été dans un état d'ébriété plus qu'euphorique mais… Moi non. Je restais sérieuse alors que je remettais le verre sur son plateau.

« Un autre. »

Il repartit, clairement surpris alors que je croyais mes doigts sous mon menton, posant ma tête dessus et regardant crocs noirs cette fois moi même avec un petit sourire. Même si je n'étais pas bourrée, l'alcool avait toujours eu ce petit effet de retirer les inhibitions, et cela avait toujours marché sur moi.

« Et pourquoi moi au final ? Tu as vu du potentiel certes, mais quel potentiel ? Celui de serrer un rasoir dans mon dos sans l'utiliser alors que tu t'es approché à 5 centimètres de mon visage ou celui d'avoir la gorge serrée lorsque je t'ai vu repartir ? »

Je riais doucement après avoir dis cela, toujours dans la même position.

« J'en ai vu des humains dans ma vie, de toutes sortes. Dans mon désert, le village était un point de chute pour les voyageurs, j'en ai vu passer toute sortes, des grands, des moches, des gros, des noirs, des jaunes… Mais toi, tu es le plus intéressant. »

Et je le pensais sincèrement, il était en fait le premier à me faire ressentir ce sentiment d'excitation que je ressentais actuellement, et ça me faisait un bien assez fou. L'alcool aidant, je continuais sur ma lancée.

« Tu m'as parlé de cran, de compétence, mais je sais reconnaître du barattin quand j'en entends, je suis coiffeuse tu sais, reconnaître le barattin c'est un peu mon deuxième métier. Alors je suis peut-être un peu prétentieuse mais n'est-ce pas parce que je te plaîs ? Parce que toi tu es tout à fait mon genre. »

Ouhla, peut-être que le diable rouge était bien plus puissant que ce que je pensais pour que j'ose dire tout ça en conservant mon petit sourire et sans rougir. Mon subconscient me hurlait de fermer ma grande gueule, mais il était noyé sous l'alcool qui m'était légèrement monté à la tête. J'étais plus détendue, ça c'est sûr.
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Re: Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

Message  Crocs noirs le Jeu 25 Juin 2015, 23:44

Le ruffian fut à vrai dire lui aussi quelque peu étonné lorsque la féline, omit de commander de la nourriture, pour y préférer l'alcool le plus puissant des lieux, cocktail qu'il connaissait bien puisqu'après tout il fournissait partiellement cette auberge en alcool et donc il savait un peu ce qu'ils en faisaient ! Néanmoins, il ne fit aucun commentaire à ce sujet, la laissant faire à sa guise alors qu'il poursuivait son discours. Cela ne l'empêcha pas également de proposer le vin à Sanael, qui le repoussa alors avec un commentaire quelque peu désobligeant, mais auquel il ne répondit que par un hochement d'épaule. Il ne semblait pas vraiment se soucier de ce genre de politesse à vrai dire et cela ne l'empêcha pas, une fois de plus, de poursuivre, jusqu'à conclure ses propos, au termes desquels il attendit la réponse de son interlocutrice.

Qui manifesta, bien que ce fut avec une nonchalance, tant vocale que physique, un certain intérêt à l'encontre de la proposition du ruffian, qui afficha un large sourire. Quand bien même il l'avait bousculé en dégradant son métier, elle même reconnaissait avoir une vie morne, et il était un fait que l'acceptation de sa proposition mettrait un peu de piment dans sa vie, ainsi que de sérieuses rentrée d'argent. Cependant il ne suffisait pas d'accepter pour voir le rêve se réaliser, il fallait aussi qu'elle réussisse à se hisser jusqu'à la position qu'il lui proposait, mais cela serait vu après.

Après quoi ? Et bien déjà après la dégustation du vin, qui s'il était passable pour Crocs-noirs fut rejeté définitivement par Meridia qui avait fini par y tremper ses lèvres, ce à quoi Crocs-Noirs réagit finalement en vidant son propre verre alors que le serveur arrivait avec leur commande, à savoir un plat pour le ruffian, qui l'en remercia, et le diable rouge pour Meridia... Mais alors même qu'il commençait à manger le plat, de bien meilleur qualité que le vin, la féline but d'une traite son verre, ce face à quoi Crocs-Noirs réagit avec une moue désapprobatrice, visiblement déçu par la chose... Certes elle était toujours consciente, assez pour s'exprimer clairement et en commander un autre, et de fait sa résistance à l'alcool était impressionnante, et avait de quoi étonner, mais le ruffian n'y réagit pas, et alors qu'elle adoptait une position quelque peu minaude, lui finissait sa bouchée en paraissait ennuyé, mais il n'en fut pas moins attentifs à ses propos, quand bien même il continuait à manger.

Et petit à petit il se dérida, affichant même un sourire face au compliment que lui fit la féline, et ce d'autant plus quand cette dernière lui fit des avances à peine dissimulée... Mais aussi attrayante qu'elle soit, ce ne fut pas à cela qu'il répondit en premier, car il n'était pas là pour ça et ainsi, s'interrompant dans la coupe d'un morceau de son chapon il la pointa du couteau, commentant avec un grand sérieux.

"Il est des choses qui peuvent être apprises par autrui, et d'autres qui le sont par la vie et le tempérament de l'individu, et que nul personne ne peut reproduire chez autrui. Pour moi, les gens ayant du potentiel sont ceux ayant acquis les seconds au détriments des premiers, plus facile à apprendre une fois franchi un certain cap ! Or la faculté d'agir avec lucidité dans des instants de stress fait partie des caractéristiques les plus importantes à mes yeux. Oui, tu as eu peur, mais de cela je m'en moque, au contraire même je préfère cela, ceux qui n'ont pas peur sont des idiots bien moins facile à résonner qui oublient comment se cacher, et donc comment trouver ceux qui se cachent. Tu peux avoir peur, du moment que tu agis au mieux et que tu survis c'est ce qui importe le plus. Or c'est ce que tu as fais tout à l'heure, tu n'as pas été paralysée au point de te laisser faire, ni assez inconsciente pour essayer de me tuer, en vain qui plus est puisque j'aurai ressuscité. Non, tu n'as rien fait de tout cela, mais tu t'es préparé à te défendre au cas où cela tourner mal, et ça, ça me plait. Par contre, je vais être honnête, ce qui me plait moins c'est que tu te montres à même de sacrifier cette lucidité à un instant où tu en auras probablement grand besoin. Mais bon tout le monde fait des erreurs. Et pour être honnête il y a aussi le fait que tu sois nouvelle, cela me motive, car tu pourras observer la situation d'un œil neuf et c'est ce dont j'ai besoin."

Il rabaissa alors son couteau, mais seulement pour finir d'achever de trancher le morceau entamé et le manger, laissant à la féline le temps de réfléchir à ses propos, avant de continuer à parler, des mouvements de ses mains et de ses couverts accompagnant ses propos.

"Cependant il ne faut pas seulement que cet œil soit neuf, il faut aussi qu'il sache ce qu'il regarde... Et à vrai dire si je t'ai amené ici c'était pour commencer à te former. Comme tu l'as aisément compris, je suis friand de toute information, mais certaines d'entre elles peuvent s'apprendre d'un simple coup d’œil. Par exemple, et je ne m'appuie pas sur ces rapports, le barde que tu vois là bas, il est assez doué pour qu'il pratique une fois par semaine, si je veux m'adresser à lui tranquillement, je saurai à quel moment le faire, et le masque qu'il porte, ce n'est pas un masque de scène, sa fonction première est de le dissimuler, et cela probablement soit parce qu'il est un humain, soit parce qu'il a un lien avec personnalité peu appréciée du donjon... Ou encore cet elfe là-bas, l'arme à sa ceinture n'est pas là que pou décorer au vu de son état, elle est usée, abîmée, tu peux être certain qu'il fait partie de la garde, mais au vu de ses riches habits et de son attitude trop désinvolte pour qu'il soit un officier, tu peux être certain qu'il arrondit ses fins de mois autrement. Apprend à observer les gens, et tu sauras d'eux tout ce dont tu auras besoin dans un premier temps... Et tu apprendras également à te fondre parmi eux quand bien même tu es connu comme le loup blanc."

S'il avait désigné les deux individus qu'il avait décrit d'un geste négligent de son couteau, le sourire qu'il eut à la fin de ses propos ne laissait aucun doute quant au fait qu'il faisait alors référence à lui même et au fait que les gens ne semblaient pas se soucier de sa présence malgré sa réputation... Mais il reprit rapidement avec sérieux, juste le temps d'avaler une autre bouchée.

"Tout cela, peu importe si tu n'y a pas de prédisposition, je peux t'y former... Et si tu te demandes encore pourquoi toi ... Et bien disons simplement que je te trouve également intéressante par rapport au reste de la population de ce donjon. Même si à vrai dire ton esprit d'analyse doit être encore un peu aiguisé, car tout ce que je t'ai dis n'a rien à voir avec du baratin, et surement pas pour cela, car si je t'avais voulu dans mon lit, crois moi que ce serait autre chose que ce chapon que je serai en train de dévorer."

Il lui adressa un sourire malicieux... Et ce fut finalement sur un ton plus léger qu'il conclut ses propos, en réponse à l'intérêt qu'elle avait manifesté à son égard...

"Après...Tu n'es pas prétentieuse, tu me plais en effet. Après tout je ne suis pas assez faux pour ne pas être attiré par une femme ravissante, vive d'esprit, et qui plus est appartenant à une race un peu exotique qui rendrait la relation un peu plus piquante. Donc pour être honnête tu es aussi tout à fait mon genre, et je ne suis pas le genre d'homme à passer à côté de si belles occasions, surtout qu'elles ne sont pas incompatibles avec ce que je te propose. Après tout tes charmes sont des armes, au même titre que ta langue et tes yeux..."

Et à ce moment là le serveur revint, donnant à Meridia son second verre de diable rouge, alors que Crocs-Noirs se servait un second verre de vin et le levait, comme pour trinquer, concluant alors ses propos, avec un sourire séducteur.

"Enfin, si tu veux seulement l'une des deux choses sans l'autre je l'accepterai... Ou même si tu refusais, car toutes deux sont des choses qu'il me déplairait de forcer, et qu'il serait difficile de faire."

Elle s'était engagée dangereusement, mais le ruffian offrait à vrai dire souvent une issue possible à ses "partenaires", seulement ces derniers étaient soit trop aveugles pour le voir, soit trop avide pour ne serait ce que l'envisager... Et à partir du moment où on était lié à Crocs-Noirs il fallait chaque jour faire ses preuves pour que cette issue ne devienne pas la chose la plus désirée qui soit...


Dernière édition par Crocs noirs le Ven 26 Juin 2015, 13:47, édité 1 fois
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Re: Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

Message  Meridia Inuendo le Ven 26 Juin 2015, 12:12

Qu'est-ce qu'il m'avait pris de lui parler comme ça ? J'étais folle ou quoi ? Du moins c'est ce que je me serais sans doute dit si mes inhibitions ne s'étaient pas faites la malle avec le reste de ma timidité en ce moment même alors que j'observais mon verre vide, semblant en ce moment même y avoir trouvé le sens de la vie, rien de moins, jusqu'à ce qu'il se remette à parler (Crocs-noirs, pas le verre, je n'étais pas aussi déchirée non plus, et quand les verres se mettaient à me parler je n'étais généralement pas en état de leurs répondre)

""Il est des choses qui peuvent être apprises par autrui, et d'autres qui le sont par la vie et le tempérament de l'individu, et que nul personne ne peut reproduire chez autrui. Pour moi, les gens ayant du potentiel sont ceux ayant acquis les seconds au détriments des premiers, plus facile à apprendre une fois franchi un certain cap ! Or la faculté d'agir avec lucidité dans des instants de stress fait partie des caractéristiques les plus importantes à mes yeux. Oui, tu as eu peur, mais de cela je m'en moque, au contraire même je préfère cela, ceux qui n'ont pas peur sont des idiots bien moins facile à résonner qui oublient comment se cacher, et donc comment trouver ceux qui se cachent. Tu peux avoir peur, du moment que tu agis au mieux et que tu survis c'est ce qui importe le plus. Or c'est ce que tu as fais tout à l'heure, tu n'as pas été paralysée au point de te laisser faire, ni assez inconsciente pour essayer de me tuer, en vain qui plus est puisque j'aurai ressuscité. Non, tu n'as rien fait de tout cela, mais tu t'es préparé à te défendre au cas où cela tourner mal, et ça, ça me plait. Par contre, je vais être honnête, ce qui me plait moins c'est que tu te montres à même de sacrifier cette lucidité à un instant où tu en auras probablement grand besoin. Mais bon tout le monde fait des erreurs. Et pour être honnête il y a aussi le fait que tu sois nouvelle, cela me motive, car tu pourras observer la situation d'un œil neuf et c'est ce dont j'ai besoin.""

Il pouvait bien dire ce qu'il voulait, alors que je continuais à l'observer avec un petit sourire en coin. Non il n'était pas moqueur mais ce dont il me parlait là, c'était de logique de base. Il aurait été inutile de le tuer puisque je savais qu'il aurait ressuscité, et ça je le savais très bien mais j'aurais pu sévèrement le blesser s'il était allé trop loin, quand bien même je n'étais pas non plus une combattante aguerrie, ou une combattante tout court en fait.

« Un œil neuf… C'est intéressant comme façon de penser maintenant que j'y réfléchis. Quand à ma lucidité, ne t'en fais pas elle est encore bien présente et tout ce qu'il y a de plus intacte. Si tu penses que cette piquette ne me permettrait plus de me défendre, tu te trompes assez lourdement. Après peut-être 15 verres comme celui là, là je pense qu'il serait possible de prendre l'avantage sur moi. »

Il continua à manger alors que je parlais et, finalement, après avoir avalé se remit à parler.

"Cependant il ne faut pas seulement que cet œil soit neuf, il faut aussi qu'il sache ce qu'il regarde... Et à vrai dire si je t'ai amené ici c'était pour commencer à te former. Comme tu l'as aisément compris, je suis friand de toute information, mais certaines d'entre elles peuvent s'apprendre d'un simple coup d’œil. Par exemple, et je ne m'appuie pas sur ces rapports, le barde que tu vois là bas, il est assez doué pour qu'il pratique une fois par semaine, si je veux m'adresser à lui tranquillement, je saurai à quel moment le faire, et le masque qu'il porte, ce n'est pas un masque de scène, sa fonction première est de le dissimuler, et cela probablement soit parce qu'il est un humain, soit parce qu'il a un lien avec personnalité peu appréciée du donjon... Ou encore cet elfe là-bas, l'arme à sa ceinture n'est pas là que pou décorer au vu de son état, elle est usée, abîmée, tu peux être certain qu'il fait partie de la garde, mais au vu de ses riches habits et de son attitude trop désinvolte pour qu'il soit un officier, tu peux être certain qu'il arrondit ses fins de mois autrement. Apprend à observer les gens, et tu sauras d'eux tout ce dont tu auras besoin dans un premier temps... Et tu apprendras également à te fondre parmi eux quand bien même tu es connu comme le loup blanc."

J'observais les gens qu'il me désignait d'un coup d'oeil, toutefois en faisant attention à ne pas faire en sorte qu'ils se sentent observé et, donc, qu'ils se mettent à me regarder en retour.  Pour être honnête, je n'avais rien remarqué de tout cela. Donc la formation dont il me parlait s'avérait plus que nécessaire puisque, moi, j'apprenais à connaître les gens via leurs paroles. Il n'y avait pas plus bavard que quelqu'un dont on prenait soin de ses cheveux. Parfois, je ne disais juste rien, je ne faisais qu'écouter, hochant doucement la tête en souriant. C'était comme ça que j'avais appris que le centaure, pour ne citer que lui, s'était fait quitter par sa « femelle » comme il l'appelait pour un jeune étalon plus fort et plus beau. Je n'avais rien demandé, les gens s'ouvraient simplement dès que je commençais à prendre soin de leurs têtes.

« Pour être franche, je n'en avais rien vu. Les gens d'une foule sont ce qu'ils sont pour moi. Ils font partie d'une foule et je n'y prête que rarement attention, à moins que je cherche à en savoir plus sur eux. »

Il répondit finalemnent à mes avances positivement alors que je hochais la tête avec un petit sourire, toujours le même et que mon Diable Rouge était arrivé depuis. Je fis tinter doucement mon verre avec le sien et en but une petite gorgée juste après.

« Alors considère moi comme ta partenaire, à tout les sens du terme. »

Je reposais mon verre et me me décidais finalement à pointer la mimic que j'avais observée juste avant. Elle était en train de compter les pièces d'une bourse qu'elle rangeait dans son vase, un petit sourire satisfait aux lèvres.

« L'observation est ce qui te caractérise je l'ai bien compris. Mais là ou tu t'es concentré sur ce que pourrait possiblement être cet elfe ou ce barde, tu en as oublié de te concentrer sur ce qui te faisais les poches. »

Elle remarqua que je l'observais et disparut soudainement, se téléportant très probablement dans un autre endroit du donjon. Je ne l'avais pas vue voler la bourse de Crocs noirs me je l'avais reconnue lorsque je l'avais vu dans ses mains, et c'est pourquoi j'avais gardée la mienne attachée au bout de mon bras plustôt qu'à ma ceinture comme lui. J'eu un petit rire alors que je repris une gorgée de mon verre.

« Je pense que je vais payer pour cette fois. »
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Re: Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

Message  Crocs noirs le Ven 26 Juin 2015, 13:46

Résister à quinze verres de diable rouge... Voilà qui était bien prétentieux aux yeux du ruffian, mais plutôt que de dénigrer cette possibilité il s'avoua curieux de voir cela, mais une autre fois cependant, cela ne serait pas de refus... Et quoi qu'il en soit la féline ne tarda pas à montrer qu'elle était encore pleinement lucide, montrant qu'elle avait comprit les propos du ruffian et y répondant avec pertinence, Crocs-noirs la coupant d'ailleurs brièvement à la fin de sa première phrase, penchant son verre vers elle.

"Et c'est là une erreur, une foule ne peut être créer sans des individus, et il peut être intéressant de savoir qui ils sont avant d'avoir besoin d'eux. Après tout, ils pourraient ne pas être si aisé à trouver par la suite ! Enfin, continue."

Et l'instant d'après le verre de la féline était arrivée, et après avoir trinqué comme il se doit, elle conclut par ses mots leur accord... Mais cette fois ci il n'y aurait nul contrat à signer, tout simplement car c'était le genre de chose qu'il n'était guère utile de mettre par écrit, et car le premier accord suffisait amplement au ruffian, pour l'usage qu'il en avait. Cependant alors qu'il comptait apporter une précision concernant la question de la partenaire, il s'interrompit en voyant le sourire amusé de la jeune femme, avant de regarder, surpris, ce qu'elle regardait... Et en voyant la petite voleuse disparaître il rit alors doucement, se retournant vers son interlocutrice, tout en souriant et hochant la tête.

"D'ordinaire j'aurai avancé l'argent, mais il semblerait qu'il me soit délicat de refuser... Et en effet je suis assez peu méfiant à ce sujet, mais pour une poignée de simples raisons. La première, est que je ne suis pas non plus assez paranoïaque pour ocnsidérer le moindre miséreux plongeant dans l'illégalité pour survivre sans être sous mes ordres comme un rival, et qu'il faut bien laisser respirer ce "petit artisanat" ! La seconde... C'est qu'elle ne trouvera pas que de l'argent dans cette bourse, mais aussi une petite invitation."

C'était une de ses façons de recruter ses sbires, les petits voyous se montrant assez habile pour dérober sa bourse y trouver souvent aussi un petit rouleur les félicitant  et les conviant à se rendre à un endroit, pour les embaucher au service du ruffian. Libre à eux de décliner, ils ne subiraient aucune représaille, mais pourraient bien voir leur butin à leur tour dérober ! Enfin cela importait peu au ruffian, il n'avait que rarement grand chose de valeur dans sa bourse, et si c'était le cas ce ne serait pas un morceau de parchemin que le voleur trouverait dans la sacoche de cuir, mais quelque chose de bien plus brutal, du poison au piège magique selon la fantaisie de Crocs-Noirs. Heureusement pour la mimic il n'y avait mit cette fois que quelques pièces afin de payer le repas...

Puis l'humain finit par se lever alors, et fit le tour de la table, venant alors doucement effleurer une des épaules de la jeune femme, commentant alors.

"Cela dit... J'avoue que je suis un peu surpris que tu sois si entreprenante, toi qui t'es montré si effarouchée quand je me suis approché tout à l'heure. J'en suis venu à me demander si tu avais déjà connu un homme... Mais ce que je peux te dire, c'est que pour être honnête, comme tu l'aimes tant, tu n'es pas la première, et tu ne seras probablement pas la dernière, ni même la seule, qui sera ma partenaire... Intime dirons nous. Enfin, si ce dernier point ne te dérange pas, je te propose de payer et de... Comment dire... Consommer notre contrat ? A moins bien sûr que tu ne préfères que l'on aborde l'autre aspect de ton partenariat en premier lieu ! Mais dans les deux cas je pense qu'il serait mieux de le faire ailleurs !"

Il eut un léger sourire, avant de lui tendre galamment le bras, sans pour autant la presser, lui laissant le temps de payer ou même de décliner son aide. L'humain semblait satisfait en tout cas par la situation, et il avait en même temps de quoi, ayant obtenu ce qu'il voulait, et même un peu plus !
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Re: Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

Message  Meridia Inuendo le Ven 26 Juin 2015, 21:30

Je riais doucement en voyant la petite mimic s'en aller avec l'argent, mais je me montrais curieuse lorsqu'il parla à nouveau.

"D'ordinaire j'aurai avancé l'argent, mais il semblerait qu'il me soit délicat de refuser... Et en effet je suis assez peu méfiant à ce sujet, mais pour une poignée de simples raisons. La première, est que je ne suis pas non plus assez paranoïaque pour ocnsidérer le moindre miséreux plongeant dans l'illégalité pour survivre sans être sous mes ordres comme un rival, et qu'il faut bien laisser respirer ce "petit artisanat" ! La seconde... C'est qu'elle ne trouvera pas que de l'argent dans cette bourse, mais aussi une petite invitation."

Ma curiosité de chatte me titilla. Une invitation, à quoi ? Je fus tentée de demander avant de me rendre compte de ce qu'il voulait dire. Une invitation à rejoindre son réseau bien sûr. Et je supposais également qu'il se passerait des choses pour elle si elle la refusait. Moi pour le moment, je ne voyais aucune raison de refuser ce partenariat qui pouvait s'avérer bien plus que lucratif. J'avais quelque peu mentis sur les connaissances que j'avais eu de Crocs noirs. Les autres marchands n'avaient pas été avares en paroles.

Celles qui étaient ressortie le plus souvent étant que s'il me proposait un marché, je me devais de l'accepter, mais qu'en aucun cas je ne devais l'approcher de trop près si je voulais conserver mon intégrité. Quelle intégrité maintenant que j'y réfléchissais ? Si tout ces marchands étaient trop stupides pour voir une opportunité de s'enrichir quand elle se présentait, ce n'était pas mon cas.

Je n'eu pas l'occasion d'y réfléchir alors qu'il se levait et vint poser sa main sur mon épaule, main sur laquelle se déposa ma propre main alors que je levais les yeux vers lui, un petit sourire aux lèvres.

"Cela dit... J'avoue que je suis un peu surpris que tu sois si entreprenante, toi qui t'es montré si effarouchée quand je me suis approché tout à l'heure. J'en suis venu à me demander si tu avais déjà connu un homme... Mais ce que je peux te dire, c'est que pour être honnête, comme tu l'aimes tant, tu n'es pas la première, et tu ne seras probablement pas la dernière, ni même la seule, qui sera ma partenaire... Intime dirons nous. Enfin, si ce dernier point ne te dérange pas, je te propose de payer et de... Comment dire... Consommer notre contrat ? A moins bien sûr que tu ne préfères que l'on aborde l'autre aspect de ton partenariat en premier lieu ! Mais dans les deux cas je pense qu'il serait mieux de le faire ailleurs !"

Je riais doucement en demandant l'addition, et le serveur fut plus que prompt cette fois-ci à venir, aucune attente. Je payais avec une pièce d'or tout en annonçant au serveur qu'il pouvait garder la monnaie pour lui, ce qui fit naître un large sourire sur son visage. Puis je me levais, emboitant mon bras dans celui du rufian avant de parler à mon tour, d'un ton un peu désinvolte mais qui ne manquait pas de charme.

« Je ne suis pas vierge, malheureusement pour toi. Mais je crois comprendre que tu préfères les femmes ayant plus d'expériences dans ce domaine ? Je ne suis pas non plus une bête, ce qui est amusant lorsque l'on considère ma race, mais j'estime me débrouiller assez bien. Quand aux autres partenaires, ne te prive pas. »

Je marquais une petite pause avant de le regarder droit dans les yeux… et de l'embrasser. Oui oui, sur la bouche avec la langue. Je laissais durer ce baiser une dizaine de seconde avant de me retirer avec un petit rire.

« Je pense que cela réponds à ta question sur la consommation du contrat. Mais je ne connais pas encore assez bien le donjon pour te guider dans un endroit sympathique, donc… je te suis. »
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Re: Meridia Coiffure (PV crocs noirs)

Message  Crocs noirs le Sam 27 Juin 2015, 12:09

Crocs-Noirs ne put s’empocher de hausser le sourcil face à la prodigalité dont Meridia fit preuve à l'encontre du serveur, le payant bien davantage que ce qu'ils devaient payer, à se demander si elle aimait tant l'argent que cela en vérité. Cela dit, même s'il n'en dit rien, elle apprendrait bien vite à être prudente avec ses économies si elle continuait ainsi, pour la simple raison que si Crocs-Noirs pouvait être généreux avec ses associés, il fallait que ses dons soient utilisés un peu plus intelligemment qu'au travers d'excès, que ces derniers soient égoïstes ou charitable. Enfin, il pouvait bien tolérer l'un ou l'autre écart, surtout au vu de la circonstance un peu particulier de ce dernier. De fait, il ne dit pas un mot dessus alors que son bras venait s'accrocher au sien ,et l'écouta même avec attention, titiller par son intonation moqueuse. Il allait lui répondra avec le même amusement, le regard planté dans le sien, lorsqu'elle l'interrompit soudainement par un baiser qui s'avéra cependant bien loin d'être déplaisant. Il y répondit de fait avec plaisir,sa main libre attirant d'ailleurs la féline à lui en la pressant à la taille, avant de rire avec elle lorsqu'ils se séparèrent, mais pour pas si longtemps, du moins l'espérait il, et le sous-entendit il dans ses propos.

"Oh, ne t'en fais pas pour les "endroits sympathiques", j'en connais de nombreux où nous serons confortablement installé et tranquille, crois moi. Quant à l'expérience... Honnêtement, tant que ma partenaire est pleine de bonne volonté je l'apprécie. Cela dit, j'avoue qu'au vu de ton attitude entreprenante et du fait que tu ais déjà connu l'étreinte d'un homme, je ne comprends toujours pas pourquoi tu as paru si effarouchée tout à l'heure..."

Peut être avait elle eu une certaine mésaventure avec la gent masculine, ou un problème similaire, et pour être honnête, le ruffian préférait savoir si c'était le cas ou non, ne serait ce que parce que ce genre de choses pouvaient très bien s'avérer gênant aux moments les plus malvenus ! Enfin si c'était le cas, il finirait bien par l'apprendre, que ce soit par elle, ou bien par ses propres moyens. A propos de problème, il jugea par ailleurs bon d'en aborder un, alors qu'ils quittaient la taverne et marchaient le long des ruelles désertes, un problème, qui avait à vrai dire déjà sa solution.

"Par ailleurs... Pour éviter tout "incident" résultant de ce genre de relations je te ferai boire une décoction. Je pense que nous préférons tout deux éviter d'avoir à gérer un rejeton, hm ?"

Il était aisé de comprendre que ce serait tout simplement ingérable  pour lui au vu de sa position et qui plus est l'idée même d'avoir un enfant paraissait le répugner au vu de l'intonation qu'il eut en évoquant la chose... Mais si cela pouvait passer pour de la paranoïa, Crocs-Noirs était avant infiniment plus prudent quant au choix de ses relations. Après tout, lorsqu'il était hors du donjon, les bordels mal famés, fréquentés par les gens comme lui, ne bénéficiaient pas de magie et de soin permettant de passer outre nombre d'infections indésirables, ce qui amenait le chaland prudent à certaines précautions ! Enfin, c'était aujourd'hui une chose dont il ne se souciait plus, et à vrai dire cela lui était plaisant que de pouvoir profiter d'une relation, sans doute, ni crainte...

"Enfin, assez parlé de choses qui fâchent, nous voilà arrivé."

Il l'avait ainsi amené dans un coin discret des résidences, dans une chambre confortable et richement décorée, dans laquelle ils passèrent ensemble une courte, mais intense, nuit. Cela faisait partie des rares moments où le ruffian se libérait de son travail, n'y pensait plus afin de se dédier à tout autre chose... Mais au petit matin ce fut seul que Meridia se réveilla, sa seule compagnie étant un repas et une lettre laissée par Crocs-Noirs, lettre qui l'invitait à profiter des lieux autant qu'elle le souhaitait, ou même à retourner travailler si elle le voulait, mais la conviant surtout, le soir même, à la rejoindre.

Et au vu du lieu, à savoir la salle d'arme, ce serait probablement une autre forme d'exercice physique qui l'attendrait...
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