Une lame à aiguiser.

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Une lame à aiguiser.

Message  Crocs noirs le Sam 27 Juin 2015, 14:42

La nuit qu'avait passé Crocs-Noirs en compagnie de Meridia avait été délicieuse, mais il n'en avait pas pour autant oublié ses priorité, et c'est ainsi qu'au petit matin il l'avait laissée au petit matin, encore endormie, afin de retourner s'occuper de ses affaires. Pour autant, il n'avait pas tout à fait oublier la petite coiffeuse, et en particulier leur accord initial, ce qui était advenu entre eux n'étant qu'un bonus dans tout cela. Ainsi en plus d'un petit déjeuner, il lui avait laissé une lettre, lui signifiant de faire ce qu'elle voulait de sa journée, mais de le rejoindre ce soir dans la salle d'arme. Cela pouvait semblait être un choix de lieu étrange étant donné que Meridia lui avait bien signifié qu'elle n'était pas une combattante. Cependant, le criminel ne faisait jamais rien au hasard, et il avait une idée précise derrière la tête.

Ainsi il s'occupa de ses affaires quotidiennes, administrant le monde souterrain comme il le faisait depuis tant d'années sans s'en lasser, les changements y étant incessant, et surtout cela lui apportait toujours de nouveaux moyens d'atteindre ses multiples objectifs. Néanmoins le nombre réduit de ses lieutenants faisait que certaines situations ne pouvaient être correctement gérés, une situation qui, si elle était tout au plus gênante actuellement, menaçait sérieusement la stabilité de sa position établi, rendant d'autant plus important son projet à l'égard de Meridia. Par ailleurs il en avait informé ses suivants, une nécessité pour éviter qu'ils la voient comme une vulgaire arriviste, et qu'ils évitent de prendre des initiatives à son encontre car ils ignoreraient l'accord passé avec elle. Ils en avaient d'ailleurs été quelque peu surpris, mais pas forcément pour les raisons les plus évidentes. En effet, la plupart d'entre eux était assez intelligent pour comprendre la nécessité de sang neuf parmi eux. Non, s'ils étaient surpris c'était davantage par d'autres détails, tel le fait qu'il s'agisse d'une personne qui n'avait aucune expérience avec le milieu criminel, ou encore qu'il s'agisse d'une femme, qui bien que présentes dans le milieu était rarement à des postes d'importance... Mais la plus grande source de stupéfaction venait probablement du fait qu'il s'agissait d'un monstre.

En effet, Crocs-Noirs étant à l'origine à la tête d'une bande de hors la loi majoritairement humain, ses lieutenants avaient été alors toujours humain, et cela avait persisté après son arrivée au donjon. Ce n'était pas là une chose motivée par une haine des autres races, mais de par le fait qu'au sein d'un donjon habité seulement par les créatures, le ruffian avait mis u n point d'honneur a asseoir la position des humains honnis par les habitants, et ainsi les créatures s'étant élevé au sein de son réseau étaient peu nombreuses... Et à cela le borgne répondit sans la moindre hésitation avec trois arguments. Le premier était que la position des humains étaient maintenant solidement ancrée dans le donjon, assez pour qu'il ne soit plus nécessaire de réserver certaines position aux humains. Le deuxième était qu'avoir une créature en tant que proche de son réseau lui permettrait de mieux contrôler celles comptant parmi ses clients, et aussi de répondre à la concurrence du mimic Mistral, qui de par ses origines était un peu plus apprécié par la plèbe... Et enfin la troisième ne fut pas prononcé par le ruffian, mais était assez explicite, il s'agissait de faire comprendre à ses suivants que ça n'était pas parce qu'ils étaient humains qu'il hésiterait à les remplacer s'ils venaient à lui faire défaut comme l'avaient fait certains lors de son... Indisposition. Cela était une chose que Crocs-Noirs savait pensée par ses suivants, pour la simple raison que les individus aptes à devenir ses lieutenant étaient rares, et les humains qui en étaient capables encore plus, et que de fait ils étaient précieux, ce qui était fini désormais.

Oh il se doutait que certains essayerait de le convaincre d'abandonner cela, de répandre de fausses rumeurs sur son compte afin de la dévaloriser, ou même de s'en prendre directement à elle. Seulement, il s'en souciait assez peu, dans les deux premiers cas, cela ne ferait que lui permettre de jauger la valeur de la féline si elle était à même de montrer qu'elle méritait cette place. Quant au troisième cas... Et bien ce serait une occasion de faire un nouvel exemple, autrement que par des mots.

Néamoins la journée se passa sans ennuis globalement. Bien sûr il y avait toujours des mauvais payeurs, des sbires qui avaient mal exécutés des ordres, mais ce n'était là qui ne puisse être aisément et rapidement géré, et de fait ce fut avec ponctualité qu'il fut à son rendez-vous, dans la salle d'arme. La pièce était encore occupée par quelques personnes malgré l'heure tardive, principalement des gardes s’exerçant, et dont les tintements d'armes emplissaient la pièce. L'humain était vêtu d'une tenu similaire à celle de la veille, si ce n'était qu'elle était verte à liserée argentée, et légèrement moins ample, donc plus adaptée pour le combat. Il attendit dans un coin de la pièce l'arrivée de Meridia, une simple dague en chaque main... Et quand la féline arriva, et le retrouva avec la même vivacité que la veille, voir un peu plus rapidement, les lieux étant tout de même moins agité. Il se releva alors et lui jeta une des dagues, s'attendant à ce qu'elle la rattrape.

"Tu m'as dit ne pas être une combattante... Mais je veux voir de quoi tu es capable tout de même, et te former un minimum. Même si tu n'auras pas à te battre normalement, il faut que tu sois meilleur que ceux à qui tu donneras des ordres."

Ce qui en soit ne serait pas très dur, hormis certains, qui ne formaient pas une majorité, les voyous sous ses ordres n'étaient pas des combattants dans l'âme. Certes ils savaient dans quel sens tenir leur arme, où taper pour faire mal, ainsi que quelques astuces vicieuses, mais la principale qui les différenciait de leurs proies, c'était le fait qu'ils avaient une arme et étaient plus cruels... Et justement il n'était pas impossible que Meridia ait à en mater !

Qui plus est cela lui permettrait également d'exercer un autre point, crucial celui là, qu'il avait déjà évoqué hier, à savoir l'observation ! Elle allait devoir non seulement observer attentivement ses mouvements, mais aussi avoir conscience de son environnement, mais cela il la laissait le découvrir.

"Met toi en garde et... Montre moi ce que tu sais faire ! Après tout, honneur aux dames !"

Il écarta alors les bras, ouvrant alors sa garde justement, l'invitant à frapper... Mais ce n'était pas pour autant qu'il allait la ménager, car si ses bras semblaient nonchalant, ses jambes et son torse étaient en vérité prêt à réagir pour esquiver l'assaut à venir !
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Re: Une lame à aiguiser.

Message  Meridia Inuendo le Sam 27 Juin 2015, 18:53

La soirée avait été bonne dans l'ensemble. Bon je mentais, elle avait été merveilleuse. Je pouvais sans mal dire que Crocs noirs était un « bon coup » sans en rougir le moins du monde, mais j'avouais avoir été un peu surprise de m'être retrouvée seule dans la chambre que nous avions partagé la nuit dernière, et pas que pour y dormir.

Mais là ou je paniquais légèrement, c'est quand je vis l'heure qu'il était.

« Oh merde merde merde merde ! »

Je m'habillais en quatrième vitesse et me retrouva à courir dans la rue pour rejoindre ma boutique là ou une queue attendait déjà pour rentrer. 9H15, c'était mon premier retard et je me faisais un point d'honneur à ce que ce soit le dernier. Aucun client n'eut toutefois de remarques désobligeantes à mon égard, la plupart prenant même la chose avec humour en voyant mes cheveux un peu en bataille et le fait que l'une des bretelles de ma robe était tombée de mon épaule. Il était assez clair de ce que je fais la nuit précédente mais aucun ne fut assez téméraire pour me le signaler directement. J'eus droit bien sûr à quelques vannes sur mon look les 30 premières minutes, mais lors d'une petite acalmie, j'eus le temps de me recoiffer et de me rhabiller un peu plus convenablement.

A 19h00, je fermais la boutique. Encore une journée fructueuse et je commençais à me dire que je ne regrettais pas du tout d'avoir eu a passé ce petit accord avec mon nouvel amant. Même si, malheureusement, pour le moment je n'avais rien de particulier à lui rapporter sur les dires de mes clients. A part un homme lézard qui m'avait avoué qu'il devait beaucoup d'argent à un réseau de pari clandestin et qu'il ne savait pas ou il allait pouvoir le trouver. J'avais écouté poliment mais je voyais là peut-être une brêche à exploiter pour Crocs noirs. Peut-être un remboursement de sa dette, puis un chantage par la suite. Je lui laisser exploiter les détails de ce genre, moi je n'avais fais qu'écouter.

A 19h10, je me changeais pour un pantalon en jute, ayant un pressentiment qu'être coquette n'était pas ce qui était recherché vu le lieu ou Crocs noirs m'avait donné rendez-vous, et une chemise toute simple. Je fermais la boutique derrière moi et me mit en direction de cette dernière. Je n'eu pas vraiment de mal à la trouver, les passants que je trouvais m'indiquant poliment la direction de cette dernière.

C'est avec résolution que j'entrais dans la salle d'arme plutôt silencieuse en ces heures. Seuls quelques gardes s’entraînaient encore et, pour être franche, je ne savais pas encore trop pourquoi j'étais là. J'avais précisé à Crocs noirs que je ne savais pas me battre et que, si possible, je ne le voulais pas. Mais il semblait qu'il désirait quand même m'entrainer. Je le vis dans un coin de la pièce, habillé légèrement différemment mais toujours aussi élégant.

Je m'approchais de lui alors qu'il me jetait une dague que je rattrapais avec aisance. Mes origines m'avaient plus ou moins calquée à avoir ce genre de réflexes et, dans ce genre de cas, mon corps réagissait bien avant que mon cerveau ne comprenne ce qu'il se passe. C'est donc un peu héberluée, mais cela était à peine visible, que j'observais la dague qui se trouvait dans ma main. Une belle arme à n'en pas douter, bien au-delà de ce que pouvait vendre le marchand d'armes à coté de ma boutique, à moins que vous n'ayiez justement les moyens de vous payer ce genre de lames. Dans ce cas il en avait toujours une ou deux dans la réserve, à l'abri des voleurs. Et c'est lorsque je vis l'écusson de ce même marchand d'arme frappé sur le métal que je compris avec un petit sourire. Il faisait sûrement partit de ceux qui devaient refourguer un peu de leurs cargaisons à Crocs noirs.

"Tu m'as dit ne pas être une combattante... Mais je veux voir de quoi tu es capable tout de même, et te former un minimum. Même si tu n'auras pas à te battre normalement, il faut que tu sois meilleur que ceux à qui tu donneras des ordres."

Je hochais doucement la tête à cela. Le fait que j'ai quelqu'un sous mes ordres me semblait déjà quelque-chose de si éloigné maintenant. Ce n'était plus très loin mais il allait falloir que je fasse mes preuves comme on disait.

"Met toi en garde et... Montre moi ce que tu sais faire ! Après tout, honneur aux dames !"

Je hochais à nouveau la tête et tentait tant bien que mal de prendre une pose de combattante, mais de vue ça ne devait pas être ça. Je tenais mes jambes légèrement en déca l'une de l'autre et tenait ma dague de la main gauche, étant gauchère de base. Il semblait emplit d'ouvertures mais je ne m'y fiais pas, je sentais le coup fourré. Je m'approchais de lui et leva ma main gauche, prêtre à frapper.

Mais j'avais tenté une petite faille toutefois, alors qu'il était tenté sur ma main gauche, ma main droite, toute griffe dehors, c'était dirigée à toute vitesse sur sa joue. Si je touchais, je doutais que cela le dérange vu le nombre de griffures qu'il avait déjà dans le dos...
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Re: Une lame à aiguiser.

Message  Crocs noirs le Sam 27 Juin 2015, 21:17

Crocs-Noirs la récompensa d'un sourire quand elle rattrapa l'arme en plein vol, mais rapidement il se concentra sur l'assaut à venir, analysant son opposante et sa position. Cette dernière était imparfaite, ce qui était normale pour une débutante, mais plus en matière de stabilité qu'en potentiel de détente ou d'agilité, chose avec lesquelles elle semblait familière, ce qui était normal au vu de sa race. Il avait d'ailleurs déjà remarqué la veille qu'elle était gauchère, mais si cela n'était d'ordinaire qu'un détail, il avait son importance en certain domaine, et le maniement des armes en faisait partie, les possibilités d'attaques de l'adversaire s'en retrouvant inversé par rapport à un droitier, qu'il était bien plus courant d'affronter, et que Crocs-Noirs lui même était. Cependant, bien qu'il était loin d'être ambidextre, il était assez familier avec la chose, non seulement pour avoir affronté des gauchers, mais pour avoir parfois usé de sa main gauche, que ce soit pour tenir une arme de parade ou bien sacrifier un peu d'habilité pour acquérir l'avantage de la surprise !

Le temps qu'elle passe à l'assaut, et de par un geste un peu trop ample lors de ce dernier il avait déjà évalué toutes les possibilités d'attaque avec son arme, ce qui lui permit d'esquiver avec aisance sa lame, il lui suffisait pour cela de pivoter promptement... Mais il aperçut un mouvement du coin de l'oeil, assez tôt pour réagir, mais trop tard pour que son réflexe lui permette d'éviter la totalité de l'assaut, qui lui infligea une légère griffure sur la joue, qui n'était pas sans lui rappeler quelques agréables souvenirs. Seulement le contexte était ici tout autre, et ainsi, l'instant d'après, il profita du léger temps d'arrêt qui avait suivit cet attaque surprise pour saisir le poignet de Meridia. Il se servit de cette prise pour l'attirer brusquement à lui, ne stoppant le mouvement que lorsque sa propre lame se retrouva sous sa gorge... Et annonçant alors avec un sourire.

"Et là... Tu es morte."

Il avait beau l'avoir dit d'un ton moqueur, cela aurait sans doute été vrai dans un vrai combat. Puis, toujours usant de sa prise il la repoussa en arrière, sans brutalité, mais assez sèchement. Il ne se remit pas de suite en garde, et l'affrontement ne semblait pas reprendre de suite, puisqu'il se déplaça de façon nonchalante, jouant tranquillement avec arme, tout en reprenant la parole, regardant à droite à gauche, s'assurant que les individus présents ne tendent pas d'oreilles indiscrètes.

"Cela dit c'est bien mieux que ce à quoi je m'attendais de la part d'une coiffeuse. Bon, je vais être honnête, tes coups sont bien trop ample, ce qui les rend à la fois prévisibles, et tu contrôles mal ta force, ce qui fait que quand tu frappes, et rate, ton arme va bien plus loin que nécessaire et t'expose bien plus que tu ne le devrais, et ça c'est deux choses que seule la pratique pourra arranger. Par contre, ce qui est intéressant, c'est la coordination dont tu as fais preuve, souvent les  gens oublient qu'ils ont deux bras pour attaquer, un bon exemple en sont les manieurs de boucliers qui ne pensent que rarement à s'en servir pour frapper ! Or tu as spontanément pensé à l'utiliser... Quoi que tu n'y as peut être pas grand mérite, étant dotée d'armes naturelles, et en plus vu de ta race, la coordination doit être naturelle pour toi. Cela dit... Il ne s'agit pas uniquement d'être coordonnée, il faut aussi savoir comment l'utiliser, et pour ça il faut voir."

Sur ces mots il se pencha vers elle et tapota son visage, juste en dessous de son œil valide, d'un doigt de sa main gauche, avant de reprendre.

"Quand tu attaques à mains nues, ou même avec une arme courte, c'est toujours risqué. Si tu ne ramènes pas ton bras assez rapidement, ton adversaire s'en saisit... Et il fait alors de toi ce qu'il veut ! De fait tu ne dois attaquer que lorsqu'il est dans une position qui l'empêchera de réagir, ou si tu es certaine de lui infliger une blessure assez grave pour ne pas qu'il riposte. Or tu y a failli à ton coup d'avant, si j'avais été un peu plus lent, tu pouvais me prendre l’œil, mais tu es d'accord cela aurait été fâcheux pour moi de ne plus rien voir, à commencer par toi. Cela dit une autre alternative à cela est d'user de poison, pour que le moindre de tes coups soit mortel ! Après c'est un peu incertain si tu affrontes des individus un peu particulier."

Affichant un sourire charmeur suite à ce compliment, il se recula cependant après, faisant tourner une dernière fois sa lame dans sa main, avant de se remettre en garde, jambes fléchies. Sa position était cette fois ci plus sérieuse, il n'écartait pas les bras pour s'exposer, ni ne continuait de se déplacer... Mais ce n'était pas parce qu'il avait été touché dans son orgueuil et comptait en remontrer à la féline. Seulement, il avait vu ce qu'il voulait, et maintenant, lui qui tenait à lui faire travailler son sens de l'observation, attendait d'elle qu'elle s'en serve pour améliorer sa position en s'appuyant sur la sienne et, pourquoi pas, en deviner d'éventuelles faiblesses. Néanmoins une chose n'avait pas disparu, et c'était son sourire, qui accompagna sa voie enjouée alors, qu'attendant la féline, il lui demanda.

"Dis moi... Tu as beau avoir prétendu ne pas souhaiter te battre, tu n'as pas l'air si mauvaise que ça à ce jeu, pour m'avoir touché. Généralement, les novices sont bien plus hésitants à la simple idée de faire mal à autrui, surtout s'ils ont partagés certaines choses avec leur adversaire. A vrai dire, tu t'es déjà battu, hein ?"

Il pouvait très bien ne s'agir que de rixes dans des tavernes ou de disputes avec un client, le moindre détail sur n'importe quel individu lui était intéressant, et donc cela le lui était encore plus envers ceux qu'il souhaitait avoir à ses côtés...
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Re: Une lame à aiguiser.

Message  Meridia Inuendo le Dim 28 Juin 2015, 12:18

J'étais assez fière pour le coup. Je ne pensais pas qu'une ruse aussi grossière puisse marcher mais j'avais quand même réussit à le toucher. Bien évidemment je n'avais pas mis toute ma force, je ne tenais pas non plus à lui faire perdre un œil, déjà qu'il en avait un en moins. Il esquiva du mieux qu'il pouvait, mais pas assez pour ne pas avoir une légère griffure sur la joue, juste en dessous de l'oeil.

La suite fut un peu moins drôle alors qu'il me saisissait le poignet et m'attirait à lui sans que je puisse me défendre, me plaquant sa lame sous la gorge.

"Et là... Tu es morte."

Je ne pouvais pas le nier mais cela ne m'empêcha pas de repousser doucement sa lame de la mienne et de l'embrasser brièvement, un petit sourire aux coins des lèvres.

« Pourtant ce n'était pas moi qui n'avait plus d'énergie hier soir. Je t'ai au moins battu dans ce sport là. »

Et je ne plaisantais qu'à moitié en disant cela. Là ou Crocs noirs était déjà mort de fatigue hier soir, moi je ne demandais qu'à continuer mais c'était avec déception que j'avais pu constater qu'il s'était tourné sur le coté et avait commencé à ronfler, me laissant frustrée, les bras croisé et assise sur le lit. Marmonnant quelque-chose comme « ah les hommes... ». Ca ne l'avait pas pour autant empêché de me laisser seule le matin ! Moi qui attendait un câlin en me réveillant….

Je fus repoussée en arrière, de 3 ou 4 pas alors que je raffermissais ma prise sur le sol avant de me remettre en garde, mais d'arrêter rapidement mon mouvement lorsque je vis que le combat ne continuait pas tout de suite.

""Cela dit c'est bien mieux que ce à quoi je m'attendais de la part d'une coiffeuse. Bon, je vais être honnête, tes coups sont bien trop ample, ce qui les rend à la fois prévisibles, et tu contrôles mal ta force, ce qui fait que quand tu frappes, et rate, ton arme va bien plus loin que nécessaire et t'expose bien plus que tu ne le devrais, et ça c'est deux choses que seule la pratique pourra arranger. Par contre, ce qui est intéressant, c'est la coordination dont tu as fais preuve, souvent les  gens oublient qu'ils ont deux bras pour attaquer, un bon exemple en sont les manieurs de boucliers qui ne pensent que rarement à s'en servir pour frapper ! Or tu as spontanément pensé à l'utiliser... Quoi que tu n'y as peut être pas grand mérite, étant dotée d'armes naturelles, et en plus vu de ta race, la coordination doit être naturelle pour toi. Cela dit... Il ne s'agit pas uniquement d'être coordonnée, il faut aussi savoir comment l'utiliser, et pour ça il faut voir." "

Il s'arrêta un court instant pour me désigner son œil caché de son bandeau. Je lui avais demandé s'il pouvait le retirer hier soir juste avant que nous passions à l'acte mais il avait refusé, et j'avais respecté sa décision. Il ne s'agissait que de curiosité un peu malsaine de ma part après tout. Même si, maintenant là tout de suite, j'aurais aimé voir comment se présentait son œil manquant. Ma race voulait ça, j'étais curieuse de tout… et ce cache-oeil représentait un frein à cette curiosité.

"Quand tu attaques à mains nues, ou même avec une arme courte, c'est toujours risqué. Si tu ne ramènes pas ton bras assez rapidement, ton adversaire s'en saisit... Et il fait alors de toi ce qu'il veut ! De fait tu ne dois attaquer que lorsqu'il est dans une position qui l'empêchera de réagir, ou si tu es certaine de lui infliger une blessure assez grave pour ne pas qu'il riposte. Or tu y a failli à ton coup d'avant, si j'avais été un peu plus lent, tu pouvais me prendre l’œil, mais tu es d'accord cela aurait été fâcheux pour moi de ne plus rien voir, à commencer par toi. Cela dit une autre alternative à cela est d'user de poison, pour que le moindre de tes coups soit mortel ! Après c'est un peu incertain si tu affrontes des individus un peu particulier."

Le sourire charmeur me fit légèrement rougir, mais je souriais en retour. Il faudrait tout de même que je lui touche deux ou trois mots par rapport à hier soir, et je pense que j'en aurais l'occasion bien plus tôt que prévu.

Il se remit en position de combat et j'essayais de me calquer sur la sienne, l'imitant avec un certain succès. Mais imiter une position n'était de loin pas un gage de succès. Je n'eus toutefois pas le temps de ré attaquer tout de suite vu qu'il parla à nouveau.

"Dis moi... Tu as beau avoir prétendu ne pas souhaiter te battre, tu n'as pas l'air si mauvaise que ça à ce jeu, pour m'avoir touché. Généralement, les novices sont bien plus hésitants à la simple idée de faire mal à autrui, surtout s'ils ont partagés certaines choses avec leur adversaire. A vrai dire, tu t'es déjà battu, hein ?"

Je ne répondis pas, pas vocalement en tout cas, hochant simplement la tête alors que j'attaquais, essayant de prendre en compte les conseils qu'il m'avait donné. La suite fut un peu flou. Il se battait sérieusement cette fois alors que je faisais pleuvoir les coups de dague, essayant de le griffer en même temps. Après quelques minutes de ce petit manège, je me retrouvais collée à lui, lui tenant mes deux bras en l'air et m'ayant fait lâcher ma dague alors que je ne pouvais globalement plus rien faire sinon me débattre un peu, ce que je fis l'espace de quelques secondes avant de sourire et de l'embrasser doucement, ma position me le permettant.

« Si tu avais fais preuve d'autant d'énergie hier soir, tu aurais fais de moi une femme comblée je peux te l'assurer. Là ou tu dois encore m'apprendre à me battre, je peux peut-être t'apprendre deux ou trois choses du coté plus tendre de notre relation. »

Les paroles étaient cyniques et ironiques oui, mais sincère. Crocs noirs n'était pas mauvais de ce coté là, mais oui… il y avait du chemin à faire, qu'il le veuille ou non, et peut-être que ses autres conquètes n'avaient jamais osé le lui dire, mais moi je ne me génais pas pour le faire, même dans une telle position de faiblesse.
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Re: Une lame à aiguiser.

Message  Crocs noirs le Dim 28 Juin 2015, 17:12

S'il avait apprécié le baiser, Crocs-Noirs ne répondit que par un soupir à la première pique de son amante, levant légèrement les yeux au ciel avant de poursuivre son discours. Il était vrai que lui qui mettait un point d'honneur à ne pas simplement profité des femmes partageant  sa couche, il s'était retrouvé dans une situation embarrassante la veille, la petite coiffeuse ayant fait montré de bien plus d'endurance que ce à quoi il s'était attendu, et dont lui même pouvait faire preuve après une journée de labeur...

Puis alors qu'il était en garde, continuant de parler il l'observa essayer de l'imiter, avec un certain talent. Cependant il était des petits détails à corriger, mais justement ce serait la pratique qui lui permettrait de rectifier cela ! Et justement, avec cette idée en tête, il lui laissa l'initiative, ce que mit à profit la féline pour l'assaillir avec vivacité. Cependant, le ruffian s'était cette fois ci réellement préparé à faire face à l'attaque et ainsi il para le premier coup de son adversaire d'un revers de dague, avant d'esquiver, et cette fois ci entièrement, un coup de griffe. Il eut alors l'opportunité de riposter, les gestes de la féline étant encore trop ample, malgré sa vivacité. Néanmoins, il ne souhaitait pas s'interrompre à chaque faille de son élève et  de fait il se contenta de lui asséner un léger coup sur le torse avec la garde de sa dague, avant de se reculer, et se remettre en position, sans un mot, afin qu'elle continue sur sa lancée.

Il voulait ainsi voir comment elle essayait d’enchaîner ses assauts et gérer la fatigue inhérente à un affrontement, et donc sa vitesse et son endurance. Cependant, ces deux domaines se retrouvaient parasités par ses gestes trop ampels, qui lui demandait trop d'énergie et lui faisait perdre du temps. Ayant ainsi vu ce qu'il souhaitait, le ruffian guetta le prochain assaut de la féline, et après avoir paré le coup en un tintement métallique, il saisit brusquement les deux poignets de son opposant, lui faisant lâcher son arme avant de l'attirer. Bien sûr elle pouvait toujours user de ses jambes pour se défendre, mais au moindre mouvement suspect il y répondrait brusquement. De toute façon, il était évident que le combat était fini... Et le petit mouvement de tête qu'elle fit pour lui donner un baiser ne faisant pas parti de ceux qu'il considérait comme suspect, il y répondit, avec un peu plus d'entrain de le précédent, un léger sourire aux lèvres. Certes, ce n'était pas très sérieux de se laisser ainsi aller en plein travail, mais il avait bien droit à quelques compensations de la part de cette fleur dont il prenait soin.

Mais une fleur qui prenait un malin plaisir à lui rappeler qu'il avait des épines... Certes il la savait insolente, et nombre de ses sbires l'étaient, mais c'était d'ordinaire un trait que les gens dissimulait à son égard, suivant comme amante ne se permettait que rarement une telle attitude à son encontre... Mais il n'en éprouva aucune rancœur particulière, en riant même. Cependant le ruffian n'avait pas dit son dernier mot, et ainsi, il relâcha ses bras, mais afin de lui saisir la taille d'une main, l'autre appuyant sur son dos afin de l'attirer encore plu contre lui, , soutenant son regard avec un sourire carnassier.

"Parce que tu n'étais pas comblée hier ? Pourtant ce ne sont pas ce que m'ont dit tes miaulement et tes ronronnements, pas plus que ne l'ont fait les petits souvenirs que tu m'as laissés, hm ? Certes je t'ai un peu délaissé sur la fin, mais tout de même... Cela dit, tu n'es pas la seule de nature curieuse, alors voici ce que je te propose. Retiens bien les leçons que je te donne, et une fois que je considère que tu les as appris, j'écouterai les tiennes, hm ?"

Il lui arracha alors un nouveau baiser, mais ce dernier fut bref et après avoir brièvement passer une main dans les cheveux, il lui murmura, sur un ton bien plus sérieux.

"N'oublie pas que ce côté tendre doit rester secondaire... Et à l'avenir je préférerai que tu sois un peu plus discrète à ce sujet. Oui, on sait que j'ai des amantes, mais je préfère éviter qu'on en sache trop sur leur identité ou qu'on passe que je me suis ramolli et qu'on puisse me frapper à travers elle, compris ?"

Il avait beau essayer de ne pas le laisser transparaître sous son air sérieux et quelque peu irrité, Meridia pouvait aisément sentir qu'il n'y avait pas que cela, mais aussi une sincère inquiétude derrière cela. Après il restait à savoir à quoi était dédié cette inquiétude. Etait ce vraiment une peur qu'elle aille mal, ou bien simplement que son image de grand criminel soit entâché ? Cela était un nouveau mystère que lui soumettait le ruffian. Cependant ses propos faisaient un certain sens. Après tout ils étaient entourés de gardes, et il n'était pas impossible que certains aient leur regard tourné ailleurs que sur leur adversaire et leurs oreilles assez fine pour passer outre le tintement incessant du métal, et il n'était pas impossible qu'un d'entre eux décide de faire du zèle et cherche des ennuis à l'un ou l'autre. D'ailleurs on pouvait en vérité se demander pourquoi aucun d'entre eux n'intervenait pour arrêter le criminel, ou même pourquoi Crocs-noirs s'était ainsi exposé.

Quoi qu'il en soit, il finit par la relâcher et recula un peu... Avant de rengainer sa dague.

"Je pense que nous en avons assez fait pour aujourd'hui. Nous nus retrouverons donc ici, demain, à la même heure... Et comme l'idée de décevoir à nouveau une si jolie dame m'est déplaisante, je ne te raccompagnerai pas aujourd'hui, ni les jours suivants ,et ce jusqu'à ce que tu ais retenu ta leçon, et donc puisse me donner la tienne !"

Etait ce un punition suite au fait qu'elle se soit moquée de ses performances intimes ? Peut être bien, mais en même temps si elle le prenait ainsi elle pouvait aussi aller voir un autre, ce dont Crocs-Noirs ne lui tiendrait pas rigueur, du moins c'est ce qu'il lui avait dit.

Ainsi dans les jours qui suivirent, ils se revirent, mais à chaque fois à la salle d'arme, afin de s'entraîner, enfin surtout elle, au maniement des armes, et en particulier de la dague qui semblait la plus adaptée pour la féline. Petit à petit, séance après séance Meridia s'améliorait. Oh, c'était minime, rien qui lui permette d'égaler un guerrier confirmé qui s'était entraîné des années durant et ce même avec un professeur comme Crocs-Noirs qui semblait avoir l'habitude de former autrui, mais ce n'en était pas moins perceptible. Les gestes de Meridia ressemblaient bien moins à ceux d'un novice complet, et ses coups faisaient moins ample, et donc moins prévisible, du moins aux yeux de quelqu'un d'inexpérimenté. Or, contrairement à certains maîtres d'arme qui injuriait leurs élèves pour les pousser à bout sans jamais évoquer leur évolution, Crocs-Noirs évoquait à chaque fois avec Meridia ce qu'elle avait de mieux, mais aussi ce qu'elle pouvait améliorer, et comment le faire, du moins pour ce qui pouvait s'apprendre par des mots.

Seulement, quand bien même le criminel continuait à adresser quelques mots tendres à Meridia ou à lui accorder de discrètes étreintes, il semblait avoir pris quelques distance. Comme il l'avait dit suite à leur premier entraînement, il ne fréquenta plus la couche de Meridia et se montra plus discret dans ses attentions à son égard, une chose qui était quelque peu surprenante au vu de la vitesse à laquelle c'était amorcé leur liaison, en une suele soirée, et a priori de mauvais augure... Du moins si Crocs-Noirs n'en usait pas des fois comme un appat pour motiver Meridia à faire mieux !

Cependant, une semaine après le début de ces entrainements, Crocs-Noirs parut soucieux durant tout leur entraînement. Il semblait quelque peu pensif, inquiet... Et finalement alors que leur échange touchait à leur fin, il vint s'asseoir sur un banc, et fit signe à Meridia de l'y suivre. Il affichait une moue irritée, quelque chose le fâchait, et il finit par l'annoncer à la coiffeuse.

"J'ai une mauvaise nouvelle... Certains de mes gars n'apprécient pas trop l'idée de se voir supplanter par une marchante, ce qui ne serait pas trop grave s'ils étaient pas si nombreux, et je ne peux pas me permettre de faire d'exemple, ça serait leur donner raison pour ceux qui s'en moquent ou sont indécis. Alors, pour montrer que tu vaux mieux qu'eux, il faudrait que tu fasses un coup d'éclat, et le plus simple serait que t'en battes un dans l'arène, dans un duel au premier sang. Cependant si tu perds, je ne pourrai pas continuer à te former, et il me sera difficile de continuer à te couvrir en respect de notre accord. Si tu veux tu peux abandonner, on s'en tiendra à notre contrat premier et nul ne te ferai de mal, ou bien..."

Il semblait visiblement hésitant pour sa part, ce n'était pas à lui de décider à la place de Meridia... C'était d'ailleurs un des pivots de son commerce. Il faisait dans l'illégalité, certes, mais les gens avaient toujours le choix de se rallier à lui ou non et il n'abusait pas de son pouvoir pour imposer son désir... Mais alors qu'il finissait ses propos ce fut un sourire complice qu'il afficha, regardant Meridia en coin, avant d'ajouter, d'une voix amusée.

"Ou bien tu peux frapper plus fort si tu t'en sens capable et que t'as une idée de comment faire..."

D'ordinaire, il n'aurait évoqué que les deux premières possibilités, mais Méridia s'était montré jusqu'alors si atypique qu'elle pourrait bien avoir une idée intéressante pour se montrer meilleur que ses sbires ! Après tout c'était un peu pour cela qu'il l'avait prise sous son aile dans un premier temps !
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Re: Une lame à aiguiser.

Message  Meridia Inuendo le Dim 28 Juin 2015, 21:23

Je souriais doucement en voyant sa réaction, réaction qui me plut au plus haut point je me devais de l'avouer. Il m'attira contre lui, affichant ce même sourire charmeur qui m'avait charmée dès la fois ou je l'avais vu dans la taverne, et me parla sur ce même ton alors que j'enroulais mes bras autour de sa taille.

"Parce que tu n'étais pas comblée hier ? Pourtant ce ne sont pas ce que m'ont dit tes miaulement et tes ronronnements, pas plus que ne l'ont fait les petits souvenirs que tu m'as laissés, hm ? Certes je t'ai un peu délaissé sur la fin, mais tout de même... Cela dit, tu n'es pas la seule de nature curieuse, alors voici ce que je te propose. Retiens bien les leçons que je te donne, et une fois que je considère que tu les as appris, j'écouterai les tiennes, hm ?"


Oh c'était du chantage ? Très bien, je relevais le défi. S'il pensait qu'il pouvait jouer, et gagner, avec mes désirs, le pauvre allait avoir une surprise. J'étais le genre à aimer savoir ce que je voulais, et obtenir ce que je voulais, et si ça impliquait que je sache me battre pour pouvoir profiter de lui, alors il allait bientôt avoir affaire à la plus grande combattante du donjon ! Enfin ça c'était du vent que je me racontais uniquement pour mon propre plaisir, mais il était certain que j'allais suivre ses cours assidûment.

Il m'embrassa à nouveau, baiser que je lui rendis avant qu'il ne reprenne sur un ton beaucoup plus sérieux, qui me fit soupirer légèrement. Je détestais ce ton pour une raison simple : Crocs noirs ne savait pas profiter de la vie. Je ne le connaissais que depuis hier mais je l'avais parfaitement cerné. Pour lui c'était business, business, travail, entraînement et business. Je savais par avance que j'avais eu de la chance de jouir de ce moment d'intimité avec lui, mais je me doutais que je n'allais pas en revoir de si tôt.

"N'oublie pas que ce côté tendre doit rester secondaire... Et à l'avenir je préférerai que tu sois un peu plus discrète à ce sujet. Oui, on sait que j'ai des amantes, mais je préfère éviter qu'on en sache trop sur leur identité ou qu'on passe que je me suis ramolli et qu'on puisse me frapper à travers elle, compris ?"

Surtout après ces paroles là. Je me préparais déjà pour de longs jours, voir mois d'abstinence alors que je hochais la tête non sans pousser un long et large soupir. Mais ce qui m'avait plus surpris c'était l'inquiétude dont il faisait preuve. Inquiétude pour quoi ? Pour moi, son travail ou ses relations ? En ce moment pour moi il ne s'agissait même pas d'un mystère, c'était pour son travail qu'il s'inquiétait. Il ne voulait pas passer pour un faible à travers moi, ce que je pouvais comprendre, mais me vexait fortement. Je n'en montrais rien toutefois.

Il me repoussa, non pas violemment mais doucement alors que je le regardais d'un air interrogatif.

"Je pense que nous en avons assez fait pour aujourd'hui. Nous nus retrouverons donc ici, demain, à la même heure... Et comme l'idée de décevoir à nouveau une si jolie dame m'est déplaisante, je ne te raccompagnerai pas aujourd'hui, ni les jours suivants ,et ce jusqu'à ce que tu ais retenu ta leçon, et donc puisse me donner la tienne !"


C'était une punition pure et simple. Sa manière à lui de se venger par rapport à ce que j'avais dis sur ses performances sexuelles mais je ne lui en tenais pas rigueur. C'était de bonne guerre et je saurais me montrer patiente, et assidue dans les cours qu'il allait pouvoir me donner. Je n'avais pas pour autant prévu d'aller voir d'autres hommes, loin de là. J'allais attendre, et même si je me doutais qu'il n'en ferait pas de même (et c'était quelque-chose que j'allais devoir lui apprendre durant mes cours particuliers), l'abstinence était le meilleur moyen d'atteindre le paradis… Au moment de la rupture de l'abstinence bien entendu, le tout selon sa durée.

La suite fut somme toute assez banale. Je m'améliorais, mais pas assez à mon goût et les jours défilaient. Je brulais d'envie de lui demander si j'avais progressé assez pour pouvoir lui donner ma leçon particulière mais ce serait faire preuve d'un manque de patience dont il tirerait automatiquement avantage, connaissant l'individu.

De jours en jours, Crocs noirs se montrait être un professeur pédagogue. Il m'enseignait ce que je pouvais améliorer, ce qui n'était plus améliorable et ce qui devait être corrigé, et je m'efforçais toujours de suivre ses conseils assidument.

Et si parfois cela m'accordait quelques récompenses, de petites étreintes et quelques mots doux, cela n'alla jamais plus loin. Il savait comment me donner envie, il savait comment me rendre folle et, le pire je crois, c'est qu'il ne s'en rendait probablement même pas compte puisque je n'en laissais absolument RIEN transparaître. J'avais eu bien des partenaires par le passé, autant du coté féminin que masculin, mais aucuns ne m'avaient fait ressentir ce que je ressentais à présent pour lui.

Le truc maintenant, c'était de comprendre ce que je ressentais, puisque c'était la première fois. L'amour ? Noooon, impossible. Je ne le connaissais que depuis une semaine, alors comment ça pouvait être possible ? Pourtant, tout les symptomes étaient là et… Je crois que la preuve la plus flagrante de tout ça était que je n'étais pas allée chercher ailleurs pour satisfaire mes pulsions. J'attendais, et cela personne n'y avait jamais eu droit auparavant. J'étais libertine et volage, et je pensais le rester toute ma vie… et voilà que cet humain arrivait et… me faisait attendre ? Et je l'acceptais ?!?

Dans ma tête, j'étais vexée, frustrée et je lui en voulais énormément. Qui était-il pour me faire ressentir ça et surtout, pourquoi ô grand POURQUOI, ne se rendait-il compte de rien ? Y avait-il une limite à son incrédulité, sérieusement ? Comment pouvait-il diriger l'un des plus grands réseaux criminels du donjon et ne pas se rendre compte qu'un petit bout de femme comme moi n'avaient d'yeux que pour lui ?

Et pourquoi est-ce qu'il faisait plus chaud à chaque fois que je rentrais dans la même pièce que lui ? Pourquoi est-ce que je me sentais comme ça et pourquoi est-ce que je mettais à soupirer comme une idiote à chaque fois que mon esprit trouvait amusant de me faire penser à lui ?

Non ça ne pouvait pas être l'amour. On devait m'avoir jeté un sort, ou j'étais malade, oui c'est ça, j'étais malade. Une maladie grave visiblement que j'avais contractée quand je l'avais vu à la taverne et c'était pour ça voilà. Cette maladie inconnue me faisait penser que j'étais amoureuse mais en fait je l'étais pas du tout, voilà c'est ça ! Ou alors peut-être que je me racontais des conneries pour ne pas m'avouer l'horrible vérité.

"...contrat premier et nul ne te ferai de mal, ou bien..."

Je tournais la tête vers lui, brusquement interrompue dans mon flot de pensée, n'ayant strictement rien compris à ce qu'il m'avait dit, ou n'ayant pas du tout écouté plutôt.

« Nyu ?. »

Je cherchais péniblement dans ma mémoire (très sélective) ce qu'il avait bien pu me dire et parvint plus ou moins à recoller les morceaux. En gros ces hommes étaient pas contents que je sois en train de les dépasser et il faudrait que je me battre… ou quelque-chose du style, avec une proposition de s'en tenir au premier contrat, ce à quoi je secouais négativement la tête après avoir repris mes esprits, rougissant furieusement. Qu'est-ce qu'il faisait chaud ici !

« Ils pourraient pas baisser le chauffage dans cette pièce sérieusement ? » Annonçais-je en désignant l'âtre de la cheminée complétement éteint. « Et je n'annulerais rien du tout, je veux continuer sur cette lancée ! »

Mon ton était déterminé et on pouvait presque voir les petites flammes brûlé dans mes yeux alors que je serrais le poing. Mais il continua sur sa lancée, d'un ton un peu plus désinvolte.

""Ou bien tu peux frapper plus fort si tu t'en sens capable et que t'as une idée de comment faire..." "

Je souriais doucement à ces mots. J'avais une idée oui et je savais parfaitement comment l'élaborer, mais il faudrait qu'il soit d'accord et c'est pourquoi je lui exposais mon plan.

« Tu as dû entendre parler de la nouvelle vague de cambriolage qui ont eu lieu dernièrement chez certains résidents riches du donjon ? »

Je n'attendis pas sa réponse avant de continuer.

« Tu dois sûrement déjà le savoir mais il s'agit de moi, je me suis entrainé au vol avec… quelqu'un de particulier. Tu te rappelles de la petite mimic qui t'avais volé ta bourse ? Je l'ai retrouvée, et il se trouve que j'ai suivis des cours particuliers avec cette dernière, moyennant finance. Et je tiens à te dire que j'ai appris vite, et bien. Il est tellement aisé de se servir de bourses ou de pénétrer chez les gens sans être repérée… Vraiment, j'imaginais ça beaucoup plus compliqué, et vu la qualité des serrures, autant dire rien de compliqué. D'ailleurs une partie du… butin » ce mot là avait été murmuré pour le coup, extrêmement bas, sachant que tout le reste avait été murmuré également. « … t'attends. Après tout j'ai signé un contrat n'est-ce pas… je te dois 5 % de mes activités lucratives, et sachant que… voleuse est mon second métier, il y a certaines œuvres d'art qui attendent de rejoindre tes collections dans ma réserve.  »

Je hochais doucement la tête en disant cela, ne lui laissant pas vraiment le temps de réagir avant de continuer.

« Je ne suis pas idiote, je sais que le fait que tes lieutenants et employés ne m'aiment pas a été lancé par une personne, et je sais que tu sais qui elle est. Pourquoi ne pas faire un petit coup monté ? Disons que tu lui demandes de te ramener un objet précieux, quelque-chose si possible qu'il est difficile d'obtenir, et je le vole avant lui pour te l'amener. Ou je le lui vole directement. C'est une manière plus ou moins non violente de faire montre de mes nouveaux talents et de gagner leurs confiances. Qu'en penses-tu ? »
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Re: Une lame à aiguiser.

Message  Crocs noirs le Dim 28 Juin 2015, 23:40

Bien que tout d'abord surpris par le commentaire de la féline, qui n'avait rien à voir avec ses propos, et semblait quelque peu déplacé, puisque de par la météo estivale nul chauffage n'était en marche dans le donjon, le ruffian fut par la suite clairement ravi qu'elle accepte de poursuivre son accord avec lui. Certes, il était toujours un peu soucieux de son bien être, mais au moins il y avait une chance pour que ce qu'il avait commencé à bâtir sur elle ne soit pas réduit à néant ! Et elle semblait des plus déterminées à faire tout son possible pour empêcher que cela se produise.

Une satisfaction qui ne fit que croître, alors qu'elle commençait à lui exposer son idée, lui racontant ses petits à côtés qui achevaient de la plonger dans le domaine de l'illégalité, sans même qu'il n'ait besoin de l'y convier. Seulement, au vu de la mimique complice qu'il afficha il apparaissait évident qu'il semblait déjà au courant, et pas uniquement sur le simple fait de l'existence de ces cambriolages. Pour autant, il ne l'interrompit guère, l'invitant même à continuer d'un geste de la main. Meridia en vint ainsi finalement à l'évocation de son plan, qui sembla susciter un certains intérêt chez le ruffian, qui, se massa la mâchoire, sur laquelle commençait à repousser une courte barbe, un fin sourire aux lèvres, avant de prendre la parole, une fois que son plan fut clair dans son esprit.

"Cela m'a l'air d'être une idée très intéressante Meridia ! Cela dit je n'irais pas jusqu'à parler d'un coup monté, car je ne pourrai pas t'aider en quoi que ce soit, sans quoi, si cela venait à être découvert, nous aurions tout deux à perdre, encore plus que si tu échouais purement et simplement ! Néanmoins, il faut bien que je te donne ton défi, et un minimum d'information, dont celle que tu me réclames. Celui qui a commencé à manifester son mécontentement à ton égard est une petite frappe du nom de Maxwell Degard. Ce dernier s'était vu promettre une promotion par un de ceux m'ayant trahi durant mes difficultés, et de fait il n'a pas apprécié de se voir ôter cette ascension, mais en plus de la voir attribuer à une autre... De tous c'est sans doute celui de la part de qui les arguments comme quoi tu n'es pas humaine sonnent le plus faux. Il crève tout simplement de jalousie à ton égard, en tout points, hormis peut être pour ce qui est de ma couche et encore..."

Il rit doucement, se moquant sans vergogne de ce petit voyou dont il n'avait en soit cure, mais qu'il n'appréciait guère pour avoir appuyé un des traîtres. Bien sûr, ces derniers avaient été châtiés, mais il n'avait pas pu faire de même avec chacun de ceux les ayant suivis, car cela aurait été équivalent à affaiblir par trop le réseau. Cependant, ce serait avec plaisir qu'il lui donnerait une petite leçon.

"Néanmoins, je ne te mettrai pas e compétition avec lui pour voler un objet, tout simplement parce que non seulement il pourra contester que je t'avantage dans un domaine où tu es plus à l'aise, mais aussi car on pourra me soupçonner de t'avoir facilité la tâche. Non... Si tu veux l'emporter sans que ne soit suscité le moindre doute, et en humiliant qui plus est ton détracteur, tu vas devoir lui voler directement quelque chose. Or, il s'avère qu'il possède un objet dont il ne se sépare jamais, sa dague, une arme qu'il prétend avoir volé à Endercross, mais qui bien que magique, est tellement faible que je crois plutôt qu'il l'a trouvé dans les déchets au milieu d'expérience raté... Toujours est il qu'il en est fier. Désolé, je ne peux pas t'en dire plus sur lui, sinon ce sera trop facile et il faut que tu mettes en oeuvre ce que tu as appris sur l'observation. Si tu arrives à lui voler son arme, cela prouverait ta valeur et le forcerait à se taire. Pour se faire, tout les coups sont permis, sauf me demander de l'aide et le tuer, d'accord ? Tu as une semaine pour y arriver."

Voilà, les dés en était jeté, Crocs-Noirs ne pouvait rien faire de plus pour elle. Il était certes au dessus des lois, et contrairement à un roi, pourrait briser les règles qu'il a lui même établi, mais le prix à payer serait bien trop conséquent par rapport au gain, et ce peu importe l'affection qu'il avait pour Meridia. Il s'avéra cependant qu'il n'avait pas fini de parler, tendant alors sa main pour lui caresser sa joue, avant d'ajouter avec un léger rire.

"Et pour ton second métier... Je savais crois moi ! Je serai un bien pathétique chef de la pègre si je n'étais pas au courant de tel vol, et de qui en était le responsable, surtout quand j'ai promis à ce dernier ma protection. Tu as fais preuve d'habilité oui, sinon tu te serais fais attraper, mais tu n'as jamais vraiment été seule. ceux chargés de veiller sur ton commerce m'ont rapidement fait part de tes escapades, et après cela je me suis justement assuré que tu ne t'en prendrais pas aux quelques riches qui achètent mes services, justement en leur procurant des défenses qui les mettaient hors de ta portée, et que tu as donc judicieusement ignoré. Quant aux autres... Et bien une personne s'assurait que tu ne laissais pas de trace. Ton travail était très propre pour une débutante, et aurait sans doute marché chez les humains... Mais ma surveillance était nécessaire, car tu as oublié de prendre en compte les perceptions magiques et l'odorat extrêmement fin de certains gardes ! Enfin ne t'en fais, les quelques pistes que tu as laissée ont été soigneusement effacé."

Bien sûr cette tâche avait été confié à un de ses hommes de confiance, un de ceux partie de sa bande de brigands d'origine et qui le servait en se moquant assez bien des considérations sur les monstres ou leurs actions ! Pour autant le ruffian restait prudent, et gardait toujours à disposition un de ses artefacts qui lui permettrait d'altérer la mémoire de cet homme, au cas où il devenait un jour indigne de confiance... Mais il était alors bien loin de ces considérations, adressant un sourire à Meridia alors qu'il lui retournait sa révélation... Avant de reprendre.

"Quant au butin... Et bien il m'a suffit de savoir ce qui a disparu, et crois mois que mes scribes ont déjà fait les comptes de ce que ce voleur me devrait s'il était sous mes ordres. Je me demandais d'ailleurs quand est ce que tu allais m'en parler toi même... Et bien sûr tu peux me retourner la question, et je t'y réponds... Tout simplement tu t'en tirais à merveille et de fait je n'avais pas à m'imposer dans cela. J'ai beau souhaiter te former, je suis bien placé pour savoir que parfois, la meilleur chose à faire est de se construire soit même, et je vais être honnête. Je suis fier de toi, Meridia."

Venant de lui, cela avait une grande signification. Il pouvait être satisfait, ou même ravi des exactions d'un suivant, mais qu'il soit fier d'autrui... C'était tout autre chose, surtout au regard du fait qu'il s'agissait sur ce point de son élève. Il commenta cependant avec un léger rire, tandis que sa main glissait de la joue de la féline à son épaule.

"Pourtant il me semblait t'avoir proposé mes services pour que justement tu n'ais plus à voler pour te procurer ce que tu souhaitais ! Peut être qu'en fait tu es une chapardeuse dans l'âme, en bon chat !"

Et sa main continua à glisser, jusqu'à venir caresser sensuellement sa hanche. Oubliant un peu la situation délicates dans laquelle il se trouvait, il s'attarda un peu, à contempler le corps de son amante, avant d'ajouter.

"Réussis ce coup d'éclat... Et tu montreras ainsi que tu as retenu mes leçons, ainsi que celle que tu t'es donné à toi même... Et je respecterai alors ma part du marché, je m'offrirai à ce que tu as à m'apprendre, et même un peu plus si tu le souhaites. Je te dois bien cela au vu de l'abstinence que tu subis, par manque d'homme intéressant !"

Il rit doucement, face à cette référence au compliment qui avait amorcé leur relation, puis l'instant d'après il l'embrassa tendrement, passant son autre main dans ses cheveux. Ce baiser fut bref, comme tout les autres, afin de ne pas trop attirer l'attention, mais il avait été plus intense, plus passionné, comme une promesse pour l'avenir... Puis le ruffian se leva du siège, et s'étira, jetant un coup d’œil vers la porte.

"D'ici à ce que tu réussisses tu ne me verras pas, afin qu'on ne puisse remettre en cause ta réussite... Mais crois moi quand tu atteindras ton objectif, ou si tu devais être trop exposé, je serai le premier à intervenir."


Il lui sourit... Avec une étrange tristesse, puis il se pencha, afin de déposer un léger baiser affectueux sur le front de Meridia, lui souriant avant de tourner les talons pour quitter la pièce, dans un murmure qui était sans doute adressé à lui même, mais que la coiffeuse put entendre sans peine grâce à ses sens félins.

"Le défi commence..."

Et peu après il quitta la pièce, laissant Meridia seule, avec son objectif à atteindre !
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Re: Une lame à aiguiser.

Message  Meridia Inuendo le Lun 29 Juin 2015, 12:12

Et il en avait des choses à dire. Il savait pour mon petit passe-temps et je m'en étais doutée, et c'est pourquoi je n'avais pas jugé utile de le lui cacher. Je pensais avoir obtenu quelque-chose d'assez rare de la part de Crocs noirs, quelque-chose qu'il n'accordait pas à tout le monde et il s'agissait tout simplement de sa confiance.

Lui cacher mes exploits en matière de vol aurait été malvenu et aurait très certainement terni notre relation, aussi bien professionnelle que personelle et je ne le souhaitais pas. Je ne m'étais pas amusée à bâtir cette nouvelle vie pour la voir s'écrouler au bout d'une semaine. Bien sûr j'adorais toujours autant être coiffeuse, mais cette nouvelle vie faites de vol et de chapardage n'était pas pour me déplaire. Ma mère m'avait toujours dis que je devais rester droite et honnête tout au long de ma vie mais cette droiture et cette honnêteté ne l'avait pas empêché de disparaître peu avant mon départ. Je crois qu'ils m'avaient laissé partir du village et ne m'avait pas exécuté tout simplement parce que j'avais une part d'humain en moi. Pour le reste, je m'étais faites une raison et m'était finalement avouée que ma mère était probablement morte, et certainement pas entérrée dans la dignité au vu de l'ignominie de ce voyageur qui, un jour, était passé par mon ancien village.

Les petites attentions de Crocs noirs n'étaient pas pour me déplaîre. Sa main caressant ma joue, mes cheveux ou mon épaule étaient tout autant de petites choses qui me faisaient frissonner doucement. Il me manquait, j'avais envie de pouvoir le toucher, de lui dire ce que je ressentais mais… j'avais ma part du marché à retenir.

Cela ne m'empêcha pas d'écouter lorsqu'il lorsqu'il m'annonça qui était la petite crapule qui voulait me voir tomber. Et même s'il ne s'agissait que d'un petit truand, comme le laissait sous-entendre Crocs noirs, je doutais pouvoir faire face à lui en combat singulier. Et qui plus est, ma race était plus connue pour ses coups bas et en traitre dans le dos que pour son honneur. Oui c'était assez intéressant que je pense ça vu comment je me targuais d'honneur il y a une petite semaine en arrière, mais j'avais bien vite compris que ce dernier n'était qu'un frein dans une ascenscion hiérarchique qui me serait plus que profitable à l'avenir. Et c'est pourquoi je l'avais laissé bien vite derrière… Tout comme Crocs noirs, la seule chose qui m'empêchait de briser notre contrat et de me mettre à mon compte était le papier que nous avions signé tout les deux…

Non je me mentais à moi même et je m'en rendis compte très rapidement. La seule chose qui m'empêchait de le trahir était mes sentiments pour lui, et même si je savais qu'ils n'étaient pas forcément réciproque, du moins pas de la même manière que moi, j'aimais à penser que ce fut le cas pour lui également.

J'écoutais une fois de plus lorsqu'il me parla de la dague du petit truand, ainsi que son nom, et les conditions de ma victoire. J'allais être seule pour ce travail et je m'y étais préparée. Un dernier baiser sur le front de la part de mon amant, ainsi qu'une promesse de quelque-chose que j'attendais depuis trop longtemps, et voilà qu'il était partit sur ces derniers mots.

"Le défi commence..."

Il l'avait murmuré mais je n'avais eu aucun mal à l'entendre, et ce n'est que lorsqu'il fut partit de la salle d'arme que je murmurais à mon tour.

« Mais quand finiras-t-il ? »

Ça, c'était à moi de le décider et je me relevais. Durant 4 jours, je posais des questions discrètes sur ce Maxwell. Par petits pots de vins, j'en vins à apprendre plus sur ces habitudes, ces méthodes et surtout sur le fait que tout les soirs, il aimait se rendre à la taverne aux heures les plus pleines pour y boire une bière ou deux, tout en riant avec ses voisins de table. Et c'était à ce moment là que j'avais décidé de frapper.

J'étais assise à une table au milieu de la foule, un capuchon sur ma tête ainsi qu'une longue cape dans mon dos, habillée tout de noir. Pour tous, je n'étais qu'une simple rôdeuse s'arrêtant le temps d'une boisson. Le bruit des conversations résonnaient, ainsi que le bruit des verres qui tintent. Je dû repousser deux ou trois crétins qui tentèrent de me séduire et de me retirer ma capuche, mais rien de très grave.

Vingt heures pile. Il était à l'heure alors que la porte s'ouvrait, le laissant entrer alors qu'il vérifiait de chaque coté de la taverne, comme à son habitude. Alors que ses yeux se posaient sur moi, je me tournais vers mon voisin de table, faisant semblant de parler avec lui sans émettre le moindre son, ce qui fonctionna plutôt bien puisqu'il haussa les épaules et alla s'asseoir au bar.

Je l'avais observé tout du long, sans jamais le lâcher du regard, mes yeux caché sous les ténèbres de mon capuchon afin de ne pas attirer l'attention. J'hésitais… Que se passerait-il si j'échouais ? Je préférais ne pas y penser puisque j'allais réussir, je m'étais entraînée. Je voyais sa dague, dans son fourreau, pendant négligemment sur le coté de sa ceinture en cuir. Pour quelqu'un qui était fier de son arme, il était sûr qu'il y prétait peu d'attention, mais il n'y avait aucun doute sur le fait que c'était ma cible. Je m'étais renseignée sur cette dernière et la faible lueur bleue qu'elle émettait ne me permettait pas de me tromper.

Je m'approchais doucement, nonchalamment, et d'un geste vif et précis, sa précieuse dague était passée de mon fourreau à ma sacoche alors que je quittais rapidement la taverne. Et il n'avait strictement rien remarqué, riant aux blagues quelconques de son voisin de table.

Je trouvais un des sbires de Crocs noirs rapidement, lui annonçant que je donnais rendez-vous à Crocs noirs dans la salle d'arme, aussi vite que possible et m'y dirigeais.

Et voilà ou j'en étais maintenant, la dague dans mon sac, et moi attendant Crocs noirs.
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Re: Une lame à aiguiser.

Message  Crocs noirs le Lun 29 Juin 2015, 15:39

Durant les quatre jours qui suivirent le début du défi imposé à Meridia, Crocs-Noirs tint sa parole et n'entra nullement en contact avec elle, ni n'ingéra de façon directe dans son épreuve, mais ce n'est pas pour autant qu'il l'oublia. Certes, il ne l'aida d'aucune façon, ni ne s'opposa au tentatives de ses lieutenants d'essayer d'en apprendre plus sur son objectif et de lui mettre des bâtons dans les roues, mais il demeurait vigilant à toute chose qui sortirait du cadre de l'épreuve. Il admettait bien sûr que l'on cherche à apprendre ce qu'elle faisait en dehors de ses heures de travail en tant que coiffeuse ou ce qu'elle même cherchait à apprendre, mais qu'un d'entre eux essaye de la faire disparaître ou de détruire son commerce, et au titre de la protection qu'il lui devait il en ferait une affaire prioritaire et... Personnelle.

Cependant, Crocs-Noirs savait tout de même s'entourer, c'était même une des raisons de son succès, et ceux qui restaient après sa déchéance passée était, de fait, les plus loyaux, et si cela ne l'empêchait pas d'être prudent, ils se montrèrent de leur position et n'intentèrent rien de direct à l'encontre de Meridia. Certes, on pouvait s'interroger sur l'idée de loyauté, alors même que certains d'entre eux contestaient la volonté de leur chef, mais il ne fallait pas oublier qu'ils restaient des hors-la-loi avant tout, les soumettre à une autorité n'était pas si aisé que cela. Qui plus est, le borgne n'était pas un homme qui jugeait bon que ses collaborateurs proches ne soient bon qu'à hocher la tête, il se plaisait même à dire qu'il valait même mieux être seul qu'être entourés de tels individus. Que l'on critique ses plans, qu'on lui en adresse donc, voilà ce qu'il recherchait, et s'il persistait parfois dans son projet malgré ces remarques, ce n'était pas pour autant qu'il ne les écoutait pas, des changements dans ses projets, même minimes, pouvant en résulter, ce qui souvent amener à un meilleur résultat que celui initialement prévu !

Cela était d'autant plus vrai lorsque plusieurs affaires devaient être gérées simultanément, comme cela était souvent le cas pour le ruffian, ce qu'il fit d'ailleurs durant ces quatre jours, jusqu'à ce qu'un message transmis par l'un de ses sbires accélère brusquement la situation. Ainsi, un autre message fut transmis à plusieurs personnes à travers les bas fonds, et tout fut préparé pour la rencontre à venir. Ainsi, Meridia put constater que la salle d'arme se vida étrangement rapidement, des alertes d'intrusion en chassant les gardes qui s'empressaient d'aller au devant de la menace, et le reste se dispersant petit à petit... Et ce jusqu'à ce que les portes s'ouvrent pour laisser passer Crocs-noirs, tout d'abord, mais il s'avéra rapidement que ce dernier était accompagné d'une demi-douzaine d'individus le suivant. Ces derniers étaient des plus hétéroclites, tant dans leur attitude que dans leurs tenues, tel l'un d'entre eux qui arborait un chapeau à large bord et une reluisante rapière, alors qu'un autre paraissait des plus quelconques, et que Meridia peina d'ailleurs à remarquer tant il se faisait oubliés, et elle put par ailleurs une femme, plutôt grande et vêtue de façon raffiné, parmi eux. Certains affichaient un sourire impertinent, d'autres une moue quelque peu renfrognés, mais tous détaillaient la féline, et cette dernière put se rendre compte de deux choses à leur égard. Tous d'abord, il s'agissait tous, sans le moindre doute, d'humains, et ensuite, si certains étaient plus remarquable que d'autres aucun d'entre eux ne semblait... Négligeables.

Hormis peut être un, celui qui semblait le plus courroucé, et que Meridia pouvait reconnaître facilement... Il s'agissait de Maxwell, celui là même à qui elle avait dérobé la dague... Et il fut le premier à prendre la parole dès qu'il la vit, s'avançant brusquement vers la féline.

"Qu'est ce que cette garce fait ici ?! Crocs-Noirs, tu m'as dit qu'on parlerait de ma promotion, et tu m'amènes à ta catin ?! Laisse moi deviner, tu lui fais le privilège d'assister à notre rencontre, parce qu'elle a ouvert ses cuisses en échange, hein ? A moins que ce ne soit elle qui use de sa queue !"

Il était furibond et tempêtait, et parmi les autres humains, certains le regardaient avec désapprobation alors que le reste s'amusait à ses remarques, guettant la réaction de leur meneur... Mais ce dernier parut des plus calmes, ne répondant pas à Maxwell et se contentant de lui passer devant, avant de tendre la main en direction de Meridia, en un signe assez clair, afin de récupérer la dague qu'elle avait dérobé, avec un léger sourire complice que Maxwell ne pouvait voir. La féline ne tarda alors pas à la trouver dans son sac et à la lui envoyer, Crocs noirs se retournant alors, faisant négligemment tourner l'arme entre ses doigts.

"Je t'ai invité à venir, en te disant que c'était pour te parler de ta promotion, et c'est vrai ! Cela dit cela sera bref car... Tu ne l'obtiendras pas, et ce n'est pas en m'insultant que tu augmentes tes chances."

Les autres parurent quelques peu surpris en voyant la dague entre les mains de Crocs-noirs, mais tous semblèrent rapidement comprendre, et cette fois ci ce fut chacun qui parut amusé, les plus jovials laissant même échapper un léger rire. Pendant ce temps le borgne continuait sa diatribe, pointant son Maxwell son propre poignard.

"Vous le savez, je n'ai jamais récompensé quelqu'un pour des prétextes fallacieux, telle l'ancienneté. Ce qui compte, c'est le mérite, or Maxwell, en moins de deux semaines, cette petite coiffeuse s'est montre bien plus méritante que tu l'as été durant des années... Et le fait qu'elle ne soit pas humaine importe peu, même en ces lieux, surtout que contrairement à la plupart des autres créatures elle ne doit rien au Triumvirat."

C'était à vrai dire la principale source de méfiance de la part des ruffians à l'encontre des créatures. Leur principal ennemi était le Triumvirat et ses décisions arbitraires, or nombres d'habitants du donjon louaient ces derniers qui leur avait offert un abri, un lieu où vivre, et de fait Crocs-Noirs préférait éviter que ses petits secrets prennent le risque d'être ainsi communiquées aux instances supérieures du donjon. Or il avait été bien placé pour savoir qu'à aucun moment Meridia n'avait manifesté la moindre gratitude à l'égard du Triumvirat, une opinion confirmée par ses vols spontanés, assez peu compréhensibles pour quelqu'un qui respecterait ces autorités !

"De fait, au vu de cette... Démonstration de ses aptitudes, je pense que plus personne ne s'oppose à ce que je continue à la former et qu'un jour, si elle fait preuve de toujours autant de talent elle rejoigne le rang de mes lieutenant. Une chose que tu peux toujours espérer Maxwell, mais pour cela il va falloir sérieusement t'améliorer, et te rappeler qu'on n'insulte pas son chef, que je suis ton chef..."

Il parlait toujours posément, comme si ce qu'il disait n'était qu'un simple exposé, qu'approuvèrent d'ailleurs ses lieutenants, ces derniers acquiesçant... Mais brusquement se vit une explosion écarlate en plein milieu du visage de Maxwell, alors qu'en même temps se faisait entendre un sinistre craquement, rapidement suivi du râle de douleur du voyou qui tomba au sol en se tenant le nez, que Crocs-Noirs avait frappé avec le pommeau de sa propre dague, sans laisser entrevoir un seul instant son intention avant d'agir promptement, ne laissant à personne l'occasion de réagir, et sans même s'interrompre dans ses propos, qu'il conclut en jetant la dague dérobé par Meridia aux côtés de son possesseurs.

"Et qu'il y a une raison à cela. Wilfred, occupe toi de l'emmener se faire soigner et nettoie le sang au passage, quant aux autres, si vous avez des questions à adresser à Méridia, je pense que le moment est bien choisi."

La démonstration de violence semblait n'en avoir choqué aucun, certains même jusqu'à applaudir, dont ce fameux Wilfred, qui s'avéra être l'homme au chapeau et à la rapière, qui ne parut nullement s'offusquer de la tâche ingrate qui lui fut confiée, et qui alla donc s'occuper de Maxwell. Cependant, ce ne fut pas sans se moquer de lui, et allant même jusqu'à déchirer un peu sa tunique afin d'éponger le sang et de lui panser le nez, avant de le traîner hors de la salle. Pendant ce temps Crocs-Noirs vint se placer aux côtés de Meridia, et les cinq autres personnes se déployèrent en arc de cercle... Et alors celui qui à chaque fois se faisait oublier prit la parole, attirant l'attention sur lui.

"Ce qu'elle a fait est certes... Intéressant, mais tu sais ne pas nous duper Crocs-Noirs, tu as fais ça pour calmer les hommes, pas nous, et elle est bien loin d'avoir les talents nécessaires pour nous rejoindre. J'ai bien sûr compris que tu comptais la former, mais pourquoi elle plutôt qu'un autre ? Et quand bien même elle aurait les capacités, le mérite dont tu parlais ne se mérite pas à cela... La loyauté par exemple, et tu as récemment fait l'expérience lorsque celle ci venait à manquer. Tu lui fais confiance, mais à ce jour nous ne savons rien de ce qu'elle a fait avant, de à qui va son allégeance, ou même tout simplement pourquoi elle est ici ! Pour ma part je suis curieux de le savoir."


Un avis que semblèrent partagé les autres lieutenant, même les moins renfrognés, chacun acquiesçant doucement, le regard posé sur Meridia, attendant sa réponse, alors que Crocs-Noirs pour sa part essayait de la rassurer et de l'encourager d'un sourire. Qu'elle fasse le bon choix et elle n'aurait rien à craindre...
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Re: Une lame à aiguiser.

Message  Meridia Inuendo le Lun 29 Juin 2015, 21:49

Je m'étais attendue à voir arriver Crocs noirs et Maxwell, ça oui, mais pas toute la troupe qui l'accompagnait. Une troupe très hétéroclite de ce que je pouvais en voir, mais celui qui attira le plus mon attention fut celui… qui n'attirait normalement pas l'attention justement. J'avais toujours eu tendance à m'intéresser de près à ceux qui voulaient passez innaperçu ou avaient une capacité naturelle à le faire puisqu'il s'agissait bien souvent de ceux qui avaient le plus de secrets à cacher. Et il avait une tendance naturelle à se tenir derrière les autres. Je voulais l'observer un peu plus en détail mais il se trouva que l'autre crétin de service décida d'ouvrir sa grande gueule.

"Qu'est ce que cette garce fait ici ?! Crocs-Noirs, tu m'as dit qu'on parlerait de ma promotion, et tu m'amènes à ta catin ?! Laisse moi deviner, tu lui fais le privilège d'assister à notre rencontre, parce qu'elle a ouvert ses cuisses en échange, hein ? A moins que ce ne soit elle qui use de sa queue !"

Je fus tentée de répondre du tac au tac mais je me contenais, conservant ce même petit sourire en le regardant droit dans les yeux. S'il avait un semblant d'intelligence dans ce qui lui servait de cerveau, il pouvait comprendre par ce simple regard que je n'hésiterais pas à le poignarder dans le dos s'il venait à me le présenter. Et s'il bénéficiait de cette même étincelle d'intelligence, ce dont je doutais au vu de ses propos devant Crocs noirs, il ne serait sans doute pas assez stupide pour me le présenter.

Je remarquais que ce que j'analysais comme étant des proches lieutenants de Crocs noirs, beaucoup n'approuvaient pas, mais certains semblaient plutôt amusé. A vrai dire moi aussi je l'étais, malgré tout même si je ne le montrais pas particulièrement. Sa remarque sur ma queue étant sans doute la plus amusante de toute. Crocs noirs s'approcha toutefois de moi sans lui répondre et me tendit la main. Je fus tentée un instant de la saisir, juste parce qu'il me manquait terriblement, mais me saisit à la place de mon sac en cuir et en sortit la dague que je déposais doucement entre ses doigts.

Il se retourna en direction de Maxwell et parla, toujours de ce ton aussi calme et posé qui m'impressionnait franchement au vu du ton qu'avait utilisé le voyou.

"Je t'ai invité à venir, en te disant que c'était pour te parler de ta promotion, et c'est vrai ! Cela dit cela sera bref car... Tu ne l'obtiendras pas, et ce n'est pas en m'insultant que tu augmentes tes chances."

Je souriais en voyant la réaction amusée des lieutenants en comprenant que la dague avait été dérobée par mes soins puis confié à mon amant. A moins qu'ils se soient tous raconté la même blague au même moment dans leurs têtes, si possible hilarante, mais ça semblait bien peu probable. Je souriais toutefois un peu plus largement aux propos de Crocs noirs. A partir de là je n'avais même pas spécialement besoin d'entendre la suite de ce qu'il avait à lui dire. Pour moi c'était clair, j'avais réussis le test.

"Vous le savez, je n'ai jamais récompensé quelqu'un pour des prétextes fallacieux, telle l'ancienneté. Ce qui compte, c'est le mérite, or Maxwell, en moins de deux semaines, cette petite coiffeuse s'est montre bien plus méritante que tu l'as été durant des années... Et le fait qu'elle ne soit pas humaine importe peu, même en ces lieux, surtout que contrairement à la plupart des autres créatures elle ne doit rien au Triumvirat."

Je hochais la tête à cela. A vrai dire, c'était maintenant que j'apprenais l'existence même du triumvirat. Au fond je ne savais même pas de quoi il s'agissait, ni ce qu'ils représentaient, mais qui qu'ils soient ils n'avaient jamais rien fait pour moi et ma loyauté était déjà réservée à Crocs noirs et à personne d'autres.


"De fait, au vu de cette... Démonstration de ses aptitudes, je pense que plus personne ne s'oppose à ce que je continue à la former et qu'un jour, si elle fait preuve de toujours autant de talent elle rejoigne le rang de mes lieutenant. Une chose que tu peux toujours espérer Maxwell, mais pour cela il va falloir sérieusement t'améliorer, et te rappeler qu'on n'insulte pas son chef, que je suis ton chef..."


Je ne pus m'empêcher de me sentir extrêmement fière à ces propos, gonflant largement ma poitrine avec un plus large sourire encore. Mais je sursautais légèrement lorsque le craquement se fit entendre, et je devais me décaler un peu pour voir que Maxwell était au sol, se tenant le nez et poussant des gémissements de douleurs. A voir le poing de Crocs noirs qui étaient tacheté de rouge, il n'était pas difficile de comprendre ce qui s'était passé. Un cling retentissant ce fut entendre en écho dans la pièce alors qu'il jetait la dague aux cotés de son propriétaire. Il aurait s'agit de moi, je ne lui aurais même pas rendu. Il faisait encore montre de beaucoup trop de générosité de mon avis. Mais je n'étais pas bien placée pour discuter les décisions de mon chef… comme il l'avait si bien dit.

"Et qu'il y a une raison à cela. Wilfred, occupe toi de l'emmener se faire soigner et nettoie le sang au passage, quant aux autres, si vous avez des questions à adresser à Méridia, je pense que le moment est bien choisi."

Il avait eu des applaudissements quand au geste de Crocs noirs. Visiblement Maxwell n'était de loin pas le voyou le plus apprécié de la bande, ce que je pouvais comprendre. Puisque s'il se permettait toujours de parler à son supérieur comme cela, il était clair que le ruffian ne devait pas le porter dans son cœur. Et… il me semblait qu'il y avait eu autres choses, une rancœur que Crocs noirs avait gardé à son égard qu'il avait profité pour décharger au travers de ce coup de poing.

Je n'eu pas l'occasion d'élaborer la chose plus longuement dans ma tête alors qu'ils s'étaient réuni en cercle autour de moi avec Crocs noirs a mes cotés. Celui qui normalement se faisait oublier mais que je n'avais pas le moins du monde oublié prit la parole, comme je l'avais plus ou moins deviné.


"Ce qu'elle a fait est certes... Intéressant, mais tu sais ne pas nous duper Crocs-Noirs, tu as fais ça pour calmer les hommes, pas nous, et elle est bien loin d'avoir les talents nécessaires pour nous rejoindre. J'ai bien sûr compris que tu comptais la former, mais pourquoi elle plutôt qu'un autre ? Et quand bien même elle aurait les capacités, le mérite dont tu parlais ne se mérite pas à cela... La loyauté par exemple, et tu as récemment fait l'expérience lorsque celle ci venait à manquer. Tu lui fais confiance, mais à ce jour nous ne savons rien de ce qu'elle a fait avant, de à qui va son allégeance, ou même tout simplement pourquoi elle est ici ! Pour ma part je suis curieux de le savoir."


je hochais la tête calmement à ces propos avant de me relever, un sourire aux lèvres.

« Si vous voulez bien m'excuser juste l'espace d'une minute ? »

Je brisais le cercle en passant entre deux personnes et m'approcha de Wilfred qui trainait toujours Maxwell, toujours gémissant en se tenant le nez.

« Tu permets ? »

Demandais-je avec le même sourire alors qu'il me regardait sans comprendre. Et, sans prévenir, un peu comme Crocs noirs avec son coup de poing, et tout en gardant mon sourire, un coup de pied utilisant toute ma force fut décoché dans les côtes du petit voyou qui hurla de douleur.

« La catin va se permettre de te laisser un souvenir. Tu n'y vois pas d'inconvénient ? Bien sûr que non que tu n'y vois pas d'inconvénient, je me trompe ? »

Je ne faisais que parler pour parler alors que je déchirais sa chemise, sortit mes griffes et laissait une large griffure, profonde, sur son torse. Rien de bien grave, mais assez pour laisser une cicatrice pouvant rester jusqu'à plusieurs semaines, voir mois. De quoi lui rappeler qui j'étais et ce à quoi il s'était exposé en s'attaquant à moi. Je me penchais ensuite vers son oreille avant d'y murmurer.

« Tu te dis peut-être que je ne peux pas te tuer puisque tu ressusciterais, mais crois moi, il existe des châtiments pire que la mort. Je ne te souhaite pas de recroiser ma route. »

Après cela, je me relevais, réintégrant le cercle et reprenant place au coté de Crocs noirs, à la place ou je voulais être. Puis je me mis enfin à répondre aux questions que j'avais posé.

« Je ne saurais expliquer la loyauté que j'ai envers Crocs noirs, mais je peux vous assurer qu'elle est intangible, je ne suis pas sûr qu'il désire encore vous faire part du pourquoi exactement, mais je ne peux vous donner que ma parole. Je sais que dans ce milieu, une parole est bien peu de choses mais je crois ne pas me tromper en disant que vous êtes tous intéressé par moi, à certains niveaux. Je vous intrigue. Quand à pourquoi je suis ici ? Disons que je me suis faites chasser de mon village par la religion, et je comptais mener une vie calme au donjon. Je n'ai rien contre les humains quand bien même m'ont ils chassé de mon chez-moi natal, mais il se trouve que la vie que m'as proposé Crocs noirs semble bien plus intéressante que celle que mon métier de coiffeuse peut m'apporter. Quand à qui va mon allégeance ? Je me tiens à coté de cette personne en ce moment même. En ce qui concerne mon passé en général, je préfère garder cela secret, dans la limite du possible. Bien évidemment, je suis prête à répondre à toute autre question. »

J'avais gardé un ton calme et détendu, parce que j'avais pas spécialement de raisons d'être stressée. Montrer du stress en pareille situation était probablement la pire erreur que je puisse faire et je ne comptais pas m'y risquer. Qui plus est, me tenir à coté de celui que je portais dans mon coeur avait un coté apaisant non négligeable également, mais ça, je me gardais bien de le dire puisque je ne m'avouais toujours pas que j'en étais tombée amoureuse. En si peu de temps, j'avais développé des sentiments plus fort que pour n'importe qui auparavant, et c'était sans doute pourquoi je ne pouvais pas me résoudre à admettre une telle hypothèse, mais mon cœur se fichait complètement de ce que pouvait penser ma tête, et c'était lui qui dirigeait tout. Tout ce que j'avais dis aux lieutenants était vrai, je ne voyais pas l'utilité de leur mentir afin de m'attirer leurs faveurs.

« J'ai tout à fait compris que je n'était pas au niveau pour le moment, mais je pense pouvoir dire sans peine que Crocs noirs est un excellent professeur puisqu'il a réussit à entrainer quelqu'un qui n'avait jamais tenu une dague auparavant à tenir une dague correctement et à se battre avec en cinq jours. »

Là aussi, une autre vérité. Bien sûr, je n'avais de chances que de battre des débutants en combat pour le moment, mais j'étais sûre que quelques entrainements supplémentaires pourraient combler cela rapidement.
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Re: Une lame à aiguiser.

Message  Crocs noirs le Mar 30 Juin 2015, 14:43

Meridia étant resté relativement inactive durant le discours de Crocs-Noirs, la requête qu'elle formula en guise de réponse face aux interrogations de son interlocuteur ne fut pas sans surprendre les individus présents. Néanmoins, aussi troublant cela soit il un geste de la main lui indiqua qu'elle avait la permission de se faire... Et tous assistèrent alors au traitement qu'elle réserva à Maxwell, dont les gémissements ne firent que s'accroitre suite aux coups de pieds, et qui gronda tout du long. Il était évident, au regard qu'il lui lançait qu'il avait des envies de meurtres à son égard, mais il semblait avoir assez d'intelligence pour les taire. D'ailleurs, l'attitude de Meridia lui aurait en d'autres circonstances valu de s'attirer les foudres de chacun. Cependant, une des règles parmi les hommes de Crocs-Noirs étaient d'assumer ses actes et leurs conséquences, or au vu des insultes que le voyou avait formulé à l'encontre de la féline nul ne jugeais nécessaire de s'opposer à son action, d'autant plus que cette dernière était au final assez modéré. A vrai dire le seul à y réagir fut Wilfred, et il le fit par un éclat de rire, dépourvu de compassion à l'égard de l'individu qu'il traîna de nouveau une fois que Meridia en eut fini avec lui, ce petit bout de femme l'amusant visiblement, et son rire couvrant les gémissements de douleur de Maxwell.

Cependant, il paraissait évident qu'aussi...Distrayant cet intermède soit il, certains des lieutenants, donc celui ayant interrogé la féline, souhaitait en arriver aux faits. Ainsi ils suivirent avec un regard pesant les déplacement de Meridia, jusqu'à ce qu'elle reprenne sa place dans le cercle et leur fasse face, avant d'enfin commencer ses propos qu'ils écoutèrent avec une certaine attention. Leur attitude fut, une fois encore, mitigée, certes leur interlocutrice n'en faisait pas "trop", en faisant mille promesses quant à sa fidélité et en feignant une adoration totale comme le faisaient certaines recrues, mais elle était aussi trop évasive. Ainsi le motif de son affiliation à Crocs-Noirs, à savoir l'intérêt de le servir, leur paraissait bien ténu, bien que possible, car à leurs yeux tout individu avait des motivations au delà du simple fait de vivre sa vie. Quant aux raisons de sa venue au donjon, son histoire était des plus classiques, le donjon étant avant tout un refuge pour ces créatures chassées de chez elles, et ne suscita aucune réelle réaction, si ce n'était dans le fait qu'elle n'avait aucune hargne envers les humains. Certes, c'était une nécessité pour travailler et s'élever aux côtés de Crocs-Noirs, mais cela était surprenant... Mais ne sembla pas soulever quelque irritation, tout simplement parce que Meridia avait apporté une précision, un fait qu'oublier bien des créatures, à savoir que c'était davantage la religion que les hommes eux mêmes qui les chassait, or il n'en était pas un parmi les lieutenant qui ne soit un fieffé hérétique aux yeux de l’Église !

Cependant le dernier point de ses explications parut fâcheux au vu de la moue qu'afficha celui qui avait prit la parole pour l'interroger. Pour autant, il ne l'interrompit pas et la laissa se défendre quant à ses aptitudes, certes encor basses, mais qui s'amélioraient indubitablement à l'entendre... Quelques secondes de silence suivirent ses propos... Et finalement l'homme discret hocha pensivement la tête avant de prendre la parole.

"Si le maître est habile, encore faut il que l'élève soit à la hauteur de l'enseignement, et j'espère justement que notre chef ne soit pas... Déçu de ses attentes. Quant à ton passé... Il serait malvenu de ma part d'en demander plus directement, mais tu te doutes bien que nous ne récoltons pas des informations uniquement sur nos ennemis, mais également sur nos alliés et ceux qui nous servent, une trahison est si vite arrivé, pour quelques motifs obscurs issus d'un lointain passé..."

Cela ne sonnait même pas comme une menace, plus comme une vérité établi au vu de l'intonation monocorde qu'il avait. A ses yeux, Meridia pourrait bien essayer de cacher ses petits secrets, ces derniers seraient tôt ou tard mis à jour, comme la plupart de ceux des autres membres du réseau de Crocs-Noirs. Ce dernier le lui avait d'ailleurs dit et répété, l'information, c'était le pouvoir dans ce milieu, et elle ne ferait probablement pas exception... Puis le borgne prit la parole, posant une main sur l'épaule de Meridia, s'adressant à ses hommes d'une voix assurée, avec une pointe d'autorité.

"Je me porte garant de Meridia, je vous l'ai déjà dit et répété, cela devrait vous suffire non, hm ?"


Peut être que la démonstration de force faite avec Maxwell aida un peu en cela, mais toujours était que chacun finit par acquiescer, sachant parfaitement ce qu'il signifiait par là. En s'en portant garant il ne mettait pas en jeu sa position, pour l'abandonner si jamais elle venait à trahir, aucun ne s'en berçait, mais il signifiait qu'il en ferait une affaire personnelle, et que de fait le problème serait rapidement réglé. Il suffisait de voir ce qu'il en avait été de celui qu'avait posé Maxwell, quant à ce qui était advenu avec le Triumvirat... et bien ça avait prit plus de temps, mais le ruffian avait fini par emporter le bras de fer en brisant la malédiction qui l'affectait. Nul autre semblant vouloir prendre la parole, Crocs-Noirs la saisit de nouveau claquant alors dans ses mains avec un sourire.

"Puisque nous somme tous réunis, à l'exception de Wilfred dont nous pouvons nous passer, je propose que nous en profitions pour tenir ici notre réunion. Nous ne risquons pas d'être dérangé, m'étant occupé que la salle d'arme soit considéré comme inaccessible pour le reste de la soirée, pour raison d'entretien des mécanismes d'entraînement."

Un prétexte qu'il avait bien sûr monté de toute pièces, et qui tiendrait au moins jusqu'au lendemain au vu des précautions prises pour le rendre vraisemblables, telle une rumeur, et les allées et venues de réparateurs à sa botte... Néanmoins il précisa un dernier point.

"Ah, et Meridia restera ici pour observer, après tout sa formation doit couvrir un large éventail, et quoi de mieux que notre rencontre pour lui en donner un aperçu."

La décision sembla en irrité deux d'entre eux, mais nul ne protesta, pour la simple raison qu'il était en vérité assez rare qu'ils soient isolés lors de ces réunions, certains amenant leurs suivants les plus proches, ou parfois même un simple sbire mais qui détenait une information importante et qu'on souhaitait interroger en direct, alors la présence de Meridia ne saurait être contesté... Et cela était une chose qu'avait planifiée, faisant ainsi d'une pierre deux coups...

Ainsi, devant Meridia et Crocs-Noirs chacun des lieutenant fit son rapport auprès du ruffian, qui les écoutait attentivement. Un détail que la féline ne manqua pas de remarque était que personne ne prenait des notes, mais cela était compréhensibles car au vu de ce dont il parlait la moindre trace serait fâcheuse, et il était d'ailleurs probable que le ruffian ait pris ses précautions pou que nul autre que ceux dans cette pièce ne puissent les entendre. Ainsi la jeune femme put entendre parler de contact à l'extérieur du donjon, certains se trouvant à Amessa et même sur d'autres continents, afin d'acheminer des informations et des matériaux qui ne pourraient être obtenus autrement au sein du donjon. Il fut aussi évoqué l'évolution des prix de certains matériaux, le nom de potentiels rivaux et de quelques individus rechignant à payer leurs dettes, ou même de certaines menaces. Ainsi furent évoqués les noms de Sélèna, une lycanthrope qui s'était déjà opposé à Crocs-Noirs et dont la meute à l'extérieur du donjon représentait une menace croissante pour ses fournisseurs, ainsi que celui de Bea Boombolt, une artificière gobeline qui fournissait le réseau en explosif, et qui respectait certes sa part du contrat, mais aidait en même temps un groupe d'individu avec lequel ils avaient déjà eu maille à partir.

Meridia put ainsi comprendre aisément que chacun des lieutenants avait un domaine d'attribution bien délimités, mais sur lesquels chacun pouvait donner son avis, ses propositions, mais au final, la décision en revenait toujours à Crocs-Noirs qui était à vrai dire assez impitoyable. Ainsi il donna des ordres pour que soient enrôlés ou écartés les rivaux, que les mauvais payeurs soient contraint d’honorer leurs dettes, que ce soit en volant leur bien ou en les contraignant à travailler pour lui, quant au cas de Sélèna il prit la décision de renforcer les escortes, car chasser cette meute de loup-garous dans leur forêt serait suicidaire. En vérité, la seule affaire où il parut clément, bien que fâché, fut celle de l'artificière, précisant que tant qu'elle honorait sa part du contrat rien ne devait être fait à son encontre...

Puis, une fois ces affaires réglés, ce furent tout naturellement que le ruffian congédia ses suivants qui s'en retournèrent à leurs affaires. La réunion avait au final durée quelques heures et la nuit était déjà amplement tombée quand les lieutenant quittèrent la pièce laissant le borgne et la féline seuls, côte à côte... Et l'humain saisit alors doucement la main de son élève, avant de la porter à ses lèvres, la baisant doucement, puis il lui susurra doucement.

"J'espère que tu n'as pas été trop assommé par tout ses propos, mais tu comprends, je n'en doute pas, leur importance. Toujours est il que tu as clairement retenu mes leçons, alors..."

Son autre main vint alors saisir la taille de la féline, et il l'attira à lui, lui adressant un large sourire, avant de poursuivre, enjôleur.

"...Si tu n'es pas trop fatigué, je crois qu'il est l'heure que TU me donnes tes leçons."

Et sur ces mots il l'embrassa passionnément, et ce tant que, quand bien même il n'avait pas eu les mêmes scrupules que Meridia et avait partagé la couche d'autres femmes, il était évident que la féline lui avait manqué, et qu'il avait hâte de recevoir son apprentissage...
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Re: Une lame à aiguiser.

Message  Meridia Inuendo le Mer 01 Juil 2015, 11:52

Je restais calme, mais tout au fond de moi commençait à monter un léger stress que je peinais à refréner. Cet… homme, pour autant qu'il en soit un puisque je n'avais jamais vu personne parler d'un ton aussi assommant, était peut-être celui qui allait me poser le plus de problèmes à l’avenir. Je ne savais pas quelle était sa fonction dans les lieutenants de Crocs noirs, mais j'aurais dis au hasard le renseignement et l'espionnage vu sa capacité à totalement se faire oublier alors qu'il se tenait devant tout le monde.

"Si le maître est habile, encore faut il que l'élève soit à la hauteur de l'enseignement, et j'espère justement que notre chef ne soit pas... Déçu de ses attentes. Quant à ton passé... Il serait malvenu de ma part d'en demander plus directement, mais tu te doutes bien que nous ne récoltons pas des informations uniquement sur nos ennemis, mais également sur nos alliés et ceux qui nous servent, une trahison est si vite arrivé, pour quelques motifs obscurs issus d'un lointain passé..."

Je ne m'offusquais pas de la remarque tout simplement parce qu'il ne s'agissait pas d'une menace mais plus d'une constatation, et d'un léger avertissement. Ils allaient en apprendre plus sur mon passé soit, mais il y avait un point de mon passé qui resterait définitivement obscur sachant qu'il n'y avait jamais eu de témoins et que je n'en avais parlé à personne… Et vu ou je l'avais enterré de toute façon, il n'y avait pas une chance que quelqu'un le retrouve. S'il en restait encore quelque-chose… le soleil du désert étant plutôt arride, et vu le nombre de nécrophages qui y trainaient…

Donc oui ils pouvaient explorer mon passé. Tout au plus pouvaient-ils découvrir qu'une disparition étrange avait eu lieu dans mon ancien village, mais qu'on avait jamais retrouvé l'individu et que d'ailleurs il n'avait jamais manqué à personne.

Enfin, la suite fut plus ou moins assommante, mais en même temps friande en informations. Je découvrais un peu plus en quoi consistait le petit business de Crocs noirs, et je découvrais également qu'il couvrait un large panel d'éventail, de la fraude à la contrebande en passant par la disparition de certains témoins gênants. Je me disais tout de même que cette histoire de résurrection ne devait pas être des plus pratiques lorsqu'il s'agissait de faire disparaître un témoin qui en savait un peu trop. Enfin à moins de l'emmener hors des murs du donjon, ce qui ne devait pas être trop dur pour le ruffian.

Et finalement, la réunion se stoppa, aussi abruptement qu'elle avait commencé alors que j'attendais presque une suite. Mais non, tous furent congédié alors que ma main fut saisie avec une infinie délicatesse et que Crocs noirs baisa ma main avec un petit sourire, qui me fit rire légèrement.

"J'espère que tu n'as pas été trop assommé par tout ses propos, mais tu comprends, je n'en doute pas, leur importance. Toujours est il que tu as clairement retenu mes leçons, alors..."

Il m'attira vers lui, me saisissant par la taille, toujours aussi charmeur avec on sourire que je lui rendais.

"...Si tu n'es pas trop fatigué, je crois qu'il est l'heure que TU me donnes tes leçons."

Et vu le baiser dont il me gratifia, je su qu'il y avait quelque-chose de plus avec moi. Je n'étais pas idiote, je lui avais manqué et… Cela me faisait un bien fou. Je n'étais pas juste une conquête de plus, mais quelqu'un d'important pour lui, dans son cœur… même si je ne savais pas si j'étais aussi importante pour lui qu'il l'était pour moi. Je laissais le baiser durer longuement avant de me séparer de lui, me relevant et lui saisissant la main.

« Tu comprendras que je ne peux pas donner mes cours ici. »

Dis-je avec un petit rire alors que je l'entrainais dehors. Il était tard mais je jetais quand même un œil un peu partout afin de vérifier que personne ne nous observait. Très rapidement, je l'entrainais vers la chambre que nous avions déjà utilisé et y pénétrais la première. Le temps qu'il y rentre, je me trouvais déjà nue devant lui, m'approchant sensuellement avant de venir lui mordiller doucement l'oreille.

« Si tu veux que je t'apprenne il va falloir retirer tout cet attirail... »

Ma voix était tout aussi sensuelle mais quelque-peu ferme en même temps. Un curieux mélange qui ne faisait que rendre le toute plus excitant.

[HRP]Une élipse s'impose, je te laisse la faire x)[/HRP]
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Re: Une lame à aiguiser.

Message  Crocs noirs le Mer 01 Juil 2015, 23:21

Crocs-Noirs rit avec elle à l'idée de le faire dans la salle d'arme... A vrai dire ils le pourraient puisqu'il s'était assuré que les lieux reste désert, mais l'idée en soit manquait tout de même de charme et de sensualité ! Qui plus est lui même avait prévu d'aller ailleurs pour sa leçon. Il semblait même qu'ils aient eu la même idée, la féline l'attirant vers la chambre qu'ils avaient déjà partagé, la jeune femme semblant en avoir mémorisé l'emplacement.

Un instant, elle le quitta pour sy' aventurer, et le temps qu'il la rejoigne ce fut pour s'y voir offrir un des spectacles les plus avissants qu'il ait vu de la vie, quand bien même il l'avait déjà aperçu, et espérait le revoir encore et encore. Cependant, ce n'était pas parce qu'elle était dans le plus simple appareil qu'elle était désarmée, et elle en fit rapidement preuve, par ses mordillements et ses mots sensuels, qui surent attiser l'intérêt de Crocs-Noirs pour la chose. Ainsi le ruffian ne tarda pas à suivre ses indications, commentant peu après, maintenant qu'ils étaient égaux.

"Et bien... Qu'attendons nous maintenant ?!"

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La nuit qui suivit fut intense et passionnée, comme la précédente, bien qu'un peu plus guidée, la féline ne semblant pas déterminer à laisser le ruffian s'en tirer aussi facilement que la dernière fois... Et il sembla retenir la leçon, puisque cette fois ci, au petit matin, il était resté à ses côtés. Après tout suite à la réunion de la veille ses sbires s'occupaient de toutes les affaires courantes, il pouvait donc bien rester un peu plus à profiter de la présence de son amante, et réciproquement, à moins que ça soit la fatigue qui l'ait cloué au lit... Quoi qu'il en soit, leur relation persista dans les jours qui suivaient, chaque soirée amenant à une session d'entraînement aux armes ou en d'autres domaines, avant de finir invariablement par renverser les rôles pour des leçons en un unique, mais délicieux domaine... Et s'il arrivait encore à Crocs-Noirs de quitter Meridia avant son réveil de par ses affaires il faisait preuve de certaines attentions à son égard, même s'il était par contre intransigeant sur une chose, à savoir prise de la décoction qui empêcherait qu'un incident résulte de leur relation. C'était une idée qui semblait l'horrifié !

Cependant, malgré ce partage de leur intimité, chacun vivait encore sa vie de son côté, Crocs-Noirs rencontrant d'autres personnes, et parfois d'autres femmes, et Meridia travaillant à la fois pour sa boutique et pour le ruffian, y faisant sans doute des rencontres, qui ne pouvaient se doter que dès l'instant où ils s'adressaient à la coiffeuse et un œil les observait et ne les lâcherait plus...
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