Théocratie royale d'Amessa

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Théocratie royale d'Amessa

Message  La Sainte Église le Mer 11 Nov 2015, 23:09

Amessa, le plus grand royaume à ce jour, siège de l'Eglise et de la haine des monstres. De nombreuses question se sont posées à son sujet, répondues partiellement par deux tomes. Le premier traite de l'histoire et le seconde de l'organisation du pays. A noter que le premier est bien plus accessible que le second et qu'en tant que tel la lecture de ce dernier n'est recommandé qu'à ceux qui s'intéressent particulièrement à la question !

TOME I: L'HISTOIRE

Il y a de cela plus de 1000 ans, la race humaine était loin de posséder la puissance qu'on lui connaît aujourd'hui, en particulier sur le continent de Deïsa. En effet, bien qu'étant désormais bien plus évolués que les premiers humains, leurs peuples davantage ces enseignements des autres espèces, parmi celles bienveillantes à leurs égards, que d'eux même. Ainsi, moins développés culturellement que les autres races et plus faibles physiquement, les royaumes humains étaient toujours placés sous la tutelle d'une contrée entre les mains d'autres races, souvent des nains ou des elfe. En effet ceux qui essayaient de demeurer indépendant étaient invariablement balayés par des espèces moins amicales ou encore s'effondraient d'eux même de par leur instabilité.

Face à une telle situation il n'y avait rien de très surprenant à ce que les humains se montrent particulièrement fervent à l'égard des dieux, principalement des divinités qu'ils connaissaient à travers les autres races... Puis un jour,un groupe de clercs s'interrogea, se demandant quels dieux devaient être réellement vénérés. En effet de par leurs nombres et des attributions similaires ils leurs paraissaient impossibles que tous existent. Ils en arrivèrent finalement à la conclusion que certains cultes différents ne résultaient en vérité que d'une appellation différente d'une même entité. Ils entreprirent donc de composer un panthéon unique, regroupant toutes les divinités, donnant un nom unique à celles partageant les mêmes attributions, afin de toutes les vénérer, sans défauts, tout en créant une figure allégorique regroupant les facettes de touts les dieux, afin de simplifier leur vénération commune. Ce culte obtint une certaine notoriété très rapidement et vit ses rangs croître à vive allure.

Seulement la volonté de ces hommes fut mal interprétée, et ils furent persécutés par les autres cultures, en particulier les plus croyantes, qui considéraient leurs pensées comme étant une hérésie ou encore percevaient mal leur message pensant qu'ils voulaient mettre en place un dieu unique surpassant tout les autres. Ainsi ce culte et ses membres, qui après leurs ascensions furent rapidement affaiblis, fuirent les persécutions, de pays en pays, jusqu'à rejoindre Amessa, qui n'était alors qu'une baronnie... Mais une baronnie désormais aussi grande qu'un Royaume. Le seigneur d'Amessa, Le baron Gabriel était un homme désireux de montrer que l'humanité pouvait survivre seule et contrairement à ses voisins, il n'était pas affilié aux elfes ou aux nains des montagnes, ayant même quitté l’affiliation qui liait auparavant son fief à ces derniers. Qui plus est le seigneur avait constaté que l'hybridation des différentes races avec l'humanité donnaient toujours naissance à des créatures et il lui était donc apparu comme une nécessité de créer une nation humaine autarcique, pour éviter la disparition de leur races, un exemple en étant la loi antérieure à l'ascension de l’Église qui, bien que moins sévère qu'à ce jour, prohibait sur ses terres les relations entre créatures et humains. Cela aurait pu s'arrêter là, mais des seigneurs humains voisins affiliés à de proches royaumes d'elfes et de nains, tentèrent de le renverser en une coalition. Leur plan échoua de par une manœuvre malhabile car, confiant en leur victoire et en leur supériorité numérique, ils ne prirent pas la peine d'user d'éclaireur, et ainsi furent prises à revers par une véritable armée pillarde qui elle même avait des vues sur Amessa, sachant ce territoire dépourvue de la protection des elfes et des nains. La bataille qui s'ensuivit fut des plus violentes, mais si les nobles l'emportèrent, leurs armées fut tellement réduite que le baron Gabriel n'eut aucune peine à les vaincre, les terrassant ou les forçant à fuir avant de prendre possession de leurs terres.

De fait quand ce baron accueillit à bras ouvert le culte rejeté par les créature, les elfes de la forêt dormante et les nains des monts des éléments, déjà courroucés par la défaite de leurs suivants, désormais réfugiés chez eux, considérèrent ce geste de la part de Gabriel comme une insulte trop grande pour être tolérée. Ainsi ils commencèrent à organiser leurs armées en rang de batailles, prévoyant d'attaquer sur trois fronts, au nord les nains, à l'ouest les elfes et à l'Est les nobles déchus qui assailliraient Amessa par la mer. Face à une telle coalition tout semblait perdu pour le baron d'Amessa, qui sur les conseils de ses stratèges entama un repli défensif... Mais c'est alors que les clercs du culte qu'il avait recueillit l'abordèrent, lui promettant une victoire éclatante s'il se convertissait à leur religion et s'il allait au devant de ses adversaires plutôt que de se terrer. N'ayant plus rien à perdre et les dieux apparaissant comme son dernier recours, Gabriel suivit ce conseil et après avoir été béni par le culte il partit à la tête de ses troupes faces aux armées adverses.

La guerre qui suivit ne dura que six jours, et fut une victoire éclatante pour les humains d'Amessa. En effet, en prenant les devant dans cet assauts, le baron Gabriel avait non seulement empêché les armées de se rejoindre, mais avait aussi pris ces dernières au dépourvu, dans un terrain qu'ils ne connaissaient pas et face à des adversaires trop polyvalents pour que leurs seuls talents suffisent à les renverser. Ainsi les murs de boucliers et les incantations des prêtres repoussèrent la magie des elfes et leurs volées de flèche, la cavalerie humaine quant à elle rompit avec fracas et élan les murs robustes, mais lents, des phalanges naines, quant aux nobles rebelles, apprenant la défaite de leurs soutiens, ne firent jamais accoster leurs navire sur Amessa et ils se perdirent à l'Est sans que jamais un écrit ne les mentionne de nouveau. Néanmoins Gabriel, qu'il tienne véritablement sa victoire des dieux ou pas, savait qu'une telle victoire ne pourrait pas survenir une fois de plus, ainsi plutôt que de se reposer sur une victoire, il continua le conflit, le portant sur les terres de ses ennemis avant qu'ils ne se relèvent de leurs défaites.

Ainsi, leurs armées défaites, les nains virent leurs galeries rapidement envahies par les humains, qui dans un élan de vengeance en passèrent toute la population au fil de l'épée. Quant aux elfes, leur foret brûla, trahi par un des leurs, répondant au nom de Trandhuil, qui fut exécuté ensuite par les humains. Leur capitale demeura introuvable, même s' il est probable qu'elle ait brûlé avec le reste de la forêt, à moins qu'elle ne demeure toujours caché à ce jour... Quoi qu'il en soit c'était un triomphe sans précédant pour la race humaine, mais en particulier pour le seigneur d'Amessa et le culte qu'il avait prit sous son aile. Ce dernier devint rapidement le culte officielle de ses terres et si son nom d'antan nous est inconnu c'est à partir d'alors qu'elle fut nommée la Sainte Église. Gabriel quant à lui, au vu des terres qu'il possédait désormais, fut sacré roi, mais aussi chef de la sainte -Église, connu sous le nom de roi pape, dont la réputation franchit rapidement les frontières de son royaume.

Et cette réputation effraya les autres peuples, qui après la défaite de ces royaumes elfes et nains, craignirent que Gabriel ne s'en arrête pas là. Ainsi fut levé une formidable armée, réunissant des membres de la quasi-totalité des races peuplant le continent de Deïsa, qui se mit en marche sur Amessa, avant de faire face à son armée, sur ce qui est aujourd'hui la frontière entre Amessa et Emoulin. Une fois encore, la défaite semblait assurée pour Gabriel, qui voyait ses hommes devoir faire face à des adversaires vingt fois plus nombreux ! Mais une fois encore, ce fut la victoire qu'il recueillit.

L'erreur de ses adversaires, fut de requérir le soutien de leurs vassaux humains. Or, ces derniers admiraient le roi-pape, et dans la confidence de la trahison, prévoyèrent de le soutenir. Seulement, un soutien direct aurait été vain, il ne représentait après tout qu'un cinquième de l'armée... Et ce fut ainsi que la nuit précédant la bataille, ils agirent, nobles comme fantassins, dague en main, massacrant leurs « alliés » dans leur sommeil, sans leur laisse la moindre possibilité de riposte, ou ces dernières étant si faible qu'elles ne compromirent pas leur stratagème. Ce fut un carnage long, mais discret et silencieux, tant et si bien que quand l'aube se leva et que l'armée de Gabriel se mit en marche, ce ne fut qu'en s'approchant du campement et en étant accueillit par les nobles aux manteaux encore taché de sang qu'ils se rendirent compte de ce qui était advenu...

Mais le roi Gabriel se défiait bien sûr de ceux qui avaient déjà trahis ceux qui étaient leurs seigneurs, tout en sachant qu'il ne pouvait se passer de leur soutien. C'est pour cette double raison qu'il mis en place les archevêques et les évêques, afin de laisser à ces seigneurs une partie de leur autorité tout en ayant des agents personnels sur place pouvant les réguler. Ce fut alors le début de l'empire d'Amessa qui ne tarda pas à s'étendre en annexant les territoires de leurs adversaires défaits, mais qui connu durant longtemps une période de stagnation.

Il y avait deux raisons à cela. La première était la nécessité de stabiliser le nouveau pouvoir et d'en adapter l'organisation avant d'essayer d'accroître encore son emprise, au risque de s'effondrer sous son propre poids. La seconde était que le pouvoir du roi-pape s'appuyant grandement sur la religion, il était nécessaire de convertir tout les habitants du royaume au culte. Bien sûr, ces deux choses sont des processus qui prennent du temps, et Gabriel périt par l'âge avant que cette oeuvre ne soit achevé, laissant donc un royaume fragile à son héritier. Un fait notable fut que son règne s'était caractérisé par une assimilation en douceur des cultes à celui de l'Eglise, et le seul outil de la conversion sous son règne fut le prosélytisme. Cependant, les résultats de la chose, s'ils étaient présents, étaient longs à apparaître, ce qui amena ses successeurs à user de plus en plus de méthodes brutales, sous les injonctions de l'Eglise qui voyait ainsi son pouvoir s'étendre.  Ce fut également à cette époque que le fait que l'union d'un humain et d'un non-humain donnait forcément naissance à un humain, et le risque que cela représentait pour la pérennité de la race humaine, devinrent la principale justification de la haine envers les non-humains, les conflits politiques et de religions étant une chose trop difficile à faire comprendre au petit peuple. Ce fut aussi dans cette idée de simplification que l'on assimila les non-humains aux créatures et aux monstres, qui jusqu'alors ne désignaient que les bêtes sauvages les plus dangereuses. La seule constante à vrai dire était l'élimination systématique de tout non-humain découverts sur le territoire d'Amessa.

Ainsi vers -50 avec C.D L'organisation d'Amessa fut pleinement établi telle qu'on la connaît aujourd'hui, ce qui lui permit de reprendre ses entreprises guerrières. Ainsi elle acheva de s’approprier certains territoires, décimant les villages de monstres qui n'avaient pas fuis depuis son avènement, et recommençant son extension… Qui subit un brusque frein avec le meurtre brutal du roi-pape par l'archange déchue Oni-Ni Kanabo. L’événement produisit cependant un effet paradoxal, la désorganisation et le doute brutal qui s'ensuivirent brisant net l'effort de guerre de l'empire, mais étant aussi suivi du massacre systématiques des créatures qui avaient pu être conservées prisonnières jusqu'alors… Mais après une période de trouble, avec l'ascension du fils du roi pape défunt, et la haine qui était née chez ce dernier après le meurtre de son père, la volonté de l'empire d'éradiquer les créatures s'en retrouva affermie, le dévoiement et la trahison de cet archange apparaissant comme une déclaration de guerre.

Cependant ces efforts ne se manifestèrent pas sous la forme de conflit, mais plutôt par un soutien apporté à d'autres factions humaines afin de faire reculer l'emprise des monstres. C'est ainsi qu'ils commencèrent à cette époque à offrir leurs soutiens aux humains du royaume de Ry'nagui, dont le territoire avait été dévasté par les élémentaires qui étaient autrefois leurs alliés, ou même à tolérer les pratiques nécromantiques de Ra'nuil en échange de l'élimination des nécromants reconnus. Ce fut également à cette période que la sainte Eglise d'Amessa entra en contact avec le royaume d'Emoulin, alors majoritairement peuple d'humain (cf : histoire d'Emoulin (à venir)), et malgré quelques tensions au début, et la probable victoire d'Amessa sur Emoulin en cas de conflit, une paix fut conclue, et un droit de passage accordé aux forces de l’Église sur les terres d'Emoulin. Ainsi l'influence de l'empire s'étendit dans toutes les directions du continent, hormis le sud, où la cité des mages d'Edercross constituait un obstacle bien trop important pour le royaume pour être franchi tout en utilisant également ses ressources sur d'autres fronts !

Puis, deux siècles et demi plus tard, le premier contact, violent, avec les nordiques eut lieu. S'ils furent d'abord perçus comme des créatures invasives, de par les témoignages inconsistant aux sujets de leurs raids, la situation se conclut à l'avantage d'Amessa qui finit par conclure une alliance avec les hommes du nord, les joignant dans leur lutte contre les elfes de givres. Seulement, ce conflit seul ne suffisait pas à exploiter les ressources à la disposition du royaume. Ce dernier usa alors du droit de passage accordé par Emoulin pour annexer une région à l'Ouest de Deïsa, qui n'était revendiqué par aucune réelle autorité. La croisade alors menée fut alors la plus sanglante qui eut lieu depuis la première guerre menée par Gabriel, les villages isolées de créatures dans cette région étant nombreux, et par trop désorganisés pour faire face à l'assaut brutal de l’Église, le seul édifice que cette dernière ne parvint pas à mettre à bas étant le donjon Kanabo dont l’Église ignorait jusqu'alors l'existence… Mais elle ne tarda pas à en faire fi, plutôt qu'à dépenser de nombreuses forces pour un trop piètre résultat, et passa les années suivantes à s'implanter fermement dans cette région, préparant ainsi le terrain pour un possible assaut de la tour. En attendant le moment propice, le donjon Kanabo est fort utile à l’Église pour concrétiser la haine des monstres et donner un objectif tangible à ses fidèles… La période de paix relative  suivit cette conquête fut donc dédié à l'occupation de ce territoire et à la gestion de crise mineure, telle la guerre de l'arcane.

Mais aujourd'hui, l’Église est fermement implantée dans ce territoire qui est désormais considéré comme faisant pleinement partie d'Amessa, bien que bénéficiant d'une relative indépendance par rapport au roi pape. Cela, ajouter à des découvertes technologique majeures et à la connaissance de l'existence d'un nouveau territoire, ont ravivé les volontés d’expansions d'Amessa, certains parlant même d'une future croisade à venir.


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Re: Théocratie royale d'Amessa

Message  La Sainte Église le Mer 11 Nov 2015, 23:11

TOME 2: Organisation hiérarchique

Brève organisation politique : Les autorités du pouvoir d'Amessa appartiennent à deux grands groupes, les laïcs et les clercs, qui tous répondent à l'autorité suprême du roi pape. Ce partage permet d'éviter que l'un comme l'autre des pouvoirs exerce un contrôle totale sur les terres, car quand bien même L'Eglise à la main mise sur ces terres, les déviances de certains de ses membres encouragent les gardes fous. Pour faire court on peut considérer que les autorités laïcs ont un important pouvoir de proximité, là où les clercs, eux, ont un pouvoir de coordination.

Les autorités Laïques : on peut diviser ces dernières en deux catégories, la noblesse, et la magistrature des cités franches, qui remplissent des fonctions similaires, qui sont les suivantes. Ces autorités laïques ont un devoir de protection des habitants et des voyageurs passant sur leur territoire en tout ce qui concerne la criminalité où les conflits entre humains. Elles ont aussi comme devoir de rendre la justice pour les affaires criminelles laïques, ce qui induit les crimes commis par des humains sans implications de près ou de loin avec la religion. A noter que si les nobles sont tenus de faire appliquer la même loi, chaque ville franche a des lois différentes en la matière, et ce souvent afin de faciliter le commerce.

Qui plus est les magistrats comme les nobles doivent récolter les impôts sur les territoires qui sont sous leur autorité, et c'est sans doute là que réside la différence majeure entre ces deux organisations. Certes les deux organisations sont tenus de reverser une part de leurs impôts à l'archevêque de leur territoire, ainsi seulement la ville franche est libre de décider des taxes à appliquer, mais qui plus est elle est tenue pour sa part de reverser une somme fixe d'argents ou de biens, décidé dans sa charte, qui peut cependant être précisé. Enfin, cela se fait directement de la ville à l'archevêque, sans intermédiaire autre que les représentants de ce dernier.

La noblesse, elle, n'a que des pouvoirs limités sur les taxes à appliquer sur ses sujets, ne pouvant en supprimer ou en créer que dans des conditions de crise ou d'abondances. Cela s'explique par le fait qu'ils ne sont pas tenus de verser une somme fixe, mais un pourcentage des impôts récoltés, qui est de 20 %. Chaque noble est tenu alors de transmettre cette portion de sa récolte à son suzerain, et s'il n'en a pas, de le transmettre à l'archevêque de son territoire, c'est donc souvent les ducs et les rois qui sont en charge de cette transmission finale et en sont responsable devant l'archevêque si la somme versée est jugée insuffisante au regard de l'ampleur de leur territoire ou de sa prospérité, tout comme les suzerains ont pouvoir ,avant transmission, de sanctionner un vassal dont la part versé est trop faible par rapport à ses ressources potentielles.

Il est à noter par ailleurs que les membres de la noblesse comme les cités franches peuvent lever des troupes, qu'ils s'agisse de mercenaire ou de soldat de métier, et ce pour deux raisons. La première, la plus évidente, est de pouvoir lutter par eux même face à la menace représentée par des créatures. La seconde est moins avouable, mais l’Église a conscience que les hommes de pouvoirs vont forcément se battre, et de fait ces armées peuvent être employés dans des guerres privées, mais ces dernières sont sévèrement encadrés. Les intéressés doivent ainsi faire part de leur volonté aux autorités cléricales qui essaieront dans un premier temps d'agir en tant que médiateur, et si cela échoue, chaque camps se verra assigné à son insu un observateur religieux, et le conflit pourra commencer, mais avec plusieurs restrictions. Nulle atteinte ne doit être fait aux lieux de cultes, les massacres d'hommes sans armes sont interdits, tout comme les exécutions des prisonniers. On pourrait s'attendre à un irrespect de ces règles, mais la punition étant l’excommunication, qui permet à tout seigneur d'attaquer l'excommunié, et entraîne tôt ou tard la levée des forces cléricales, pour châtier ce dernier, la dissuasion est efficace.

Les autorités cléricales : On peut diviser ces dernières en trois groupes, le clergé régulier, le clergé séculier et l'inquisition.

Le clergé régulier: Ce dernier n'a q'une faible rôle politique, étant constitué des moines, des abbés et des pères supérieurs. Les moines ont en effet un rôle un peu à part, leur devoir se limitant à la réflexion spirituelle et à la vénération des dieux. Ils ont cependant un pouvoir, unique en tout Amessa, qui est la capacité de juger une personne religieuse pour ses crimes, et ce quelque soit son rang. Tout monastère est donc à même de juger un archevêque ou un chef inquisiteur dont le comportement serait considéré comme déviant. A noter par ailleurs que si les abbés et père supérieurs sont théoriquement les supérieurs des moines, ils ne disposent pas de cette prérogative, étant considéré comme trop impliqué dans les affaires. En effet l'abbé est en quelque sorte l'intendant du monastère, son rôle est donc de représenter le monastère à l'extérieur et d'assurer les besoins des moines. Quant au père supérieur, il s'agit souvent d'un proche d'évêque ou d'archevêque et qui est tenu de transmettre à celui qu'il seconde les jugements des monastères.

Le clergé Séculier : Constitué des prêtres, évêque, et archevêques, le clergé séculier constitue en quelque sorte l'administration d'Amessa, ayant un rôle de gestion sur les terres dont il ont la charge. Ainsi, à l'échelle d'un village, le prêtre représente le clergé, et en tant que tel officie le culte des dieux. A cela s'ajoute la faculté de juger les crimes religieux mineurs et le devoir d'avertir l'inquisition en cas d'activité suspecte. Les évêques, eux, administrent un territoire dont la taille oscille entre une baronnie et un comté. Ils possèdent un pouvoir militaire, pouvant commander des forces cléricales, tout en pouvant juger des crimes religieux de grande importance. Qui plus est, ils ont le pouvoir d'énoncer des règles religieuses sur leur territoire, afin de s'adapter à des événements, particuliers. Ce sont également également eux qui ordonnent les prêtres. Enfin, les archevêques disposent de tout les pouvoirs d'un évêque, mais à l'échelle d'un duché, et ses décisions prévalent toujours sur celle d'un évêque. Il peut ainsi rompre un jugement rendu par un évêque ou annuler une règle religieuse qu'un d'eux aurait édicté. A cela s'ajoute la responsabilité de centraliser et de contrôler le versement de la part des impôts laïcs revenant au clergé. Ils sont désignés par le pape, et ce sont eux ensuite qui nomment les évêques.

L'inquisition : Les inquisiteurs sont les acteurs physiques de l’Église, chargé de l'accomplissement de son credo, et du châtiment de ceux qui ne s'y conforment pas, toute peine cpaitale ou torture ne pouvant être accompli que par un inquisiteur. On y distingue les novices, les inquisiteurs et les chefs inquisiteurs. Le noviciat est une étape obligatoire pour être inquisiteur. Autant on peut être prêtre ou moine après avoir eu une vie laïque, autant on ne peut entrer dans l'inquisition que dès l'enfance. Les novices n'ont à vrai dire aucun pouvoir particulier, étant des inquisiteurs en devenir, mais il peut arriver qu'en situation de crise ils puissent user de l'autorité inquisitoriale pour exécuter un châtiment ou réquisitionner toute ressource nécessaire pour l'élimination d'un monstre. Ces novices, une fois leur formation achevée, deviennent des inquisiteurs. Ces derniers possèdent en permanence les pouvoirs que les novices ne peuvent avoir qu'en situation de crise, à savoir la réquisition d'homme et de matériel, et exécuter les châtiments prononcés par les clergés séculiers et réguliers. A noter par ailleurs que le clergé régulier ne peut les juger que si un de leur pair ou un chef inquisiteur en fait la requête, et ce afin d'éviter que le clergé séculier puisse user de cette possibilité comme une menace. Il est à noter qu'ils sont extrêmement indépendants et ne sont tenus d'obéir qu'aux chefs inquisiteurs et au roi pape, cependant, dans un soucis de coopération, il n'est pas rare qu'ils répondent favorablement aux requêtes d'archevêques et d'évêques, mais ils n'y sont pas tenus. Enfin, les chefs inquisiteurs, en plus de bénéficier des pouvoirs ordinaires d'inquisiteur, remplissent souvent les fonction d’officiers supérieurs au seins des armées cléricales, telle celles de général et d'amiraux. Il est à noter par ailleurs qu'ils sont plus nombreux que les archevêques, car il n'ont pas sous leur autorité un territoire, mais un nombre défini d'inquisiteurs. Enfin, les grands inquisiteurs ne peuvent être jugés par le clergé régulier seulement si au moins 3 de leurs pairs en formulent la requête.

A ces trois ordres, s'ajoutent également 3 catégories à part, à savoir les paladins, les cardinaux, et le roi pape lui même.

Les paladins n'ont que peu voir aucun rôle politique. Ils sont en quelque sorte un mélange entre le clergé régulier et l'inquisition, ce qui s'explique par leurs origines, ayant été des moines contraint de prendre les armes pour protéger leurs fidèles. Ainsi ils vivent dans des sortes de monastère, nommés commanderies, où leurs temps est partagé entre le maniement des armes et la contemplation spirituelle. Mais ils se rapprochent de l'inquisition en cela que seul un enfant admis très tôt dans la commanderie peut devenir un paladin à part entière, bien qu'il y ait des exceptions notables, des sortes de paladins honoraires, pour certains héros ou chevaliers ayant accompli des exploits et ayant fait preuve d'un attachement aux valeurs cléricales. Craint, car considéré comme les meilleurs combattants du clergé, il est cependant très rare d'en rencontrer, car hormis de rares ordres parmi les plus vindicatifs, ou celui de la croix radieuse dont les membres sont assignés à la protection directe du roi pape, les ordres de paladin font preuve de peu d'autonomie, et n'interviennent, souvent en petit nombre, qu'à la demande d'un chef inquisiteur ou d'un archevêque. A noter cependant qu'ils ont des liens étroits avec l'inquisition, des paladins faisant souvent office de protecteurs des inquisiteurs.

Les cardinaux, eux forment une sorte de conseil rapproché du pape, constitué de chefs inquisiteurs trop âgés pour accomplir leur devoir, ou d'archevêques que le roi pape a relevé de leurs fonctions et a convié à ses côtés, ce sont des personnages jouissant d'une grande réputation, bien que dans les faits ils possèdent bien peu de pouvoir. En effet ils ne peuvent donner d'ordre à aucun autre membre du clergé et ne font qu'office de conseillers et d'aides auprès du pape, bien qu'il soit prévu deux cas, rarissimes, où ils seraient en situation de puissance. Ainsi, si la lignée originelle de Gabriel devrait s'éteindre, il leur reviendrait de désigner la nouvelle lignée de roi pape, si les dieux ne se sont pas manifestés à ce sujet, et ce sont eux qui accomplissent les devoirs du roi pape si ce dernier est en état d'incapacité.

Enfin le roi-pape est l'autorité suprême au sein du royaume d'Amessa, à la fois laïque et religieux, noble et saint. Il possède tout pouvoir pour partager les terres, imposer de nouvelles lois, laïques ou religieuses, et sa parole ne saurait être contesté. Il est également le seul à pouvoir ordonner une croisade, c'est à dire la levée des armées religieuses pour atteindre un objectif précis. Chaque jour, il étudie les rapports qui lui sont transmis avec l'aide des cardinaux et fait part de ses réactions. Il est à noter aussi qu'il peut même ingérer, bien que de façon limité, dans le pouvoir unique du clergé régulier en matière de jugement, et ainsi, il est courant que, lorsqu'un archevêque ou un grand inquisiteur est jugé, le roi-pape fasse le déplacement jusqu'au monastère où se tient le jugement. Il prend alors place parmi les moines et peut participer aux débats et au prononcé de la sentence, l'annulation de cette dernière étant une des rares choses qu'il ne peut ordonner, puisqu'il s'agit de la parole des dieux, et qu'il n'est que leur représentant. Il est à noter que ce pouvoir n'est pas exactement de l'hérédité. Bien que cette fonction soit restée dans la lignée de Gabriel jusqu'à ce jour, l'héritier le plus proche du précédent roi pape doit passer une série d'épreuves physiques et spirituelles, afin de s'assurer qu'il est à la fois approuvé par les dieux et digne de sa fonction. Si jamais le plus proche descendant échoue à ces épreuves, ce sera le plus proche qui devra les passer. S'il devait arriver, ce qui n'a jamais été le cas à ce jour, que tout les membres de la ligné de Gabriel échouent à ce test, ou aient péris, alors ce sera la première personne qui passera avec succès ces épreuves qui sera désignée comme le nouveau roi pape et ce quelle que soient ses origines ou sa place dans la société.
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