My Life as a Dungeon Keeper
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Les liens du sang.

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Message  Engar Lun 06 Jan 2014, 16:07

S’adonner à une tâche était passionnant, qui plus est j'étais quelqu'un de patient, capable d'attendre des jours qu'une opportunité s'offre à moi... Cependant je n'étais pas dupe aussi lorsqu'il s'avérait que je ne pouvais pas agir plus avant. Or c'était le cas aujourd’hui. J'avais toutes les informations que je pouvais désirer sur Karl Grim, mais il s’avérait que ce dernier était dans un travail tel qu'il allait m'empêcher de pouvoir agir durant une semaine au moins. Mais il s'avérait que j'étais un homme capable de s’adapter, et cela m'était une occasion en or. Même si je ne l'avais pas revu depuis, je n'avais pas oublié cet autre golem, Caramel, à l'âme humaine, ainsi que la chose que je lui avais promise de faire, dès que possible... Or puisque je n'avais rien d'autre à faire, c'était possible. Qui plus est sortir à nouveau un peu du donjon me ferait le plus grand bien, surtout si cette fois je n'étais pas affublé de compagnon de voyage plus gênant qu'autres choses, et que je n'étais pas pourchassé par un limier chargé de me ramener au donjon. En somme j'allais pouvoir pleinement en profiter !

Je me sentais tout de même un peu coupable d'abandonner ainsi Kumie enceinte, mais elle même participer régulièrement à des missions, du moins avant les dernières semaines où elle s'avérait incapable de faire trop d'efforts physiques sans risquer la vie de notre enfant. Néanmoins cela faisait partie des accords qui avaient suivis notre union, si l'un avait une tâche à accomplir pour le donjon l'autre n'avait pas à s'y opposer... D'autant plus que je lui promettais de revenir très vite, même si je songeais qu'elle devait sans doute s’inquiéter au vu de ce qui s'était passé lors de ma précédente mission de sauvetage. La seconde et dernière personne que je prévins fut Shrivei, et elle fut tout aussi préoccupée à ce sujet, sauf qu'elle me le dit en face... Mais elle n'avait pas le pouvoir de m'empêcher de le faire, et de toute manière nul autre que moi ne pourrait s'éloigner autant du donjon en courant aussi peu de risques. Qui plus est les circonstances étaient différentes. La personne que je devais ramener était une humaine et elle n'était pas emprisonnée. Deux détails qui me faciliteraient grandement la tâche, et auxquels mon ancienne supérieure fut sensible, puisqu'au lieu de me dire d'aller au diable, que je connaissais déjà assez bien comme ça ,elle me souhaita bonne chance...Et me jura que si je ramenais encore des cadavres avec moi ce ne serait pas du Triumvirat dont je devrais m'inquiéter.

Cette dernière menace ne me soucia nullement, ce genre de propos c'était dans ses habitudes... Et de toute manière même elle n'aurait pas up me retenir, si je lui en avais parlé c'était tout simplement pour voir si je pouvais obtenir des informations, mais ce ne fut pas le cas. Cette terre était bien trop éloignée pour que les informations que la plupart des habitants du donjon avaient à ce sujet ne soit pas issue des livres alors que moi-même je connaissais bien la zone, et que les dires de Caramel, m’avaient appris que l’église s’était solidement implanté dans ce territoire peu avant mon départ pour le donjon... Néanmoins il se posait un problème des plus délicats... La distance. Je pouvais certes m'absenter, mais pas durant plus de deux semaines, et moins d'une semaine serait idéal, or le trajet, même à cheval et en usant de navires véloces, durerait au moins trois mois. Le nord, ce n'était pas vraiment la porte à côté, et me téléporter sur une telle distance serait infaisable depuis le donjon.

J'avais cependant une solution. Des fois, traquer les démons ne suffisait pas. Pour limiter au possible les pertes humaines, ou d'autres races, il était parfois nécessaire de les devancer. De fait je m'étais déjà rendu à plusieurs reprises dans les plans infernaux, ainsi qu’en d’autres occasions, et ce des fois par mes propres moyens. La démonologie était une des rares arcanes magique qui ne demandait pas d'être un mage pour être maîtriser, car les symboles infernaux étaient des catalyseurs et se suffisaient à eux même, à condition de respecter certaines conditions qui variaient d'un signe à l'autre. Certains devaient être tracés avec du sang, ou bien devait être orientés vers un point cardinal précis. Les incantations en elle mêmes ne servaient en vérité qu'à attirer l'attention d'un démon précis, mais ce n'était pas ce qui m'intéressait. Il m’avait juste fallu ouvrir une faille en direction d'un plan infernal précis, et en cela les corrections que j'avais effectuées sur les ouvrages de démonologies du donjon me furent fort utiles, car si les gens qui les avaient écrits manquaient cruellement de pratiques, ils avaient consigné une connaissance théorique relativement exacte et bien plus vaste que la mienne, ce qui m'avait permis d'améliorer mes talents dans ce domaine... Et ainsi je savais exactement ce qu'il me fallait faire.

Ainsi après avoir préparé ce voyage en emmenant avec moi suffisamment de provision pour l’aller et le retour, j’entamais un rituel fastidieux, aux détails inintéressant pour les néophytes, je parvins à ouvrir une faille durant une période très brève afin d'éviter d'attirer l'attention des mages du donjon, pour m’y engouffrer sans témoins ni hésitation. Je pus constater avec soulagement que ni moi ni l'auteur des ouvrages que j'avais compulsés ne s'étaient trompé... Pour la plupart des personnes la majorité des plans infernaux se ressemblaient, mais en vérité chacun avait ses spécificités, dont certaines était visible à l'œil nues...Et c'était le cas du plan dans lequel je m'étais rendu. Une terre cendreuse à perte de vue, un des rares territoires infernales à être dotées de route, et surtout la présence d'un soleil noir, qui pourtant dispensé une intense lumière. J'étais bien dans le plan infernal désiré, et sans plus attendre je me mis en route, me servant du soleil, qui demeurait fixe, comme repère, marchant vers ce qui serait la direction du village où vivait la sœur de Caramel dans mon monde.

Mon idée pouvait paraître étrange, mais elle s’avérait très simple, à condition d’avoir les connaissances nécessaires. Longtemps les humains se sont interrogés sur comment les démons pouvaient se déplacer si rapidement d'un lieu à l'autre sans user de téléportation. L'explication se trouvait tout simplement dans l’existence des plans similaires à celui que j'arpentais alors, que je qualifierai de dimensions de voyage. Sans être des reflets du monde réel, les déplacements effectués dans ces plans étaient comme « équivalents » à ceux effectués dans mon monde. Ainsi si un démon entrer dans ce monde à partir d'un point et se déplaçait d'un kilomètre vers une direction, puis qu’il ouvre une faille vers le nôtre, cette dernière se situerait à un kilomètre du point d’où il serait partis dans la direction prise. Qui plus ils avaient chacun leurs spécificités, des fois la distance qu'on parcourait était plus courte que celle à faire dans le monde réel, le temps était diffracté de manière différente d'un de ces plans à l'autre, d'où l'impression que les démons se déplaçaient très rapidement sans même qu'ils ne soient aperçus...

J’avais pour ma part choisis un de ceux où c’était l’espace qui était diffracté. Mon choix pouvait paraître malvenu, car je risquerai d’apparaître à un point relativement éloigné de mon objectif, mais plusieurs raisons me motivaient. Premièrement je ne pouvais emmener assez de vivres pour un long voyage en enfer, et malgré ma débrouillardise je n pourrai pas me sustenter si longtemps sur un tel plan, et même si j’en étais capable je ne pouvais pas imposer un voyage aussi long à une personne qui ne s’était jamais rendu dans un tel plan. Mon autre raison était qu'il s'agissait du moins dangereux dans ces plans. Ainsi j'étais certains de pouvoir veiller sur Kaileena, et la prémunir des menaces de ce plan, le plus grand danger étant de croiser un démon supérieur issu d'un autre plan, et se montrant agressif qui croiserait notre chemin, mais cela était bien improbable...Et au pire des cas je serai à même d’ouvrir rapidement une faille vers notre monde pour lui échapper.

Pour autant les dangers de ce plan n'était pas à négliger, premièrement sa terre morte faisait qu'il était impossible de s'hydrater ou de s'y sustenter de végétaux, d'où la quantité non négligeable de nourriture que j’avais prise. Secondement il y avait le risque de se perdre, de fait j'effectuais un marquage régulier afin de me rendre compte si je déviais de ma route. Troisièmement, le soleil était noir mais aveuglant et il fallait prendre certaines précautions non seulement pour pouvoir dormir, mais aussi éviter des effets néfastes que son éclat avait sur les dormeurs. Enfin, ce plan avait aussi ses habitants, bien qu'étant principalement des démons mineurs. Ces derniers m'assaillirent régulièrement sur le trajet. Il ne s'agissait pas d'infernaux intelligent ceux vivant au donjon, mais juste de bêtes sauvages variées, menées par des instincts bien plus dangereux que ceux de mon monde. Heureusement ils n’étaient guère plus de trois ou quatre à chaque fois, assez peu pour que je puisse, avec ma connaissance des armes, de leurs faiblesses et de ce territoire, les terrasser sans grande peine, d'autant plus que leur chair et leur sang, que je savais non toxique bien qu'au gout écœurant, me permit d'économiser sur mes rations, dont je réservais le surplus à celle que je devais retrouver afin de lui éviter de lui imposer mon "régime".

Ces trois jours me firent un grand bien... Au donjon, et malgré les assauts et conflits qui y avaient eu lieu mes sens, mes réflexes et surtout ma vigilance s'était émoussé, or en ce lieu cela était intolérable sur le long terme sous peine de mort, et de fait je recouvrais rapidement ces capacités oubliées, et le peu d'angoisse que j'avais en mettant à nouveau les pieds dans un plan infernal, se mua en un plaisir que je savourais durant tout le trajet, sans jamais pour autant oublier mon objectif... A vrai dire j'étais incapable de savoir quelle distance exacte j'avais parcourue, d'autant plus de par la diffraction mais je savais ne pas avoir dévié de ma route et je devais être assez proche pour pouvoir quitter ce plan et finir le voyage normalement...

Il ne me fallut qu'une poignée de minutes pour ouvrir une faille temporaire vers mon monde, ainsi que pour prendre toutes les précautions qui m'éviterait de pénibles aléas dû au transfert, le passage d'un plan infernal vers celui des autres races étant bien plus simple que l'inverse... Ainsi je m'y avançais confiant, sentant avec un frémissement les sensations si caractéristique de cette traversée des mondes… Avant que la caresse de l'eau ne me ramène à la réalité. J'avais bien rejoint mon plan, mais j'avais ouvert la faille au niveau d'une rivière ! J'aurai bien pesté alors, mais non seulement je ne savais pas encore parler sous l'eau, mais j'avais en plus une autre préoccupation, mes armes et ma tenue de cuir m'entrainaient vers le fond ! Heureusement pour moi le cours d'eau n'était pas des plus profonds, ni des plus violents et je parvins sans grande peine à rejoindre le bord, trempé et haletant, amis en vie. Heureusement que j'avais fait en sorte que la faille se referme d'elle-même, sans quoi j'aurai bien été en peine de la refermer et çà aurait fait un passage bien trop gentiment offert aux démons sur notre monde. Ceci dit c’était une idée à exploiter, mais en remplaçant l’eau de la rivière par de l’eau bénite…

Enfin, au moins j'étais en vie, avec tous mes effets personnels. Par contre ce qui me restait de mes rations avait été gâté et je dus m'en débarrasser, il me faudrait donc en racheter, et donc inévitablement passer par le village lui-même que j’aurai préféré éviter... D'ailleurs j'essayais de me repérer par rapport à ma position. En y pensant bien cette rivière était finalement une bonne chose, i l y en avait une seule passant non loin du village, que j’apercevais au loin, et donc en la descendant j’étais certains de trouver sans peine le moulin à eau où s’abritait Kaileena Et à vrai dire je n'eus même pas à faire un choix, car mes estimations s'étaient avérés assez précises pour que de ma position je puisse apercevoir le village, qui ne devaient guère être à plus de deux kilomètres d'ici.

Je me mis ainsi sans plus tarder en marche. La sensation du cuir mouillé s'avérait déplaisante, mais ma tunique sécha rapidement, non seulement de par les propriétés dues à sa nature, mais aussi grâce à un soleil éclatant. Nous n'étions pas encore assez au nord pour que les neiges s'installent durablement, contrairement à mon territoire natal, mais malgré cette clarté il faisait tout de même assez frais pour que même moi je m'avère quelque peu transi le temps que mes habits sèchent. Durant cette marche, qui dura un peu moins d'une heure, j'observais sans relâche les alentours, au loin j'apercevais la forêt dont j'avais déjà discuté avec Caramel, et où j'avais accompli quelque beaux faits d'armes...D'ailleurs certaines personnes me reconnaitraient sans doute au village, ce qui était aussi bien une bonne chose qu'une mauvaise. S'il s'avérait que la sœur de Caramel n'était pas au moulin comme il me l'avait indiqué je savais à qui m'adresser pour obtenir des informations, mais certains individus avaient aussi une dent contre moi et je préférais éviter de m'attirer des ennuis avec les forces de l'Eglise qui s'étaient implantés dans le village.

Au terme d’une demi-heure de marche j’atteignais le moulin. Je n'avais pas remarqué cet édifice par le passé, mais il était une nouvelle preuve que le climat était ici assez doux en dépit de sa position géographique, sans quoi la rivière gèlerait trop souvent pour qu'un tel moulin soit utile. Il semblait d'ailleurs fonctionner sans répit, jour et nuit, et avec un bruit qui couvrirait très aisément une conversation à tout indiscret venu de l'extérieur...Mais qui m'empêcherait aussi de savoir au seul bruit si celle que j cherchais était là, ou encore s'il y avait d'autres personnes. J’aurai pu pour éviter de courir tout risque profiter de la roue à aubes, me laisser emporter par cette dernière pour atteindre une fenêtre à l’étage, Or non seulement il était peu probable qu’une menace immédiate m’attendent dans le moulin, mais il était aussi probable que celle que j’étais venue chercher ne me fasse pas confiance si j’entrais dans sa cachette ainsi, de fait je me décidais au bout du compte à frapper à la porte de bois. Si personne ne me répondait je forcerai la porte, qui ne résisterait pas à un bon coup d’épaule, tout en évitant de risquer de me faire assommer par quelqu’un qui m’attendrait sur le pas de la porte, et fouillerait les lieux ? si je n'y trouvais personne j'escomptais attendre jusqu'à la nuit tombée, alors je me rendrai au village, pour obtenir des informations ainsi qu'obtenir les vivres nécessaires au retour...

Et enfin, le cas le plus simple mais que j'oubliais presque d'envisager tellement je m'étais fait aux situations complexes, si elle se présentait à moi il ne me resterait plus qu'à lui expliquer les raisons de ma venue...Et à la convaincre de me suivre, ce qui promettait d'être le plus compliqué, même si j'avais quelques arguments pour moi, dont certains qui m'avaient été donnés par Caramel lui-même… Et justement j’avais oublié, une des raisons pour laquelle je passais par la porte. Une sorte de code que lui et sa sœur avait établi pour le jour où ils se reverraient, et me ferait reconnaître comme un ami de son frère si elle m’entendait, et juste un excentrique si mes dires étaient ouïs par autrui.

"Vient il est temps, le bois s’endort, l’heure est venue d’arracher les ailes de la fée et de rompre le cuivre…"
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Message  Invité Mer 08 Jan 2014, 00:11

Encore une belle journée s'annonçait en Olfand ! J'étais impatiente de prendre mon petit déjeuner. Si j'avais bien travailler comme il faut hier soir, il devait être en train de m'attendre dehors. Ce matin était frais et doux, les nuages se faisaient bien rares. Je me vêtis en conséquence pour sortir, en enfilant un simple pantalon en laine, et des souliers en cuir. Je ne mettais jamais de haut sur moi en début de journée, j'aimais sentir le vent du nord glisser sur ma poitrine nue.



Je sortis de mon antre en trainant des pieds. La veille, j'avais pourchasser un rat dans ma chambre qui n'arrêtait pas de couiner, je l’eus balancer par la fenêtre car cette sale bête m’empêchait de dormir ! Je me dirigeais en direction de la forêt, a travers les plaines sauvages. En chemin, je tomba sur un lapin emprisonné dans un filet. J'étais étonné de voir mon piège s'activer seulement ce matin. Celui-ci, je l'avais posé il y a quatre jours déjà. Je pris donc mon filet de lapin, puis reprit la route vers chez moi. J'avais l'impression que quand mon ventre gargouillait ma proie avait encore plus peur, ça m'amusait ! Une fois au moulin, je pris le lapin par le cou, le déposa sur une souche d'arbre, et lui trancha la tête net pour un petit déjeuner plus appétissant. Je l’emmena dans mon chez moi, puis déposa sur une table. Je préparais le festin matinale avec une petite marmite, que je remplie d'eau. Je la plaça au dessus d'un bon feu de bois dans ma cheminée. En attendant que l'eau bout, je pris encore un peu l'air dehors.



Je devais vérifier quelque chose tout près de chez moi. Il y a quelque temps, j'ai volé un de ses livres dans l'église qui s'est installer il y a peu, toute proche. Ce genre de livre rendent fous les religieux. C'est leurs arme de guerre, ils contiennent des combinaisons de mots biens précises pour convertir quiconque d’influençable lirait ses écrits. Ils ne peuvent s'en séparer, alors moi j'ai eu l'idée de leur volé. Je l'ai placé dans un piège non loin de chez moi. Je savais que certains d'entre eux ont des pouvoirs arcaniques, ou je ne sais trop quoi. En clair, il pouvait retrouvé leur bouquin grâce à de la magie.



Mon piège avait fonctionné, une religieuse était prisonnière, son pied pendu à une corde attacher à un arbre. Premier réflexe à faire quand on capture un croyant, lui coupé la langue. Elle m'avait dit des choses, du moins des sons sortaient de sa bouche. Mon cerveau triait automatiquement ce que je voulais entendre, alors rien d'audible ne vint à mes oreilles. Je sortis mon couteau de mon pantalon et lui coupa sauvagement la langue. Je lui donna un jolie coup de pied sur le crâne pour qu'elle s'évanouisse. Avec la corde, je concocta un filet de pratiquant cette fois-ci.



Je retournais chez moi en la trainant par terre. Il fallait que je l'emmène dans mon cimetière personnel, j'avais fais un trous spécialement pour celle-là. Pour y parvenir il fallait que je passe par mon moulin. Par contre, en passant devant celui-ci, j'aperçus une grande silhouette au loin qui longeait la rivière. On aurait dit un homme plutôt musculeux. J'eus juste le temps d'emmener la religieuse dans mon moulin, puis de m'enfermer à clef. Je plaqua quelques meubles devant la porte et les fenêtres. Je laissa ma prisonnière au milieu du salon. Je plaçait un maximum de pièges en un minimum de temps, au cas ou cette personne avait très envie de rentrer. Je craignais que ce soit encore un croyant qui vienne me chercher. Ils me soupçonnent d'avoir tenter de bruler leur bibliothèque, ce qui est vrais en soi.



Un fil de soie relié à un arc à l'entrée s'activera lorsque l'inconnu aura fais un premier pas à l'entrée. Je l'ai installé de tel sorte qu'il se prenne une flèche au milieu de la poitrine.

Ensuite, si celui là ne fonctionnait pas, un autre l'attendait en entrant dans le salon. Une trappe sous un tapis, situé juste devant la religieuse qui me servirai comme d'un appât. En marchant dessus, un grand filet assez solide devrait le retenir prisonnier assez longtemps pour que je vienne le tuer.

Enfin, le dernier piège se trouvait dans ma petite cuisine, ou je m'étais caché dans un placard. S'il ouvre ce placard, un fil en soie attacher à la porte ferai tomber une masse sur son crâne.



Malheureusement dans ma précipitation, j'avais oublier un détail: j'avais oublier d'éteindre le feu dans ma cheminée qui montrerai avec quasi-certitude que quelqu'un était dans, ou autour du moulin. Malgré ça, j'avais bien pris soin de faire des pièges difficilement détectable, mise à part le coup du placard, avec la masse juste au dessus. Certes, c'est un peu suspect, il faut quand même avoir l’œil partout pour le voir. Je restais planquer dans mon placard, en espérant que cet inconnu passe son chemin.



Normalement, jamais personne ne vient ici, a part mon frère, ou bien les religieux que j'attire pour les tués ensuite. Autrement je ne me baladerai pas seins nues dehors, un si beau matin. D'ailleurs je n'avais pas eu le temps de me rhabiller. Qu'importe, j'avais confiance en mes pièges.

A moins que cet étranger soit bien plus malin que la moyenne...


Dernière édition par Kaileena le Dim 12 Jan 2014, 21:47, édité 1 fois

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Message  Engar Mer 08 Jan 2014, 20:15

Pas de réponse... Tant pis, j'allais donc devoir entrer. Le plus simple aurait sans doute été d'enfoncer la porte au cas où cette dernière aurait été verrouillé, mais au lieu de prendre le risque de débouler maladroitement et de me retrouver exposer je préférais prendre quelques précautions. En effet même moi j'étais à même de faire preuve de délicatesse, quand c'était nécessaire, ou tout du moins plus prudent. ainsi après avoir toqué à la porte, je posais doucement la main sur les planches e bois et y appliquait une brusque poussée. La porte s'ouvrit lentement, mais sembla rencontrer une résistance, ce fut très bref, et la porte continua à s'ouvrir, mais cela avait suffit à éveiller ma vigilance..Et à me permettre de réagir à temps au claquement sec que j'entendis, n’ayant même pas mis un pieds à l'intérieur du moulin, je n'eus qu'à m'écarter sur le côté, pour me mettre à l'abri et éviter le projectile meurtrier qui vint se ficher quelques mètres plus loin dans le sol. Bon soit plus personne n'était venu moudre son grain depuis longtemps soit quelqu'un d'installer récemment n’aimait pas les visiteurs. j'espérais et craignais à la fois qu'il s'agisse de la sœur de Kaileena, car si c'était le cas je la trouverai facilement, mais si ce n'était pas le cas...j'espérais qu'elle se souvenait de l'ancien code qu'elle s'était donné avec Caramel, sans quoi cette nouvelle mission de sauvetage allait aussi déraper.

En tout cas je redoublais de prudence en m'avançant dans le moulin. Mon regard fut bien sûr attiré vers la femme à la mâchoire ensanglanté trônant au milieu de la pièce, pieds et poings liées, mais pas bâillonnée et qui ne m'appela pas à l'aide...Vu la quantité de sang séché ce n'était pas difficile de deviner ce qui c'était passé. Elle avait eu la langue tranchée, mais cela ne suscita en moi nulle pitié, pour deux raisons; une prisonnière dans un tel état, sans surveillance visible, c'était clairement un appât. Secondement elle arborait une tenue du clergé, et cette dernière n'était pas anodine. Ce n'était pas une prêtresse ou une bonne sœur, mais bien une inquisitrice, par conséquent son sort était probablement amplement mérité, mais ça pouvait signifier bien des choses, dont une en particulier qui me préoccupait. Kaileena serait rentré en conflit avec l’Église récemment installé près du village, seule ou aidés d'un groupe de dissidents... Clean e me faisait que me confirmer la nécessité de la ramener au donjon car ce genre de rébellion villageoise ne menait jamais à rien . Après il était possible que si groupe de dissident il y avait elle n'en fasse pas partie ou que les responsables soient des créatures, mais vu les informations que Caramel m'avait donnés sur sa sœur c'était bien peu probable !

Néanmoins malgré l'inquiétude que cela suscitait en moi il y avait aussi une bonne chose, les blessures de la religieuse étaient récentes et si le, ou la, responsable avait été attrapé par ses comparses elle aurait déjà été libérée. De fait il y avait de fortes chances pour que le coupable soit encore en vie, et peut être ici ...une impression confirmée par le feu que j'apercevais du coin de l’œil. ne remarquant aucune menace immédiate je m'avançais un peu sur la terre meuble constituant le sol du moulin...Quand justement ce détail me frappa, en comparaison à un élément que j'avais constaté plus tôt. Il y avait un tapis...mais que diable faisait un tapis sur un tel sol qui allait le souiller ? Et à plus forte raison dans un moulin ! Même si quelqu'un s'y était installé pour y vivre ce n'était pas le lieu idéal pour ce genre de coquetterie, et de fait je voulus m’assurer de quelque chose... Et brusquement je soulevais le tapis, y apercevant une trappe, qui aurait sans doute cédé sous mon poids. Il avait failli m'avoir ce piège là, il devait d'ailleurs être placé depuis longtemps, une trappe ne s'improvisant pas comme cela.

Cependant mon investigation n'était pas fini, et jetant le tapis sur le côté pour éviter de marcher sur la trappe par étourderie, je marchais à côté de l'inquisitrice, sans me soucier d'elle, malgré son regard suppliant. Si je continuais mes investigations je risquais de tomber sur bien d'autres pièges, et il suffisait qu'un d'entre eux m'atteigne pour que je me retrouve au mieux à la merci d'une personne qui demeurerait dissimulée. il fallait donc que je m'assure qu'il n'y ait plus personne ici, et pour cela je n’avais qu'une méthode. expéditive et efficace, bref, moi tout craché.

Une de mes lames fut brusquement dégainée, et l'instant d'après la tête de la religieuse était décollée de son cou, du moins en partie, son visage pendant pathétiquement sur le côté, retenu par quelque fragment de chair, avant que le corps ne s'effondre entièrement au sol en dépit de ses entraves. Mon arme n'était pas prévue pour décapiter proprement, en témoignait son état actuel, mais au moins était elle morte sur le coups, sans souffrance inutile. par contre ,comme en avait témoigné son cri étouffé je n’avais pu lui éviter la peur précédant la mort. Elle avait compris que je n'étais pas là pour al sauver et que le son qu'elle avait ouïe ne pouvait signifier qu'une chose. Je n’avais même pas d'amertume à son égard. En tant que religieuse elle n'avait ni époux ni enfant, peut être des frères des sœurs et autres membres de familles, mais dont elle s'était sans doute éloignée depuis longtemps..E.t de toute façon elle allait mourir. Je savais reconnaître le potin de non-retour chez une personne, or vu sa blessure et son tient cadavérique elle serait morte dans les minutes qui allaient suivre, même si j'avais arrêté l'hémorragie...

J'avais simplement fait ce qui était juste...

Et qui plus es servait mes intérêts car le son mat de ma lame fendant la chair s'était répercuté entre les murs, une personne présente en ce lieu avait sans doute entendu ce que j'avais fait...Et s'il était intelligent il comprendrait que nous avions le même ennemi, car un membre de l'église aurait sorti son comparse et aurait simplement mis le feu à la ferme, pour consumer le coupable, s’il était toujours ici, et au moins détruire son refuge. j'attendis donc, patiemment, une réaction, clamant d'une voix forte.

"Si quelqu'un se cache ici qu'il se montre, car si je dois le trouver ensuite il le regrettera..."

Ces dires suffisaient généralement à faire leur petit effet, les couard se montraient, et la plupart des autres se manifestaient en me traitant d’orgueilleux. il n'y avait que les professionnels et les prudents qui ne se montraient guère... Et au cas où Kaileena était présente et faisait partie d'une de ces deux catégories, je continuais d'une voix plus, mais toute aussi audible, répétant le code entre elle et son frère.

"Vient il est temps, le bois s’endort, l’heure est venue d’arracher les ailes de la fée et de rompre le cuivre…"

Je le répétais telle une litanie, tandis que je dégainais mon autre lame, je ne désirais pas être agressif, mais les pièges m'avaient montré que j’avais eu tort de juger qu'il n'y avait nulle menace qui me guettait ici, et s'il devait s'avérer que d'autres m’attendaient et que je devais leur laisser l’initiative il n'était pas pour autant vrai que je ne serai pas prêt à les accueillir, et à leur faire partager le sort de celle qui fut leur prisonnière...Et si Kaileena elle même s'en prenait à moi...eh bien j'allais encore voir faire des efforts me retenir.

Quel poisse, car si combat il y avait j'escomptais bien en profiter pour m'amuser encore un peu.
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Message  Invité Sam 11 Jan 2014, 18:52

Cacher dans mon placard, je tendais mes oreilles pour savoir ce qu'allait faire l'étranger. Je n'entendais pas tout malheureusement, mon coin qui faisait office de cuisine était situé dans une petite pièce bien distinct, entouré de bons murs assez épais. En effet, mon moulin était massif, lorsque je l'eus trouvé, il était encore en bon état de base, il faisait encore plus vieux qu'aujourd'hui. Avec les années j'ai pu le retapé comme il faut, avec l'aide de mon p'tit Caramel. C'est notre forteresse à nous. Si j'avais été plus prévoyante à l'époque, j'aurais surement penser à construire une issue secrète quelque part. Hélas, il n'y avait qu'une seule et unique entrée. J'aurais pu m'enfuir en courant, il m'aurait fallu passer par le salon, puis l'entrée. Ça n'aurait pas été possible. Non, le mieux pour moi était d'attendre patiemment, que cette personne ne me trouve pas. En fait, je n’espérais pas que ce soit mon frère, cela voudrait dire que le donjon n'était pas un bon lieu d'accueil pour lui. Mais d'un autre côté, j'aurais été contente de le revoir, si je puis dire, bien vivant... Ça place n'est pas chez les humains, si c'était lui, je lui demanderai de partir loin, de s’isoler. Sans le suivre bien évidement, je suis trop bien ici, j'ai tout le confort qu'il me faut. 

L'inconnu cognait à la porte, il tentait de pénétrer l'endroit. La porte s'ouvrait, les meubles furent pousser, j'entendais un bruit strident qui m'indiquait que les pieds de la table grinçait sur le lourd plancher rustique de l'entrée. C'est bête, dans la panique je n'avais pas penser que les meubles allaient activés mon piège, car oui, si ils sont poussés tout au long de l'entrée, le fil de soie allait être toucher, donc l'arc déclencher. Une erreur de ma part, je manquais encore d'expérience peut-être dans ses moments d'urgence. Enfin, je suppose que le piège avait été activé, je puis y réfléchir plus longuement une fois dans ma cachette.


Les pas de l'inconnu ne parvenait pas a mes oreilles. Mes suppositions concernant le premier piège me laissait perplexe. Ou était-il ? J'hésitais à sortir du placard mon jeter un œil. Je ne pouvais pas, car s'il était encore la à tâtons, le troisième piège ferait un boucan considérable. Pour sortir j'étais obliger de le déclencher en faisant tomber la masse au sol. Ce n'étais pas une petite masse de rien du tout, non. Un genre de marteau de forgeron très lourd et massif. Fort heureusement le placard était à même de soutenir un tel poids. Je ne voulais pas sortir pour l'instant c'était trop risquer. J'avoue que j'avais vraiment la trouille, je n'avais pas le contrôle de la situation, dans mon propre moulin. Quel honte c'était pour moi. 

A un moment donné, je sursauta, en entendant un bruit fort. Un bruit familier même. Un bruit que je répétait chaque jours, matin, midi et soir. Le son sourd d'une décapitation. Mais que diable faisait-il ?

Une hypothèse vint en un éclair dans mon esprit. Comme ce son venait du salon, les deux premiers pièges ont étés inutiles. La religieuse s'est faites coupé un membre par la tiers personne. Ce quelqu'un était contre l'église d'après moi. Mais... C'était trop facile. J'étais trop méfiante, et... trop trouillarde pour m'en assurer tout de suite.



"Si quelqu'un se cache ici qu'il se montre, car si je dois le trouver ensuite il le regrettera..."

Ou bien était-ce un fou, un barbare, un être corrompu ou le fantôme de la forêt Risi. La voix m'était étrangère. Impossible qu'il soit mon frère, il ne parle pas comme ça. Même s'il avait trouver un moyen de trouver un corps de chair, il ne parlerait pas de cette façon, non. Je ne savais pas quoi faire, a part attendre qu'il me trouve, pour ainsi espérer qu'il se fasse écrabouiller. Et si ce n'est pas le cas je l’étripe avec mon couteau sans vergogne. 

"Vient il est temps, le bois s’endort, l’heure est venue d’arracher les ailes de la fée et de rompre le cuivre…"

Puis vint le code de mon frère, il parvint clairement à mes oreilles. Cet étranger était un envoyé de mon frère tout simplement. Je me demandais ce qu'il allait me raconter, peut-être un messager pour avoir des nouvelles de Caramel. Il devait être en vie au donjon en ce moment même. Peu de chance que ce type me fasse du mal, il me fallait être tout de même vigilante. J'avais encore la boule au ventre, c'était bien rare que je m'adresse à quelqu'un de l'extérieur.


Je voulu sortir de ma cachette, alors j'ouvris à demi les portes du placard pour laisser tomber le piège qui s'enfonça presque dans le sol, faisant vibrer tout le périmètre dans un grand vacarme.
J’éteignis tout d'abord le feu de cheminé qui menaçait mon lapin de cramé. Ça sentais très bon, mais ce n'était pas le moment de cuisiner. J'avais un inviter surprise. Je cherchais partout dans ma cuisine de quoi me vêtir. Aucun vêtement dans la cuisine... J'étais obliger de passer au salon malheureusement pour moi. Je m'avança à la porte de la cuisine, et pencha la tête pour voir l'étranger. Il me regardait en face de là ou il se tenait.


Je mis mes bras contre ma poitrine pour cacher mon intimité, et courut rapidement vers une chaise, dans un coin du salon, à l'opposé de lui. Il y avait quelques vêtement dessus. J'en pris quelques uns et repartis dans la cuisine afin de me vêtir, un gilet de fourrure sur moi. Je repenchais la tête à travers le salon, cette fois il me regardait. Il était vraiment costaud... Mais autre chose m'interpela encore plus. Toute la pièce était complétement souillé du sang de cette religieuse, il y en avait partout, ça me rendais folle.


"Qui êtes vous ?! Qu'est ce que vous venez chez moi ?!"

Je restais à distance dans ma cuisine, attendant une réponse de sa part, continuais de le regarder d'un air suspicieux et un couteau dans la main droite pour me sentir plus en sécurité. Tout ses tas de chairs ensanglantés... Quel cruauté de faire une telle chose, moi même je ne ferais pas ça a un être humain. Enfin, ça n'en était pas vraiment un finalement... En tout cas je n'aurais pas eu le courage de faire un tel acte. Ça me rendait toute pâle autant de sang. Qui était ce type ? J’espérais juste ne pas être tomber dans un piège. Même notre code pouvait avoir un faille. Le doute me rendais nerveuse et agressive, je n'aimais pas ça du tout.

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Message  Engar Dim 12 Jan 2014, 23:16

Le bruit sourd qui raisonna peu après mes propos trahit la présence d'une personne, je me retournais alors en un véritable velvote face. Dans une pièce annexe, je pouvais voir un marteau qui venait de tomber au sol, sa lourde s'enfonçant légèrement dans la surface . Un autre piège qui devait m'être destiné sans doute, mais que l'auteur avait activé, sans le subir visiblement, en se manifestant... L’instant d'après je la vis, tout du moins l'entraperçus, car je me rendis rapidement compte de sa semi-nudité. Elle était bien vêtu d'un bas, mais n’arborait nul haut et de fait si ce n'était ses bras rien ne ouvrait sa poitrine...

Constatant qu'elle n'avais visiblement pas d'arme, ses deux mains étant utilisées pour dissimuler son intimité, je consentis à détourner le regard, en partie du moins... Sans pour autant me rincer l’œil je conservais une certaine attention au cas où elle posséderait une arme de jet sur elle et qu'elle aurait la mauvaise idée de s'en servir. Heureusement ce ne fut pas le cas. Elle se contenta de s'avancer à travers la pièce, et récupérer une vêtement de fourrure dont elle se couvrit avant de revenir vers son point de départ. A aucun moment elle ne s'approcha de moi plus qu'il n'était nécessaire... Et pourtant j'en étais certains il s'agissait bien de Kaileena. elle correspondait en tout point à la description que m’en avait fait son frère. Mais malgré mes dires, le code que j’avais prononcé elle se défiait de moi et pas seulement de par sa semi nudité qu'elle finit par effacer me permettant de la fixer dans les yeux, sans pour autant perdre de vue  la couteau qu'elle avait en main. Une bien piètre arme en comparaison avec mes épée,s surtout qu'elle se tenait comme une débutante, mais sous estimer quelqu'un n'était pas une erreur qu'on pouvait se permettre de faire, et l'ignorer encore moins...

Elle m'adresse ensuite la parole, bien entendu, mais ses questions me surprirent..Enfin la seconde du  moins. La première était prévisible, elle ne me connaissait pas. quant à la seconde...Eh bien il n'y avait qu'une seule possibilité, j’avais tué la religieuse et je venais de lui donner le code qu'elle avait établie avec son frère qu'est ce que je pouvais lui vouloir d'autre que quelque chose en lien avec lui ? Si j’avais voulu lui faire du mal je m'y serai pris tout autrement... Enfin j’avais prévu cela, ça ne serait pas simple et il allait falloir me montrer persuasif, même si ce n'était pas ce en quoi j'excellais...ainsi abaissant mes lames au sol pour éviter d'avoir une attitude agressive je pris la parole d'une voix ferme, mais nullement agressive, mais asez forte pour couvrir le bruit du moulin.

"Je me nome Engar, je viens du donjon Kanabo ou ton frère a pris refuge Kaileena. Je suis un ancien chasseur de démons et disons que maintenant je suis chasseur de prêtres. Mon frère m'a parlé de la situation du village lors de son départ. Or si l’Église découvre que vous avez un monstre pour frère vous alliez avoir de sérieux ennuis.  Le clergé va accroître son influence et vous ferez sans doute partie de personnes en tête de liste pour le bûcher. Sans même compter le fait qu'au vu de votre prisonnière vous êtes déjà rentrée en conflit avec elle. Tentative courageuse, mas sur le long terme, même si tout le village voisin se révoltait contre elle l’Église vous écraserait, et … en serait ravagé. C'est pour cela que j'ai proposé à votre frère, de vous retrouver et de vous ramener à lui."


Plus je parlais, plus ma voix était tendre tant pour la mettre en confiance que par me souvenir de ce golem de cuivre insouciant me mettait du baume au cœur. j'étais ravi de pouvoir venir en aide à n individu tel que lui, et qui, le connaissant me le rendrait... Au moins étais je certains de ne pas être conspué,enfin à condition bien sûr que sa sœur atteigne la tour saine et sauve. Pour cela il fallait déjà qu'elle accepte de me suivre et pour cette raison je continuais à parler.

"Lorsqu'il est arrivait au donjon ton frère a eu quelques ennuis avec des créatures qui l’ont pris pour un aventurier en armure... Mais je l'aidé à se débarrasser de ses soucis et maintenant il est pleinement intégré. il a un logis , un travail qui lui plaît...mais ce qui lui manque c'est toi. Je m'en suis bien rendu compte quand il m'a parlé de toi, même s'il t'as laissé en arrière pour te protéger, ne pas te forcer à vivre parmi les monstres, tu lui manques, et rien au monde ne lui ferait plus plaisir que de te retrouver."


Tout cela je le pensais sincèrement ,je n'exagérais ni ne minimisais rien pour être plus éloquents. La vérité, la seule vérité était ce que j'exprimais. A quoi bon bon embellir si c'était pour la décevoir ensuite ?  Il fallait qu'elle sache ce qui l'attendait une fois arrivée au donjon... Ainsi que ce qui allait l'attendre sur le chemin.

"Pour me déplacer au plus vite, et éviter qu'au retour nous soyons confrontés à l’Église, j'ai emprunté un passage plus rapide via les plans infernaux, nous emprunterons le même au retour. Ne t'en fias pas, je connais le chemin et comme je te l'ai dit l'élimination de démon c'est ma spécialité."

Cependant je n'étais pas non plu un bon samaritain. je pouvais être compréhensif, mais pas naïf, ni trop conciliant. D’ailleurs c'était en partie pour cela que j'avais décapité la religieuse. D'ailleurs mon regard se posa brièvement sur le cadavre et les éclaboussures de sang qui l'environnait, alors que d’une voix plus sévère je dis.

"Ah, et désolé pour ta prisonnière, mais vu ce que tu lui avais fait elle allait crever de tout façon..E comme cela tu n'as pas vraiment le choix. Avec ce joli cadavre et les inévitables traces qu'il va laisser, que je ne te laisserai pas dissimuler, tu ne vas pas pouvoir cacher ton méfait bien longtemps surtout au vu de personnes qui doivent utiliser de temps à autre ce moulin où tu vis. L’Église va bien se rendre compte qu'un individu lui manque, peut être même d'ailleurs n'est ce pas le premier qui disparaît en partie par ta faute,et de fait ils vont bientôt te chasser, et pas seulement ici; Si tu tu restes ils t’attraperont, si tu pars seuls ils t'attraperons et si nous partons tout les deux par un chemin d'ordinaire nous serons pris. Alors... Acceptes tu  de me suivre jusqu'en enfer ?"


Je savais lui forcer la main, mais ce ne m'empêcha pas de lâcher un faible rire en usant au sens littéral cette vieille figure à l’origine métaphorique, usé par ces généraux pour galvaniser leurs troupe,s et quelles troupe que la mienne en la personne d'une donzelle qui ne m'accordait sans doute qu'une piètre confiance. Néanmoins je me permis de m'avancer un peu vers elle, rengainant néanmoins une de mes lames pour compenser la méfiance que mon approche devait susciter en elle.

"Néanmoins on a encore un peu de temps, et on va avoir besoin de vivres. tu en a assez pour deux personnes durant trois jours ici ? Si ce n'est pas le cas pourrais tu te rende au village et acheter de quoi nous ravitailler ?  l’Église ne devrait pas s’inquiéter pour sa disparue avant demain, si tu es d'accord pour me suivre nous partirons avant. Par contre je ne pourrai pas t'accompagner au village, mon visage y est déjà connu et je ne peux pas prendre le risque qu'on réagisse en conséquence... De fait dit moi ce que tu veux emporter j'essayerai de tout préparer pour le départ."

Je n’avais pas amené d'argent sur moi et de fait je ne pouvais pas payer ma père, ce qui suscita en moins un sourire un peu mal à l'aise alors que j’ajoutais, quelque peu quémandeur.

"Je ne peux pas te donner de quoi payer ma part, mais ne t'en fais pas je te rembourserai une fois arrivée au donjon."
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Message  Invité Dim 16 Mar 2014, 11:32

Engar, un ancien chasseur de démon... J'avais déjà entendu ce nom quelque part. Je n'arrivais pas à me souvenir dans quel coin de ma tête ce nom provenait. Il me dit ensuite qu'il était chasseur de prêtre. Prêtre, démon, c'était guère différent pour moi qui ne sortait jamais de mon trous. Heureusement qu'au village on avait tout de même une petite bibliothèque pour s'ouvrir au monde. Hélas, depuis peu celle-ci a été prise de contrôle par le clergé. C'est pour cette raison qu'il a décapité la religieuse dans MON moulin. Je me retint de lui balancer quelques menaces pour lui montrer qui est le patron ici, car lui et moi étions du même camp finalement. Dans mon esprit je me disais "Enfin quelqu'un qui a du cran dans ce village, qui plus est, lance une offensive contre l'église sans se retenir".


Alors j'ai pensé qu'il était la pour m'aider à me débarrasser des satané religieux. Il m'apprit qu'Enji était bien vivant et avait trouver une place au donjon 'Kanabo' je crois. J'étais profondément heureuse de l'apprendre, et ne pu m’empêcher d'afficher sur mon visage un sourire radieux. La principal raison de la présence de ce messager ici était de me ramener jusqu'à mon frère sous prétexte que je n'étais pas en sécurité à Olfand. Et bien il avait pas tord, d'ailleurs j'hésitais à partir depuis quelques semaines. Je repris vite un visage plus crispé à l'idée d'aller dans ce donjon. Je n'ai jamais pensé partir à ce donjon de monstres ! Je me demandais si je pouvais faire confiance à cet homme qui a aider Enji dans des situations dangereuse malgré lui, ce n'est pas la première ni la dernière fois que ça lui arrive. Mon instinct me disait de m'en méfier. Visiblement, il n'avait nullement la carrure d'un croyant. Bien que cet homme aurait pu être payer par ses maudits pour me faire partir. L'essentiel que je n'avais pas le droit d'oublier, était qu'Engar a dit le mot de passe que Caramel et moi avions fait ensemble comme moyen de reconnaissance. Si ce chasseur de prêtre n'avais pas dit ce code, je ne l'aurais pas laisser m'approcher sans qu'il est son cœur dans ma cheminée. Et puis comme il disait, je n'avais en quelques sortes plus trop le choix. Je devais partir assez vite, le temps de planquer les preuves de la décapitation du corps me prendrais un temps fou. J'étais prise au piège, et j'avais le sentiment que ça l'amusait. De tels imprévus me faisaient horreur, et généralement me faisait sortir de mes gonds.


Pour me déchaîner sur quelque chose, je shoota au pied dans la tête ensanglanté au sol, elle vola à travers la pièce jusqu'au niveau de la cheminée. Je me mis dos à Engar puis laissa ma solitude me prendre en étaux. Certes, ce donjon me faisait peur, mais Enji me manquais terriblement. J'étais très partager... La peur me faisait hésiter. Des créatures j'en n'ai déjà vu. Bien que là, c'est juste la concentration de monstres la plus élevé au monde. Je me retourna brusquement. Une idée de substitution me vint à l'esprit, comme une illumination. Je n'avais qu'à déménager près du donjon, non pas à l'intérieur ! Ce détail avait pu renversé la balance, je pensais que c'était le mieux à faire. Pourquoi n'y avais-je pas penser ? Au fond je crois que j'avais peur de partir toute seule. Et cet homme allait m'aider. Aller dans un milieu si effrayant avec lui, qui connaissait le lieu, était finalement une chance pour moi. 


Je ne lui montra pas mon envie de partir malgré tout. Si je lui montrais ne serait-ce qu'un signe faiblesse, il aurait voulu faire ce qu'il veux de moi. Je resta courtoise et polie... à ma façon. Il a fait tout ce chemin pour moi tout de même...


Je comptais déjà partir. Maintenant que tu es la, on devrait y aller ensemble sinon Enji sera contrarier après moi que je n'accepte pas de t'accompagner.


Je pris au sol le reste du corps dans mes mains, en lui montrant.


C'est vraiment pas malin d'avoir fait ça. Si tu n'étais pas envoyer par mon frère, crois moi ça ne se passerai pas comme ça !


Puis je mis le corps et la tête a brûlé dans le cheminée.


Nous avons tout ce qu'il faut chez moi, nous pouvons partir maintenant, je reviens ne descend pas !


Je descendis à la cave pour tout préparer soigneusement. Tout d'abord je m'habilla pour voyager: 
- Bottes en cuirs
- Pantalon avec triples épaisseurs d'étoffes
- Un gilet de fourrure léger pour voyager confortablement, doté d'une capuche. La manche droite est déchiré pour une raison qui m'échappe...


Les bijoux, l'or, l'argent, les pierres précieuses dans un sac. Le plus cher est caché sous mes vêtements comme d'habitude. "Maquillage" oblige, car je sors loin ! 


Pour la nourriture, en réserve d'urgence je n'avais que de la viande de tortue séchée en quantité. Bien que je préfère la viande fraîche, pour de la viande séchée c'est vraiment bon ! Engar allait devoir s'en contenter, car je n'avait pas l'intention de faire mes courses au village pour lui.
Au total cela faisait un gros sac de viande séché, un autre gros sac plein de richesses de valeur, un sac pour mes vêtements, et un dernier plus petit pour du matériel pour cuisiner, de quoi dormir, avec même quelques armes. J'avais juste la force de prendre les deux plus petits sacs sur mon dos malheureusement. Les deux gros sacs je dut les tirer avec peine dans les escaliers. Prévoyant qu'Engar dise que tout cela allait nous ralentir, je lui dis:


Si tu ne veux pas qu'on emporte tout ça et bien il faudra que tu parte sans moi !


Au fond je ne pensais pas vraiment ce que je disais. J'avais absolument besoin de lui pour ce voyage. J’espérais que mon ton amer lance un signal dans son esprit du type "aide moi à porter ses sacs". Lui demander un service alors que nous venons à peine de nous rencontrer aurait été faible de ma part. 
Alors je pris les deux sacs que j'avais sur le dos à bout de bras pour lui montrer que c'était léger... J'ai tenu pendant... quatre secondes ? 


Je suis prête !


Avant de passer la porte je n'oublia pas d'emporter le bon lapin bien cuit encore fraîchement récupérer ! 

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Message  Engar Mer 19 Mar 2014, 22:28

Elle comptait déjà partir hein ? Pour tant elle avait fait preuve d'une sacrée défiance à mon égard quand je lui avait parlé de quitter ce lieu et argumenté sur le pourquoi. Enfin, ce genre de détail n'avait guère d'importance, ce qui comptait, c'était qu'elle acceptait de me suivre et accomplisse ainsi la volonté de son frère. Certes les serments n'étaient pas des choses qui m'importaient en soit, mais je n’avais aucune raison de ne pas tenir celui ci alors je comptais bien l'accomplir quel qu'en soit le prix...Et le fait que Kaileena se montre finalement coopérante allait grandement allégé ce dernier. Pour autant ce changement d'attitude ne l'empêcha pas de m'invectiver pour ce que j'avais fait au prisonnier, ce qui ne m’amena qu'à effectuer un haussement d'épaule un peu dédaigneux, avant de lui répondre d’une voix quelque peu amusée.

"Oui mais je suis envoyé par ton frère, alors Cela n'a guère d’importance...qui plus est si je ne l'avais pas fait tu serais sans doute resté dans ta cachette et nous arions perdu un temps précieux... De toute façon vu l'état dans lequel tu avais mise cette malheureuse elle n'aurai pas survécu longtemps et c'était plutôt miséricorde que d'abréger ses souffrances, plutôt que de la laisser agoniser ici !"


Elle eut par ailleurs le bon réflexe de mettre le corps dans la cheminée. Même si la plupart des gens établirait un lien avec la disparition de la religieuse, cela prendrait tout de même un peu plus de temps pour qu'elle soit reconnue, une fois sa chair carbonisée... Car oui malheureusement les flammes n'étaient pas assez puissante pour réduire son cadavre en cendre et il allait forcément rester d'elle sa carcasse. Une carcasse hideuse et encore plus puante, mais un carcasse tout de même. D'ailleurs j'aurai pu l'aider à accompli cette besogne, mais elle semblait tellement tenir à ce corps que je n'allais pas prendre le risque d'y toucher à nouveau ! Quoi qu'il en soit elle partit se préparer suite à cela, et je ne perdis guère de temps en l'attendant oisivement. Au lieu de cela j'usais du sang restant au sol de la religieuse, abondant, pour commencer à tracer les sortilèges qui ouvriraient un passage vers les plans infernaux à travers lesquels nous allions voyager.

Ces signes complexes demandaient seulement une petite demi heure pour être tracés quand on en avait une connaissance précise. Ce qui prenait du temps dans l’ouverture des portails d'ordinaire c'était leur stabilisation, le fait de créer un canal permanent entre ce monde et un autre, mais établir juste un pont éphémère durant une poignée de minutes ne demandait que peu d'effort... Mais au terme des minutes qui me furent nécessaire pour le tracé de ces signe Kaileena n'était toujours pas revenu, et il en fut une poignée de plus pour qu'elle remonte de sa cave... Non sans que je manque de m'étrangler en voyant ses nombreux bagages. Qu'elle emmène de quoi subsister durant un voyage était normal, quelques souvenirs je pouvais comprendre, mais elle avait dû là emmener tout ses effets... Mais le ton péremptoire sur lequel elle s'adressa à moi me fit comprendre que je n'avais guère le choix. J’avais après tout déjà accompli un exploit en la convainquant de me suivre... Ainsi après un léger soupir je m’approchais et m'emparais des deux plus gros sacs avec un grognement, les calant sur mon épaule. Ces sacs étaient si lourd qu'il aurait été impossible pour un homme constitué de porter les deux tout en marchant normalement ! Heureusement pour moi je n'étais pas tout à fait d'une constitution ordinaire, ainsi je parvins sans peine à porter les sacs, bien que ces derniers étaient encombrant par leur volume.

Mais le temps que je m’exécute et elle s'était déjà dirigé vers la porte du moulin, ce à quoi je réagis par un vif raclement de gorge afin d'attirer son attention.

"Tu comptes vraiment battre la campagne pendant des mois alors que tu vas être pourchassée par l’église tu es soit très courageuse, soit folle, voir les deux... C'est cette porte que nous empruntons."


D'un léger mouvement de pied j'achevais la dernière glyphe démoniaque et un portail à l'éclat rougeoyant s'ouvrit... Elle pourrait également me traiter de fou que de vouloir emprunter les plans infernaux comme passage, mais j'estimais bon de préciser.

"C'est par là que je suis venu...Et ainsi je n'ai mis que trois jours à rejoindre votre localisation. Avec toutes vos affaires cela devrait nous en demander quatre. A l'inverse cela nous demanderait quatre mois pour rejoindre le donjon. Qui plus est j'ai plus l'habitude de transiger avec les infernaux que le clergé. Deux conseils, ne regardez pas le soleil, ni la lune, et ne vous laissez pas distraire par quelques sons que ce soit..."

Je lui adressais alors un sourire énigmatique...Et tout comme elle m'avait forcé la main pour prendre ces sacs je la forçais à me suivre, en empruntant le portail, avec plus de la moitié de ses effets. Or vu comment elle y tenait elle n'hésiterait pas une seconde entre me tenir tête et les récupérer.
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Message  Invité Sam 26 Juil 2014, 21:15

J'entrouvris la porte, faisant signe à Engar de partir; mais ce dernier n'avait pas l'intention de bouger. Il avait inscrit au sol un étrange marquage avec le sang de la croyante. Il est vrais que partir à pied en traversant la campagne devait être un périple long et fastidieux. Je suis courageuse, autant que je peux l'être. Me prénommé en tant que quelqu'un atteinte de folie fut déplacer de ça part. Il sembla m'avoir parler d'un portail afin de parcourir plus vite l'espace et le temps pour venir jusqu'ici. Utiliser un tel procédé, qui me paraissait si incertain, était fou en soit. 


D'un geste de son pied, une porte rouge sang apparut devant lui. Je n'avais aucune envie d'aller dans un tel monde qui m'était totalement inconnu, sauf peut-être les deux détails trèèèès rassurant qu'Engar m'eut souffler. 'Ne pas regarder le soleil, ni la lune et ne pas se laisser distraire par quelques sons que ce soit'. Ma gorge se nouait à l'idée de le suivre.


Je connaissais bien les religieux, je savais comment les piéger. Qu'il me pourchasse s'il en avait le culot ! Ces gens là ne me faisait pas peur. De plus, j'aurais voulu parcourir à mon tour le périple de mon frère, par la même route jusqu'au donjon. Le problème, c'est que mon compagnon de route avait l'air bien presser, le convaincre aurait été difficile. Néanmoins, je mis employa dans l'espoir qu'il m'écoute. Je pris une bonne inspiration et lui parla d'une voix forte  


"Je peux voler pour chacun de nous une monture. La route nous prendra deux ou trois semaines sans doutes, et elle sera sûre."


Il se contenta de me faire un sourire assez bizarre et.. inattendu, puis il traversa lentement le portail avec mes biens les plus précieux.

"Nooon arrête !!"


J'accouru vers la porte rougeâtre, puis m'arrêta devant celle-ci, comme bloquer. Ce type m'avait bien eut... A ce moment là je me suis dis qu'il allait me le payer cher d'avoir faire ça. Je n'avais plus d'autre choix que de parcourir la porte. J'appréhendais cette traverser, mais je craignais d'autant plus de perdre toute ma fortune !


Pour m'encourager, je pris de l'élan et bondit sans retenu à travers le portail qui commençait à se refermer. Pendant quelques secondes j'eut des sensations étranges dans tout mon corps, c'était vraiment désagréable... 


Après ce court instant de téléportation, je fus projeter sur Engar assez violemment vu que j'ai eu la mauvaise idée de prendre l'élan plus tôt. Il aurait pu me prévenir avant de m'abandonner comme ça ! 
Je me retrouva par terre, étourdis... et j'avais envie de vomir... Mais je me releva vite pour ne pas sembler trop ridicule. Evidemment, je n'allais pas m'excuser, il l'avait bien chercher ! Je lui dis même un geste grossier en lui criant:


"Ça c'est pour m'avoir laisser toute seule tout à l'heure !!"


Ma colère tomba subitement quand ma vision redevint net. Autour de moi, c'était un paysage surréaliste... La terre était craquelée et desséché, couverte d'une fine poussière rouge encore plus fine que du sable balayée par de léger vents chaud. Le ciel était gris comme de la cendre, et le soleil était affreusement aveuglant, pourtant... Il était noir, enfin, je n'étais même pas sur, j'avais peur de perdre la vue en le regardant trop longtemps. 
J'avoue avoir été effrayé d'un seul coup. Je mis simplement ma capuche et je me tourna dos à Engar. Ma dignité en dépendait.


"Ouaah... 'Trop de lumière ici.. ! Et ben dis donc, c'est très.. très original ici."


Il faisait très TRÈS chaud, surtout que Engar ne m'a rien dit de cet endroit, j'étais habillé pour la campagne, non pas pour ce désert horrible ! J'étais à peine arriver que j'étais toute couverte de sueur, il me fallait vite mon sac de vêtement pour me changer, mais j'attendais d'abord de me calmer pour lui demander.


Sans m'en rendre compte, je tomba un genou à terre. La pesanteur était différente du monde normal. On aurait dit que le sol m'aspirait, c'était affreux. Ça me fichais encore plus la trouille, néanmoins, je me releva vite.


"..Houla ! J'ai trébuché"


Je me tourna vers Engar, et lui fit un sourire crispé. Lui avait l'air en pleine forme par contre... Je me sentais si faible et ridicule... J'avais envie de crier, mais l'atmosphère pesante m'en empêchait. Est-ce que j'aurais le courage de surmonter tout ce tracas pendant plusieurs jours ?

Edit 1: Petites corrections et rajout de la couleur

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Message  Engar Jeu 31 Juil 2014, 12:07

Oh j'avais bien entendu les propos qu'elle eut avant que je ne franchisse le portail...Et je savais qu'en dépit de toute son assurance elle avait tort. Des chevaux nous permettrait certes d’accélérer un peu le trajet, mais nous perdrions aussi du temps à déjouer les traques des religieux, qui nous retrouveraient d'autant plus aisément avec des montures, mais surtout ces dernières ne pourraient pas nous aider pour tout le voyage... Car le plus long serait de rejoindre le continent depuis les terres du nord et alors soit nous traversions un territoire tellement hostile que je préférais cent fois les plans infernaux, soit il nous faudrait effectuer la traversée en bateau et là non seulement il faudrait croiser les doigt pour ne pas subir d'intempéries, mais en plus il ne serait pas dit que nous tombions sur un capitaine de confiance, ou que durant notre trajet nous ne soyons pas arraisonnés paru ne nef de l’Église. En vérité les pirates ne me faisaient pas peur en soit, amis l’Église.. Si jamais elle nous trouvait sur un navire c'était fini, nous n'aurions nul part où aller !

Ainsi j’avais mis en œuvre mon plan sans même répondre au sien , par trop absurde à mon goût, et qui trahissait un singulier manque d'expérience dans les voyages. Bon certes, ma méthode comportait aussi des défauts, mais je savais lesquels, et aussi comment y pallier ! Cependant alors que je revenais en ces terres presque familier et me retournait, le lourd sac de Kaileena sur les épaules, je commençais à m'inquiéter un peu. Le portail n'allait pas tenir indéfiniment et elle en mettait du temps. Serait elle moins attaché à ses effets et plus orgueilleuse que je ne le pensais ? Je commençais à le penser alors que le portail était parcouru des premiers signes d'instabilité qui indiquait sa fermeture proche... Mais finalement, à peine trois secondes avant sa fermeture j'eus la joie d'en voir une silhouette jaillir promptement, mais mon sourire s'effaça...

C'était TROP promptement !

Pris de court, je remerciais néanmoins mes réflexes guerriers qui, en dépit du poids que j'avais sur les épaules me firent pivoter. Ainsi je fus certes légèrement percuté par le projectile vivant que semblait être devenue Kaïleena, mais pas de plein fouet, et ainsi contrairement à elle je ne me retrouvais pas au sol...Car oui mes réflexes n'incorporait pas la réception du possible adversaire !  En tombant elle souleva un fin nuage de poussière rouge, heureusement sans conséquence et que je balayais négligemment du bras, en attendant patiemment qu'elle se relève. Cela devait être sa première téléportation sur les plans infernaux et de fait elle avoir quelques soucis, surtout en étant passé de telle sortes. Pertes d'équilibres, maux de tête, nausée, ça variait d'un individu à l'autre. Pour ma part, probablement grâce à mon démon, je n’avais rien eu de particulier mais j'en ai vu qui s'étaient mis à saigner du nez, et même un qui a perdu tout ses cheveux !

Enfin elle sembla récupérer étonnamment vite, à moins qu'elle s'efforce de passer outre ces effets secondaire, puisqu'elle se releva, et fit rapidement montre de toute l'impulsivité dont elle était capable, m'arrachant un léger rire. Je m'y étais attendu après le coup en traître que je lui avais adressé, mais le résultat était là. Maintenant elle n'avait plus le choix, soit c'était me suivre, soit c'était la mort et elle était assez maligne pour faire le bon choix. Pour autant je ne me mis pas en marche sur le champs, la laissant toute à ses invectives et à sa récupération, elle eut apparemment le bon réflexe de détailler les lieux, ce qui tranchait avec l'insouciance dont faisait preuve son frère !  Mais ce qu'elle vit ne lui plus guère visiblement, mais je ne pus vraiment en avoir confirmation d’un simple coup d’œil puisqu'elle dissimula ses traits avec sa capuche... mais en même temps ses mots voulaient tout dire et je me laissais aller à un grand éclat de rire.

"Tu auras rapidement d'autres raisons de me faire ce genre de geste je pense... et en effet, pour toi qui n'a été habituée qu'au terre du nord ça doit te paraître très étrange.. Bah au moins ça te permettra de ne pas être trop perturbé au donjon, car c'est du petit lait par rapports aux plans infernaux."

Mais mon rire redoubla lorsque je la vis mettre genoux à terre. Il était vrai qu'en ces plans on se sentait généralement plus lourd, mais en plus de mon accoutumance je disposais d'une force de loin supérieure à la sienne alors j'en ressentais à peine les effets. pour autant elle finit par être capable de se relever une fois encore, continuant à faire preuve de cette volonté... Ouais, elle devrait pouvoir tenir le coup en ces lieux ! Il était d'ailleurs grand temps de le vérifier en se mettant en route, m'orientant brièvement pour bien partir en direction du donjon.

"Bon en route... Ah et j'ai un autre conseil pour vous ! Évitez de trop vous éloigner, car j’irai pas vous chercher! Le problème avec ces lieux où l'espace est diffracté et que si on se décale d'un ou deux mètres ont peut aisément se retrouver au mauvais endroit ,avec des conséquences déplaisantes. Vous avez déjà essayer de vous téléporter dans un mur par exemple ? Non bien sûr, sinon vous seriez morte ! Allez en route."

Je ris alors doucement de ma touche d'humour noir avant de me mettre ne marche, une lame dégainé dans une main alors que l'autre soutenait une des lanières du sac contenant les affaires de ma compagne de voyage, à laquelle je soufflais faiblement.

"Et si je vous ai forcé la main c'est que moi je n'ai pas des semaines à perdre;..Sans même compter les problèmes divers qu'auraient entraînés un voyage normal et que vous ne semblez pas connaître ou avoir pris en compte. Ici au moins... Je suis certains de quelles sont les règles ! D'ailleurs, si quelque chose advient vous ne pourrez sans doute pas y faire grand chose alors à la moindre menace, au moindre bruit suspect et surtout à la moindre silhouette que vous verrez prévenez moi !"

Avec un peu de chance on aurait pas de problème, et normalement il ne serait pas une chose qu'elle percevrait sans que ce soit mon cas, mais savait on jamais. Les plans infernaux réservaient toujours de surprises aux voyageurs et leur survie ne dépendant souvent que de leur aptitude à réagir face à ces surprises.


Dernière édition par Engar le Dim 10 Aoû 2014, 02:06, édité 1 fois
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Message  Invité Ven 01 Aoû 2014, 22:03

Plus le volume des rires d'Engar se faisaient fort, plus j'avais envie de le tué. Je serrais les dents derrière ma capuche, en marmonnant quelques injures à son égard "enfoiré.. tu vas le regretter.." C'était difficile à admettre pour moi, mais le voir se téléporter dans un monde aussi hostile sans aucun mal être, était assez impressionnant. 
Je n'avais pas la force pour m'énerver plus que cela. Naturellement, mon corps concentra toute mon énergie dans mes muscles pour que je puisse essayer de marcher normalement. 
Je supportais largement mieux le froid que la chaleur. D'ailleurs au nord, je pouvais aisément me balader sans vêtements sans avoir un seul frisson dans le dos. Engar me disait que les 'plans infernaux', le nom de cet endroit je suppose, ce n'était rien comparer au donjon. Je me demandais s'il essayait de me faire peur pour que je craque... J'avais du mal a le croire sur l'instant. 
Il me conseilla de rester près de lui, à mes risques et péril... A ces mots, une larme coula sur ma joue, j'avais maintenant envie de pleurer. "J'arrive.." Ma force de caractère habituelle semblait s'être évaporer tout à coup et je regrettais amèrement de l'avoir suivit. Si c'était pire que cela dans ce fameux donjon, je ne pense pas que je tiendrais très longtemps. Même sa marque d'humour qui me ferait rire en temps normal ne me fit rien.


Je sortis de mon sac un drap noir que j'arracha en deux. Je me mis dos à lui pour retirer entièrement mes vêtements en vitesse. J'utilisa le premier bout de drap en guise de soutien gorge, puis le deuxième pour en faire une jupe courte. Ensuite, je remis mes habits de voyage "en lieu normal" dans mon petit sac. Je n'avais même pas vérifier s'il m'avait vu nue mais peu importe, ce n'était vraiment pas la première de mes préoccupations. Ces habits de fortune m'ont permis de mieux supporter la chaleur. Je m'approcha de lui la tête baisser, et je dégaina mon couteau à mon tour en prenant exemple sur mon compagnon de voyage. Je le suivais de très prêt, ayant un peu peur qu'il me laisse tomber. Marchant avec peine derrière lui, je posa ma main sur son épaule pour ne pas le perdre.


Après une heure de marche dans ce désert infernal, mon corps semblait apprivoisé l’apesanteur petit à petit, même si je n'avais plus de force... Je reniflais du nez pour une raison que j'ignorais. Engar m'eut expliqué que lui n'avait pas de temps à perdre à voyager des semaines et des semaines dans le monde normal, et qu'il avait une bonne connaissance des plans infernaux. Soit disant, qu'ils étaient moins dangereux que notre monde. Evidemment, cette remarque n'avait pas lieu de me rassurer. J'allais bien sur le suivre sans discuter: à la moindre chose suspecte je le préviendrai. "Oui, d'accord" Je tenais à la vie tout de même, je devais lui faire un minimum confiance. A ce propos, à mesure que le temps passait, je reprenais confiance en moi. La peur laissait place à la concentration, je devais rester forte et surtout rester en vie.

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Message  Engar Dim 10 Aoû 2014, 16:21

Même si le mal de téléportation semblait avoir disparue et que nous nous étions remis en route, ma partenaire de voyage paraissait un peu troublé. Entre ses marmonnements et ses rares sanglots il n'était pas difficile de deviner quel était son profond état d'amertume. Dans la plupart des circonstances je lui aurai alors mis une bonne paire de baffes pour lui remettre les idées en place, mais non seulement Caramel n'apprécierait guère ce traitement à l'égard de sa sœur, mais en plus je pouvais la comprendre. Certes je n'avais jamais vécu cela, et ça devait tout de même être une bonne perspective pour elle de pouvoir espérer retrouver son frère, mais ça pouvait être assez éprouvant pour les nerfs de voir un inconnu débarquer chez soi, tuer quelqu'un sous vos yeux et vous forcer à le suivre dans les plans infernaux qui comptaient parmi les plus dangereux qui soit. On avait beau être une tueuse de prêtre aguerrie et savoir que ce dit plan infernal était un des moins dangereux de tous, il y avait quand même de quoi mettre un petit coup de mou. De toute façon, elle pouvait faire ce qu'elle voulait tant qu'elle ne faisait pas assez de bruit pour risquer d'attirer quelques dangers.

Cependant à peine avions nous commencer qu'il fallu nous arrêter car elle s'avéra changer de vêtements...Et bien sûr elle ne me prévint guère. Heureusement le bruit du tissu déchiré ne m'échappa pas, et pu ainsi la voir commencer à se dénuder, mais assez tôt pour que cela ne soit pas embarrassant, tant pour elle que pour moi. Néanmoins je ne retenais pas quelques grommellements mécontent lâchant dune voix acerbe.

"Vous auriez quand même pu prévenir que vous aviez prévu de montrer votre poitrine aux yeux de tout les démons de passage, je suis sûr qu'ils apprécient le spectacle !"

Après tout pourquoi faisait elle cela ? Par coquetterie ? Ça ne ressemblait pas à ce que j'avais vu d'elle... Et finalement la réponse me vint après coup, quand je la sentis se rapprocher et que je me retournais. Alors, je vis sa nouvelle tenue, plus légère, et qui m'arracha un léger soupir quand je compris ses raisons. Forcément, j'avais oublié combien était important le contraste de température entre les terres du nord et les plans infernaux. Moi même après être resté trop longtemps dans un d’entre eux j'aurai subi un sérieux contre-coup Enfin l'important était que ce problème était résolu et qu'on pouvait continuer la marche.

D'ailleurs j'appris rapidement à apprécier ses prises d’initiative. Une fois sa crise de panique passée, cela se voyait que c'était une personne habituée à un minimum d'action et d'aventure. Tout d'abord ce réflexe de changer rapidement de tenue, puis ensuite celui de dégainer son arme en terrain hostile, aussi dérisoire soit cette dite arme. C'était une bonne chose, contrairement à ce que j'avais pu craindre dans un premier temps je n’allais pas simplement me traîner un boulet auquel je devrai éviter la moindre écorchure.

Puis les heures commencèrent à s'écouler, et nous progressâmes de plus en plus rapidement. Kaileena s'avérait finalement à même de s'adapter aux conditions un peu particulière de ce monde, ses bagages étant maintenant la seule chose qui me ralentissait. Elle s'avérait d'ailleurs également d’une très bonne condition physique pour réussir à continuer de marcher à un rythme soutenu après autant de temps et en des conditions si particulières. Moi même, avant les améliorations procurées par mon démon et Franken Fran j'aurai éprouvé quelques fatigues au terme de ce laps de temps...Et ça semblait finalement être son cas ! La peur avait peut être cédée place à la détermination, mais si cette dernière permettait de repousser ses limites elle n'effaçait pas pour autant la fatigue, et je préférais éviter de prendre trop de risques. Si nous devions rencontrer des problèmes il ne faudrait pas qu'elle s'effondre au sol d'épuisement ou se montre incapable de courir.

"On va s'arrêter là... Il faut qu'on se repose un peu, je vais..."

Mon regard se tourna alors vers la droite, lâchant un léger soupir alors que j'entendais un vacarme bien particulier et devinait des silhouettes entres quelques uns des rochers parcourant la plaine désertique, petit à petit le vent soufflait de plus en plus fort, soulevant davantage de poussière. Je reconnaissais l’œuvre des souffleux. Ces derniers étaient des sortes de diablotins présent dans les plans désertiques comme celui ci, dotées de griffes assez longues les empêchant de manier des armes et de canines. Pas très dangereux, même en nombre, il fallait cependant être prudent, car ils s'avéraient très fourbes. Lorsqu'il tombait sur un groupe ils essayaient de le disperser en les provocant par ces bruits et ces danses que je percevais, afin de mieux les piéger, et si cela ne marchait pas ils utilisaient la maigre maîtrise du vent qu'ils avaient pour soulever le sable ou la poussière et aveugler ainsi leurs proies afin de les assaillir avec un moindre danger.

"Changement de plan, j'allais te demander de préparer le repas tandis que j'allais faire de quoi nous protéger, mais les nuisibles sont là plus tôt que prévu ! On pourrait les éliminer maintenant, mais on risquerait de dévier de notre route alors... Prends ton couteau et suis moi. Ils devraient pas attaquer, mais on sait jamais, couvre moi pendant que je prépare de quoi dormir tranquille."

Dormir dans un plan infernal était toujours dangereux...néanmoins j'étais parvenu à le faire à l'aller grâce à mes connaissances . La démonologie s'appliquait aussi en ces lieux, les règles et les effets des signes étaient différents, mais je connaissais ceux qui nous seraient utiles. J'allais juste avoir besoin de temps pour tracer les différents signes. Le plus urgent, qui repousserait toutes entités infernales mineures qui voudraient en franchir les limites, puis le second qui effacerait notre présence aux yeux de la majorité des démons et enfin le dernier qui nous préserverai de possibles effets secondaire de la magie distordu de ces lieux qui pourrait nous affecter durant notre sommeil. Une fois ces précautions prises, les seuls véritables dangers étaient de se laisser encercler, de sortir du cercle ou bien de croiser un démon majeur. Mais non seulement les souffleux n'étaient pas des êtres très intelligents ou patients, de fait ils penseraient qu'on aurait réellement disparu, ensuite pour la question des démons majeurs, ils n'étaient guère souvent présents dans ce genre de plan, puisqu'ils pouvaient souvent voyager d'un endroit à l'autre comme ils le voulaient.

Pour autant j'escomptais tout de même instaurer des tours de gardes, mais seulement une fois les problèmes immédiats régler et pour cela j'allais avoir besoin de temps sans être dérangés ! A Kaileena de m'en acheter...
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