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Voyage au pays de la tire d'érable[PV Serenos Sombrechant]

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Message  Usolia & Cronix Mer 22 Oct 2014, 19:25

Usolia émit un puissant sifflement. Ces carcajous, courant vaillamment dans la neige sans jamais sembler faiblirent, tournèrent juste a temps pour éviter une impressionnante congère de neige, qui devait certainement cacher tronc d'arbre. Néanmoins, le moyen de transport hétéroclite frappa légèrement le banc de neige, et de glacial mais magnifiques petits flocons s’envolèrent autour d'eux, les couvrant d'une légère couche de neige poudreuse. Mais au bout de quelques jours de routes, ils avaient vue bien pire, et avait eu bien plus froid.

S'était une belle journée, malgré le froid, le soleil brillait haut dans le ciel, et semblait illuminer la forêt enneiger. Il s'agissait d'un spectacle magnifique, dans se territoire si sauvage, où peut de créature arrivaient à survivre. Les Wendigowak étaient parmi les rares espèces a réussir a vivre correctement ici. Et s'était justement vers le village natale d'Usolia et de Cronix qu'ils se rendaient.

Quelques jours auparavant, ils avaient prit le portail les conduisant directement a un donjon alliée du Donjon Kanabo, le Donjon Naviento. Ils durent par la suite traverser les pleines gelées et sans vie entourant le territoire des dragons, avant de traverser les immenses montagnes. Une fois les montagnes passer, par un chemin connu par quelques personnes uniquement, ils durent faire encore quelques jours de route avant d'arriver enfin en territoire Wendigowak, dans leur impressionnante forêt.

Une dernière journée, voila ce que Usolia avait promis a Serenos. Cette nuit, ils dormiraient enfin au chaud. Le médecin étaient soigneusement installer dans le traîneau de la femelle, tirer par 3 carcajous dresser par cette dernière. Cronix lui était environ 2 ou 3 kilomètres devant eux, sur le dos de son Wapiti, et s'assurait que les chemins qu'ils allaient emprunter étaient sûre et praticable pour le traîneau. Ils ne s'arrêtaient pas souvent, que pour dormir et faire boire les bêtes, en fait. La nuit, ils dormaient blotti tous les trois dans des igloo temporaires. Cela peut paraître un peu gênant, mais quand le froid ronge votre corps, vous blottir contre d'autre corps que le votre n'est plus vraiment une option.

Il avait accepter d'accompagner Usolia et Cronix sur leur terre natale pour les aider a trouver des indices concernant le mal qui avait rendu Usolia stérile, et ainsi peut-être trouver un moyen de la guérir pour qu'elle puisse donner naissance a son tour à un enfant. S'était plutôt courageux de sa part. C'est du moins ce que pensait Usolia en guidant son traîneau d'une main experte, alors qu'elle reconnaissait le décors les entourant. Elle donna soudainement un ordre d'une voix forte, dans une langue inconnu a Serenos - elle lui avait dit qu'il s'agissait d'un ancien dialecte Wendigowak -. Aussitôt, ces animaux ralentirent leur course. Ils tournèrent une dernière fois, et ils purent enfin voir Cronix, qui était descendu du dos de sa monture, les attendant visiblement. Il fumait une clope - rouler à la main avec du véritable tabac Wendigowak, je vous prie! -. Il s'agissait d'une grande clairière, couverte de neige. Le traîneau s'arrêta a la hauteur du wapiti, et Usolia débarqua de son traîneau, regardant autour d'elle avec une certaine fierté. Elle aida par la suite Serenos a se remettre debout, ces pieds s’enfonçant dans 15 centimètres de neiges, au moins. Elle tapota un peu le manteau de celui-ci, retirant la neige dessus.


- " Bienvenue chez nous. "

Mettant son bras autour de ces épaules, elle le rapprocha brusquement d'elle, lui montrant d'un geste du museau une direction.

- " Tu les vois? "

Demanda-t-elle, amuser. Si on prêtait une grande attention, en  effet, on pouvait discerner des silhouette, cacher derrière les arbres et la neiges, qui les observaient... Ils étaient un peu au sud du village, juste à la limite. Les voila enfin arriver à destination.

[Je te laisse parler de tout le début. Je ferai arriver les Wendigowak dans mon prochain poste, pour que tu saches a qui tu as affaire! *Nee voulait pas trop ecrire non plus*]
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Message  Serenos Sombrechant Mer 22 Oct 2014, 21:13

Le temps était une mesure très relative à la personne, parce que selon l’activité ou l’endroit, le temps pouvait s’écouler très lentement ou, au contraire, très rapidement, et pour Serenos, l’excitation de partir à l’aventure avait suffi à faire passer les derniers jours à une vitesse éclair. Il y avait tant de chose qu’il voulait emporter avec lui, mais un bagage de voyage se devait de contenir le strict nécessaire, et encore, il fallait pouvoir s’en départir très vite. Il s’était finalement résolu à n’emporter que des sous-vêtements de rechange, son grand livre de remèdes, son grimoire de sortilèges et sa toute nouvelle épée, de laquelle il tirait une fierté presque paternelle.

Une véritable merveille qu’était son manteau. Malgré sa légèreté, il procurait assez de chaleur pour lui éviter la gangrène et l’hypothermie. Il se demandait encore d’où pouvait bien provenir ce vêtement, et de quel animal, mais il ne trouvait aucune réponse dans les livres. Peut-être une créature mythique? Ou un animal indigène à son pays natal? Il donnerait cher pour savoir, comme Usolia et Cronix, d’où il venait, et qui il était, mais il n’était pas nécessairement pressé d’en savoir plus; peut-être qu’il y avait une raison pour laquelle il ne se souvenait de rien, et que celui qu’il avait été avait un plan pour lui, et que tout lui reviendrait au moment voulu. Pour le moment, il préférait se concentrer sur les raisons qui pouvaient bien avoir causé la maladie d’Usolia et sa perte de fertilité, et donc, pendant qu’elle dirigeait un traineau tiré par des carcajous dans cette poudreuse, il tentait, entre les bosses et les changements de direction, de lire quelques lignes au sujet des afflictions magiques visant exclusivement les femmes. Il doutait qu’un sortilège soit en cause de la maladie, car Usolia n’aurait pu en réchapper, mais juste au cas où elle ait été victime d’un effet secondaire d’un sort qui aurait dû lui être bénéfique au départ. Beaucoup de choses normalement impossibles se produisaient en ce monde pendant des occasions exceptionnelles, singulières, que ce soit pour le bien ou le mal, et donc, il ne pouvait écarter aucune possibilité s’il voulait une chance de trouver quelque chose.

Usolia se montrait très concernée par son confort, et au cours du voyage, elle s’assurait régulièrement qu’il ne soit pas mort de froid, une chose qu’il appréciait honnêtement. Avec son manteau, il pouvait également compter sur une couverture pour se garder au chaud. Le pire, dans ces températures hivernales, c’était les trois tempêtes de neiges nocturnes qu’ils essuyèrent, forçant les trois voyageurs à s'arrêter prématurément pour se fabriquer un igloo dans la neige. Passant la plupart de la journée à dormir ou à lire, Serenos ne manquait pas d’entrain lorsqu’il devait enfin participer à quelque chose, aussi pelleter la neige pour former leur futur abri était un plaisir auquel il s’adonnait avec beaucoup d’énergie et de plaisir, malgré le froid. Cronix et Usolia était naturellement très doués pour la survie, aussi Serenos leur faisait parfaitement confiance pour assurer la solidité de leur abri pour la nuit. Serenos et la fratrie dormaient ensemble dans l’igloo. Au début, entêté comme il était et jaloux de son intimité, Serenos refusait de dormir avec les deux Wendigowak, se négociant un petit coin de l’igloo pour la nuit, mais très rapidement pris de tremblements violents en raison du froid, et manquant de chaleur qu’il ne parvenait pas à générer tout seul, il finissait toujours par se blottir contre Cronix au cours de la nuit. Finalement, il en vint à dormir entre leurs deux corps chauds et réconfortants, se rendant à l’évidence que son entêtement était parfaitement inutile et surtout ridicule.

C’était leur dernier jour de voyage. En toute honnêteté, Serenos pourrait passer sa vie à voyager, parce qu’il aimait les changements de décor, les paysages différents, s’incruster dans les habitats appartenant à d’autres créatures, pour partager leur expérience ne serait-ce qu’une journée. Il ressentait un certain pincement à voir cette excitation lui échapper pour laisser place au paisible sentiment d’un fin de voyage. Oh, il ne regrettait pas d’être arrivé, seulement que le voyage n’a pas été aussi long qu’il l’aurait peut-être secrètement souhaité.

Avec l’aide d’Usolia, il se tira du traineau, avant de s’enfoncer jusqu’aux tibias dans la neige. À la tête d’Usolia, il pouvait en déduire qu’elle se moquait secrètement de lui, mais il n’en fit pas un cas. Elle l’attira alors contre elle, et au même moment, il étendit sa perception de son environnement dans les environs, interprétant son geste comme un avertissement d’un danger, mais elle le rassura en lui signalant qu’il y avait des gens qui les observaient, des Wendigowaks. Serenos jeta un coup d’œil vers les Wendigowaks et détacha son arme à sa hanche, la laissant tomber dans la neige, avant de la repousser sur le traineau d’un coup du pied. En tant qu’étranger, il ne pouvait pas se permettre de trimbaler son arme sur sa personne en entrant dans un village, et encore moins en raison de son apparence humaine. Il avait pris la peine d’en apprendre un peu plus sur les Wendigowaks avant d’entreprendre le voyage, histoire de ne pas se pointer là et de se montrer impoli.  Il regarda plutôt Usolia, inquiet.

« Rassure-moi, c’est vous qu’ils regardent avec autant d’enthousiasme… pas moi... »

Bien qu’il fut naturellement confortable avec toutes les espèces qu’il put bien rencontrer, il ne se sentait pas très à l’aise à l’idée de devenir un jouet pour la communauté, surtout qu’il avait eu quelques expériences assez désagréables dans la pouponnière des humanoïdes félin en devenant le principal griffoire de tous les bébés. Même les nouveaux-nés avaient assez d’énergie pour suivre leurs frères et sœurs. Du coup, si les Wendigowaks étaient aussi festifs que les livres le racontaient, il ne donnait pas bien cher de sa peau. Instinctivement, il braqua son dos contre Usolia en observant les inconnus avec autant d’attentions qu’ils l’observaient eux-même.
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Message  Usolia & Cronix Jeu 23 Oct 2014, 10:48

Bien malgré elle, Usolia ne pu s'empêcher de rire un peu face aux craintes de Serenos, qui en soit n'étaient pas injustifiées. Elle lui tapota l’épaule, lui souriant, arrêtant de regarder la forêt pour porter son attention au médecin.

- " Je t'ai promis que tu n'aurais pas de problème tant que tu ferais ce que je t'ai dit, non? Alors ai confiance. "

Usolia tenait toujours parole, et tout particulièrement avec ces amis. Ceux qui étaient à ses yeux des amis pouvaient toujours compter sur elle. Pas vraiment inquiet pour sa part, Cronix fit quelques pas dans la neige.

- " Hééééé! Vous aller nous laisser nous geler l'cul encore longtemps? "

Aucune colère dans sa voix, une sorte d'amusement. Il y eu un mouvement dans la forêt, et soudain, Cronix perdit quelques couleurs... Juste avant qu'une horde de tout petits Wendigowak ne lui saute dessus! Se retrouvant face contre terre, largement surpasser par la force numérique de ces gamins, il grogna, alors qu'ils étaient tous sur son dos. Il n'était pas très douer avec les enfants, mais eux semblaient l'adorer.

Usolia rigola, faisant signe a Serenos de la suivre.


- " Laissons le. Il en a facilement pour 15 minutes a se mettre debout, et une heure pour rejoindre le village, a se rythme. "

Comme pour confirmer ses dires, alors que Cronix cherchait a se relever, un gamin un peu plus grand bondit brusquement sur sa tête, le plaquant à nouveau lourdement au sol. Les enfants lâchèrent des cris de victoire, se petit jeu semblant énormément les amuser.

Usolia s’avança à son tour, Serenos sur les talons, alors que d'autres Wendigowak sortaient de la forêt pour lentement, mais surement, les encercler. Ils se retrouvèrent bien vite pris au piège, sans que cela semble cependant inquiéter la jeune femme, qui regardait droit devant elle un mâle en particulier.

Plus grand et large que tout les autres, il portait aussi sur sa tête une étrange coiffe, décorer d'une impressionnante paire de bois d'orignaux. Ce petit détail aurait pu être amusant, si il ne dégageait pas une telle aura de dominance, tout autour de lui. Aucun doute possible, il s'agissait du chef du village, et son titre, il ne l'avait pas voler! A ces cotés ce tenait une femelle, presque aussi grande que lui, mais très mince, en comparaison. Elle portait aussi des bois, plus petit, mais de Wapiti. Son corps étaient couvert de tatouage rouge tribaux des plus impressionnant. elle portait une ceinture autour de la taille, décorer de morceau de bois, d'os, et d'autres choses encore... Ses parures se mirent d'ailleurs à cliqueter en ce frappant les un contre les autres, alors que l'étrange duo s'approcha d'eux.

Usolia espéra que Serenos se rappelait le conseil qu'elle lui avait presque ordonner de suivre : Surtout, ne pas les regarder dans les yeux, et si il croisait leur regard, immédiatement baisser la tête. Cela n'avait pas exactement a voir avec le fait qu'il soit un étranger. Simplement, si il fixait trop longtemps le chef directement dans les yeux, celui ci pourrait voir cela comme une insulte, et avoir ainsi le droit de le combattre. Cela n'arrangerait absolument pas leur affaires, et Serenos risquaient bien d'y rester. Alors qu'elle envoya une prière a Bortches, la femelle se laissa tomber à genoux dans la neige, penchant la tête sur le coté, exposant ainsi parfaitement sa gorge au chef. Celui ci se pencha, renifla son cou, avant d'appuyer légèrement ces crocs contre sa jugulaire. Il aurait pu la tuer d'un simple coup de dent, et en acceptant de se mettre ainsi en danger, elle se présentait comme n'étant pas une menace pour le chef.

Les Wendigowak étaient a l'origine un peuple solitaire et sauvage, qui en frôlant une première extinction, avaient décider de se réunir dans ces villages, pour avoir une meilleur chance de survie. Bien sur, cela c'était passer il y a plusieurs siècles. Mais ils restaient des êtres sauvages, impulsifs, et un peu violent. Il fallait parfois s'assurer de la fidélité des membres du villages de cette façon. Surtout quand une petite femelle très têtue qui n'attire que les ennuis ramène au village un étranger humain avec une arme! Le chef recula d'un pas, et Usolia se releva - même si normalement, elle aurait du rester a terre, mais elle n'aimait pas se soumettre entièrement non plus -. Il pointa alors Serenos du doigt, sans quitter des yeux la petite femelle face à lui rugissant d'une voix incroyablement forte et puissante :


- " Qu'est-ce que cela signifie!?!? "

Même si Usolia était courageuse - ou folle, cela dépend à qui vous demander - elle du ravaler sa salive avant de parler.

- " Hé... On se calme, chef... "

- " Me dit pas de me calmer, batince, et dit moi ce que fou cet humain ici! "

- " Il ressemble peut-être a un humain, mais il n'en est pas un, et il est sous ma protec... "

Elle n'eu pas le temps de finir sa phrase qu'il se redressa, levant les bras au ciel dans un geste désespérer.

- " Et voila qu'elle nous ramène un humain comme compagnon! "

Cette fois, Usolia grogna un peu.

- " Il n'est pas mon compagnon de cœur, et si il l'était, le conseil des sages à décréter que tant que le compagnon de cœur n'était pas un danger, il pouvait... "

- " Rester au village au coté de sa compagne, je le sais! "

Tout le monde le savait bien, car Anita, la mère même d'Usolia, avait choisit un étranger comme compagnon de cœur. Se frottant le museau, comme si une terrible migraine l'assaillait, il ferma les yeux, essayent visiblement de se calmer un peu. Il finit par regarder a nouveau la femelle face a lui, avec l'air lasse d'un parent qui ne peut plus être surpris par les bêtises de son enfant.

- " Bon, alors, pourquoi tu l'as ramener? "

- " Il s'agit d'un guérisseur dans le donjon où nous vivons... Il est venu ici pour m'aider a découvrir un remède contre le mal qui m'empêche d'avoir des enfants. "

Cette fois, tous réagirent, soit en levant les yeux au ciel, soit en brassant la tête. Tous savait l’acharnement de la femelle pour retrouver la possibilité d'avoir un jour un enfant, mais personne n'y croyait vraiment... Ils trouvaient même que c'était pure folie, car s'était cette quête qui avait fait quitter le village a Usolia et Cronix. Usolia se mordit la lèvre. Elle devait marquer des points, si elle voulait que Serenos puisse entrer dans le village, et que donc, tut ce voyage ne servent pas a rien.

- " Et bien sur, en tant que guérisseur, il sera ravis d'offrir ses services a toutes personnes malades ou blessées pendant son séjour. "

Elle venait d'improviser, n'ayant absolument pas parler de cela avec Serenos, mais bon. Parfois, il faut se lancer dans le tât. Pour la première fois, le chef regarda directement Serenos, silencieux, comme si il analysait la situation. Personne ne bougea ou ne fit de bruit. Cela dura un long moment, franchement. Mais, finalement, le chef s'approcha enfin de Serenos. Il le regarda, beaucoup plus grand et imposant que lui. Il attendait, visiblement.

Usolia avait pu expliquer la marche a suivre a Serenos. Il devrait se soumettre au chef, comme elle, puis se présenter rapidement. Elle lui avait aussi conseiller de faire en sorte de ne pas paraître trop érudit non plus, car si il se présentait comme plus intelligent qu'eux tous, cela pourrait être mal vue. Elle espérait qu'il ferait ce qu'elle lui avait conseiller. Tout dépendait de lui : Si il faisait ce qu'il fallait, les villageois se disperserait et les laisseraient passer, mais sinon...
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Message  Serenos Sombrechant Jeu 23 Oct 2014, 20:59

Serenos eut tout juste le temps de s’écarter pour voir une bande de gamins sauter sur Cronix avec l’enthousiasme digne de ceux qui ont trouvé leur jouer préféré collectif. À voir ainsi le jeune homme peiner à se débarrasser de cette bande d’énergumènes surexcités, il ne pouvait que sympathiser, car il avait vécu cette même situation un nombre incalculable de fois. Il était admirable de ne pas le voir s’énerver, par contre; ce genre de jeu devait être commun chez les Wendigowaks pour qu’il ne juge pas nécessaire de s’emporter, et donc, il participait en quelque sorte à leur jeu en essayant de se faire la malle. Il l’encouragea cependant d’un bref signe de la main, lui souhaitant de s’en sortir sans trop de mauvaises courbatures. Entretemps, il suivit Usolia, entreprenant de ne pas tomber dans la neige en faisant de bons grands pas, s’agrippant prudemment à la main de la Wendigowak, qui semblait évoluer très facilement dans cet environnement.

Soudainement, Usolia s’arrêta, et il buta dans son dos. Grommelant et se frottant les yeux, il passa la tête à côté de la demoiselle pour voir pourquoi elle s’était ainsi stoppée, et si sa peau avait été plus pâle, il aurait certainement blêmi en voyant le colosse de muscles et de poils qui se trouvait devant eux. Par les Dieux, se dit-il. Ce type pourrait faire pleurer un Ogre d’un regard! Et sa surprise était justifiée. Il vit alors Usolia se mettre à genoux et dévoiler sa gorge à à l’énorme représentant de sa race et Serenos fit quelques pas de recul. Son regard fixait le Chef, sans qu’il ne cherche à croiser son regard; la plupart des gens pouvaient interpréter ce genre de contact visuel de deux façons, qui sont assez simple à retenir; la première est la franchise, car une personne regardant une autre dans les yeux démontre qu’il ne ment pas et pouvait soutenir sans culpabilité le regard de l’autre, ou alors une opposition, et le chef était clairement de ce type; si Serenos le regardait dans les yeux, il n’aurait aucun scrupule à lui briser la nuque pour se débarrasser de lui, sans même y penser à deux fois.

Le rituel était visiblement simple; celui qui entrait dans le village devait démontrer son désir de maintenir la paix en se dévoilant au chef de la tribu, le laissant s’approcher et le menacer de mort sans fléchir, alors que le chef jugeait s’il décidait ou non de faire confiance à l’étranger. Lorsqu’il vit le chef ouvrir la bouche en dévoilant ses crocs acérés, Serenos se sentit se tendre, instinctivement, horrifié à l’idée qu’il puisse s’en prendre ainsi à son amie et que personne ne ferait rien pour l’en empêcher s’il venait à décider de la tuer. Il eut heureusement le bon sens de ne pas s’interposer ou de chercher sa lame de sa main, d’une part parce qu’il était encerclé et qu’il ne ferait pas long feu seul contre une vingtaine d’individus, et de l’autre parce qu’il ne s’était pas encore décidé à passer à l’action. Il fut immédiatement soulagé quand le chef recula sans lui faire le moindre mal, mais beaucoup moins lorsqu’il le regarda et le pointa d’un air accusateur. Immédiatement, le chef lui sembla encore moins sympathique que ce qu’il avait prévu.

« Qu’est-ce que cela signifie!? »

Serenos regarda le doigt qui lui pendait devant son visage. Il n’était pas réellement dérangé par le manque de tact du chef, mais il trouvait anormalement grossier qu’il s’adresse à Usolia pour parler de lui. En comparaison, il se sentait comme s’ils parlaient d’un petit chien mal famé qu’Usolia aurait ramené à la maison. Il regarda alors Usolia, plutôt que regarder le Chef, jetant ensuite un coup d’œil autour d’eux. Tous les Wendigowaks lui adressaient le même regard que leur chef, et il se rendit compte du point auquel les confrères de son amie avaient une très mauvaise opinion de ceux qui n’étaient pas de leur race ou de leur tribu. Habitué au Donjon Kanabo, où tout le monde accueillaient joyeusement n’importe quel individu qui avait le cœur au bon endroit, il fut frappé par le contraste, mais il n’était pas dépourvu de compréhension; dans ces contrées froides et dans un environnement hostile, les Wendigowaks ont dû avoir leur nombre de malheurs causés par les étrangers, et les ressources maigres de ces territoires généraient leur lot de brigands.

Les deux Wendigowaks continuèrent pendant un moment à se disputer au sujet de Serenos, et il put déduire de leur conversation que la personnalité turbulente et impulsive d’Usolia était notoire chez son peuple. En même temps, il admirait le tempérament d’Usolia, beaucoup plus décontracté et confiant que celui de ses congénères. Elle tenta d’adoucir la situation en vantant les talents de Serenos et en les offrant à son peuple le temps de leur visite, mais avant qu’elle ne l’engage dans quelque entreprise qu’il ne pouvait réellement régler dans un territoire qu’il ne connaissait pas bien, il posa gentiment une main sur le bras de son amie pour attirer son attention vers lui et la regarda doucement dans les yeux.

« Je peux parler pour moi-même, mon amie. Je comprends leur sentiment, je ne suis pas des tiens. »

Il n’avait pas l’intention de refuser les offres de la demoiselle, mais elle devait lui faire confiance; il savait comment se comporter avec des étrangers, même s’il ne connaissait pas leurs coutumes et traditions. Il fit un lent mouvement de la tête pour la remercier avant de se tourner vers le chef. Il retira alors sa capuche, dévoilant sa tête, avant de retirer son manteau et sa tunique de combat, dévoilant un corps couvert de cicatrices, des souvenirs de son ancienne vie. Le froid le mordit aussi sauvagement qu’un loup vorace, lui faisant immédiatement perdre sa couleur. Son corps fut rapidement agité de tremblements dû au froid, mais il conserva une certaine contenance, avant de se pencher vers sa ceinture à laquelle était pendue son épée et la retirer avant de la jeter plus loin dans la neige.

« Chef Wendigowak, mon nom est Serenos Sombrechant. Au donjon d’où nous venons, je suis un guérisseur, un érudit et un sorcier. Je ne viens pas ici pour semer le chaos, mais pour aider une amie. Usolia vous l’a dit, je ne suis pas humain, mais je l’ignore moi-même. Je ne suis qu’un être dans une position particulière. »

Les lèvres de l’Ancien Roi virèrent rapidement au violet, et les tremblements redoublèrent d’intensité, alors qu’il mettait les deux genoux en terre, penchait la tête vers l’avant et la décalait un peu sur le côté, dévoilant son cou. Le froid était peut-être un moindre inconfort pour les membres de cette race grâce à leur pelage épais et chaud, mais pour Serenos, qui était presque nu comme le jour de sa naissance, c’était définitivement pas une température où il était agréable d’être presque sans vêtements. Bien qu’il doutait que le chef ne « s’abaisse » à le renifler, il n’hésiterait pas à tester sa soumission (et à quel point plus soumis voudrait-il que Serenos se mette, d'ailleurs, il était déjà en train de mourir de froid pour prouver sa bonne volonté), de sa puissante dentition ou d’une autre manière, mais il espérait quand même qu’il se presse un peu; tout non-mort qu’il soit, cette température ne tarderait pas à le faire sombre dans un sommeil hypothermique. Il ne craignait pas le chef, mais il s’en voudrait d’embarrasser Usolia devant les siens par vanité ou orgueil, mais il était déjà clair entre lui et le chef qu’ils ne pouvaient pas se respecter pour le moment vu la façon dont s’était comporter le grand Wendigowak à son égard.
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Message  Usolia & Cronix Mar 28 Oct 2014, 15:28

Le chef du village resta silencieux, observant Serenos face a lui. Il avait du courage, il fallait bien l'avouer. Cependant, contrairement aux prévisions du Non-Mort, le chef se pencha, appuyant son poing au sol pour ne pas perdre l’équilibre, et ainsi être a peu près a la même hauteur que Serenos - même si il restait bien plus grand et imposant -. Reniflant un peu le guérisseur, il finit par approcher son imposante mâchoire de son cou, entre ouvrant sa grande gueule. Serenos pouvait sentir la respiration chaude et puissante du mâle dominant sur sa peau glacée par le froid ambiant. Il pu même sentir ses crocs imposant frôler sa peau... Usolia ne perdait pas des yeux Serenos,  lui rappelant en silence que tout se passerait bien. Après tout, ne lui avait-elle pas promis? Si il blessait son ami sans raison valable, Usolia n'hésiterait pas un seul instant a attaquer son chef, pour le protéger. Peu importe les conséquences. Heureusement, elle n'eu pas a aller à cette extrémité.

Se redressant enfin, sans avoir causer une seule blessure a Serenos, il le regarda un instant, avant d'hocher de la tête.


- " Cet étranger peut rester dans notre village. Il sera sous ta garde Usolia, et tu seras responsables de lui, et de tous ces actes, comme si il s'agissait des tiens. "

Dit-il en regardant la femelle un bref instant, avant de se retourner, se rapprochant d'une femelle Wendigowak et lui prenant le bassin d'une main - visiblement sa compagne - en prenant la direction de leur village.

- " N'oublie pas de le purifier! "

Dit-il en levant une main, sans se retourner. D'abord un peu méfiant, tous les autres Wendigowak commencèrent a se disperser rapidement, disparaissant dans les bois. Même les enfants disparurent, suivant leur parents à toute vitesse. Pendant que Cronix se relevait en secouant ces vêtements, Usolia elle se précipita aux cotés de Serenos, l'enveloppant dans son manteau. Elle prit ces mains glacer entre les siennes, les frottants vigoureusement, avant de souffler dessus doucement, pour les réchauffés.

- " Bien... Tout c'est bien passer. T'as des gosses, pour un humanoïde. "

Dit-elle, pour le faire rire, avant de souffler encore pour le réchauffer. Heureusement, il n'était pas rester assez longtemps dans le froid pour avoir des séquelles, et il faisait plutôt beau, aujourd'hui.

- " On va aller chez nous. Fait chaud, là bas. Tu peux marcher? "

Elle chercha a l'aider a se lever, sans pour autant le brusquer, avant de regarder son frère.

- " Et toi, rend toi donc un peu utile! Ramène le traîneau à la maison, et libère-les, ils ont besoin de se calmer un peu! "

- " Bien sur maîtresse. Un petit massage des pieds, avec ça? "

- " Continue comme ça, et mon pied, tu vas te le manger dans la gueule. "

Levant les yeux au ciel, haussant les épaules, le mâle rebroussa chemin pour s'occuper de leurs affaires. Usolia reporta son attention a Serenos, lui souriant, quand même impressionner. Il avait du courage.

- " Viens, la maison est un peu à l'écart, mais c'est pas loin... Tu peux marcher? "

Elle tenait toujours ses mains, lui souriant, prête a lui permettre de prendre appuis sur elle - voir même de le porter, dans le pire des cas! -, après tout, même si pour elle, la maison n'était pas très loin, il s'agissait quand même d'un peu plus de 500 mètres a pieds dans la neige, au Sud-Ouest du village. En fait, les villages Wendigowak n'était pas vraiment fait comme les autres, les maisons étaient pour la plupart éloigner de plusieurs dizaines, voir centaines de mètres les une des autres Cependant, plus on s'approchait du cœur du village, et plus elles étaient proches.

Il ne leur restait donc qu'a rejoindre la tanière familiale, avec le même type de structure planquer que la tanière d'Usolia et Cronix au Donjon...
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Message  Serenos Sombrechant Mer 29 Oct 2014, 06:08

«  Bien... Tout s’est bien passé. T'as des gosses, pour un humanoïde.
-  M’en parle pas… Remercie plutôt le froid; mon corps était déjà bien engourdi, je ne pouvais pas bouger. »

Précaution qui pouvait être vue comme idiote, mais mettre sa vie entre les mains d’une personne qu’on ne connaissait pas pouvait risquer des gestes involontaires, et le froid avait évité à Serenos de réagir trop vivement à la présence des crocs sur sa gorge. L’odeur de la gueule de ce massif personnage chatouillait encore les narines du guérisseur alors qu’il s’empressait d’enfiler son manteau. Il regarda Usolia, claquant des dents, alors qu’elle lui prenait les mains avec une douceur qui ne lui échappa pas et il frissonna alors qu’elle soufflait sur ses doigts gelés, répandant dans ses mains une chaleur bienvenue. Lentement, il parvint à les plier sans ressentir de douleur. Il essayait encore de mobiliser son pouvoir pour réchauffer son corps, mais ses sens magiques avaient également été engourdis par le froid; puisque son cerveau était assailli de signaux d’avertissement en raison du froid, il n’arrivait pas à se concentrer pour générer de la chaleur magique. En fait, tout son corps lui semblait incapable de faire ce qu’il lui exigeait. Usolia demanda à son frère de s’occuper de leur paquetage, avant de lui demander s’il était capable de marcher pour regagner la tanière. Trop fier pour admettre que ses propres imbécilités et son orgueil l’avait temporairement paralysé, il hocha de la tête et ramena lentement ses bras contre lui, serrant les dents, avant de se concentrer sur ses mains

« Brûle, répétait-il dans sa tête. Brûle, allez! Brûle! »

Soudainement, ses mains se mirent à briller d’une lueur orangée contre sa poitrine, et Serenos en profita immédiatement pour diffuser la chaleur magiquement créée dans tout son corps. Un magicien aussi expérimenté que lui savait les risques qu’un sort lancé à l’aveuglette et en état de facultés affaiblies pouvaient causer comme ravage, mais il refusait d’être le fardeau d’Usolia alors qu’il était celui qui avait décidé de faire du zèle là où on ne lui en avait pas demandé. La chaleur se répandit en lui comme du feu sur de l’huile, et il serra les dents alors que tous ses membres se mirent à le picoter douloureusement (en comparaison; sautez dans une baignoire d’eau très chaude après avoir passé la journée dans une tempête de neige sans être convenablement habillé). Fort heureusement, la douleur s’étira pas, et il put à nouveau se déplacer sans douleur. Il regarda la gentille demoiselle avant de lui prendre les mains et poser son front dessus, pour lui montrer sa gratitude, pour un très bref instant avant de la suivre vers sa demeure, récupérant son épée dans la neige au passage, ne voulant pas qu’un enfant ne tombe dessus et qu’un accident fâcheux ne se produise par sa faute.

Une fois à l’intérieur, Serenos examina calmement la demeure d’Usolia, Plus qu’une demeure, on pouvait aisément qualifier cette résidence de tanière, un endroit calme, reculé et sûr pour une créature plus portée vers la vie sauvage que le matérialisme et la sédentarité. Le contraste avec les appartements de Serenos au Donjon Kanabo relevait surtout de la primitivité de l’équipement; pas de four, pas de générateur ou de technologie magique, rien. Aux yeux du jeune homme, il apparentait cela à du camping. Il réfréna sa soudaine excitation de vouloir fouiner, sortir une couverture et de se fabriquer des cubes de guimauves avec ses ingrédients médicinaux.  Il avait si rarement eu l’occasion d’être enfantin que celle-ci lui semblait toute désignée, mais il se rappela qu’il n’était pas vraiment là pour courir partout insouciamment et chercher des activités à faire. Il ravala son imagination à grande peine et se dirigea plutôt vers son paquetage pour le fouiller et en tirer quelques petits objets, tous aussi étranges les uns que les autres. Après les avoir enfournés dans sa poche, il s’approcha d’Usolia et lui sourit gentiment.

« Tu vas trouver cela étrange, mais ce rituel… me rappelle étrangement quelque chose. Comme si je faisais la même chose que votre chef, autrefois. »

Serenos l’ignorait, car il était dépourvu de ses souvenirs, mais il y a mille ans, tous les étrangers qui s’aventuraient à visiter Meisa étaient soumis à un test du genre, surtout pour dépister les magiciens mal intentionnés ou les espions. Le Chef Wendigowak était le protecteur de son clan, et sur lui pesait la responsabilité de garder sa famille loin de tout danger, et cela incluait Usolia; autant était-elle membre de sa famille qu’il ne pouvait exempter son ami des tests traditionnels. Serenos aurait voulu lui en parler davantage, mais ce sentiment de déjà-vu ne lui fournissait aucune explication, aucune information qui pouvait illustrer ses souvenirs embrouillés. C’était comme si son cerveau avait une mémoire que lui-même ne pouvait accéder. Il ne comprenait pas toujours ce fonctionnement, mais plus il l’expérimentait et plus il avait envie de savoir qui il était.

« Allez, je crois que ton chef parlait d’une purification. J’aimerais en finir avec les procédures d’intronisation.»

Usolia savait que Serenos était là pour elle, et seulement pour elle. Il était intéressé à la culture des Wendigowaks, c’était une évidence, mais dans sa liste de priorité, elle était au sommet. Mais il ne voulait pas non plus passer à côté de la chance de pouvoir en apprendre un peu plus sur la jeune femme, et puis, ses recherches ne prendraient pas longtemps, lorsqu’il s’y mettrait; il avait pleinement le temps de passer un peu de temps avec ses compagnons et leur famille . Il ne se sentirait pas inclus, et il n’en demandait pas tant, mais l’occasion de voir Usolia sous un autre jour… l’intéressait en fait au plus haut point. Usolia lui parlait, ça oui. Elle lui parlait beaucoup, et lui, il… écoutait, pour la plus grande part. Il trouvait le passé de la demoiselle intéressant, et plein de bons souvenirs malgré certaines passes plus difficiles, comme avec son compagnon de corps de l’époque. D’ailleurs, celui-ci figurait dans sa liste de priorités pour ses recherches, et il comptait bien lui tirer les vers du nez si le moindre signe de malédiction émanait de lui. Mais il préférait ne pas se lancer dans des accusations prématurées; personne n’était coupable de ce qui était arrivé à Usolia, de ça, il en était persuadé. Ce qu’il suspectait, par contre, c’était qu’un membre trop curieux ou infortuné de la communauté ait ramené avec lui quelque chose qu’il aurait dû laisser à l’extérieur du clan, ou avait attiré l’attention de quelqu’un qui aurait mieux valu ne jamais avoir intrigué.
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Message  Usolia & Cronix Lun 03 Nov 2014, 12:53

Visiblement, ça famille était sortie... Bon, ce n'était pas trop grave. Même si elle ne vivait plus ici, il s'agissait toujours de ça maison, et elle en connaissait tout les recoins. Elle alla allumer un feu, pour réchauffer Serenos, et elle lui tira un petit tat de peau, pour qu'il puisse s’asseoir bien confortablement. L’âtre était incruster dans le mur, et couvert de gros bloc de pierre. Une petite cheminer conduisait la fumé jusqu'à la surface. La tanière, fraîche et humide, commença doucement à se réchauffer. Trouvant de la viande salée, elle en coupa de bons morceaux, qu'elle mit à griller sur des pics, au bord du feu. Elle se mit ensuite a genoux devant Serenos, le forçant a retirer ces chaussures pour qu'elle s'assure qu'il n'avait pas d'engelure ou de blessure causer par le froid. Il serait idiot qu'il perde un orteil... Mais heureusement, rien de grave a déplorer.

- " Tu n'aimeras pas vraiment la purification... Normalement, je devrais te faire plonger dans la rivière, et nettoyer ton corps de toutes les impuretés du mondes extérieur. Mais il fait beaucoup trop froid. Reste ici à te réchauffer, d'accord? Tu pourras manger la viande, quand elle sera chaude. Je vais aller me purifier, et je vais ramener de l'eau de la rivière. Je te purifierai ici. "

Elle lui sourit, et s'assura qu'il était bien emmitoufler dans la couverture, ne lui laissant pas le choix. Elle lui fit un dernier signe, prit un outre en peau, et elle remonta rapidement, avant de ressortir dehors dans le froid, laissant Serenos seul dans la tanière silencieuse.

Il n'y avait pas beaucoup de meuble ici, surtout des rangements, ici et là. Des petites étagères étaient creuser a même la paroi, et des objets décoratifs étaient poser ici et là. Il pouvait sentir une odeur s'échappant aussi des murs, et quand il les touchait, il pouvait sentir un truc légèrement collant, mais assez sec, qui couvrait pratiquement tout les murs et les plafond. S'était un produit pour éviter d'avoir des centaines d'insectes dans leur tanière. Enfin.

Environ 15 minutes après le départ d'Usolia, il pu sentir un courant d'air froid, et entendre du bruit. Quelqu'un entrait dan la tanière. Usolia, déjà? Ou peut-être Cronix? Cependant, la silhouette qui entra semblait plus grande et surtout, large que Cronix. De puissante épaules, et des pattes grosses comme des poêle. Le mâle qui venait d'entrer s'ébroua, avant de lever le museau et de le regarder, fronçant légèrement des sourcils. Une 2iem silhouette passa derrière la première, pour regarder curieusement le nouveau venu. Il était grand, mais moins large que son prédécesseur. Cependant, celui ci était vêtu d'une tenu complète en cuir, qui laissait peut de chance de deviner de quel espèce il s'agissait... Et, comme si ce n'était pas assez, une 3iem personne entra. Elle était plus petite que les deux autres, il s'agissait d'une femelle, avec de long cheveux rose. Elle repoussa les deux hommes à coups de coudes, pour regarder l'étranger assis devant leur cheminer.


- " Oh... Nous avons de la visite, il semblerait. "

Le mâle Wendigowak gronda, pencher en avant, semblant prêt a bondir, comme un animal, cependant, la femelle lui donna une tape sur le museau, fronçant des sourcils.

- " Cela suffit, Bart! En voila, des manières. "

Le mâle ronchonna, mais recula d'un pas, semblant plutôt soumis, au fond. Comme un gros chien de garde, en somme. Le 2iem mâle retira une longues écharpes de son visage, dévoilant un visage noir de félin. Une panthère? Ce n'était pas vraiment leur territoire. Enfin.

- " Tout de même Anita... Bart n'a pas tord. "

- " Pour une fois, vous êtes d'accord! "

Elle leva les yeux au ciel, presque désespérer, avant de s'approcher de l'humain, sans aucun signe de menace ou de danger pour lui. Elle sourit, se penchant un peu pour être a sa hauteur.

- " Tu es avec ma fille, n'est-ce pas? Je peux sentir son odeur sur toi. "

Quoi que l'odeur n'était pas aussi forte qu'elle aurait dût si elle avait coucher avec lui... Elle était plutôt intriguer par la venu de cet homme chez elle. Elle lui tendit la pattes, ces griffes soigneusement peinturer en rouge.

- " Je m'appel Anita, et voici mes conjoints, Bartholomé et Zachary. Bienvenue chez nous. "

Les deux mâles, une fois qu'ils eurent apprit que s'étaient encore une des extravagances d'Usolia, se détendirent. Bartholomé, le Wendigowak, traîna de lourd sac dont dépassait un ou deux poissons dans une pièce, au fond, alors que Zachary retirait toutes ces couches de vêtements, finissant dans une tunique plus légère.
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Message  Serenos Sombrechant Mer 12 Nov 2014, 17:38

S’il avait pu choisir cette option à la solitude dans la demeure inhabitée de la Wendigowak, Serenos aurait certainement souhaité suivre Usolia à la rivière, mais le courage nécessaire à la formulation de sa demande ne lui vint pas aussi naturellement qu’il l’aurait voulu, causant un manque terrible de timing. Le sorcier du Donjon dût donc la regarder partir se purifier sans même s’assurer qu’il n’avait aucune question ou inquiétude. Tel le vent, Usolia était une force insaisissable, soudaine et impétueuse, d’une intensité très variable selon son humeur, qui entrait en tambourinant dans la vie d’une personne pour ensuite partir aussi silencieusement qu’une fourmi, ce qui faisait, assurément, une grande partie de son charme. Serenos avait appris à apprécier le tempérament de son amie, même si cette fois-ci, il fut un peu déçu de ne pas avoir pu parler plus longtemps avec la demoiselle avant que celle-ci ne le quitte. Résigné dans son dépit, l’étranger à la tribu se gratta la tête, lissant ses cheveux bouclés par le voyage, songeur, se demandant s’il était bien sage de rester seul dans une maison sur un territoire qu’il ne pouvait croire entièrement pacifique. Il tâta ensuite les couvertures et décida que si Usolia lui disait qu’il n’avait rien à craindre, il pouvait se permettre un peu de repos pendant qu’elle était absente, mais comme par volonté propre, sa main agrippa discrètement son épée et l’attira sous les draps, contre sa poitrine. Peut-être était-ce un réflexe de paranoïaque ou simplement ses vieilles habitudes, mais il aurait été aveugle pour ne pas avoir remarqué que les congénères d’Usolia ne lui accordait aucune confiance, et comme il ignorait les tenants des règles de l’hospitalité chez les Wendigowaks, il préférait être préparé au pire, si celui-ci devait être au rendez-vous.

Le sommeil s’apprêtait enfin à le gagner quand ses sens l’avertirent d’une intrusion dans son périmètre. Ses oreilles confirmèrent des bruits de pas, et son touché capta les vibrations du sol en raison de ces mêmes pas. Ses yeux s’ouvrirent, et ses doigts se refermèrent sur la garde de son épée, alors que le groupe d’étrangers pénétraient la tente. Il se redressa vivement au même moment qu’un des inconnus le remarquait et se mettait en position d’attaque, mais vif comme l’éclair, d’un coup de botte sur un clou judicieusement placé à la base du fourreau, il dégaina son arme et se mit en garde, pointant sa lame à la tête de l’inconnu. Avant que les hostilités se déclenchent et qu’un d’entre eux ne se blesse, une femme s’interposa. Sa vue étant enfin ajusté à la lumière de l’extérieur, il remarqua la fourrure qui protégeait les deux Wendigowaks, et il abaissa son arme pendant que la dame-carcajou s’entretenait avec ses compagnons, pendant que lui-même levait une main vers le réceptacle de sa lame et l’y enfourna à nouveau avant de la lancer parmi les fourrures, signalant qu’il ne souhaitait pas combattre, puisqu’il ne cherchait pas la violence là où il n’y en avait plus.

« Tu es avec ma fille, n'est-ce pas? Je peux sentir son odeur sur toi. Je m'appelle Anita, et voici mes conjoints, Bartholomé et Zachary. Bienvenue chez nous.
- Oui, madame, j’accompagne votre fille. Il me fait plaisir de faire votre connaissance, Anita. Je me nomme Serenos. »

Il avait décidé de ne pas révéler les multiples raisons pour laquelle il arborait l’odeur de la jolie demoiselle sur son corps, car il devrait ensuite perdre son temps à expliquer pourquoi celle de Cronix y était aussi. Après plusieurs nuits à dormir collés les uns aux autres, il était normal qu’il ait gardé des traces de leur odeur. Il se tourna par la suite vers les deux hommes qui se débarrassaient de leur fardeau, et à leur regard, il sut que ses salutations auraient été vainement gaspillées puisqu’ils n’avaient prit la peine de le saluer d’eux-même. En guise de reconnaissance, il fit tout de même un signe poli de la tête pour les saluer, regardant Anita par la suite pour lui prendre poliment la main, la relever et poser son front dessus, en salutation.

« J’ignorais qu’il y avait d’autres habitants autre que Cronix et Usolia en cette demeure. Ma présence pourrait être malvenue, j’en suis conscient. »

Serenos n’était pas naïf. Intelligent même, il s’était même gardé de quoi se bâtir un refuge s’il devait trouver une résidence temporaire et que son amie ne pouvait possiblement lui en fournir un sans se mettre dans de beaux draps. Anita semblait être une dame plus souple que ses semblables à son égard, mais il ne voulait causer de gronde supplémentaire. Elle semblait moins entrain à se mettre sur ses gardes avec ceux qui venaient d’autre part, et cette théorie était appuyée par la présence de Zachary, qui n’était clairement pas un membre né dans cette tribu. Comme quoi Usolia n’était pas la seule qui se plaisait à chambouler un peu la vie tranquille de ses semblables. Telle mère telle fille. Il se demandait d’ailleurs si l’un des deux hommes était le père biologique de Cronix et Usolia, mais sa question ne trouverait pas de réponse avant un bon moment, ce n’était pas le genre d’information qui se partageait à une première rencontre.

Bart lui semblait nettement plus méfiant que Zachary, mais également plus docile. Comme il continuait de le dévisager, Serenos pouvait sans mal imaginer à quel point il n’aimait pas qu’un étranger s’approche de sa compagne aussi impunément. Zachary, pour sa part, se contentait de l’observer, plus calme et calculateur. S’il devait en craindre un, il choisirait l’homme-panthère, qui n’avait pas encore démontrer le moindre geste agressif envers lui. Se battre avec un adversaire en colère était aisé, car les ouvertures se multipliaient, mais avec Zach, s’il était un combattant, ce serait certainement moins facile. Il aurait pu encore s’attarder sur l’éventualité d’un combat, mais quelque chose ramena son attention sur Anita. Une odeur. Il renifla discrètement l’air qui entourait la dame et fronça des sourcils, juste un peu, curieux de ce qui émanait du corps de la wendigowak. En même temps, Usolia lui avait dit que parmi les membres de sa race, l’odeur était une manière de se reconnaître les uns des autres, alors, peut-être qu’il n’avait rien d’autre qu’une autre odeur à découvrir.

« Vous avez des enfants charmants, Anita.
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Message  Usolia & Cronix Jeu 20 Nov 2014, 10:10

La femelle repéra le repas qu'usolia avait fait réchauffer pour Sérénos. Sa fille faisait attention à son ami, visiblement. Elle sorti la viande, la posant sur un petit plat en terre cuite qu'elle donna à Serenos. Attisant le feu et rajoutant du bois pour augmenter la taille de celui-ci, elle fit un signe à Bartholomé, qui partie dans une autre pièce avec son sac de poisson, revenant un peu plus tard avec deux grandes truites vidés. La femelle pu les embrocher soigneusement, et les mettre à cuire, au dessus du feu. Elle réfléchit, se tapotant le menton. Avec Usolia, Cronix, et leur nouvel invité, 2 ne serait pas suffisant. Enfin, peu importe, ils en feraient cuire d'autres.

- " Merci. Je suis très fières d'eux. Dit moi, tu n'as pas froid? Installe toi ici, je sais comme les étrangers peuvent ne pas supporter les températures, ici. "

Ce sentant visiblement un peu visée, Zach souffla avec son museau, croisant les bras.

- " Je tiens à te rappeler que dans mon pays, il fait si chaud que l'eau s'évapore, à peine sortie de la gourde. Ici, elle gèle à même la gourde! "

La femelle rigola, et il ne lui en tenu visiblement pas rigueur, agrippant une outre suspendu au mur, et s'asseyant sur le sol, pas loin du feu, et de Sérénos. Anita s'assit a ces cotés, se mettant ainsi entre les deux hommes, peut -être pour rendre Sérénos plus à l'aise. Elle tourna la tête vers Bartholomé, qui s'ébroua, la neige coller à sa fourrure s'enlevant sous forme de gouttelettes d'eau.

- " Bart, va chercher Kangee, tu veux? Oh, et demande à Hundoshi de venir, avec sa compagne! Nous n'avons pas eu de visite depuis si longtemps, nous allons pouvoir réunir toute la famille. "

- " Quoi? Mais... Je viens à peine de rentrer! "

- " Alors tu n'as pas eu le temps de t'installer. Aller, dépêche toi! "

Ronchonnant et marmonnant, le mâle se dirigea vers la sorti, lançant un regard noire a l'homme panthère qui ricanait, buvant une gorgée de son outre. Il était évident de qui portait la culotte, dans cette famille, et s’était assez impressionnant, pour un peuple dans le genre de celui d'Usolia. En effet, en général, les peuples aussi... Sauvages sont souvent matchiste, et les femmes n'ont pas leur mot à dire. Le mâle disparut dans le tunnel, et un courant d'air glacé confirma qu'il était bel et bien parti. La femelle tourna à nouveau la tête pour regarder Sérénos, lui souriant.

- " Tu es notre invité, alors, ne soit pas aussi tendu. Mange, ne soit pas gêner! "

Elle prit l'outre de Zachary, qui émit un petit "hé", avant de la donner a Serenos. Du vin. Et un vin du désert. Un bon petit cru. S’était très certainement Usolia qui avait ramener ceci à sa famille. Le regardant, en attendant visiblement qu'il boive, Anita semblait très intriguer sur leur invité...

- " Alors Serenos, dites moi... Vous êtes le compagnon d'Usolia? "

Ses grands yeux brillaient de curiosité. Elle venait, en quelque sorte, de demander a Serenos si il était marier a Usolia, ni plus ni moins! Elle ne passait pas par 4 chemins.
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Message  Serenos Sombrechant Mer 26 Nov 2014, 09:02

La main du sorcier se tendit vers l’outre de vin et il le porta, curieux, à ses narines. Il reconnut aisément le vin, lui-même un admirateur de vin, ou de beuverie en tout genre. Il souleva de sa main libre l’outre, resserrant les doigts sur les cordages du goulot, avant de s’en envoyer une bonne rasade.

- " Alors Serenos, dites-moi... Vous êtes le compagnon d'Usolia? "

Anita était curieuse. Serenos respectait la curiosité, mais une telle question était si inattendue, surtout posée au moment où il se contentait de boire tranquillement le vin qui lui avait été offert. Sa gorge se resserra sous la surprise, et il s’étouffa. Éloignant le goulot pour ne pas recracher sa rasade à l’intérieur, il se força à l’avaler avant de tousser brutalement et s’infliger quelques coups dans la poitrine, comme pour faciliter la circulation du liquide vers son estomac, avant de reprendre son souffle.

« Pardonnez-moi, vous m’avez surpris. Oui, je suis le compagnon d’Usolia, ainsi que celui de Cronix. »

Pour rétablir les choses dans son contexte, il fallait comprendre que Serenos n’avait strictement aucune idée de ce que le terme « compagnon » signifiait pour les Wendigowaks. D’ailleurs, Anita avait désigné ses compagnons comme ses conjoints, et donc, il n’avait pas fait le lien entre les termes utilisés pour désigner une relation entre deux gens. Pour lui, il était effectivement le compagnon des deux wendigowaks; ils avaient affronté la route et le froid ensemble, ils avaient partagé le même abri et ils s’étaient soutenus mutuellement dans les étapes les plus périlleuses de leur voyage. Il y avait une camaraderie entre eux, et Serenos tenait à cœur ce lien, ce pourquoi Anita pouvait même déceler une certaine tendresse dans son ton.

Est-ce qu’il croyait qu’il y avait entre lui et ses amis quelque chose? Peut-être. Mais il ne se serait jamais risqué à affirmer que c’était réciproque. Usolia et Cronix n’avaient peut-être pas de sentiments pour lui, et lui-même ignorait si ses sentiments surpassaient l’affection simple des amis. Bien sûr, il n’avait déjà pas hésité à se laisser « renifler » par un type qui avait probablement envie de lui arracher la trachée d’un coup de dents, et il s’était embarqué dans un voyage qui n’avait rien de confortable, et pour une parfaite inconnue, il s’était même sacrifié à se rendre dans les contrées froides du nord. D’accord, l’hiver n’était pas toujours facile au Donjon Kanabo, mais le territoire des Wendigowaks se posait là au niveau des températures glaciales. Lui qui rêvait de voyager dans le nord, il avait été servi au point de ne pas vouloir aller plus haut sur la carte géographique.

Serenos lui raconta un peu le voyage avec Usolia, parlant des attentions que la jeune femme lui avait adressé au cours du voyage pour s’assurer qu’il ne manque de rien, et aussi les nuits dans les igloos, où ils passaient plus de temps à essayer de trouver une position confortable pour dormir qu’à dormir réellement, car entre deux personnes, souvent, on préfère se blottir, mais entre deux wendigowaks velus, Serenos avait passé plus de temps à éviter de se prendre les poils du torse de Cronix dans les narines qu’à ronfler comme lui. Mais bon, leur demander de prendre forme humanoide aurait été un peu inutile; faute de couvertures chaudes pour les trois voyageurs, leur forme beastmen assurait un maximum de chaleur. Il leur raconta aussi leurs périodes de chasse, vantant les talents de Cronix et d’Usolia pendant une chasse à l’ours.

Il se rendait graduellement compte du regard d’Anita sur lui, pétillant comme des étoiles, la queue raide d’une émotion qu’elle tentait visiblement de contenir, mais il ne pouvait pas encore savoir ce qui se passait dans la tête de l’inconnue. S’il avait sût ce qui se passait présentement dans la tête de la mère de ses deux camarades, il aurait eu tôt fait de rectifier le malentendu, mais il n’était pas encore sur la piste de la vérité.

« Au fait… Qui est le père d’Usolia? Et de Cronix? Sont-ils du même? »

Une question tout à fait légitime, puisque Zachary était présent, et que Bart ne pouvait pas lui gronder dessus pour son indiscrétion. Son intérêt, autre que de connaître la généalogie de ses amis, était de comprendre une autre façette qu’il n’avait pas encore envisagée de la maladie qui avait affectée Usolia plusieurs années auparavant. Et si c’était une condition génétique, qui était propre à la race du père, qui s’était mystérieusement transmise à sa descendance, et qui avait un effet néfaste sur les jeunes Wendigowaks? Ce ne serait pas du jamais vu; parfois, certaines races étaient porteuses d’afflictions qu’elles-mêmes n’avaient jamais ressenti les effets car ils les luttaient depuis des générations, mais pour une nouvelle race infectée, cela pouvait avoir des résultats catastrophiques! Comme certaines variantes d’une maladie pouvaient affecter même les morts-vivants alors que les humains y étaient immunisées depuis des siècles, un virus anodin pour Zachary aurait pu causer du tort à sa fille. Mais encore, il ne savait pas si ce n’était que des spéculations, ou s’il avait vraiment une piste.
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