My Life as a Dungeon Keeper
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La Matriarche [PV: Engar]

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Message  Serenos Sombrechant Jeu 23 Oct 2014, 08:28

« Majesté, les Rebelles se pressent contre la Grande Porte, il faut les tenir à l’extérieur! »

Le Roi regarda l’homme qui se dressait à son côté, sans paraître plus paniqué que nécessaire. Sur la muraille qui entourait la grande cité, les archers bombardaient les rebelles d’une toute nouvelle arme créée par les alchimistes et quelques experts nains; des flèches explosives. Le Roi en blanc se tourna alors vers les officiers dressés près d’une énorme marmite et leur fit un signal de la main, et les hommes le saluèrent avant de se servir de trois grandes verges en métal pour pousser le récipient et le faire basculer par-dessus le rempart, déversant sur les rebelles amassés à son pied d’une douche de métal en fusion. Les cris de douleur et d’agonie s’élevèrent, mais ils furent brefs, car le liquide versé directement sur la tête des insurgés provoqua leur mort presque immédiatement.

« Grymauch, cesse tes scrupules. Les Rebelles en sont à leurs derniers recours. Ils savent que la fin est proche. Ils exploiteront ta clémence pour se rétablir et reprendre des forces. C’est ici que cela s’arrête. »

Les paroles du Roi étaient fermes, mais il était notable qu’il était également dégoûté par la guerre. Devant les rebelles, n’importe quel dirigeant était un tyran, et en tant que monarque, il se devait se comporter comme tel envers eux pour mâter ce Coup d’État avant que quelque chose ne vienne changer la donne. Le Roi leva alors les bras, et les tirs de canon cessèrent, tout comme les combats dans les plaines. Sans aide, l’homme en blanc se hissa sur le rempart de la muraille et leva une main. Sous lui apparut alors un grand cercle de lumière dans lequel figurait de nombreuses fresques et symboles magiques.

« Rebelles! Ceci est mon dernier avertissement; rompez les rangs et rentrez chez vous. Je ne poursuivrai aucun d’entre vous; vous retournerez chez vous, à vos terres et vos familles. Poursuivez dans cette voix, et je ne vous garantirai que les feux des enfers. »

C’était une offre raisonnable; les effectifs des rebelles n’étaient plus qu’un ramassis de miliciens sans entrainement, pouvant à peine tenir une arme, et de nobles trop imbus d’eux-mêmes pour voir qu’ils n’avaient plus rien à gagner de cette révolte. Grymauch se détourna des rebelles, sachant visiblement qu’il n’y avait plus aucun espoir pour eux de gagner et que sa présence était donc inutile. Des rugissements de rage furent la seule réponse que le Roi reçut, en signe de refus à son offre. Grym regarda alors le Roi, dont les yeux brillaient maintenant d’une lueur dorée. La lumière du cercle magique rayonna de plus belle, et dans l’air raisonnait maintenant seulement la voix du puissant sorcier qui possédait sur Meisa tous les pouvoirs. Les mains du Roi furent dévorées par une étrange énergie noire alors qu’il posait une main sur la garde de son épée et la tirait de son fourreau. La lame, aussi étrangement, se couvrit de la même substance, et le Roi planta la pointe au centre du cercle, « causant » des éclairs noirs dans ses filaments lumineux. Dans la langue ancienne, le Roi continua ses incantations magiques, alors que dans ses mains se chargeaient encore plus d’énergie magique. L’incantation nécessitait une telle concentration que le Roi ne semblait même plus conscient de son entourage, et il leva les mains vers le ciel en relâchant sa puissante magie, qui disparut dans les nuages du ciel nocturne.

Le Roi s’effondra sur ses genoux, s’agrippant à son épée pour conserver ce qui lui restait d’équilibre. Plutôt que de s’intéresser à son Roi qui peinait à conserver sa conscience, Grymauch fixa les rebelles, qui gardaient les yeux rivés vers le ciel, attendant que le sortilège dévoile son effet. Drôle de précaution, car même si le sortilège de Serenos avait frappé le sol, ils auraient dû rester sur leurs gardes. Les yeux levés vers les cieux, ils ne virent pas les centaines de milliers de créatures sombres qui se formaient à leurs pieds. Le Roi profitait des ténèbres de la nuit pour leur donner vie et les plier à sa volonté, et les monstres fondirent sur leurs proies. Dès le premier mort, empalé par une ombre, les Rebelles remarquèrent qu’ils avaient été dupés, et tentèrent de battre en retraite, mais le maléficien semblait déterminé à ne pas les laisser s’enfuir. Levant à nouveau son épée, il invoqua à nouveau la magie et décrit un arc de cercle avec sa lame, et aussitôt, dans les plaines, un grand mur de flammes apparut, coupant les Rebelles dans leur élan. Le Roi tituba et porta immédiatement une main à sa bouche, alors qu’une violente toux le prenait. Grymauch se rua aussitôt vers le monarque et l’agrippa pour lui éviter une mauvaise chute. Il examina rapidement le visage de l’homme et vit qu’un flot de sang s’échappait de sa bouche, coulant su sa gorge; il s’étouffait dans son propre sang!

« Majesté! Que se passe-t-il? Père! Répondez-moi!
- Serenos! »

Grymauch leva la tête à temps pour voir arriver la Reine de Meisa, Lilyanne. Elle gagna les côtés de son époux et l’aida à se redresser, avec l’aide de son beau-fils, et ils l’éloignèrent du rempart. De toute façon, avec les sortilèges qu’il venait de lancer, les Rebelles ne seraient plus un problème prioritaire, mais le Roi semblait en mauvais point. La femme et le fils de Serenos le laissèrent enfin s’asseoir sur un banc de la garde et ils attendirent que la crise de toux passe, la Reine essuyant les lèvres de son époux et l’aidant à se pencher pour le laisser vomir le sang sur le sol. La douleur devait être intense, vu les contractions et spasmes qui secouaient le corps de sa Majesté, mais elles se calmèrent lentement, et il commença à respirer plus régulièrement, passant des gargouillements à une respiration haletante, puis enfin à un souffle calme, contrôlé. La Reine regarda son époux dans les yeux, et posa une main sur son front, délicatement, avant de soupirer et se redresser, sa belle robe blanche maculée du sang de son mari pour regarder Grymauch.

« Il est hors de danger. Ses sortilèges ont demandé plus d’énergie que son corps en possédait, ses poumons ont été perforés par la magie en paiement…
- Mais avec Eglendal aussi près, il aurait dû pouvoir contourner les contrecoups de la magie, non?
- Eglendal n’est pas aussi facile d’accès que vous le pensez, Grymauch… Mais de là à pouvoir invoquer la magie des Ombres et générer assez de chaleur pour embraser une telle surface… Ses limites se sont encore repoussées…
- Il serait mort s’il était normal…
- S’il était normal… oui... »

Soudainement, Grymauch se retourna, en direction de ce qui ne semblait qu’être le vide aux yeux de la Reine, tirant rapidement son épée en acier blanc, la levant au niveau du visage d’un homme adulte.

«  Pars! Tu as vu ce que tu avais à voir! Retourne à ton corps, Rashkëvan, avant que je ne t’y force moi-même! »


Le rêve changea aussitôt, soustrayant à la vue d’Engar cette vision d’un monde perdu. Rashkëvan, les Yeux du Monde, était certainement un mot qu’Engar ne connaissait pas, car il appartenait à un lexique aujourd’hui perdu, qui est la langue des Ashanshas. C’était un terme normalement adressé à ceux qui espionnaient les événements du monde auquel ils n’appartenaient pas. Ces épisodes de clairvoyance étaient singuliers, mais n’apparaissaient jamais sans raison. Il aurait normalement dû se réveiller, mais quelque chose s’accrochait à sa conscience, quelque chose qui voulait qu’il voit encore quelque chose. Cette fois, le rêve reprit de plus belle, mais cette fois, il vit quelque chose de différent.

Il était assis sur une chaise, penché sur une table de pierre. Ses cheveux longs et noirs étaient attachés élégamment dans son dos, alors qu’il griffonnait des lettres inconnues sur un parchemin.  Par-delà le petit abri, il n’y avait rien qu’un monde uniformément blanc, puisqu’après tout, ce n’était pas vraiment un endroit, mais plutôt une pensée. L’étranger se leva, abandonnant ce qu’il écrivait pour regarder son invité.

« Je ne sais pas qui tu es, mon garçon, mais tu es la première personne que j’arrive à contacter, et les Dieux seuls savent à quel point je m’acharne à trouver quelqu’un pouvant m’entendre. Tu dois te demander pourquoi, mais je l’ignore moi-même. Je n’ai que des théories. C’est un plaisir de faire ta connaissance, même si la raison de cette rencontre est des plus graves. »

Le monde changea à nouveau, cette fois, ils se retrouvèrent sur un énorme pont, entre un imposant palais et une énorme ville, celle-ci étant apparemment en ruine, même si quelques habitants se déplaçaient encore, mollement, comme des marionnettes animées par un marionnettiste désabusé. Le ciel était très sombre, comme la nuit, et pourtant, plus loin, Engar pouvait percevoir de la lumière; le ciel était si nuageux, et ces nuages étaient si épais, que la lumière du soleil ne pouvait pas les percer.

« Tu es en grand danger, mon garçon. Et tu n’es pas le seul. Quelqu’un cherche à atteindre votre monde, quelqu’un de très mauvais. J’ai essayé de le contenir pendant plus de mille ans, mais ma prise sur lui se relâche. Un de ses serviteurs se trouve présentement devant la Citadelle des Anciens, et il me vole mes ressources et s’en sert pour déranger les morts de la Seconde Purge. Tu ne te rappelleras pas de notre rencontre, mais je dois te demander un effort; rappelle-toi de ces mots; Tu dois aller à Meisa, et trouver la Matriarche. Trouve-la et protège-là, jusqu’à ce que Meisa soit ressuscité. »

Soudainement, le pont se fendit sous eux, et l’Étranger agrippa Engar avant de poser son front sur le sien.

« ÉVEILLE-TOI! »


« Cuicuicuicuicuicui CUICUI! »

Un renard s’empressa de s’emparer d’un oiseau se trouvant tout près d’Engar et prit la fuite avec sa prise, gambadant agilement entre les racines et les branches de la forêt, disparaissant très vide. Le soleil était déjà haut dans le ciel, probablement dans les environs de midi, et les animaux semblaient ignorer sa présence, s’abreuvant dans un ruisseau un peu plus loin.
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Message  Engar Ven 24 Oct 2014, 00:19

Meïsa.... Voilà un nom que j'ignorais jusqu'il y a quelque jours... Jusqu'à ce que ce qu'un des hommes de Mistral fasse un rapport des plus troublants. Un des fournisseurs du mimic avait eu des problème, car sa cargaison avait été attaqué par des morts-vivants, un fait plutôt anecdotique si ce n'était que cette agression avait eu lieu en un endroit des plus proches des terres d'Amessa, autrement dit en un endroit où un tel problème était inconcevable. De brèves recherches, lui avait permis d'en évaluer la source approximative. Une citadelle, assez isolé et difficile d'accès pour que les forces du clergé ne s'y intéresse guère. En soit, ce problème n'était pas le notre. Le territoire était éloigné, nos intérêts minimes... Seulement les recherches de cet agent l'avaient amené à découvrir ce mot, ce nom, qui parlait d'un pays ancien, perdu depuis longtemps, si longtemps que même les archives du donjon ne possédait guère d'information à son sujet. Seulement, alors que j'allais écarter ses affaires, puisque les paladins de l’Église la régleraient de toute façon, j'en avais parlé en famille et a mère avait paru... Troublée. Une expression que je n'avais pas vu chez elle depuis le jour où le démon m'avait possédé. La chose ne m'ayant pas échappé, ni à mon père d'ailleurs, de brèves questions nous apprîmes que ce nom faisait parti d'une vieille légende qui se transmettait dans sa famille, d'un royaume autrefois fertile et dont la chute aurait amené dans les terres du nord les premiers colons, mais elle ne savait rien de plus.

Et cela éveilla en moi une forte... Curiosité. Je ne savais à vrai dire presque rien de ma mère, et de ce qui la rendait capable d'ainsi effrayer mon père lorsqu'elle le prévenait qu'il commettait une bêtise. L'affaire aurait cependant pu en rester là si une nouvelle information ne nous était pas parvenu, toujours grâce à l'agent de Mistral opérant dans la région. En effet, l’Église n'agissait guère à l'encontre de ces hommes... Pour la simple et bonne raison que les corps dont il usait étaient exclusivement ceux de monstres ! En soit, la chose n'était pas incroyable, les nécromants étaient rares certes, mais sans plus. Seulement ceux de Ra'nuil étaient en grande tension avec L’Église et bien peu d'entre eux avaient le pouvoir de lever à eux seuls autant de morts-vivants ! De fait la perspective d'avoir à craindre que chacun de nos morts fassent un soldat au service de plus de l’Église et que cela s'ajoute aux aberrations. Il y avait de quoi être effrayé.

Cette situation devait donc être résolu au plus vite... Et je m'étais porté volontaire pour la mission, dont les termes étaient les suivants. Explorer la zone, trouves des faiblesses pour une éventuelle action ultérieure et, si possible, éliminer le nécromant. Rien de bien terrible en soit si on exceptait l'armée revenante qui se tenait entre moi et lui ! Mais justement...C'était pour cela que c'était moi qui y allait, j'étais le plus doué... Mais pas que ça. Non seulement l'importante distance ne m'était guère qu'une gêne grâce à l'usage que je pouvais faire des plans infernaux où le temps et la distances étaient déphasés, mais en plus j'avais déjà de l'expérience dans ce genre de domaine, même si je n'en avais rien dit aux autres ,avec ma participation à un conflit qui avait déjà opposé l’Église et une le entière composé de nécromants qui s'étaient alliés à des infernaux, un sacré merdier d'ailleurs... Et puis, même si ce n'était qu'un bonus, je voulais en savoir plus sur Meïsa, sur ce qui avait ainsi troublé ma mère.

Après avoir rassuré Felina et confié mes enfants à mes parents je m'étais aventuré dans un plan infernal parmi ls moins dangereux pour m'approcher de ma cible... Seulement les plans infernaux étaient instables par nature et j'avais beau en avoir arpenté un certain nombre j'étais bien loin d'en connaître tout les mystères. Ainsi après l'équivalent de mois de marches, qui dans le monde réel n'avait dû être que quelques jours, le plan où j'étais fut la proie à des éruptions de lave spontanées, expliquant alors la faible prolifération de démon à sa surface...Ceux de son plan vivait sous terre avec le magma et ressortait avec ce dernier ! Ainsi pris au piège je n'avais eu d'autre choix que de créer un portail pour revenir dans le monde réel, me faisant arriver dans une forêt. Bon sang, mon démon aurait pu me prévenir sur ce plan !

*Eyh ! J'y suis jamais allé ! C'est pas parce qu'on est un démon qu'on connaît tout sur nos congénères et leur territoire ! D'ailleurs pourquoi ne pas y retourner ?"

J'aurai bien sûr pu ouvrir un autre portail dont les spécificités me convenaient, mais... Voyager de plans en plans de façon abusive pouvait avoir de fâcheuses conséquences que je ne tenais pas à expérimenter, quand bien même j'étais familier de ce genre de voyage. Qui plus est, une rapide observation me permit de vérifier que les bois où j'étais partageait les spécificités de celui qui était le plus proche de la citadelle. Encore trois jours de marches et... Je serai en territoire ennemi ! Raison de plus pour ne pas ouvrir un autre portail. En effet j'étais en plein territoire humain et la moindre émanation d'énergie démoniaque attirerait l'attention des ordres paladins. Ce serait déjà une chances s'ils n'avaient pas perçu le portail qui m'avait permis d'arriver ici !

Cependant, s'il devait venir, j'avais du temps devant moi avant qu'il le fasse et il s'avérait que j'étais quelque peu fatigué de mes longues marches et de ces nuits guère reposante dans le plan infernal où j'étais. Or pour faire face à un adversaire il valait mieux être en forme. Cela à plus forte raison qu'il faisait déjà nuit et que ni le doux ruissellement du cours d'eau tout proche ou le souffle du vent me faisait oublié les possibles dangers d'une forêt, d'autant plus avec des morts vivants proches. Prenant le risque de monter à un arbre, je m'y assoupissais après avoir stabilise ma position, après tout les zombies ne savaient pas grimper, le sommeil ne tardant pas à venir me prendre.

Mais quel sommeil...A peine avais je sombré qu'une vision s'imposa à moi. La chose ne fut pas sans me rappeler la déplaisante expérience avec Karl Grim, sauf que là je n'étais pas acteurs de ces souvenirs simples spectateurs. Ce qui se passa sous mes yeux, sans que l'on semble me remarquer, se montrait digne d'une fresque épique ! Un souverain, qui à lui seul repoussait les armées rebelles avec une puissance redoutable, mais dont il devait payer le prix. Un splendide matériaux pour les bardes... Si ce n'était que tout cela paraissait un peu trop réel. Contrairement à ce que serait une illusion, les gestes superflus étaient nombreux, tout était parfaitement retranscris, le vent claquant dans les bannières, les mots, la magie... J'ignorais à vrai dire ce qui se passait exactement sous mes yeux, mais je craignais le pire...

Mais à mon réveil, brusque à cause du piaillement d'un fichu oiseau, rien n'était advenu. Pas de barreaux, pas de liens magiques et la main que j'avais tendu pour écrabouillé le piaf n'avait fait que briser une branche. J'étais simplement installé sur mon arbre, comme lorsque je m'étais assoupi... Et mon premier réflexe fut de saisir mon journal, dont je ne me défaisais jamais. Les rêves étaient par essence volatile, mais des fois ils n'étaient pas sans sens ,surtout quand ils étaient aussi précis ! Il me fallait donc les consignes... Mais sans plume et sans encre, je m'entaillais le pouce avec mes dents ,et me servant du sang qui perlait je notais les noms que j'avais retenu. Serenos, le roi, Eglendal, une source de pouvoir apparemment, Grymauch, un des suivant du roi, Rashkëvan, une figure mystérieuse...Et enfin la matriarche, qui devait être trouvée et protégée.

Mais alors je me bloquais. Essayant de me remémorer le rêve, de le retourner dans tout les sens, je m'efforçais de trouver là où était fait évocation de cette matriarche, mais rien...Et ma conscience se tourna alors vers mon démon, qui connaissait tout de ce qui était en ma mémoire ! Il me répondit, mais il parut comme...Gêné.

*Hm... Ne m'en veux pas, mais ce qui c'est passé cette nuit...C'était pas juste un rêve, mais bien un message qui atteint ton esprit. Oui je sais ma présence d'ordinaire te protège... Mais quand il s'agit d'une entité millénaire dont la puissance est palpable alors qu'elle n'a plus de corps, je préfère abaisser les défenses et lui donner ce qu'elle veut, surtout que ce n'était pas pour te faire mal. Enfin, ce malotru m'a quand même exclu de ce qu'il t'as montré. Ceci dit, maintenant que j'y ai accès avec ta mémoire, je te le confirme, cette histoire de Matriarche sort de... Nul part. Il y a rien qui explique que tu t'en souviennes, ça semble juste être apparu spontanément.*

Voilà qui me préoccupait... Mon démon avait un instinct territorial féroce. Les psychiques où créatures qui tentaient de s'en prendre à mon esprit étaient violemment repoussé par sa conscience d'ordinaire, mais pas cette fois. Cette fois il avait eu peur, et je n'appréciais guère cela... Enfin, cela n'avait sans doute aucune lien avec le nécromant et ce dernier restait ma priorité. J'avais sans doute dû percevoir dans mon sommeil une de ces images du passé que la magie transporte et transmet parfois, cela était déjà arrivé à certains de mes compagnons de route. En somme je comptais bien en apprendre plu, mais une fois le travail fini, et les chances que les deux soient mêlés étaient plutôt moindres !

Je me préparais ainsi à repartir, descendant de ma branche et réorganisant mes affaires, j'allais au cours d'eau dont j'entendais le ruissellement afin de nettoyer mon pouce qui guérirait rapidement et y remplir les quelques gourdes que j'avais emmené dans les plans infernaux, où trouver de l'eau était impossible, mes réserves ayant été calculé à la gourde près autant dire que j'avais bien tapé dans mes réserves depuis le début du voyage. A mon approche les animaux avaient bien sûr fui, mais cela ne m’empêcha pas de prendre ma vengeance sur le piaf qui m'avait réveillé, mangeant un demi-heure plus tard un de ses congénères en guise de petit déjeuner, attrapé grâce aux ombres de mon démon. Durant ma collation je relisais une dernière fois ces termes, m'attardant longuement sur celui de matriarche qui éveillait en moi quelque chose d'indescriptible, comme si je devais faire quelque chose de particulier...

Bah la réponse viendrait tôt ou tard ! Il était plus que grand temps de partir, et c'est ce que je fis, quittant la forêt pour me diriger en direction de la forteresse maudite, prêt à dégainer à la moindre menace.. Qui serait d'ailleurs la bienvenue car elle me changerait diablement les idées !
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Message  Serenos Sombrechant Ven 24 Oct 2014, 07:36

Le voyage d’Engar s’étira sur plusieurs jours de marche. Les portails démoniaques, assez évidemment, ne s’ouvraient pas en Meisa, et il était impossible d’en faire ouvrir un, car la magie millénaire, même résiduelle, qui habitait l’endroit continuait encore et toujours d’agir sur le territoire. Peut-être était-ce simplement un coup du sort pour le forcer à marcher, où quelque part, dans le lointain, une conscience ne désirait pas que son voyage soit vain et que seule la destination ne compte. Les portails démoniaques avaient aussi une faille; version perverse des portails de transport utilisés par les Arcanistes, ils pouvaient être détecté à des lieues par qui sait tendre son esprit. Et l’Être du Palais ne pouvait pas permettre une telle erreur à son protégé. Bien que solidement enfermé dans les murs de la Citadelle, le Roi d’autrefois n’avait rien perdu de sa prévoyance et de ses nombreux talents magiques. Althenos s’impatientait, et ce maudit nécromancien qui tentait de forcer les portes de la Citadelle en sapant ses forces magiques menaçait de lui faire perdre la puissance requise pour sceller l’Ombre, le plan astral sur lequel régnait le Dieu de la Destruction et du Renouveau.

Engar pouvait penser qu’il voyageait seul, mais ce n’était pas tout à fait le cas. Malgré ses restrictions, l’Être de la Citadelle pouvait encore étendre son esprit sur une très grande distance, aussi se permettait-il d’observer l’humain avec attention. Ses pouvoirs ne lui permettaient pas de directement s’adresser à lui, et il risquait de terrifier le pauvre démon s’il s’aventurait à nouveau dans son esprit. La pauvre créature semblait déjà très méfiante de lui après leur brève rencontre. Les démons n’étaient pas tous aussi teigneux que les livres et légendes le racontaient; certains étaient même des créatures capables de bienveillance, même si ces événements étaient extrêmement rares. Les démons étaient simplement naturellement très égoïstes, ce qui les poussait à souvent chercher à se satisfaire aux dépends des autres. Celui-là était une bien curieuse créatures aux yeux de l’Esprit, mais il se garda bien de l’inspecter grâce à ses dons; le Démon aurait tôt fait de le détecter, et il était plus prudent pour lui de rester une simple vision dans un songe qu’un être omniscient surveillant ses moindres faits et gestes.

Une douleur soudaine et lancinante arracha l’Esprit à sa contemplation, et il se résorba pour regagner le Palais. Ce maudit nécromancien, le voilà encore en train de chercher à forcer l’entrée du Palais. L’Esprit puisa dans ses réserves magiques pour repousser l’agression de ce sorcier de misère, et il parvint même à le percuter avec assez de force pour l’envoyer voltiger de l’autre côté du Grand Pont. Mais ce sursis serait très court; il n’avait plus toutes les ressources d’Eglendal, et la puissance de l’Artéfact s’amenuisait de jour en jour. Au maximum, il pourrait encore protéger le palais pendant une semaine, mais le temps jouait contre lui; le Nécromancien avait de la patience, et de la motivation; des secrets très sombres se cachaient dans les confins du palais, des secrets que l’Esprit s’était bien gardé de laisser quiconque découvrir.  C’était pour cette même raison qu’il avait effacé Meisa du souvenir collectif, raison pour laquelle personne en dehors de ses quelques habitants conservaient des souvenirs de cet endroit. Le sortilège n’avait qu’un effet limité sur les membres de la Famille Royale, car beaucoup de descendants Meisaens conservaient un certain souvenir des légendes et histoires de cet endroit, transmis de parents à enfants sur une centaine de générations. Sans ce sortilège, le Palais n’aurait pas qu’un Necromancien à mâter, mais une bonne petite armée de mages noirs. S’il n’avait pas le sceau à maintenir, l’Esprit aurait pu simplement tuer le Nécromancien, mais il n’avait aucune preuve que ce geste ne donnerait pas la puissance nécessaire à Althenos pour se libérer; s’il causait directement le trépas du mage noir, rien ne garantissait que son propre sortilège ne serait pas souillé. Il lui fallait donc redoubler de patience et de parcimonie dans l’usage de ses capacités.

***

La Matriarche [PV: Engar] A1082711



Alessa observait l’Étranger depuis qu’il était entré à la frontière. Ce n’était pas son accoutrement bizarre qui avait attiré son attention, mais bien son aura tordue, qui lui était bizarrement familière et très étrangère à la fois.

La jeune demoiselle savait cacher sa présence aussi bien que sa mère avant elle, bien dissimulée dans les fourrés, elle se contentait donc de l’observer. Enfin, c’est ce qu’elle aurait voulu faire si ce crétin ne marchait pas droit dans un des pièges de ces femmes à huit pattes. Lâchant un juron discret, elle se déplaça avec vitesse et agilité entre les buissons, sans faire le moindre bruit. Alors qu’elle s’approchait, elle remarqua dans les arbres une concurrente, bien plus rapide et discrète qu’elle-même; dotée d’un tronc de femme et d’un abdomen ressemblant énormément au corps d’une araignée, l’Arakhn se dirigeait à toute vitesse vers sa proie, la bouche grande ouverte et le ventre bombé, prêt à libérer un filet de toile bien collant sur sa cible. Alors qu’elle fondait sur Engar, Alessa jaillit comme un félin hors des fourrés et se jeta sur Engar, le poussant hors de la trajectoire de la créature.

« Sheke! Shaïyi mawka rah‘hakecte! Sheke! »

Elle lui agrippa la main avec force, et Engar se vit entrainer par une femme à la peau foncée et aux cheveux d’argent, qu’il ne connaissait ni d’Adam ni d’Ève, vêtue de quelques pièces qui peinaient à être appelés des vêtements. La force de l’étrange demoiselle était impressionnante, mais pas autant que celle de l’Arakhn qui venait de reprendre sa place dans les arbres; si elle parvenait à avoir un tir clair, il lui suffirait de happer Engar d’une toile pour le capturer. L’horrible créature lâcha immédiatement un cri menaçant à l’attention de sa proie et se remit à sa chasse, avec l’énergie que sa fureur lui accordait, mais Alessa ne comptait pas laisser l’homme finir en casse-croûte. Il y avait déjà assez d’Arakhni dans cette forêt sans que cet imbécile ne passe les derniers moments de sa vie à féconder les œufs d’une Veuve. Heureusement pour Engar, la forêt état touffue, et les arbres, autant étaient-ils pratiques pour une créature se balançant de branche en branche, leur promettait au moins d’éviter qu’elle n’ait une cible facile pour sa toile. Hors d’elle, la créature au corps d’araignée se mit même à balancer des branches vers ses cibles, dans l’espoir d’en assommer une. Alessa se prit quelques noix et une branche, mais il lui semblait qu’Engar s’évitait le pire. Mais la course fut de courte durée; Alessa connaissait bien le terrain, et elle savait que les Arakhni ne pouvaient pas traverser les rivières d’eau douce, pour une raison qui lui échappait, mais elle n’avait pas l’intention de questionner le pourquoi d’une issue qui lui sauvait la vie. Sans laisser l’homme se préparer, elle le poussa dans l’eau et s’empressa de le suivre. Dès qu’ils furent au centre de la rivière, l’Arakhn poussa un rugissement de colère, mais ne quitta pas la forêt, comme craintive de passer par-dessus la rivière.

Une fois hors de danger, Alessa agrippa à nouveau le bras d’Engar et le traina jusqu’au rebord de l’eau. Peut-être qu’elle se montrait très empressée, mais elle ne préférait pas rester près de la Forêt aux Araignées si elle pouvait l’éviter. Ils gagnèrent assez vite la berge et à peine furent-ils hors de l’eau qu’elle se tourna vers lui et lui agrippa le visage. Elle le força à regarder à droite, à gauche, puis en l’air, avant de lui grimper dessus et lui pencher la tête dans sa poitrine pour observer le sommet de son crâne. Son traitement pouvait être perçu comme très rude, mais devant des inconnus bizarres, il valait mieux ne pas trop risquer de la mettre en colère. Pendant qu’elle l’examinait, elle lui posa quand même quelques questions, pour s’assurer qu’elle ne ratait rien.

« Shidi? Ashakah? Seke sho neheti vasmerelda? »

Elle n’avait visiblement aucune conscience qu’elle lui parlait dans une langue qu’il n’avait visiblement jamais entendue, mais elle l’inspectait visiblement pour des blessures ou des éraflures que leur course effrénée aurait pu lui causer, visiblement préoccupée par l’état de sa tête. Après un rapide examen, l’étrange femme de la forêt lui écrasa son poing sur la tête et frotta vigoureusement contre son cuir chevelu, grommelant avec mécontentement. Visiblement, elle était plus fâchée contre le fait qu’Engar s’aventurait sur le terrain des araignées sans même une torche pour s’éviter les troubles. Les Arakhns craignaient le feu, car la lumière leur était douloureuse, ce pourquoi elles ne vivaient que dans les parties les plus touffues de la forêt.

« Yel esta Alessa. Ne kel esta? »

Elle leva un de ses bras tatoués en sa direction et le pointa d’un doigt en posant sa question. Elle lui demandait apparemment son nom, mais dans cette langue, Engar ne comprendrait peut-être pas son intention. Mais comment pourrait-elle savoir qu’elle ne parle pas sa langue, elle n’a jamais mis le nez hors de son territoire de chasse et ses quelques contacts se résumaient à quelques rencontres polies avec ses sœurs. C’était d’ailleurs la première fois qu’elle croisait un homme, du coup, elle était aussi curieuse de savoir ce qu’il était.
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Message  Engar Lun 27 Oct 2014, 00:47

Ouvrir un portail n'était pas dans mes intentions... Mais mon démon qui continuaient à envisager la possibilité me tint soudainement informé durant ma progression de la puissante magie qu'il percevait et qui étoufferait dans l’œuf une telle tentative. La chose était appréciable à entendre, car cela signifiait déjà sans doute qu'en dehors de l’œuvre du nécromant je ne devrai pas avoir de désagréables surprise magiques ! Le voyage s'avérait par ailleurs des plus aisés. Le territoire était pratiquement désert, comme si l’Église et mes congénère n'avaient jamais songer à s'y installer, et que les créatures qui avaient pu y vivre étaient également parties pour une raison inconnue. De fait les plus grands dangers de ces lieux paraissaient être les animaux et de potentiels revenants dont je n'avais cependant pas encore vu l'ombre ! Après cela n'aurait pas été surprenant que j'en ai croisé sans en voir, car la majorité de ces terres était couverte de forêt qu'il me fallait traverser et qui s'avéraient des plus touffus, permettant aisément à deux adversaires de voir leurs chemins se croiser sans même en avoir conscience ! Mais alors que cela faisait plusieurs jours que je progressais, la voix de mon démon se fit à nouveau entendre, soudainement et ce n'était pas cette fois ci pour le simple plaisir de la conversation.

*T'es suivi... Deux trucs, dont une sorte de drider qui a l'air d'avoir faim.*

Bon... C'était déjà mieux que rien, mais j'avoue que j'aurai apprécié savoir ce qu'était ce second "truc". Enfin, au moins j'étais au courant d'un éventuel danger, des plus sournois car si mon démon l’avait perçu, mais pas moi, il était évident que la menace cherchait à se dissimuler... Et bien elle trouverait à qui parler. Néanmoins, je ne fis rien pour l'effrayer ou la mettre sur ses gardes, au risque que cela attire davantage d'ennui que ces deux là ! Ainsi se fut discrètement que sous ma tunique je déployais déjà les ombres de mon démon, prêt à les faire jaillir à la moindre attaque... Et cette dernière ne tarda pas à advenir. Un bruit sec, suivit d'un sifflement tel celui d'une flèche. Brusquement, je me tournais vers la source de ce son et me concentrais brièvement pour y projeter mon ombre, afin d'intercepter le projectile et se faisant j'entrapercevais la silhouette menaçante de la femme araignée.

*A ta droite ! *


En effet alors que je me concentrais sur la menace la plus imminente une autre approchait, l'observant du coin de l’œil. Nulle magie apparente, nulle arme, elle allait sans doute user de mêlée... Très bien alors je l’attendais ! JE n'avais pas le temps de dégainer, mais mes poings se serraient prêt à frapper, alors que mes jambes se détendaient... Ainsi lorsqu’elle me percuta elle m'emporta avec elle, mais m'y étant préparé j'étais sur le point de frapper, avant de remarquer qu'elle même ne semblait même pas chercher à le faire, et comprendre ne entendant la masse molle de toile s'écraser non loin de moi qu'elle m'y avait soustraite, ou du moins avait voulu le faire. En somme, pas agressive, à moins que je ne sois une proie que deux prédateurs convoitaient, mais avant que je n'y pense davantage elle me tira la main, d'une force qui n'était clairement pas humaine malgré son apparence. Bien sûr, j'aurai pu y résister, mais si je ne compris pas ses mots, l'intonation de ces derniers, la peur et la colère, m'apparurent évident, et ce n'était pas l'intonation qu'une personne avait envers quelqu’un dont il voulait la mort, ou alors elle cachait bien son jeu, auquel cas je le lui briserai sans plus attendre.

Mais en attendant qu'elle l'abatte je me laissais guider à travers la forêt dont elle semblait connaître les moindres recoins... Je devais avouer, fuir alors qu'un combat s'approcher enfin me faisait enrager, mais elle devait avoir ses raisons d'ainsi me mener. Après tout peut être que plus de ces femmes-araignées arrivaient sans que moi où mon démon ne puissent les percevoir, ou bien encore me menait elle dans une embuscade ou, au contraire, avait elle voulu me sauver en me sous-estimant grandement. La créature d'ailleurs n'abandonnait pas la traque, abandonnant toute discrétion j’entendais ses pattes cliquetaient entre ses branches tandis qu'elle nous projetait divers projectiles, principalement des branches que déviais à l'aide de ma main libre et de ma cape et qui ne me firent guère de dommage. Cette chose agissait plus comme un animal que comme un être intelligent.

Ceci dit, la course elle même fut brève, puisque brusquement la jeune étrangère, me prenant au dépourvu me projeta dans l’eau, où je me réceptionnais du mieux que je pus. Une rivière... Était ce parce qu'il n'y avait pas d'autres chemins ? Parce qu'elle cherchait à effacer notre odeur ? Je l'ignorais, mais dans le doute je progressais afin de me sortir du courant plutôt que d'y demeurer, sentant l'eau imbiber le cuir et s'infiltrer de façon déplaisante dans mes chausses, mais alors que je m'exécutais la jeune femme me prit à nouveau le bras et m'entraîna dans son élan, jusqu'à ce que l'on soit tout deux sortis, alors que derrière nous l'espèce de drider semblait abandonner la chasse... Mai alors que j'observais cela et m'était assis pour retirer mes bottes afin de les faire sécher la jeune femme me saisit le visage et après quelques brefs gestes, monta sur moi et..

*Woow ! Elle n'a pas froid aux yeux la petite ! Fais attention si elle est comme ces araignées elle bouffe son compagnon après l'acte*

En effet la position était des plus gênantes et le peu d'habit qu'elle avait, et que je constatais que maintenant, n'arrangeait en rien la chose...Mais ce ne fut encore rien comparé à la suite, quand elle me prit le crâne pour le fourrer dans sa poitrine. Dans un premier temps surpris je ne réagis guère, ayant seulement conscience que si ça n'était l’adrénaline de la course précédente mon nez m'aurait déjà trahi en se mettant à saigner comme il en avait l'habitude en de telles situations... Mais alors que je m'apprêtais à la repousser elle parla à nouveau son étrange langage et ce dernier me troubla... Je n'en comprenais pas un mot, mais les consonances et les intonations de la langue n'était pas sans me rappeler celle de mon pays natal, bien que ses paroles ne voulaient rien à dire à mes yeux.

Mais alors que je pensais à cela, tranquillement, le nez dans sa poitrine, elle m'arracha à ses songes par un violent coup de poing qui sans pour autant faire vraiment mal n'en était pas moins désagréable. C'en était trop. redressant la tête je l'observais désigner une direction, parlant à nouveau en vain... Les mots ne serviraient à rien pour échanger, les gestes par contre. le sien, en m'indiquant une direction était un début, mais il pouvait dire tant de choses. "Je vis là et toi ?" "Il ne faut pas que tu ailles là ." "Il y a quelque chose là bas qui pourrait t’intéresser." Au moins celui qui fut le mien fut plus clair. Saisissant brusquement le poignet de la main qui m'avait meurtri je me mis à le serrer, de plus en plus fort, m'arrêtant à l'instant où cela commencerait à faire mal. elle pourrait se débattre, lutter, elle ne s'arracherait pas à ma poigne et cela ne pouvait signifier qu'une chose.

Je suis plus fort que toi...

Mais ce petit compte personnel étant réglé je passais rapidement à autre chose, me redressant un peu en regardant vaguement dans la direction qu'elle avait indiqué pour savoir ce qu'elle désignait, en vain, ne voyant rien de particulier, puis mon regard vint sur elle. Des tatouages dont je ne reconnaissais guère les motifs, des habits de sauvageons, un minois charmant, un corps bien tournée une peau cuivrée, mais des cheveux blancs... Elle ne ressemblait à aucun groupe humain que j'avais rencontré, et surtout pas dans les territoires d'Amessa ou proches ! Je commençais de fait à m'interroger quant au fait que ce soit une créature sous des traits humains, ce qui serait compréhensible au vu de la force dont elle avait fait montre... Je grondais alors pour moi même quelque chose concernant ma tenue mouillée et qui me collait au corps de façon déplaisante, avant de la fixer à nouveau...Et me résoudre de parler, même si cela devait être en vain.

"Merci, mais je dois continuer ma route, je suis assez fort pour la faire seule."


Cependant, ces mots je les avais tenus en nordique, me demandant si les intonations similaires soulèveraient la moindre réaction chez elle ou si elle en comprendrait des bribes... Bien sûr j'avais la ferme intention de continuer ma route mais je n'allais as pour autant me priver d'en connaître plus sur cette étrange personne...

*Moi je connais aisément un autre langage, toujours corporel, que toi, moi et elle comprendrions aisément... Mais je te connais, tu ne l'aimeras pas.*

Et ce n'était pas difficile de deviner à quoi il pensait, au vu de la tenue de la jeune femme nous faisant face.... Mais cette pensée ne fit que m'arracher un soupir agacé, il n'y avait bien que lui pour penser à ça en pareil situation !
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Message  Serenos Sombrechant Mer 29 Oct 2014, 04:51

Du haut de la tour de la Citadelle des Anciens, le puissant Esprit ne put s’empêcher de sourire alors qu’il continuait d’observer Engar. Oh, le pauvre, il venait de tomber sur une Gardienne. Autrefois des guerrières soumises au Palais et à Sa Majesté, elles étaient maintenant retournées à l’état sauvage en tant que Gardiennes implacables et sans pareils du Royaume perdu de Meisa. L’Esprit se rappelait avec tendresse l’époque bénie où ces jeunes femmes, dont le dernier mâle avait disparu au tout début de la colonisation, arpentaient les terres dans la tâche ardue de surveiller les frontières et dissuader les malvenus de pénétrer dans les plaines du Roi. Vrahilel avait été la seule cité où les Gardiennes se retrouvaient en grand nombre. Leur mode de reproduction était pour le moins fascinant; compatible avec toutes les races existantes, tant qu’elles avaient la capacité de se reproduire, leur descendance n’acquérait pourtant aucun héritage paternel, donc, peu importe le mâle, la nouvelle Gardienne était un représentant pur de sa Race, naissant même avec ces tatouages étranges que l’Esprit attribuait à leur proche parenté avec les Ashanshas. Les symboles et dessins changeaient de Gardienne en Gardienne, et selon ces symboles, il était facile de reconnaître les plus puissantes d’entre elles. Plus une Gardienne arborait de tatouages, plus elle était considérée comme puissante, car la seule manière de gagner d’autres tatouages était d’affronter en combat loyal une semblable et de la tuer, ou alors de soumettre à sa cause ses sœurs. Cette guerre fratricide durait depuis des millénaires, bien avant la Colonisation, et tristement, les Gardiennes étaient appelées par leur instinct à s’affronter entre elles. Les seules méthodes connues pour arrêter définitivement la soif de sang de ces femmes était le Roi de l’époque, car grâce à ses grandes connaissances magiques, il pouvait mettre fin à l’enchantement et permettre aux Gardiennes de se retirer de ce jeu barbare. Il était interdit de s’en prendre à une Gardienne qui avait fait vœu de cesser toute violence, et de cette interdiction naquirent les Renégates, une bande de Gardiennes refusant de se soumettre au Roi et qui continuaient d’attaquer et de tuer les Gardiennes, même celles qui s’étaient retirées de la course au pouvoir.

L’Esprit avait longtemps regardé Alessa. Sa mère, Machäya, était une Gardienne reconnue pour avoir fait perdurer la tradition millénaire qui avait permis aux Gardiennes de se retirer et de fonder des familles heureuses et unies en échange d’abandonner leurs armes. Grâce aux enchantements transmis de génération en génération par la Gardienne du Roi de Meisa, certaines Gardiennes pouvaient se retirer des combats incessants qui tapissaient la vie des guerrières. Malheureusement, le temps rattrapa la brave dame, dont le fil de la lame s’était depuis longtemps émoussé, ainsi que ses talents, et elle fut tuée. Peut-être était-ce parce qu’Alessa n’était pas présente et qu’elle se reprochait son impuissance pour protéger sa pauvre mère ou simplement car son Don était plus puissant encore que le sien, mais depuis le trépas de la Gardienne, la fille se lança dans une vendetta sanguinaire à la recherche de la Renégate qui avait osé s’en prendre à la protectrice du clan et qui lui avait volé ses tatouages. Dans sa colère, elle était devenue une chasseuse implacable et une prédatrice de Renégates, embusquant et tuant les traîtresses sans même leur donner la chance de se défendre, refusant ainsi d’arborer leurs tatouages, qu’elle aurait méprisé jusqu’à la fin de ses jours. Le potentiel d’Alessa était exceptionnel, même terrifiant s’il n’était pas dompté comme il se devait, mais présentement enfermé dans le Palais et incapable d’interagir en dehors de la Lignée Royale, l’Esprit n’avait pas la capacité de la guider, comme il avait guidé ses prédécesseures. Il espérait simplement qu’Engar suffirait à la maintenir en contrôle. Peut-être qu’un homme de l’extérieur des frontières Meisaennes avait ce qu’il fallait pour remettre les Gardiennes dans le droit chemin… ou du moins celle-là en particulier.

Il s'assura que le Nécromancien ne puisse pas détecter ses gestes grâce aux protections du Palais avant d'étendre sa conscience vers Alessa et glisser dans sa tête une information; Arthan. Arthan était une petite ville Meisaenne se trouvant au nord d'Eist'Shabal, donc plus près de son influence. Le Nécromancien ne tarderait pas à entendre parler de la venue d'Engar sur le territoire, et il n'y avait qu'à Arthan où il pourrait trouver un lieu sûr. Arthan était d'ailleurs le seul endroit où se trouvaient encore des créatures et des humains n'étant pas sous l'influence de ce sale mage noir. L'Esprit ignorait où cet homme avait trouvé une manière de pervertir la protection qu'il avait donné aux Meisaens, mais puisque Engar n'avait pas été affecté dès son entrée, il pouvait encore parier sur lui pour le soustraire aux griffes de son assaillant.

***

Alessa regarda Engar lui serrer le poignet avec force. Certes, une femme normale aurait gémi et l’aurait supplié de la relâcher, mais une femme normale n’existait pas chez les Gardiennes, et le représentant de l’Ordre ne tarderait pas à l’apprendre. Plutôt que de trembler devant sa force, Alessa brava directement son regard sans faire le moindre bruit, malgré ses dents resserrées par la douleur. De cette prise, elle aurait simplement pu lui passer une jambe autour du cou, le forcer au sol et le maintenir dans une clé de bras jusqu’à ce qu’il relâche son poignet, mais aussi douloureuse que soit l’expérience qu’elle subissait, elle se demandait intérieurement si c’était en fait une façon de jauger une nouvelle rencontre et la saluer, dans le pays de l’étranger. Elle se contenta donc de sourire, raidissant le poignet pour qu’il ne commette pas la grave erreur de le lui briser (salutation ou pas, elle avait besoin de son poignet), mais lorsqu’il la relâcha enfin, elle se massa le poignet histoire de faire passer la douleur. La Gardienne n’était pas vraiment plus impressionnée que ça; elle avait des rencontres moins courtoises avec certains autres membres de sa race, du coup, elle ne pouvait pas vraiment voir ce qu’Engar avait cherché à lui montrer.

- … Je… Route… assez fort… seul…

Les quelques mots que la jeune femme parvint à capter étaient ceux que le jeune homme prononçait dans un dialecte proche, similaire même, à celui qu’elle pratiquait. Elle resta même surprise d’entendre ces mots, même de façon parfaitement incompréhensibles et sans le contexte. Elle regarda l’homme, interdite, puis elle l’examina plus franchement, lui collant aux talons.

« Nay, kel esta fala nem kel belhïvar pel hidvaturar han seom forastar han paksa! »
[Non, tu es fou si tu crois pouvoir t’aventurer dans ces forêts en paix!]

Et la Gardienne savait de quoi elle parlait. Hormis les femmes araignées, il y avait encore beaucoup de prédateurs dans cette région. La Forêt des Mages n’était pas surnommée ainsi sans raison, et certainement pas seulement parce que seuls les magiciens les plus talentueux pouvaient s’y mouvoir sans trop de problèmes. Avec les enchantements de l’époque, une compagnie pouvait traverser la forêt sans embûche grâce à un bon magicien, or, le jeune homme n’était pas un magicien, et il vivait en ces lieux des monstres aussi dangereux que puissants. La femme posa alors une main sur le bras de l’étranger et pour illustrer ses dires, elle montra dans l’eau une légère déformation. Avec un peu d’attention, même un homme comme Engar pouvait voir la forme de cette distorsion; un énorme alligator blanc, caché par le cour d’eau rapide, qui attendait le voyageur imprudent ou un petit animal insouciant pour savourer son premier repas de la soirée. La jeune femme porta alors une main sur le bras de l’homme puis elle lui agrippa la main, le forçant à découvrir un index, et elle pointa avec celui-ci une étrange silhouette; une autre femme, cachée dans les buissons, qui les regardait de loin, armée d’une longue lance et le visage caché derrière un masque évoquant un animal encore inconnu d’Engar. Elle lui prit alors la main et l’entraina lentement à sa suite, marchant sur le bord de l’eau.

« Zen forastar esta retcha per seoum ne estam alahim. Yel kel geada ve oun plaçar safÿhete »
[La forêt est dangereuse pour ceux qui ne sont pas alertes. Je te guiderai vers un endroit sûr.]

À son ton, elle ne lui laissait pas vraiment place à la discussion, mais après tout, Engar voulait se prouver comme étant plus fort qu’elle, alors qu’elle-même se doutait qu’il n’avait aucune connaissance des dangers de ces territoires. Même à la Grande Époque, les civils et étrangers préféraient contourner la forêt par bateau plutôt que la traverser, mais malheureusement, à l’époque, ce n’était pas tous les marchands qui pouvaient se permettre de payer un passeur pour livrer leurs marchandises de l’autre côté. Engar était orgueilleux et belliqueux, aux yeux de la Gardienne, qui sentait son désir de combattre quelque chose, mais l’ordre naturel de Meisa était beaucoup plus revanchard que ce que le brave guerrier pouvait bien envisager; s’en prendre à une Arakhn, c’était se retrouver avec tout son clan aux trousses à la fin de la journée, et se garantir un sommeil très agité. La Gardienne regarda le guerrier et visiblement, elle avait quelques questions sur le bout des lèvres; d’où tenait-il ce dialecte Meisaen? Certes, les mots étaient hachés, et certains tenaient même de la langue elfique, et la jeune femme n’en comprenait même pas les détails, mais certains mots ne pouvaient lui échapper. Et aussi, d’où venait-il? Est-ce qu’il y avait des Gardiennes de là où il venait? La chose, et elle l’ignorait elle-même, n’était même pas impossible; quelques Gardiennes avaient après tout quitté Meisa pendant l’Exode.

Moins brutalement que plus tôt, l’étrange demoiselle agrippa l’étranger par la manche et d’un geste de la main, elle fit léviter ses effets vers elles, laissant derrière eux de grandes bulles d’eau flottant dans les airs, alors qu’elle les lui rendait. Parmi les sœurs Gardiennes qu’elle avait affronté en combat loyal, l’une d’entre elles possédait un talent incroyable pour manipuler la matière, et grâce à celui-ci, elle pouvait extraire du liquide d’un objet sans endommager celui-ci. Les Dons des Gardiennes étaient multiples, et se transmettaient normalement de mère en fille, puisque les fils étaient rares ou même inexistants, et si la plupart généraient simplement de simples renforcements pour la porteuse, il arrivait que les modifications millénaires faites sur son peuple permettaient des interactions non-physiques avec le monde, comme venait de le démontrer la guerrière.

Après quelques minutes, voire une heure de marche, les deux marcheurs débouchèrent hors de la forêt des mages, laissant place à de grandes plaines. Là où aurait dû se trouver de la verdure à perte de vue, de grandes tranchées où d’énormes Orcs montaient la garde se dévoilaient aux yeux d’Engar. Étrangement affables et dénués de vie, les géants verts et gris se déplaçaient machinalement dans leurs patrouilles, n’échangeant aucun mot. Alessa regarda l’étranger et lui tendit un petit objet; un rubis.

« Zen eram. »
[Ne le perd pas.]

À peine eut-elle dit ces mots qu’une troupe d’orcs se mirent à courir vers eux, et la guerrière s’empara de sa dague.

« Shemi arravar. »
[Ils arrivent.]
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Message  Engar Lun 10 Nov 2014, 00:43

Au moins, la jeune femme n'essaya visiblement pas de résister à ma prise, ce qui était clairement préférable pour nous deux. En fait, elle se contenta même de le raidir, une précaution des plus prudentes, mais qui n'était nullement menaçant et des plus justifiées. Après tout même si elle m’avait aidé, je restais un inconnu dont elle ne savait rien dans le fond, ignorant mes intentions et mes talents. En fait j'en étais encore à me demander pourquoi elle m'avait aidé. Par pure charité ? Parce qu'elle ne souhaitait pas à ce que je serve à nourrir des créatures hostiles ? Pour obtenir autre chose en retour ? Je l'ignorais, mais j'étais des plus curieux sur la question. Cela dit, quoi qu'il en soit, il semblait qu'elle voulait mon bien, ou tout du moins continuait à me surveiller, au vu de la proximité constante qu'elle maintenait avec moi lorsque je m'éloignais un peu.

Et cela ne s'arrêtait pas là, à peine avais je pris la parole qu'elle parut protester dans son dialecte étrange...Mais si je n'en compris pas le sens exacte, je devinais ce qu'elle voulait globalement me signifier grâce aux gestes qu'elle fit, et surtout à ce que ces derniers désignaient. Une bête féroce, une autre silhouette dissimulée à travers les frondaisons, tant de menaces qui auraient pesées sur la vie du voyageur imprudent, et que je n'aurai moi même pas forcément perçu de par ma méconnaissance du terrain si j'avais été seul, or...

*Et bien quoi ? Des bêtes féroces et l'équivalent de bandit de grands chemins ou de barbares. Rien dont tu ne pourrais pas te défaire et que je n'ai pas déjà aperçu sinon on serait déjà mort tout les deux depuis longtemps, et pour de bon !*

Je me gardais bien de transmettre la pensée de mon démon à la jeune femme, elle ne m'aurait guère comprise de toute façon, mais j'étais bien d'accord avec lui. Certes il était dangereux que de s'aventurer dan un territoire dont on ne connaissait que peu de choses, mais je n'étais pas non plus un de ces sots qui fonçaient tête baissé. Ces derniers ne survivaient jamais longtemps à l'aventure, et j'étais parvenu pour ma part à subsister des dizaines d'années, ce n'était pas pour rien... Je savais bien que l'environnement pouvait aussi bien être le plus précieux des alliés que le pire des ennemis et dans les deux cas j'avais appris à faire avec, quant aux adversaires que je pouvais y rencontrer, je ne pouvais bien sûr pas savoir à l'avance à quel point ils étaient dangereux, mais pour les plus courants j'estimais être largement à même de me débrouiller par moi même.

Pour autant... J'avais beau envie de me défouler et de me dérouiller, je savais aussi que gâcher trop mes forces ou même être amené à subir une blessure avant même de commencer à accomplir ce pourquoi j'étais venu serait des plus sots et gênant pour la suite, or cette dernière, avec un peu de chance, me fournirait tôt ou tard les affrontements que je recherchais. Tant mieux pour cette femme-araignée en somme...Et tant pis pour ceux qui allaient la précéder ! c'est alors que je commençais à me dire au final qu'elle avait bien fait, que l'inconnue m'attrapa à nouveau ma manche et il s'en fallut de peu pour que je ne réagisse violemment... Bien mal m'en aurait pris, car alors ce dont je m'étais plains plus tôt n'eut plus lieu d'être ! Faisant alors appel à ce qui s'avérait sans doute être de la magie d'eau elle assécha ma tenue de cuir et le reste de mes effets en un clin d’œil... Si elle maîtrisait vraiment l'eau, cela aurait été une belle sottise de ma part que de lui chercher querelle près de la rivière !

Cela ne fit que m'encourager à lui faire confiance, en tout cas assez pour m'amener à la suivre alors qu'elle m'invitait à le faire, me guidant à travers ce territoire inconnu. Une décision discutable certes... Mais en plus de m'avoir protégé et en dépit du fait que je ne comprenais pas ses dires elle avait fait trop de prévenance à mon égard, entre sa patience face à ma gestuelle agressive et l'assèchement de mes habits, pour que je me défie par trop d'elle. Certes, j'appliquais les précaution ordinaires, tel le fait de ne jamais la laisser derrière moi et trop éloigner mes mains de mes armes, mais je la laissais me guider, bien que vigilant au cas où il s'agissait d'un piège ou que nous dévions plus que de raison de la direction qui me mènerait à mon objectif.

Une vigilance qui s'avéra bien vaine, car après un temps de marche somme toute assez réduit, nous sortîmes des épaisses frondaisons bien plus rapidement que je ne l'avais escompté ! Se faisant nous avions assez peu dévie de l’itinéraire que j’avais choisi, n'avions pas rencontré un seul adversaire et, pour conclure le tout, avions débouché sur une plaine, au travers de laquelle il serait bien plus aisé de progresser que dans les bois et d'où les éventuels ennemis seraient bien plus visibles. en somme ce qui semblait avoir été un détour allait probablement me faire gagner un temps précieux, mais cela commençait à faire beaucoup tout de même, on offrait pas autant à un inconnu sans attendre quelque chose en revanche... Mais je ne savais aucunement comment le lui demander et au pire des cas elle saurait bien finir par me le montrer non ?  Et si jamais non, eh bien tant pis pour elle, je n'y perdrai rien !

Cependant je déchantais vite. En effet, si l'aspect désolé, cendreuse et grisâtre de la plaine ne m'avait nullement choqué, de par la réputation de ces terres et la proximité d'un nécromant, les silhouettes que j'aperçus ne me dirent rien de bon. Moi qui voulait du combat, j'allais être servi et n'allait pas m'en plaindre, mais la chose était fâcheuse. Il était aisé de voir qu'il s'agissait d'orcs en patrouille... Seulement des orcs, c'était braillard, agité, et surtout bien plus désordonné que ceux que j'apercevais ne l'étaient. En somme ces orcs étaient bien trop ordonné pour que cela ne cache pas quelque chose. De fait, j'avais beau me battre aux côtés des créatures désormais, cela ne m'empêcha pas de dégainer mes lames. Certes j'éviterai l'effusion de sang de créatures intelligentes si possible, mais si ces derniers insistaient pour se battre, je n'allais faire qu'accéder à leur souhait... Mais alors que je m'exécutais la jeune femme me tendit un objet, me prenant au dépourvu. Un rubis ? Pourquoi diable me le donnait elle ? Ça en devenait presque suspect !

*Ne t'en fais pas il n'est pas maudit, je le sentirai... Peut être qu'en fait elle fait tout ça pour que tu devienne son mari, séduite par ton charme virile, et que c'est un cadeau de fiançailles.*

Mouais... J'en doutai, et si c'était le cas la pauvre allait être rapidement déçu. Néanmoins, rassuré par la première phrase de mon démon je saisissais le rubis pour le plonger dans une de mes besaces, quand alors les patrouilles orcs semblèrent se diriger vers nous. On était vu, et retourner dans les bois ne serviraient à rien... Et alors qu'ils s'approchaient j'excluais de plus en plus l'hypothèse d'une approche pacifique. Pour commencer c'était des orcs en charge, or de tels individus seraient déterminés à se battre, que je tue leur meneur ou leur offre les plus splendides cadeaux n'y changeraient rien... Mais surtout ils avaient beau courir, il le faisait sans un cri, juste des grognements et des râles bruyants...Et quand ils se furent assez approché le doute n'était plus possible. Certains arboraient l'os de leur crânes à nus, d'autre avaient perdu un membre et les chairs de tous se montraient pourrissante, comme si une peau-verte ne puait pas assez comme ça en tant normal... Et comme si un orc n'était pas assez belliqueux comme ça, le réduire à l'état de zombie n'allait pas arranger son état ! Voilà ce que leur ordre parfait cachait et qui acheva de m'irriter. Je ne pouvais guère plus compter sur une approche discrète pour approcher le nécromant !

N'ayant de toute façon guère plus le choix, l'affrontement étant préférable à une traque en étant pourchassé par des traqueurs infatigables. Du coin de l’œil mon regard s'attarda sur la guerrière. Une dague, voilà qui allait être bien léger pour vaincre des zombies qui ne ressentirait guère la douleur ou les hémorragies. Cela dit au vu de la souplesse dont elle faisait preuve,il était peu probable que la demi douzaine de cadavre ambulants s'avançant vers nous constitue une menace ! Cela dit, je n'allais pas attendre que des petits camarades les rejoigne ou qu'une autre menace jaillisse des bois. Ainsi alors que la jeune femme parlait à nouveau, brièvement, dans son dialecte inconnu, je grondais.

"On y va..."


Et sans plus tarder je m'élançais sur la troupe de non-morts, mais me retenais de courir aussi rapidement que je le pouvais, mes pleines capacités attireraient trop l'attention du nécromant au travers du massacre de ces créations. Ces dernières étaient fortes et endurantes, à n'en pas douter, mais peu importait cela. Face à une vitesse et une maîtrise clairement supérieure, cela et leur nombre ne changerait rien, même si je m retenais, d'autant plus qu'ils n'allaient nullement être coordonnés ! Ainsi je chargeais droit sur eux, mes deux lames au clair...Puis survint le premier assaut. M'étant élancé sur l'individu le plus à droite pour éviter au mieux d'être encerclé, je frappais sans interrompre ma course, prenant l’initiative. Se faisant, ma première lame décapita le zombie, et le seconde, pour faire bonne mesure, trancha le bras qui lui restait ,le rendant ainsi inoffensif, quand bien même son maître parvenait toujours à l'animer dans cet état. M'arrêtant alors dans ma course, je fis brièvement siffler mes lames, me mettant en garde en jaugeant la situation, avant de me lancer à nouveau dans le combat. Je n'avais plus l'avantage de l'élan et avait obtenu toute leur attention, mais je 'en affichais pas moins un large sourire. J'ignroais ce que ces zombies valaient exactement, mais ce petit affrontement, en plus de me permettre de me défouler ,allait pouvoir me permettre de jauger les créations du nécromant.

Néanmoins mon attention n'était pas focalisé que sur mes seuls adversaires. Ainsi, j'avais gardé un œil sur la sauvageonne, m'assurant de sa situation, et je montrais particulièrement vigilant quant à mon démon, s'il percevait quelque chose d'anormal. Après tout, le nécromant pourraient bien ne pas tolérer que quelqu'un survive à l'assaut d’une poignée de ses créations et en envoyer d'autres en plus grand nombre ou plus puissantes à notre rencontre. Après tout seuls les dieux et les démons supérieurs pouvaient savoir ce que dissimulaient ces tranchées où patrouillaient à l'origine ces corps ambulants, dont un auquel ma lame trancha la main.

*Arrête de te prendre la tête, je te préviendrai comme toujours, concentre toi sur le combat ! Oh la belle verte ! Bon sang... Ce nécromant n'est pas très regardant sur la fraîcheur des corps qu'il utilise !"
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Message  Serenos Sombrechant Mer 26 Nov 2014, 07:29

Beaucoup des ressources surnaturelles de Meisa ont été perdues avec le temps. Parmi eux, on pouvait par exemple citer l’incroyable capacité des Gardiennes à combattre un adversaire beaucoup plus imposant qu’elles ne l’étaient. Autrefois, l’entrainement et la formation de ces femmes exceptionnelles avait beaucoup aidé à canaliser leur potentiel et à en faire d’efficaces opposantes aux plus farouches opposantes. Mais ce n’était pas forcément cette formation qui leur donnait ce talent. Alessa, comme ses ancêtres pré-Meisaennes, avait hérité de cette capacité formidable de s’adapter aux courants contraires, et par courants contraires, on entend tout ce qui s’oppose à elle. Une manière d’approcher le danger en le laissant faire tout le travail. Devant un être plus fort et plus massifs qu’elle, elle pouvait sans problème jouer de sa taille et de ses réflexes. Elle savait qu’elle n’avait pas à avoir peur; la peur la ferait hésiter plus qu’elle ne génèrerait de l’adrénaline.

Le premier orc sur elle en eut pour son argent. À peine eut-il abaissé sa hache de guerre que, tel un serpent, la native lui agrippait le bras, se servant de son élan et de sa forte musculature pour passer derrière lui, les pieds en avant, se balançant pour ensuite se donner son propre élan et décoller un mètre plus haut. Elle atterrit sur les épaules du ranimé, lui tira la tête vers l’arrière et enfourna dans sa bouche à la mâchoire décrochée un petit sachet translucide contenant un liquide clair. Dès que l’objet fut avalé par la bête, celle-ci cessa immédiatement de bouger, mais l’instant d’après, elle se tourna vers ses convives, frappa sa mâchoire brisée pour la remettre en place et rugit de colère avant de fondre sur eux et de tourner sa hache de son côté. Les morts-vivants étaient souvent des Ranimés, des êtres qui avaient été ramenés de la mort par un proxy. La solution que la demoiselle avait fait ingéré à l’orc était une mixture composée principalement d’une herbe appelée la Fleur Royale, qui avait la réputation de purger les malédictions et les maladies magiques lorsqu’ingérées. Les orcs étant de fières créatures, lorsque celui-ci récupéra le contrôle de son corps, même décomposé, sa rage et sa honte d’avoir été asservi à la magie noire le tourna immédiatement vers ses comparses, décidé à les laver de leur déshonneur par le sang et le trépas. Telle était la voie des Orusahk, et telle était celui qu’il avait été. Tristement, cette manipulation ne durerait pas très longtemps; lorsque la malédiction sera totalement disparue, l’âme relâchera le corps pour aller de son chemin, comme la nature l’aurait voulu.

Une fois son laquais relâché sur ses semblables, la jeune femme se tourna à son tour vers le guerrier et décida de lui prêter main forte. Il n'y avait pas grand-chose à craindre de ces orcs, qui n’étaient même plus aussi féroces que dans leur première vie, mais quand même, un coup chanceux était trop souvent arrivé, et elle ne voulait pas qu’il en fasse les frais. Elle courut alors vers lui, et alors qu’il entaillait un autre orc, elle passa par-dessus lui dans une démonstration d’acrobatie impressionnante, roulant sur son dos comme sur un obstacle, et asséna un coup de dague bien placé sur le crâne d’un agresseur, avant de donner un bon tir dessus, arrachant la tête avec aisance. Après tout, les nerfs et les muscles qui maintenaient les deux parts du corps n’étaient plus aussi solides qu’avant, et il n’y avait plus assez de substance dans les os pour éviter la séparation, c’était comme tirer sur une ficelle brulée. Elle se tourna ensuite vers son camarade et le prit dans ses bras avant de le faire tomber sur le sol, évitant deux coups de lance par les grunts. Elle regarda Engar dans les yeux, un sourire rayonnant sur les lèvres, avant de poser ses mains sur son torse et le repousser magiquement dans les pattes d’un orc, le faisant tomber face contre terre, alors qu’elle faisait de même pour celui qui se trouvait derrière elle. Une fois sa cible au sol, elle lui sauta sur le dos et lui planta son arme dans la nuque, le décapitant d’un coup de poignet ferme et implacable. Une fois l’être hors d’état de nuire, elle leva une main vers un autre orc, et celui-ci s’effondra, alors qu’elle tombait sur les genoux, hors d’haleine. Il n’en restait plus qu’une poignée, mais elle était déjà faible.

Autrefois, les Gardiennes étaient infatigables, parce que comme leur Roi, elles puisaient dans les terres de Meisa pour générer la force nécessaire à leurs efforts, mais avec une terre qui devenait aussi arides et sans vie, inconnu d’elle parce que le Palais devait maintenant drainer dans les forces de la terre pour s’alimenter en puissance, elle payait de ses propres réserves l’usage de ses surprenantes mais coûteuses capacités magiques. Elle toussota violemment et s’effondra au sol. Il restait encore pourtant quelques orcs pour combattre Engar. Elle aurait voulu apporter un peu plus d’aide, mais elle n’était plus en forêt, elle n’avait pas son avantage dans ces endroits désolés. Les Plaines de Meisa, autrefois si verdoyantes, ne laissaient maintenant place qu’à quelques braves pousses, mais le reste était déjà cendres et terre rocailleuse.

Ne t’inquiète pas, mon enfant. Tu as à tes côtés un membre d’une très puissante lignée. fit une voix dans sa tête.

Tout à coup, l’Esprit du Palais apparut aux côtés du démon dans l’esprit d’Engar.

Tu as de la force, Engar, mais laisse-moi t’offrir une partie du pouvoir de ta famille. Maintenant, répète après moi; « Rëyek sadar Navaha ». Par la Lignée du Roi.

Maintenant qu’ils étaient plus près du Palais, l’Esprit pouvait interagir plus directement avec l’homme du nord. Mais ce n’était pas aussi facile pour faire de même avec Alessa; elle n’était pas liée au Palais de la même façon qu’Engar, qui provenait d’une noble et puissante lignée, même si lui-même l’ignorait encore. Après tout, il n’était pas une fille, et seule les femmes apprenaient, de la bouche de leur mère, qui l’avaient apprit de leur mère avant elle, d’où provenait le pouvoir ancestral.

***

« Il fait froid, ici, Père… geignit la gamine en s’agrippant à la jambe de Grymauch.
- Je sais, Shion, dit le colosse en lui caressant gentiment la tête. Mais nous ne pouvons pas rentrer.
- Il fait plus chaud à la maison!
- Je sais.
- Il n’y a rien à manger! Pas de jardin où se promener! Il y a de la neige et de la glace partout! Comme dans les montagnes!
- C’est le nord, ma fille.

La petite cabane de l’exilé était légèrement illuminée par un feu judicieusement placé au centre de la pièce, sous une petite ouverture dans le toit. Avec les restants du navire, lui et ses gens avaient pu fabriquer quelques demeures pour faciliter leur survie, et grâce à l’aide des Elfes, se fournir en bois mort était autrement plus aisé que ce qu’il aurait pu s’attendre. Cette alliance entre parias avait visiblement eu du bon, même si les malentendus et les disputes étaient très fréquentes. Mais Grym avait l’habitude des températures plus froides, car son père aimait bien le trainer avec lui dans ses expéditions à la recherche des vestiges de cette civilisation perdue, qui avait selon lui précédé la Création des Races telles que rapportée par l’Église et le Chant de l’Aube. Mais son père avait toujours eu cette fascination pour leur Héritage, même si Grymauch ne comprenait presque rien à ce qu’il lui racontait sur la grandeur de cette espèce disparue. Selon lui, les Ashanshi n’étaient que des légendes, une autre forme de croyance qui voulait donner aux mortels le pouvoir de créer. Il ne doutait pas de son père, que tous en Meisa vénéraient comme l’incarnation vivante du pouvoir divin, mais il ne pouvait pas affirmer le comprendre. Lui qui était normalement si raisonnable se laissait parfois guider par des coups de foi qui le dépassaient. Mais voilà qu’il retombait dans ses mémoires. Shion n’était pas accoutumée à ce genre de température. Elle qui était déjà blanche comme la craie, fragile et maladive, elle ne devait pas faire fière allure dans ce genre de climat, mais maintenant que Meisa avait été scellée pour contenir l’Ennemi, ils ne pouvaient qu’espérer faire de cet endroit glacial le même genre de sanctuaire que son père avait créé auparavant.

Galatée ne semblait pas plus affectée que cela par la température, néanmoins. L’elfe était même ravie de fouler les terres où les humains n’avaient jamais réussi à mettre sur pied une civilisation prospère; le défi la motivait encore plus que sa peur de mourir de froid. Mais ses semblables étaient plus réfractaires qu’elle à collaborer avec les humains pour bâtir ce nouveau chez-eux. Des millénaires de disputes entre eux continuaient de causer des dissensions et parfois, Grym et elle devaient mettre de coté leur désir de faire partie de la communauté pour reprendre leur rôle de chef de guerre, entamant des procédures parfois draconiennes pour conserver la paix fragile entre leurs clans. Mais si Galatée savait se montrer implacable, sa douceur et sa gentillesse envers la petite bâtarde de Grym lui laissait présager un avenir ravissant pour les générations futures, lorsque la paix sera enfin durable. Mais il restait encore beaucoup à faire. Peut-être que même les prochaines décénnies qui lui restaient à vivre ne suffiraient même pas lui garantir de voir le jour où les elfes et les hommes s’entendraient enfin.

Fort heureusement, ce n’était pas des gringalets qui avaient accompagné Grym dans le nord. Serenos avait fondé Meisa avec l’aide d’anciens esclaves, des parias, des magiciens sans allégeance et des créatures de toute sorte, dans un endroit où les ressources intouchés des hommes abondaient à l’excès. Le nord, hormis le poisson, n’avait pas grand-chose à offrir, mais il savait que sur des générations, les hommes finiront par s’adapter, et ce climat était parfait pour renforcer une race. Le terrain était hostile, fatal, mais le corps des humains trouverait toujours une manière de se renforcer pour combattre son environnement.

Il coucha encore un peu ses pensées dans son journal, avant de le refermer délicatement, s’assurant que l’encre était bien sèche, avant de se tourner vers sa fille, qui dormait maintenant dans les bras de Galatée. Il eut un bref sourire, avant de passer une main dans sa barbe rousse et tirer de sa poche une montre, qu’il ouvrit délicatement. La lueur qui en émana éclaira la pièce un bref instant avant qu’il ne la referme en soupirant.

« Je suis désolé, père… mais Meisa… n’était pas pour moi. »
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Message  Engar Jeu 27 Nov 2014, 22:30

Les maîtres d'armes avaient pour habitudes d'enseigner à leurs élèves que leur attention ne devait jamais être dédié à autre chose qu'à l'adversaire qui leur faisait face. C'était peut être vrai pour les duels policés et respectable qui avaient lieu dans la noblesse, mais pour peu qu'on affronte un adversaire sans d'autres règles que celle de le terrasser ou, à plus forte raison, dans une mêlée confuse il fallait aussi être vigilant quant à son environnement. Les raisons en étaient multiple, éviter d'être contourner, de recevoir un coup perdu ou encore d'être gêne par le décor, et cette logique était de plus en plus applicable au fur et à mesure qu'un combat prenait de l'ampleur... Même s'il était vrai qu'ici, les cadavres d'orcs s'effondrant un à un c'était plutôt de moins en moins vrai !

Toujours était il que c'était cela qui me permit de me rendre compte de ce que faisait ma guide en ces lieux, qui n'avait pas tardé à se joindre à la mêlée, faisant preuve d'une habilité certaine, ainsi que d'aptitude qui n'avaient rien d'humain... Mais plus surprenant fut encore de voir un des revenants se retourner contre ses congénères, avait elle retourné le sortilège l'animant contre son créateur ? Possédait t-elle vraiment de telles pouvoirs ? Ces questions me traversèrent l'esprit alors que tranchant les bras d'un orc, puis le décapitant, le mettant définitivement hors d'état de nuire, je m'achetais un peu de répit avant la suite du combat... Mais je n'eus pas le temps de reprendre l'initiative que la sauvageonne s'était élancé vers moi, et ne se gênait pas pour user de moi comme d'un support, pour se déplacer et attaquer. De telles techniques je les avais déjà vu mises en œuvre par des roublards particulièrement redoutable, en partie grâce à ces manœuvres qui jouaient avec les repères et rendaient moins certains certains facteurs des combats. Seulement de telles techniques n'étaient efficaces que si les intéressés se coordonnaient, or bien plus habitué à me battre en solitaire je ne réagis pas assez rapidement, et ne savait de toute façon pas exactement comment faire, et je perdis un peu l'équilibre alors qu'elle achevait son geste.

*Des fois je ne sais plus si elle veut te tuer ou que tu vives...*


A vrai dire moi même je ne savais plus trop par moment... La seconde hypothèse était plus probante, puisqu'elle me sauva elle même des funestes conséquences qu'auraient pu être celles de mon déséquilibre, deux lances filant droit vers moi et je n'étais pas sûr que mes ombres puissent suffisamment les dévier pour éviter l'assaut... Ce que permis néanmoins son plaquage au sol, qui me sauva de cette faille, faille qu'elle avait néanmoins provoquée ! Et en plus elle me souriait en se faisant, ce à uoi je répondis par un grondement, ce que je payais visiblement rapidement, la donzelle me repoussant violemment en usant de sa magie pour me projeter contre les jambes d'un de nos adversaires. Le choc fut violent, mais l'ayant percuté avec l'épaule la gravité de l'impact me fut moindre, ce dernier ayant qui plus est le mérite de ralentir ma "course" ! Se faisant celui qui en avait été victime s'effondra, or, plus prompte que lui et aucun adversaire étant proche, je pus retourner la situation en ma faveur en me redressant promptement, avec quelque contusions, pour l'achever de mes lames ! Reprenant brièvement mon souffle après cette enchaînement d'actions des plus promptes, j'affichais un large sourire, non pas seulement de par l'excitation causé par le combat, mais aussi face à la situation qui tournait promptement en notre faveur ! Déjà plus de la moitié des orcs étaient morts et ça n'allait pas celle qui restait qui allait être très menaçante ! Seulement ce fameux élément imprévu, qui pouvait intervenir à tout moment dans n'importe quel combat ne se gêna pas à nouveau pour s'en mêler cette fois, et alors sans prévenir, alors qu'elle venait d'en éliminer un autre simplement en pointant son bras vers lui, mon alliée s'effondra. Bon sang...

*Faut croire qu'elle a prévu de te faire tout les coups possibles et imaginables !*

Et pour ne rien arranger,celui qui s'était retourné contre ses compères venait de s'effondrer sous les asssauts de ces derniers, dont l'attention m'était désormais entièrement dédiée. J'aurai pu fuir bien sûr les smeer, e n'était que des cadavre,s mais pas en laissant la donzelle derrière moi, je devais veiller sur elle... Mais je n'en avait de toute façon même pas envie ! Trois cadavres ambulants ?! Ce n'était pas ça qui allait m'arrêter, même si je devais m'assurer qu'ils ne touchent pas à ma guide, m’interposant d'ailleurs entre les trois cadavres, prêt à charger, et elle.

*Bon... Maintenant qu'on a plus de gêne on va peut être pouvoir se lâ...*

Mais alors que je le visualisais dans mon esprit, avec son sourire carnassier et amusé, il sursauta brusquement, alors qu'une autre silhouette apparaissait.

*Oh bordel ! Pas encore lui !*


Mon infernal faisant de ridicules geste du bras par réflexe, je ne prêtais guère plus attention à ce dernier, mais à cet inconnu... Enfin autant que me le permettait la situation présente avec les orcs s'approchant. Je comprenais rapidement qu'il devait s'agir de cette présence particulièrement puissante évoquée par mon démon qui aurait été à l'origine de mes étranges rêves... Mais justement je retenais cette puissance qu'il possédait. Il parlait de pouvoir, de famille et de roi, sans que je n'en comprenne grand chose, et en particulier la phrase que je devais prononcer, une langue inconnue, qu'il me traduisait, qui pouvait très bien m'être d'un grand recours comme il le prétendait, qu'un piège. La promesse d'une grande puissance, on aurait dit un mauvais pacte infernal et les mots que je prononcerai pour le réaliser pouvait avoir un tout autre sens et un autre usage que ce qu'il évoquait. Je n savais rien de cet esprit et de fait je repoussais le risque qui allait de pair avec cette puissance;.. Qui ne me servait à rien.

*Je ne sais pas qui vous êtes, ni ce que vous êtes, mais quand je peux régler un problème seul... Je le fais, ça évite les obligations déplaisantes !*

Renfermant alors mon esprit pour me concentrer sur mes adversaires, tout proches désormais, je sentis une légère vibration dans ma main droite...Et mon sourire dément s'accentua lorsque Égalisatrice se mit, sous le charbon, à émettre une lumière rougeâtre, sur une ligne out le long de la lame. Elle avait fini d'étudier le sang et l'énergie magique qu'elle avait absorbé, et ce rapidement, en même temps il y avait bien plus compliqué qu'un orc mort vivant, contre lesquels elle allait être désormais redoutable jusqu'au prochain adversaire ! Ayant étudié ses faiblesses, elle devait maintenant avoir les mêmes propriétés qu'une arme sainte, en un peu moins virulent peut être, mais il me suffirait d'enfoncer la lame dans le corps pourri de ces créatures pour les éliminer... Et c'est ce que je fis, tendant brusquement mon bras, ma lame transperça le corps de la créature qui me faisait face, un coup qu'elle aura ignorer en tant que mort vivant normalement, mais qui la fit brusquement s'affaisser, la tuant sur le coup ! Quant aux deux autres ils passaient à l'assaut... Mais même en me retenant il étaient bien trop lent ! M'esquivant, je profitais de leur maladresse et de la lourdeur de leur armes pour transpercer leurs crânes avec mes épées, avec force tut en mettant genoux à terre, avec une telle violence que leur corps fut entraîné en percutant violemment le sol alors que mes lames ,après avoir traversé leur tête s'y enfonçait, me procurant un dernier frisson de joie avant que l'excitation ne se dissipe.

C'était fini... Retirant alors sèchement mes lames, les faisant fendre sèchement l'air pour en faire partir la souillure rouge et brunâtre les recouvrant, je regardais rapidement autour de moi, m'assurant que le raffut de la bataille n'avait rien attiré d'autre, mais visiblement non, si le nécromant nous avait bien vu à travers ses créations nous ne l'intéressions visiblement pas, à moins que ses forces soient dédiés à un autre objectif en cet instant... Mais je n'escomptais attendre de les voir et me retrouver dans une situation où mon dernier recours serait cette phrase mystérieuse évoquait par l'esprit.

*Il est parti... Mais tu n'aurais pas dû rejeter son offre. Il ne te voulait pas de moi... il est puissant, bien plus puissant que moi... Mais le problème de ces entités éthérées si puissante, c'est qu'avec l'émanation de leur aura ils ne peuvent retenir leurs intentions et ce dernier irradiait de bonté... Mais tu las peut être offusqué avec ça et il reviendra peut être, avec des intentions moins aimables.*


Peut être... Mais je verrai dans ce cas et seulement dans ce cas. S'il était bon de se préparer au pire c'était une des pires sottises à faire que de se mettre à avoir peur de tout ce qui pouvait advenir, sans quoi on n'avait pas fini d'avoir peur ! Et puis... Même si cet esprit était bon selon mon démon, il y avait plusieurs sens à la bonté dont certains que je n'appréciais guère...

Mais une font je pouvais alors faire preuve, c'était de m'occuper de ma guide. J'aurai aussi pu la laisser là et m débrouiller seul comme j'avais souhaité le faire, mais même si elle le faisait maladroitement elle avait voulu m'aider et je n'avais aucune raison valable de la laisser derrière. Ainsi je m'accroupissais près d'elle, et l'aida à se relever, faisant passer son bras derrière mon cou pour qu'elle s'appuie sur moi, lui demandant alors en nordique, m'attendant surtout à ce qu'elle me réponde d'un simple geste et non pas en son langage qui m'était incompréhensible.

"Ça va aller ?"

Elle allait me ralentir, oui, mais je n'étais pas à cela prêt, et ne me souciant guère de ce détail je reprenait la marche dans la direction que nous avions emprunté, au moins jusqu'à chercher un endroit où nous pourrions nous abriter sans avoir à rebrousser chemin !

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Mais alors que Grym refermait son journal, il avait pu entendre une clameur commencer à s’élever à l'extérieur, des cris, le fracas des armes, des sons qui lui étaient peut être devenu trop familiers. Portant la main à son arme il sortit au dehors, seulement pour voir à travers la neige et la glace une scène macabre. Des créatures grotesques et trapues, armées de courtes lames et de haches qui déferlaient sur leurs abris de fortunes en de bestiaux hurlement. Des orcs, mais plus pâles et plus grand encore que leurs congénère de Meisa. Ainsi, contrairement à ce qu'ils avaient crus cs terres n'étaient pas désertes, mais en plus les habitants étaient loin d'être accueillants.

Heureusement, s'ils étaient plus robustes et plus fort, ces orcs souffraient d'un manque d'organisation encore pire que celui de leurs cousins et grâce à cela ils purent être repoussés malgré la surprise et l'effroi parmi les colons, dont certains commençaient à paniquer, clamant qu'ils devaient partir maintenant car si le froid ne les tuaient pas tous ce seraient ces créatures qui le feraient. Peut être avaient ils raison, mais ils n'avaient nul part où aller. Tout ce qu'ils pouvaient faire ne vérité, c'était se préparer à lutter contre un ennemi autre que le froid et qu'il serait bien moins aisé à maîtriser !

D'autant plus que si les orcs avaient été repoussés les pertes étaient loin d'être négligeable, pour chaque assaillant tombé un défenseur l'avait rejoint, et ils ignoraient quel était leurs noms, ce qui laissaient présager de biens sombres futurs... Seulement l'apparition de cet ennemi commun poussa les elfes et les humains à collaborer. Les premiers surtout, de par leurs savoir et leur magie, furent d'un grand secours dans cette coopération, permettant la construction rapide de nombreux villages fortifiés et d'armes contre les assaillants, auxquels s'ajoutèrent des sortes de nains sombres, des vouivres et même, bien que très rarement, des géants solitaires.

A travers cette union entre les races le couple formé par Grym et Galaté faisait figuré d'autorité dominante, mais l'héritier de Meisa était pour autant bien loin d'avoir l'autorité d'un roi. Les villages qui apparurent les uns après les autres au fur et à mesure que leur population croissait prenaient petit à petit de l'indépendance, chacun ayant son propre chef, prenant ses propres décisions, quand bien même ces dernières étaient souvent prises après consultation royale... Ainsi l'avenir semblait radieux, et s'il devait un jour s'assombrir ça ne serait pas du vivant de Grym.
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Message  Serenos Sombrechant Jeu 11 Déc 2014, 02:11

« Je ne sais pas qui vous êtes, ni ce que vous êtes, mais quand je peux régler un problème seul... Je le fais, ça évite les obligations déplaisantes !
- Obligation, mais…

Soudainement, l’esprit d’Engar lui ferma ses portes, le projetant à nouveau à l’extérieur. L’Esprit étudia mentalement les barrières élevées par l’étrange guerrier, avant de sourire, un brin admiratif, mais aussi très amusé. « Voilà de bien solides barrières, pour un profane… » se dit-il en tâtant celle-ci d’un bras immatériel. Les barrières mentales n’étaient pas particulièrement difficiles à lever, n’importe quel humain moindrement intéressé à la protection de son esprit pouvait le faire. Seulement, elles nécessitaient une telle concentration mentale, une concentration pourtant si fragile, car la moindre pensée pouvait les faire s’effondrer, qui nécessitait donc une discipline de fer. Mais le plus étonnant, c’était la capacité d’Engar à maintenir ces barrières levées et ne pas sombre dans son plus primitif instinct pour le faire; il était encore capable de penser et raisonner. L’Esprit relâcha donc son emprise sur l’esprit d’Engar et se tourna plutôt vers l’Infernal qui l’habitait. D’un geste, il força le démon à se soumettre à lui et il l’inspecta sans la moindre pitié, mais avec toute la douceur possible. L’esprit d’un Infernal n’était pas nécessairement compliqué, mais ce spécimen s’avérait être unique en son genre. Il était beaucoup plus humain qu’il ne le semblait. L’Esprit ne lui laissa même pas le temps de se défendre qu’il envahit la conscience de l’être des enfers et lui transmis sa connaissance du Necromancien, à savoir sa véritable apparence. L’esprit d’Engar refusait peut-être de l’entendre, mais celui du démon était beaucoup plus réceptif au transfert d’information. Il se retira rapidement et en douceur de l’esprit du monstre et le fixa de son œil immatériel.

« Tu n’es pas comme les autres, Rakhasha. J’ai connu des démons, autrefois. Des démonsqui ne réagissaient qu’à une émotion particulière. Tu es… complexe. Intéressant, même. J’aurai peut-être tort de te confier ces informations, mais je sais que la vie d’Engar t’importe… à ton étrange manière. Ne lui dis rien avant d’arriver à Eist’Shabal… et ne dit surtout rien à la Gardienne. Tu ne la comprends peut-être pas, mais à sa façon, elle vous comprend, et ma décision à son égard n’est pas encore prise. »

Une décision? Quelle décision? C’était ce qu’il voulait qu’ils s’interrogent. Qui était-il? Pourquoi s’intéressait-il à eux? Pourquoi faire appel à eux, qui n’ont rien à voir avec cet endroit, avec le Nécromancien comme seul appât? Avec toutes ces questions, il se disait que peut-être, plus tard, ils comprendraient mieux la vérité qu’il leur cache, et qu’ils seraient prêt à l’accepter. L’Esprit disparût alors de celui d’Engar et de l’Infernal, les laissant à leur combat. Avant qu’il ne puisse partir, l’arme d’Engar se mit à raisonner dans le monde astral, traversant la matière du monde physique pour atteindre celui des morts. L’Esprit pâlit.

« NON! PAS ÇA! ENGAR, ARRÊTE! »

Mais rien n’y faisait, l’esprit d’Engar lui était complètement fermé. Il avait beau tempêter, l’assaillir de ses informations, tenter d’outrepasser ses protocoles de sécurité, l’esprit ne bougeait pas, insensible à ses suppliques. Avec ses pouvoirs à leur sommet, il aurait peut-être pu le faire, mais il était beaucoup trop amoindri. Détruire la fabrique du monde pour atteindre le lien entre un corps et son manipulateur, en Meisa, surtout par les temps qui courent, était extrêmement dangereux. L’Égalisatrice n’était pas une arme sacrée. Elle ne copiait les effets, rien de plus. Et les armes sacrées avaient le don de traverser le monde de la matière pour atteindre la corruption dans le monde astral. Il existait peu d’armes touchées par les Dieux, et pour cette raison, les humains avaient créé des armes comme l’Egalisatrice pour se défendre contre les êtres qu’ils ne pouvaient atteindre par des moyens conventionnels, et de ces recherches sont nées ces abominations.

Une fois le combat terminé, Engar s’approcha de la gardienne et l’aida à se relever. L’Esprit ne perdit pas de temps, et d’une phrase magique, il exigea de la Gardienne de le laisser entrer en elle, et il prit le contrôle de sa bouche et ses cordes vocales. Le contrôle des paroles d’une personne était quelque chose, mais il ne voulait laisser aucun doute sur son identité, alors, il modifia brièvement les cordes vocales pour qu’elles génèrent le ton de sa voix, et il modifia la couleur des yeux de la Meisaenne pour rendre sa possession évidente.

« Tu as commis une erreur, Engar. Ton épée… tu n’aurais pas dû te servir de son pouvoir. Tu as créé une faille entre ce monde et celui des morts. Ce n’est pas dangereux en dehors d’ici… mais tu as ouvert une faille à mon ennemi. Prends garde, mon garçon, car tu es de la lignée de Grymauch; « Ils » te chercheront, et ils te tueront s’ils en ont la possibilité. »

La colère de l’Esprit était moindre que ce qu’il aurait voulu faire transparaître, mais il ne pouvait pas s’en prendre à cet enfant; il n’était pas aux courants de beaucoup des facettes de ce monde. La magie de Meisa ne reposait pas que sur la présence des magiciens; la terre tout entière était Consacrée, une terre de magie où chaque action magique prenait une ampleur imprévisible. Même les mages de l’Ancien Monde hésitaient à explorer les possibilités de la magie sans être encadré par un Maître, et Engar n’était même pas au courant de son propre héritage. Comme son ancêtre avant lui, son Don se démontrait lorsqu’il prenait les armes; ses instincts, sa réceptivité et même son ingéniosité, tout démontrait chez lui ce talent naturel pour le combat. L’Esprit n’aurait pas été aussi inquiet pour le sceau qu’il en aurait trépigné de joie, mais l’heure était grave.

« Je n’interviendrai plus dans ton voyage, Engar. Mais prends note de mes paroles; qu’importe ce que le Nécromancien te dit, ne le laisse pas affecter ton jugement. Pense par toi-même. »

L’esprit disparut et la jeune femme s’effondra à nouveau contre Engar, épuisée par son expérience. Elle aurait peut-être dû se dérober à sa prise et laisser sa fierté la pousser à avancer d’elle-même, mais la proximité avec cet homme lui rappelait quelque chose. Comme un vieil écho dans les vibrations de la magie. Elle posa sa tête contre son épaule et le laissa la guider en sécurité.

Quelques kilomètres plus à l’est, finalement sorti du territoire de la Forêt des Mages, Engar put apercevoir l’un des rares villages de Meisa encore debout malgré l’hostilité du territoire. Vrahilel, autrefois une belle cité accueillant plusieurs dizaine de milliers d’habitants, battait d’animation. À sa probable surprise, la plupart des femmes qui s’y promenaient dévoilaient sans la moindre gêne leur poitrine nue, et les hommes, également, ne s’embarrassaient pas de cacher leur musculature. Pourtant, aucun membre des deux sexes ne semblait s’attarder sur les atours de l’autre, et se saluaient poliment.

Une ancienne tradition Meisaenne, autrefois propagée par les Gardiennes qui adoptaient cette même coutume avant l’arrivée du Roi, réclamait que les femmes disponibles ne se masquent pas, pour laisser un compagnon potentiel l’observer et l’évaluer. Pareillement, les hommes non-mariés devaient faire leur preuve dans leur domaine et entretenir respectueusement leur corps pour espérer pouvoir gagner l’affection d’une dame de son goût. Il y avait des exceptions, bien sûr, mais c’était les bases en Meisa. Une femme mariée revêtait plus souvent un vêtement pour masquer ses atours maternels pour démontrer qu’elle n’était plus à la recherche d’un compagnon, et arborait des anneaux en or autour de ses poignets en gage d’alliance. Les Meisaens, contrairement à Engar, possédaient un ton basané, et une puissante musculature qui n’était pas sans rappeler les Nordiques. Les hommes semblaient travailler plus aux activités physiques, mais ils étaient souvent accompagnés de femmes dans leur tâches. La société Meisaenne étant hautement matriarcale, à l’exception de son gouvernement, c’était les femmes qui prenaient les décisions, et non les hommes.

Alessa regarda alors certaines femmes s’approcher d’Engar et elles se mirent à lui tourner autour, très intéressées par l’allure de l’homme et son apparence, mais la Gardienne leur lança quelques mots sur un ton acerbe, et les demoiselles se dispersèrent en riant, retournant très vite à leurs devoirs. La condition de la jeune femme commençait sérieusement à déterriorer, et si son compagnon de voyage ne lui trouvait pas un médecin bien vite, elle ne resterait pas consciente pour lutter contre la faiblesse causée par la magie, ce qui pouvait être potentiellement fatal.
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Message  Engar Dim 14 Déc 2014, 00:12

Ah... Une fois le combat achevée et la guerrière remise sur pied je ne pouvais retenir un léger sourire en regardant autour de moi. Cet affrontement avait été bref, oui, mais il n'en fallait pas plus pour que j'y puise ma satisfaction et efface ma lassitude des premiers jours, et ce en dépit des problèmes qui en naissait avec l'affaiblissement de la jeune femme... Mais justement, alors que je m'assurait qu'elle pourrait se déplacer par elle même, commençant à me relâcher, son regard se posa sur moi, un regard vide et d'une couleur différente, un signe que j'avais appris à reconnaître depuis longtemps, celui de la possession, qui était une des armes favorites des démons. Seulement, si une de mes mains se serra bien sur la poignée d'une de mes lames je ne dégainais pas cette dernière, car j'avais aussi pu apprendre après certains déboires que les infernaux n'étaient pas seuls à y avoir recours, un hypothèse qui me paraissait d'autant plus probable que ces terres n'étaient pas réputés pour attirer des démons, ces derniers appréciant rarement les nécromants lorsque ces derniers leurs volaient les âmes qu'ils convoitaient.

Enfin, si je me retenais dans ma méfiance, il était néanmoins évident que je réagirais au moindre geste agressif je riposterai, or ce serait sans verser de mon alliée car il s'avérait que je savais comment expulser un esprit du corps de son hôte sans avoir à tuer ce dernier, du moins dans la plupart des cas... Cependant cette hypothèse ne semblait pas être à envisager, car la voix qui s'adressa à moi, en plus de me surprendre ne me parlant dans la langue commune, s'avérait masculine et bien qu'un peu énervée elle se contentait de me faire des remontrances tout en me conseillant... Et cela m'arracha une grimace, non pas que j'ignorais sa mise en garde, mais bien parce que j'avais compris la portée de cette dernière. Oh, je ne saisissais pas tout les tenants et aboutissants, mais je n'avais pas besoin d'être des plus vifs d'esprit pour comprendre que si mon interlocuteur disait vrai un esprit, probablement maléfique, tentait de rejoindre le monde des vivants et que je lui avais ouvert une porte, tout comme un sacrifice humain pouvait ouvrir une faille vers les plans démoniaques. C'était peu probable... Mais cohérent, peut être même était ce la raison pour laquelle le nécromant agissait sur ces terres ou était doté de pareils pouvoir, en somme mon objectif.

Mais j'avais aussi relevé un autre détail, un nom, Grymauch, un des noms que j'avais entendu dans mon rêve. Qui était au côté de ce roi, de Serenos... Qui était il ? Je l'ignorais. Qu'il soit mon ancêtre m'importait peu, mais si dans un premier temps ce "ils" dont l'esprit parla me laissait penser qu'il s'agissait du nécromant ou de ses sbires j'en venais à me demander s'il n'y avait pas encore autre chose derrière, une autre menace lié à cet esprit, et qu'il me dissimulait. Alors que je songeais cela, mon regard s'assombri et je semblais devenir plus méfiant face à la dernière mise en garde de l'esprit, un simple rappel de bon sens... Mais faisant face au corps de la gardienne je ne pouvais m'empêcher alors de laisser échapper un soupir un peu moqueur et ironique, commentant ses dernières paroles.

"Je suis venu ici pour observer ses forces et éventuellement le tuer... Et je n'ai pas l'habitude d'épargner mes proies, surtout quand j'ai la certitude du bien fondé de mes actions."

Oh je savais bien que tout les nécromants n'étaient pas malfaisants, j'avais même combattu aux côtés de certains, mais ce dernier, au vu des récits fait des assauts effectués par ses créations et de son lien avec l'Eglise il ne faisait nul doute que l'abattre était une priorité. Cependant, j'ignorais si l'esprit avait entendu mon affirmation, car il se dissipa l'instant d'après, ce que je devinais quand la jeune femme s'effondra alors sèchement contre moi, épuisée, ce qui n'avait rien de surprenant après une possession, d'autant plus au vu de son état initial. La soutenant en attendant qu'elle récupère, à défaut de mieux, je reprenais notre marche dans notre direction initiale, et malgré le fardeau qu'elle représentait je pressais le pas au possible pour nous éloigner de ces lieux. Pas qu'un nouveau combat serait pour me déplaire, mais je n'étais pas qu'un fou de guerre et j'avais conscience que ma tâche passait avant ce petit plaisir, qui de toute façon reviendrait tôt ou tard.

Malgré l'état de ma compagne de route qui paraissait s'aggraver de minutes en minutes nous parvînmes finalement à apercevoir un village au loin avant que le soleil ne commence à se coucher. De loin les demeures n'étaient pas sans me rappeler celles que l'on pouvait communément voir dans les bourgades des territoires du clergé, peut être un peu plus ornementé... Mais de fait ma stupéfaction fut des plus grandes quand en le rejoignant alors que l'horizon commençait à se tinter d'orange, je pus avoir un aperçu des mœurs des habitants des lieux. Alors que dans le nord se vêtir chaudement était vital et que dans la majorité des territoires que j'avais traversé, l'influence de l'Eglise avait imposé à chacun une règle de pudeur qui avait fini par devenir mienne cela ne semblait être nullement le cas ici. Certes, certains individus étaient entièrement vêtus, mais également nombre de personnes, surtout les jeunes adultes ne s’embarrassait pas d'habits dissimulant leur torse, qu'il s'agisse des femmes ou des hommes. A leurs allures ces gens semblaient être comme un curieux mélange entre la volubilité des gens du nord et les mœurs légères des peuplades du désert de Raksoom.

Se faisant je me surprenais à rougir bêtement, comme à mon habitude face à pareille spectacle, et je posais même le dos de ma main contre mon nez pour essuyer la pointe de sang qui s'en écoulait... Même en étant plus puceaux ce travers continuait à me suivre ! Néanmoins, pour essayer de passer outre mon regard se porta plus sur les environs eux mêmes que les individus y prenant place, repérant ainsi les commerces et les éventuels lieux d'intérêts, ou encore les écoutant davantage que je ne les regardais comprenant rapidement qu'ils parlaient la même langue que ma compagne de route... Car si, pour être honnête, je n'avais pas escompté m'arrêter dans un village, j'escomptais bien mettre cette situation à profit pour obtenir quelques informations dont je pourrai user. Seulement, alors que je me concentrais sur la chose, plusieurs damoiselle passablement peu vêtu commencèrent à s'approcher de moi, accroissant un malaise déjà intense. Il était évident de voir que je les intéressais, et malheureusement pour moi elles parlaient le même dialecte que ma compagne, qui en profita d'ailleurs pour leur répondre, d'une voix pour le moins agressive, qui suffit à les faire partir, soupirant alors de soulagement.

"Merci à vous..."


Mais elle paraissait bien en peine de me répondre. Comme si cet accès de colère avait puisé dans ses dernières forces, elle manqua de s'effondrer à nouveau... Ce qu'elle éprouvait ne semblait pas être de la simple fatigue, et me prenait pour le moins au dépourvu. Je savais traiter des plaies physiques, mais là elle n'avait rien ! Par contre si j'étais moi même impuissant pour l'aider, je n'étais pas inutile, et mon observation de tout à l'heure ne me fut pas inutile, mon regard se posant alors sur un signe familier... Quel que soit la langue, il y avait des signes communs d'un peuple à l'autre, un marteau pour le forgeron, une peau tendue pour le tanneur... Et un caducée pour le guérisseur. Seulement mes recherches s'avéraient infructueuse et je commençais pour le moins à m'inquiéter, ils devaient bien avoir un guérisseur ici... Mais impossible de demander une information aussi précise sans parler leur langue ! Bien sûr j'aurai pu me présenter à eux et simplement montrer l'état piteux dans lequel était la gardienne, mais ils seraient bien capable de croire que j'en étais le responsable... Oui, la masse populaire était sotte.

Mais alors que j'en arrivais à cette conclusion, je me rendais compte du silence de mon démon, maintenant que je n'avais plus la gardienne sur les bras. Il n'avait fait aucun commentaire sur mes pensées concernant la masse, ou à l'égard des femmes qui m'avaient tournés autour, ce qui ne lui ressemblait pas...Et cela ne m’inspirait rien de bon. Je pouvais le forcer à se taire, mais pas à me parler, et je commençais à craindre que cela ne cache quelques mauvais plans de sa part, malgré son revirement apparent, ou de celle d'autrui, ravivant ma tension alors que j'attendais une réponse de la part du soigneur avant de faire quoi que ce soit.

C'était peut être de la paranoïa... Mais il me paraissait loin d'être impossible que cette escale dans ce village soit de tout repos, ou même que cette mission se montra aussi "simple" qu'elle semblait l'être...


Dernière édition par Engar le Sam 10 Jan 2015, 00:12, édité 1 fois
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Message  Serenos Sombrechant Mar 06 Jan 2015, 02:42

[Pardon, je sais que l'intrigue est mauvaise, mais je me rattraperai sur la prochaine réponse]

Engar n’avait pas vraiment besoin de chercher beaucoup pour trouver un guerisseur dans ce coin perdu; n’importe qui ayant vu la jeune femme qui s’accrochait à lui aurait compris qu’elle avait besoin de soins immédiats. Bien vite, un vieil homme, vieux et pourtant bâti et fort comme un jouvenceau, s’approcha, sortant d’une grande maison où plusieurs femmes s’adonnaient à un travail visiblement rugueux de nettoyage, une longue toge lui tombant mollement sur ses pieds nus, avec ses bras aux muscles saillants croisés sur sa poitrine. À ses cheveux pendaient de nombreuses décorations, dont d’étrange pièces d’or et des pierres précieuses, ainsi qu’un cerceau de tête. L’homme était impressionnant, dépassant l’étranger de trois bonnes têtes. Il toisa l’étranger avant que ses yeux ne se posent sur la jeune femme, qui levait péniblement les siens vers lui, le défiant farouchement. Il gronda avant de se tourner vers les femmes et leur aboya des ordres. Aussitôt, celles-ci abandonnèrent leur ménage pour disparaitre derrière la porte de la maison, avant qu’il ne se penche pour passer un bras autour de la taille de la Gardienne et la tira vers la maison, ordonnant d’un doigt à Engar de rester hors de chez lui; il était un étranger, il n’y avait aucune raison pour lui de le laisser entrer dans la sécurité de son logis. Mais la Gardienne… c’était autre chose. Lui refuser l’entrée à sa demeure et ses soins seraient un sacrilège au Protecteur, et il ne pouvait pas se permettre de se mettre cet entité à dos.

L’homme disparut avec la jeune femme derrière la porte de sa maison, laissant Engar seul pendant au moins une bonne heure. Les soins magiques, c’était quand même une catégorie à part. Il n’y avait pas de place à la distraction. Surtout qu’avec l’usage de la magie de son épée pour pourfendre les morts-vivants, user de capacités surnaturelles risquaient d’appâter des êtres qu’ils ne souhaitaient certainement pas avoir sur le pas de leur porte. Mais ce n’était pas la faute de l’humain, assurément. Ce n’était pas un magicien, après tout. C’était pour cela que ces derniers existaient, d’ailleurs, mais Meisa n’en comptait presque plus. Il y avait des shamans, comme le colosse qui s’occupait de la Gardienne, mais c’était à peu près tout ce qui restait comme pratiquants des arts occultes.

Après une heure d’attente, le shaman géant sortit de sa demeure, s’essuyant les mains avec un torchon souillé d’une étrange mixture verte et jaune, avant de s’approcher de l’homme. Avant de dire un mot, il posa une main sur sa tête, son énorme paluche entourant complètement le crâne de l’humain. Il y eut un bref instant de vive douleur dans sa tête avant que le géant ne retire sa main de sur lui, ne laissant qu’une impression étrangère d’avoir été touché par quelque chose de non-humain. L’homme croisa à nouveau les bras, penchant son massif tronc vers Engar pour le saluer avec modestie.

« Je t’ai transmis la capacité de comprendre ma langue, étranger. J’imagine que tu as beaucoup de question, mais cela devra attendre; je ne comprends pas la tienne, et je ne sais pas enseigner cette compétence à quelqu’un de l’extérieur. Je suis Shar’Ingral, et je tiens à te remercier d’avoir ramené notre Gardienne saine et sauve. C’est une femme d’une très grande témérité. Sans ton aide, elle n’aurait peut-être pas passé la journée. Elle se repose, maintenant. »

L’homme se redressa finalement puis il examina Engar attentivement. Ce visage ne lui était pas familier du tout, et pourtant, quelque chose lui indiquait qu’il n’était pas complètement étranger à cet endroit. Il n’osa cependant pas lui faire part de son doute, préférant l’inviter à l’intérieur plutôt que de laisser un froid s’installer entre eux. Assez étonnamment, la demeure du Shaman ne manquait pas d’un certain luxe; des tapisseries en peau d’Argos, des plantes parfumées très exotiques et une très grande table entourant un feu de braises ardentes où fumaient déjà quelques bonnes parts de gibier, probablement un paiement pour ses soins. Mais Engar n’eut pas la chance de visiter plus que le pas de la porte, parce que le colosse se tourna vers lui.

« J’ignore ce que tu es venu chercher ici, étranger, mais tu ne peux pas rester. Ce que tu caches en toi n’est pas caché. Tu n’es pas en sécurité parmi nous. Les Outremondiens ont fait beaucoup de mal à notre peuple, et ce que tu portes en toi ne provient pas de ce plan. Ton amie m’a parlé de  l’incident de tantôt. Tu as de la chance que ces jeunes filles n’aient pas pu t’approcher, ou tu aurais été exécuté sur le moment. »

Malgré les siècles, les femmes de Meisa restaient tout aussi redoutables que les hommes, et même encore plus. Les étrangers étaient habitués à ce que les femmes ne fassent que porter leur progéniture et s’occuper d’un logis, mais lorsque le territoire entier était un ramassis de dangers plus mortels les uns que les autres, il était normal que la population s’adapte. Les femmes qu’Engar avait rencontrées plus tôt avaient bien détecté le Démon en lui, et elles avaient probablement considéré la possibilité de faire du mal au jeune homme.

L’homme semblait sur le point de continuer, mais il se tût. En fait, ce n’était pas que lui; dehors, il n’y avait plus aucun bruit. Ni les rires, ni les discussions, il n’y avait plus rien. Le géant s’approcha de la porte, et ouvrit d’un coup sec pour jeter un coup d’œil dehors. Trois sons sourds d’impact raisonnèrent alors dans la pièce. Alors que l’homme s’effondrait, Engar put voir de l’autre côté de son immense carrure trois hommes en noir devant une troupe d’étranges créatures.

« Je me disais bien que ça puait le nordique, dans le coin. Et sur qui on tombe? Un Nordique! »

Les deux autres se regardèrent, haussant des épaules, visiblement loin de trouver la découverte de leur collègue particulièrement surprenante, ou même digne d'être annoncée. Ils roulèrent des yeux puis revinrent à leurs moutons en plantant sur Engar leur yeux rouges sang.
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Message  Engar Sam 10 Jan 2015, 02:09

Alors que je commençais en vérité à désespérer de trouver un guérisseur compétent pour la gardienne, et que j'allais devoir prendre le risque d'essayer de me faire comprendre auprès d'un des habitants des lieux, un de ces dernier s'approcha de moi... De cela je n'en avais aucun doute. Si certaines personnes marchaient non loin de moi ou me considéraient étrangement du regard, je n'étais pas non plus quelque chose à atteindre pour eux, contrairement à cet homme. Il paraissait âgé, cela se voyait à ses cheveux grisâtres et aux traits usés de son visage... Mais c'était bien tout ce qui permettait de déterminer son âge, car sa carrure était telle, se montrant plus grand et large que moi, me faisant quelque peu penser à mon propre père en la matière, il tenait plus du guerrier à mes yeux que du vieillard et de fait mon premier réflexe fut de me préparer à me battre alors que mon regard le scrutait. Cependant il ne semblait pas faire montre d'agressivité à mon égard et un regard quant à sa toge et aux bijoux dans ses cheveux, choses peu adaptées au combat, me fit reconsidérer ma position. Était il un de ces moines tels qu'il en existait au confins de ce continent de l'Ouest ? Quoi qu'il en soit il correspondait bien à la description qui m'en avait été offert par les récits que j'avais entendu à ce sujet.

Et à vrai dire je ne savais pas trop comment le considérer... Devais je compter sur une aide de sa part, ou bien cette approche lente cachait il autre chose ? Enfin, de toute façon je n'avais vraiment d'autre chose que d'attendre que cela se dévoile, à moins de laisser la jeune femme derrière moi, ce que je ne comptais pas faire sauf en cas de danger, comme par exemple si cet homme venait à appeler aux armes à mon encontre ! Heureusement, cela ne semblait pas être le cas, après un échange de regard dont je fus exclus il aboya bien des ordres, mais pas à l'encontre d'une éventuelle milice ou des autres villageois présents, simplement aux femmes œuvrant dans la maison dont il était sorti, puisque lorsqu'il parla nul autre qu'elles réagit. L'instant d'après il se penchait sur la jeune femme comme pour la saisir, lui laissant mon fardeau avec plaisir. Était ce inconsidéré de ma part ? J'en doutais car ma compagne de route ne m'aurait pas accompagné en ce village si elle estimait qu'il y avait un danger, du moins pour elle et cet homme n'avait pas tendu directement ses bras vers elle pour rien, il devait être à même de l'aider, logiquement...

Seulement alors que je voulu les suivre dans a demeure le vieil homme me fit un geste pour le moins explicite, sans la moindre parole, ce que j’accueillis d'une maigre grimace, sourcils froncés. L'idée d'être ainsi laissé dehors, sans pouvoir savoir ce qui se passait n'était pas pour me plaire, mais pour le bien de la jeune guerrière j'étais obligé de faire confiance à cet homme... Et ignorant combien de temps cela lui prendrait que d'agir je me décidais de prendre mon mal en patience plutôt que de partir dans une hypothétique quête d'information, histoire d'au moins savoir en quel était je pourrai retrouver ma compagne de route avant une hypothétique quête d’information, non pas que sa présence m'était indispensable... Mais puisqu'elle m'avait aidé jusque là il serait idiot de ma part de me priver d'un guide au sein d'un pays inconnu. De fait je pris mon mal en patience...

Une patience des plus conséquentes d'ailleurs au vu du temps qui s'écoula, minute après minute et ce jusqu'à ce que finalement, au terme d'à peu près une heure je suis rejoint par ce curieux colosse, observant avec curiosité la substance recouvrant le torchon. Était ce là un onguent user pour guérir la jeune femme ? Ou autre chose encore ? Réfléchissant à cela je ne réagis pas sur le champ quand le vieil homme s'approcha de moi, surtout que mon démon m'aurait d'ordinaire prévenu, mais il persistait à se murer dans son étrange silence...Et ainsi ce ne fut qu'une fois qu'il fut en face de moi que je remarquais sa proximité... Et ne m'étant pas attendu à un tel geste de la part de cet homme jusque là pacifiste je fus sur le coup pris au dépourvu quand sa main enserra mon crâne, et qu'une violente douleur m’assaillis. Ma réaction ne se fit pas attendre, l'instant d'après mon poing était serré, prêt à frapper, et j’avais largement assez de force pour tuer un homme avec, fusse t-il aussi massif. Seulement... Cette douleur n'était pas comme si on essayait de s’infiltrer dans mon esprit ou qu'il tentait d'écraser mon crâne... et le bref instant que je passais, dubitatif sur la question, il retira sa main, me laissant avec une grimace de douleur, et un regard haineux, les poings toujours prêt à frapper. Si des explications il avait il avait intérêt à les donner rapidement ,quand bien même je ne les comprendrai pas...

Et étrangement ce ne fut pas le cas, ce qui fut en fait un plus grande surprise pour moi que sa précédente action. Par réflexe, je faillis lui répondre sur le champ, seulement si les mots qu'ils m'adressaient me semblaient comme m'être adressé en langage commun il me fit rapidement comprendre que cela ne serait pas réciproque, même si je trouvais la chose incongrue. Que ce soit parmi les créatures ou au milieu des cultures humaines les individus avaient toujours su, ou presque, parler le commun, alors pourquoi n'était ce pas le cas ici ? Je pouvais comprendre de la part d’une personne isolée comme la "gardienne", puisque c'était ainsi qu'il l'appelait, mais de la part d’individu civilisé, voilà qui était troublant. Enfin, quoi qu'il en soit je devais m'avérer satisfait de ses explications, assez pour desserrer mon poing, même si cela ne m'empêcherait de m'assurer par la suite qu'il n'avait pas en réalité fais autre chose en même temps, quand bien même je ne ressentais rien pour l'instant, et que j'eus également quelques regrets quant au fait de ne pas être capable de faire comprendre à ce Shar'ingral que la prochaine fois qu'il me faisait un coup pareil je ne retiendrai pas mon poing, et que ce dernier était loin d'être plaisant à ressentir !

Cela pour autant ne m'empêcha pas d'accepter son invitation et de lui emboîter le pas alors qu'il me laisser enfin pénétrer chez lui, me laissant apprécier la richesse de sa demeure. De cela, j'en déduisais aisément qu'il s'agissait d'un individu encore plus important qu'il n'y paraissait, peut être le chef du village ou quelque chose du genre. Par ailleurs en y réfléchissant l'emploi du terme gardienne me semblait curieuse. Était elle une sorte de protectrice du village ? Mais alors pourquoi dans ce cas s'était elle tant éloignée de ce dernier lorsque nous nous étions rencontré ? C'était étrange... Mais à peine étions nous entré de toute façon que le colosse referma la porte et se retourna vers moi et eut un commentaire qui me surpris. Bien sûr je ne comptais pas m'éterniser ici de toute façon, mais je ne me fourvoyais pas sur le terme d'outremandien qu'il évoqua, il parlait sans nul doute de mon démon, et se faisant je ne pus m'empêcher de hausser le sourcil. L'empreinte de ce dernier en moi était plus discrète que chez d’autres possédés, en grande partie parce que je le dominais et même un prêtre aguerri pouvait peiner le ressentir, mais lui, tout comme les femmes qui m'avaient approchés l'avait perçu sans le moindre effort... Décidément il semblait que ce continent Ouest, que je n'avais guère arpenté par le passé, était des plus étranges... Cela dit je ne m'inquiétais pas trop de la chose, qu'ils essayent seulement de me faire du mal et je leur donnerai une bonne raison de craindre les "outremandiens"... et étrangement mon démon persistait à se faire discret alors qu'en temps normal il aurait réagit sur le champs face à de tels commentaires.

Il semblait prêt à me dire plus, mais alors il s'interrompit, et alors, pesant comme une armure, se fit "entendre" le silence. Plus d'agitation extérieure, plus de rires... Le calme typique avant la tempête et ainsi alors que le colosse se levait pou ouvrir la porte, mes mains saisirent mes lames et les dégainèrent, après tout... Il l'avait dit lui même, ces lieux n'étaient pas sûr pour moi.

Et ni pour lui visiblement, puisque l'instant d'après il s'effondrait alors que trois chocs sourd se faisait entendre. Sa carcasse ne faisant plus écran, j'apercevais les probables responsables de la chose, trois hommes vêtus de noirs aux iris rouges et accompagné derrière eux d'étranges créatures? Les voyant je ne pus m’empêcher de lâcher un soupir rapidement suivi d'un commentaire las.

"Est il possible pour vous d'être moins discret que ça sur le fait que vous êtes des sous fifres maléfiques ?"

En effet... Pourquoi fallait il toujours que mes adversaires ou leurs hommes de mains, en particulier les maléfiques, semblent se balader avec un pancarte réclamant "TAPEZ MOI !" ? Après tout ma situation aurait été bien plus délicate si je n'étais pas certain, là, de faire face à des sbires du nécromant ! Enfin, je n'allais pas m'en plaindre, c'était le genre de chose qui me facilitait le travail ,puisque voulant visiblement me nuire il était vain que cherche à être discret. Un travail qui pouvait être assez compliqué. Après tout je ne savais rien de mes adversaires, qu'il s'agisse des trois individus ou des être derrière eux, mais s'il devait tout simplement s’agir d’humain ordinaire et de mort-vivants quelconques... Voilà qui ne serait pas d'un grande difficulté... d'autant plus que celui qui semblait le meneur parut des plus benêt avec son commentaire. Ils étaient venus pour moi parce que j'étais un nordique, vraiment ? ... Bon qu'il sache cela était tout à son honneur, après tout je ne ressemblais pas au cliché du grand nordique imposant avec sa hache de bataille, mais j'étais à vrai dire un peu déçu, à moins bien sûr qu'il ne cache ses réelles motivations.

Mais quoi qu'il en soit ces dernières n'était sûrement pas amicale au vu de l'état de Shar'Ingral, au sol, bien qu'il semblait encore en vie, juste assommé. heureusement pour eux... J'étais habitué à ce genre de visites et je savais comment les recevoir. Il connaissait le nord ? Eh bien très bien, j'allais lui en montrer une spécificité spéciale. Puisqu'il ne me comprendrait pas de toute façon si je formais une phrase je me contentais donc d'un mot, prononcé syllabe par syllabe, que même eux devait connaître.

"Ber-zer-ker."

Jusqu'à la dernière syllabe ma voix fut des plus calmes, comme pour ne pas trahir mon intention, mais dès que je conclus ce simple mot mon regard luisit de l'excitation du combat et un rictus dément déforma mes traits. en vérité j'étais bien loin de la transe guerrière des hommes-bêtes de mon pays, mais pour un observateur extérieur cela y ressemblait et était tout autant terrifiant, or la peur était une arme redoutable !

Et ce n'était pas la seule que je possédais, cela ils allaient en avoir rapidement conscience. Ainsi, promptement, une de mes lames siffla, accompagné de mon rire dément, fendant l'air dans leur direction en un arc de cercle qui les faucherait tout les trois si'l n'esquivait pas ou ne parait pas, ma seconde lame restant près de mon corps au cas où un petit malin essayerait de s'avancer pour ne recevoir qu'un coup de chaîne et me croirait alors sans défense, une grave erreur de sa part, surtout que déjà je prévoyais d'user de ce terrain à mon avantage. Profiter de l'espace clos pour annihiler leur avantage numérique user des meubles ou des teintures comme appuis ou comme à part entière, tout cela, je savais comment en profiter et je leur souhaitais bien du plaisir  me faire face.

Autant que j'allais en avoir en les exterminant ! Bon... Il allait tout de même que j'en farde un en vie pour les informations, mais cela relevait du détail ! Certains d'ailleurs que je suis trop gourmand en me jetant avec plaisir dans un nouveau combat, mais de toute façon je n'avais pas le choix. Ils savaient qui j'étais et je n'allais pas pouvoir fuir en emmenant avec moi la gardienne que je ne comptais nullement abandonner entre leurs mains… Alors si je devais fuir ce ne serait pas avant les leur avoir tranché !


Dernière édition par Engar le Lun 12 Jan 2015, 23:10, édité 1 fois
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Message  Serenos Sombrechant Lun 12 Jan 2015, 21:44

En même temps, Engar était bien optimiste de croire que personne n’avait jamais rien vu de tel en Meisa; entre des dragons et des êtres tout simplement dangereux, comme des Drows sans maître, les apprentis du Nécromancien avaient eu leur lot d’adversaires eux-mêmes. Bien que cela ne veuille rien dire pour Engar, le fait qu’il soit un étranger était suffisant pour ces hommes pour le vouloir mort, qu’il soit nordique ou pas. Leur moue moqueuse disparut alors pour prendre un air beaucoup plus sérieux alors qu’il prononçait le mot « Berzerker ». Ils ne manquaient pas d’une certaine éducation. Le premier transmis ses directives aux autres par la pensée et ceux-ci se préparèrent à des assauts sauvages, plus dirigés par l’instinct de combat que par l’art des armes.
 
Impassible, le premier assaut fut contré sans mal par le premier mage, qui éleva un pilier de pierre entre lui et la lame du guerrier. Les nécromanciens se spécialisaient dans les différentes maîtrises ayant un rapport avec l’occulte, la magie noire et la mort, mais ils restaient des magiciens, à la base, donc, il n’était pas surprenant de les voir se servir de capacités magiques très basiques, comme la géomancie, la pyromancie, l’aquamancie et l’aéromancie, respectivement la manipulation de la terre, du feu, de l’eau et de l’air. Leur seul gros problème était leur vulnérabilité aux pouvoirs divins, ou la magie sacrée; le mal ayant l’habitude de corrompre l’esprit et le corps d’une personne, et plus spécifiquement de ceux qui avaient un lien direct avec la magie. Mais comme Engar avait été mis en garde contre l’usage de son épée, qui avait la sale habitude de déchirer le voile entre le monde des vivants et celui des morts lorsqu’elle s’armait de propriétés sacrées ou maléfiques, il devait se reposer exclusivement sur son talent et sa force naturelle pour affronter cet ennemi. Les magiciens étaient peut-être inhabituels, ils restaient des êtres vivants, avec des cœurs à percer et des têtes à trancher.
 
Pendant que le premier bloquait le coup d’épée avec son pilier de pierre, le second magicien s’apprêta à enchainer avec un sort de flammes quand un puissant cri de guerre retentit dans la rue. Défonçant la fenêtre de la maison de Shar’Ingral, la Gardienne fit son entrée, fracassante pour le moins, et sans la moindre arme, elle décocha un puissant coup de poing au magicien, se servant de la force générée par la gravité et par ses propres muscles pour générer un impact puissant. Ayant à peine le temps de lever ses bras pour se protéger, le magicien leva un bouclier d’énergie entre lui-même et l’étrange demoiselle, mais la force était telle que son bouclier vola en éclat, et il sentit la force d’impact le propulser vers l’arrière.
 
Pourquoi s’était-elle réveillée aussi vite? Eh bien, grâce à Engar, évidemment. Elle aurait pu dormir plus longtemps, mais il y a quelques secondes, elle avait ressenti l’émergence d’une puissance qui avait dérangé son sommeil, et elle s’était immédiatement levée pour voir ce qui se passait. Et en voyant Engar dans cet état, l’état de folie guerrière, elle avait à son tour sentit son corps bouillir. Bouillir d’excitation, mais également d’enthousiasme; probablement inconsciemment, le guerrier avait éveillé chez elle un sentiment qu’elle n’avait jamais ressenti auparavant; sa sauvagerie contenue, cachée, qui se révélait lui avait également attiré l’affection de la Gardienne. C’était une attraction inexplicable, mais que toutes les gardiennes ressentent à un moment ou un autre de leur longue vie. Similaire au coup de foudre, les Gardiennes reconnaissent un partenaire potentiel en captant chez lui une force intérieure ou une habilité supérieure à la leur. Ce sentiment était le plus souvent aussi inattendu que le légendaire amour soudain, mais il était d’autant plus impossible de l’ignorer; l’état d’euphorie que provoquait la proximité avec une personne comme Engar, doté du sang des hommes-bêtes, était comme une drogue dont seules quelques conditions permettaient l’indemnisation.
 
La culture des Gardiennes ne considérait pas le mariage comme étant primordiale à la formation d’une famille. À l’époque de Meisa, il n’était pas rare que les Gardiennes participent aux grands tournois pour rencontrer celui qui serait le père d’une ou deux nouvelles Gardiennes avant de simplement s’en aller avec ses petites pour les former et en faire des guerrières. Parfois, le père finissait par rejoindre sa famille, peut-être par envie de se ranger et d’élever ses enfants, ou alors simplement par honneur. Alors, effectivement, il y avait parfois des mariages de Gardiennes. Événement rare qui appelait à la célébration, d’ailleurs, à l’époque. La proximité entre les Gardiennes et le Roi suffisait normalement pour que celui-ci décide même de présider à la cérémonie.
 
Suite à l’impact, le second mage se redressa avec difficulté, et lança sur Alessa une boule de feu. Celle-ci tenta de s’écarter, mais se heurta à un mur invisible qui la maintenait dans la trajectoire; le troisième magicien venait de lever les mains vers elle pour l’empêcher de se faire violence. Plutôt d’esquiver, elle croisa donc les avant-bras devant elle et généra un bouclier d’énergie, prête à encaisser l’attaque de son adversaire. La boule de feu rencontra le bouclier et y explosa, sans l’entamer. La guerrière resserra le poing et asséna un coup violent sur le mur magique. Ce qui était important dans la magie, c’était de toujours respecter ses limites, aussi, le mage sut qu’il perdrait beaucoup d’énergie à protéger son mur ou à le renforcer, aussi se contenta-t-il de le faire disparaître pour s’éviter une perte inutile dont il pourrait encore avoir besoin plus tard.
 
Comme aucun de ses compères n’avait pris la peine de lui donner un coup de main, le premier mage fut forcé de reculer brutalement pour éviter de se prendre un coup d’épée à la gorge et risquer d’y perdre la vie. Bien que les nécromanciens aient une certaine affinité avec la mort, seuls les vivants pouvaient influencer les morts, et perdre ce pouvoir ne l’intéressait pas particulièrement, pas plus que ce que cette perte implique. La vie avait son attrait. Il leva ses bras et leva une puissante bourrasque d’air pour envoyer les deux guerriers contre la maison. Alessa tenta de planter ses pieds dans le sol, mais le vent fut tel qu’elle s’envola et heurta la maison brutalement, tombant ensuite sur le sol, et se relevant tant bien que mal, secouant sa tête pour en chasser les étoiles qui dansaient devant ses yeux.
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Message  Engar Mer 14 Jan 2015, 23:51

Mon attaque ne porta guère ses fruits, mais de toute façon ce n'était pas vraiment comme si je m'étais attendu à ce qu'elle en tue un sur le champ, et ou alors je me serai presque senti insulté qu'on m'envoie des sbires aussi minables... Enfin pour le coup cela semblait être plutôt le contraire, "il", probablement le nécromant, déployait les grands moyens pour se débarrasser de moi, car déjà l'envoi d'un mage assez puissant pour dresser rapidement une barrière aussi solide était une chose, mais l'instant d'après je me rendais compte d'une lueur enflammé et que donc le deuxième acolyte était aussi un lanceur de sort, ce qui devait aussi être le cas du troisième, après tout, jamais deux sans trois, hm ? D'ailleurs c'était plutôt bizarre. Les informations de Mistral faisaient état d'un seul nécromancien, pas d'une clique de sorcier !

Enfin... Toujours était il que la situation était délicate, même si avec ce coup persévérance avait obtenue une charge, symbolisé par une orbe grisâtre qui s'illuminait près de la garde. Aussi habile qu'on soit au métier des armes il fallait toujours se méfier de ses adversaires et ce en particulier quand il s'agissait de mages. Cependant une telle formation avait aussi ses faiblesses. Ainsi, si je parvenais au contact ils épuiseraient rapidement leurs réserves d'énergie pour se défendre sans pouvoir riposter, et le moindre coup qui les affecterait alors qu'ils incanteraient un sort leur ferait perdre le contrôle de ce dernier. J'avais bien vu quels étaient les effets désastreux de sorts interrompu lors de la guerre de l'arcane lorsqu'une vulgaire poignées de cavaliers étaient parvenus à pénétrer les rangs des mages ! Cependant, il me fallait avant tout éviter le sort qui s’annonçait, ou tout du moins m’en préserver. Ainsi m'avançant je réservais une sacrée surprise à ce mage et ses flammes quand il serait témoin de la résistance au feu dont pouvait faire preuve le cuir de démon !

Du moins c'était ce que j'avais en tête, quand un cri entendre, qui prit davantage les mages au dépourvu que moi même, pour deux raisons sans doute. La première était l'expérience du combat, et la seconde était que ce cri m'était familier. Shar'Ingral avait décidément fait des miracles pour qu'elle soit déjà remise sur pied, à moins que ce soit elle qui soit trop folle pour se rendre compte qu'elle ferait mieux de continuer à se reposer. Dans tout les cas sa venue ne fut pas sans troublé la situation en cours, un trouble dont je ne tardais pas à profiter. Ainsi alors que ses deux comparses se retournaient contre la guerrière, le troisième des larrons montrant enfin ses dons en magie et mon seul regret était que son assaut n'ait pas suffit à tuer celui qu'elle avait percuté avec fracas !

Mais moi même ne fis pas mieux en vérité. En effet, tentant de submerger le meneur, m'approchant de trop près pour qu'il puisse bloquer avec un mur de pierre assez épais pour se protéger, ou même qu'il en est le temps, j'essayais de lui asséner un violent coup d'épée avec Égalisatrice au niveau de la gorge… Malheureusement cette vermine ne semblait pas qu'être un rat de bibliothèque et il réagit assez promptement pour esquiver l'assaut, à un cheveux, mais quand même… Au vu de ma vitesse c'était impressionnant, mais cela ne durerait pas et comme pour le lui signifier je lui décochais un sourire cruel…

Cependant il était bien déterminé à ne pas laisser cela advenir et pour le montrer il convoqua brusquement un vent des plus brutal. Un sort classique de la part des sorciers quand ils cherchaient à renverser une situation, mais qui avait comme défaut d'ordinaire de l'immobiliser aussi longtemps que durer le vent et d'empêcher toute intervention physique de la part de ses camarades, un défaut ici pallié par la maîtrise des sorts de ses compagnons. De fait résister à ses sorts étaient une priorité, et je savais exactement comment faire. Parvenant à assurer mes appuis durant les premières secondes je fléchissais autant que possible mes genoux, afin d'exposer le moins possible mon corps aux rafales de vents et brusquement je plantais mes deux lames dans le sol, me créant ainsi un point d'ancrage et les os de démon étant largement assez solides pour résister à cela.

Et maintenant ? Après tout je paraissais bien vulnérable. Je ne pouvais pas lâcher mes lames sans être balayé, je ne pouvais pas me déplacer, ni attaquer et difficilement me défendre, j'étais vulnérable au moindre sortilège. Seulement j'avais encore une arme dans ma manche… Et ainsi, discrètement, mais rapidement, des filaments d'ombre suintèrent de mon corps et rampèrent au sol, tant collé à ce dernier que même léger le vent ne les balayait pas, et ainsi, rampant avec vivacité à même la pierre elles s'approchèrent rapidement des pieds du meneur. Elles ne seraient pas assez puissante pour le terrasser, mais le tranchant que je pouvais leur conférer serait bien suffisant pour trancher le jarret de mon adversaire, ce qui l'air de rien était une des pires blessures qui pouvaient être infligées. En plus d'être des plus douloureux, cela l'empêcherait de se mouvoir et lui créerait une sacrée hémorragie, ce n'était d'ailleurs par pour rien qu'on parlait des coupe-jarrets ou encore que ce genre d'assaut était une des manœuvres préférés de certains duellistes lorsqu'ils devaient affronter plusieurs personnes pour effrayer ces dernières

Et si ça c'était pas suffisant pour le déconcentrer c'est qu'il était plus mort que vivant !
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Message  Serenos Sombrechant Jeu 22 Jan 2015, 07:35

« Non… c’est impossible! »

L’Esprit se matérialisa dans la plus haute tour du Palais des Anciens. Bien que presque imperceptible, il sentait quelque chose qui se passait à l’est. Les esprits de la nature filèrent à tout vitesse vers le palais, flottant autour du Grand Esprit en lui babillant leur panique. Les petits esprits étaient alarmés parce que quelque chose venait d’apparaître dans les plaines. Affinant ses sens au maximum et concentrant sa conscience sur ce qui n’était auparavant qu’une brèche dans le monde des vivants causée par Engar quelques heures plus tôt. Elle avait déjà commencé à laisser échapper des Ombres, des créatures issues du monde astral, corrompues par les ténèbres du Royaume des Morts. Ce n’était pourtant qu’un signe précurseur à une calamité bien plus grande, et l’Esprit ne pouvait l’ignorer.

« Il faut faire quelque chose, mon Roi! S’il vous plait! La nature, elle ne peut pas supporter ces monstres!
- Amie Sylphe, si je fais quoi que ce soit, le Grand Mal s’échappera!
- Mais la nature… mon Roi, s’il vous plait, vous aviez promis!
- Je sais! Par les Hautes Sphères, je sais que j’ai prêté serment!
- Ne nous abandonnez pas, je vous en prie! »

La détresse de l’esprit des vents ne laissait pas l’Esprit insensible, au contraire. Il savait qu’il ne pouvait pas laisser les Ombres se propager, ou le Grand Mal s’en emparerait pour renforcer son pouvoir et se libérer de sa prison magique dans les profondeurs du Palais, et alors plus rien ne l’empêcherait de mettre ce monde à feu et à sang, jusqu’à ce que toute vie soit anéantie, conformément aux prophéties Ashanshi. Mais s’il agissait maintenant et que le Necromancien s’en rendait compte, il perdrait à coup sûr tout contrôle sur le sceau, et le monstre qu’il voulait à tout prix garder enchainé en profiterait également. Les deux options, agir ou ne pas agir, présenteraient au final le même résultat. Le Grand Esprit aurait grincé des dents s’il en avait. Le désespoir commença à l’envahir, tout comme sa peur; il voulait aider, et si… Non. Même avec son corps, il n’aurait peut-être rien pu faire.

« Sylphe… Combien de temps avant que la Brèche ne s’ouvre complètement?
- Une journée… peut-être deux.
- Nous allons attendre.
- Attendre? Attendre pour quoi, mon Roi?
- Un miracle. »

Engar.

Une fois le Nécromancien hors de ses pattes, le Grand Esprit pourrait enfin colmater la brèche et éviter le pire. Il lui fallait simplement du temps. Encore du temps. Décidément, voilà une ressource qui lui faisait constamment défaut. Il voudrait lui offrir son assistance, mais l’homme lui avait barré l’accès à ses pensées, du coup, il ne se sentait pas de s’y inviter à nouveau. Il avait si facilement accès à sa tête que l’homme pourrait finir par le prendre pour son ennemi plutôt que son allié. C’était le désavantage de ne pouvoir qu’intéragir avec les gens qu’au travers du royaume des esprits; le doute était la meilleure défense, mais aussi le pire piège de ce genre de relation; Engar ne lui ferait jamais complètement confiance avant de le rencontrer en personne. Quoi que sous cette forme, ce n’était pas gagné.

« Allez distraire le nécromancien… causez le chaos dans la capitale, s’il le faut. Ses esclaves ont certainement envie de faire savoir leur mécontentement. »

Sylphe et ses petits esprits se mirent à rayonner, souvent synonyme d’espièglerie pour ces petites créatures naturelles. Contrairement à l’Esprit du Palais, ils pouvaient causer quelques remous, et si le Necromancien se détournait enfin du palais, peut-être qu’il pourrait reconstituer une part de son énergie pour offrir une meilleur opposition et donner un peu plus de temps à Engar pour rejoindre le palais.

***

Déstabilisés par les assauts répétés des combattants, les magiciens avaient complètement oubliés qu’ils avaient des muscles à leur service, conféré par leur maître. Ils grommelèrent simultanément leurs ordres à leurs monstres, qui grondèrent d’excitation, se jetant immédiatement dans la mêlée, toutes griffes dehors. À mains nues, Alessa se jeta contre le flanc de son compagnon et attrapa les bras du monstre qui tentait de s’en prendre à lui. Crampant ses pieds dans le sol, elle usa de l’élan de la bête pour la faire passer par-dessus le corps du guerrier et se propulsa elle-même vers l’avant pour accueillir une seconde créature. Elle ne savait pas d’où elles venaient, mais elle ne se posait que rarement des questions. Elle se concentrait uniquement sur les cinq fonctions de bases du combat; frapper, parer, esquiver, anticiper, répéter. Et elle excellait à cet art.

« Mais c’est pas vrai! D’où ils sortent, ces brutes!? rugit un des apprentis du Nécromancien.

Malgré leurs efforts conjugués, ils ne semblaient pas capables de causer le moindre dommage à leurs ennemis, et ce n’était pas faute d’efforts! Alessa ne tenait pas en place, et leurs sortilèges ne semblaient pas atteindre Engar.

« Faites gaffe! Au sol! »

Les apprentis eurent tout juste le temps d’éviter les assauts magiques d’Engar. Ses ombres avaient échoué leur attaque initiale, mais les filaments se dispersèrent pour les pourchasser, mettant fin aux risques d’être balayés vers la maison. Ils élevèrent leurs boucliers pour se protéger, mais au même moment, Alessa passa entre eux, pourchassée par deux de leurs propres créatures.

« N…NON! STOP! »

Mais il était trop tard; en tentant de s’arrêter, les monstres perdirent tout équilibre en s’empêtrant dans leurs propres pieds, et ils percutèrent violemment les boucliers magiques de leurs maîtres. Il y avait une règle magique que la plupart des magiciens faisaient bien attention de ne pas oublier, c’est de ne jamais, au grand jamais, opposer une barrière magique à un obstacle qu’on ne pourrait arrêter par des méthodes normales. Certes, le bouclier magique offrait une protection supplémentaire, mais l’impact draina toute l’énergie que les magiciens possédaient, et les boucliers s’effondra, alors que les monstres les percutait avec violence, les entrainant dans leur chute. Des craquements sonores émanèrent alors d’un des magiciens, ainsi qu’un hurlement de douleur; sous le poids du monstre tombé sur son bras et sa jambe, ses os ont cédés. Le second s’en était tiré sans trop de mal, mais son visage saignait; il a dû heurter le sol et s’égratigner le visage sur la route pavée. Même Alessa eut une moue sympathisante; elle avait l’habitude de chercher à mettre fin au jour de ses rivaux, ou les assommer, sans les faire souffrir, car la douleur était bien pire que la mort.

Le meneur hurla de rage et déchargea sur ses ennemis des petites épines d’énergie pure, qu’Alessa eut tout juste le temps d’éviter, mais non sans s’en prendre quelques-unes; elles traversèrent son avant-bras et sa main, perçant de petits trous alors qu’elles perçaient ses chairs. Elle gronda de douleur, mais elle ne s’en formalisa pas davantage, préférant exécuter une roulade pour éviter une autre salve d’épines. Le magicien se tourna alors vers Engar et lui balança des projectiles enflammées. Dans sa colère, qui nourrissait également ses pouvoirs. il ne faisait même plus attention à l’énergie qu’il dépensait, et il n’en avait visiblement que faire; il voulait les tuer au plus vite. La Gardienne songea à lui faire voir de quoi elle était capable, mais les monstres qu’elle avait piégé l’instant précédent s’étaient déjà relevés et elle dût se protéger de son bras pour éviter que les griffes du premier ne la défigurent. Le second réussit néanmoins à lui toucher le ventre, laissant trois grosses traces ensanglantées sur son passage. Elle gronda de douleur à nouveau, mais plus enragée qu’endolorie, elle chargea son poing droit d’une étrange lumière aussi rouge que sa tenue et décocha une telle droite que le monstre s’envola sur sa droite et heurta brutalement son voisin, sa tête éclatant contre la sienne dans une explosion de sang, de cervelle et d’autres humeurs répugnantes. Alessa frappa ses poings ensemble et se retourna vers les magiciens et leurs monstres, un sourire dément sur les lèvres.

« Bahir… nervak… Marashe. »

L’instant d’après, elle sauta sur le mage blessé et lui asséna un coup brutal sur le visage, puis un autre, et encore un autre. Le mage hurlait, tentant de se protéger des coups, mais la Gardienne ne lui laissait aucune chance, et même quand l’un des monstres tenta de l’arrêter, elle s’empara du bras de celui-ci, l’arrachant brutalement, pour battre le mage avec, le monstre hurlant de douleur et se roulant sur le sol alors qu’un épais sang noir coulait de son moignon.
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Message  Engar Ven 23 Jan 2015, 00:23

Eh bien, voilà que la chair à canon des nécromants étaient entrés en action, peu avant que le meneur n'use de son sort de bourrasque... Mais ils ne valaient à vrai dire guère mieux que les cadavres ambulants des orcs que nous avions affronté plus tôt, comme sut parfaitement le démontrer la gardienne en se jouant d'eux et de leur balourdise.

Néanmoins il était heureux qu'ils soient tout autant affectés que nous par les sortilèges de leurs maître, ainsi il ne leur fut pas possible de profiter de la déstabilisation qu'avait causé la bourrasque pour s'en prendre à nous... Au contraire des mages qui eux pouvait aigr, mais à mon grand dam en vérité ils n'en firent rien, au lieu d'incanter des sorts pour nous éliminer, ils furent assez intelligent pour surveiller avant tout leurs environs immédiats, et de fait ils repérèrent mon petit stratagème... Enfin, au moins ne savaient ils visiblement pas comment dissiper mes ombres et au lieu de cela il furent obligés de se mouvoir, dont celui que je visais, et de fait de mettre un terme aux vents tempétueux qui nous clouait sur place.

Le temps qu'ils se repositionnent, la jeune femme tout comme moi étions déjà relevé et prêt à les assaillir, ce que nous fîmes sans tarder, mon allié attirant par ailleurs avec elle les créatures accompagnant les sorciers, me laissant le champs libre pour charger le meneur, qui cependant fut le plus prompte à agir, relâchant sa puissance magique sans plus tarder sous la forme d'une nuée de petits projectiles, trop nombreux pour être tous esquivé, je préférais poursuivre ma course, croisant mes bras devant moi et me courbant de façon à protéger avant tout mes articulations et points vitaux, car à quoi bon en esquiver la quasi-totalité pour en recevoir un si un d'entre eux me frappaient aux genoux ou à l’œil, mieux valait encore en recevoir une dizaine à des endroits peu sensibles... Un pari risqué certes, mais je ne prendrai pas ce risque si je n'avais pas eu l'occasion d'avoir un aperçu de sa puissance, ainsi que de sa fatigue, or sachant cela et au vu de la vitesse à laquelle il avait incanté il n'y avait pas grand chose à craindre.

*Et je le te le confirme même mon gaillard, ce truc pourrait à peine se planter dans un corps d'humain ordinaire ! *

Dans ce cas vraiment rien à craindre ! Sachant pouvoir faire confiance en mon démon dès qu'il s'agissait de ma survie, puisque mon trépas signifierait aussi le sien, et puis ça faisait plaisir de l'entendre après son silence ! Quoi qu'il en soit, son affirmations balaya mes derniers doutes. Ainsi élancé aussi promptement que possible vers le mage, je me contentais de me fendre brusquement lorsque les projectiles m'atteignirent, pour réduire encore la zone pouvant être touché. Ainsi je m'arrêtais un instant ,le temps de sentir les pointes d'ombre percer mon armure, mais à peine avec assez de force pour me faire plus d'effet qu'une piqûre déplaisante qui m'arracha un simple grondement, sans pour autant m'ôter mon sourire... Peut être que la sensation aurait été plus pénible si les piques étaient restés dans ma peau, mais un frisson me parcourut, et ma peau anti-magie entra à l’œuvre. si elle ne me protégeait pas des dommages physique causés par la magie, celle qui restait en contact avec moi était dissipée, du moins parfois, mais elle marcha à merveille cette fois, les piques d'énergie noirs disparaissant tous alors que je reprenais ma course.

Seulement le sorcier n'avait pas encore dépensé toute son énergie et alors que le cri d'un de ses alliés parvenait à mes oreilles, telle une agréable mélodie, sa main se tendit à nouveau vers moi... Et alors poussé par un réflexe forgé par l'expérience, je laissais tomber une de mes lames, pendant à mon poignet par la chaîne qui y était enroulé, afin de saisir ma cape, et la placer devant moi. L'étincelle que j'avais vu naître au creux de sa main, à l'image de celle qui pouvait jaillir de la gueule de certains démons, ne tarda pas à se muer en des projectiles de flamme crépitant dans l'air, mais qui s'avérèrent bien inutile alors qu'ils venaient en de sourds claquement frapper la peau infernale composant ma cape, arrachée à une créature habituée à une telle chaleur. C'était à vrai dire à peine si j'en ressentais la chaleur alors qu’elles venaient s'écraser sur le cuir souple, qui claquait à l'impact, mais sans jamais céder... Et ce jusqu'à ce que je sois à portée. Alors j'écartais vivement ma cape sur le côté, cherchant à attirer ainsi son regard par réflexe alors que de l'autre je visais à lui asséner un violent coup de pommeau sur la tempe, qui assommerait tout humain constitué. Les tuer avait été on idée première, mais il y avait bien plus à gagner à n garder au moins un de vivant.

Or, j’avais pu voir la gardienne du coin de l’œil et au vu de ce qu'elle infligeait déjà aux créatures je doutais que les deux sorciers qui lui faisaient face sans tire indemne, ou tout du moins dans un état suffisamment convenable pour réussir à parler, or c'était de ça dont j'avais besoin ! Malgré le plaisir que j'éprouvais à combatte, malgré ma soif de sang je n'oubliais pas ce qui devait être fait, même s'il était vrai que pour eux qui étaient si désireux de connaître les mystères de la mort, quel plus beaux cadeaux pouvions nous leur offrir que le trépas ? Mais ce beau cadeau mon adversaire allait devoir l'attendre, car j'avais des choses à obtenir de lui avant ! Ainsi, quand bien même il avait esquivé mon assaut je continuais à le presser, mon alliée attirant sur elle l’attention de tout les autres opposants, ne lui laissant nullement l'occasion de lancer un nouveau sort, sans s'exposer à mes tentatives pour l’assommer...

Et s'il devait s'avérer que ce premier suffisait à le terrasser... Et bien peut être que la gardienne m'en aura laissé assez pour que je puisse m'amuser !
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Message  Serenos Sombrechant Mer 18 Fév 2015, 05:27

« Je vous assure, mon maître, vous serez bientôt libre... Votre serviteur s’en assure… »
 
Un écho indistinct raisonna dans la pièce, sur un ton obscur et agressif.
 
« Ne vous inquiétez pas… le sang du Roi ne foulera pas à nouveau les marches du Palais… j’ai envoyé trois de mes apprentis s’occuper de lui… ils ramèneront la Gardienne, et son sang nous ouvrira les portes… et alors, je briserai votre prison, ayez confiance. »
 
Un puissant vent accompagna un hurlement de sons aussi menaçants qu’indistinct. Le Nécromancien blêmit et gémit de terreur devant la colère de son maître, se couvrant faiblement son visage creusé par les années de pratique à la magie noire. La puissance de son maître, même contenue par le sceau, restait tout de même impressionnante, ce qui était pour le mage noire un excellent signe; si son maître arrivait à manifester son pouvoir avec autant d’aisance, c’est que le sceau que ce maudit Roi avait placé sur son Seigneur, commettant un blasphème d’un degré innommable, faiblissait de plus en plus, laissant l’être tout-puissant s’exprimer plus clairement. Même si ce n’était que des bribes et des murmures, les appels du maître noir se faisaient enfin plus faciles à percevoir pour ses oreilles corrompues par les sombres arcanes dont il était porteur.
 
Asbeth n’avait pas toujours été un mage noir au service du tout puissant Althenos. Autrefois un membre très apprécié de la communauté humaine de la Capitale d’Amessa en tant que chercheur sur les différentes applications de la magie sur les êtres vivants, c’était à la fois un homme passionné par les arts de la guérison et un très grand scientifique. Mais conscient des percées en matière de magie que cet homme parvenait à réaliser, les membres du Clergé avaient décidés de s’emparer de lui-même et de ses recherches pour le contraindre à s’adonner à un art nouveau; celui de créer ce qui seraient plus tard appelées des Abominations. Malgré son amour pour la science, Asbeth n’avait jamais manqué d’une certaine morale. Tout comme un autre humain, il méprisait les erreurs de la Création qu’étaient les monstres, mais il aimait profondément sa propre race, les considérant non seulement comme porteurs de la volonté divine, mais également dotés d’une très grande noblesse d’âme, à l’exception des basses gens, qui ne méritaient finalement que le même sort que les monstres. Après des années de servitude, il lui devint clair que ce monde était complètement sale, irrécupérable, pas même par ses propres semblables, qui s’étaient laissés gagnés par la barbarie. C’est alors que la voix, lointaine, d’Althenos, lui parvint.
 
Tout comme lui, Althenos nourrissait pour le monde un mépris et un dégoût, bien qu’aussi inexplicable que profond. Il lui proposa alors un marché. En échange de sa complète allégeance et de son aide, il déchainerait sur ce monde un déluge digne des Grands Dieux, rayant de la carte toute forme de vie, humaine ou monstrueuse, pour laisser place à une nouvelle forme d’existence. Séduit à l’idée de contribuer à cette grande œuvre, et surtout à cause de son état mental défaillant, Asbeth décida de collaborer avec ce sinistre personnage, se plongeant dans les arcanes les plus noirs de la magie qui lui étaient possibles d’apprendre à travers le sombre maître, qui lui enseigna évidemment à absorber la puissance magique, qui est une des différentes forces vitales qui animent les êtres vivants, d’une cible, dans l’optique de le guider vers sa prison de laquelle il désirait ardemment être délivré. Bien peu sût Asbeth qu’il n’était pas un des élus qu’Althenos comptait épargner, puisqu’en réalité, l’incarnation du Renouveau n’aspirait à rien d’autre qu’à l’anéantissement total de ce monde, de ses créatures comme de ses idoles, ceux que les humains considéraient comme des dieux.
 
L’homme qui régnait sur ce royaume avait emprisonné son maître, une part de lui, dans ce palais. Pour que la Purge débute, il fallait que le maître puisse choisir son Champion, et pour cela, il avait besoin d’être entier, d’être en pleine possession de ses moyens. « Impardonnable » se disait Asbeth. « Un homme ne devrait jamais se mettre entre le Maître et ses désirs! C’est un blasphème! » Avec le fanatisme propre aux sectaires, le Nécromancien arborait pour son rival un mépris sans borne, un mépris que pourtant son maître ne semblait pas partager. Certes, son emprisonnement et le sceau le mettait hors de lui, mais le très-haut qu’il était saluait les ressources et l’audace de l’être du Palais. Une preuve de noblesse qu’Asbeth valorisait chez son maître, sans pour autant l’avoir, car un serviteur ne devait qu’adoration et soumission à celui qu’il servait.
 
Quittant sa demeure temporaire où il avait installé son laboratoire, il s’avança dans les rues désertes de la capitale. Les rares citoyens qui y vivaient encore n’avaient pas le courage de le confronter, mais il avait noté leur résistance. S’il ne restait pas grand-chose des Meisaens d’antan, leur résilience était incroyable, et même le Necromancien se heurtait régulièrement à leur inépuisable imagination pour lui causer des problèmes. Combien de fois s’était-il fait dérangé pendant une expérience par un trait d’arbalète tiré à distance? Combien de fois une pierre avait été sciemment fragilisée pour qu’il y trébuche vers un autre piège plus létal, tel un fil d’acier invisible à l’œil nu? Combien de fois s’était-il réveillé en panique parce que ses appartements étaient victimes des flammes? Ces gens ne manquaient pas d’audace, et encore moins d’arrogance. Heureusement pour lui, qui que soit l’étranger qui avait ouvert la faille, il y avait maintenant une ressource dans laquelle il pouvait puiser pour renforcer davantage ses pouvoirs et accélérer le processus.
 
« Maintenant, nous allons nous battre face à face, Roi Impur. »
 
Il se dirigea alors sur le pont où il avait fait construire un énorme cercle d’enchantement. Les sortilèges spatio-temporels n’étaient pas la spécialité des mages noirs, car ils nécessitaient une très grande sensibilité à la fine structure du temps et de l’espace, mais avec un cercle de magie, il n’avait pas besoin de comprendre; les livres lui suffisaient. Il avait écrit les consignes de base du sortilège dans les composants du cercle, et il y avait également inscrit sa cible. Il l’avait vue au travers des yeux de ses serviteurs; il savait où était la Matriarche. Il n’avait qu’à nourrir le sortilège de son pouvoir magique, et de se servir de son sang pour ouvrir la porte du Palais, et alors il pourra s’attaquer à ce maudit esprit. Autour du cercle l’attendait déjà ses plus puissants fidèles, dans les cinq plus petits cercles entourant le sortilège principal.
 
« Débutons. »
 
***
 
Alessa continuait de combattre les monstres en enchainant des mouvements aussi acrobatiques que chaotiques. Visiblement habituée à combattre dans des situations désavantageuses, elle passait régulièrement par-dessus les monstres, et utilisait les maisons comme des surfaces de rebond pour revenir à la charge. Elle avait abandonné le bras sanguinolent du monstre pour s’en prendre à ses semblables, toujours de ses poings. Tout comme Engar et son mode Berzerker, les Gardiennes possédaient aussi un avantage martial sur les ennemis normaux, étant après tous des femmes, autrefois comprenant également des hommes, qui devaient quotidiennement abandonner leur humanité pour sombrer dans des parties plus sombres de leur psyché pour survivre une autre journée. Alessa était une femme bourrée de ressources, et comme Engar, elle n’en était pas à son premier combat contre des êtres dénaturés ou magiques, elle ne craignait donc pas la folie qui s’emparait d’elle lorsqu’elle sombrait dans un monde de violence et de sang.
 
Les deux magiciens restants peinaient à maintenir leurs adversaires en respect. Alors que l’un tentait tant bien que mal de donner des ordres à ses monstres, l’autre voulait mettre le plus de distance possible entre lui et le Nordique, dont la folie ne semblait que se décupler avec le combat. Il enchainait les sortilèges de manipulation naturels, comme la géomancie et la pyromancie, mais l’homme semblait dévier ou esquiver toutes ses attaques avec l’aisance et la force du guerrier. « C’est impossible! Pour prévoir la magie à ce degré, il faudrait être un mage! » Et que pouvait donc être Engar? Mais les magiciens l’ignoraient certainement, et ils emporteraient cette même ignorance dans leur tombe. Engar ne possédait certainement pas le Don, mais son sang était aussi pur et ancien que le monde lui-même, car incorruptible par la nature des hommes. Le barbare du nord l’ignorait lui-même, parce qu’après tout, pour le savoir, il devait également savoir qui étaient les premiers nordiques, autre que des hommes s’étant établis au nord il y a des siècles. Le sang des Anciens survivait en lui et son corps n’avait pas besoin de l’entrainement des mages pour comprendre le flux de la magie. Le mode Berzerker, par tradition, déverrouillait une part plus sauvage d’un Nordique, et dans le cas d’Engar, déverrouillait des instincts qu’en temps normal, il aurait ignoré lui-même. Évidemment, il ne devait qu’à son talent ses propres succès, ainsi que son aguerrissement très conséquent, et qu’aucun n’ose attribuer ses victoires à ce sang, mais cette particularité génétique était là, dans ses veines, tout comme elle l’avait été dans les veines de sa mère, de son grand-père, et son arrière-grand-mère avant lui. Il était le descendant de Grymauch le Puissant et de la douce Shion, il portait dans ses veines l’héritage d’un des êtres les plus puissants qui n’ait jamais foulé ces terres.
 
Le mage semblait sur le point de perdre ce combat quand un hurlement jaillit derrière le Nordique.
 
« ENGAR! »
 
C’était Alessa. Comment connaissait-elle son nom? Encore une chose inexplicable. Il lui était venu tout simplement. La main tendue, les hanches soudainement dévorée par une étrange matière noire qui semblait grimper sur son corps. Les monstres avaient cessé de tenter de la tuer, comme pris par surprise, mais plus tout simplement frappé d’amorphie. Ils ne réagissaient plus, et même les ordres du mage ne les affectait plus. La Gardienne tentait tant bien de lutter contre l’étrange substance, mais ses jambes semblaient paralysées alors que son corps continuait de se mouvoir. Terrifiée, la jeune femme parvint néanmoins à s’élancer vers l’avant, aux pieds d’Engar, pour lui agripper une botte, alors que soudainement la substance l’engloutissait [hrp : normalement, c’aurait été plus théatrale qu’Engar lui prenne la main, mais puisque le rp ne permet pas de prendre le contrôle de l’autre, je fais avec la botte]. Loin de s’arrêter au corps de la jeune femme, la chose s’en prit au corps d’Engar et commença à lui gravir la jambe. Le mage qui s’en prenait à Engar hurla de rage et tenta de s’en prendre à lui, mais ses sortilèges ne parvenaient pas à l’atteindre; la terre cessait de se mouvoir dès qu’elle s’approchait de lui, et les flammes qu’il créait s’évanouissaient avant même de l’atteindre, comme si quelque chose s’interposait entre eux.
 
« Non! Le Maître ne veut que la femme! Maître, arrêter ce sort! »
 
Mais il était trop tard; l’instant suivant, ils étaient déjà loin; par magie, les corps se volatilisèrent avec la matière noire, échappant aux griffes de ces hommes.
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Message  Engar Mar 24 Fév 2015, 20:27

Cet affrontement était... Amusant, mais toute bonne chose se devait d'avoir une fin, et c'était là justement l'essence même du combat ! Ainsi, petit à petit, et malgré son étonnante vivacité pour un lanceur de sort, mon adversaire me cédait de plus en plus de terrain, reculant pas à pas, chacune de ses esquives l'éloignant de moins en moins de mes lames, jusqu'à ce que finalement il ne fasse plus aucun doute qu'il soit acculée, nul échappatoire, nulle esquive possible face à l'assaut d'estoc d'une lame et de taille de l'autre que je lui réservais. Seulement, à peine amorçais je cet ultime assaut, qu'une voix, un appel, se fit soudainement entendre. Rien qui ne soit suffisant pour m'arrêter en temps normal. Après tout, même si un danger était imminent je perdrai autant de temps à me retourner qu'à achever mon adversaire, et cela ne demandait pas de posséder un esprit très développé pour savoir quelle était l'option la plus intéressante.

Seulement, ce cri m'interloqua, car je reconnaissais la voix qui en était à l'origine, celle de la « gardienne », mais surtout elle m'interpellait, et pas de n'importe quelle façon, par mon prénom... Un prénom que je n'ai pas prononcé une seule fois depuis que j'étais arrivé sur ce nouveau continent, mais que bien des gens, bien trop, semblaient connaître. Cet esprit, maintenant elle... Mais autant pour le premier je pouvais comprendre, il s'était infiltré dans mon esprit, et même si j'avais pu le repousser il avait largement pu glaner cette information, bien qu'il semblait la détenir même avant cela, mais elle... Je n'avais rien perçu, et je ne doutais pas une seconde que mon démon m'aurait prévenu d'une telle intrusion. J'avais la sale impression que quelqu'un se jouait de moi et cette personne n'était peut être pas le nécromancien.

Ainsi ce fut davantage cette déplaisante sensation que de l'inquiétude ou du soucis par ma camarade qui m'amenèrent à m'interrompre dans mon assaut, ou tout du moins à le changer pour l'abréger, me contentant d'un coup de pommeau qui allait étourdir suffisamment mon adversaire pour éviter une contre-attaque immédiate, afin de me retourner sèchement et voir la raison de cet appel. Était elle en difficulté ? Peu probable, au vu de comment elle dominait nos adversaires ! Un danger imminent approcher ? C'était déjà plus crédible...

Et c'était ce qui semblait être le cas, une étrange forme noire semblant progresser le long de son corps, tels des flammes qui la consumeraient, néanmoins elle ne semblait pas souffrir... Quelles étaient leurs efforts réels alors ? Je l'ignorais à vrai dire, jurant en voyant la chose. C'était de la magie noire, à n'en pas douter, mais qui pour autant n'avait rien à voir avec les démons, alors autant dire que pour c'était un peu en dehors de mon domaine de connaissance ! Quoi qu'il en soit cette chose progressait rapidement et je ne voyais pas quoi faire, hormis peut être lui apposer un sceau démoniaque pour essayer de canaliser l'énergie magique mais à vrai dire je n'étais pas certains de l'effet de la chose et ça prendrait trop de temps... Et c'est alors que la voix jusque là bien silencieuse de mon démon se fit de nouveau entendre.

*Un sort de transfert imposé... Un sortilège puissant, mais risqué, car on sait jamais ce qui peut venir avec ce qu'on a visé...*


Ne comprenant pas vraiment ses mots sur le coup, haussant le sourcil, je fus bien rapidement éclairci lorsque soudainement,avant que je ne puisse réagir, la Gardienne s'élance à mes pieds et que ce voile d'ombre commence à son tour à me revêtir. Ayant tout d'abord un geste de recul sous la surprise, et aussi parce que je ne savais pas où ce transfert se produirait, un sourire ne tarda pas à orner mes lèvres, alors que j'entendais la voix paniqué du sorcier que j’avais étourdi. Je n'étais pas prévu dans cette charmante escapade visiblement, et à moins qu'il ne soit un comédien hors pair pour jouer une réaction aussi spontanée j'avais toute les raisons de croire que je devrai me laisser emporter dans cette petite excursion, et de fait je me concentrais au mieux, pour que les propriétés de ma peau ne vienne pas interférer avec ce sortilège.

D'ailleurs la réaction du sorcier alla un peu au delà de la plainte, ce dernier me visnage de ses sorts, déployant ses dernières forces pour essayer d'interrompre le transfert, et m'imposant donc de me protéger le temps nécessaire à ce dernier. Cependant alors que je m'apprêtais à me protéger de ma cape ou en esquivant du mieux que je pouvais avec la gardienne accrochée à mon pieds, je constatais rapidement que quelque chose réduisait à néant ses efforts, un élément extérieur. S'agissait-il d'une composante du transfert ? D'une intervention d'autrui ? Je l'ignorais mais toujours était il que cela était fort arrangeant et allait me permettre de prendre une autre précaution... Ainsi je m'entaillais doucement la main, assez pour faire couler un peu de sang, avec lequel je préparais déjà à même ma paume les sigles à même d'ouvrir un portail, faible et bref, mais qui serait suffisant pour nous emporter dans un plan infernal si cette téléportation devait nous amener en un endroit mortel, telle une fosse sans fond ou une pièce emplie d'eau, pour peu que ce « maître » ait juste oublié de prévenir ses sbires de ses véritables intentions... Et on pouvait dire ce qu'on voulait sur les enfers j'estimais avoir plus de chance de survivre à ces derniers qu'à une chute de cent mètres !

Puis, le voile noir finit de recouvrir mon corps, me laissant pour dernière vision le visage déformé de haine du mage... Et l'instant d'après, je ne vis plus rien, un bref instant, et mon être ,ou tout du moins mon esprit, éprouva cette sensation familière pour moi, celle qui accompagnait toute téléportation, changement de plan ou de lieu, même s'il était différent de celui que je ressentais d'ordinaire en franchissant les portails démoniaques, plus froid, moins violent et chaotique, mais pas moins déplaisant... Mais la différence ne fut pas assez grande pour que quand ma vue me revint je n'éprouve rien de plus qu'un très bref étourdissement, m'épargnant la majorité de ce qu'on appelait communément le mal de téléportation ou d'invocation, qui se manifestait de plusieurs façon. Nausée, douleur diverses, pertes temporaire d'un sens et parfois même évanouissement, j'étais curieux d'ailleurs de voir de quoi il en retournait pour la fameuse gardienne... Mais pour autant ce ne fut pas vers elle que mon regard fut attiré, mais vers le lieu où nous étions, qui éveillèrent en moi un élan de satisfaction.

Malgré le lierre qui montait le long des pierre, malgré la mousse grisâtre rongeant le visage des statues ou encore les failles courant le long des murs, la pièce où nous étions était des plus majestueuses. Son plafond s'élevant à une vingtaine de mètres, soutenues par des arches imposantes, était accompagnée, un peu plus bas de balcon qui laissai deviner que derrière les mures se trouvaient de nombreux étages. Sur sa longueur, d'au moins une centaine de mètre, qui laissait à penser que c'était un hall, des dizaines de statues et de peintures vous toisaient de leurs regards érodés, et sur tout les murs, tout les plafonds, des tâche de couleur délavées laissés devinés l'existence passés d'amples peinture. A cela s'ajoutait à nos pieds un tapis d'un rouge mat, mais qui par le passé avait dû être éclatant, tout comme les armures, armes et chandeliers le longeant, désormais rouillés et ternies, malgré quelques maigres bougies allumées essayant de donner un peu d'éclat à cet endroit. C'était un lieu faste, bien que terni, et j'en étais ravi car tout évoquait ici pour moi ce que l'informateur de Mistral m'avait évoqué. Un château, splendide, appartenant probablement aux anciens seigneurs, maintenant disparus de la région, mais surtout dans lequel le nécromancien avait élu domicile.

D'ailleurs j'étais surpris que ce dernier ne soit nul part envie. Après tout ,peut être était il celui là même qui nous avait téléporté ici, c'était même des plus probables... Mais étonnamment, alors que j'aurai dû sur mes gardes, guetté le moindre danger, je me sentais comme... Apaisé, tranquille en ce lieu. Maintenant que j'y pensais, même la ferveur du combat précédant m'avait déjà quitté alors que j'avais la sensation d'être chez moi en ces lieux pourtant inconnus. Presque malgré moi les mots de l'esprit qui s'était adressé à moi me revinrent, lignée, Grymauch... Y songeant j'en avais presque oublié la gardienne.

Mais un bruit, un mouvement, perturbant, m'arracha à cette contemplation pour me renvoyer dans la réalité, que j’accueillis par un bref tournoiement de mes lames dans mes mains, cherchant du regard la source de cette interruption, me préparant éventuellement à y faire face...

J'étais venu ici pour le bien de tous... Mais maintenant j'éprouvais cette affaire comme... Personnelle.
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Message  Serenos Sombrechant Lun 23 Mar 2015, 03:22

Il était là. L’Esprit l’avait senti pénétrer ses champs de protection. Engar était au palais de Meisa. Mais il n’était pas seul. Au pied de la porte du palais, le Necromancien tirait sa prise par sa chevelure d’argent, alors qu’elle demeurait inerte, complètement assommée par le pouvoir qui l’avait ramenée en ces lieux. La panique l’aurait pris, mais au contraire, il sentait la fatalité s’abattre sur lui. Ce n’était pas la résignation à l’échec, mais plutôt à la compréhension qu’une nouvelle ère se déclenchait, ou plutôt se remettait en marche. Il avait repoussé le moment ultime jusqu’au bout, sans jamais laisser ses ennemis prendre le dessus, et il était fier de son accomplissement. Il avait simplement espéré pouvoir gagner quelques années pour former un héritier capable d’affronter l’ennemi qu’il tenait à l’écart.
 
Les Sylphes, les Salamandres, les Gnomes et les Ondins avaient compris que la fin approchait. Toutes ces petites créatures de l’immatériel observaient Asbeth s’approcher avec la clé qui lui ouvrirait les portes du palais. Les petites fées se serrèrent les unes aux autres, pleurant à chaudes larmes, alors que leur puissant Seigneur baissait la tête, humblement, reconnaissant pour toutes les années de loyaux services que ces braves êtres lui avaient accordés pendant son règne en tant qu’être de l’immatériel. Le Grand Esprit s’inclina noblement devant ses amis avant de se redresser, et en dernier cadeau, il leur fit un don, le don d’une chanson. Le ton de sa voix, à la fois posé et grave, raisonna comme un écho dans tout le palais. Sa chanson était celle d’un adieu, un des hymnes Meisaens, écrits il y a longtemps par le barde Nicodemus, qu’il adressait à tous, et ses compagnons se joignirent à lui pour continuer la chanson.
 
Asbeth sembla entendre la chanson, puisqu’il jetait des coups d’œil dans toutes les directions, mais il ne s’arrêta pas, trainant la Gardienne jusqu’au pied de l’énorme porte du Palais Royal. À son approche, divers champs de protection se dressèrent entre lui et la porte, mais il dressa sa victime devant lui, et les sceaux se fissurèrent avant d’éclater en des milliers de petits morceaux, comme du verre fracassé, avant de disparaître dans une volute de fumée. La Gardienne était la clé. Elle possédait le sang dans ses veines du peuple qui était le plus profondément lié au Roi, à qui il avait transmis le pouvoir de le neutraliser, une précaution qui, à l’époque, devait sembler être une bonne idée. Maintenant, ce même privilège allait lui coûter très cher. Le Lien ne pouvait être altéré qu’avec l’aide de trois très puissants mages, sans compter le Roi lui-même, et il n’y avait donc plus rien à faire pour contrer ce qui allait se produire.
 
Le lieu où se trouvait maintenant Asbeth était le Pont Intérieur, qui se trouvait dans la Cour Royale. Contrairement à celui qui connectait la Citadelle au reste de la ville d’Eist’Shabal, une chute de cet endroit n’était pas dangereuse, pas du tout même, puisqu’un courant d’eau passait directement sous le pont, à un ou deux mètres en dessous de celui-ci. Lorsqu’Alessa était apparue sur le Pont Extérieur, il n’avait pas perdu une seconde pour forcer les protections qui entouraient la fortification grâce à sa seule présence, s’accordant ainsi le droit d’y circuler. Une fois à l’intérieur, peut-être même sans le savoir, il avait également fait entrer Engar dans l’Ambassade, car celui-ci commençait enfin à se matérialiser au bout de la main d’Alessa lorsqu’elle fut trainer dans le palais. Le talon ainsi apparut tomba simplement sur le sol, et le sortilège continuait son déroulement sans se soucier du reste. La cour du Palais était vaste et belle, préservée par nombre d’esprits naturels qui préservaient les plantes et les pierres, ce qui donnait l’étrange impression que cet endroit était encore habité malgré l’absence apparente de personnel. Le Roi de Meisa aimait s’entourer de jolies choses, que ce soit de femmes, de pièces d’art ou même de nature, et du coup, les Jardins de la Cour étaient tout simplement somptueux.

Asbeth traversa le pont et s’arrêta devant une grande Arche. Il lui était arrivé d’entrer dans la Citadelle pour étudier ce monument et espérer pouvoir en percer le secret. De l’autre côté de l’arche se trouvait le grand vestibule du Palais des Anciens, reconnaissable par ses magnifiques dalles de marbres et ses colonnes qui supportaient un grand dôme, avec au centre de son diamètre une fontaine d’où jaillissait une eau clair et lipide. Il lui suffisait maintenant d’y entrer, et de souiller cet endroit avec un simple sortilège pour que son maître puisse enfin récupérer ce qui était à lui; la complète intégralité de son incommensurable pouvoir. Il dressa Alessa à nouveau, et la força à se tenir sur ses genoux en relâchant lentement l’enchantement qui la maintenait dans un état de somnolence. La femme grogna, complètement sonnée, alors que sa conscience revenait lentement. Elle ne sentait aucune force dans ses muscles, et même ses doigts refusaient de remuer.

 
« Il est temps d’en finir avec ce combat ridicule, Roi de Meisa. Relâche le sceau, et j’épargnerai sa vie. Refuse, et je briserai le sceau avec son sang! »
 
Mais seul un idiot écouterait les revendications d’un Nécromancien. Cet homme servait un être qui n’avait aucune conception de la pitié, ni aucun respect pour la vie. Et pourtant, le Grand Esprit ne fit pas la sourde oreille. Il y avait encore un peu de temps à gagner, et tout ce qu’il pouvait faire pour retarder le retour d’Althenos était un avantage qu’il ne se priverait pas d’avoir. Lui qui était pourtant présent partout dans le palais se contenta d’apparaître devant Asbeth, de l’autre côté de l’Arche, sous le visage qu’il arborait du temps où il régnait encore , en majestueux maître des lieux. Le Roi arborait évidemment un très long manteau blanc, qui lui tombait jusqu’aux mollets, les pans flottant dans ce qui semblait être de l’air, bien que celui-ci n’avait aucune prise sur lui.
 
« Tu daignes enfin d’apparaître? Est-ce parce que tu sens ton heure venir, traître? 
- Mon heure n’est pas pour bientôt, nécromancien. Je ne viens que te prévenir.
- Me prévenir? Crois-tu donc encore avoir des menaces à proférer? J’ai ta Matriarche, j’ai son sang, et mon maître arpentera à nouveau ce monde et déchainera sa colère sur les infidèles qui le souillent!
- Certes. Je ne doute pas de cette fin. Tu n’as plus qu’un pas à franchir pour arriver à ton but. Néanmoins, ta victoire ne sera que de courte durée. Tu ne verras pas la fin de ce jour. »
 
Le Nécromancien éclata d’un rire plein de mépris devant les menaces de l’homme. Il ne croyait visiblement pas un traître mot de ce qu’il venait de dire. Il ne pouvait pas vraiment l’en blâmer, puisque cela semblait impossible présentement pour lui de lui faire le moindre mal, mais l’Esprit ne se démonta pas pour autant. Se faire rire au visage était quelque chose qu’il avait appris à affronter à force de devoir confronter les monarques les plus désagréables du Second Âge. Mais plutôt qu’à la mine abattue à laquelle s’attendait le mage noir, ce fut un sourire qui traversa le visage du monarque désincarné. Curieux, il cessa de rire pour examiner le Roi, légèrement désemparé par son air réjoui. Il se voyait confronter à la fin de siècles de travail, à se démener contre un être très puissant, et il n’était pas plus inquiet que cela par sa défaite? Répétés plusieurs fois, il était connu du Roi qu’il ne pouvait être éternellement le geôlier de l’Ennemi, et que tôt ou tard, celui-ci finirait par se libérer, car tout comme lui, il était non seulement patient, mais également très intelligent. Évidemment que la préférence se portait vers le report continu de sa libération, puisqu’elle garantissait le prolongement du sursis qu’il avait accordé à la planète, mais il y avait un élément qui avait changé depuis son sacrifice. Un élément que le Necromancien ne cessait d’oublier car il ne lui semblait bien trivial, et pourtant recelait une très grande importance. Et cet élément se trouvait là, dans l’enceinte de la citadelle.
 
***

 
« Tu es enfin là, mon garçon. »
 
L’esprit se matérialisa devant le nordique, comme il était apparu devant Asbeth. Après tout, il était partout sur son domaine, et maintenant que le brave combattant se trouvait dans son sanctuaire, il en était d’autant plus facile d’entrer en contact avec lui, mais pour une fois, ce n’était pas dans sa tête, mais face à face. Le Roi était un peu plus petit que son interlocuteur, et ce pour la simple raison qu’il ne possédait pas son héritage nordique. Le corps des hommes s’adaptait très vite, et les hommes du nord se sont développés au point d’augmenter leur taille et l’épaisseur naturelle de leur corps pour pouvoir confronter les températures les plus froides et les tempêtes les plus abondantes. Néanmoins, il était temps qu’Engar ait quelques explications sur la raison de sa présence ici. Pourquoi est-ce qu’il était le seul à avoir entendu l’appel de l’Esprit, pourquoi est-ce que celui-ci s’intéressait autant à lui, pourquoi Meisa lui semblait étrangement aussi familière, pourquoi la Gardienne connaissait son nom. Et il allait tout lui dire, là, maintenant.
 
« Tu le sens, n’est-ce pas? Ce sentiment d’être chez toi, sans même n’avoir jamais mis les pieds ici? Il y a une explication logique à cela, mais qui demande une certaine ouverture d’esprit. Tu es chez toi, Engar. Ou du moins, c’est ici que tu aurais vu le jour si Althenos n’était pas arrivé. »
 
L’Esprit s’approcha d’Engar, et sa main immatérielle se posa sur son épaule. Même si aucun contact ne se fit, une certaine chaleur se dégageait du corps éthéré de l’esprit et se propagea sur son épaule, au travers de ses vêtements.
 
« Tu es un Meisaen, Engar, comme beaucoup des gens du Nord, tu descends de mes gens. Et plus directement, tu descends de moi. Tu es de sang royal, mon garçon, et qui plus est, tu possèdes un héritage encore plus vieux encore que la création des continents et des royaumes, un héritage qui te vient des premières ébauches des Dieux en matière d’êtres pensants. »
 
La chose n’était pas complètement incroyable, puisque le Roi avait vécu il y a des siècles avant la naissance d’Engar, et il n’était donc pas impossible que quelque part, il ait des descendants. Il aurait probablement été futile de lui expliquer sa propre généalogie, puisque le brave homme en avait déjà une petite idée, et probablement même une meilleure qu’un esprit enfermé dans son palais depuis tout ce temps pouvait bien en avoir.
 
L’image du Roi se mit à vaciller, alors qu’une grimace de profonde douleur déformait son visage et un hurlement provenant du palais raisonnait dans tout le domaine.
 
« Va… sauve Meisa… sauve Alessa… Je serais avec toi… Rappelle-toi… le sang des Rois… »
 
L’apparition disparut à nouveau, laissant Engar seul, alors que les couloirs et le Jardin Royal se remplissait graduellement d’êtres étrangement sombres, comme si les ombres venaient de prendre forme physique. Ce n’était pas des monstres, loin de là; la plupart avaient des formes humanoides, autant humaines que d’autres arboraient différentes formes. Tous regardaient Engar, avec attention, attendant quelque chose de lui.
 
[hrp : je te propose de faire ton combat avec le necromancien aussi épique que tu l’imagines :3 ]
Serenos Sombrechant
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Message  Engar Mer 08 Avr 2015, 12:26

Alors que mes lames fouettaient l'air, je me rendais seulement compte qu'en vérité la gardienne n'était nulle part en vue... Mais que par contre il y avait bien une source à ce qui avait attiré mon regard, une silhouette éthéré me faisant face, et qui m’alpaguait. Connaissant la nature de mon ennemi, je n'aurai normalement eu aucune hésitation quant à assaillir un esprit avec mes lames, à même de les atteindre, par prudence, au cas où il s'agissait d'un pantin de mon adversaire. Seulement il avait parlé et, surtout, sa voix m'était familière... C'était celle qui n'avait eu de cesse de s'adresser directement à mon esprit, et à vrai dire je doutais que le nécromancien soit derrière cela depuis le début, mon démon m'aurait prévenu et puis... Ça ne collait pas avec l'action des acolytes du mage. Ainsi, au final, seul un tressaillement parcouru mes lames alors que je détaillais l'être qui me faisait face. Il semblait jeune, arborant un visage des plus fins, mais je savais que c'était une illusion, ne serait ce que par sa nature éthérée ! Il était probablement au contraire bien plus âgé que moi... Une idée quelque peu renforcée par le fait que s'il y avait bien quelque de vivace en lui c'était l'éclat de son regard malgré son état de défunt. J'avais par ailleurs une carrure qui lui était bien supérieur, mais il y avait quelque chose... autre chose en lui qui ne me mettait pas totalement en confiance... Non pas que je me défiais exactement de lui, enfin pas plus que je ne le ferai à l'égard de quiconque, mais il y avait cette sensation de tension, comme s'il émanait un aura... Je m'efforçais cependant de passer outre, soutenant son regard. Le mien en tout cas trahissait ma pensée. Je voulais des explications, oui, sur la raison de ses interruption, sur le pourquoi il m'appelait son garçon, mais en même temps je souhaitais que cela soit bref...

Mais malgré cette impatience je l'écoutais, les mains le long du corps, et les lames pointées vers le bas. Ainsi attentif j'acquiesçais alors qu'il évoquait ce sentiment de familiarité que je ne pouvais que reconnaître à l'encontre de ces lieux, et m'y apportait ses explications. Ces dernières, bien sûr, me surprirent un peu, soulevant ma surprise. En quoi cette terre était elle réellement la mienne ? Je savais être né dans le nord, et cela était aussi le cas de mon père et de ma mère, sans quoi l'attitude de nos congénères aurait été bien différente ! D'autant plus que cette terre était vraisemblablement aussi inconnu chez les nordiques qu'en Amessa ! Néanmoins, la stupéfaction de cette révélation ne fut pas suffisante pour ne pas que je suive le geste du spectre, alors qu'il tendait sa main vers mon épaule, prêt à réagir à la moindre sensation déplaisante... Mais ce fut le contraire, alors que je m'attendais à un contact glacé, comme cela était souvent le cas avec les morts, mais ce fut tout le contraire, sa main me touchant en dégageant une certaine chaleur, des plus appréciables. Ainsi rassuré je le regardais de nouveaux alors qu'il s'expliquait davantage... Et que donc je comprenais que mon appartenance à ces terres remontait à des ancêtres dont je n'avais probablement nulle connaissance, du moins jusqu'à ce jour.

Pour autant je devais avouer être quelque peu sceptique quant au fait que je descendais d'un ancien roi... Tout les descendants de noblesses ainsi perdus que j'avais pu croiser avait au moins conservé des reliquats de ce passé, que ce soit dans leur attitude, leur éducation ou un objet de famille... Alors que pour ma part je voyais mal ce qu'un loup de guerre comme moi avait de royal ! De fait j'avais dans le fond un peu de mal à croire tout ce qu'il me disait, en particulier sur la question des dieux, auxquels j'estimais ne rien devoir. Mais avant que je ne lui réponde quoi que ce soit, son image se mit à se troubler ,comme si le lien le rattachant à ce monde menaçait à tout instant de se rompre, et surtout un cri rompit le silence, un cri de femme... Et l'esprit n'avait pas besoin de me le dire pour que j'agisse ! Que ce soit pour Meisa, pour Alessa, ou tout simplement ce pour quoi j'étais venu ici, j n'avais que trop tardé, et de fait j'avais déjà dépassé l'esprit quand ce dernier disparut, jurant seul sur le fait que ce genre d'individus ne savaient jamais e venir rapidement au fait !

Ainsi je me précipitais, sans guère me soucier désormais de quelques discrétions que ce soit, mes pas claquant sur le dallage de marbre alors qu'autour de moi défilaient statues et armures, qui cédèrent cependant la place à des jardins, qui malgré l'abandon des lieux demeuraient somptueux... Mais où que ce soit ce que je vis davantage, c'était ces regards, ces ombres qui me fixaient. Des espions et serviteurs du nécromant ? Peut être, mais alors pourquoi n'intervenaient ils pas ? Bah, peu importait la raison cela m'arrangeait bien ! Ainsi mes pas me menèrent jusqu'à un large pont surplombant le vide, à une altitude telle que le vent faisait voleter ma cape et doté de rebords menant à un autre bâtiment, tout aussi imposant que celui d'où je venais, mais aux portes closes...Et en face de cette dernière, un homme vêtu d'une robe noire, plus richement décorée que celles de ceux qui m'avaient assaillis au village, sans doute le nécromant, se tenait, dos à moi, un bras levé, tenant un couteau, et soutenant des mèches de cheveux dans l'autre. A qui ces derniers appartenaient, cela était aisé de le deviner, surtout que cette personne criait et protestait...Et si ces cris couvraient mon arrivé j'étais trop loin pour l'atteindre moi même !

Mais cela n'était pas le cas de mes lames... Et ainsi je lançais brusquement Persévérance dans la direction de cet homme, sifflant et entraînant la chaîne la liant à l'autre alors que je continuais de courir. Seulement, je n'avais pu viser le nécromant lui même, il y avait trop de brisures de toucher la gardienne, cette... Alessa comme l'avait nommé l'esprit. Bien sûr j'étais à même de faire un tel sacrifice pour atteindre mon objectif, mais ce que les gens oublient souvent à mon sujet c'est que je ne commet pas ces sacrifices s'il y a une autre solution, or ce sorcier, dépourvu de ses mignons et dans un te lieu... J'en faisais largement mon affaire par moi même ! Et ainsi si ma lame vint frapper la pierre, s'illuminant brusquement d'un cercle de couleur grisâtre près de la garde, et ce juste au dessus de l'épaule du nécromant, ce dernier n'en fus pas moins surpris, ayant un geste de recul, sans pour autant relâcher son arme ou sa proie... Ce que parvint à faire par contre l'impact de la chaîne à laquelle était rattaché mon arme sur sa nuque, alors que je lui imprimais un brusque mouvement circulaire, sans jamais arrêter ma course. Ainsi le sorcier tituba légèrement sur le côté, laissant tomber son arme, ainsi qu'Alessa qui s'effondra su sol, mais désormais en sécurité. le choc avait visiblement étourdi le sorcier alors que je continuais de courir, à une vitesse inhumaine sans m'interrompre, mais il se retourna justement...

Juste à temps pour que mon épaule frappe son torse avec toute la violence dont j'étais capable après une telle charge, en même temps qu’Égalisatrice s'enfonçait sous ses côtes, juste à l'emplacement du cœur. Mais pour autant ma course ne s'arrêta pas, et ainsi j'emportais le corps du nécromant jusqu'à ce que je sente les os de son torse craquer sous l'impact, lorsque son dos frappa un des arcs de pierre ceignant la porte à laquelle il faisait face peu avant. Un assaut, bref violent, et efficace, et une tâche bien accomplie...

Ou presque, car alors que je soufflais fortement pour retrouver mon souffle après cette course effrénée, alors même que son sang goûtait le long de ma lame, je tentais de dégager ma lame, mais quelque chose m'en empêcha, la poigne du nécromant. Ses yeux qui s'étaient empreints de la surprise idiote qui caractérisait bien des morts, devinrent soudainement d'un vert vaporeux, malsain et sa voix éraillé, se fit entendre, d'abord par un éclat de rire.

"AHAHA... Stupide serviteur de la chair tu t'opposes à..."

Crak... Il parle trop, j'en profite pour lui asséner un violent coup de tête, qui brise sous le coup son nez, afin de récupérer assez de temps pour dégager Égalisatrice ou ramener Persévérance à moi et l'achever une bonne fois pour toute ! Seulement, je ne gagnais que le temps d'un juron, et alors même que je récupérais ma seconde lame en main, je sentis la sienne se poser sur mon flanc... Avant que je n'y ressente un puissant, choc comme si j'avais reçu un coup de poing d'une force telle que j'étais brusquement propulsé sur le côté, percutant violemment un des rebords du pont, faisant l'amère expérience de l'adage œil pour œil, dent pour dent... J'aurai même payé avec toute la mâchoire, si je n'avais pas eu le réflexe de déployer mes ombres qui me rééquilibrèrent et m’empêchèrent de tomber dans le vide !

*Il y a bien trop d'esprits et de possédés ici... Ce n'est même plus drôle pour moi !*


Qu'il se console donc... Je comptais bien arranger cela. Me ressaisissant, tout comme mon adversaire encore sous le choc de mon assaut, je constatais alors que ni son nez écrasée, ni la déchirure à sa robe au niveau du torse ne saignaient. Bordel, voilà pourquoi je n'aimais pas les nécromanciens, ce sont des putains d’hypocrites ! Ils vénèrent la mort mais la repoussent toujours à moins qu'on ne leur tranche la tête, et ça avait été une erreur de ma part que de ne pas l'avoir fait, une erreur que je comptais bien rectifier ! Les mains serrant les poignées de mes lames, je m'élançais sur le champ vers mon adversaire, alors que le goût âcre du sang m’emplissait la bouche...Et avivait ma soif de combat !

Il me fallait frapper vite, et fort, face à un sorcier, ne pas lui laisser le temps de lancer ces sorts ou tout du moins de les canaliser ! Mais le temps que je prenne l'initiative, il avait déjà achevé son incantation, et soudainement un nuage de fumée verdâtre jaillit de sa main, avec la puissance d'un vent déchaîné, sur le champs je déployais les ombres de mon démon en face de ma bouche, et de mon nez, me préservant des gaz toxiques ,aussi longtemps que je parvenais à garder ma respiration ! Hésiter, cela aurait été mourir, ainsi ma course se poursuivit... et fendant brusquement le nuage de poison Persévérance ,siffla, mais ne percuta que la pierre, de nouveau, alors qu'un cercle aussi rouge que le sang apparaissait au milieu de sa lame. Mais le nuage avait cessé, en même temps que le nécromancien avait esquivé, profitant du camouflage offert par son sort pour se faire, mais je lui dénigrai en même temps toute possibilité de riposte, faisant décrire un arc de cercle à Égalisatrice, ainsi qu'à mes ombres...et ces dernières, à la portée supérieure, le touchèrent vu le cri de hargne que j'entendis sur ma gauche, la silhouette du nécromant se dévoilant de nouveau à moi, alors que le vent balayait le reste de son sort, me permettant afin de respirer, m'arrachant une grimace, alors que lui malgré, ses blessures, souriait...

Et il avait raison, car retenir ma respiration aussi longtemps tout en agissant m'avait quelque peu épuisé... Mais ce dont je m rendais compte, et peut être pas lui même, c'était aussi que son corps se faisait de plus en plus décharné, de plus en plus squelettique, et sa robe ne suffisait pas à le dissimuler.

"Je le sens... oui... En toi, le sang de Meïsa, le sang de ce fou de roi. Le sceau... Se brisera, si j'ai de ton sang... Donne le moi !"

Alors que j'enroulai une partie de ma chaîne, autour de mon bras, relâchant pour cela Persévérance, et m'entaillant la main désormais libre avec Égalisatrice, assez pour faire assez de sang que mes doigts caressèrent, je pus alors alors voir une déformations apparaître au niveau de son bras... Avant qu'un os ne jaillisse de la paume de sa main, toujours sans le moindre sang, et adoptant une forme semblable à une parodie d'épée. Il voulait m'affronter au corps à corps ? Quel utopique, au jeu bien mal caché... Ainsi lorsqu'il prit cette fois ci l'initiative, m'attaquant de façon rapide et violente, mais maladroitement, je déviais sans peine ces assauts, aidé qui plus est par mes ombres qui m'entouraient, les ossements de nos armes raclant les uns contre les autres, alors que je guettais la faille, pour atteindre son cou, et le tuer pour de bon.

Alors, il abattit ses cartes plus tôt que prévu, son autre main, qui s'était bien fait discrète, fut projeté en direction de mon visage, luisant d'une lumière verte qui n'augurait rien de bon... mais ce fut seulement pour être intercepté par ma propre main libre, dans le tintement métallique des chaînes ainsi agités, alors que nos deux lames se croisaient. Malgré cela le nécromant sourit, snas doute que son sort devait malgré tout faire effet... Mais rapidement ce fut la surprise qui marqua ses traits, alors que seule une chaleur , de plus en plus insoutenable jaillissait de nos peaux, tandis que sa magie nécromantique s’opposait à la puissance démoniaque du sceau que j'avais tracé dans ma paume avec mon propre sang... Nous étions ainsi tout deux immobilisés, dans un duel de force, à travers nos lames, et de magie, à travers nos mains... mais si je gagnais petit à petit du terrain, le forçant à replier son bras armé, de plus en plus, je sentais... je sentais que sa magie allait l’emporter sur mon sceau .après tout il pouvait l'abreuve en énergie là où moi je ne puisais que dans l'énergie latente, et limitée, d'un sceau précis... Mais nos mains, n'étaient pas que magie, et ainsi, soudainement, je déployais tout ma force dans celle ci afin de briser la sienne, dans un sinistre craquement interrompant notre échange et son sortilège ! Même s'il ne ressentait probablement plus la douleur il tituba, alors que j'exécutais un brusquement mouvement de mon bras libre, pour qu’entraîné par la chaîne persévérance le frappe au flanc ! Mais à nouveau ,seul le tintement de la pierre répondit à mon action, Persévérance s'illuminant d'un dernier cercle, d'un gris clair près de sa pointe. La tension de sa lame avait soudainement disparu, et si ça n'était l'habitude je serait tombé sous le déséquilibre, alors que tout ce qui restait de mon opposant se résumait à des volutes de fumées noires, et que lui même était un peu plus loin, à mi chemin sur le pont, effondré pathétiquement, une sensation accentuée par son air cadavérique. C'était fini...

Ainsi affaibli, il ne me restait qu'à l'achever. Oh il n'abandonnait pas, il tenta même de résister alors que je m'approchais, tendant son bras vers moi, mais seulement un projectile d'ombre en jaillit, que même les miennes suffirent à dévier. Ses efforts étaient futiles, et si je devais lui reconnaître qu'il n'avait pas fuit cela ne changeait rien à ce qui allait advenir.

"Mon maître..."

Éprouvant une étrange satisfaction à lui couper une nouvelle fois la parole, j'abaissais brutalement Persévérance, reprise en main, sur sa gorge, le frappant de la pointe, mais avec une telle force, tout en libérant l'énergie accumulée par les trois coups précédents, que je travers son cou de part en part, le coupant net et que la lame traversa la pierre, libérant une onde de choc qui la fractura … Un peu trop même, et il me fallut reculer, en direction d'Alessa, alors qu'une partie du pont s'effondrer, emportant le corps du nécromant avec lui.

J'aurai aimé pouvoir le brûler, mais en même temps, une telle chute valait toutes les crémations et je doutais que son corps puisse encore être réanimé après cela... Me retournant alors, afin de récupérer Alessa, je souriais alors que je constatais qu'elle s'était redressé, bien que visiblement affaiblie. Elle paraissait soulagée, ravie... Mais l'effroi rapidement se dessina sur son visage et sans un mot, son bras se tendit, me désignant...Ou ce qu'il y avait derrière moi ! En même temps mon démon me mis en garde et je me retournais ainsi, pour voir un ombre ricanante qui s'élevait pu se former sur le pont, ricanante.

"...Merci... Merci de m'avoir permis de recevoir un nouveau cadeau de mon maître... Mais c'en est assez il veut sortir, il est impatient... Et surtout il veut ajouter ton âme à celle des autres !"

Le rire éclata alors et si l'ombre adopta une forme vaguement humanoïde, cette dernière fut rapidement rejointe par des dizaines, des centaines d'ombres, jaillissant de par et d'autres du pont, toutes tournées vers moi... mais le plus troublant c'était les détails de ces ombres. Elles n'étaient pas de simple silhouettes en détail. Au contraire, enfant, vieillard, hommes et femmes se devinaient dans cette masse, tous vêtu de vêtement d'un autre temps...

"Ce peuple dont le roi a scellé mon maître, vont effectuer leur dernier acte de rébellion, et éteindre sa lignée !"

Brusquement il pointa son doigt vers moi, et les ombres se mirent en branle, commençant à avancer, bien que lentement, vers moi... A quoi bon se précipiter en effet, je n'avais nul part où fuir, et j'avais beau avoir conscience de mes aptitudes je ne pouvais pas tous les défaire, surtout sur deux fronts... Je pouvais essayer une percée à travers l'un des côtés, peut être que passer en dessous du point même serait une issue... Mais j'en doutais, et finalement une seule chose me vint à l'esprit.

*Ça me déplaît autant que toi, mais on a pas vraiment le choix....*

Acquiesçant à ses propos je soupirais. C'était encore ma meilleure chance, et au pire des cas peut être parviendrai je à m'échapper par un portail sur les plans démoniaques, mais tant que je pouvais lutter, je devais le faire, quel qu'en soit la méthode !

"Reyëk, sadar, Navaha."

Prononçant dans un soupir mais appuyant chacun de ces mots que l'esprit m'avait communiqué, je n'eus même pas le temps de réfléchir à ce que j'avais fais, qu'après la dernière syllabe une brusque bouffée de chaleur m'envahit. Ma fatigue s'était envolée, je me sentais plus fort que jamais ,mon esprit lui même fourmillait de mille idées, de mille pensées et de souvenirs que je ne parvenais pas à saisir... mais tout cela ne m'empêchait pas de garder les yeux grands ouvert et de voir les ombres, se dépouilleur de leur noirceur, rang après rang, comme frappé par une vague, ne devenant plus que de simples silhouettes éthérées, qui s'agenouillèrent face à moi, toutes, sauf une, la seule qui n'était pas un Meisaïen, la seule qui n'était pas un de mes sujet... L'esprit perverti du nécromant qui poussa un hurlement de rage en voyant son œuvre balayé, mais pour un pas qu'il faisait vers moi, dix spectres le ralentissait. Il était fini... Seulement les Meisaïens et leur magie ne pourraient que le ralentir, le sceller, or je ne voulais que sa destruction, et je savais qui en serait capable... Ainsi mon doigt se tendit sèchement vers lui, sans même un mot, mais je savais que cela suffisait. Les énergies de ce lieu, la structure même de ce dernier, m'obéissait... Et ainsi un pentacle de lumière apparut juste sous l'ombre, qui essaya d'en échapper, en vain elle était prise à l'intérieure, et ne put ainsi se soustraite aux bras démoniaques, implosant ou rachitique, qui commencèrent à en jaillir et à l'agripper, pour l'entraîner dans leurs dimensions. J'avais commis tant de ravages chez les démons mineurs, que je pouvais bien leur offrir le festin de cet âme, aussi mauvaise et maigre soit elle !

Elle n'eut même pas le temps de me maudire, avant de disparaître pour être, je le savais, détruit à jamais par ces être qui ne pouvait que consommer sans corrompre... Et avec sa destructions les âmes autour de moi disparurent une à une, toute à genoux devant moi, mais toutes avec le sourire et ce qui restait de leur regard empli de reconnaissance. La sensation que j'avais éprouvé en arrivant ici s'était exacerbé, et j'étais émerveillé de constater, que ce soit par me mot ou la disparition du nécromant, que l'aspect lugubre de ces lieux se levaient et que même l'âge semblait reculer, offrant à nouveau à ces lieux une part de leur véritable splendeur !

Mais alors... Je me sentis fatigué, cette puissance soudaine me quittant brusquement, et sur le coup je m'effondrais à genoux le souffle court... Et l'émerveillement laissa place à l'amertume, la joie à la colère. Ce que je venais de ressentir... Ce n'était pas moi ! J'avais...L'impression d'avoir vécu au travers du corps et de l'esprit de quelqu'un d'autre, ce que j'avais toujours repoussé en luttant contre mon démon. Je haïssais ce pouvoir qui n'était pas mien ! Je honnissais ce que je venais de ressentir !

Néanmoins... Je ne pouvais aussi m’empêcher d'être satisfait. J'avais accompli ma mission au mieux de mes espérances, et Alessa elle même était en vie...Et d'ailleurs, dépassant ma hargne, je me relevais pour revenir vers elle, titubant, pour finalement m'accroupir en lui faisant face, mes bras posées sur mes genoux...Et finalement souriant, quand bien même la fatigue, le souffle court et la sensation de baigner dans ma sueur m'assaillirent, je soutenais son regard et lui demandais, quand bien même elle ne me comprenait pas.

"Décidément... Tu m'en auras fais voir des vertes et des pas mures hein... ? Matriarche..."

J'avais finalement compris ce qui m'avait été dit à mon arrivée ici, mais en même temps j'avais encore plein de question, à savoir pourquoi ce titre et ce qu'elle avait de si précieux, ainsi que les intentions du nécromant ? … Et mon travail n'était même pas fini car il n'était pas impossible que certaines de ses engeances ait survécu à son trépas, surtout si parmi elles se comptaient des aberrations de l'Eglise... mais alors entourée d'une porte fermée et d'un point à moitié détruit je pouvais raisonnablement baisser ma garde et prendre un peu de répit.

*Enfin tu oublies son maître.*

Par tout les diables... C'est qu'il avait raison, il avait bien parlé d'un maître... Rester à espérer que ce dernier se tienne tranquille ! Qui reste donc là d'où il voulait sortir...
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