My Life as a Dungeon Keeper
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Une foi ardente

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Message  La Sainte Église Jeu 04 Fév 2016, 10:36

Le mont Gabriel... Capitale et lieu le plus saint du royaume d'Amessa, c'était en ce lieu, en cette montagne et depuis le château originel qui avait servi de fondement à la cathédrale qui s'y tenait aujourd'hui, que le premier pape, Gabriel, avait régné alors qu'il n'était encore qu'un roi parmi d'autre, et qu'il avait accédé à son ascension en triomphant des ennemis des dieux et de l'humanité. Ce lieu était probablement le plus connu de Deïsa, et quiconque avait entendu parler du continent, avait forcément également entendu parler de la capitale d'Amessa. D'autant plus que cette dernière n'était pas une cité majeure uniquement de par son symbolisme et la puissance du royaume dont elle était le chef lieu.

Étant à l'origine une forteresse, destinée à repousser les assauts, sa localisation sur un mont n'était nullement due au hasard, cette dernière rendant des pus pénibles son ascension et exposant ceux qui s'y risquait à la riposte des défenseurs. Or cet aspect ne s'est nullement amoindri avec l'ampleur qu'avait pris le lieu. En effet, le mont lui même était demeuré un lieu saint, où nulle structure qui ne soit religieuse, défensive, ou issue de la structure originelle ne pouvait être construite sous peine d'être rasée dans les jours qui suivent, et le responsable et les ouvriers y ayant contribué étant traités comme hérétique. Qui plus est, malgré la transformation de la forteresse en cathédrale l'édifice, bien qu'ayant acquis en splendeur, n'avait nullement perdu de sa robustesse physique, et il était désormais renforcé par les plus puissants enchantements dont les mages et les clercs d'Amessa étaient capables d'user. Le caractère saint de l'édifice n'avait par ailleurs pas empêché que soit installés des arme de sièges sur son toit, et plus particulièrement des balistes, afin de se prémunir de tout assaut aérien. Quant à ceux mené par voie de terre, ils seraient non seulement confronté aux paladins de l'ordre de la croix radieuse gardant le lieu, mais étaient également obligés soit d'essayer d'escalader le mont, aux façades des plus instables, soit d'emprunter l'unique voie à travers la roche, parsemée de plusieurs postes de gardes, et dont la montée prenait plusieurs heures, pour que les herses et les gardes ne l'empêchent pas.

Néanmoins, en temps ordinaire, les postes de gardes étaient ouverts toute la journée, et ce pour une raison simple. La montée de cette voie n'était pas seulement une difficulté des plus ardues à franchir pour tout assaillant, c'était aussi un acte de foi dont devait faire preuve tout individu qui voulait accéder à ce lieu. En effet, du plus humble des paysans au plus puissant des seigneurs, tous avaient le droit de se rendre à la cathédrale afin de s'adresser au pape, de lui solliciter son aide ou son avis sur des questions d'importance, pour peu que cette dernière ait été considérée comme tel par les clercs placés au pied du mont, qui traitaient les requêtes de moindre importances, ou au contraire apportaient leur aide au cas les plus désespérés. Ce chemin de foi devait également être emprunté par les membres du clergé, qu'ils soient prêtre, paladin, cardinaux ou inquisiteur, et le pape lui même, quand il quittait la cathédrale, empruntait ce chemin, rappelant que bien qu'étant envoyé des dieux, il restait un homme. Ainsi, il allait de soit que tout être volant d'une certaine taille s'approchant de l'édifice était abattu, quand bien même il s'agissait de monture, et l'intérieur de l'édifice lui même était doté de puissants sortilèges interdisant la téléportation et brisant les enchantement d'invisibilité et de téléportation, et il va de soit que comme en de nombreux lieux saints tout était mis en œuvre pour qu'y soit détecté toute créature s'approchant.

Mais le mont Gabriel, en tant que ville, ne se limitait pas à ce lieu saint, une fois qu'on franchissait le cours d'eau ceignant la montagne, constituant une nouvelle protection naturelle que les pèlerins franchissaient par des bacs, on entrait dans la ville à proprement dite, formant un cercle approximatif de plusieurs kilomètres autour du mont. D'ordinaire, une telle surface accuserait autant de misère que de splendeur, mais l’Église d'Amessa mettait tout en œuvre pour éviter ce fâcheux équilibre. De fait il n'y avait nul bas quartier contrastant avec les hautes spires des ombreuses églises dans la ville, pas plus qu'il n'y avait une fange criminelle répondant à la présence des riches marchands et des puissants nobles. Bien sûr, il y avait des pauvres et des plus fortunés, mais ces derniers étaient vivement encouragés à contribuer aux hospitaleries, orphelinats et centres de soins des plus démunies, évitant de fait la décrépitude des quartiers les plus pauvres de la ville. pour ceux qui étaient vraiment voué aux crimes, la présence active des gardes cléricaux dans la ville et leur efficacité dissuadait quiconque d'entreprendre une activité criminelle soutenue allant au-delà du petit larcin.

La ville possédait également dans ses quartiers les plus fortuné des demeures d'une grande splendeur, ainsi que de véritables centres de savoir, entre bibliothèques, monastères d'études et universités formant les plus prestigieux érudits et religieux d'Amessa. C'est dans ces mêmes quartiers que l'on peut trouver des ateliers, soutenus par l’Église œuvrant à la recherche de cette fameuse technologie, qui permettrait à n'importe quel humain de prendre individuellement l'ascendant sur les monstres.

Et la ville en elle même était des plus opulentes, car elle bénéficiait de tout les atouts pour être une cité marchande. Sa réputation mise à part, sa positions au centre du territoire d'Amessa en faisait un point de liaison entre le sud et le nord de Deïsa, et le même cours d'eau ceignant le mont, traversait la ville, rendant possible l'acheminement fluvial de marchandises et de personnes. Qui plus est, la grande sécurité assurée aux alentours et au cœur de la cité était faite pour encourager les commerçants à s'y rendre. Tout cela, les individus ayant conçus la ville l'ont bien compris, et de fait cette dernière est parsemé de plusieurs places de marché, chacune dédié à une profession ou à une catégorie de marchandises, place que les marchands devaient payer, et respecté en fonction de leur activité sous peine de voir leurs étals détruits et leurs marchandises confisquées. Une telle activité marchande pourrait paraître étrange au vu du dogme de l’Église condamnant en apparence la richesse, mais en vérité la chose était plus subtile que cela. Après tout parmi le panthéon du clergé il était bien un dieu des marchands et en se penchant un peu plus que le premier venu sur le texte sacrée on comprenait que ce n'était pas tant la possession de l'argent et de richesses qui était condamné, que l'accumulation de ce dernier sans l'employé, et le gâchant de fait alors qu'il pourrait être employé à quelques ouvrages.

Par ailleurs, la ville elle même était également ceinte de murailles, qui n'avaient rien à envier à celles des plus robustes forteresses, doté de nombreux renforts défensifs, qu'il s'agisse de catapulte, de tours, de mâchicoulis, ou des dernières innovations de la technologie. Au pieds de ces remparts on retrouvait un autre fossé, cette fois aride, enjambé au niveau des quatre portes de la ville par un pont. Ces douves étaient profondes, et pas moins dangereuses que celles entourant le mont, puisqu'à défaut d'eau, la terre avait été imbibé de naphte enchantée, de telles sortes qu'à la moindre flammèche les totalités de ces douves deviendrait un brasier ardent, donnant un perçu de l'enfer aux hérétiques qui viendraient à y tomber.

Enfin, sa gestion faisait l'objet d'un système particulier. Bien sûr le roi pape avait autorité sur toute matière, comme pour partout ailleurs, mais pour son fonctionnement quotidien, la ville empruntait aux trois systèmes de gouvernance qu'on trouvait en Amessa, à savoir la domination religieuse, l'autorité de la noblesse, et un système de conseil. Ainsi il revenait au marchand le plus fortuné de gérer toute les affaires concernant le commerce et les taxes, alors qu'un des cardinaux, désignait par le pape, se devait de traiter de toute question religieuse, d'étude et de charité, là où enfin, le plus proche parent du premier roi-pape, Gabriel, le roi pape actuel lui même éventuellement exclu, doté d'un titre de noblesse concernant la ville et ses terres alentours, exerçait son autorité sur les forces armées de la ville et veillait à sa sécurité et au maintien de l'ordre. Cependant, leur pouvoir en chaque domaine n'était pas absolu, et si les deux autres membres de ce triumvirat s'y opposaient, celui ayant donné l'ordre désapprouvé devait l'annuler, et tous devaient céder face aux décisions finales du pape.

Il va de soit qu'en pareil lieu on était habituée à voir des choses étranges, qu'il s'agisse des créatures qui y était traîné pour subir leurs juste châtiments, des plus prestigieux individus du royaume, d'étrangers humains venus d'autres contrées, ou même des golems, rares créatures tolérés par l’Église tant qu'ils étaient dénués de conscience et qui devaient se charger des tâches les plus ingrates et dangereuses de la ville… Mais ce n'est pas pour autant que toute chose passé inaperçue pour les gens de la ville. Et de fait quand une véritable procession de pèlerin, menait par une silhouette ardente, apparut à l'horizon, se rapprochant de la cité, un des gardes de la porte de laquelle cette procession approché, partit afin d'en prévenir son officier et, éventuellement, les plus hautes autorités de la ville.
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