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Quatre "monstres", une enquête, des dégats.

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Captain Morgan
Engar
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Quatre "monstres", une enquête, des dégats. - Page 2 Empty Re: Quatre "monstres", une enquête, des dégats.

Message  Engar Mar 14 Aoû 2012, 15:00

Après avoir été installé par Morgan et son second dans le chariot comme si j'étais déjà inconscient, malgré mes protestations, j'avais décidé de finalement me laisser aller. Ainsi je tentais de détendre le plus possible mon corps tout en prêtant une oreille distraite aux dires des autres... Qui s’avérèrent au final assez peu intéressant. je savais déjà que les autres membres de la famille avaient tous survécus quant aux chasseurs de monstres... C’était dérangeant, mais de toute façon la rumeur n'allait pas tarder à se répandre... Néanmoins elle mettrait bien moins de temps à parvenir à la ville que nous et quand bien même la description ne saurait être exacte et puis... On chercherait trois hommes, quatre à la rigueur, mais cinq sans doute pas. Bref ce voyage s'annonçait... Simple, tout bonnement, mais je savais que la donne allait réellement se compliquer lors de notre entrée en ville, mais en attendant je me laissais aller et sombrer dans un sommeil, cela valait probablement mieux... Avec comme dernière pensée que la fée s'était fourvoyé, je n’avais pas tenu une heure, à peine trente minutes...

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La fée s'ennuya beaucoup moins durant cette partie du voyage, mais cela n’était pas tant du à la présence de nouveaux compagnons de jeu que toute son attention était focalisée par les résultats de la prise de sang, son travail commençait réellement... Certes comme elle l’avait déjà dit tout se passait bien pour Engar, mais maintenant il s'agissait de tester divers composants , d'observer les réactions, les noter, voir même émettre des suppositions... Bien sur le côté joueur de a version originel de la fée transparaissait encore de temps à autre , congelant de ci de là une ou deux petites bestioles, mais elle s'acquittait correctement de sa tâche et s'avéra beaucoup moins pénible pour les autres durant ce temps... Ce qui ne l'empêcha pas de participer joyeusement à la contre attaque vis à vis des brigands dans un grand éclat de rire. La discrétion ? Peu importe puisqu'aucun d'entre eux ne fuiraient et quand bien même... Il était peu probable que les autorités considèrent les dires de brigand comme crédibles, mêmes vis à vis de monstres. Néanmoins même si ce fut un réel plaisir qu'elle entoura dans un carcan de glace les jambes d'un brigand qui se retrouva ainsi à la merci des autres elle n'oubliait pas son objectif et de fait, tout en voletant, pour ne pas être atteint par des flèches, elle protégeait son patient en priorité. certes Engar avait "appris" à avoir le sommeil léger et en toute autre circonstance il se serait déjà réveillé pour prendre part au combat, mais le somnifère inhibait tout ses sens et il aurait été bien trop risqué de lui injecter de quoi le réveiller sur le champs, son coeur ne le supporterait pas... De toute façon il ne s'agissait que de petites frappes et seules trois d'entre eux étaient encore en vie... enfin deux, car on pouvait considérer comme mort l'archer qui tenta de tirer sur Engar...et qui se retrouva la tête dans un bloc de glace et commença à s'asphyxier... La bataille ne saurait durer et bien sûr le dernier homme valide tenta de tourner les talons, mais les quelques tours de la fée l'avait trop épuisé pour qu'elle s'en occupe et, estimant que son patient était en sécurité, elle se contenta de retourner sous les étoffes qui la dissimulaient habituellement et s'y endormir dans une attitude presque enfantine, sans plus se soucier de la menace.

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Durant ce temps, une personne observait la scène, contre le vent, ce qui empêchait que son odeur parviennent à qui que ce soit, d’autant plus que même quelqu'un avec l'odorat particulièrement fin, serait perturbé par l'odeur du sang. Sa discrétion par ailleurs était remarquable, ne faisant aucun bruit, ni craquer une seule branche sous ses pas.

"... On devrait peut être intervenir Paresse?"

Sa question s'adresser à une femme d'âge mûre allongée au pieds d'un arbre et il était par ailleurs à noter que malgré son âge l'homme la dévorait des yeux... Mais il savait parfaitement qu'elle faisait partie des rares personnes qui n'accepteraient jamais de se laisser toucher par lui. Déjà qu'elle lui prêtait tout juste suffisamment d'attention pour lui répondre dans un bâillement étouffé.

"Et pourquoi cela Luxure ? D'après ce que j'entends les brigands sont les victimes de leurs propres pièges, ils n'ont aucune prime sur leur tête à ma connaissance, et cela m'étonnerait que les "victimes" nous récompense pour une intervention tardive... Et je te rappelle que nous devons revenir discrètement à Aunar. Il y a fort à parier que celui qui nous a trahi y soit encore."

Son interlocuteur poussa un soupir, hésitant à lui communiquer ce qu'il avait cru voir, ce qui pourrait s'avérer dérangeant... puis après une brève attente il lui répondit.

"Pas faux qui plus est aucun d'entre n'est mignon visiblement et il s'agit de créatures, bien plus difficile à amadouer. cependant j'ai envie de dire qu'il est inutile d'être discret, les gardes qui ont réussi à s'échapper ont du faire leur rapport... Mais... Je suis certain que "Colère" est dans ce chariot...Pas le spadassin qu'on a rencontré récemment et qui a rejoint ce donjon... Non le "vrai" qui était partit après l'éclatement des "parangons"."

Cette déclaration attira par contre un peu plus l'attention de "Paresse" qui daigna même se lever dans un long soupir et prit quelques instants pour réfléchir... et donné ses ordres étant la meneuse.

"Rejoignons les autres, maintenant que nous avons confirmation que ces bruits n’étaient pas dût à des soldats de cette troupe de l'inquisition qui bloque la voie principale et qui aurait été également envoyé ici à notre recherche... Et pas un mot concernant "Colère" les autres s'imaginerait des choses et on risquerait de s'éparpiller. Par contre on peut suppose que ce n'est pas sans raison qu'il se dirige vers Aunar, de fait il ne devrait pas être trop difficile de le retrouver une fois là bas... Et ce sera à toi de t'en charger cela te va ? ... Par ailleurs, je crois que ça ne te dérangeait pas de t'adonner à ton vice avec des créatures ! Ça me rappelle cette histoire avec ce plant, on avait mit des heures à te retirer des épines ont certaines..."

Soupirant face au récit de cette hm... Expérience malencontreuses, "Luxure" se contenta de hocher la tête et ils tournèrent, retrouvant leurs compagnons qui eurent divers plaintes, surtout exprimées pour la forme puis ils se remirent en route, avançant bien plus rapidement que le chariot.
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Message  Yann Mar 21 Aoû 2012, 00:43

Yann écouta les explications du probable pirate concernant la fée qui leur avait foncé dessus, puis les maigres rapports des compagnons d'Engar. Le voyage était lent, et aurait pu être ennuyeux s'il n'avait pas à travailler le cuir qu'il avait acheté au village. Voir la fée de glace s'occuper du chasseur ne retenait pas son attention, et voir le corps de la femme panthère lui rappelait sans cesse ce qu'elle avait subi d'après les paroles du chasseur, et ces actes étaient de nature à réveiller une sourde colère. Sortant la bande qu'il avait commencé à travailler avant de se retrouver face à face avec le seul humain du groupe, il continua de la frotter avec un petit couteau pour enlever la partie plus fragile afin d'avoir le cœur du cuir à nu. Rugueux, un peu plus mince et par conséquent donc peu utilisable en tant que pièce d'armure, ce n'était pas son rôle. Cette bande de cuir lui servirait de bande à aiguiser quand la préparation serait achevée. Et cette tâche avait le mérite de lui occuper l'esprit.

Il venait de terminer la préparation de cette bande quand le marchand/conducteur lança le premier avertissement d'une attaque imminente. Yann soupira et rangea le cuir avant l'appel et la provocation du chef des deux pirates. Il prépara son arme quand le médecin lui demanda de rester ici, sous prétexte qu'il était 'trop voyant'.


*S'est-il au moins regardé dans une glace avant de dire cela? Est-ce qu'il peut simplement voir son reflet?*

La réponse viendrait après, si toutefois elle devait venir. Le voyageur dégaina son épée en laissant le fourreau dans le chariot, reflétant au soleil son éclat particulier : le métal qui en était responsable était moins un secret que sa nature, surtout pour des bandits. Mais il devait reconnaître que ses compagnons étaient efficaces, même celui qui semblait être un démon, malgré son excentricité. Yann se dirigea, les deux mains sur la garde de son épée, vers un bandit armée d'une lame courbe. Et aux premières passes d'armes entre les deux, il s'avéra que le bandit n'était pas un piètre bretteur. Tant que ce dernier restait sur la défensive, chacun des coups de l'épée à deux mains du forgeron rencontrait le vide ou la lame du bandit. Yann accéléra le rythme, et força son opposant à recevoir plusieurs estafilades aux bras ou aux jambes.

Après quelques secondes à tourner l'un en face de l'autre, le bandit releva légèrement les yeux pour regarder quelque chose derrière Yann. Compte tenu de la situation, il n'y avait que peu de possibilités: des renforts arrivaient derrière lui. Soit alliés, soit soit ennemi. Il regarda lui-même autour de lui et vit chacun de ses compagnons de route. Par conséquent, celui qui était dans son dos venait pour l'attaquer.

D'un mouvement de poignet, Yann retourna son épée et frappa derrière lui, la lame frottant contre le cuir recouvrant ses côtes sous son bras droit. Il rencontra une résistance au moment d'approcher la garde contre lui, et un râle lui confirma qu'il venait de faire mouche, et d'un coup à priori fatal. Cela étant, il venait de se dévoiler et le bretteur en profita pour lancer sa première véritable attaque, un coup de taille portée à mi-hauteur. Yann lâcha son arme et avança rapidement vers son adversaire pour casser la distance. Il prit la lame de son ennemi dans sa main avant qu'elle n'ait prit de la vitesse et senti la morsure de l'acier dans sa paume, sans toutefois aller plus loin. De son autre main, il frappa le poignet maintenant la lame et, de la force inhumaine résidant dans ce coup de poing, brisa quelques uns des os le composant. Sous la douleur, le bandit lâcha son arme. Quelques secondes plus tard, le temps de prendre l'épée courbe par le bon bout et le forgeron la planta dans le torse de son ancien propriétaire au niveau du coeur. Yann lâcha la poignée, et l'ensemble tomba sur le sol.

Il se retourna pour regarder qui avait tenté de l'attaquer par derrière et vit le dernier des bandits allongé sans vie sur le sol, les mains semblant tenter de retirer la lame d'argent qui transperçait son poumon. Le forgeron reprit sa lame et en essuya le sang qui la couvrait avec les habits de ses adversaires.


*Si quelqu'un vient à passer par ici, il faut qu'il ne voie que le résultat d'un affrontement entre des humains. Il ne faut pas alerter les inquisiteurs.*

Il jeta un oeil vers sa main ayant arrêté la lame: le cuir de son gant était fendu, mais dessous la peau était à nouveau lisse, bien qu'encore rougie par le sang. Si besoin est, il pourraît prétendre que c'était celui d'un de ses adversaires.

Il n'avait fait que se défendre et avait n'avait pas fait acte de sournoiserie en attaquant un de ses adversaires dans le dos : il pourrait vivre avec ces victimes humaines sur la conscience. Yann retourna vers le chariot, portant son épée derrière lui pour éviter tout contact avec le métal.


"Il serait préférable qu'il ne reste que des traces d'affrontement physique, je pense. Cela sera plus discret que ces... blocs de glace."

Yann se tourna vers le chef des deux pirates. Durant l'inconscience d'Engar, il semblait que c'était lui qui dirigeait ce petit groupe. Il lui aurait bien proposé également d'enlever les cadavres, mais tant que les seules traces visibles sur leurs corps pouvaient avoir été porté par des armes humaines, les éventuels passants ne penseraient pas forcément à aller chercher les autorités à leur recherche.
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Message  Captain Morgan Mar 21 Aoû 2012, 16:38

Passer une lame de métal au travers du corps d'un adversaire laissait toujours une drôle d'impression au pirate : vieux souvenirs de sa vie mortelle, le capitaine se revoyait sur le pont d'un navire à fricoter avec des marchands aux abois, la marine officielle ou d'autres pirates. Les combats au corps à corps de ce moment là l'avaient toujours laissé songeurs et excité, comme en transe, le regard accroché au fil de son épée qui allait et venait tel un spectre d'argent enragé. Jamais le pirate n'avait trouvé un adversaire l'ayant surpassé totalement à l'art de l'escrime : certes il avait déjà perdu des plumes lors de duels mais de là à véritablement ''mourir", cela n'était encore jamais arrivé. Autant dire que le niveau des autres brigands de pacotilles qui les avaient embusqués n’impressionnaient en rien Morgan et son comparse qui en avaient vu bien d'autres ! Le second pirate s'était d’ailleurs mit en hauteur sur le chariot pour ouvrir le feu avec une arbalète solide qu'il avait dû trouver sous les sièges servant au conducteur. A présent, le borgne ouvrait le feu avec une précision inhumaine : aucun de ces tires ne manqua sa cible bien que parfois, le carreau ne faisait que blesser et non tuer... L'undead s'amusait-il avec ses proies ? Écartant ce détail de son esprit, le capitaine s'occupa de ses présent adversaires d'une manière gracieuse, mortelle... Et rapide. En à peine quelques passes d'armes, les brigands furent éliminés (bon, le tir de soutien de Vigriss joua aussi sur l'élimination rapide des ennemis du flibustier mais il passa facilement ça sous silence, trop fier pour reconnaître que l'aide fut quand même bienvenue !) Le flibustier s'arrêta donc un court instant pour observer la progression de ces autres alliés : tout semblait finalement bien se dérouler. Le dernier camarade a avoir rejoint le groupe incongru s'ajouta même à la fête et démontra rapidement des capacités de bretteur confirmé qui mirent l'eau à la bouche du pirate : il n'était pas timoré celui là ! Vigriss tira un dernier carreau sur les hors-la-loi se repliant, plus pour la forme puis se tourna vers son chef et le salua. Après ce signe, le forban retira brièvement son bandeau et observa les alentours. Etant bien entendu au courant des propriétés de l'oeil d'or de son second, Morgan se rapprocha et attendit patiemment en essuyant sa lame que le hors-la-loi lui fasse part de ce qu'il avait vu. Après un énigmatique froncement de sourcil, le flibustier remit son bandeau clouté en place puis chuchota en se penchant vers le capitaine pirate :

- Les brigands sont en fuite mais j'ai bien crû discerner autre chose et... Ces nouveaux venus étaient bardés d'armes magiques... Je dois en avertir les autres ?


Le flibustier réfléchit un moment puis secoua la tête. Il ne pouvait s'agir d'alliés des bandits car sinon ils seraient intervenus donc il devait s'agir d'étrangers : des aventuriers de passages ? Des membres de l'inquisition ou une patrouille un peu frileuse ? Il fallait en avoir le coeur net mais il ne voyait pas comment quitter le groupe sans mal. Il préféra donc resté coller au chariot mais il prit les devants et fit signe à Vigriss de se tenir prêt avec son arbalète. En attendant, il chercha le forgeron du regard mais ce fut ce dernier qui le trouva avant. Le flibustier écouta ce qu'il avait à dire et hocha simplement la tête : c'était d'une logique implacable et il n'y avait rien à ajouter. Il disposa rapidement des cadavres pour parfaire la mise en scène avant de remonter dans le chariot et voir si les autres étaient prêt à partir... Seraient-ils mieux accueillit une fois à destination, dans le village ? Morgan en doutait bien...
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Message  Invité Jeu 30 Aoû 2012, 03:45

Un combat bien mené. Ce fut pas vraiment long... Pas du tout même! Alors que je m'étais occupé de quelques débiles, j'ai pu voir les capacités de mes camarades et dans un sens, j'étais pas déçu. Morgan et Vigriss me faisaient sourire. Le plus étonnant restait cette fée. Elle savait se battre, mais ses capacités... M'inquiétaient! Pourquoi? Simplement parce qu'elle y aller avec une puissance diabolique. De la glace... De la glace partout... Et la discrétion? Elle allait devoir aller se rhabiller!! Je me disais que c'était pas super pour passer inaperçu. Et on avait pas forcément le temps de dégager les lieux à coup de lance-flammes ou autre. Alors plus je réfléchissais, plus je me disais que cette espèce de quiche allait nous foutre dans une merde infâme! Et après ça, super-wafwaf s'en mêle! J'étais le seul à avoir l’impression qu'il avait une sorte... D'odeur bizarre? Une odeur de chien mouillé, quelque chose dans ce genre... C'était perturbant. J'avais pas l'impression d'avoir un homme devant moi. Que penser? Sais pas... Bref. Avant même que je puisse terminer d'analyser les comportements, le combat est terminé. Hé bien... Je souris et observe le carnage. Des corps, des corps... Je pense que ça dérangera pas qu'on les laisse là si on oublie la glace. Des bandits à deux balles qui se font défoncer la gueule par une escouade de gardes d'une caravane marchande, c'est pas si unique que ça. Tant que ça n'était pas si magique...

J'étais épaté par de telles performances. Vraiment épaté. De telles capacités, si variées... Je me rappelle encore en enfer avec la Griffe de Léviathan. Ils étaient tous forts, tous doués. Ils avaient leurs particularités, leurs avantages, leurs défauts, leurs forces... Mais voir tant d'originalités et de variétés dans une seule équipe, c'était clairement épatant! Je me réjouissais énormément de cette équipe et me décidais à faire une chose que je fais pas souvent: Complimenter! Je pose mes mains sur mes hanches dans un petit sourire, coudes en arrière, et m'apprête à prendre la parole lorsque je sens un truc... Un truc étrange. C'était quoi? Cette sensation... Des comparses? Des alliés. C'était quoi cette sensation? Une pression, une puissance qui m'effraie. J'arrive pas à trouver quoi mais à nouveau: J'ai peur... Une peur aussi glaciale que celle de tout à l'heure. Pourquoi j'ai toujours aussi peur? Pourquoi cette peur vient me harceler autant!? Je sens alors quelqu'un s'approcher... Vigriss? Oui c'était. Il me demande si ça va... De mon air inquiet, je regarde autour de moi comme pour vérifier si il n'y a pas de coup fourré et répond, un peu ailleurs

"Ouais ouais, ça va superkwoergh..."

Bah... Merde. Pourquoi j'arrive pas à parler? C'était quoi cette fin de phrase noyée? Je ne réalise pas immédiatement ce qui ce passe... Puis j'entends un liquide qui éclabousse la route. Un liquide qui a dû sortir d'un endroit et vu que je me suis étouffé dans mes paroles... Je me rend compte que j'ai un truc dans la bouche et je me penche en avant tout en laissant le liquide se barrer. C'était désagréable... ça brûlait! Bordel, ça me faisait tellement mal! Je me suis mit à tousser pour laisser ce truc sortir. Et je sens que c'est bloqué dans ma gorge aussi... Je me penche et dans une sorte de frisson qui fit se tordre mon corps d'une ondulation étrange, j'ouvre la bouche pour vomir ce truc. Une substance rouge, écarlate et vitale à mes souvenirs: Du sang... Merde, pourquoi je crache du sang? J'ai pas pu développé un ulcère si vite! Et pourquoi le Syndrome aurait pas réparé ça? J'aime pas! J'aime pas l'idée!! Je tremble de plus belle et continue de vomir jusqu'à ce que je sente que plus rien ne m'empêche de respirer. Je prend une grande respiration vu le temps durant lequel j'en ai été privé et vu que je m'y attendait pas... Je tremble un peu et tousse pour expulser le reste du liquide. Gêné par ce qu'il restait, je me racle la gorge pour cracher une dernière fois tout le liquide qui me dérangeait autant depuis le début de ma prise de parole. Vigriss semblait à la fois choqué et étonné par ça. Je suis tout à fait d'accord avec lui... Je m'y attendais pas... C'était du sang, mais pourquoi? Je ne comprenait pas l'origine de sa venue... Dans le doute, je hoche calmement la tête à sa question sur mon état. Je vais bien, je vais bien... pas forcément. Mais au moins je sais que je vais mieux.

Je bouge mollement la main pour dire que je retourne à l'arrière du véhicule et en m'y glissant... Je m'y vautre littéralement. Je me sentais si fatigué... En même temps, vu toutes les conneries du jour... Pour Morgan à l'avant, je gémis faiblement

"Tire moi du sommeil quand on sera arrivés ok?"


Puis je soupire et croise un bras. Je pose ma tête dessus, cache mon regard et... Tente de m'endormir. Même si c'est plus une sorte de cachoterie pour me perdre comme à mon habitude dans mes pensées. Je ne sais pas quand je me réveillerai... Et plein de questions me tracassent. Pourquoi cette impression? Cette désagréable impression d'être observé par des puissances qui me dépassent? Pourquoi ces vomissements de sang? Trop de questions. Beaucoup trop. Je dois me concentrer là dessus... Et une fois que ce sera fait, je pourrai éventuellement fermé... l’œil... Me reposer pour... Mieux travailler... Sur... L'affaire...

Zzz...

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Message  Engar Jeu 30 Aoû 2012, 09:34

Comme "prévu" l'assaut ne tardait pas à s'achever après juste une poignée de secondes, qui avaient été suffisantes pour faire subir un massacre du côté des brigands sans qu'eux n'ait aucune perte... Mais dans le fond du moment que son client était indemne la fée n'en avait rien à faire... enfin une part de lui lui soufflait qu'elle regretterait de perdre ces compagnons de jeux, bien qu'ils soient particulièrement ennuyeux, mais dès qu'elle y songeait ses pensées retournaient peu après"vers" la mission qui lui avait été confiée. De fait il était "normal" qu'à peine les coupe-jarrets mis en déroute elle se tienne près d'Engar pour reprendre les tests qu'elle avait entamée et elle ne les interrompit que quand, se rappelant les directives de son patient en matière de discrétion, elle tendit le bras pour défaire la glace qu'elle avait formée autour de certains ruffian. De toute façon ça ne servait plus à rien, il étaient cassés. Ainsi, bien qu'elle l'ignorait, seul un initié aux arcanes magiques pourraient savoir que quelque chose de peu naturel c'était passé ici.

Toujours est il qu'après cet incident le voya... Non pas vraiment, il semblait que cela ne s'était pas encore achevé ! Voila que le monsieur tout pale se mettait à cracher du sang ! Nullement inquiétée par cela, ayant déjà vu des patients "faire" la même chose la fée se contenta d'observer la curieuse scène tout en demeurant près de l'humain, toujours dans une espèce de coma. Elle réfléchit à toute vitesse aux maladies ou aux causes possibles de cette réaction brutale. Un ulcère ? Une hémorragie interne causé par l'arme d'un ruffian ? La fée ne pouvait le deviner comme cela et de fait pas pouvoir opérer comme cela... Enfin si elle aurait pu, mais généralement les patients ou leurs amis se mettaient à hurler après et là il y avait pas Franken Fran pour les calmer... De fait elle s'approcha de lui quand il entra dans le chariot et se mit à le bombarder de question. Où il avait mal ? La quantité de sang qu'il avait recraché ? Ce qu'il avait mangé la dernière fois ? .... Et pas de réponses ! Il s'était endormi ! Profondément contrarié la fée se retint de justesse d'approfondir son repos en une espèce d'hibernation glaciaire, mais encore une fois c’était contraire à ce qu'elle devait faire et se contentant de lâcher un soupir en faisant une légère pichenette sur le front du démon elle s'en retourna vers l'humain.

Et maintenant le voyage reprit sans d'autres accrocs si bien qu'au surlendemain ils arrivaient en vue de la ville, d'un point où le chariot pourrait être laissé sans risquer que des marchands ou une patrouille de garde l’aperçoivent. Je m’étais réveillé peu avant et avait conseillé effectivement d'encore une fois laissé leur moyen de transport à l'écart, quitte à le délaisser si les choses tournaient mal et après avoir donné les directives pour achever de dissimuler le chariot sous des branchages, mieux valait restreindre tant que possible le risque d'être découvert, j'exposai mon plan.

"... Aunar est grand, de fait, je n'aurai pas vraiment de conseil à vous donner quant au lieu à visiter pour recueillir des informations. Cependant cette fois ci nous séparerons dès notre entrée en ville afin de diminuer les risques d'être tous pris d'un coup ! La cité principalement marchande a plusieurs portes donc cela devrait être simple... Et nous retrouverons le soir, à la nuit tombée à la taverne du chien noir dans les bas quartiers. Les risques d'y être alpagués par l'église et la garde y sont moindre, mais justement c'est parce qu'il s'agit d'un vrai coupe-gorge, de fait demeurer vigilant. Si l'un d'entre nous n'est pas au rendez vous il sera considéré comme mort ou capturé, ça sera facile à savoir les rumeurs de ce sujet vont vite, mais cela ne compromet aucunement la mission il s'agira de malgré tout la mener à bien. Quant aux informations à récolter... Il s'agira de savoir si les beasts n'ont pas été exécutés et si ce n'est pas le cas ils doivent être demeurés dans les geôles cléricales, le'hypothèse d'un nouveau transfert est assez peu plausible, mais il faudrait aussi justement que vous essayiez d'apprendre comment entrer et surtout, comment sortir, de cette prison... Des question ?"

J’ indiquais sur une carte la position du point de rendez vous et montrait quelques lieux importants. Les postes de gardes, les églises à éviter... Puis J'interrogeais chacun de mes compagnons présent du regard afin de savoir s’ils avaient des question et si possible y répondre. Puis j’annonçais pou ma part "prendre" la porte nord. Je n'en précisai pas les raisons, mis il était probable que les marchands nordiques empruntent cette porte et au vu de mes origines il me serait plus aisé de m'y fondre. Je jetai alors un coup d'oeil à la fée, dissimulée elle aussi sous les branchages, qui surveillerait le chariot et elle me lança un flacon que je réussis à saisir de justesse sans serrer mon poing au point de le briser. Le somnifère... Je devrai pouvoir me l'administrer moi même. C’était une sage précaution.

Sur un hochement de tête je saluais alors mes compagnons et me dirigeait vers la destination que j'avais annoncé... Bien qu'en vérité contrairement à ce que j'avais dit j'avais déjà un plan bien en tête, mais il ne concernait que moi...
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Message  Yann Mar 04 Sep 2012, 13:41

Le pirate se rangea à son avis de discrétion, et fit ce qu'il y avait à faire avant de repartir. Mais avant de remonter à bord du chariot, Yann vit le noble démoniaque convulser et vomir du sang. Et il ne l'avait pas vu se prendre un coup. Ce n'était pas logique, cependant le forgeron ne connaissait pas grand chose aux traditions démoniaques, mais à voir la réaction du nobliau, il ne comprenait pas le phénomène non plus. Il le laissa remonter à bord tranquillement et le vit s'endormir sans plus attendre.

Il haussa les épaules pendant que les deux pirates reprenait la route vers Aunar et il entreprit l'entretien de son épée une fois installé à côté de ses affaires. Chaque choc entre son arme et celle du bandit avait laissé une marque sur le métal qui en abimait le tranchant. C'était le très gros inconvénient de l'argent utilisé en arme: il se déformait très facilement et demandait donc une réparation, même sommaire, après chaque croisement de métal. Il sortit deux de ses pierres d'aiguissage et coinça son arme entre ses jambes pour la maintenir à peu près immobile. Il se servit ensuite d'une de ses pierres comme d'une enclume et de l'autre comme d'un marteau, et les gants toujours en place entreprit de reformer la linéarité du tranchant.

C'était le bon revers de cet inconvénient : il n'avait pas besoin d'une authentique enclume pour maintenir son arme, en tout cas pour le petit entretien. Cela dit, cela lui prit quand même le reste de la première journée de voyage pour effacer tous les accrocs, et la journée suivante fut consacrée à l'aiguisage, mais comme les pierres étaient trop fortes, il utilisa une de ses bandes de cuir tendue pour affuter la lame. Elle était à nouveau prête et rangée quand le chasseur de démon se réveilla, peu avant leur arrivée à Aunar.

Engar exposa son plan, et le forgeron n'y trouva rien à redire.


"Pour ma part, je prendrais la porte sud... C'est la plus proche du village, et il est possible que je rencontre des personnes qui étaient au courant de ma visite. Si je rentre par une autre porte, cela paraîtra suspect."

Yann rassembla toutes ses affaires et parti vers la porte en question. Il se glissa parmi les voyageurs qui rentraient dans la ville, à proximité d'un groupe d'humains en arme, ce qui fit que les gardes ne lui posèrent aucune question. Après, il ne suivit pas les directives du chasseur de démon. Malgré le danger potentiel de ces édifices, les églises étaient sans doute l'une des meilleures sources d'informations concernant le point qui les préoccupaient, à condition de savoir s'ouvrir les portes. Et pour les petites chapelles, menées par quelques membre du bas-clergé, il avait de quoi les convaincre.

Dans un quartier assez pauvre, le forgeron finit par trouver un édifice qui convenait à cette description, et il s'apprêta à y rentrer quand une voix surgit derrière lui.


"Tiens tiens tiens, mais qui voilà donc? Le louvetier des monstres. Si je m'attendais à te voir là..."

Il se retourna, et constata la présence de trois hommes qu'il avait déjà croisé. Des mercenaires à qui il avait déjà, involontairement, exécuté l'objet de leur contrat, ce qui leur avait occasionné un certain manque à gagner. Celui qui avait parlé était le chef de ce trio, de taille moyenne et éborgné par une vieille blessure. Ses deux assistants étaient un peu plus petits et se ressemblaient énormément, très certainement des jumeaux. Ils portaient tous des vêtements camouflant certainement une armure matelassée et des lames courtes à leur ceintures, ainsi que des cheveux courts et bruns.

"J'espère que tu n'es pas là pour nous prendre de nouveau notre contrat. Ça serait facheux."
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Message  Captain Morgan Mer 05 Sep 2012, 15:53

Tuer des malandrins ne faisait pas partie des projets de l’expédition sans doute mais tant pis : ils les avaient cherchés, ils les avaient trouvés. Après avoir égorgé, étripé, liquider, zigouiller, haché ou tout autre adjectif en ''é", le groupe se réunit pour vérifier si tout allait bien. Le flibustier tint un instant le "forgeron" à l'oeil en regardant quelle était sa réaction et apparemment il n'en eut aucune suspecte. Certes, ça frisait à l'envie la paranoïa mais le pirate s'était un instant méfié que le nouveaux venu soit de mèche avec les assaillants. Mais bon, les bandits mort par sa lame contredisaient les inquiétudes du capitaine aussi les supprima-t-il de ses pensées : le garou semblait honnête aussi Morgan arrêta de le soupçonner séance tenante. Cependant, il chargea quand même Vigriss de l'observer de temps à autre... Pas folle la guêpe ! Surtout que du peu qu'il en aie vu, la maîtrise de l'escrime de cet homme était assez grande pour poser problème... Surtout avec son épée en argent. Car oui, Morgan et l'autre zombi avait bien remarqué l'épée mais n'avait pas fait de commentaire... Préférant se concentrer sur d'autres choses. Si jamais il y avait eu à formuler des inquiétudes ou des reproches, il était un peu tard : il aurait mieux fallut râler au village avant que le drôle mortel et chef de l'expédition n'accepte l'être à bord. Bon au moins la bonne nouvelle dans l'histoire fut qu'on n'eut aucun blessé sauf le jeune nobliau démon qui se mit à vomir : il ne semblait pas avoir l'estomac si fragile pourtant. Haussant les épaules en voyant que le phénomène semblait s'être estompé aussi vite qu'il était arrivé, Morgan continua à rassembler les affaires des morts et à prêter l'oreille au groupe. Bien entendu le butin fut bien mince : une paire de bottes ayant déjà bien vécu, plusieurs dagues dont une de lancé et quelques pièces d'or (que le flibustier empocha sans rien dire bien évidemment) autant dire que ces malandrins étaient des vils pingres fauchés comme les blés ! Grommelant brièvement entre ses dents en bottant le train de quelques cadavres, le Undead revint se mettre au commande de l'attelage et le fouetta avec un ''yah tas de rats !'' très énergique.




L'arrivée à la ville se fit sans aucune embûche supplémentaire mais bon, le pire restait à venir sans doute car jusqu'à présent, le groupe n'avait affronté que du menu fretin. Les coupes-jarrets et les chasseurs de monstres mal préparés ne seraient sans doute pas les seuls ennemis à affronter c'est certain. Enfin, ils avaient déjà évités les troupes de l'inquisition qui apparemment rôdaient dans le secteur et heureusement car se coltiner avec une pelletée de prêtres, de curetons et de paladins n'était pas du goût du flibustier qui ne voyait ses gens qu'à un seul endroit... Sur une colline avec un pieu noircit par les flammes enfoncé dans le derrière ! Ricanant tout seul, il fit un signe de la main aux autres quand ils lui dirent de se séparer : le pirate ne comptait pas rester avec une autre personne que son second de toute manière. Mais cette fois ci, Vigriss se vit assigner une autre mission : surveiller le chariot. En effet, la dernière fois ils pouvaient compter sur la fée des glaces pour geler tout le monde mais ici ce serait trop visible alors autant faire autrement. Partant donc seul, le mort-vivant à l'apparence humaine se dirigea vers la silhouette sombre et ramassée de la caserne de la ville. Mi-amusé mi-inquiété par sa propre folie et la stupidité de son plan concocté à la hâte, le pirate ricana encore : quel meilleur moyen d'explorer les cachots que de l'intérieur. S'approchant d'un pas assuré, il passa les deux gardes en faction en ignorant leurs injonctions. Trop lent et peu habitué à tant de suffisance, les deux balourds ne furent pas assez rapide pour empêcher l'homme d'entrer. Pénétrant dans la pièce principale, il nota d'un seul coup d'oeil deux escalier côté à côte : l'un descendait certainement vers les cachots et l'autre vers le bureau du chef de la garde. Les autres couloirs devaient se diriger vers les chambres des gardes, les ales communes et autres lieux qui n’intéressaient pas notre forban. Alertés, les autres gardes lui barrèrent le passage pour l’encercler. Lui hurlant des ordres, Morgan les ignoras en s'éventant avec son chapeau. Attiré par le raffut, le chef de la garde descendit du chemin prévu par le capitaine pirate. Ce dernier se racla la gorge et demanda agressivement à Morgan :

-On peut savoir ce que vous venez faire ici ? Et qui vous êtes par tous les saints ?


Amusé, le regard du pirate se posa sur l'arme qui brillait à la ceinture de l'homme : un pistolet à silex ! Et quelle merveilles par tout ce qui est sacré ! S'approchant, le pirate déguisé en marchant dit à la surprise générale :

- J'ai longuement entendu parler des cachots de votre belle cité capitaine et j'aimerais beaucoup les observer ma foi...


Tous les gardes se mirent à rire, se préparant déjà à recevoir l'ordre de leur capitaine de jeter l'énergumène dehors mais ce dernier empoigna sans prévenir l’officier par le col et lui décocha un terrible coup de tête ! Les rires gras s'étouffèrent alors que monta le cri de colère et de douleur du jeune homme en armure richement décorée. Les sentinelles réagirent enfin en empoignant le flibustier par le col pour le traîner dans une cellule sombre et humide sans remarquer ce que Morgan avait volé à l'officier de garde : une de ses décorations. Cependant l'heure de l'évasion n'était pas encore venue : faisant sortir Jack son familier de sa manche (les soldats l'avaient jetés ici en lui prenant juste son tricorne et son arme) il le fit fouiller l'ensemble des cellules. Cela lui prit plusieurs heures mais il ne découvrit rien. Rappelant son animal, il utilisa la décoration ainsi qu'un os du précédent propriétaire d'une cellule adjacente pour crocheter la serrure. Les gardes étant ailleurs, le flibustier ramassa ses effets et partit en haut dans la salle apparemment vide : ça devait être la pause ou bien autre chose retenait les soldats ailleurs. Sur un coup de tête, le pirate monta jusqu'au bureau de l'officier (un certain Zéphyr d'après ce qu'il avait entendu). Entrant sans frapper, il surprit le jeune homme seul en train de lire des parchemins. L'homme redressa la tête au dernier moment et ses yeux s'arrondirent de surprise tout comme sa bouche. Le tirant une nouvelle fois par le col, le pirate le força à se rassoeir suite à un nouveau coup de tête encore plus efficace que le premier. Ricanant, Morgan s'empara de son pistolet qu'il convoitait ainsi que de quelques balles.




Redescendant, il tomba malheureusement sur le duo de sentinelles de l'entrée. Leur souriant, le capitaine pirate dit :

-Je me suis arrangé avec votre charmant officier : un petit cadeau monétaire de ma part a tout arrangé... D’ailleurs il m'en reste un peu... Messieurs, cela vous intéresse il m'en reste un peu.


Faisant tinter ses pièces, Morgan finit par donner l'or aux deux hommes et se mordit la langue pour ne pas pousser sa chance à demander des renseignements sur les beast tant recherchés. Sortant à l'air libre, le flibustier s'amusa à regarder son arme sous toutes les coutures avant de se diriger vers le lieu de rendez-vous pour voir ce qu'avait obtenu les autres.
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Message  Invité Lun 10 Sep 2012, 00:13

J'ai dormis combien de temps? Je sais pas... Mais en tout cas, tout le monde était là, réveillé et prêt à écouter le discours de Engar. Comme promis, Morgan me réveilla en me secouant l'épaule avec la délicatesse d'un ours. Sa camaraderie était appréciable, mais si j'y laissais des muscles, ça allait pas le faire! Étant du matin, j'eus un peu de mal à me tirer de mon sommeil. Ce sont les yeux mi-clos et les tympans sifflants que j'écoute le projet de notre camarade Engar. Nous étions prêt de la nouvelle ville semblerait-il... J'ai dormis donc deux jours? Woah... Je ne trouvais pas. De quoi? Bah, réfléchissez! Quelque chose qui vous fais dormir deux jours, vous avez le droit de vous inquiéter non? J'avais beau réfléchir aux différents ennuis que pouvaient provoquer le Syndrome, je ne trouvais pas... Peut être était-ce simplement le coup de pression de ces auras d'avant-hier? Sûrement, qui sait? Dans tout les cas, je sentais que ça allait mieux et que le seul moyen de repartir sur de bonnes bases: C'était de repartir tout simplement! J'hoche la tête lors du plan de mon camarade Engar et m'évade ainsi du véhicule. J'avais prévu de passer par la porte Est, celle à laquelle entrait bien des érudits encapuchonnés je trouvais... Je me ferai aisément passé pour un de ces savants! Je me tire donc vers cette porte, me mêle à la foule et entre... Je cherche maintenant vers où c'est affamés de connaissances se dirigent et à ma plus grande surprise, je tombe sur un centre d'études... Je sens que cette ville allait à la fois me plaire et me donner des raisons de tuer.

J'entre en ces lieux et je vois se balader des débiles en blouse blanche. Des étudiants en somme... Je les regarde se mouvoir en se montrant leurs notes et autre. Je ne dis rien, je les regarde... Mon état de fatigue m'empêche au passage de faire une remarque qui pourrait être fatale! C'est alors que, dans ma réflexion, un homme m'interpelle. Je le regarde... Il a de la barbe, grisâtre, et des lunettes rondes. Ajoutées à sa coupe mi-dégarnie, vous avez le cliché de " l'expérimenté " de l'académie. D'une voix sage, il me demande qui je suis. Je m'incline respectueusement avant de lui dire, un air calme et professionnel au visage sans pour autant être froid

"Professeur Yeager Her Meïndinger. Je suis expert en Monstrologie. Je fais actuellement le tour d'académies pour finaliser ma perfection de connaissances. Vous auriez les informations correspondant aux hybrides panthères?

-Mmh... Pas vraiment. Pas plus que les autres écoles tout du moins.

-Vraiment? J'ai pourtant entendu que vous aviez eus dans cette villes d'authentiques hybrides de cette espèce.

-Ooh, oui. Mais ils n'ont pas été accordés à l'école. Je me souviens aussi d'une histoire de la sorte mais avec ces bêtes, la capture est d'une difficulté abominable!


-Ouais, j'peux comprendre. Retiens toi me disais-je... Retiens toi putain, ne lui tranche pas la trachée!

-Oh, et ne vous étonnez pas pour l'agitation: Aujourd'hui nous fêtons une découverte unique sur les golems!"

Il rit alors que je hausse un sourcil. En voyant cette intrigue certaine sur mon visage, il m'invite à voir de quoi il s'agit... Et je suis ainsi guidé par cet homme dans les couloirs de l'établissement. Ma pâleur ne passe pas inaperçue mais le fait que je me fasse passé pour un érudit justifie en partie cette couleur. Je continue de suivre papy prof bizarre et j'arrive alors dans une salle assez grande... où ce trouve un golem. Un colosse de pierre noire au torse ouvert. Une sorte de matière verte était sur son torse et avait écarter la roche jusqu'à en créer ce nouvel orifice. C'était quoi cette arme terrifiante!? Je m'approche et j'écoute les explications: Un agent attaquant les connections magiques du golem. Elles ouvraient le corps à des endroits précis pour dévoiler les runes, magies ou autre mécanismes qui animaient la créature. Ainsi on avait le champ libre pour manipuler les connecteurs de la belle... Ce serait comme jouer avec le cerveau humain. Malgré la fascination de l'instant, je dois agir. Je demande si c'est le seul prototype, ils affirment et montre fièrement les plans juste là, posés sur la table de travail non loin... Je m'approche et j'observe ces fameux trucs. Ils se chuchotent des trucs et soudainement, l'un d'entre eux avance d'un pas, tranquillement, et me demande quel genre de monstrologie j'enseigne ainsi que dans quel école. Je les regarde dans les yeux, toujours aussi calme

"La science et les faiblesses humaines... Au Dungeon Keeper."

Ils palissent d'un coup. Ils ne sont clairement pas dupes, ils savent d'où je vienne. Je pose ma main contre la porte que je ferme et je remercie ces débiles d'humains d'avoir insonorisé la salle d'opération. Un appel à l'aide résonne et je donne d'un coup un petit mouvement de poignet. Scalpel dégainé, je tranche la gorge du criard avant d'aller m'approcher de celui qui a joué avec les glyphes à l'intérieur du golem de pierre. Cette créature observe le spectacle avec un air satisfait malgré sa crispation. La douleur des tests de ces crétins l'avait mit dans un état... Le chirurgien tomba sur les fesses, à la renverse, me suppliant de ne pas le tuer. Le vieillard avait en tout cas tenté de me contourner pour atteindre la porte et c'est dans un brutal taquet dans les jambes que je lui brise un genou et évite toute tentative. Il crie bien évidemment, mais je suis trop occupé avec le chirurgien pour gérer les cris de ce vieux débris.

Le temps passe. Les plans sont brulés, les trois humains sont morts... Le prof a la nuque brisée, le gueulard qui prenait des notes a la trachée à l'air et le chirurgien, lui, n'est plus qu'un tas d'os humide mêlé à un minimum de consistance cadavérique. Je finis dans tout les cas par m'approcher du golem et je lui demande comment ça va. Son corps mutilé, ses runes affectées... La question est très conne certes, mais il me dit avec un air terrifié et triste qu'il ne pourra plus jamais marcher. Il dit qu'il n'est plus bon à rien... Je soupire alors et pose la pointe de mon scalpel dans la crevasse qu'était son torse et je lui offre un dernier regard. Un regard calme et rassurant... Avant de lui dire de bien se reposer. Je fend d'une descente nette le reste de ces signes et met fin à ses jours. Dans son état... Mieux valait la mort. Je m'éloigne ensuite de cet endroit et m'arrête d'un coup. Je me tourne et prend les clés de la pièce au reste du chirurgien et sort de ce lieu. Je prends bien soin de verrouiller la porte et m'éloigne... Ni vu ni connu, je me débarrasse des clés en les lançant par la fenêtre, observant les couloirs. L'animation et ma curiosité m'amène à visiter une salle: Une salle gigantesque où se trouve toutes sortes de boissons et de nourritures pour la fête sur cette grande découverte. Je me retiens de sourire en pensant à leur fameuse découverte morte et aux fameux scientifiques qui le savaient qui étaient en train de baigner dans leurs sangs. Je regarde la salle, l'animation... Et m'occupe de rejoindre une salle discrètement. Je voit que c'est un laboratoire et je souris. Quelques minutes suffisent: Je prends cette éprouvette et celle là, une autre,une vide... On ajuste les dosages, on reste calme... Et voilà! J'ai préparé une fiole! Pas une, pas deux, je vais jusqu'à la salle et discrètement, pendant l'organisation, je me glisse prêt de ces barils de boissons... Quelques gouttes part Baril et je me tire!

J'avais des amis à rejoindre... Comment? Pourquoi le sujet change ainsi? C'est simple: De l'Auguresombre. Un mélange très particulier capable de tuer quelqu'un en quelques minutes en une goutte pure. Je finis par en répandre assez dans chaque baril pour laisser à ces putains d'humains un bon souvenir! Au contraire d'Engar et Kanish qui se battaient pour qu'il y ait un semblant de sympathie entre humains et démons, je pensais plutôt pour ma part à éliminer les menaces. Et ces passionnés étaient des menaces. Et puis... Quelques gouttes dans un récipient si grand! Je doute que ces personnes meurent vites... En fonction de ce qu'elles auront bu, je pense que leur durée de vie se comptera en jour! Je préfère ne pas m'amuser à rester pour voir et je préfère aussi ne pas informer mes compagnons! Je me contente de sourire en partant d'ici pour tenter de retrouver mes camarades. Nouvelle erreur? Nooon. Celle là était réfléchie, clairement... Crevez bande de fanatiques humains. Vous ressentirez tous cette tristesse que vous avez éveillé chez moi!!

Je pars enfin rejoindre mes compagnons. Pas un mot Yeager. Contente toi de leur dire que tu n'as rien trouvé d'intéressant et tout ira bien... Ils étaient sympathiques mais je préférai garder ça pour moi, ça avait la diabolique habitude d'éveiller des tensions et puis... Le meurtre en masse d'humain n'est pas très apprécié~!

[HRP | Désolé pour la médiocrité: J'suis épuisé! | HRP]

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Message  Engar Lun 10 Sep 2012, 13:29

... Ma rencontre avec Theorem avait été un élément entièrement inattendu, néanmoins elle ne mettait nullement à mal la mission... Bien sûr cela m'avait fait un peu perdre du temps mis à ma disposition avant que le démon ne survienne et la nouvelle qu'il avait apporté, l'outrage qu'avait fait cet infernal que j'abritais malgré moi à un être cher, celle que j'aimais, aurait pu en ébranler plus d'un, mais pour ma part cela ne faisait qu'affirmer ma détermination... Bien sûr ce qui était arrivé était atroce, mais si effectivement je m'inquiétais pour elle je ne versais pas de larmes pour elle, cela ne l'aiderait pas, alors que l'accomplissement rapide de ma tâche ferait que le véritable coupable serait jugé au plus vite... Il me fallait agir et en cela la haine que j'éprouvais m'aiderait grandement... Par ailleurs le jugement qui était prévu était une autre bonne nouvelle qu m'annonçait Theorem. Certes comme je lui avais dit je risquais de profondément en pâtir si le tribunal s’intéressait de manière approfondie à mon passé, mais savoir que cela allez aussi être le cas de mon démon suffisait à me mettre du baume au cœur. Néanmoins j'avais également un autre espoir... Bien sûr j'avais compris sa décision de Shiru au vu de la manière de fonctionner générale du donjon, d'autant plus que cela pouvait être vu comme un châtiment pour mes actes passées, mais pour être réellement honnête je ne lui avais jamais totalement pardonné d'avoir réduit à néant mes années d'effort pour empêcher le parasite qui m'habitait de se manifester. C'est probablement une des seules actions que j'avais commis et dont il n'avait du découlé que du bien, malgré ses jérémiades vis à vis de sa relation avec Amelya ou la perte de sa "liberté". Il suffisait pour s'assurer du bien fondé de mon opinion de savoir ce qu'il avait fait à Kumie... Et de fait Shiru en était en partie responsable et c'était cela mon espoir que elle aussi en paye les conséquences. Je n'ignorais pas son importance au sein du donjon et je connaissais bien de par mes expériences l'importance d'une hiérarchie au sein d'une société ou tout simplement d'une armée, mais cela ne devait pas permettre à ces meneurs d'ignorer les lois qu'eux même avaient édictés, ce qui expliquaient les rapports tendus qu'il m'était arrivé d'avoir avec la noblesse ou le clergé.

Alors oui je ferai tout pour que l'invocatrice soit au moins reconnu en partie responsable de ce qui était advenu, mais dans le fond je ne me faisais pas d'illusion, à moins qu'elle le reconnaisse elle même la parole d'un humain ne vaudrait pas lourd et même s'il était prouvé que j'ai raison elle n'aurait aucun châtiment... Mais de toute manière il ne servait à rien que je m'attarde sur le sujet, je ne pourrai que constater le résultat le moment venu et je ne pouvais rien faire pour l'instant pour l'influencer... Alors quitte à m'en prendre à une autorité autant que ce soit à celle en lien avec ma mission, l’Église...

Au terme de quelques minutes de marche après ma discussion avec l'inu je parvenais enfin à la porte nord où s'étaient formé deux rangées d'individus, l'une composé de ceux qui rentraient, l'autre de ceux qui sortaient et dans chacun d'entre elle il y avait de tout. des marchands, des pèlerins, des paysans qui devaient se rendre en ville, de simple voyageurs, quelques spadassins... Et comme je l'escomptais je reconnus à leur tenue certaines personnes originaire de mon pays... Mon accent et mes manières ne paraitraient donc pas par trop curieuse, ayant gardé après tout, inconsciemment, certains réflexes et automatisme de ce que je devrai considérer comme ma patrie... De fait le seul point qui pourrait me trahir serait l'aura du démon dont je ne pouvais retenir tout les relents, imperceptible pour un oeil humain, mais qu'un prêtre un tant soit peu capable pourrait ressentir. cependant même s'il y avait un en compagnie des gardes qui ne manqueraient pas de surveiller les allées et venues je comptais bien sur le présence de nombreux individus qui devraient brouiller sa perception des énergies magiques.

Finalement le fait d'avoir prévu cela s'avéra vain, car les gardes, au nombre de quatre, deux tournés vers l'extérieur de la ville, les autres orientés vers l'intérieur, étaient bien seuls, peut être le fait qu'une troupe de l'inquisition soit en marche avait réduit les effectifs clérical de la ville... Ce qui pouvaient se comprendre car ils n'avaient clairement rien à voir avec ces milices débraillées portant au mieux une broigne de cuir rongé et lance dont le bois de la hampe était moisie... Loin de là et je le savais bien puisqu'avant mon arrivée au donjon j’avais fait étape dans cette ville durant mon trajet... Bien sûr j'étais loin d'en connaitre toutes les ruelles ou les lieux intéressant, mais au moins je savais que l'efficacité des gardes étaient à la hauteur de l'équipement, composés de piques ou e lames biens trempés pour arme et de cottes de maille ou de cuirasses, couvert par un tabard aux couleurs de la ville, qui étaient composées d'une paire d'ailes d'argent sur un fond doré formant une sorte d'écusson, j'ignorais pourquoi et je ne m'y intéressais pas vraiment... Néanmoins malgré leur grande vigilance, cette dernière se limitait à ce qu'ils pouvaient voir, et n'étant en apparence qu'un honnête voyageur, armé pour faire face au danger des routes, et arborant les oripeaux d'une des infâmes créatures souillant ce monde ils n'avaient aucune raison de se méfier de moi et ce fut donc avec confiance que mêlait à la foule je passais entre les deux premiers gardes, puis entre les seconds... Ce qui était heureux pour tout le monde je crois, car même si je me devais d'être discret je n'avais nullement l'intention de me laisser arrêter sans réagir, et le premier garde qui aurait posé sa main sur mon épaule pour m'alpaguer l'aurait perdu...

Heureusement il ne me fut pas nécessaire de commettre pareil écart et je pus avancer à grand pas vers la place de la ville sans être plus inquiété. Cela me permit d'observer librement la ville, d'où émanait une atmosphère qui me manquait au donjon, tel que le vent soufflant dans les ruelles ou l'incessant brouhaha qui ne se répercutaient pas contre les murs de pierre d'un couloir... Mais cela était rapidement remplacé par le dégout qui m'accablait désormais à la vue des tête de monstres empalés sur des piques qui jalonnaient mon chemin et des enfants qui jouaient autour où y jetaient des fruits trop murs. La scène avait quelque chose de macabre et sur le coup même en tentant de songer de la même manière que de par le passé je me demandais pourquoi chassions nous les monstres si c'était pour faire en sorte que nos descendants se comportent comme tels ?

Rapidement cependant j'eus une occasion de me changer les idées avant même d'avoir atteint la place d'où je comptais commencer mes recherches,à temps pour que je ne me laisse pas emporter et finisse par saisir un garnement par le col et lui explique l'étendue de l'horreur de ce qu'il faisait... Effectivement il y eut un soudain mouvement de foule vers la place et y voyant là une occasion rêvée je me décidais de suivre la masse. Cette décision m'amena bien sur la place, mais au centre de laquelle avait été érigée un bucher avec comme combustible, autre que le bois, un humain, à ma grande surprise. Qui fut cependant rapidement rassasié puisque j'arrivais au moment où l'inquisiteur, par ailleurs je me tenais relativement loin afin que lui ou un des religieux présents ne puissent pas sentir mon aura, ayant prit en charge l'affaire énoncé les faits

"Bran Longfer ! Vous êtes accusé du meurtre d'un clerc alors qu'il était seule dans l'église dont il avait la charge, après la messe de vingt heure ! Le tribunal de l'inquisition vous condamne donc au bucher, en espérant que votre âme trouvera la rédemption au travers des flammes."


...Curieux, rare étaient ceux qui osaient s'en prendre à un clerc car leurs meurtriers n'avaient bien souvent aucune chance de s'échapper... Et je compris alors que l'accusé avait eu une bonne raison d'agir au vu du rire qui le secoua alors que les flammes commençaient à monter.

"C'est bon vous avez fini ? Les braves gens sont prêt à recevoir leurs leçons ? Et bien je vais leur en donner une autre. J’avais une femme et une fille, toute deux plus ferventes croyantes que moi qui devaient travailler tant pour les nourrir que nourrir le clergé au travers des impôts dont ils nous affligent...Et comment j'ai été remercié de ce labeur ? En découvrant que ma fille avait subie de nombreuses flagellations de la main de ce prêtre, et peut être même d'autres outrages de sa part ! Lorsque ma femme et moi sommes allé le voir il a dit qu'il faisait cela pour expier ses fautes... Ma femme commença alors à se récriminer et que fit il ? Il saisit un crucifix et la frappa au crâne, la tuant sur le cou ! Alors oui sans plus attendre Kof...kof... J'ai étranglé ce porc et l'ait tué de mes mains et j'en suis fier ! Et dans ce cas vous me direz pourquoi ne pas m'être rendu ? Car il restait ma fille, mais suite au dernier traitement que lui avait infligé le clerc même le barbier n'a pas pu la sauver ! Ce n'est que quand j'ai su qu'elle était morte que je me suis rendu car ainsi...Je peux les rejoindre."


Et sur ce mots il ferma les yeux, l'air presque serein si son corps n'étaient pas agité par les quintes de toux que lui causaient la fumée... Bien sûr il aurait fallu le faire taire, mais les flammes ayant déjà prises aucun des religieux ne s'y étaient tentés et face aux murmures qui parcouraient la foule ils ont tenté de la reprendre en main par de "beaux" sermons, disant que si la fille n'avait pas pu être sauvé cela était de la faute du père et qu'en vérité ce qu'elle avait subi étaient du aux maltraitances de sa famille, puis de fil en aiguille il présentèrent le prêtre défunt comme un brave homme qui avait essayé de soustraire la fille à la brutalité des siens... Bien sûr pour quelqu'un de désabusé comme moi il était aisé de savoir qu'il mentait, mais la foule sembla les croire, bien qu'il y avait encore quelques murmures dont un en particulier, proche de moi m'intéressa.

"Avec une affaire pareille il est étonnant que Brendal Vezio n'y soit pas mêlé."


"Malheureusement ce rat ne s'occupe que des monstres, il n'a pas l'autorisation de protéger des humains face à un tribunal clérical."

Brendal Vezio... Je connaissais surtout cet individu de nom, mais si des habitants en parlaient ainsi c'est qu'il devait être en ville... Une chance inouï car si quelqu'un était au courant d'affaire concernant les monstres dans une ville humaine ça ne pouvait être que cet avocat qui parvenait parfois à soustraire des créatures à la justice de l'église, contre forte rémunération bien sûr. Et il était probable que moi aussi je doive y mettre le prixpour avoir les information et, surtout, éviter qu'il ne vende la mèche, car ce n'était pas par bonté qu'il faisait cela, amis pur vénalité.

Obtenir la localisation de son lieu de résidence ne fut qu'une formalité, elle était à une dizaine de minutes de marches de la place où j'étais et, sans regarder plus longtemps le corps en proie aux flammes qui commençait à hurler sa douleur malgré son stoïcisme au début, je me mis en route. J'en profitai pour reprendre mon observation de la ville, mais je remarquais alors que de nombreux gardes commençaient à sillonner les rues ce qui évoqua tant mon intérêt que mon inquiétude. Je pressais alors le pas pour finalement arriver devant une demeure cossue d'où je vis sortir un jeune garçon en tenue de coursier. Mon futur interlocuteur venait de recevoir des nouvelles... Je frappais alors à sa porte et on me dit d'entrer, comme si on m'avait attendu.

Pénétrant dans la demeure, j'arrivais directement dans un grand salon au sol tapissé d'une espèce de laine pourpre et peu importe où se posait mon regard je voyais des dorures... Si ce n'était dans un coin de la pièce ou le "défenseur des monstres" étaient assis à une table sur laquelle étaient posées des missives, ouvertes et qu'il avait probablement déjà lu, sur un plateau d'argent. Il me fit signe d'avancer et s'adressa à moi avant que je ne le rejoigne.

"Engar c'est cela... J'ai eu vent de votre arrivé en ville, et vous auriez fait le voyage avec des "clients" potentiels c'est cela ?"

Je fus alors frappé de stupeur en apprenant qu'il savait déjà, et cela du se voir puisqu'il eut un geste négligeant pour me signifier que je n’avais pas à avoir pareil réaction.

"Disons juste que j'ai de bons informateurs... toujours est il que vos camarades ont fait du grabuge. Pénétrer dans le poste de garde, s'y faire emprisonner, frapper le commandant de la garde, assassiner trois membres d'une université... Bien sur je n'ai aucune preuve pour ma part mais les coïncidences et le savoir que j'ai sur votre compte font que je sais que les responsables de ces actes sont très probablement de vos camarades et aussi qu'ils risquent de se faire attraper rapidement... Mais avant de discuter plus avant de ce sujet dites moi pourquoi VOUS, vous êtes là..."

Les missives présentes à côté de lui devaient être ce qui lui avaient appris ces nouvelles que moi même j'ignorais...Il avait toutes les cartes en main et il le savait. il était bien aussi rusé qu'on le disait et j'étais pour le moment bien obliger de lui obéir, bien que de toute manière j'aurai du le lui dire tôt ou tard.

"Je cherche les membres d'une famille de panthère, probablement au nombre de cinq... C'est pour cela que je suis venu vous voir, car au vu de votre réputation vous avez dû prendre leur défense."

"Malheureusement... Non..."


"QUOI ?"


"Comprenez moi... J'ai des règles à respecter et malheureusement ils avaient déjà été jugés par le clergé avant d'être amené en ville,je ne pouvais donc rien faire... Par ailleurs je ne peux rien faire ces derniers temps. Vous avez peut être entendu parler de ce malheureux qui a tué un prêtre et doit être à l'état de cendre désormais ? et bien c'est la première exécution depuis un moi ! les monstres ne sont plus abattus et capturé, de fait même s'ils sont jugés en ville il m'est bien plus difficile de parvenir à mettre n tort l'église au vu de la "clémence" de la peine qu'ils demandent... Bien qu'au vu de ce qu'ils doivent faire aux créatures la mort serait plus charitable... Je tiens à préciser par ailleurs qu'il ne sont pas emprisonnés au poste de garde, mais dans la prison personnel du clergé, dans les sous sols de la cathédrale..."

"Pourquoi me donnez vous aussi aisément pareils indices ? Je veux dire... Ce que vous me dites à déjà une certaine valeur, je suis surpris au vu de votre réputation que vous ne m'ayez pas déjà réclamé un paiement."


"Les réputations sont souvent surfaites, mais il est vrai que la mienne sur ma cupidité est justifiée... Néanmoins en individu civilisé j'avais songé à aborder ce point en dernier lieu, mais puisque vous y venez autant s'y intéresser tout de suite... Promettez moi en échange des informations que je vous ai déjà donner et que je vais vous donner de m'aider à quitter la ville et à rejoindre le donjon, une fois que vous avez faire ce que vous aviez à faire. Cela me semble honnête... Et merci de ne pas vous étonner encore une fois, il est aisé de parvenir à la déduction que vous y avez élu domicile étant donné le fait que vous étiez accompagné de créature et que vous veniez depuis une voie qui y menait approximativement."

Il avait beau me dire de ne pas m'étonner je ne pus retenir ma stupeur, mais pour une raison autre que celles qu'il évoquait... Pourquoi un individu tel que que lui désirait venir au donjon ?

"J'avoue ne pas comprendre... Pourquoi prendriez vous le risque d'y aller, premièrement malgré votre activité vous y seriez peu apprécié secondement vous serez rejeté par les autres humains et enfin vous ne pourrez plus exercer votre profession."

"... Comme je vous l'ai dit les nouvelles mesures de l'Eglise m'empêchent d'exercer selon mon désir mon métier, mais surtout ils ont commencé une purge. De nombreux individus, souvent en lien avec des monstres, sont traqués officieusement par l'église, car soit les faits ne sont pas assez conséquent pour obtenir une exécution dans un jugement ordinaire, soit il y a des choses qu'elle ne pourrait avouer. Et j'ai la conviction de faire partie de cette liste... Quant au "dangers" du donjon ne vous en faites pas pour moi, si vous saviez le nombres de personnes qui m'avaient dit qu'une créature était indéfendable et voyez où j'en étais jusqu'alors..."


Il avait donc peur de finir devant ce même tribunal qu'il avait tant défié, et pour le fuir il était prêt à rejoindre le camps de ses "clients". Je le comprenais très bien et ne l'en blâmait pas, même si je ne changerai pas de nouveau de camps pour rejoindre l'église et trahir ceux qui étaient devenus les miens dans le seul but de sauver ma peau. Qui plus il n'était pas pire que la majorité des humains renégats qui s'abritaient au donjon. bien sur il y avait le risque qu'il s'avère être un espion, 'autant plus au vu des informations qu'il avait obtenu, mais auquel cas je doute que ses rapports puissent être très édifiant et je garderai, si je me tirai à bon compte de mon procès, un œil sur lui. Je hochais donc la tête pour signifier mon accord, puis j'abordais les poins concernant ma mission, le reste du prix qu'il avait à me payer avant que je ne m'acquitte par la suite de ma part du contrat.

"Alors vous dites qu'ils sont probablement dans la prison de la cathédrale. Comment faire pour y rentrer ? Et aussi comment en sortir ?"

"... Je suis étonné par de pareils questions. N'avez vous pas déjà mené des affaires de ce genre parle passé ?"


"... Autres lieux, autre époque, autres compagnons, autres adversaires... Mais j'ai déjà une idée en têt, cependant pour limiter les risques je préfère avoir un avis extérieur... Et vous n'allez pas rechigner une occasion de vous acquitter du prix, non ?"

Il eut un sourire complice qui indiquait clairement sa réponse à ma question rhétorique. Le plan que j'avais en tête pour ma part était assez simple, me faire prisonnier en commettant un blasphème quelconque dans la cathédrale même... Chose que je n'aurai jamais faite par le passé, mais mes capacités étaient relativement connues et cela se savait que malgré mon démon mes capacités étaient équivalentes à celle d'un humain donc en toute logique je serai dans une cellule adaptée pour un de mes semblables... Mais non pour mes capacités actuelles, de fait défaire mes chaines et sortir de m cellule même grâce à deux trois astuces seraient un jeu d'enfant. Ensuite il me faudrait trouver le lieu où étaient la famille de Felina, la salle de torture qu'il ne manquerait pas d'y avoir remplirait alors pleinement son office et une fois cela fait il me resterait à récupérer les survivants, sans doute la partie où il me faudrait le plus improvisé en fonction des gardes, et enfin parvenir à sortir d'ici, en comptant sans doute sur une aide extérieure si mes camarades monstres se montraient un tant soit peu stratégiques... Néanmoins il me manquait une idée pour le lieu de sortie... Et ce fut Vezio qui me vint en aide.

"Y rentrer est assez simple, pas la peine de vous faire une liste des blasphèmes qui peuvent amener aux geôles cléricales. Pour ce qui se passera à l'intérieur cela sera à vous de gérer quant à la sortie... Il existe une voie par laquelle ils évacuent les cadavres, tous ne sont pas exposés publiquement et l'incinération à des inconvénients, qui mènent à une fosse commune, à l'extérieure de la ville ! La logique de l'église vous voyez ? Les corps des monstre n'ont pas à pourrir dans l'enceinte de la ville contrairement à ceux de ses habitants les plus pauvres,ils n'en sont pas dignes... Voila votre ticket de sortie."

"Je connais ce genre de plan foireux, j'ai déjà essayé une fois et je ne le ferai plus ! La dernière fois j'ai été avec des camarades coincé entre plusieurs cadavres qui bouchaient la sortie et nos adversaires qui courraient dans notre direction en grand nombre ! On serait mort si à ce moment là des pillards n'étaient pas intervenus !"

Oui je comptais sur une aie extérieure mais au vu du temps qui m'était laissé et des informations que j'avais je n’avais pas l'intention d'être présent à la réunion que j'avais moi même ordonné... Bien sur je comptais sur eux pour être informé de ma capture, mais je doute qu'ils puissent apprendre par quelle voie je sortirai. Vezio balaya alors mon inquiétude tant par ses mots que d'un geste négligents de la main.

"L'église ne pratique plus d’exécutions, il font...Autres choses des monstres et ce depuis un certain temps, de fait la voie sera dégagée, les charognards du coin sont assez gourmands voyez vous. Par contre cela entrainer sans doute autre chose et de fait je ne peux rien vous garantir sur ce que vous verrez là bas..."


"... Je vois, même vous ne pouvez pas tout savoir. Néanmoins il ne m'en faut pas moins pour agir, en espérant pouvoir réellement vous compter dans mon camps, si c'est le cas je vous dis juste au revoir, si vous me trompez ce sera un adieu, car la prochaine fois que nous nous rencontrerons vous n'aurez pas l'occasion de vous en rendre compte..."

Et sur ces mots je sortais de la maison en saluant à peine mon interlocuteur qui, lors que je rejoignais la rue, n'y prêta guère attention et sirota tranquillement son thé. Mon esprit était clair, je devais me diriger vers la cathédrale principale de la ville et m'y faire arrêter, ensuite tout dépendrait des circonstances mais la première phase ne devrait poser nul soucis, bien que je me retrouverai sans équipement, donc pas la peine de perdre du temps en préparation.

Mes pas m'y menèrent au bout d'une dizaine de minutes, espérant au vu du véritable déploiement de force dont faisait preuve la garde que mes compagnons n'auraient pas d'ennuis... Mais je ne pouvais rien faire contre cela,ou alors peut être qu'avec un peu de chance mon action suivi de mon arrestation les apaiserait un peu... De toute façon j'allais rapidement le savoir puisque je ne tardais pas à me retrouver au pieds de l'imposant édifice religieux, où était représenté presque tout les dieux vénérés par mes semblables et même un athée comme moi qui était sur le point de blasphémer ne pouvait s’empêcher de stoppe sa marche un bref instant pour contempler l'architecture de cette bâtisse dans toute sa splendeur. Néanmoins après avoir laissé glissé mon regard sur les vitraux chatoyants sous les rayons du soleil je m'attardais ensuite sur un relief représentant une des nombreuses visions de l'enfer, qui variait selon les dieux. cela m'arracha un léger soupir. je savais ce qu'était le vrai enfer au travers des plans infernaux et j'aurai presque pu me sentir insulté en tant qu'un individu à les voir arpentés de les voir représenté ainsi après les horreurs que j'y avait vu, bien qu'il était vrai qu'elles m'avait peu affectés. Puis après ce commentaire intérieur qui m'arracha un sourire je m'engageais dans l'édifice.

*On dirait un mouton qui va à l'abattoir ...*


Il était vrai que mon démon était en droit de comparer un possédé qui entrait de son plein gré dans un bâtiment religieux à cela, mais la différence était qu'au moins j'avais un but précis (à moins qu'en vérité l'objectif de chaque mouton dans la vie était de finir dans l'estomac d'un autre, après tout on ne pouvais pas démontrer le contraire). Bien sûr j'avais à peine fait quelques pas que j'étais déjà repéré, dans les alcôves où se situaient les autels de chaque dieux j'entendais monter des murmures au fil de mon passage, suivant le long couloir qui finissait par mener à un autel sur lequel était mis une croix... Je ne sais pourquoi mais ce signe était devenu le symbole universel de la religion humaine autorisée par le clergé et quand une prière était dédié à chacun des dieux c'était devant ce dernier. Je m'arrête juste devant et j'entends alors de nombreux pas résonner derrière moi, puis je fixe l'autel lui même. Il s'agit pour moi d'une simple "table" taillée dans la pierre surmonté de quelques bibelots précieux dont un en fer plaqué or qui s'il était touché causé la condamnation en justice immédiate du responsable... Je pense à Felina, Je pense à Kumie, je pense aussi à Amelya malgré sa tromperie, je pense même à ce père brulé publiquement à cause de cette religion et qui avant cela à vécu les pires tourments, toujours à cause d'elle... Et de fait j'éprouve d'autant plus de satisfaction quand d'un violent balayage de la main je faisais tomber au sol tout ce que supportait l'autel. Pendant un bref isntant le bruit du métal tintant contre la pierre couvrit le son des pas que j'avais perçu, mais il n'était pas compliqué de deviner qu'ils s'étaient accélérés... Pourtant ce fut avec une lenteur presque excessive que je me retournai, ils allaient tenter de m'appréhender, pas me tuer alors ils attendraient que je fasse quelque chose, tente de fuir, résiste avant de m'arrêter...

Une vingtaine de prêtres, une dizaine de membre de la garde qui avaient été appelés, deux paladins sans doute là par protocole... Je suppose que, malgré la petite réputation que je m'étais faite par le passe et que certains individus qui avaient assistés à la scène devaient connaitre je devais être flatté d'un pareil comité de réception pour un simple humain, même possédé. Alors il fallait bien que j'y fasse honneur. Je dégainais alors soudainement mes lames et les paladins et gardes firent de même, malgré le blasphème que cela représentait, après tout eux étaient pardonné puisqu'ils avaient l'accord des prêtres...Ces dernier d'ailleurs étaient en train de réciter des prières pour repousser le mal. Inutile, puisque je ne comptais pas user de mon aura afin de ne pas trahir mes capacités et au mieux cela feraitsouffrir mon dméon, ce qui m'arrangeait dans le fond, mais pas moi...Et sans plus attendre je m'élançais dans la mêlée, sans me soucier des cris de peur et de rage qui s'élevèrent, dans un assaut d'une brutalité particulière, durant lequel je poussais également un cri de hargne, mais bien plus impressionnant que celui de mes opposants, même si je tentais à grand peine de me servir d'une force qui paraissait humaine au vu des capacités qu me donnaient les expériences de Franken Fran et je fus forcer d'admettre qu'il était bien difficile de mesurer la force dont je faisais preuve, il faudra que je m’exerce sur ce point là... Néanmoins malgré la violence apparente de mes assauts chacun de mes coups, quitte à ralentir mes frappes et à me rendre vulnérable était prévu afin de ne pas tuer mon ennemi, ce qui me permettait de ne pas m'emporter. il fallait que je me fasse arrêter, mais si je faisais un crime de sang je risquais bien d''être exécuté sur place. Néanmoins cela ne m'empêcha pas dans les premiers instants du combat de profiter de l'effet de surprise et d’ainsi mettre à terre un des gardes puis réussir avec une de mes lames à glisser entre les plaques de l'armure d'un des paladins et d'ainsi lui transpercé l'épaule. Mais lmalgré mon habilité je n'avais aucune chance face àun tel nombre d'assaillant et alors que je ramenais mes lames vers moi moi, bloque une lame avec ma chaine, dévier une lance avec une de mes épées et frappant au menton un autre garde avecla poignée de m seconde arme je ne pus dans cet enchainement me fendre et ainsi évité le coup de pommeau que m'asséna le guerrier saint que je n'avais pas atteint... Et au vu de la douleur qui traversa mon crâne je remerciais les expériences de Franken Fran, ce salaud n'y ait été pas allé de mainmorte et si je m'étais avéré malchanceux et que mon crâne avait été aussi solide qu'avant que je ne sois passé sur la table d'opération j'aurai eu des chances de mourir sur le coup. Heureusement au lieu de cela ce fut avec une douceur surprenante, complètement paradoxale avec la douleur qui semblait pulser dans mon crâne, que je sombrais dans l'inconscience. Lâchant tout d'abord mes lames, puis tombant à genoux au milieu du cercle vociférant qui s'était formé autour de moi. Je sentis ensuite une voix plus distinctes, mais dont je fus incapable de comprendre les dires, bien qu'ils furent aisé de deviner quand je sentis les lourdes mains gantées des paladins se posaient sur mes épaules et commençaient à me trainer au sol alors que mon regard se couvrait d'un voile. J'avais réussi et dans un dernier sursaut j'effaçais le sourire qui s’était brièvement dessiné sur mes lèvres avant de me laisser tomber dans un sommeil particulièrement paisible. Après tout, peut être n'avais je pas encore assez dormi durant le voyage pour être pleinement en forme...

Trois heures s'étaient écoulés depuis mon réveil. Il me restait vingt quatre heures de conscience.

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Après le départ d'Engar Brendal Vezio alla se chercher une theière d'argent dont il versa une part du contenu dans une tasse, faite dans le même métal que la théière. Il aimait sa richesse et de fait n'était pas des plus dispendieux, mais il aimait aussi les bonne choses et en la matière il considérait que l'argent était le meilleur équilibre possible entre les deux, d'autant plus que personne ne trouvait jamais cela vulgaire contrairement à une surabondance d'or ou de joyaux. Avec un léger sourire à cette pensée, à laquelleil avait déjà songée de nombreuses fois, il sirota doucement l'amer breuvage alors qu'il savait, sans la voir, qu'une silhouette commençait à sortir des ombres. Celui, enfin celle, qui lui avait donné toutes ces informations sur la provenance et les compagnons d'Engar et qui lui avaient précieuses pour avoir la certitude d'obtenir ce qu'il désirait. Il s'agissait celle qui se faisait nommer "Paresse".

"Curieux individu... Mais moins impressionnant que vous me l'aviez évoqué."


"Il est vrai qu'il semble s'être assagi... Cependant vous n'avez pas discuté avec lui ce dont nous avions parlé..."


"Allons, vous et vos hommes êtes ses amis il ne vous refusera pas cela, d'autant plus que si j'ai bien compris vous alliez l'aider..."


"Vu comme cela... C'est une sage économie d'effort, il aurait effectivement difficile de le convaincre d'emmener sept individus au lieu d'un, puisqu'il s'agit de tenir secrète notre présence ici."


"C'est par ailleurs un heureux hasard que vous ayez la même cible... Ce que cache la cathédrale, enfin de ce que j'ai compris vous aviez plus pour votre part des démêlés avec le clergé non ? Par ailleurs ses compagnons pourrait être d'une aide précieuse mais au vu du remue ménage qu'ils ont provoqué"


"... Je vous l'ai déjà dit, il est probable que nous fassions partis de cette liste d'individus à exterminer que vous aviez évoqué, même si j'ignore pourquoi.. Et il est fort probable que si nous pouvons apprendre quelque chose ce sera en ce lieu interdit à tout non membre de l'église, si nous ne sommes pas prisonniers... Quant à ses camarades j'ai déjà envoyé trois de mes éléments, un pour s'occuper de chacun d'entre eux, la fée n'ayant pas été aperçu à l'entrée de la ville et il aurait été difficile de la manquer."


Sur ces mots, alors que Brendal murmurez un léger "parfait", elle bailla et se dirigea vers des marches qui menaient à l'étage.

"Maintenant que tout est prêt il serait inutile et fatigant de parler plus avant je vais donc dans ma chambre... Néanmoins sachez une chose sur "Colère" malgré le fait que vous ne layez pas trouvé impressionnant."


"Quoi ?"

Elle lui répondit, mais en continuant de monter les marches, sans même se retourner.

"Premièrement il n'avait aucune raison de faire preuve du pêché auquel il est affilié, après tout c'est le seul qui a besoin d'un élément déclencheur pour exister chez chacun. Mais même de manière général il a fait des affaires pour ne pas vous répugnez... Ce n'est pas un pillard qui nous a sauvé la mise contre la guilde d'Onyx, mais "Gourmandises" qui mangé les cadavres qui obstruaient la sortie pendant que les autres qui étaient sur le terrain repoussaient nos assaillants pendant toute une nuit..."

Entendant cela l'avocat affiche une mine à la fois dégoutée et étonnée et il but cul sec son thé, comme si lui même ressentait le gout de la chair des morts dans sa bouche et qu'il tentait de le chasser, lors qu'en rejoignant sa chambre "Paresse" eut un, bref pour ne pas faire trop d'effort vains, sourire.

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Incroyable...C'était tout bonnement incroyable, qu'un nouvel arrivé aille directement dans les geôles était courant, bien que le pourquoi était un peu surprenant, qu'il en sorte dans la journée même était rare, mais c’était déjà arrivé, mais qu'il s'en prenne au commandant et n'ait aucunes représailles c'était bien la première fois ! Un bandage de fortune fait sur son nez sanguinolents Zephyr n’avait pas tardé à sonner l'alarme pour rattraper le fugitif et à mettre un dispositif efficace en place, et qui fut encore renforcé quand on lui annonça la découverte du meurtre de trois savants dans une des universités de la ville et une description assezdétailléd'un suspect qu ide par son allure de noble n'était pas passé inaperçu ! Est ce que ces événements étaient liés ? Cachaient ils quelque chose de plus grand ? C’étaient les questions qui venaient à l'esprit du jeune homme alors qu'il dirigeait lui même une des troupes chargée de trouver les criminels avec une grande application. Il était prêt à tout pour empêcher que la garde soit bafouée... Sauf à une chose et au travers d'une missive il fut poussée à quitter son groupe afin de ne pas la commettre, confiant le commandement au plus haut gradé du groupe après lui.

L'église venait de le convoquer dans la prison de la cathédrale afin de lui donner une nouvelle mission...Et il ne pouvait lui désobéir, bien qu'il se doutait que cet archevêque, plus qu'étrange, devait être celui derrière cela... Et s’il n'en tenait qu’à lui il aurait préféré laissé les fugitifs s'échapper plutôt qu'avoir encore affaire avec ce personnage qui n'hésitait pas à sacrifier la vie des hommes sous le commandement de l'officier sans raison apparente...

Si seulement il avait le choix...
Engar
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Quatre "monstres", une enquête, des dégats. - Page 2 Empty Re: Quatre "monstres", une enquête, des dégats.

Message  Yann Jeu 13 Sep 2012, 18:33

Yann étendit les bras en signe d'apaisement:

"Nous n'allons pas laisser notre hargne apparaître devant la maison de Dieu tout de même."

Les quatre hommes se regardèrent quelques instants, avant que le chef des mercenaires ne hausse les épaules.

"Bah... De toute façon, notre cible ne fait pas partis de tes gibiers habituels cette fois-ci, alors à moins que tu n'aies changé tes méthodes, nous n'allons pas nous croiser cette fois-ci."

Les deux jumeaux regardèrent leur supérieur, l'air un peu surpris.

"Chef, vous êtes sûr que..."

"Nous n'allons pas traîner ici. Nous avons de la route à faire."

Sur ces mots, le chef se retourna et marcha en direction du centre-ville, suivi quelques secondes après par les jumeaux. Au tournant, l'un des deux jeta un dernier regard en direction du forgeron avant de quitter son champ de vision.

Yann resta ainsi quelques secondes, mais les mercenaires ne semblant pas revenir sur leurs pas, il se retourna face à aux portes de la chapelle et y rentra sans hésitation, avec un léger sourire en pensant à l'idée reçue que seuls les humains peuvent franchir de leur plein gré les portes d'un lieu saint. A l'intérieur, quelques pauvres hères se recueillaient en silence, agenouillés chacun devant un banc, mais plusieurs autres étaient vides d'occupants. Le prêtre, un homme vêtu d'une simple toge et avec un léger embonpoint, semblait également prier au pied de l'autel de la chapelle. Mais il n'était pas totalement inconnu aux yeux du forgeron. Il s'approcha doucement pour ne pas rompre le silence, et son impression première se confirma. Il chuchota:


"Père Blaise?"

Le prêtre sursauta et se retourna.

"Yann? Quel surprise de te voir ici!"

Sans laisser le temps au forgeron de répondre, le prêtre lui intima le silence et l'attira dans une petite pièce à part, la chambre de l'homme d'église si on l'en croyait l'austérité du mobilier présent. Une fois qu'il eut refermé la porte, le dénommé Père Blaise entama la discussion.

"Que fais-tu ici, mon fils? Je croyais que tu fuyais les grandes villes?"

"Mes pas m'ont conduit ici. Mais vous-même, vous êtes bien loin de vos paroissiens."

Le prêtre perdit son sourire et sa voix se fit un peu plus basse.

"L'évêché avait besoin de quelqu'un pour s'occuper des pauvres de ce quartier de la ville. Les temps sont durs en ce moment, et la prière est tout ce qu'il reste à certains. Ils ont besoin de quelqu'un pour les guider."

"Mais pourquoi vous, alors que vous étiez aimé de vos gens?"

L'homme de foi tourna la tête nerveusement vers la porte et parla plus doucement encore.

"Je ne devrais pas parler de ça..."

"Vous savez que vous pouvez avoir confiance en moi. Si ce fardeau est trop lourd pour vous, vous devriez parler, comme vous le conseillez à chacun."

"J'ai déjà vu certains de mes confrères qui étaient moins avisés. Père Blaise reprit son sourire. Ce que je vais te confier ne devra pas franchir ces murs. Puis-je compter sur ton silence, mon fils?"

Yann acquiesça d'un mouvement de tête, un léger sourire aux lèvres.

"Je crains que l'évêché n'ait décidé que le pardon n'était plus la méthode à appliquer avec chacun. L'Inquisition devient de plus en plus puissante, et les villes sont le meilleur endroit pour surveiller ceux qui ne suivraient pas aveuglement leur chemin. Et de plus, ils ont réduit ma dose de vin... Mais assez parlé de moi. Tes pas t'ont conduit ici tu disais, mais quels pas? Tu ne rentres jamais en ville par hasard."

L'épéiste eut un léger rire.

"Décidemment, vous me connaissez trop bien, Père Blaise. Je suis à la recherche d'une famille dont les seules fautes sont de ne pas être nés comme leurs voisins, et de s'être fait surprendre. On m'a dit qu'ils pouvaient avoir été emmenés ici."

Le prêtre intima le silence et ouvrit la porte pour regarder à l'extérieur. Après quelques secondes, il la referma. Il reprit la parole extrêmement doucement, et en regardant toujours autour de lui. La peur de l'homme d'église était réellement visible.

"Si je te dis ça, je reçois le même châtiment que le malheureux actuellement sur la grand-place: le bucher. Il a accepté son châtiment, n'essaie pas de le sauver, précisa précipitamment Père Blaise en voyant le changement d'expression de son interlocuteur. L'archevêque est actuellement en ville et a accueilli de lui-même une troupe de missionnaires de l'Inquisition ramenant une demi-douzaine d'hommes félins venant d'un village voisin il y a quelques mois. Si ce sont eux que tu cherches, ils ont été emmenés dans les sous-sols de la cathédrale. Ils doivent toujours y être si ils ont survécu à ce qui s'y passe."

"De quoi parlez-vous? Que se passe-t-il??"

"Je ne sais pas moi-même... Mais l'Inquisition a arrêté d'exécuter publiquement ceux qu'ils arrêtent pour les conduire dans ses prisons. Mais personne n'en ressort, ni aucun corps. Tu devrais laisser tomber Yann."

"La fille de cette famille les attends. Vous connaissez mon opinion sur les familles, mon père."

"Tu ne les laissera pas avant d'avoir leur corps devant les yeux, n'est-ce pas? Pense à la peine de ta propre famille si tu meurs Yann. N'oublie pas que tu n'es qu'un homme."

Le forgeron lycan dut se faire violence pour rester silencieux. Malgré toute la sympathie qu'il éprouvait envers le prêtre, il ne lui avait jamais dit cette partie de la vérité. Il n'aurait jamais accepté ce que cela impliquait, et il se contenta de garder un visage impassible et déterminé, et le prêtre soupira.

"Quoi que je puisse dire, tu agiras selon ton cœur. Si plus d'hommes étaient comme toi, le monde serait plus vrai à défaut d'être meilleur. Je t'ai dit tout ce que je savais, et je ne peux t'aider d'avantage. Même si ce n'est plus ma paroisse, ces gens ont besoin d'un guide pour survivre, et je suis le seul à leur disposition."

Le prêtre sourit doucement et rouvrit la porte pour sortir, invitant l'épéiste à le suivre.

"Que la Lumière guide tes pas, Yann."

"Vous de même, mon père."

Yann sortit de la chapelle et estima l'heure : il avait encore un peu de temps avant le rendez-vous fixé par le chasseur de démon, aussi décida-t-il d'aller voir la cathédrale. Rapidement, il se rendit compte que quelque chose avait changé: les gardes étaient agités et semblaient rechercher quelqu'un. Yann reçut quelques regards rapides avec son arme qui dépassait de son épaule, mais il ne devait pas correspondre aux critères de recherche. Mais en arrivant devant les portes majestueuses du cœur religieux de la ville, il vit à au fond quelqu'un se faire emmener par des paladins et d'autres gardes et prêtres. Et il reconnut cette personne: Engar.

*Ce n'est pas un hasard, il a trouvé aussi. Mais il a préféré un autre moyen de se rendre à l'intérieur.*

Le lycan était confronté à plusieurs choix : soit il le suivait, soit il allait prévenir les autres membres du groupe. Cette dernière possibilité était sans doute la plus raisonnable, et il repartit vers le point de rendez-vous fixé plus tôt. Sans toutefois courir pour rester discret, il comptait bien les retrouver le plus rapidement possible.

*********************************************************************************************

Atteignant la porte nord, trois mercenaires s'aperçurent que les gardes empéchaient quiconque de sortir avant un examen minutieux, conséquence des mouvements de troupes qui parcouraient la ville. Le chef se pointa devant un des gardes et lui montra une missive, cachetée du sceau de l'archevêque. La réaction du garde fut simple: un net blanchissement de peau et une ouverture du passage pour les trois hommes. Après quelques secondes de silence, un des jumeaux ouvrit la parole.

"Pourquoi devons-nous faire ça, déjà?"

"Je crois que l'archevêque commence à en avoir assez de cette tour Kanabo. Il pense qu'ainsi, il pourra forcer les gardes à se dévoiler et à montrer des failles."

"Cela dit, s'en prendre à des jeunes... Ce sont des méthodes extrêmes quand même."

"Tu préfèrerais prendre leur place, Mat? Moi j'ai bien l'intention de vivre."

Le dénommé Mat allait commencer à répondre, puis il se ravisa et garda le silence, imité par son jumeau.

*Mais ils n'ont pas tort. Que compte il faire d'eux?*

Il garda sa réflexion pour lui-même. Il y avait beaucoup plus que son salaire en jeu cette fois s'il parlait trop.

*********************************************************************************************

"COMMENT AVEZ-VOUS PU LAISSER FAIRE CA??

Celui qui venait de parler frappa lourdement la table en bois devant lui de sa main gantée, devant le seigneur qui avait pourtant accueilli cette troupe de l'Inquisition au grand complet.

"Mais... je vous assure que..."

"SILENCE!!"

Le seigneur se tût, avalant sa salive face au prêtre inquisiteur. Pourtant ce dernier paraissait bien moins fort que lui, mais il inspirait une telle présence qu'il était impossible de rester impertinent face à lui. La présence de trois paladins en armure blanche frappée d'une croix d'or y était sans doute pour quelque chose.

"Votre fille est morte! Morte! Et sa mort était marquée par les démons! Et dans le même temps, un honnête marchand a été torturé à mort dans sa propre demeure pour avoir donné l'alerte d'une présence monstrueuse ici-même. Dans votre intérêt, je vous conseille de dire TOUT ce que vous savez sur ce soi-disant médecin, ou vous rejoindrez votre fille dans la cour."

Le seigneur se retint un instant de respirer: dans la dite-cour, le corps paisible de sa fille et toutes ses affaires étaient en train d'être 'purifiés' sur un bûcher, sous surveillance inquisitoriale. Et de ce qu'il en savait, la demeure du marchand en question était sur le point de subir le même sort, si cela n'avait pas déjà commencé. Il déglutit avant de répondre, plus rapidement et avec une voix un peu plus haute que d'ordinaire.

"Il disait s'appeler Yeager Vanderdust et être un médecin en train de mettre au point un produit pour lutter contre les monstres. Il semblait s'intéresser tout particulièrement aux monstres panthères pour...."

"Les monstres panthères?"

L'intéressé acquiesça rapidement, ravi de pouvoir se taire.

"Partez directement vers Aunar avec le cheval le plus rapide. Prévenez Monseigneur l'Archevêque de ces faits, avec la description de ce Yeager et de ses compagnons dès que nos hommes en ville seront revenus. Il doit être informé au plus tôt. Aucun repos autorisé en route!"

Celui qui avait parlé était le plus âgé des trois paladin et s'adressait à un des deux autres, qui partit sans attendre.

"Capitaine De Voisier, la prochaine fois, je vous saurais gré d'attendre mes ordres avant d'en donner."

"N'était-ce pas les instructions que vous alliez vous-même formuler Monseigneur Luc?"

"Là n'est pas la question. Depuis que nous avons appris ces évènements, vous n'avez plus le commandement de cette mission. Ne l'oubliez pas."

Le capitaine s'inclina et garda le silence, tandis que le prêtre inquisiteur tourna à nouveau son attention vers le seigneur, mal à l'aise.

"Est-ce là tout ce que vous savez sur ce Yeager?"

"Il ne m'a rien dévoilé de plus, et je vous ai déjà dit à quoi il ressemblait. Je ne sais pas s'il était accompagné ou pas."

A cet instant, un autre soldat inquisitorial entra dans la salle.

"Le démon a été vu entrant en compagnie de deux autres personnes, et il semble qu'il soit reparti en compagnie de ces deux mêmes personnes et de deux autres voyageurs arrivés séparément et plus tôt. Personne n'a vu dans quelle direction ils sont partis, et le messager a été informé et est parti."

S'ensuit alors une description des hommes en question.

"Vous ne reconnaissez aucun d'entre eux?"

Le seigneur secoua la tête. Devant le regard sombre et acéré du prêtre, il avait la bouche extremement sèche et respirer lui semblait déjà extrêmement douloureux.

"J'espère pour vous que nous retrouverons leur trace. Sinon, nous pourrions nous montrer sévère face à votre... écart."
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Message  Captain Morgan Lun 17 Sep 2012, 19:11

*Je parie que tu es en train de te dire que c'était comme voler une sucette à un enfant... Sauf que le problème, c'est que l'enfant est le capitaine de la garde de la ville bon sang ! Qui te dis qu'il ne vas pas envoyer ses troupes à tes trousses et même prévenir le clergé ?*

Le pirate ricana de manière sardonique et continua d'avancer dans la rue marchante sans prendre compte des regards intrigués qui se portaient sur lui. Le flibustier sifflota un air entraînant pour dissiper les doutes des éventuels observateurs un peu trop pressant. Après encore quelque pas, et en laissant le ''lien''avec Jack qui venait de le tancer vertement à propos de sa gaminerie de tout à l'heure pour lui indiquer qu'il ne l'ignorait pas. Après encore quelques pas, le pirate "soupira" mentalement et répondu au rongeur caché dans son couvre chef :

*Allons, arrête de râler : je n'ai tué personne et le jeu en valait la chandelle... Tu aurais vu sa tête ah ah ah ! C'était trop drôle de le voir si surprit ! Mais bon, je ne pense pas que cet homme a autant d'influence qu'il le souhaite dans cette ville : la présence du clergé humain doit restreindre de beaucoup son autorité de petit capitaine de la milice. Et puis quand bien même, tu sais aussi bien que moi qu'ils ne pourraient rien contre nous : je suis plus doué à l'épée que ces paysans et plus résistants qu'eux. Le seul soucis que je pourrais avoir réside dans l'inquisition et je n'ai pas encore vu le moindre paladin ou prêtre armé errer dans les rues.*


Peu convaincu malgré tout, le familier maudit du capitaine mort-vivant émit un petit ''c'est vrai que la tête de cet idiot était quand même bien amusante à regarder."Qui fit encore pouffer de rire le flibustier. Du reste, malgré ce petit interlude à la caserne, le flibustier n'avait encore rien fait de véritablement constructif mais avait-il encore le temps de faire quelque chose ? La réponse fut un oui quelque peu hésitant qui s'affirma quand il s'arrêta pour demander l'heure à un marchant en adoptant un air très pressé. L'homme le renseigna, le prenant sans doute pour un marchand pressé mais s'arrêta et héla le pirate déjà sur le départ. Intrigué, ce dernier se retourna en manquant de perdre son chapeau lors de la petite pirouette et se rapprocha du bonhomme au sourire toujours jovial. Se raclant la gorge, le gros homme demanda d'un ton affable à son ''collègue" :

-Messire, vous tentez de quitter la ville pas vrai ? Je suis au regret de vous dire que ça risque d'être difficile car, apparemment, l'inquisition semble être agitée dans le secteur et cela s'est répercuté sur la ville : la garde est sur le qui vive et les contrôles se sont fait plus corsés aux portes de la cité. Enfin, un ''brave marchand honnête'' comme vous ne devrait pas avoir de problèmes... Je crois.

Le sourire de l'homme à l'ample bedaine et aux favoris frétillants alerta Morgan : qui était cet homme ? Un agent de l'inquisition ? En tous cas, l'inconnu semblait avoir vu clair au travers du déguisement du mort-vivant et constituait donc une menace. Cependant, Jack intervint inopinément et souffla à son maître que le pourceau était juste intéressé par l'idée de s'enrichir soit en le dénonçant aux gardes soit en plumant le pseudo marchant. Hochant la tête, le pirate dit à voix haute :

-Oh vraiment ? Et bien c'est fâcheux : certaines de mes... Marchandises ne passeront sûrement pas les contrôles et quitte à les perdre... Je préférerais encore les voir entre les mains d'un ''confrère'' qu'entre les salles pattes des gardes !

Le véritable marchand sourit si fort que ses favoris durent lui gratter le lobe de l'oreille et fit signe au marchant de le suivre dans l'arrière boutique d'un étal proche, sans doute le sien. Une fois hors de vue, le flibustier laissa sortir son rat de son son chapeau sous le regard dégoûté du marchant qui s'exclama ''est-ce un rat qui vient de sortir de votre chapeau ?" avant de s'étrangler dans un gargouillis quand l'Undead perfora le torse du gros homme avec son épée. Amusé, le pirate laissa choir le corps de l'homme et murmura dans l'ombre de la ruelle :

-Est-ce une épée qui vient de s'enfoncer dans votre poitrine ?

Ricanant, le bel homme à l'oeil balafré se dépêcha de rejoindre le lieu où devraient logiquement se trouver ses compagnons... Si jamais les mouvements de la garde ne leurs avaient pas causés des problèmes. Une fois en vue du coin désigné, le forban se figea : un garde en armure piaffait en tapotant du pied sur le sol en jetant des regards courroucés autour de lui. Malgré ses tentatives d'éviter le regard de l'homme au visage invisible, Morgan dû fixer l'étrange soldat dans les yeux : au départ, le mort-vivant cru que le chevalier lui faisait un clin d'oeil... Puis il vit un oeil d'or s'allumer... Vigriss ! Le faux chevalier vint jusqu'à son capitaine et, pour tenir sa couverture, s'empara vivement du bras du pirate et le conduisit à l'écart. Si des gens observaient le duo, il aurait juste s'agit d'un chevalier voulant infliger un correction à un être un peu trop incivique à son goût. D’ailleurs, sur toute la durée du chemin menant Vigriss et Morgan à l'écart, le second du capitaine proféra force jurons, grommellements sourds et malédictions qui arrachèrent des sourires compatissants pour Morgan à quelques passants. Dés qu'ils furent hors de vue des passants, l'autre pirate mort-vivant expliqua à son chef qu'il avait dû faire cela pour rester cacher car les gardes se faisaient trop pressant. L'autre homme lui donna aussi plusieurs renseignements d'importances : la fait qu'Engar aie été capturé ainsi que la position du loup-garou accompagnant le groupe. Sur ce, l'homme à l'oeil doré se retira et revint dans la rue en faisant mine de s'essuyer les poings avec un chiffon pour parfaire l'idée qu'il avait été rosser un plaisantin à l'abri des regards. Attendant plusieurs longues minutes, le pirate revint sur ses pas, sur la place où Vigriss l'avait alpagué. A la place du pirate déguisé en chevalier se tenait Yann cette fois et le flibustier se dirigea directement vers lui. C'était peut-être un peu imprudent mais peu importe... Il ne le salua pas d'un geste mais le salua de la tête pour qu'il le reconnaisse. Arrivé à sa hauteur, il desserra les dents et souffla doucement :

- Salut, j'ai apprit pour Engar, que ce qu'on va faire à ce sujet ?


La question était assez vague et si jamais quiconque aurait tendu l'oreille, il aurait juste pensé au fait que les deux hommes se connaissaient et avaient apprit une grave nouvelle à propos d'un ami ou d'un parent. Cependant, il allait vraiment falloir bouger car, si les citoyens n'allaient pas réagir à outre mesure à la présence de deux êtres si disparates, les gardes, eux, risquaient de penser différemment. Au moment où le loup allait sans doute répondre, une voix féminine s'éleva juste derrière Morgan et dit juste assez fort pour que les deux monstres l'entendent malgré le brouhaha ambiant :

-Je pourrais vous aidez à ce sujet car je peux entrer partout... Ou vous faire entrer partout... Ou encore vous faire sortir de quelque part.


Se retournant, le pirate détailla rapidement la femme sortie de nulle part : blonde, fine et grande, elle avait un regard pétillant de malice et était vêtue d'une tenue de cuir légère mais pratique. Vu son allure souple et féline, il devait s'agir d'une voleuse et Morgan avait l'oeil pour cela mais ça n'empêchait cependant pas notre homme d'être méfiant. Pour le prouver, il demanda sans ambages :

-Et pourquoi vous nous aideriez ? Qu'avez-vous à y gagner ?

La donzelle sourit, montrant une belle série de dents nacrées... Et bien aiguisées. Elle referma la bouche aussi vite et son regard devint plus sérieux. Elle répondit d'un ton plus sec :

-Parce que je dois me tirer d'ici en vitesse : les nôtres disparaissent et sont sans doute exécuté sans outre forme de procès... Je ne veux pas être la suivante sur la liste c'est tout.

Le pirate mort-vivant hocha la tête et regarda Yann pour quête son avis : à eux deux, ils n'iraient sans doute pas bien loin avant de se faire avoir par les prêtres et les gardes alors un coup de main ne serait sans doute pas de refus si les deux monstres décidaient d'aller aider Engar.


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Message  Invité Ven 21 Sep 2012, 07:45

J'avais une fois de plus déraillé. Mais qu'importait! Pour ce coup là, je n'avais pas fait ça pour moi mais pour le bien de tous & toutes. Ces espèces de malades mentaux étaient bons à être enterrés... Mais bon. Pas le temps de m'ennuyer à nouveau avec ces idioties. Je suis trop occupé! Je dois retrouver mes compagnons et voir la suite du pl... Mmh? C'est qui ces types? Ils semblent tous rechercher quelque chose.... Je ne sais pas pourquoi mais les regarder suscite un intérêt tout particulier chez moi. Je les observe un peu mieux et remarque la cause de cet intérêt: Leurs blasons. Pour les types qui portaient des armures, tous en avaient dans le groupe mais plus ou moins légères, je pouvais clairement voir sur eux la marque de cette infâme organisation chasseuse de monstres. C'est non sans un air dégoûté que je le constate et ainsi me fais aussi petit que possible. Ils se dirigent vers l'université? Oooh quelle merde. Je savais que tout les illuminés étaient là bas mais si j'avais sur que l'Inquisition ferait une patrouille si tôt... Si tôt? Non. Impossible. Comment ces mecs pouvaient arriver aussi vite alors qu'il y avait que moi et les victimes de mon plan qui étaient au courant du génocide improvisé. Le poison dans les boissons mettrait entre deux et trois jours pour les éliminer. Les grands buveurs se retrouveraient sûrement mort durant leur sommeil cette nuit. Mais ce qui m'inquiétait, c'était ce "pourquoi" l'Inquisition se ramenait. Ils ne pourraient pas analyser le poison assez vite pour sauver les victimes de ce dernier mais ce qui était sûr c'était que si ils étaient là: Ils me cherchait. Enfin tout du moins c'était une des deux possibilité. La seconde étant qu'ils veuille des informations sur l'avancée de ces scientifiques sur le golem... Et là, toute ma théorie effondrerai pour me laisser serein mais malheureusement, j'étais plutôt prudent. Même si je ne vous cache pas que cette paranoïa que je développais m'agaçait un peu. Depuis que je traîne avec ce "Engar", j'ai cruellement l'impression que TOUT LE MONDE veut notre mort! En général tout du moins. Ma réflexion terminée, je me fond dans la masse qu'est la foule de la ville et commence à m'éloigner pour rejoindre mes camarades. Je DOIS les prévenir!

Mes pas m'emmènent vers la grand place. Je cherche du regard mes compagnons quand soudain j'entends ce nom. Yeager. C'est le mien oui. On m'appelle... Et si s'était un véritable allié, je ne devais surtout pas regarder cette personne. Je fais donc comme si de rien n'était, marchant calmement. Je m'arrête pour regarder les articles d'une boutique et une main se pose sur mon épaule. Je regarde qui c'est du coin de l'oeil... Et je vois quelqu'un d'encapuchonné qui se retrouve devant moi. Sa tête est clairement cachée par sa capuche et il la baisse pour éviter que je ne vois son visage. Je vois néanmoins un large sourire avant d'entendre de nouvelles paroles

"Juste pour te mettre mal à l'aise~"


Et il me donne une légère tape sur la poche, s'évadant ensuite dans un ricanement perfide avec un air pressé. Je n'avais fait qu'ignorer sa présence, consultant les articules comme si il n'était jamais venu me déranger. Qui était-ce? J'avais pas encore entendu cette voix, sinon je m'en serait souvenu... La voix d'un homme de mon âge. Enfin, d'âge moyen, la vingtaine... Moi j'avais l'air de l'avoir cette vingtaine et pourtant il fallait y additionner quelques siècles pour atteindre la bonne date! Mais passons. Je ne m'attendais pas au coup fourré qu'il venait d'improviser probablement. Deux gardes réquisitionnèrent ma présence en m'éloignant un peu de la foule, dans une ruelle. Ils me demandèrent alors en quoi je connaissais cette personne encapuchonnée et si elle m'avait donné quelque chose... Je me sens mal à l'aise. Comme l'a dit l'autre fumier. Je ne sais pas si je dois dégainer et les égorger ou les laisser parler. Je suis effrayé par ce qu'ils me veulent et pourraient savoir sur moi... C'est alors que je comprends que mon comportement de tout à l'heure n'a fait qu'endurcir l'idée du complice. Celui qui n'a rien vu... Et merde. Il était loin d'être con l'inconnu! Je leur dit alors que je ne l'avais jamais vu jusqu'à présent et ils se montre bien moins tendres. Ils commencent à me menacer... Je finis par avoir une idée: Je joue le rôle du paniqué et m'excuse avant de leur dire de me suivre. Je vais les guider à lui... Bien sûr que non. La seule personne à qui je peux les présenter, c'est la faucheuse! Je les éloigne juste de cette place. Tout doucement... Et arrivé à bonne distance, je me retourne dans une tranche dantesque. Gorge. C'était ma cible. Je les tranche aussi vite que possible pour éviter tout son et laisse les corps tomber. Je regarde de ci de là et profite des ordures qui doivent probablement servir de poubelles et repères de mal fortunés pour cacher mes deux victimes. Tuer, tuer, tuer... Bordel, l'infiltration m'aimait pas! Je faisais de mon mieux pourtant! Quoi qu'il en soit, je repars pour chercher mes amis et vois un groupe de personnes assez louche... Je sens malgré les mélanges d'odeurs celle de mon camarade Kanish! Je m'approche, prudent et voit qu'il y a une femme avec mon groupe... Et pas d'Engar. On l'avait échangé? Pas mal l'idée!

NON! Arrête d'être con Yeager! Je dois rester sérieux et concentrer... Je marche un peu et réfléchis à une approche... Si j'arrive comme une fleur, on sera pas suspect mais PIRE! Je vois avec eux cette femme et en y repensant, je me dis qu'il y a peut être moyen que je me fasse passer pour son compagnon... Mais la dernière fois que j'ai fais ça à une femme, c'était une lamia. Et sa baffe, en plus de m'arracher la mâchoire, m'avait ARRACHER la chair! Alors avec elle que je ne connaissais pas, j'avais un peu peur de me faire exploser la mâchoire! Je souris nerveusement en y repensant et décide de réfléchir à dix fois plutôt que d'y aller comme un idiot. Je m'approche donc calmement et m'assoit un peu plus loin, en face d'eux. Je leur jette un coup d’œil pour voir si il m'ont vu puis j'attends... Que faire de plus? Je n'étais au courant de rien et j'avais un cruel soucis qu'était celui de penser qu'on nous observait... Encore et toujours.

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Message  Engar Ven 21 Sep 2012, 13:42

"On ne peut pas dire que vous ayez fait dans la dentelle."

La voix grave et étonnamment douce venait d'un coin d'ombre près du lieu de rendez qu'avait fixé Engar, juste derrière Yeager. Bien sur pareil intervention aurait de suite pu causer la mort du responsable de ces dires par simple méfiance, mais ce dernier limita les risques le concernant en sortant de sa cachette et portant ses mains haut derrière sa tête pour prouver qu'il n'allait pas dégainer son arme, chose d'autant plus plausible qu'il s'agissait d'une lance et que la posture qu'il avait par rapport à la position de cette dernière la rendait très difficile à prendre rapidement et efficacement en main. Pourtant malgré cet état de faiblesse l'inconnu ne semblait nullement inquiet, voir presque guilleret.

De toute façon il était presque impossible de savoir de quoi il en retournait le concernant. "Luxure" n'avait pas d'égal, du moins à sa connaissance, dans le domaine de la dissimulation, qu'il doive le faire parmi d'autres personnes, dans un milieu particulier, comme il venait de le faire, ou pour ses sentiments. Il maniait avec une efficacité presque parfaite les traits de son visage pour leur donner l’expression, ou l'inexpression, nécessaire selon les situations et si cela ne suffisait pas il était capable de changer du tout au tour son allure, que cela soit par de simple vêtements, des maquillages complexes, de parfums pour brouiller son odeur, voir carrément en changeant son corps au travers de "leurres" qui empêchait qu'on soit à même de mémoriser ne serait ce que partiellement cet individu . Aujourd'hui il avait une apparence qu'il arborait couramment, bien que même les autres pêchés savait que ce n'était pas a vrai, chose confirmée quand en se montrant un peu trop tacite à l'égard d'"Orgueuil" cette dernière avait brulé l’extrémité d'un de ses doigts et que ce dernier avait fondu, trahissant un des subterfuges qu'utilisait "luxure" pour changer même les plus infimes détails de son corps... Ceci dit il n'avait en rien atténuer la douleur du séducteur qui fut obligé de s'éloigner pour retirer la résine brulante de son vrai doigt sans avoir à le "montrer" aux autres, qui respectèrent cela, c’était une des règles de leurs groupes. Ne pas piquer la nourriture de "Gourmandise", ne pas essayer de subtiliser de l'argent à "Avarice", ne pas exhiber ses possessions à "envie"... Ne pas chercher à connaitre la véritable apparence de "Luxure".

Toujours est il qu'il y avait une constante ans ses apparences successives, elle étaient toutes belles ou tout du moins charismatique,sauf en cas d'extrême nécessité, et celle là ne faisait pas exception à la règle. Ses traits étaient fins ses yeux d'un vert émeraude luisaient particulièrement ses habits pouvaient attiser le désir sans pour autant être provocateurs à outrance, ses mains semblaient fines... Parfois pour plaisanter les autres péchés disaient que c'était pour compenser quelque chose, bien qu'ils aient jamais précisé quoi. s'il s'agissait de sa véritable apparence ils parlaient sans savoir, mais savaint cela et si lesnes dela hcose était à prendre de manière plus vcommune et vulgaire... Cela ne pouvait être qu'erronés sinon cet homme n'aurait pas été choisi pour être la "Luxure", une autre espèce d'accord tacite, et les "victimes" de ses atours pourraient le confirmer, à moins qu'encore une fois il se soit s'agit d’artifices. Toujours est il qu'il semblait ne pas s'en faire concernant la réaction de ses interlocuteurs et s'il était vrai qu'il semblait grave, pour une toute autre raison, cela n'enlevait rien à la sensualité dont il faisait preuve dans chacun de ses gestes, cela étant devenu comme un réflexe chez lui.

"De fait c'est sans doute avec raison que notre meneur nous a demandé de vous suivre..."

A peine prononçait il le "nous" qu'une jeune femme à la chevelure flamboyante, mais coupé court, et un homme à peine plus âgée à la chevelure d'ébène sortirent des ombres, depuis les zones d'où provenaient respectivement Morgan et Yann. Les deux n’avaient pas la même allure "pacifique" que leur compagnon. La première, maquillée à outrance, était vêtue comme à son habitude de vêtements assez courts et serrés, ce qui était aussi le cas des sacoches qu'elle portait et qui contenaient ses explosifs, pour éviter qu'ils ne prennent feu quand elle usait de ses "craches feu". Il s'agissait de larges assemblages de métal, imitant en apparence des gueules de dragon et couvrant tout ses avants bras. Cela cachait bien sur le mécanisme d'activation, mais aussi la réserve d'huile nécessaire à son fonctionnement ainsi que deux trois petites fonctions annexes qu'elle gardait bien évidemment secrète. Le second pour sa part était bien plus couvert, mais sa tenue était dans le même plus disparate, semblant comme constitué de bric et de broc sans pour autant sembler gêner ses mouvements. Son arme était une épée courte, mais dont la garde était frappé aux armes de la ville, une lame qu'il avait volé à un garde en suivant Yann. Il la tenait de manière négligente, affichant qui plus est un sourire des plus espiègles à l'assemblée. Les trois nouveaux venus "entouraient" ainsi les compagnons d'Engar ainsi que la voleuse qui les avait abordés et si cela devait dégénérer ils avaient un énorme avantage sur eux. Eux connaissaient leurs capacité et leurs moyens, ce qui n’était aucunement réciproque... Cependant ce n'était nullement leur intention et "Luxure" désigné par "Paresse" pour gérer l'affaire garda un oeil sur ses camarades, sachant très bien les limites qu'ils pourraient franchir. "Orgueuil" fixaient déjà la roublarde et essayait de comparer sa beauté à la sienne et "Envie" lorgnait déjà sur les possessions des autres, lui même n'étaient pas insensibles aux idées de ce qu'il pourrait faire avec certain membres de ce groupe... Cependant il demeurait le plus lucide d'entre eux et pour éviter les débordements il fallait finir cette conversation et peut être agir au plus vite... L'action était une des seules choses capable d'atténuer les pêchés qu'ils représentaient.

"... Car la garde ne tardera pas à vous dénicher, mais nous pouvons repousser cette échéance... Ah bien sûr je suppose qu'il y a quelques formalités à régler comme les présentations, sans quoi vous n'allez pas nous faire confiance. Dans ce cas appelez moi "Luxure"..."

Il fit alors une révérence gracieuse, tout en élégance, pour en se redressant désigna tour à tour l'incendiaire et le voleur.

"Et voici "Orgueil" et "Envie"... Je serai ravi de vous dire leurs noms, cependant moi même je l'ignore alors vous comprendrez pourquoi je tairai également le mien. Si vous commencez à avoir une idée de ce que cela signifia oui... Nous représentons les "pêchés" tel que les a décrétés la sainte église et nous sommes incomplets."

Ses dires auraient pu éveillé la méfiance mais outre a maîtrise du verbe et des intonations qui lui permettaient plus aisément qu'à d'autres de mettre en confiance ses interlocuteurs, le mépris qu'il manifesta en évoquant le clergé était des plus convainquant quant à la hargne qu'il pouvait lui vouer.

"... Je tiens à préciser cependant que nous n'avons aucun lien directe avec elle, il semblerait même qu'elle désirerait obtenir de nous certaines choses que nous ne voulons pas lui donner. Cela pourrait être notre vie mais nous n'en avons pas la certitude. Maintenant que vous savez qui nous sommes vous devez vous demander pourquoi nous vous avons suivis. Tout simplement car nous savons que vous partagez nos objectifs... Enfin pas exactement, vous voulez retrouvez des beasts panthère probablement situés dans les geôles de la cathédrale alors que nous voulons juste nuire à nos détracteurs et savoir ce qu'ils nous veulent exactement, mais dans le fond ils sont reliés."

Il s'étira alors lascivement puis jeta un regard langoureux à la voleuse avant de reprendre la parole.

"Enfin si cela ne suffit pas à vous convaincre qu'un collaboration entre nous nous serait profitable, sachez que trois de ceux qui manquent à l'appel, soit "Paresse, "Avarice et "Gourmandise" sont en train de préparer un échappatoire et pour notre part nous savons tout comme votre ... Nouvelle comparse comment s'introduire dans les geôles de ce lieu saint. Enfin dernier détail, si vous connaissez un peu le précepte religieux vous noterez qu'il y'a encore un pêché qui n'a pas encore été évoqué. La "Colère"... Disons qu'il s'agit de notre carte maîtresse puisqu'elle est déjà sur place."

Elle, il.... C’était un homme, mais il n’avait jamais su si'l devait dire l'un ou l'autre puisqu'on disait LA colère... Aucune importance dans le fond, au pire cela ne ferait que les embrouiller un peu plus, ce qui ne serait pas dérangeant. Néanmoins il ne put retenir un léger sourire, peut être avaient ils déjà compris...

"Quoi qu'il en soit... Nous comptons vous aider, néanmoins il va falloir détourner l'attention de la garde, de cela nous nous en chargeons, vous agissez dès que possible, nous devrions pouvoirs nous retrouver plus tard assez facilement... Peut être même à l'entrée s'il s'agit de la même que celle que votre camarade compte prendre et si nous sommes assez rapides."

Cela pouvait paraître arrogant, mais "perdre" la garde serait facile à faire. Par contre il été certains qu'ils prendraient malgré tout des mesures comme fermer les portes de la ville, d'où la nécessité de l'échappatoire que "Gourmandise", "Paresse" et "Avarice" devaient mettre en place... Et sans plus un mot il prit une voie différente à celles d'où chacun d'eux venaient et il fut suivis de es compagnons... Laisser les autres répondre étaient inutiles, il n'y avait rien d'autre à ajouter et ils comptaient bien agir de toute manière. Revenir sur leurs pas l’étaient aussi car il savait que chacun d'entre eux s'étaient occupé à merveille des traces que ceux qu'ils avaient suivis avaient pu laisser derrière eux, ainsi que les leurs. Après tout un pêché se devait de ne pas être exhibé au grand jour. Puis ils se séparèrent à nouveau, se diviser était une nécessité au vu du nombre de patrouilles que la garde avait mises en place, mais ils savaient qu'ils se retrouveraient sans aucun soucis.

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Je ne sais pas quelle combien de minutes s'étaient écoulés entre ma capture et mon réveil, mais probablement était il assez court. Le temps aux paladins de me traîner dans les geôles, de me retirer mes armes et mon armure me laissant qu'un pantalon de lin, de me jeter sans ménagement dans une cellule et de me balancer un seau remplie d'eau croupie. Sans doute accompagné de pisse et de sang au vu du gout qui se répandit sur mes lèvres et de l'odeur qui assaillit mes narines à mon réveil... Je m'en tirais à bon compte, au vu de mon crime et de ma résistance ils auraient pu me traîner directement jusqu'à la salle de torture.... Mais sans doute avaient ils quelque chose d'autre à faire ou désiraient ils me faire découvrir l'hospitalité des lieux.

En reprenant complètement mes esprits je constatais avec soulagement que j'étais seul dans ma cellule, ce qui me facilitait la tâche. Cependant en voulant me relever je constatais que des chaines avaient été passées autour de mes mains et de mes pieds, une difficulté logique, comme le fait qu'on m'avait dépouillé de mon équipement. Un rapide coup d'oeil me permit de deviner qu'il s'agissait juste de fer, mais sur lequel avait été gravé des symboles religieux, probablement présent dans le but de repousser l'énergie démoniaque que les prêtres avaient du ressentir. Je tentait par ailleurs d'user de cette dernière, mais en vain... Enfin presque puisqu'un gémissement parvint à mon esprit... Ainsi donc mon démon en avait souffert. Je n'allais pas le plaindre loin de là et même si j’avais le temps j'aurai continué dans le seul but de lui faire payer ce qu'il avait infligé à Kumie selon Theorem, mais au lieu de cela je me contentais de lâcher un simple et peu original.

*Tu ne perds rien pour attendre.*

Je n'eus comme réponse qu'un léger ricanement, même après avoir souffert il demeurait toujours aussi insolent et insupportable. Quoi qu'il en soit je n'avais pas le temps de m'en soucier, d'autant plus que sans son énergie briser mes liens et sortir d'ici allait être un peu plus difficile que prévu, la force que m’avait procuré les expériences ne suffirait peut être pas à elle seule. je regardais alors autour de moi pour essayer de trouver quelque chose dans la salle qui pourrait m'aider. En vain. Il ne s'agissait que d'une petite pièce et qui dans le fond n'était pas si différent de la chambre que j’avais au donjon. En plus sale, avec un mobilier un peu moins confortable et sans salle de bain, mais la taille et l'organisation étaient les mêmes... Même avec une comparaison aussi flagrante de mon logement "normal" avec une cellule cela ne me dérangeait pas, j'étais habituer à vivre dans pareil lieu et ce n'était pas la première fois que j’étais emprisonné et je doutais que même l'église ait des règles bien différentes que les autres en la matière. En vérité la seule chose qui m'agaçait était bien l'absence totale d'élément qui aurait pu m'aider, enfin ça faisait partie des règles du jeu.

Je m'approchais alors un bref instant de la porte, le bois qui la positivement était robuste et la serrure simple, mais efficace, cependant les gonds eux étaient extrêmement rouillés, elle ne devrait pas poser problème. Il fallait donc que je me concentre sur mes chaines, les mains d'abord puisqu'après je pourrai m'en servir pour briser celle de mes chevilles. Je bandai alors me muscles et commençait à tenter de séparer ma es mains tant que possible jusqu'au point où les chaines étaient aussi tendus que possible. A partir de cet instant le métal commença à mordre ma chair et je ne pus retenir un long grondement sourd alors que la douleur emplissait mon esprit... Mes os et mes muscles devraient tenir bon sous l'effort, désormais il s’agissait uniquement d'une question de volonté, ne pas relâcher avant qu'un des maillons ne cède, si j'en avisa la possibilité.

La lutte qui s'ensuivit entre la douleur et ma volonté dura une bonne minute et alors survint la délivrance, un son presque cristallin quand un de mes liens se brisa et que mes mains retrouvèrent leur liberté de mouvement. J'eus alors un léger sourire, à moins que l'Eglise ait une garnison anormalement conséquente le reste serait une formalité jusqu'à la sortie. Libéré mes pieds ne fut pas compliqué, cependant l'effet des menottes demeuraient actifs et, là où d'habitude il ne s'agissait guère d'un problème, il serait avantageux que je m'en débarrasse au plus vite. Pour cela il me faudrait arriver au poste de garde, où je trouverai également mon équipement, bien que je devrai pouvoir me fourni un peu en cours de route... Quoi qu'il en soit ce fut sans plus attendre que je m'élançais avec brutalité sur la porte, mais à mon grand dam elle ne succomba pas à mes assauts, malgré l'état de ses gonds elle demeurait efficace... Je réitérais donc mes coups, en vain.

Mais ils eurent le mérite de faire venir un garde, dont le claquement des bottes ne tarda pas à me parvenir, ma force n'ayant pas suffit on m'offrait mon moyen de sortie, quelle amabilité.Je redonnais alors deux brusque coups d'épaule, pour ne pas éveiller la méfiance du garde, ne me stoppant que quand j’entendis la clé commençait à coulisser dans la serrure. Je fléchissais un peu les jambes, tendaient mes bras et dès que la porte s’ouvrit sur un garde bedonnant et commençant à me dire d'arrêter je bondissais sur lui. Sa pique, qui était demeuré relevé, n’était pas un problème dans un combat au corps à corps et grâce à l'effet de surprise c'est à peine s'il fut capable d'esquisser un geste avant que je n'assène un coup sur sa tempe, avec suffisamment de force pour l'assommer. J'aurai peut être du l'interroger avant, mais à vrai dire je n'y avais pas songé et avec un peu de chance ses camarades, s'il en avait, ne s'étonnerait pas de la durée de son absence. Je le traînais alors dans la cellule, afin de ne pas risquer d'attirer l'attention des autres prisonniers, si ce n'était déjà fait, afin de le dépouiller. Je récupérai un trousseau de clé, parmi lesquelles il n'y avait pas malheureusement celle de mes menottes, une sorte de tunique matelassé, ainsi que quelques pièces renforcée qui ne gêneraient pas trop mes mouvements, puis je prenais une épée courte qui était accroché à son flanc. L'opération me prit une dizaine de minutes aux termes desquelles un choix me fut imposé... Devais je réduire définitivement cet homme au silence ? Peut être avait il des êtres chers, des amis, une famille et puis il ne devrait pas se réveiller avant quelques heures au bout du coup que je lui avais infligé... Mais c'était parce qu'on m'avait "évalué" ainsi que désormais il était à ma merci et sans plus de scrupules je lui tranchais la gorge d'un simple mouvement de poignet. J’avais une mission à accomplir et je ne pouvais pas prendre le moindre risque. Je savais par ailleurs que malgré ma brève hésitation je n'aurai pas de regrets. Oui j'avais arraché une vie, oui j'en avais peut être brisée plusieurs au travers de la sienne, mais peut être aussi en avais je sauvé d'autres... En vérité je ne m'en souciais guère, quand on tuait un homme il ne fallait pas se soucier des conséquences du moment qu'elles ne nous affectaient ps directement sinon on se lançait dans un raisonnement sans résolution, interminable et surtout avec encore moins de morale que le mien.

Bien sûr c'était hypocrite puisque moi même je serai fou de rage à l'égard de celui qui aurait tué Kumie ou Felina, mais je savais que c’était aussi le cas des proches de mes victimes... Alors à eux de me faire payer comme je ferai payer aux responsables....Comme je ferai payer au démon.

*Tu es décidément bien optimiste sur l'issue du jugement ! Tu es un humain je te rappelle ! Dans un donjon de monstre ! Quels seront tes preuve,s des amis partial ? Le flair d'un inu idéaliste ? Non crois moi, oui tu as plus de cartes que moi, mais elle ne sont que du vent alors que j'ai toutes les têtes du jeu !*

*Je demande à voir...*

Je ne me souciais guère de lui, cette réponse m'était presque venu comme un automatisme et cela m'arrangea bien qui'il ne chercha pas à rétorquer pendant que je m’avançais dans le long couloir éclairé par quelques torches et bordé de cellule dans une direction choisie un peu arbitrairement... J'avais conscience que je ne savais pas où j'allais, je ne savais même pas de quelle direction était venue le garde... Je me résolu alors à ouvrir une porte de cellule au hasard. La première étant vide, j'en ouvrais une seconde vide également... je fis dès lors plus attentions et je sentis que quelque chose n'allait pas... Il n'y avait aucun gémissement aucun cri... La prison était vide... Certes le clergé était un peu plus sélectif que la garde concernant ceux qu'elle enfermait, mais ce n’était pas normal qu'il n'y ait personne d’autres que moi ! Où étaient ces créatures qui selon Brendal avaient été épargnés et capturé ? C'était clair, quelque chose n'allait pas ! Je m'énervais tout seul alors que je marchais de plus en plus vite, c’était une bonne chose en m'énervant je ne risquais pas de me torturer le méninges à ce sujet.

... Ma course, puisqu'au vu de la vitesse à laquelle j'avançais je me devais d'appeler maintenant ma "marche" ainsi, finit heureusement par me mener à une porte en fer derrière laquelle se trouvait une salle à la porte grande ouverte et d'où émanaient de rires gras et bruyants. La salle de garde. Je resserrai ma prise sur mon arme, tout en ouvrant la porte, en usant du trousseau ma victime ayant prit soin de verrouiller la porte derrière lui, à double tour. Ce détail me surprit un peu, la garde de cette ville avait beau être efficace, mais c'était curieux qu'un de ses membre prenne pareille précaution pour un seul prisonnier. Me serai je trompé dans mon estimation ? Ou avait t-il une autre raison que les prisonniers pour agir ainsi ? je n'avais pas de réponse à mes questions une fois de plus, mais peut être que les compagnons du défunt pourraient m'apporter une réponse. Aux voix je crus comprendre qu'ils étaient deux dans la salle, peut être qu'il y en avait d'autres non loin, il me faudrait donc agir avant qu'ils n'alertent les autres, s'ils existaient.

"...Benoit met du temps à revenir..."

"Bah t'as qu'à aller voir lui même si tu t'en fais pour gros la..."

... Il est un peu dur d'achever sa phrase quand une lame nous transpercé la gorge après avoir brisé une ou deux vertèbres sur son passage. J’étais entré brusquement dans la pièce, et trop concentré sur leur partie de dés il ne m'avait pas vu directement. Voila qui était chose faite pour le survivant. Il eut le réflexe de tendre sa main vers son arme, une hache qu'il avait posé sur la table de jeu aux cotés de quelques pièces de cuivre, mais il était trop tard. Prenant un nouvel appui je relâchais mon arme, la retirer du mort m'aurait prit trop de temps et me retrouvait juste en face du dernier garde. Sa poignet s'était refermé sur son arme mais je plaquais ma main sur son poignet qui se retrouvait ainsi rivé au sol, sa force demeurant bien moindre quel a mienne. Il tenta bien sur de se dégager, mais le contact de ma seconde main sur sa gorge le dissuada de résister...

"... Où est mon équipement ?"

En vérité je me doutais bien qui devait se trouver dans un des coffres vermoulus rangés contre un des murs de la pièce, mais c'était une question test, pour voir s'il allait me tenir tête sur la suite de notre conversation. vraisemblablement non puisqu'il me désigna du doigts un des coffres, bien... Enfin en même temps il était vrai qu'on avait rarement envie de mentir à une personne qui presque nue avait réussi à tuer une, voir deux personnes, sans difficulté, et qui maintenant avait votre vie entre ses mains.

"...Bien maintenant... Je sais qu'il y a des monstres capturés ici où sont ils ?"

Sans doute se demandait il pourquoi je désirais savoir cela, mais il préféra donner une réponse que poser une question. Sage décision."

"Ils... Ils sont à l'étage inférieur, auquel on accède par un escalier un peu plus loin et n'en ressortent pas. Nous n'avons pas le droit de nous y rendre, seuls les membres du clergé et leurs invités le peuvent, et nous ne sommes que réquisitionnés auprès de la garde... Ah il y a aussi les prisonniers qu'ils viennent prendre dans le cellules, mais qui ne reviennent pas..."

Voila qui expliquait le fait que j'étais apparemment le seul prisonnier ici et me donnait une nouvelle piste, ainsi qu'un espoir, pour retrouver la famille de Felina, bien que bien sur apparaissait alors une question bien plus ample... Qu'est ce que pouvait bien faire l'église ? Il ne tenait qu'à moi de le découvrir, mais avant je me devais de régler certains détails... J’appris ainsi qu'il n'y aurait pas de relève avant trois heures, mais qu'il y a quelques instant le capitaine de la garde était descendu à l'étage inférieur. Intéressant... Se dires se terminèrent sur un supplique afin que je l'épargne. ce fut aussi le cas de sa vie.

Je laissais, après lui avoir brisé les vertèbres, retombé le corps pour récupérer mon équipement, que j'enfilais rapidement par habitude et finissant comme toujours par ma cape. Une fois cela fait je ne tardais pas à descendre l’escalier en colimaçon que m'avait indiqué le garde, me demandant ce que mes compagnons feraient s'ils parvenaient à s'infiltrer et découvraient la scène... Peu importe, je ne doutais pas qu'ils feront les bonne choses, il valait mieux que je me préparer à affronter les mystères de l'Eglise ainsi que ses sortilèges, qu'elle appelait si pompeusement miracles...

---------------------------------------------------------------------------------------------------------

"Installez vous."

... La voix sonnait plus comme un ordre que comme une invitation, mais quoi qu'il en fut Zephyr s’exécuta sur le champs s'asseyant près de son interlocuteur... Il avait un peu de mal à comprendre. Non pas tellement les raisons de sa venue, ça il les ignorait encore, mais pourquoi cet étage était interdit aux membre de la garde qui surveillaient la prison ? De ce qu'il avait pu en voir il s'agissait uniquement d'un couloir semblable à celui contenant les cellules et parmi ces pièces une antichambre servant vraisemblablement à l'archevêque qui se tenaient en face de lui pour s'occuper de certains dossiers, qu bien qu'éparpillées sur le bureau il ne regarda pas par respect. Sans doute les secret que gardait l'église était il conservé plus profondément... Peu lui importait en fait, il avait une mission pour laquelle il avait abandonné les recherches il devait la connaitre et l'accomplir, surtout si c'était le clergé qui l'ordonnait et ce fut sans un mot qui laissa la parole au prélat qui l'observa plusieurs secondes, s'attardant quelques instant sur son nez abîmé, avant de prendre la parole, comme s'ils cherchaient à scruter son âme.

"Oui... Malgré votre précédent échec vous pourriez faire l'affaire pour la mission... Avez vous par hasard entendu parler de l'expédition de la Corne d'Aurore ?"

Malgré tout le respect qu'il avait pour l'homme qui lui faisait face le jeune officier dut faire des efforts intense pour ne pas bondir de son siège à l'évocation de ce sujet, mais il fut incapable de dissimuler la mimique de surprise qui marqua son visage. Il aurait pu répondre et donnait tout les détails que le religieux désirait, mais ce dernier après avoir constaté sa réaction ne lui en laissa pas le temps reprenant d'une voix confiante.

"Bien sur... Quel bon croyant n'a pas entendu parler de cette mission ? Où guidée par une manipulatrice s'étant proclamée élue divine toute une troupe de braves soldats trouvèrent la mort sur les plans infernaux , avec leurs meneuse impie... Certainement une punition de la déesse dont elle aviat tenté de s’approprier les attributs... Et bien il semblerait que cette impie soit revenue en compagnie du seul survivant de l'expédition qui est devenu son plus fidèle servant, sans doute un traitre qui a trahit les siens, bien qu'on ne le savait ugère à l'époque."

A l'évocation de cette manipulatrice la voix de l'archevêque s'était faite plus dure, ne s'adoucissant qu'à la fin de ses propos à son égard. L'officier pour sa part était songeur, il avait entendu parler de cette version et comme tout le monde avait cru l''église, cependant il avait déjà remarqué un incohérence... C'était le clergé qui avait ordonné cette expédition et qui avait par ailleurs envoyé d'autres hommes à la mort au travers du portail... Sans doute avait il de bonnes raisons.

"... Nous avons réussi à l'amener ici, avec son compagnon, cependant quand j'ordonne à mes hommes de s'en prendre à elle ils sont séduits par ses pouvoirs impies et n'ose pas lever la main sur elle. bien sur je pourrai m'en charger, mais nous n'avons pu nous défaire de son homme de main et je ne suis qu'un religieux je ne pourrai lui tenir tête..."


...En vérité il aurait pu, mais faire tuer cette jeune fille par l'officier ferait que les sots qui avaient cru à ses mensonges concernant le don divin qu'elle avait reçu ne pourrait blâmer que la garde et non lui ! Et encore cela lui en coûtait car ils savait lui qui étaient les élus des dieux, les seuls...Ceux qu'il avait créer ! Tout les autres ne pouvaient être que des imposteurs ! Sans s'en rendre compte son visage s'empourprait, mais cela disparut bien vite quand Zephyr se leva et s'inclina.

"... Je m'en chargerai votre sainteté... Mais puis je connaitre le nom des coupables ?"

"Bien entendu... L'hérétique se fait appeler Eloïse et son servant Geoffroy."

---------------------------------------------------------------------------------------------------------

Assise en tailleur au milieu de la pièce où elle et son ami avait été enfermé Eloïse méditait, comme elle le faisait depuis le début de cette captivité ou presque, dédaignant les repas qu'on leur servait, ne ressentant pas la faim et ne se levant que quand on leur rendait visite... Ou que comme maintenant Geoffroy paraissait inquiet. De par ses yeux clos elle ne le voyait pas, mais elle ressentait très bien son angoisse et cela lui faisait de la peine ce qui l'amena à s'avancer et à l'étreindre doucement.

"...Geoffroy... Pourquoi m'as tu suivie et laissé les tiens derrière alors que plus que tout autres tu aimes ta famille."

Elle connaissait déjà très bien la réponse à cette question, mais elle savait aussi qu'elle apaisait toujours l'ancien soldat qui lui caresse affectueusement le crâne.

"Tout simplement car il faut bien quelqu'un pour veiller sur toi ! Et puis... J'ai tant de dette à ton égard. je n'ai pas su te protéger par le passé. Tu as guéri ma jambe et pendant ton séjour parmi les miens tu nous a tous rendu plus heureux que nous l'avions été et je désire que d’autre personnes connaissent cela au travers de tes mots. Qui plus est, oui j’affectionne les miens mais de par le fait que je suis loin d'eux j'apprécie d'autant plus de les retrouver..."

La jeune fille sourit naïvement en l'entendant une nouvelle fois parler de ses intentions sincères et bienveillantes... Les hommes comme lui n'étaient que trop rares. Elle savait qu'elle pourrait lui faire confiance jusqu'au bout, même dans cette cellule où on les avait amené dès leur arrivé en ville après que la jeune femme soit passé dans quelques villages qui avaient colportés la rumeur d'une enfant dont les maux soulageaient de bien des maux et qui répandait derrière elle une parole religieuse quelque peu différente de celles de l'Eglise... En vérité ils auraient pu profiter des visites pour tenter de s'échapper, ais quelque chose lui soufflait qu'il fallait fallait attendre... Qu'ils devaient attendre ! Après tout elle avait déjà disparue suffisamment longtemps pour que quelques jours ne soient guère importants.

Elle ne se souvenait plus de ce qu'elle avait vécu durant ces années, mais elle était persuadée de deux choses. Premièrement le clergé était coupable de ce qui c'était passé et deuxièmement... Malgré le apparences elle avait vécue durant ces années... Elle était toujours aussi maladroite avec sa magie malgré son potentiel, mais bien que les autres par trop subjugué par ses mots ne s'en était pas aperçu ce n’était pas son cas, ses gestes, son attitude tout reflétait une sensualité qui n'était pas sienne par le passé et surtout il y avait une chose qui la dérangeait grandement, elle éprouvait un désir dont elle ignorait tout avant mais qui lui semblait des plus familiers... C’était infime, loin d'être suffisant pour qu'elle soit intéressé par les hommes et souhaite partager leurs couches, mais présents. Bien sur elle s'en était ouverte à Geoffroy, mais ce dernier lui avait rétorqué avec un sourire malicieux que c'était normal qu'à son age elle commence à ressentir ce genre de choses, mais elle n'en était pas aussi sur...

Soudainement la porte s'ouvrit à la volée, la prenant au dépourvu alors qu'elle relâchait son compagnon qui se fit méfiant. Elle savait pourquoi... Cet homme, en armure d’officier, était armé, comme d’autres qui étaient venu ici, mais qui jusqu'alors selon les dires du vétéran ne s'étaient pas montré agressif et avait juste paru subjugué par la jeune fille avant de tourner les talons et bien qu'elle n’était pas en train de méditer cette fois celui ci n'y fit pas exception son regard se rivant sur Éloïse alors que l'aura de cette dernière caressait le cœur du jeune homme l'apaisant et lui faisant entrevoir un fragment du don qui la possédait... Mais cette fois fut différent.

"...Désolé..."

Il avait les larmes aux yeux, mais cela n’empêcha pas son bras de commencer à se détendre pointant sa rapière sur la jeune femme, mais se replia rapidement quand Geoffroy lui sauta dessus et avant qu'il ne puisse réagir, tout son attention ayant été subjugué par sa mission et l'aura de la fille, son nez fut percuté pour la seconde fois dans la journée par le front de quelqu'un et, dans un craquement sinistre, commença à saigner. La douleur et le choc furent tels qu'il tomba à genoux en grommelant. Pendant ce temps Geoffroy, se tenant près de la porte, tendit la main à celle qu'il devait protéger.

"Je t'ai cru jusqu'alors, mais maintenant il faut qu'on parte Éloïse !"

... Pour toute réponse elle ferma un instant les yeux et rapidement un sourire énigmatique suivit.

"... Allons y, mais laisse moi te guider..."

Et avant que son gardien ne puisse lui répondre elle attrapa a main et prit les devants, le faisant s'enfoncer dans les entrailles de la prison...elle ne savais pas pourquoi mais ils avaient suffisamment attendu et désormais c'était là bas qu'il fallait qu'ils se rendent !

Spoiler:


Dernière édition par Engar le Ven 16 Nov 2012, 13:44, édité 2 fois
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Message  Yann Dim 21 Oct 2012, 19:48

Yann fut rapidement rejoint par le capitaine pirate, mais avant qu'il ne puisse répondre à sa question, ils furent aussitôt rejoint par une jeune femme qui se proposa de les aider, après leur avoir révélé qu'elle n'avait d'humaine que l'apparence. Cela faisait beaucoup de non-humains cachés au même endroit... Surtout quand ils furent rejoint par le médecin démoniaque, l'air troublé, encore une fois. Qu'avait-il donc fait?

Toutefois, le lycan ne put réfléchir d'avantage à la chose, puisqu'ils furent tous surpris par l'intervention d'un nouvel inconnu, qui dévoila sans attendre qu'ils étaient suivis depuis longtemps et, comme un signal, déclencha l'apparition de deux nouveaux 'suiveurs'. Malgré le charisme de là première personne, Yann sut tout de suite qu'il fallait se méfier. Pouvoir arriver aussi près sans que personne du groupe ne les remarque impliquait nécessairement un talent développé pour la discrétion et l'assassinat potentiel. A plus forte raison quand certaines de leurs armes étaient particulièrement discrètes.

Quand ils se présentèrent, Yann sut réellement à qui ils avaient affaire... Les Sept Pêchés. Plus que six depuis quelques temps si ses informations étaient correctes. Un groupe hétéroclite mais particulièrement efficace dans leurs activités. Leurs ennemis ne savaient pas grand chose sur eux, mis à part que les noms portés par chacun est bien plus qu'un nom, presque une qualification de leurs personnalités, et les racontars de brefs partenaires avaient tous l'horreur en commun à leur évocation. Visiblement, le moment de devoir faire temporairement agir dans la même direction était venu, mais cela commençait à faire beaucoup de monde d'impliqué...

Toujours est-il que 'Luxure' était excessivement bien informé sur eux, et leur proposait un plan tout présenté devant eux pour pénétrer dans les geôles à la recherche de la famille de la malheureuse femme panthère qui attendait dans le chariot avec la patience des morts et à la poursuite d'Engar. Toutefois, la nomination de l'ensemble des Sept le laissa perplexe : l'absence de l'un d'entre deux n'était-il que rumeurs infondées, ou avaient-ils remplacé leur compagnon manquant? Yann ne réfléchit à la question qu'une fois qu'ils étaient partis, et jugea rapidement que la réponse ne valait pas la peine d'être connue. Ou plutôt, ils le sauraient sans doute bien assez tôt.


"Si la garde subit réellement une diversion, nous n'avons pas beaucoup de temps pour les détails. Nous devons agir rapidement, il va falloir exposer votre plan d'entrée en s'y rendant."

Yann parla à l'ensemble du groupe, mais il regarda droit dans les yeux la jeune femme quand il prononça sa dernière phrase, signe qu'elle lui était destinée.

Tout en marchant, l'épéiste ruminait les dernières heures... Une famille pouvait être sauvée et réunie, et pour cela il irait jusqu'au bout. Mais à quel instant son destin lui a t-il échappé dans cette affaire? Il détestait suivre les chemins tracés, mais n'avait pas l'occasion pour l'instant de changer sa trajectoire...
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Message  Captain Morgan Mar 23 Oct 2012, 20:56

Être surprit une première fois par une inconnue était déjà une chose désagréable en soit même si les intentions étaient bonnes au départ mais alors quand le deuxième quidam surgit de nulle part, les nerfs de Morgan s'échauffèrent légèrement. Mais bon, le pirate se calma assez rapidement car face à un seul humain, le groupe disparate dont il faisait partie aurait tôt fait de mettre en pièce l'étrange individu. L'idée ne manquait d’ailleurs pas de charme surtout quand on savait que le pirate mort-vivant avait envie de tester son nouveau jouet volé au capitaine Zephyr et pourquoi pas le faire en trouant la peau de l’importun ? Cette réaction, si jamais le flibustier en avait fait part au groupe, aurait sans doute engendré une vive réaction qui aurait encore plus agacé notre bel homme dissimulé sous cette apparence bien trompeuse. Son familier le sermonna même sans que les autres personnes présentes ne le remarque mais la tournure des phrases qu’employa le rat amena plus une espèce de sourire narquois mal dissimulé qu'une réelle expression de contrariété sur le visage de Morgan. Après tout, Jack et lui se connaissaient depuis si longtemps que le petit rongeur savait comment faire passer le message à son maître sans se montrer trop sec ou condescendant... Quelque chose qui irritait profondément le hors-la-loi. Mais l'heure n'était pas aux petites considérations mentales du pirate : déjà que l'intrusion du second personnage posait de gros problèmes à la petite troupe de monstres infiltrés, le fait que l’intrus ne fasse finalement pas si seul qu'il ne le prétendait sema encore plus le trouble. Bien heureusement, aucun des trois membres des nouveaux joueurs ne semblait vouloir esquisser de geste offensif ce qui lui aurait valu une balle en pleine tête sans sommation. La réplique aurait sans doute manqué de finesse mais quand bien même cela valait mieux que de perdre l'avantage en accordant à l'ennemi un premier coup.



En parlant de coup, le flibustier se demanda qu'en était-il du coup d'avance que possédait le groupe en la présence de Vigriss, toujours dissimulé en la personne d'un garde moyennement gradé : une carte comme lui pourrait être utile assurément mais encore fallait-il qu'il agisse à temps. Pour se rassurer à ce sujet, le mort-vivant affichant toujours un sourire narquois envoyé discrètement son familier maudit retrouver la trace du second du capitaine : le petit rat aux yeux rubis descendit le long du dos du pirate jusqu'au sol en restant hors de vue de chacun et s'élança dans l'ombre. Rasséréné peu de temps après, le rat ayant établit le contact avec l'homme en question et l'ayant avertit que son aide serait peut-être nécessaire dans quelques temps, le forban acquiesça sombrement au commentaire du loup-garou : c'était vraiment le plus terre à terre du groupe semblerait-il. Cependant, le mort-vivant ne pouvait s'empêcher de se demander pourquoi l'homme s'était-il impliqué autant dans une histoire qui ne le concernait qu'en partie ? Après tout, qu'avait-il à y gagner dans l'affaire si ce n'est une série de tracas supplémentaires ? La réponse à cette question ne vint pas en partie car le capitaine Morgan n'avait pas l'envie d'y réfléchir et parce que la voix de de la jeune femme intervenue plus tôt s'éleva :


-Même si je ne doute pas que ces... Personnages hauts en couleurs... Aient un bon plan à proposer, j'ai des doutes quand à la finesse et aux chances de réussir de ce dernier. Ma solution était un itinéraire alternatif : même l'église ignore certaine voies car elle n'y penserait pas. La prison fut très bien construite certes mais il y a eu un... Agrandissement qui n'est pas référencé sur la carte : ce passage nous permettrait de rejoindre un système d'écoulement des eaux usées qui prend sa source dans la prison elle même... Et vous n'avez pas idée de tout ce que l'on peut jeter ou vouloir faire disparaître par cette voie.


Croyant sur parole la femme monstre, le forban frémit quand son familier se glissa dans ses vêtements en remontant le long de l'arrière de sa jambe pour finalement trouver refuge dans son col. Le groupe à présent réduit, Morgan jeta un coup d'oeil au Lycan qui les accompagnait bon gré mal gré et lui dit à voix basse :

-Je pense que je vais suivre cette voie là. Je comprendrais que vous refuseriez de nous accompagner : cette histoire ne semble que vous apporter des ennuis depuis le début il me semble...


Condescendance ? Pitié ? Non, rien de tout cela, il s'agissait juste d'une preuve de considération quand à l'état de l'homme bien taciturne et Morgan espérait qu'il la prendrait à sa juste valeur et ne s'en offusquerait pas. Décidé, le capitaine suivit l'itinéraire dicté par la jeune femme qui garda le sourire jusqu'à ce qu'ils arrivent devant une grille encastrée à même un mur et qui déversait un petit filet d'eau nauséabond. En lui même, le pirate marmonna *super, des égouts* et n'eut pour unique réponse que le couinement moqueur de jack qui fut bientôt remplacé par celui plus effrayé de quelques rats. Soupirant, le flibustier entra dans le passage que la jeune femme venait d'ouvrir et grommela plus faiblement quand elle le referma après leur passage. Après quelques instants de marche dans l'eau croupie, le couinement des rats se fit plus fort et Jack bondit soudain de son épaule pour marcher en tête, comme si il était impatient de dire bonjour à des semblables. Et de ces semblables, il y en avait ! Tout une horde qui se rassembla soudain devant le groupe, provoquant la nervosité de la guide de Morgan. Le familier dressa soudain le nez et couina plusieurs fois : un instant plus tard, les autres rats répondirent et ainsi de suite pendant presque deux minutes. Après ce délai assez agaçant et déplaisant, le rat maudit communiqua à son maître de tendre la main. Ce dernier s'exécuta et un des autres rongeurs déposa dans sa main une petite babiole apparemment en os. Confus, Morgan regarda son familier qui lui expliqua que ça lui permettrait à présent d'invoquer d'autres rats en cas de besoin.



Peu impressionné au début, le pirate déposa l'objet dans sa poche et remercia silencieusement son camarade avant de reprendre la marche jusqu'à un cul de sac qui se révéla être un faux mur vite enlevé, leur laissant l’accès à la prison proprement dite. Vérifiant l'absence de garde, leur guide chuchota :

- On ne fais jamais attention à ce passage mais ça m'étonne qu'il n'y aie quand même pas une patrouille, restez prudent... Ah, même si c'est un peu tard : mon nom est Valenna.

La jeune femme sourit, exposant encore ses dents très pointues et le pirate préféra se demander où étaient les gardes plutôt que de trop regarder les quenottes de la jeune femme. Si Morgan avait su qu'en fait ils venaient de déboucher non loin de là où avait été détenu Engar... Se crispant, le flibustier regarda autour de lui et murmura à voix haute :

Bon, et maintenant, où allons-nous mes jolis ?
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Message  Invité Lun 29 Oct 2012, 19:57

Mes camarades avaient enfin remarqué ma présence, bien. Cela fait, je pose mes coudes sur mes cuisses en me penchant un peu en avant histoire d'entendre les éventuels dires de mes compagnons. Cette femme, qui était-ce? J'étais pas au courant de grand chose et c'était assez frustrant pour tout dire. Concentré donc, je fut tiré de cette transe par une interruption incongrue. Quelqu'un venait de surgir dans mon dos et au vu de mon état actuel, ce n'était pas une bonne idée. J'avais eus ce tic nerveux qui avait fait sortir le scalpel de ma manche. Je le range donc calmement une fois que j'ai compris qu'ils n'avaient pas de mauvaises intentions, m'adossant au dossier du banc dans un sourire. Je prends la parole pour cette entrée plus que dangereuse

"Vous devriez éviter de faire ça, ça pourrait vous coûter la trachée."

Je soupire ensuite calmement dans un sourire. Pour tout vous dire, c'était une sorte de mélange. D'un côté, j'étais agacé par cette entrée impromptue qui avait faillit me faire déconner une énième fois, d'où le soupir. Et de l'autre, j'étais assez amusé. Amusé par le fait qu'on récupère de nouveaux alliés et souriant par le fait que j'étais satisfait et fier de mon arrêt. Enfin passons. La situation se résumait assez vite et j'avais compris que notre camarade l'humain, qui manquait à l'appel, était enfermé dans une prison de la Sainte Église. Haussant les sourcils en ouvrant de grands yeux, j'inspire longuement avant de soupirer et secouer la tête négativement, les yeux fermés. Je pars et à mon retour, c'est Bagdad! Je me lève quand le plan est mit au point et suit notre camarade le pirate qui lui même suit la guide.

Cette femme, je ne la connaissait pas, mais elle ne devait très probablement pas être humaine. Pour tout dire, je ne me concentrais pas sur elle. Une odeur me perturbait... Une odeur d'hormone. C'était atroce à quelle point ça me brûlait le nez! Il devait y avoir une maison close ou une salle pleine de gardes pour que ça pue ainsi... Une odeur d'homme imposante. Seigneur, j'avais envie de vomir!

Heureusement, ce fut ensuite la douce odeur marécageuse et répugnante des égouts qui vint me bloquer le nez ensuite. C'était toujours mieux que cette puanteur de testostérone... La grille s'ouvre et on entre dans ces lieux en trouvant bien des choses dans les eaux usées. Plus ou moins visible, mon habitude du sang me permet de détecter de ce dernier dans l'eau. Je sais pas trop ce qui ce passait dans cette prison, mais ça devait pas toujours être de la détention...

En détachant mon regard de l'eau sale, je vois des rats qui sont partout... Normal après tout, nous sommes chez eux, mais ce qui m'intrigue, c'est le fait qu'ils se mettent à couiner comme ça... Et de manière organisée. Je savais que ces bestioles avaient un cerveau mais j'avoue être étonné qu'il soit assez développée pour permettre la communication logique. Mon second étonnement revient à notre guide. En effet, je suis assez étonné par le fait que la beauté connaisse si bien les lieux. Je suis partagé entre inquiétude et soulagement... C'est alors que je sens un mélange d'odeur. Les égouts, qui étaient déjà répugnants, se retrouvaient mêlés à la même terrible odeur que tout à l'heure. C'était insoutenable!! J'observe un instant l'eau pour vérifier si il n'y a pas un cadavre. En tout cas, je doute que ce soit l'eau qui dégage cette odeur... Quand je relève le museau, je vois une porte dérobée ouverte par notre guide au loin. Ils m'ont pas attendu! Bah. Tant pis. J'affiche un petit sourire d'amusement en voyant leur insouciance et m'approche donc de cet passage lorsque... Quelque chose cloche.

Je sens un courant d'air... Mais qui ne provient pas de la prison. Je hausse donc les sourcils et tourne la tête en direction du vent. Sans comprendre ce qui ce passe... J'encaisse un coup. Un violent coup au coin de la mâchoire qui me propulse contre la partie murée du passage secret. Ce dernier se referme en laissant mes camarades de l'autre côté. Je suis appuyé au mur, le coin des lèvres saignant. C'était quoi ça? Il c'était passé quoi? Je me redresse, presque dos au mur... Et encaisse un autre coup dans l'estomac. Cette fois ci je vois d'où il vient: Le mec encapuchonné! Son pied est logé dans mon estomac et j'ai l'impression que lors de l'impact, il m'a transpercé. Et c'était à peu près vrai... Le mur derrière moi avait prit la marque de mon dos... Je n'ai pas le temps de réfléchir qu'avec une vitesse inhumaine, il retire son pied et le met dans son propre dos en courbant sa jambe, frappant ma tête baissée d'un grand coup de genou. Je décolle littéralement du sol, quelle force! Les questions se bousculent dans ma tête en même temps que les idées pour m'échapper mais elles sont trop brouillées. Et la force de ce type m'a bien entamé... Sa main atterrit sur ma cheville et il me tire vers le bas d'un coup avant de m'attraper la tête. A trois reprise, il me cogne contre le mur avec une violence telle que j'en laisse une marque creuse. J'ai l'impression d'être un rocher avec lequel il burine ce mur de briques... Avec une telle poigne, il pourrait m'écraser le crâne pour en faire un puzzle. C'est avec l'arcade en sang et le cerveau trop remué qu'il me laisse choir que ces dalles de pierres sales alors qu'il sautille un peu sur place en secouant les mains, comme une personne qui s'échauffe. Je l'entends me parler

"Ahah, c'te tarlouze! Tu vaux vraiment pas un clou!"

Je tente de me redresser. De côté, allongé au sol, j'appuie mon avant bras pour faire décoller mon buste... Mais l'individu a l'air de bien s'en moquer. Il saute et prend un solide appui au sol du pied, shootant mon visage d'un grand dégagement comme dans certains sports. Je vole jusqu'au mur et m'y heurte violemment avant de tomber au sol de nouveau. Un autre cul de sac. Quinze mètres... C'était la distance que j'avais parcouru. Et encore, vu la violence avec laquelle j'ai atterrit sur le mur... Je vois que la force de cet homme est intolérablement fort. Les idées floues, j'entends la porte dérobée qui s'ouvre à nouveau. Ils ont dû enfin remarqué mon absence sûrement... Quand ils voient mon état, je pointe du doigt leur direction. Non pas pour les désigner eux, mais la prison. Je ne voulais en aucun cas qu'ils perdent du temps avec moi. Ainsi, dans quelques mouvements de bras, je ne cesse de leur faire comprendre qu'ils doivent y aller. Je ne sais pas si ils allaient me laisser quelqu'un ou autre, mais peu m'importait. Je ne voulais pas être le boulet qui empêcherait mes camarades de réunir une famille, plutôt mourir!

Ils partent. Enfin... Je me pose quelques questions en laissant mes idées se remettre au clair. Qui c'était? Pourquoi tant de force dans ses coups alors qu'il n'était pas violent dans son comportement? Je ne sais pas, je ne comprends pas... Mais pour l'instant, je dois me concentrer. Mon Syndrome n'a pas pu intervenir pour amortir les coups, il pourra tout du moins me permettre de calmer les dérèglements cérébraux.

Désolé tout le monde... Je tenterait de vous aider plus tard.

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Message  Engar Mar 30 Oct 2012, 13:19

"... Ts ! Quelle solution pathétique ! Ils n'ont rien trouvé de mieux que passer par les égouts. Ils n'ont aucune dignité."

"Orgueil", dans une maison proche de la cathédrale, commentait ce que "Luxure" venait de lui raconter. Disperser et perdre les troupes de gardes avait été comme prévu assez simple, bien que quelques carreaux perdus s'avérèrent passablement dangereux, et ils avaient pu rejoindre leur point de rencontre assez aisément, néanmoins il restait deux trois préparatifs dont la jeune femme et "Envie" s'occupèrent alors que "Luxure" allait s'assurer de ce que faisaient les autres...

"Je te rappelle que c'était notre plan initial..."

Quand ils étaient arrivés en ville c'était effectivement la seule voie possible et s'ils s'étaient mis d'accord au départ pour l'utiliser. Cependant cela impliquait de nombreux inconvénients, tel que les risques de se perdre, car s'il y avait des plans des égouts ils étaient aussi grandement incomplet, mais aussi de faire de mauvaises rencontres qui, sans être un réel problème pour un groupe comme les "pêchés", aurait pu causer grand tort à leur mission elle même. Ce souci avait été réglé par le fait que "Paresse" avait décidé d'attendre que la "Colère" arrive également ils avaient donc ainsi eu le temps de créer leur propre voie. Pour cela ils s'étaient appropriés une maison abandonnée, mais qui surtout avait une cave relié à aucune autre, chose rare, cela étant un procédé courant que de relier les caves pour diverses raisons. Sécurité, contrebande, complot... Cela leur permettait donc de creuser un tunnel sans courir de réels risques hormis ceux inhérent à la construction de pareille chose. Ainsi ils avaient réussi à creuser la terre à un niveau se situant à mi chemin entre les égouts et le sol de la cathédrale, jusqu'à ce qu'ils soient confrontés à un mur qui devait être celui de l'escalier qui menait au premier niveau de la prison.

Il ne restait plus qu'une chose à faire et c'était à "Orgueil" de s'en charger. elle le savait, mais rumina encore quelques instants ses sarcasmes à l'égard de l'autre groupe avant de descendre à la cave, suivie de "Luxure", où "Envie" jouait négligemment avec un couteau, assis sur un tonneau, en les attendant. Il était clair qu'il s'ennuyait ferme, mais tout aussi certain que cela ne durerait pas. La jeune femme ouvrit la marche et avança le long du tunnel, à mi chemin chemin de ce dernier elle se retrouva seule... Les autres ne pouvaient aller plus loin pour des raisons de sécurité. Ainsi au bout de quelques minutes elle arriva devant le pan de mur que leur tunnel de terre soutenu par quelques madriers branlant dévoila. Sur ce mur on pouvait voir des petits sachets de poudre placés à des endroits précis et partageant une mèche commune. Ses imposants crache feu en main, il ne restait plus qu'à allumer cette mèche, mais avant "Orgueil",d'une légère pression sur son crache-feu gauche embrasa un autre fil, plus discret et à même le sol qui s'embrasa et partit vers où elle était venu et ce ne fut qu'une fois que la flamme parut s'être éloigné suffisamment qu'elle mis à feu les explosifs sur le mur, elle avait cinq secondes pour reculer de quinze mètres, et les autres allaient devoir sprinter cinq cents mètres en moins de quatre minutes, sans quoi la première mèche qu'elle avait allumer allait faire exploser les charges qu'elle avait placé à l'entrée du tunnel afin de faire s'effondrer ce dernier et laissé le moins de traces possibles de leur passage. Bien sûr il y avait le risque que la première explosion provoque déjà un éboulement, surtout au vu de la piètre qualité de leur étayage, mais ça avait déjà marché par le passé. Alors pourquoi pas maintenant ?

De toute façon elle ne s'en souciait pas, c'était elle qui s'en occupait, ça ne pouvait donc que marcher, comme elle avait la certitude que les quelques foulées qu'elle avait effectuées l'avait mises hors de porté du souffle de l'explosion. Un bref instant avant qu'elle n'eut lieu elle se jeta sur le côté, s'imbriquant dans un étroit renfoncement alors que soudainement la détonation se fit, assourdissante. Elle n'attendit pas à un instant de plus pour s'élancer, les pierres soufflés par l'explosion n’étaient pas encore retombées, mais il serait tellement improbable qu'un d'entre la touche, elle ! Ainsi tout aussi rapidement qu'elle s'était mise à l'abri elle passa au travers du trou formé dans le mur, suffisamment large pour laisser passer un homme, hormis peut être s'il s'agissait de "Gourmandise" et elle s'y faufila, se retrouvant ainsi comme prévu dans l'escalier en colimaçon et cela grâce à elle et ses explosifs. Peu importait le fait que ce soit "Paresse" qui ait établi le plan et qu'elle n'ait pas été seule à faire ce tunnel c'était elle qui ouvrait le passage et elle en été gonflée de fierté. De telle sorte que même si elle restait sur place en attendant ses camarades elle ne les vit pas de suite arriver et il fallut que "Luxure" pose une main sur son épaule pour qu'elle réagisse... En se retournant pour lui envoyer son poing au visage, coup qu'il évita avec souplesse en lançant un sarcasme, couverte cependant par le bruit de la seconde explosion et de l'éboulement qui s'ensuivait.

De toute mannière il étéi nutile de parle, d'autant plus que leurs oreilles vibraient encore suite au son impressionant des explosions et sans plus attendre ils descendirent les esccaliers durant de longues minutes. Au terme de ces dernière ils arrivèrent non loin de la salle de garde, où les corps des soldats étaient clairment visibles, autant que cette fois les dires de Luxure furent audibles.

"Ca c'est signé."

Chacun eut alors un sourir quelque peu énigmatique, sans pour autant s'interrompre dnas leur avancée jusqu'à un escaliern on loin qui menait dans le niveaux inférieurs. Les quelque gouttes de sang qui étaient présents sur les lieux ne laissait aucun doute sur le fait que le meurtrier des gardes était parti par là néanmoins "Luxure" fit signe aux autres de s'arrêter, ils étaient les premiers arriver.

"On va attendre les autres une dizaine de minutes, s'ils n'arrivent pas on considère qu'ils ont raté et on descend. "Orgueil" tu pourrais t'assurer qu'il n'y ait pas de curieux attiré par l'explosion ?"

"... Pourquoi je t'obéirai ?"


"Tu l'aurai fait de toute façon non ?"

La rousse se renfrogna, lâchant un soupir méprisant, mais s’exécuta. "Luxure" avait raison elle l'aurait fait de toute façon alors pourquoi lui en donner l'ordre ? Une chose inutile qui aurai insupporté "Paresse" autant qu'elle ! Quoi qu'il en soit elle sacrifiait ses derniers explosifs, retirant ses crache-feu et les posant sur le sol de pierre dans un sourd bruit métallique afin de pouvoir les mettre en place. Pendant ce temps "Envie" dépouillait sans vergogne les corps des gardes alors que Luxure faisait le guet, espérant que les autres arrivent...

Il avait confiance en ses compagnons, mais au vu de ce qui risquait de les attendre de l'aide ne serait pas de refus.

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Demeurant quelques secondes au sol suite au coup de tête qu'il avait reçu et ayant le nez ensanglanté malgré le bandage qui couvrait Zephyr ne tarda pas à se relever. Le coup de tête qu'il avait reçu n'avait pas suffit à le mettre hors d'état de nuire. Se ressaisissant complètement il allait par ailleurs s'élancer à la poursuite des pillards quand une main le retint. Il se retourna alors, lançant un regard noir et prêt à embrocher l'impudent. Qui n'était autre que l’archevêque lui même. Le jeune homme blêmit alors et si ce n'était le fait qu'il était trop proche pour cela il se serait agenouillé devant lui, mais au lieu de cela il se contenta de bafouiller.

"... Les... Ils ont résisté ! Je... Je n'ai pas été à la hauteur de votre confiance monsieur !"


"Je le sais..."

Sur le front du jeune homme des gouttes de sueur commençaient à perler, certains que le châtiment n'allait pas tarder à tomber. Bon sang qu'est celui lui avait prit d'hésiter à la vue de cette jeune fille ? Pourquoi pendant quelques instants avait il hésité à porter le coup qui l'aurait délivré de cette mission. Pourquoi...

"Cependant vous avez une chance de vous rattraper, poursuivez les et tuez les. Vous avez mon autorisation pour vous enfoncer plus loin dans les sous-sols de la cathédrale, vous y serez peut être aidé par les gardes qui s'y trouvent, mais il faut que ce soit vois qui rameniez les corps.'

Une nouvelle chance... C'était inespéré ! Ainsi sans demander son reste, le jeune officier se mit au garde à vous et s'élança à la poursuite des fuyard, sans se soucier de son nez qui continuait à saigner... Ah la fougue de la jeunesse, voila une chose qui faisait sourire le prélat, non pas que ça le fascinait ou qu'il en était envieux, mais ça rendait les gens si simple à manipuler... Cependant ses plans étaient quelque peu compromis, cette intrusion lui laissait à penser qu'il ferait mieux de partir et il risquait de perdre un précieux serviteur... Effectivement les hommes qui étaient dans les niveaux inférieurs ne laisseraient pas repartir Zephyr. Dommage, mais il demeurait remplaçable, les gens craignant l'église pour des raisons personnelles étaient nombreuses et parmi eux il devait bien pouvoir se trouver quelqu'un avec des capacités similaires. Quoi qu'il en soit il lui fallait avant tout partir, il avait d'autres affaires à régler en plus du fait que des ennuis allaient probablement survenir, hors il n'était pas encore temps pour lui d'agir de sa propre personne.

Il retourna à son bureau, où il mit un peu d'ordre dans ses affaire, s'asseyant un instant pour cela avant de se relever pour se rendre au coin de la pièce pour allumer des chandelles, rien qui ne laissait présager un départ, si ce n’était que la lumière des cierges changeait de couleur pour chacun d'entre eux. L'un émettait une flamme verte, l'autre une bleu, encore un autre une jaune et enfin le dernier une rouge carmine. Une fois qu'il en eu finit avec cela il revint au centre de la salle, sans s'asseoir cette fois. Des marquages au sol se mirent alors à luire, d'abord faiblement, puis de plus en plus intensément au fur et à mesure que les secondes s'égrenaient, jusqu'à ce qu'il soit impossible de pouvoir les fixer sans être aveuglé... Puis soudainement tout s'apaisa, la lumière disparut, mais en ne laissant rien derrière elle. Ni les meubles, ni les documents, ni les cierges... Ni le prélat. Tout cela était désormais à des lieux d'ici...

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D'abord la fin du couloir, puis des escaliers qui descendaient... Jusque là la course de Geoffroy et Éloïse n'avait pas été des plus durs, nulle personne ne leur coupait la route et le "terrain" ne présentait aucune difficulté particulière. Cependant l'ancien soldat était inquiet vis à vis de ce qu'ils allaient trouver, mais également de ce qui risquait d'advenir à la jeune fille. C'était elle dont l’église désirait la mort alors si en plus elle pénétrait dans un des lieux les plus secrets de cette dernière... Et s'aventurait près de ce qui devait être l'antichambre des enfers... Car les deux ne faisaient qu'un et ils eurent tout le loisir de s'en rendre compte alors qu'ils arrivaient au terme de la volée de marche.

Pour la jeune femme une prison était un spectacle nouveau, donc il pouvait paraître normale qu'elle affiche une mine horrifiée, mais l'ancien soldat pour sa part en avait vu de nombreuses, hors il avait la même mimique... Car si la prison situait deux étages plus haut, et qui était vide, était une prison ordinaire, suintante d'humidité et où la vermine était omniprésente il en était tout autre ici. L'humidité était dû au sang qui ruisselait entre les jointures des pierres, sans doute grises lors de la construction, était désormais recouvertes par une épaisse croûte noire. Quant à la faune propres aux prisons elle avait depuis longtemps fuis face aux cris des suppliciés, ou alors avait été dressé de manière à contribuer autrement aux tortures que par les maladies qu'ils transportaient, et qui en vérité soulageaient bien souvent le sort des prisonniers voués à la souffrance. Devant eux, alors qu'ils demeuraient un instant tétanisé, s'étendaient un nouveau couloir, sans mur, juste constitué de barreaux, derrière lesquels on ne voyait qu'à moitié ce qui se passait, mais c'était suffisamment pour la jeune fille manque de défaillir, malgré le curieux endurcissement qu'elle avait subie après sa disparition.

... Quel but cela pouvait avoir ? Geoffroy parvint à deviner que derrière les cages il s'agissait de monstres, mais d'ordinaire le sort réservé à ses derniers étaient la mort sans compromis, hormis si on espérait en tirer des informations capitales, hors il doutait que ce soit ce pourquoi cette prison contenait tant "d'hôtes"... Quoi qu'il en soit il secoua doucement Éloïse, qui, une fois ses esprits repris, posa une main sur son bras.

"Nous continuons... Ne t'en fais pas pour eux, quelqu'un d'autre s'en chargera... Il faut continuer et surtout... Attirer l'attention..."


"Tu es folle !"

Elle lui adressa un sourire étonnamment mature avant de lui répondre.

"Non... Juste que le raisonnement d'une déesse n'est pas forcément compréhensible et j'en suis une élue non ? Suis moi, cours le plus vite possible et fais moi confiance."


Ses mots contenaient plus de malice que d'arrogance, elle avait une idée derrière la tête et il était probable qu'elle surprenne bien du monde. Quoi qu'il en soit il semblait que ça commençait à s'agiter, les bourreaux oeuvrer toujours, mais des claquements de bottes se faisaient entendre, sans doute des hommes de mains de l'église, venu se charger des intrus, qu'il avait été aisé de repérer. Sans plus attendre Éloïse prit les devants s'élançant dans le couloir principaux, pour tourna à droite, passa tout droit dans un autre embranchement, puis prit à gauche. Comme par miracle il ne rencontrèrent aucun hommes d'armes dans les couloirs, mais la masse qui se formaient derrière eux ne cessaient d'enfler, il était probable des hommes d'armes présents était à leurs trousses et étrangement cette perspective fit sourire la jeune fille. même quand finalement sa course éperdue la mena dans un cul de sac. Ils étaient acculés, jamais Geoffroy n'avait tant regretté de ne pas avoir d'arme, mais elle semblait toujours sereine, même lorsque son compagnon s'adressa abruptement à elle, se positionnant devant elle alors que trois hommes venaient en face d'eux, suivis par bien d'autres.

"Et maintenant que fait on ? Tu es revenu du néant et tu nous jettes tout les deux dans les bras de la mort !"


"Tu sembles oublier une chose... Par le passé la déesse me conférait déjà des dons et ils sont toujours miens, et plus puissant. Mais il est vrai que tu ne les as jamais vu."


Elle se mit soudainement à genoux et plaqua ses mains au sol avec force, dès lors un arc de cercle blanc se forma autour d'eux, provenant surement d'un rond suffisamment grand pour que le couloir ne soit pas suffisamment large pour accueillir tout sa circonférence, d'où la forme qui était visible. Geoffroy étonné recula d'un pas, mais Éloïse se contentait d'afficher un sourire certain en redressant son visage, en cet instant la jeune fille semblait disparaître pour laisser place à une femme d'expérience qui savait ce qu'elle faisait, bien que peu aurait su dire de quoi il s'agissait exactement. Quoi qu'il en soit les hommes à leurs trousses se stoppèrent avant de les atteindre, mais la stupéfaction de marqua alors sur les traits de la jeune fille... Pourquoi s'étaient ils arrêtés avant d'avoir atteint le cercle ? Une sorte de respect avait figé leurs gestes ainsi que que ceux qui étaient derrière eux, certains d'entre eux tombèrent même à genoux.

Elle ne pouvait bien sûr pas retourner et voir la silhouette d'une ravissante femme se dessinait derrière elle, luisant d'un aura chaleureux. Il ne faisait aucun doute pour ceux qui la voyait qu'au vu de son apparence il s'agissait d'Irehis et peu importait que les hommes sache ou non qu’Éloïse était sensée être son élue, peu importait leur fidélité à l’archevêque tous était dans un recueillement méditatif, même Geoffroy avait mit un genou à terre, même si après les évènements de l'expédition de la corne d'aurore sa foi était étiolé un telle manifestation pouvait raviver même la plus faible des flammes... Mais lorsqu'elle était inexistante ou entièrement corrompu par des plaisirs sadiques et un fanatisme dérangé elle ne pouvait rien faire... Elle ne pouvait rien sur l'âme de Dorne, un des bourreaux de ces lieux qui avait suivi les gardes, se lassant d'infliger des tortures à des victime qui n'avaient même plus la force pour certaines de ressentir leur propre douleur ! Il lui fallait de la viande fraîche et ainsi, avec sa lourde hache, il s'avança parmi les rangs des soldats. aucun d'entre eux n'osa l'arrêter, car s'il croyait à l’apparition une art d'eux demeuraient fidèle à l'archevêque et ils ne pouvaient alors se permettre de s'en prendre à un des bourreaux, d'autant plus quand ce dernier était deux fois plus grands qu'eux et bien large, malgré une tendance à l'embonpoint et que son arme était proportionnelle à sa carrure, mais nul ne le soutint, car l'apparition continuait d'exciter leur ferveur. Ainsi il s'élançait seul vers la donzelle, clamant.

"Bande de larve, c'est une sorcière qui fait apparaître une illusion !"


Il frappa sans que son pieds n'affleure l'arc de cercle blanc, la taille de son arme le lui permettant, mais à peine cette dernière était elle au dessus du tracé qu'elle fut repoussé comme si elle avait percuté un mur.

"...Et le double d'un sort de protection..."


Cependant, bien que c'était quelque part vrai, les hommes d'armes continuaient à demeurer spectateur. Les gardes ici n'étaient pas de mauvais bougre bien qu'ils aient été fanatisés par l'église, ils avaient juste eu leur capacité de raisonnement éteinte par l'endoctrinement et il en allait de même pour le jeune officier qui avait trouvé la force de s'en prendre à elle, contrairement au bourreau qui avait fait de nombreux choix qui le rendait malfaisant dans son être. La plupart d'entre eux ne méritaient pas la mort et la jeune fille le savait. Sa déesse le lui avait soufflée, comme c'était elle qui lui avait dit d'attendre entre le s mains de l'église ainsi quel était le moment d'agir ou le chemin à prendre pour arriver dans ce cul de sac. Bien sûr l'église prétendait également qu'elle communiquait les dieux, mais la jeune fille avait la certitude qu'elle avait raison...

Car elle parlait en ce moment même avec l'entité. Le langage qu'elle employait n’était pas celui des hommes, il s'agissait plus de sensations qui dans le cerveau d’Éloïse se muait en propos cohérents. contrairement à ce qu'on croyait les pouvoirs de la déesse était limité, en grande partie à cause des autres dieux, mais avant de faire partie du panthéon des hommes elle avait été adoré par d'autre races et de fait elle d'un mauvais oeil la croisade qui avait lieu. Pour agir elle n'avait pas eu d'autres choix que de créer un instrument, insuffler une partie de son essence à une mortelle qui elle pourrait agir sans contrainte tout en étant guidé par elle... Cependant elle lui avait laissé son libre arbitre d'où le fait qu'elle n'avait pas agi avant sa disparition et lorsque cette dernière était survenue elle ne pouvait pas... Elle sentit bien entendu l'envie d’Éloïse de savoir, mais elle était aussi incapable de répondre, elle ne pouvait voir ce qui advenait dans les plans infernaux. Quoi qu'il en soit elle avait passée ses années dans l'inactivité, sans même prêter attention aux prières qui lui était adressé, puis elle avait perçue son retour, une sorte de miracle pour les dieux et avait recommencé à agir de son mieux, soufflant juste à son élue ce qu'il convenait de faire, jusqu'à maintenant... Des hommes venaient en ce lieu pour y récupérer quelque chose et il était probable qu'il le fasse par la force. Hors malgré leurs talents certains ils n'auraient pu faire face à toute la garnison alors il avait fallu que cette dernière soit attirée ailleurs, c'était là qu'était intervenu Éloïse et Geoffroy épargnant par la même certains de ces hommes qui n'avaient fait qu'obéir... Quant à ce qui allait advenir par la suite elle l'ignorait et elle ne pouvait faire plus ainsi elle souhaita bonne chance à la jeune fille puis disparut, même si son avatar demeura.

Éloïse aurait sans doute du être fascinée par cela, mais en cet instant elle ne pouvait se le permettre, le bourreau redoublait de coup de boutoir et elle avait de plus en plus de mal à maintenir le bouclier... Il ne fallait plus compter sur la déesse, mais pourtant il fallait que quelque chose advienne... que quelqu'un intervienne.

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Descendre l'escalier ne me prit guère longtemps, c'était normal, car même s'il était long il était aisé de descendre les marches. cependant je fus bien plus désappointé par la rapidité à laquelle je fis le tour de cet étage. Il se composait simplement d'un long couloir et de quelques pièces, vide ou contenant des documents que je n'avais pas le temps de lire. Ainsi je prenais ceux qui étaient à ma portée, passait un rapide coup d'oeil pour voir si'l y avait des informations sur la famille de Felina, puis les rejetais sans y prêter plus attention que cela, je n'avais pas la place pour les emporter. J'allais ainsi de salle en salle, en découvrant ainsi une qui était entièrement vide, ce qui ne fut pas sans susciter ma surprise, que je réprimais cependant, je n'avais pas le temps pour m'assurer de ce qui s'était passer. Bien sûr mes compagnons pouvaient arriver d'un instant à l'autre, mais ça pouvait aussi être le cas de la garde, d'où le fiat que je me refusais à attendre...Et de toute manière je n'en eu plu l'envie quand dans une pièce ressemblant fortement à une cellule, avec un aspect moins sordide que celle où j'avais été jeté cependant, détails qui me traversa l'esprit et en disparut aussitôt que j'aperçus le sang. Il ne s'agissait de trois fois rien, quelques gouttes, mais qui sortaient de la pièce et continuait le long du couloir, de manière moindre, d'où le fait que je ne l’avais pas aperçu, mais présente La plaie qui avait causé ça ne devait pas être très sérieuse, mais cela me donnait une piste et, faisant fi dès lors des autres salles, je m'élançais sur cette voie carmine.

Elle continua dans les escaliers, mais je n'avais plus besoin de la regarder pour connaitre la voie à suivre... Et de toute façon cela aurait été bien vain alors que j'atteignais l'étage inférieur, à moins que je sois à même de me diviser pour suivre chacune des traces de sang, frais et séché, qui maculaient les lieux... Les salles de torture sans doute, les cris que je percevais m'en apportèrent la confirmation. .. Et bien que je ne pouvais pas encore l'affirmer avec certitude j'osais penser qu'il s'agissait de la preuve de ce qu'avait avancé cet avocat véreux, Brendal. La torture des créatures. un simple coup d'oeil sur une des cellule,s qui étaient la seule chose semblant "tapisser" les couloirs, m'en apporta la confirmation...Je devinais malgré la pénombre les silhouettes individus qui y étaient et bien souvent celui dans le rôle du supplicié avait des attribut non humains. Je percevais par ailleurs que nombre des outils utilisés par les tortionnaires ne semblaient pas initialement prévu pour la torture. Seringues, scalpels... Que se passait ici ? Je l'ignorais et je dus avouer que pendant un moment je n'ex strictement rien à faire, remarquant seulement alors les couleurs étranges qui avaient emplis ma vue et il me fallut quelques instants pour comprendre... L'opération qu'avait effectué Franken Fran sur mes yeux avait enfin fonctionné et ce que je percevais dans ces curieuses nuances aurait du me paraître dissimulé par les ombres... Quoi qu'il en soit il était heureux que les bourreaux soient tellement dédié à leurs taches qu'il ne se rendirent pas compte de ma présence malgré mon lapsus...

Et ils continuèrent à "m'ignorer", les cris des suppliciés couvrant les bruits de mes bottes, qui faisaient les croûtes de sang séchés marbrant le sol... J'aurai pu continuer tout droit et me fier à cette nouvelle vision pour retrouver la famille de Felina, mais ce don était tout nouveau et je craignais donc qu'il me joue des tours... Je misais donc sur la sûreté. Ces ordures s'amusaient tellement que quand j'ouvris la porte grinçante, qui n'était heureusement pas verrouillée, d'une des cellules aucun d'entre eux ne s'en rendit compte, même pas ceux qui oeuvraient à l'intérieur ! Ils étaient deux, torturant un birdman et leur silhouette se découpaient dans des couleurs éclatantes qui allaient en se normalisant alors que je m'approchais d'eux. Pour des raisons de commodité je n'avais pas mes deux lames en mains, mais une suffirait amplement pour ces rebuts ! Quelque pas et je me trouvais juste derrière eux, un d'entre eux frappait la créature avec ses poings avec des coups mats, l'autre tenait une torche avec laquelle il brûlait, petite à petit, ses ailes. Ce second, en plus de me paraître plus dangereux, arrangerait mon affaire avec la torche, cette source de lumière me permettrait de ne pas avoir à m'habituer rapidement avec cette nouvelle vision qui survenait bien mal. Je lui enfonçais donc ma lame dans le dos et exerçait avec ma main libre une pression avec ma main libre afin de dégager mon arme et faire tomber son corps sur le côté, avec la torche qui roula un peu plus loin sans s'éteindre, il ne mourrait pas sur le coup, mais cela ne saurait tarder et il été hors combat. Son partenaire fut plus vif à réagir que je ne le pensais, un coup qu'il avait préparé pour sa victime se retournant contre moi, heureusement mes réflexes nouvellement acquis ainsi que mon expérience me permirent d'éviter son assaut sans réel soucis. J'en profitai pour passer au travers de sa garde et un coup de pommeau suffit à le faire se plier en deux, à partir de là il me fut aisé de saisir un de ses bras, passer dans son dos, et le forcer à se mettre à genoux sous la douleur, lui arrachant un cri. L'idée de me moquer de lui, de lui demander ce que cela faisait d'être de l'autre côté me traversa l'esprit, mais ce serait du temps perdu alors qu'il pouvait me donner du temps précieux.

"Des beasts félins, apparentés aux panthères ont été amené ici il y a quelques mois ? Sont ils toujours en vie ? Si oui où sont ils ?"


"Je ne sais pas !"


J'accentuai alors la pression, lui arrachant un nouveau cri. Il fallait que je tombe sur une forte tête. en attendant il semblerait que ses petits camarades aient parvenus à dissocier son cri des autres et viennent à son secours au vu des bruits de pas qui venaient en ma direction. Il me fallait des réponses et vite !

"Ah ! ... Oui il y en a eu, mais je ne m'en suis pas occupé. Je sais juste qu'on a tué les deux plus vieux sur le champs, les scientifique ne les jugeaient pas utiles, par contre ils ont prit leurs bijoux, je sais pas ce qu'ils avaient d’intéressant, mais d'habitude ils nous laissent les babioles des monstres."


Le crétin aggravé son cas en parlant ainsi, mais je ne faisais rien ,me contentant de jurer. Je ne pouvais plus rein faire pour les grands parents de Felina... de toute façon ils avaient du arriver ici avec ma venue au donjon, je n'aurai rien pu faire. Cependant malgré mon amertume je fit le lien entre le bracelet d'or récupéré chez le marchand et ceux qu'évoquaient le geôlier qui était à ma merci, qui confirma sans plus tarder ma pensée.

"... D'ailleurs ils en avaient tous un, qu'ils ont tous prit. Il restait alors trois Beasts, ils ont été alors mis dans la troisième cellule lorsque vous prenez à droite au premier embranchement !"


Je fus étonné qu'il me parle aussi facilement, j'avais connaissance de tout ce que je voulais savoir. D'habitude les bourreaux étaient des individus endurcis, mais je notais seulement alors, de par le fait qu'il était torse nu, que la peau de ce dernier était exempt quasiment de tout cicatrice et qu'elle n'était même pas tanné, une peau de jeune homme, semblable à celle d'un clerc ou d'un noble !

D'ordinaire les bourreaux ont toujours été craints, mais aussi respectés . Dans certains pays c'est une profession comme une autre, dans d'autres c'est une ligné avec de nombreux privilèges qui a cette charge, encore ailleurs il s'agit parfois de pauvre bougres qui sont choisis au hasard pour appliquer la sentence... Mais ici il s'agissait juste d'individu immoraux qui avaient juste appris à faire souffrir et à y prendre plaisir, ce détail rendrait étonnant le fait qu'ils aient été choisis au sort. Ils ne méritaient aucun respects eux ! Quoi qu'il en soit j'avais les informations que je désirais et il me fallait agir vite, certains des camarades de ma "victime" arrivant devant l'entrée de la cellule. J'égorgeais rapidement cette dernière, causant un grand jet de sang qui pour la première fois nourrit ces pierres du sang des tortionnaires et non des suppliciés et je jetais son cadavre, avec difficulté, décidant de ne pas encore user de l'énergie du démon afin de ne pas être rendus repérable par d'éventuels clercs, vers l'entrée, où il percuta un de ses camarades qui en reculant en empêcha d’autres d'entrer. Mon regard croisa alors un bref instant celui du birdman. Son visage était tuméfié, mai je pouvais percevoir dans ses yeux de l'espoir. Je ne comptais pas le décevoir.

Ils étaient cinq près de la porte, d'autres viendraient peut être. Ils avaient donc l'avantage du nombre, mais premièrement ils n'étaient pas des guerriers et même s'il était peu probable que la vue de blessures puisse les effrayer, la peur étant souvent un facteur décisif quand un groupe de vétérans était opposé à une meute de novice, je tirerai un grand avantage de cette inexpérience. Qui plus est l'encadrement de la porte me permettait d'avoir à les affronter un par un, à moins qu'ils aient assez de jugeote pour tenter de s'en prendre à moi au travers des barreaux. quoi qu'il en soit je m'élançais avant tout vers la torche au sol que je lançais sur un d'entre. Les dégâts causés se limitaient à une simple brûlure, mais au moins mes yeux ne me joueraient pas des tours. Je me précipitai ensuite sur l'entrée, tout en dégainant ma deuxième épée. Un d'entre eux entra dans la salle, je le tuais en jetant une de mes lames sur son torse avant de la ramener à moi, emmenant quelque peu son cadavre avec, puis le temps qu'il tombe je surgissais dans l'encadrement de la porte, pour en tuer un autre, dont je tranchais la gorge d'une lame. Avec l'autre je déviais une hachette visant mon épaule et je fis glisse ma lame le long du bras de mon assaillant puis atteindre son épaule, le désarmant ainsi. Je reculais alors à nouveau, les forçant passer par la porte, le premier eut le crâne fendu. il en restait deux, dont un qui n'était pas entièrement valide. Le suivant fut un peu plus malin, tentant de profiter de la couverture de son camarade pour m'atteindre. D'un coup de poignard il visa ma gorge, mais il ne savait pas se battre et il me suffit de me fendre et d’exécuter un ample mouvement, en visant le même endroit que lui, pour mettre un terme sa vie... Le dernier, blessé, tenta de fuir, mais comme pour le premier d'entre eux je le tuais en lançant mon arme et en la ramenant.

Il était probable que le pire était encore à venir, ou qu'alors les autres n'osaient pas se mettre en travers de mon chemin, mais quoi qu'il en soit les cris semblaient s'être atténués, s'étant plutôt mués en de faibles gémissements, peut être préparaient ils un piège ou s'étaient ils réfugiés quelque part. Peu m'importait ! Je récupérai un trousseau de clé sur un des corps, me rendant compte qu'ils étaient tous identiques. Sans doute utilisaient ils les mêmes verrous pour toutes les portes et toutes les entraves, puisqu'il n'y avait que deux clés et je m'apprêtais à sortir de la pièce quand je me souvins du Birdman... Cela ne faisait pas parti de mon objectifs, mais il ne me coûtait rien de le libérer, peut être même pourrait il m'aider... Je tournais alors les talons afin de m'approcher de lui, ma vision s'adaptant une fois de plus aux ombres, et défit les chaines qui maintenaient ses serres antérieures et postérieures, ainsi que son cou. A mon grand soulagement il ne me tomba pas dans les bras et parvint à rester debout, mais il semblait trop faible pour parler. Ça m'arranger.

"Bon... Si t'es en état prend ce qui ressemble le plus à une arme et puis... Fait ce que tu veux, mais en tout cas défends chèrement ta vie. Ça m'arrangerait que tu te charges des autres prisonniers, mais je pense qu'il serait mieux que t'attendes, j'ai des amis à moi qui vont arriver. Je suis par ailleurs déjà surpris qu'il n'y ait pas de vrais gardes qui soient intervenus."


Effectivement après leur prestation il était évident que les bourreaux ne remplissaient pas cet office et cela m'aurait surpris que l'Eglise se montre suffisamment négligente pour laisser ce "poste" vacant... enfin que la garde se manifeste pas arranger bien mes affaires, il restait à espérer qu'elle n'était pas en train de me tendre un piège. Quoi qu'il en soit le prisonnier sembla décider de rester ici, s'asseyant, et commença à faire des bandages pour lui en déchirant les tenues des défunts qui lui devaient bien cela...

Pour ma part je ne perdais pas plus de temps. Oui j'aurai sans doute pu libéré tout les prisonniers, mais quitte à faire cela autant le faire avant tout pour ceux qui m’intéressaient. Je ne tardais pas à arriver à l'emplacement indiqué par le geôlier que j'avais interroger, sans rencontrer la moindre résistance, ni le plus petit traquenard, c'était curieux. Mais je ne m'en souciais guère quand j'aperçus, toujours dans de curieuses nuances, la salle étant sombre, qu'il n'y avait qu'une silhouette dans la cellule. Une silhouette d'homme-félin, mais une seule tout de même... Je me préparais à l'avance à l'amère nouvelle qui m'attendait alors que j'entrais dans la cellule. La réaction du prisonnier ne se fit pas attendre, plus réactifs que le birdman et ses gestes étant biens moins restreint, il se redressa pour me faire face. Je m'approchais à deux pas de lui et ma vue s'habituant je pus avoir la confirmation qu'il s'agissait bien d'un beast panthère. Les oreilles et la queue ne laissaient aucun doute sur le sujet... Ses cheveux et son poils étaient aussi noirs que ceux de Felina et ses yeux avaient la même couleur profonde... Il ne faisait aucun doute que j’étais en présence d'un des membres de la famille de ma "soeur".

"Qui est tu, humain ?"


... Et la même manière abrupte de m'aborder la première fois. Oui ça ne pouvait être qu'un membre de sa famille.

"... Je me nomme Engar, mais mon nom à peu d'importance. Le fait que ce soit Felina qui m'envoie en a plus par contre."


Un sourire illumina ses lèvres, le doute n'était donc plus permis.

"Je suis son frère Claws, l’aîné de notre fratrie."


"D'accord... Je sais ce qui est arrivé à vos grands parents ainsi qu'à vôtre mère, mais si vous savez quelque chose sur votre père et votre plus jeune frère, Griffu..."


C'était par ce nom que Felina m'avait appelé au terme de notre première rencontre et je ne pus à cette pensée retenir un sourire, malvenu vraisemblablement au vu de la mine qu'afficha mon interlocuteur.

"Mon... Mon frère est mort il y a un mois et demi et mon père il y a deux semaines... Pour ma part je survis à peine, en partie par ce qu'ils m'ont quelque peu laissés en paix, mais le simple fait de me nourrir de cette chair humaine, me rend malade."


J'obtenais donc ainsi l'explication quant au fait quel les geôles du premier niveau soit vide. C'était cohérent, l'Eglise attirerait l'attention en faisant venir de grandes quantités de nourriture, mais si des hérétiques disparaissaient... Quelle importance ? Néanmoins cela me traversa à peine l'esprit alors que je comprenais qu'au travers de ces deux mois passés dans le coma j'avais ainsi sacrifié la vie du père et du plus jeune frère de Felina... Je me haïssais pour cela, mais je ne pouvais me permettre de m'emporter, de perdre la face. Il restait un de ses frères en vie et lui... Lui je devais le sauver. Je ne laissais donc rien paraître de mon ressenti si ce n'était un léger pincement de lèvre.

"Je suis désolé pour vous, nous aurions du agir plus tôt... Mais nous devons sortir d'ici au plus vite !"


Je commençais à le défaire de ses entraves, mais alors que j’exécutais il posa une main sur mon épaule.

"Non... nous devons récupérer nos bracelets !"


Allons, donc quelle était donc cette lubie ? Je me renfrognais quelque peu alors que je retirais les chaines qui liait ses jambes avant de passer à celles retenant ses mains.

"Vous pourrez en fabriquer d'autres... Par ailleurs j'ai récupéré celui de votre mère. Sachez qu'elle, au moins, est vengée."

Il lâcha un léger grognement satisfait, mais reprit d'une voix plus sérieuse.

"Je vous remercie... Mais ces bracelets sont un héritage de famille et surtout ils sont investis d'un pouvoir bien particulier ! Nous devons de les récupérer ! D'autant plus si Félina est vivante, le sien est encore vierge."


un cliquetis vient ponctuer sa phrase et je lui laissais le temps de se masser les poignets avant de rétorquer.

"Je n'entends rien à vos histoires ! Tout ce que je sais c'est que votre soeur est en vie et que son voeu le plus cher est de vous revoir, pas un seul instant elle n'a évoqué ces babioles."


"C'est normal ! Elle n'avait pas à en connaitre l’existence... Ecoutez, je suis ravi qu'elle soit en vie et libre, surtout au vu de ce qu'ils infligent aux femmes ici, à condition que vous ne me mentez pas, mais nous devons récupérer cela."


Je haussais le sourcil, j’avais déjà une idée de ce qu'il entendait par ce que subissait les femmes, mai une partie de moi s'y refusait.

"Que signifiez vous par là ?"

Sa voix se fit plus forte, emportée par la rage et sans doute le désir de me convaincre.

"La pire chose qu'il puisse advenir à une femme ! Ce qui a été infligé à ma mère, la dernière chose que mon père à vu..."

Je me retenais de l'interrompre pour donner des détails quant à ce qui été advenu précisément à sa mère par la suite, mais je n'en eus de toute façon pas l'occasion, une vive douleur me traversa l'auriculaire gauche et m'arracha un gémissement qui l'amena à s'interrompre dans son élan. il afficha une mine interloquée, mais je ne lui répondit pas, retirant juste mon gant veiné de rouge. Comme d'habitude le bruit du frottement du cuir sur ma peau se fit entendre, mais il fut cette fois suivi par un brusque tintement cristallin, qui se répéta de manière brève et dédoublée quand les fragments de la bague de glace que m'avait donnée Kumie tombèrent au sol... La glace... Était brisé... cela pouvait paraître étrange mais elle n'était pas ordinaire, elle ne se cassait pas sous les chocs, ne fondait pas à la chaleur. Kumie l'avait fait pour moi, en preuve de ses sentiments et le fait qu'elle s'était brisé laisser présager de l'état de ces derniers... Par la faute de mon démon...

A cet instant tout la hargne que j'avais contenu afin de me dédier à ma mission se libéra, comme si je prenais seulement conscience à cet instant de la gravité de la chose... Quelque part une chose au fond de moi avait espéré que Theorem se soit trompé qu'en vérité il n'y ait rien de grave... Hors le pire était arrivé, les sentiments de l'elfe à mon égard était rompus alors que les miens étaient encore intacts, tout ceux par la faute d'un tier... Pourtant malgré le fait que je prenais conscience de cela, que mon sang palpitait autant que lorsque j'étais plongé dans la bataille je n'en laissais rien paraître à mon interlocuteur, prenant au contraire une mine bien plus neutre qu'avant alors que je fixais ma main, et plus précisément la marque rouge que l'anneau avait laissé sur un de mes doigts. Je brisais alors le silence qui s'était installé entre nous, sans répondre aux questions qu'il devait se poser.

"... Je suppose que vous parlez de violeurs."


"Oui... Ce ne sont pas les bourreaux d'ici qui s'occupaient de la gent féminine, mais ils nous racontaient ce que faisaient leurs camarades, les enviant. Ils sont au dernier niveau, jute en dessous de ce dernier si j'en crois ce que j'ai pu entendre. Je crois que mes bracelets y sont aussi, ils les étudient."

"... Dans ce cas nous retrouverons vos bracelets."


Cette remarque le ravissait, si j'en croyais son expression, mais j'omettais de préciser à condition qu'ils ne soient pas perdus dans le sang qui allaient être versés... Car à nouveau au fond de moi une chose s'était brisé, mais bien plus intensément qu'à la mort d'Amelya, qu'à ma propre mort ou quand j'avais appris la tromperie de la succube... Ce que j'avais ressenti à cet instant n'était que fétu par rapport à ce qui balayait mon coeur. ma rage était présente, me rongeait, mais je ne la laissais pas sortir maintenant, sels mes ennemis auraient à la subir... Maintenant peu m'importait ma mission je devais juste faire payer à ces hommes, à ceux qui s'étaient rendus coupable du crime qui me brisait. Peu m'importait qu'ils ne soient pas le responsable direct de ce qui m'affectait, il s'y apparentait, ça me suffisait pour leur faire subir le pire sort que je pourrai leur accorder...

"Passez derrière moi, mais indiquez moi où aller..."


Mes mots étaient brefs concis et n'accepterait pas la contestations. Le beast sembla le comprendre et s’exécuta alors que nous sortions de la cellule, mais peut être que le sourire dérangeant que j'avais été pendant un bref instant incapable de retenir avait suffit à le persuader. si seulement il avait la moindre idée de ce qu'il présageait réellement il était probable qu'aussi fier soit il il aurait laissé tomber ses bracelets, mais il était désormais trop tard,il allait devoirs être spectateur au spectacle de mort qui allait suivre. Peut être en sera t-il dégoûte, peut être y prendre t-il du plaisir en fait. Je n'en avais rien à faire...

Du moment que ça avait lieu...


Dernière édition par Engar le Ven 16 Nov 2012, 13:45, édité 1 fois
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Message  Yann Ven 02 Nov 2012, 14:18

-Même si je ne doute pas que ces... Personnages hauts en couleurs... Aient un bon plan à proposer, j'ai des doutes quand à la finesse et aux chances de réussir de ce dernier. Ma solution était un itinéraire alternatif : même l'église ignore certaine voies car elle n'y penserait pas. La prison fut très bien construite certes mais il y a eu un... Agrandissement qui n'est pas référencé sur la carte : ce passage nous permettrait de rejoindre un système d'écoulement des eaux usées qui prend sa source dans la prison elle même... Et vous n'avez pas idée de tout ce que l'on peut jeter ou vouloir faire disparaître par cette voie.

Les égouts... C'était une solution simple, mais à la fois évidente. Tellement évidente que Yann soupçonna tout de suite une embrouille. Non forcément de la part de leur guide, mais de la part de l'Eglise. Un accès par les égouts étant obligatoire pour les eaux usées, il y aura nécessairement une protection quelconque, grille ou gardes. Surtout si la prison renferme quelque secret. Le capitaine forban se tourna vers le lycan.

-Je pense que je vais suivre cette voie là. Je comprendrais que vous refuseriez de nous accompagner : cette histoire ne semble que vous apporter des ennuis depuis le début il me semble...

Le lycan laissa passer quelques secondes le temps d'une brève réflexion avant de répondre.

"En ce cas, je vais vous laisser suivre votre route. Ceci dépasse de loin tout ce que j'avais pu imaginer."

Aussi, quand leur guide partit leur montrer leur chemin, Yann fut le seul à rester derrière.

"Mais il ne sera pas dit que je laisserais une famille souffrir pour ce qu'elle est."

Sa voix n'était qu'un murmure, destiné à lui seul ou à quelque oreille mystique. Il resserra la sangle de son arme, puis pris un autre chemin.
Le plan actuel était ni plus ni moins qu'une attaque en règle de la prison ecclésiastique. Et connaissant la puissance de l'Eglise, personne n'irait tenter une infiltration par l'entrée principale. C'était encore moins soupçonné que de passer par une sortie presque oubliée. Toutefois, suite au fait qu'ils s'étaient fait épier sans qu'on le sache, il commença par prendre la direction d'une des sorties de la ville. Ce n'est qu'une fois certain qu'il n'était plus suivi qu'il tourna vers la cathédrale, et rentra à l'intérieur. Une certaine agitation commençait à survenir à l'extérieur, ce qui lui laissait comprendre qu'il ne fallait pas tarder à agir. L'épéiste se dirigea après une courte hésitation simulée vers le fond de la nef, sous le regard intrigué et inquiet de l'homme d'église qui y officiait. Il fut arrêté dans sa progression par deux paladins qui dégainèrent leurs épées et les croisèrent devant lui.


"Pas un pas de plus! Que faîtes-vous là?"

"Je suis à la recherche d'un criminel démoniaque. Cela fait plusieurs mois que je poursuis sa trace, et je sais qu'il est entré ici il y a peu: sa signature est encore visible. Ce qui m'inquiète, c'est la présence de certains de ses alliés dans cette ville. Je crains qu'ils ne cherchent à le faire sortir."

Les deux gardes se regardèrent un bref instant, avant que le premier ne reprenne la parole.

"Qui nous dit que tu n'es pas l'un d'eux?"

Yann recula d'un pas en plaçant sa main devant lui, paume tendu. Il dégaina son arme, ce qui eut pour effet immédiat que les deux lames d'églises se séparèrent pour se pointer sur sa poitrine. Pour toute réponse, le lycan montra son arme dans une posture non offensive.

"Est ce qu'un serviteur du Mal pourrait arborer une arme fait dans le plus saint des métaux? Ceci est la preuve que je suis au service des Hommes."

A cet instant, une secousse frappa le sol de la pièce et un grondement sourd sembla surgir des profondeurs.

"Vous entendez? Ils passent à l'action! Il faut agir vite, plus longtemps vous me retiendrez ici, et plus grandes seront les chances qu'ils réussissent!!"

Dans l'urgence, celui qui semblait être le plus gradé ou le plus ancien des deux gardes tourna brièvement la tête vers le début de l'escalier, puis fit un bref signe de tête vers le lycan.

"Suivez-moi en ce cas, nous allons vérifier vos dires. Au moindre geste suspect, on vous transperce, argent ou pas. Luc, reste ici et ne bouge sous aucun prétexte jusqu'à ce que nous remontons. Et ne laisse passer personne qui ne porte pas le sceau de l’Archevêque."

Sa dernière phrase était destinée visiblement à une jeune recrue en armure de cuir qui s'était juste là tenu en retrait. Il se mit au garde à vous et prit une lance avant de se poster aux côtés de la porte, au moment où les deux paladins rentraient à l'intérieur, encadrant Yann qui avait rangé son arme. L'escalier était en colimaçon, il n'offrait que peu d'espace pour se déplacer, mais malgré cela, ils descendirent rapidement sous la lueur de torches disposées à intervalles réguliers. Ils étaient tous les trois nerveux, pour des raisons différentes. Les deux soldats étaient inquiets de ce qui était en train de se dérouler, tandis que Yann cherchait un moyen de fausser compagnie à son escorte sainte.

Une lumière venant du bas monta en intensité. Ils étaient arrivés au bas de l'escalier, mais au moment où l'homme de tête posa le pied sur la dernière marche, Yann perçu un léger bruit, comme un mécanisme qui s'activait. Il s'arrêta juste à l'instant où le mur à côté du garde explosa ce qui le projeta contre la paroi en face, avant de se retrouver sous des roches. Le souffle de l'explosion atteignit également Yann qui fut poussé sur celui qui le suivait et tous deux se retrouvèrent en un instant sur les marches. Une succession de gravats frappa le lycan qui se protégea le visage de son bras, servant de bouclier involontaire au garde qui était sous lui. Cela ne dura que quelques secondes, et quand cela fut terminé, Yann avait des coupures à divers endroits et saignait presque de partout. Il se releva et regarda l'autre garde, et comprit qu'il resterai ici: sa nuque avait heurté le coin d'une marche, et le choc avait du le tuer sur le coup. Quand au premier, sa main pendait sans vie, sortant d'un petit tas de roches.

L'explosion avait presque bouché tout le passage, mais il restait suffisamment d'espace pour franchir péniblement l'éboulement. Yann sortit sa lame et emprunta ce passage, restant sur ses gardes à l'idée de ce qui allait lui arriver derrière. Avant de sortir complétement son corps du passage bouché, il comprit ce qui s'était passé: les trois Péchés qui s'étaient manifesté dans la ruelle se sont frayé un autre chemin, et c'était eux qui étaient vraisemblablement à l'origine du bruit que Yann avait entendu plus haut.


"Péché d'orgueil de croire que tous allaient agir selon vos prévisions. Personne ne tracera le chemin que j'emprunterais. Je suis ma route telle que je l'ai choisie."

Sur ce bref message, il avança vers les profondeurs de la prison, sans se soucier de l'action de ces trois anonymes toujours plus étranges.
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Message  Captain Morgan Ven 02 Nov 2012, 22:54

* les égouts... Maintenant que j'y pense, c'est d'un cliché... Et en plus, une personne de ma qualité n'a rien à faire dans un endroit sordide comme celui ci tu ne trouves pas Jack ?*

Le rongeur préféra garder le silence, sans doute pour ne pas froisser son maître ou bien était-il occupé par ses propres pensées. Enfin, à condition qu'on accepte qu'un rat puisse réfléchir à des problèmes ''d'hommes'' mais Jack n'était pas un rat ordinaire et c'était tant mieux comme ça. Cela souleva une amusante question dans l'esprit du forban : pourquoi Jack lui était-il apparut en rat et en était-il vraiment un ? Après tout, la créature était maudite et était la "marque" que la malédiction avait eu pour le capitaine. D'ailleurs, à ce sujet, est-ce que chaque membre de son équipage avait subit les conséquences et avait subit une ''marque'' autre qu'un changement d'apparence ? Maintenant qu'il y pensait, le capitaine Morgan avait cru entendre Vigriss lui parler d'une belle Ondine qui venait le visiter durant son sommeil pour discuter avec lui comme deux vieux amis qui se connaissaient depuis toujours. D'autres pirates du Norvégien avait-il de petites ''particularités" dans ce genre à présent ? Ce serait un bon sujet de conversation lors du prochain festin organisé pour on ne sait quel évènement probablement inventé par le capitaine. Souriant malgré la tension qui plombait l'ambiance et qui rendait sans doute les membres de l'expédition dans le souterrain, le pirate avança un peu plus vite sans vraiment se soucier des menus problèmes qu'ils pourraient rencontrer.


Une pensée vint cependant vite casser la bonne humeur du pirate : le départ du dénommé Yann. Après tout, il savait comment manier une épée et était un membre posé du ''groupe'' disparate qui s'était formé. Le flibustier ne disait pas ça pour se montrer médisant envers ses autres camarades monstres mais aucun ne ferraient sans doute le poids dans une situation qui aurait bien dégénéré. Même lui ne serait pas certain d'arriver à organiser le groupe en cas de coup dur ou d'une rencontre en cas de gros groupe d'ennemis. Mais il avait fait une promesse à la Beast qui se dissimulait toujours sous cette peau humaine qui consistait à les faire tous sortir d'ici... Et il comptait pour une fois la tenir. Il ne fallait pas croire par là que le mort-vivant était un fieffé menteur ... Bon si il l'était mais pas cette fois ci. Redressant le coin de ses lèvres en un demi sourire alors que les dernières pierres du mur secret se remirent en place, l'Undead ferma les yeux et se creusa les méninges pour se souvenir de comment invoquer une horde de petits nuisibles à quatre pattes et trouva finalement la formule après trois bonnes minutes de réflexion. Pendant ce laps de temps, Morgan et ses camarades s'étaient avancés dans les boyaux sombres et humides de la prison sans se rendre d'un petit détail : il manquait Yager ! Alors que le hors-la-loi se retournait pour exposer son plan à ses compagnons d'infortune, il remarqua avec effarement que le nobliau de service était aux abonnés absents ! Revenant sur leurs pas de manière assez précipitée, les deux monstres trouvèrent leur troisième compère en piteux état et sans perdre une seconde, Morgan ordonna d'un ton sec à l'autre Beast de rester à ses côtés et de l'aider au mieux. Revenant sur ses pas, le pirate dégaina son sabre court d'une main et prit son pistolet de l'autre... Ils avaient perdu assez de temps et puis dans une situation pareille, il serait mieux pour le forban de travailler seul. N'ayant une totale confiance qu'en son équipage de marins maudits, il préférait se battre avec eux ou bien avec personne... question de principes.


Avançant à pas lestes et silencieux, le capitaine passa par plusieurs couloirs, descendit et monta plusieurs escaliers avec ce qui lui semblait un totale manque de logique mais bon, comme le dit l'adage : ''le meilleur moyen d'aller quelque part, c'est déjà de marcher''. Un sourire en coin revint éclairer son visage humain et il arriva enfin à une salle qui lui semblait être un couloir de prison : enfin sur une bonne piste ? Enfin, avec la chance du forban, il allait d'abord devoir tomber sur des gardes avant de parvenir à ce qu'il espérait trouver grâce à ses pérégrinations hasardeuses. Et, comme invoqué par ses pensées négatives, deux gardes qui surveillaient un couloir apparemment sans intérêt le repérèrent.

- il est temps d'utiliser ce nouveau ''don'' je crois... C'est quoi la formule déjà ? Ah oui : Raakiis !

Et aussitôt, une masse compacte de rats apparut de chaque coin d'ombre de la pièce et se jetèrent sur les deux gardes en même temps que Morgan. Le combat fut rude et rapide et brutal, le capitaine aurait d'ailleurs perdu la vie si il n'avait pas été un mort vivant vu qu'une épée lui perfora un poumon et trouant sa veste au passage. Outré, ce dernier arracha de la chair sur la gorge de son ennemi d’un bon coup de dent ce qui permit au mort-vivant de se débarrasser de son opposant d'un coup rapide et vicieux pendant que l'autre succombait sous le poids des rats qui le dévorèrent vif. Satisfait, le pirate continua son chemin pour tomber nez à nez... Enfin nez à dos avec une silhouette efflanquée escortée par une personne que le flibustier ne connaissait que trop bien... Engar ! Essuyant sa veste d'un revers de main distrait, le pirate attira l'attention de l'humain dans le cas improbable où ce dernier ne l'aurait pas encore détectée :

-Enfin on vous retrouve ! Et vous avez aussi retrouvé notre ami ? Parfait ! Bon désolé pour le sauvetage héroïque mais ce ne sera pas pour cette fois : Yeager est neutralisé et j'ai laissé la jeune femme derrière avec lui le temps qu'elle le soigne ou le cache efficacement. Bon, où on va ? Une lame supplémentaire ne serait pas de trop face à toute la soldatesque non ?

Remettant son chapeau en place, le hors-la-loi vérifia machinalement le mécanisme de son pistolet qu'il avait dérobé au capitaine de la milice et regarde l'humain pour saisir son expression et réagir en conséquence : il ne semblait pas être du genre à se confondre en remerciement pour l'aide apportée mais il aurait été vexant que le mortel considère son entrée et son aide comme superflue ou extravagante !
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Message  Engar Dim 04 Nov 2012, 23:01

Spoiler:

... Bien entendu les pêchés s'étaient attendus à entendre l'explosion, mais pas aussi tôt. Alors que seulement la moitié des minutes qu'ils s'étaient accordés pour attendre l'autre groupe s'étaient écoulés et qu'ils s’étaient regroupés, "Envie" et "Orgueil" ayant tout les deux finis ce qu'ils avaient à faire, l'un jouant avec un poignard à la poignée de cuivre pris à un de gardes, l'autre en train de reprendre en main ses crache feu, et dissimulant par la même ses moins couvertes de poudre, la brutale déflagration parvint à leurs oreilles, les assourdissant une fois de plus... C’était pourtant pas dans le genre de l'église que d'agir aussi prestement, à moins qu'elle ne leur réserve également des surprises de ce côté là. Quoi qu'il en soit après un bref instant de stupeur, qui marqua clairement leur visage, ils se ressaisirent et se dirigèrent vers l'escalier "Envie" en tête avec son poignard, même si ce serait sans doute inutile, comme il était peu probable que les hommes de l'église aient survécus aux pièges... Et ce le fut, inutile, mais pas pour la raison à laquelle ils s'attendaient, il fut par ailleurs heureux que le roublard reconnaisse à temps le loup garou, se retenant de justesse de le poignarder... Dans un premier temps "Orgueil" lança un regard noir à "Luxure".

"...Alors comme ça ils étaient tous passés par les égouts ?"


"Euhm j'avais vu celui aux atours de capitaine y entré, j'avais pensé qu'ils avaient tous suivi."


Le séducteur était quelque peu dans ses petits souliers, faisant avec une certaine inquiétude les crache feu d'"Orgueil", depuis qu'il avait eu un geste déplacée à son égard cette fille cherchait le moindre prétexte pour lui causer du tort et si elle n’irait pas jusqu'à le tuer il n'avait pas été rare qu'il ait besoin de soin après une de leur altercation. Heureusement pour lui la rousse décida pour cette fois de donner la priorité sa mission et se contenta de grommeler.

"Et bien tu ferais bien de t'abstenir de penser dans ce cas... Quoiqu'il en soit c'était culotté de passer par l'entrée princi..."

Et elle eut une autre raison de s'emporter quand le lycan eut une remarque acerbe à l'encontre de son piège, du moins elle le perçut ainsi puisqu'il évoqua le pêché qui lui était affilié ! Néanmoins elle parvint toujours à se dominer et ruminant de manière intelligible des dires à l'encontre du loup elle le suivit, précédé par "Luxure" et "Envie" qui ne pouvaient retenir un sourire amusé face à la pique, qu'il prenait avec humour, qui leur avait été adressé. Bien sûr ils écourtèrent par la même le temps de dix minutes qu'ils avaient accordés pour être rejoint par l'autre groupe, préférant suivre un des membres de ce dernier que perdre plus de temps, peut être en vain, à attendre ceux qui restaient, sans se douter qu'un d'entre eux qui avaient pris un escalier moins aisé d'accès,et qui pour cela n'était pas indiqué sur les plans qu'ils avaient pu trouver, avait déjà rejoint le troisième niveau auquel il menait directement .

Toujours est il qu'il ne tardèrent pas à descendre les escaliers et que comme Engar avant eux ils se retrouvèrent dans le long couloir qui composaient le second niveau. Puis, à peine qu'ils aient quittés l'escalier, "Luxure" poussa une des portes qui parsemaient ce tunnel, dévoilant une salle avec un bureaux, du matériel alchimiques et de nombreux documents... Cela était amplement suffisant pour qu'il prenne la parole afin de donner des directives.

"On dirait qu'on est à un étage administratif... En tout il y a personne, sinon il y aurait du sang et des corps... Ça ressemble pas à "colère" de passer devant lui sans en laisser. En tout cas si on doit trouver des informations écrites c'est ici qu'on les aura. Alors "Envie", récupère tout ce que tu peux qui ait un lien avec l'église ou nous, "Orgueil" tu restes avec lui pour mettre le feu à tout ce que vous laisserez une fois que vous aurez fini. Pour ma part je vais accompagner notre invité, voir ce qu'il y a plus loin, et ainsi peut être tomber sur une personne qui pourrait nous en dire plus que du papier... Et pourquoi pas l'aider dans sa mission."

A peine ait il conclu ses dires que le jeune roublard se jeté littéralement dans la pièce et commençait à feuilleter les feuilles avec une rapidité qui pourrait paraître anarchique, mais qui chez lui était parfaitement maîtrisé alors que "Orgueil" se contentait d’acquiescer en grommelant, attendant que "Envie" ait fini sa besogne. Il adressa alors un sourire charmeur à l’intéressé, comme s'il désirait le séduire, ce qui était quelque part le cas, mais seulement par manie et non par une quelconque attirance malvenue au vu des circonstances, avant de marcher à ses côtés le long du couloir, sa lance en main et sans avoir la moindre idée de ce qui pouvait les attendre. Cependant malgré son allure nonchalante tout ses sens étaient en éveil et il était prêt à agir au moindre signe suspect, même si on aurait pu en douter quand ils parvinrent à l'entrée d'un nouvel escalier en colimaçon et qu'avec un obséquiosité humoristique il s'inclina en désignant de ses bras le passage.

"Après vous monsieur..."

---------------------------------------------------------------------------------------------------------

Cela faisait plusieurs minutes que sans broncher Éloïse maintenait son bouclier protecteur entre elle et le bourreau qui s'évertuait à asséner de violent coups de haches sur cette barrière invisible. En vain puisque peu importait les assauts qu'il subissait, seul pour la jeune fille comptait le temps qu'elle le maintenait, cependant, même si le bourreau n'y était pour rien de la sueur commençait à perler sur son front... Elle allait encore pouvoir maintenir cette défense une minute ou deux et après... Ce serait la curée. Geoffroy tenterait surement de la protéger, mais sans arme il ne pourrait rien faire et il était probable qu'à la moindre effusion de sang les gardes se ressaisissent et s'élancent également sur leurs victimes... Apparemment Irehis était sur le point de perdre son élue et tout cela parce qu'un homme aveuglé par des sentiments inhumains persistaient à vouloir les mettre à mort alors que tout ses congénères avaient délaissée leur ardeur !... Cependant avant que n'arrive l'échéance il se produisit un évènement inattendu. Un éclat de voix...

"Arrête toi !"

Parmi les derniers rangs un des soldats se releva...Et quelle ne fut pas la surprise de la jeune fille d'y reconnaître le jeune homme qui avait trouvé, contrairement à ses prédécesseurs, la force de tenter de la tuer dans la "chambre" que lui avait "gracieusement prêtée" l'église... Elle ne fut pas la seule, Geoffroy hoquetant de stupeur alors que jusqu'alors il regardait éberlué la silhouette de la divinité qui était demeurée... Qu'est ce qui justifiait que ce jeune homme intervienne ?

---------------------------------------------------------------------------------------------------------

Il ne fallut pas longtemps à Zephyr pour rejoindre le troisième niveau et y découvrirent les horreur qui y étaient perpétrées. Néanmoins il n'eut pas le temps d'être pleinement horrifié, sans quoi il aurait sans doute vomi dans l'instant qui suivait. Il apercevait des hommes d'armes courir et il ne faisait aucun doute qu'ils devaient poursuivre ceux dont l'archevêque avait ordonné la mise à mort... Avec cette idée en tête il parvint à faire fi de l'odeur du sang qui lui prenait la gorge et des cris qui l'assourdissaient et à se mêler aux gardes qui dans le tumulte ne lui prêtèrent pas attention.

La course poursuite dura ainsi quelques minutes, durant lesquelles il ne se manifesta pas, jusqu'à ce qu'ils acculent ma jeune fille et son serviteur, cependant ils n'avaient pas dit son dernier mot et fit appel à la magie. La voyant s’exécuter l'officier porta dans un premier temps la main à son arme, mais il fut frappé de même sérénité qui avait manqué de le faire ployer la première fois... Mais elle avait manqué et elle manqua de nouveau et de fait ce n'est pas cela qui lui fit interrompre son geste, mais la vision qu'il eut de la déesse Irehis et surtout de ce qu'elle lui fit ressentir... Il... Il ignorait pourquoi, mais pour une fois il doutait de ce que lui disait de faire l'église. Cette souffrance dont il avait eu un aperçu en arrivant ici, le sacrifice de ses hommes lors de la dernière mission... Peut être se trompait elle depuis le début ? Est ce qu'il ne lui fallait pas faire autre chose ? Il demeura ainsi plusieurs minutes, genoux à terre comme les autres, le regard perdu... Puis finalement il prit sa décision.

"Arrête toi !"

Il se releva et dégaina son arme, s'avançant à pas rapides vers le bourreau dont il avait au début à peine perçu l'action, perdu qu'il était dans ses pensées. Les gardes relevèrent alors la tête pour regarder cet ingénu, reconnaissant seulement alors qu'il était aussi un intrus, sans pour autant savoir ce qu'ils devaient faire. Avait il un lien avec cette fille illuminé par Irehis ? Où était il tout autre ?

"... Cesse de t'épuiser à frapper. Tu vois que cela ne fait rien !"

... Un murmure parcouru les rangs des soldats, ce jeune homme était donc des leurs ? Ou bien juste un opposant à la jeune fille tirant profit de la position du bourreau... Apparemment ce dernier avait la réponse au vu du sourire qu'il adressa au jeune homme en rabaissant sa hache... Mais depuis sa tête, frappant ainsi l'officier à la stupeur de tous. La lourde lame déchira dans un craquement la cuirasse de Zephyr, faisant apparaître une faille béante aux bordures dentelé sur la protection de métal, qui fut rapidement couverte par le sang qui s'écoulait de la violente entaille. Le choc du coup fut également suffisamment puissant pour que le jeune homme bascule en arrière et s'effondre au sol, lâchant son arme sur le coup.

Il ne comprenait pas... Il avait pourtant résisté... Il ne s’était pas détourné de la voie de l'église, malgré les sortilèges de cette sorcière alors... Pourquoi était il ainsi châtié ? Avec frénésie l'esprit du jeune homme chercha avec désespoir la réponse, mais au bout d'une poignée de secondes il ne put s’empêcher d'éprouver des regrets pour son père qui avait tout sacrifié pour lui, pour cette terre qui ne serait jamais sienne et qu'il ne pourrait protéger. puis le sang emplit sa bouche et un voila noir couvrit ses yeux sans qu'il ne les ferme, puis tout son corps se détendit.

Mais il ne s'en rendait plus compte.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------

S'il n'en tenait qu'à moi je me serai élancé sans la moindre attente à l'étage inférieure, qui était normalement le dernier, et massacré tout ces violeurs qui se prétendaient scientifiques, et même ceux qui n'en faisaient pas partit pour avoir simplement prit part à cet odieux projets. Cependant un simple détail m'en empêchait... J'ignorai tout simplement où était l'escalier menant au niveau inférieur et malgré ma rage je me laissais guider par Claws qui lors de ses déplacement avait pu apercevoir l'escalier permettant de descendre, mais qui était incapable de me décrire la manière dont on s'y rendait. Ainsi je pus bénéficier d'une sorte de préparation, le frère de Félina m'expliquant ce qu'il avait entendu au travers des récits des bourreaux. Ainsi il n'y avait selon lui aucun garde à l'étage inférieur et les femmes y subissaient des choses encore pire que ce que lui même avait vécu... Ce n'est quel lorsqu'il dit cela que je me rendais alors compte de son état. Un de ses bras semblaient brisés au vu de l'angle qu'il prenait, un de ses jambes avaient été gravement brûlée des nombreuses plaies ornées son corps et le sang séché qui le recouvrait, en plus grande quantité que celui de mes opposant qui me recouvrait, achevé son portrait. Il était vraiment dans un sale état et ajouté cela à la fatigue le fait qu'il parvenait encore à marcher relevait de l'exploit alors qu'il parvienne à me suivre alors que j'ouvrais la marche à pas rapide était tout bonnement étonnant d'un point de vue objectif... Mais présentement je n'en avais rien à faire, c'est à peine si mon sourcil tressailli à la vision de cela... Il s'agissait juste d'une raison de plus pour faire payer à ceux qui ouvraient en ces lieux.

A ce sujet je me rendis compte, au travers de ma rage que même dans la cellule il n'y avait plus un seul bourreau... Où étaient ils tous passés ? Étaient ils lâches au points de ne pas être prêt à lutter contre un sort similaire à celui des créatures qu'ils suppliciaient ? Pathétique ! Selon Claws ils avaient peut être rejoint le niveau inférieur... Très bien, qu'ils se regroupent, cela me faciliterait la tâche que constituait leur extermination ! mais brusquement nous fumes interpellés par une voix que je ne sus reconnaître et de fait Morgan eut de la chance que je le voie avant d'achever mon geste, sans quoi la lame que je lui aurai lancé l'aurait sans doute épinglé au sol, même si ça n'aurait dans le fond pas causé grand tort à un revenant dans son genre... Il semblait ravi de me voir, ce n'était pas réciproque. rien que son long babillage m'insupportait, sans même tenir compte des mauvaises nouvelles qu'elle colportait, mais je l'écoutais jusqu'au bout car dans sa venue je voyais une opportunité.

"Bref t'es donc seul c'est ça ? Splendide. Heureusement pour nous la soldatesque semble être ailleurs d'où le fait que j'ai pu récupérer aisément notre ami ici présent... Néanmoins il reste quelque chose à faire ici et je préférerai le faire seul."

Mon regard se posa tour à tour sur le panthère, qui salua l'ingénu d'une léger hochement de tête, puis sur le revenant, on pouvait aisément y lire la haine que j'éprouvais et qui justifiais amplement ce besoin de solitude que j'évoquais... Il était dangereux même pour mes alliés de rester à mes côtés...

"Cependant notre ami ici présent doit m'accompagner. Par contre ce que tu pourrais faire serait de tenter de libérer les autres prisonniers, de préférence ceux encore en état de marcher... Je te laisse gérer cela."

En vérité dans un premier temps j'avais espéré me débarrasser du poids mort que représentait Claws, mais il était probable qu'il persiste dans son désir de retrouver ses bracelets familiaux et j'avais toujours besoin de lui pour trouver l’escalier menant à l'étage inférieur. Il semblait par ailleurs ravi que je fasse quelque chose pour les autres prisonniers... Mais parce que cela me permettrait de ne pas avoir à supporter la compagnie du revenant, le chaos qu'ils sèmeraient et leur hypothétique survie et libérations n'étaient que de bonus. tout cela m'importait peu, la seule chose qui comptait était le châtiment que j'allais infliger aux coupables et je ne laisserai personnes d'autres le faire. Pourquoi ? car je savais qu'il s seraient trop tendre ! Quoi qu'il en soit Je n'attendais pas l'opinion du mort-vivant et tournais sur le champs les talons, suivant les dernières indications que m’avait donné le beast qui me suivit à nouveau.

Je me rendais alors compte que comme par le passé mon démon se taisait, même si nul sortilège ou produit médicaux l'en empêchait... Et la seule chose que cela m'inspira était un sourire carnassier, un simple ersatz de celui que j'afficherai quand je rendrai mon châtiment sur ceux coupables des atrocités de ce lieux.


Dernière édition par Engar le Sam 24 Nov 2012, 13:32, édité 1 fois
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Message  Yann Mar 06 Nov 2012, 12:08

Visiblement, il avait réussi à surprendre les trois compères. Ils venaient ainsi d'avouer leur extrême confiance en soi, et celle-ci leur avait fait défaut. Bon, Yann avait quand même fait les frais de ceci, mais au moins il se sentait plus à l'aise de se retrouver dans ses choix. Il ne marqua aucune surprise à ce que les trois comparses le suivent: il s'y attendait un peu. Si ils avaient quelque chose à faire ici, autant avancer.

Dès qu'ils eurent franchi l'escalier, celui qui se faisait appeler Luxure ouvrit une porte et marqua un arrêt pour regarder l'intérieur. Le lycan avança un peu pour montrer ce qu'il comptait faire, mais eut la décence de les attendre.


"On dirait qu'on est à un étage administratif... En tout il y a personne, sinon il y aurait du sang et des corps... Ça ressemble pas à "colère" de passer devant lui sans en laisser. En tout cas si on doit trouver des informations écrites c'est ici qu'on les aura. Alors "Envie", récupère tout ce que tu peux qui ait un lien avec l'église ou nous, "Orgueil" tu restes avec lui pour mettre le feu à tout ce que vous laisserez une fois que vous aurez fini. Pour ma part je vais accompagner notre invité, voir ce qu'il y a plus loin, et ainsi peut être tomber sur une personne qui pourrait nous en dire plus que du papier... Et pourquoi pas l'aider dans sa mission."

*Ainsi donc, ils ne savent pas réellement ce que fait leur compagnon... Cela commence à se préciser.*

Ce qu'ils comptaient faire était évident: ils comptaient disparaître des traces de l'Eglise mais en garder suffisamment pour maintenir une forte pression sur elle, afin de garantir leur tranquillité. Yann et Luxure continuèrent donc leur route pour atteindre un nouvel escalier, où le Péché s'effaça en une mimique douteuse.

"Après vous monsieur..."

Le lycan eut un sourire.

"Cela m'étonne que vous, qui avez passé les derniers jours à nous espionner si on en croît vos propos, ne connaissez pas encore mon nom. Choisissez le nom qu'il vous plaira, j'en ai porté de nombreux, un de plus ou de moins cela ne change rien. Et soyons francs: je ne vous fais pas confiance."

Il commença à descendre les premières marches quand il tourna la tête pour rajouter une dernière phrase.

"Et inutile de tenter de me pervertir avec les Péchés de l’Église: ils sont destinés aux Hommes, pas à ceux de mon genre."

C'était certain, Yann ne sera pas dans les papiers des Péchés. C'était sans nul doute préférable. L'étage dans lequel ils arrivèrent était très différent de celui qu'ils venaient de quitter. Nul doute qu'ils étaient bien là dans un étage plus sanglant... Le sang maculait les murs et on était en mesure de se demander si les pierres elles-mêmes ne saignaient pas. Yann ne détourna pas le regard, endurci par les années à chasser des garous parfois furieux au point de transformer des êtres vivants en tas de chair et d'os informes. Il n'était pas insensible à ce macabre spectacle, mais ce n'était pas le temps pour s'apitoyer ou aider les défunts quand il y avait des vivants à sauver.
Tout en marchant, Yann guettait d’éventuels bruits de combat, et il finit par en trouver un: un bruit d'arme frappant une plaque de métal, sans doute une armure. Et qui avait transpercé semble t'il. Le bruit était faible, mais indiquait une direction que le lycan s'empressa de suivre. Aucun de ses compagnons n'avaient de protection en métal, mais ils pouvaient toutefois être à l'origine du coup. Cependant, quand il vit la scène, il marqua un bref temps d'arrêt : il ne s'était pas attendu à voir une image divine en ces lieux, ni même un groupe de soldats agenouillés devant cette scène et devant un de leurs congénères tué par un bourreau. Il n'était pas particulièrement croyant en aucune divinité malgré le fait qu'il soit bien au courant de leur présence, mais n'étant pas un favori de ces êtres, ils les laissait agir du moment qu'ils en faisait de même avec lui.
Toutefois, il se ressaisit bien vite et pointa son arme vers le bourreau, le seul déterminé à agir contre cela. Yann ne voyait pas le côté mystique de la situation, mais il voyait un homme violent et qui aimait visiblement faire souffrir vouloir attraper, voir tuer, deux personnes sans défense autre que cette protection magique et une image, toutes deux semblant d'ailleurs sur le point de s'évanouir. Mais il en connaissait suffisamment pour pouvoir se servir de la foi des autres.


"Il suffit!! Qui peut se prétendre suivre des préceptes de compassion et de pardon envers les siens, et vouloir la mort de deux êtres désarmés? Affronte le métal saint avant de t'en prendre à eux!"

Tous se retournèrent pour le regarder, et Yann ne doutait pas de la réaction du bourreau: il semblait tellement se nourrir de la souffrance des autres qu'il ne pourrait pas manquer de s'attaquer à quelqu'un qui le défiait en étant pourtant ensanglanté et portant une arme trop lourde pour être portée d'un seul bras. Seul l'argent de sa lame pouvait avoir un effet, mais pas forcément sur le bourreau.

Oh, il aurait pu passer outre ce règlement de compte entre humains, mais le bourreau était sans nul doute responsable de nombreuses souffrances faites à tous ceux qui étaient ici, et il n'y avait pas que des humains parmi les cadavres qu'il avait reconnu.
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Message  Captain Morgan Jeu 08 Nov 2012, 17:12

Revoir son ''camarade'' mortel n'enchanta pas plus le capitaine mort-vivant que si on lui avait annoncé que tout son butin s'était mystérieusement envolé sur ses petites pattes en narguant tout l'équipage du Norvégien au passage. Mais comme tout bon baratineur qu'il était, le forban dissimula tout ça avec aisance et bien malin aurait été celui qui aurait su percer le voile d'indifférence teintée de nonchalance qui cachait en réalité une colère froide et assez amère. La colère de l'humain ne l'impressionnait pas le moins du monde car il avait croisé la route (et le fer) de bien des gens : des autres marins, des mercenaires ayant sombré dans la colère et la dépravation, des "héros vertueux" et d'autres cas dont faire la liste prendrait sans aucun doute toute la nuit. Heureusement pour les deux protagoniste, l'un savait comme pour l'autre que la colère n'était pas dirigé vers son prochain mais vers un ennemi ou un évènement extérieur. Pour un membre de son équipage ou bien un monstre qui aurait été dans les bonnes grâces du hors-la-loi, ce dernier aurait sans doute consacré un peu de temps pour l'aider mais là il n'avait ni le temps ni même la possibilité car le mortel partit dans une autre direction en prétendant avoir ''une dernière chose à faire'' : franchement, il ne manquait pas de culot de le planter ainsi mais Morgan s'en fichait à présent pas mal.


Ce n'était pas qu'il était heureux d'accomplir la tâche fixée par le ''guide'' de cette petite expédition qui apparaissait maintenant au revenant comme inutilement dangereuse. Marmonnant entre ses dents, le flibustier finit par convenir (avec l'aide de Jack qui le poussa vers cette voie) à s'extirper de cette situation épineuse coûte que coûte et advienne que pourra. Ce n'était pas de la lâcheté mais bon, Engar était un homme assez doué pour la moyenne des mortelle et que ce soit pour se battre ou se mettre dans les ennuis jusqu'au coup ! Bien qu'il ne comprenne pas vraiment les raisons de l'homme d'armes, il devinait assez aisément que cela n'allait servir qu'à le mettre en danger... Et tous ceux qui venaient avec lui aussi ! Soupirant et s'adossant un peu à un mur pour rassembler ses pensées en un tout cohérent plutôt que dans l'actuel bazar que représentait l'intérieur de son cerveau, le pirate mort-vivant se frotta le visage avec ses deux mains pour s'aider à réfléchir. Se rendant compte de sa mimique tout à fait humaine (et donc inutile pour lui), le capitaine s'arrêta d'un coup sec et tourna les talons vers la sortie en grommelant de plus belle : ça devenait récurent, ce genre de mimiques, et ça devenait presque un problème pour l'Undead qui se demandait si l'illusion ne marchait pas TROP bien sur lui ! Après tout, si il continuait sur cette voie, il finirait par imaginer ressentir de la douleur à chaque coup d'épée voir même de croire qu'il pourrait de nouveau mourir au cours d'un combat... Absurde !



Pressant le pas, cette fois ressentant plus de la colère que de la surprise mêlée à du désarroi, le hors-la-loi faillit partir sans même jeter un regard aux cellules où se trouvaient encore quelques prisonniers vivants. Ce fut la présence d'un garde qui avait sans doute été forcé de rester là ou qui avait été trop lâche pour courir à la suite d'intrus potentiels et sa voix ne contenait aucune fermeté quand il somma à Morgan de s'arrêter... La voix du pauvre bougre s'étouffa d’ailleurs quand le bruit sourd d'une détonation retentit, rapidement suivie par le son d'un corps lourd s'écrasant au sol. Ricanant en rechargeant son pistolet à la puissance définitivement bien impressionnante, le pirate libéra aussi le reste des otages et les guida en les armant avec tout ce qu'il trouvait vers la sortie principale qu'il avait retenue en écoutant les conversations de tout le groupe et de certains gardes qu'il avait croisés sans qu'ils le voie en chemin. Soupirant une nouvelle fois, il faillit se remettre en marche sans entendre un bruit de pas différent qu'il mit un temps à reconnaître... Vigriss ? Le mort-vivant avait pourtant bien chargé son bras droit de veiller à l'extérieur non ?


L'homme avec un cache-oeil de cuir apparut d’ailleurs promptement devant son capitaine en s'excusant à l'avance avant d'expliquer la situation à son camarade : sa couverture avait été éventée peu de temps avant que la diversion des péchés ne se mette en branle et c'est pour cela qu'il était encore entier. L'autre flibustier avait profité de la confusion pour s'enfuir mais probablement pas dans le sens le plus approprié. Morgan le lui fit remarqué mais Vigriss haussa les épaules en prétextant ne pas vouloir abandonner son capitaine. Partant d'un rire un peu grinçant, l'Undead repartit dans la direction d'où provenait l'autre mort-vivant qui avait enlevé sa ridicule armure de la garde et chercha avec son ami une sortie qui ne leur vaudrait pas un mur de piques et de lames en guise de remerciement...
Captain Morgan
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Message  Invité Lun 12 Nov 2012, 08:40

Putain la douloureuse. Jamais je m'étais sentis aussi mal!... En même temps... Jamais je m'étais pris une branlée pareille. La force avec laquelle ce malade mental m'avait cogné dépassait de loin tout ce que j'avais connu jusque là. Même Némésis, que j'avais "adopté" pour son éminente puissance, n'avait pas tant de force dans les bras. Et c'est dire: J'avais choisis Némésis pour ça. Ce colosse à l'abandon... Il avait une présence étonnante malgré le fait qu'il fut au bord de la mort ce jour là. Je m'en souviendrai sûrement toute ma vie. Un cimetière, les corbeaux qui lui tournent autour en pensant qu'ils ont leur repas familial aujourd'hui... Et moi. Qui marchait calmement vers lui avec ma promise. Je lui avais fait une offre. Vous savez? Ce genre d'offre qu'on ne peut pas refusé... Il fut affecté par mon Syndrome et devant le monstre de chair surpuissant qu'il est actuellement, occupant la place de garde du corps...

Oulà. Me mettre à penser à ça! Le choc m'a vraiment griller le crâne... Je laisse mes compagnons s'évader bien que Morgan m'ait laissé en compagnie de la charmante guide qui nous avait menés jusqu'ici. Et sans une seule seconde de plus, le pirate partit. Il avait eut raison, je n'était qu'un poids dans mon état. Calmement, je tente de retrouver une respiration stable alors que je me fait mettre sur le dos par la BeastGirl. Elle commence à déboutonner ma chemise pour voir l'étendu des dommages aux niveaux des os... Soit elle savait des choses au niveau médecine, soit elle avait l'habitude de soigner les trucs de ce genre. En conclusion? Je me disais qu'elle avait dû douiller physiquement pour une raison X ou Y encore indéterminable. En la regardant dans les yeux, je ne vois que des couleurs qui formes diverses formes troubles. Mais j'arrive à retranscrire l'apparence de la jeune femme.

Elle tente de calmer la douleur en me tenant la nuque, caressant doucement mes cheveux. Elle était douce, c'était agréable... Doucement, je ferme les yeux pour me reposer un peu et laisser le Syndrome faire son travail. Mon corps commence à se remettre progressivement alors que je me laisse embarquer dans des divagations de rêves. Je soupire donc et une fois en meilleur état, je me redresse lentement. Tout mon corps est engourdi... comme parcouru de fourmis... Je me relève lentement et la jeune femme me tient gentiment en équilibre. Je la remercie et en me craquant le cou, doucement, histoire de pas trop me déplacer les vertèbres.

Les autres devaient être à l'intérieur... L'idée était que je les rejoigne à la base mais au vue du temps que j'avais passé K.O, la meilleure des idées était que je me tire vers notre moyen de transport. En demandant à notre invitée surprise ce qu'elle compte faire, elle hausse les épaules avant de répondre qu'elle nous avait aidé à entrer et c'était chose faite. Je lui dit qu'elle peut donc s'éclipser si elle le souhaite ou nous rejoindre à la caravane si l'idée de rejoindre le Donjon lui plaisait. Je la laisse après cette petite explication et me craque les mains pour repartir vers mon point de départ.

Arrivé de nouveau en ville, je marche dans les rues et passe de nouveau par la grand place. Pas trop de soucis, on ne me reconnait pas. Il semblerait que personne ne soit au courant de mes méfaits... sauf eux. Des espèces de gardes étaient en train de ce balader en ville et à leurs armures, ils n'étaient pas de cette ville. Je réfléchis un peu... Ce blason me dis vaguement quelque chose. J'use de toute ma mémoire pour finalement retrouver: Les gardes de l'autre fois! La ville avec la petite noble... Je pâlis immédiatement. Pourquoi fallait-il que ces emmerdes se mêlent au reste? On était pas déjà assez paumé?! Il fallait croire que le destin avait envie de rire... Je regarde de ci de là et m'évade discrètement vers les rues plus sombres. Malheureusement, j'ai le pressentiment qu'on m'a repéré. Pas d'alerte, rien... ils ne veulent pas semer la zizanie? Pourquoi? Aucunes idées. Mais je passe donc par des ruelles de plus en plus discrètes et sombres. Quelque fois, on trouve des tâches de sang au sol ou d'autres trucs qui n'ont rien à faire ici. Les rues inquiétantes...

En regardant de ci de là pour une échappatoire, je finis par trouver! Je vois une fenêtre en bois à un tournant et je sors donc mon scalpel que je glisse entre les deux parois de bois. Une descente et je coupe le loquet. Je ferme ensuite les fenêtres et j'entends les gardes presser le pas. Bien... Je suis sauvé il semblerait. Mais dans le doute! Je monte à l'étage de la maison discrètement. Elle est vide? Oui... J'ouvre une fenêtre et réussit à atteindre le toit. Une évasion se fait! Je me redresse une fois sur les toits et commence à me barrer en me faisant aussi discret que possible. Tout le monde ne regardait pas les toits mais je sentais que si un seul regard se posait sur moi, j'allais avoir du mal à me tirer de cette situation! Je saute sur une maison un peu plus loin, plus petite, me rapprochant ainsi du sol. J'arrive à la sortie de la ville. Et que vois? Des gardes. Oooh, déchéance.

Je cherche de l'oeil un déguisement et finit par me dégoté une sorte de cape sous laquelle je me cache. Quelques pas pour me rapprocher de cette porte et je vois qu'ils m'ont repéré. Ils s'approche, mon coeur bat au rythme de leurs pas calmes et lents... Soudainement, à porté de bras, je tourne sur moi même pour leur jeter la cape au visage et me fondre dans le petit groupe de personnes qui sort. Ils me cherchent du regard, ne me trouvent pas... L'un d'entre eux, téméraire, me suis. Je tente de le semer mais il semble assez fou pour partir seul. Je repère enfin notre véhicule caché et m'abrite derrière. Je dégaine ma lame et à la moindre occasion, je tranche! Mais une sensation me dérange. Une sensation de froid... Abominable!

En regardant la direction du garde, je vois un énorme glaçon qui l'a remplacé. Je tourne ensuite la tête vers la fée volante qui ricane, toute guillerette. Dans un soupir de soulagement je la remercie et pousse le bloc pour ne pas qu'il soit trop visible. Avec un garde en moins, les autres finiraient pas le chercher... Et ça c'était mauvais! Je me met sur le siège avant, près à partir...

Bordel, les mecs, faites vite!!

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Quatre "monstres", une enquête, des dégats. - Page 2 Empty Re: Quatre "monstres", une enquête, des dégats.

Message  Engar Jeu 15 Nov 2012, 18:53

Dès que le loup fut passé devant lui "Luxure" suivit ce compagnon d'aventure quelque peu impromptu. Toujours l'air aussi frivole il descendait les marches avec souplesse, rapidité et encore cette même sensualité devenue un automatisme. Cependant si son corps et ses mœurs étaient très volage il n'en allait pas de même pour sa répartie et son esprit, vives et assurées. Il fallait bien cela pour courtiser les nobles habituées aux arts de la parole et il en fit la démonstration au lycan, répondant à sa remarque.

"Nous savons que vous n'êtes pas une personne dont le nom peut être un passe droit, de fiat ce dernier est sans intérêt et puis après tout vous ne connaissez pas les nôtres alors il serait fort indiscret et malséant de notre part de vouloir connaitre le vôtre alors que nous n'en avons pas l'utilité... Quant à nous faire confiance vous vous mentez, sinon pourquoi acceptez que je vous suive et que mes compagnons incendient l'étage au dessus, ce qui présente quelques risques. Non ?"


Il afficha un léger sourire satisfait à la suite de sa question, plus rhétorique que sérieuse, puis quelques marches plus tard il reprit la parole.

"Et bien que vous êtes un individu plaisant à voir, je n'avais nullement ce genre d’intention à l'esprit, la mission avant tout non ? Cependant je me permets de préciser un point, notre but n'est pas de convertir les gens à nos pêchés... Métaphoriquement je crois que notre groupe, qui a existé bien avant la naissance des membres actuels, étaient sensé être composés de... Comment dire... Réceptacle des pêchés. Des individus entièrement dédiés à ces derniers, mais qui dans le même temps les contiennent et tente d'en empêcher la propagation. Bien sûr dans les faits nous les provoquons quelque peu, mais c'est généralement une bien faible "corruption"... Ceci dit je peux vous assurer que, même si c'est l'église humaine qui a défini les pêchés, certaines créatures s'y adonnent avec joie. Qui sait peut être un jour vous y suc.."

Sa voix était légère et son sourire amicale, bien que le tout si fit quelque peu tentateur vers la fin de ses dires. Cependant il s'interrompit brusquement, faisant disparaitre par la même ses mimiques séductrices. Son regard, jusque là un peu vague, se fit grave. La responsable de ce changement était une odeur caractéristique que les hommes de sa trempe savaient reconnaitre aisément, même sans avoir des sens particulièrement aiguisé. La senteur était celle du fer avec de menues différences, devenant ainsi celle du sang. L'heure n'était plus à la légèreté et en conséquence son corps se tendit et il porta la main à sa lance. cette dernière, fixées par deux boucles de cuir, glissant entre ces dernière sans résistance. Elle était suffisamment courte pour ne pas gêner "Luxure" dans sa marche et pour qu'il puisse le prendre en main d'un seule mouvement de bras, sans avoir à s'y reprendre à deux fois ou à faire attention au plafond, tout en étant assez longue pour lui permettre d'avoir l'initiative en combat. Sa hampe était taillée dans un bois noirci et plus robuste que le chêne, l'ébène, quant à sa pointe elle était plus simple, composé simplement d'un acier de bonne qualité et avait été fixé à la hampe à l'aidé de clou. Le contraste entre les deux parties de l'arme pouvait s'expliquer soit parce qu'une hampe de moins bonne qualité avait déjà fait défaut à "Luxure" sans que ce soit le cas de la pointe, soit parce qu'il pouvait, en retirant les clous, changer ainsi cette dernière pour en mettre une autre, les piques d'arme d'hast étant d'une grande variété pour plusieurs usage cela pouvait se comprendre.

Quoi qu'il en soit ce fut ainsi arme en main et sens en éveil, ce à quoi il était accoutumé, mais pour une autre activité, que "Luxure déboucha derrière le lycan au troisième niveau. Le spectacle qu'il s'offrit à lui était abominable et s'il y prêta attention, cela lui offrant des indices quand à ce qui se passait ici, il ne perdit pas de temps à s'en émouvoir, marchant à la suite de la créature et s'élançant derrière elle quand elle commença à courir, sans avoir conscience au début de ce qu'elle avait entendue et l'amenait à s'avancer de manière bien précise... Même si ce n'était pas réciproque le pêché savait pouvoir lui faire confiance...

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Éloïse était horrifiée... Ce jeune homme avait peut être voulu sa mort et si elle savait pertinemment, malgré son tempérament doux et aimant, que tuer pouvait être nécessaire à l'accomplissement de certains dessins elle ne supportait pas de voir cela advenir et, là, elle ne comprenait tout simplement pas... Ils étaient dans le même camp alors pourquoi ce bourreau l'avait frappé ? Cela rajouta encore à sa tension ainsi qu'à sa fatigue, ses dernières réserves d'énergies se consumaient et la lueur de l'arc de cercle qui délimitaient les limites de ce qui les protégeaient commençait à vaciller. En vérité elle se concentrait à peine dessus désormais, c'était devenu instinctif, son attention et son regard étant dirigé vers le jeune homme étendu au sol, recouvert de sang, mais respirant encore. Sans doute son armure avait suffisamment amorti le coup du tortionnaire, même si elle avait cédée, pour lui permettre de ne pas mourir sur le coup...

Derrière elle Geoffroy s'était relevé, les poings serrés, et il en fallait de peu pour qu'il ne s'élance pas sur le bourreau, qui déjà armait un nouveau coup, passant la lourde hache derrière son épaule... Il se souciait bien moins de ce qui était arrivé à l'officier que sa protégée, mais cela semblait lui avoir fait prendre conscience de ce qui allait bientôt survenir et il lui insupportait de mourir ainsi, entrainant avec lui l'élue d'Irehis qu'il aurait été incapable de protéger, pour la seconde fois. Cependant une chose le retenait d'agir... Tout simplement ce serait suicidaire et ne changerait rien. Il n’avait pas d'arme et au vu de la carrure de l'opposant ses poings ne suffiraient pas, de fait son regard se tournait vers la rapière du jeune homme qui avait roulé près du cercle, mais s’il s'élançait sur cette dernière il laisserait au bourreau l'occasion de le tuer avec facilité. Une simple distraction suffirait pour qu'il puisse agir.

Et, peut être Irehis était elle finalement resté près d'eux, car tel un miracle la diversion se produisit. Deux hommes arrivèrent d'un couloir, derrière la foule de gardes encore indécis, genoux au sol, et l'un d'entre eux par son comportement et ses paroles provocatrices avait attiré l'attention du colosse, qui décida une nouvelle fois de se désintéresser de ses proies fragiles, pou s'occuper de celles plus menaçantes... Pas seulement parce qu'elles étaient armées, mais parce que ses dires affectés les soldats, qui commençaient à se redresser en lui lançant des regards mauvais et laissant un passage pour l'homme qui prétendait l'affronter à l'aide du métal saint... Même s'il tuait cet impudent sur le champs les gardes, ces abrutis, risquaient de se retourner contre lui, il lui fallut donc tenter de les ramener un peu à sa cause, par les mots, ce dont il avait horreur et était peu accoutumé. Il se retourna alors, écartant les bras et désignant dans un premier temps le corps de Zephyr avant de pointer du doigt l'ingénu.

"Pauvre fou ! Peu m'importe ce qui t'amène à avoir ce métal consacré entre tes mains, mais en défiant la parole de l’archevêque tu t'en montres indignes, car c'est la parole divine que tu défies ! Il m'a désigné pour organiser le châtiments des créatures, pour le grand projet ! Vous tous ici vous y avez participé, passivement ou activement, et vous connaissiez la règle tout les intrus doivent être éliminés. Je vois dans vos regards que vous vous demandez pourquoi j'ai tué ce jeune homme alors qu'il était des nôtres. Peut être... Mais il a désobéi aux dieux en s'aventurant jusqu'ici, il ne fallait pas aller plus loin, je l'ai puni comme je vais punir tout les intrus venus ici... Aidez moi et je n'évoquerai pas vos écarts au seig..."

Décidément certaines personnes ne savaient pas écourter la parole quand il le fallait... Mais Geoffroy ne s'en plaignait pas, puisqu'il avait profité du long monologue du bourreau pour sortir du cercle, saisir la rapière raffinée de l'officier, tout cela se fit avec une grande lenteur pour éviter d'être entendu, ou même d'attiré l'attention des autres gardes dont un mouvement de tête ou de regard trop vifs aurait pu se montrer suspect. Cependant une fois que sa main se soit posée sur la poignée de garde tout se déroula très vite, les jambes qu'il avait repliées se détendirent vivement et dans un bond assez gracieux la fine lame de l'arme transperça la gorge du bourreau par le côté, en bon soldat ce n'était pas parce qu'il utilisait une arme aussi frustre que le bec de Corbin qu'il n'était pas capable de se servir d'une autre plus subtile.

Sur le coup le tortionnaire laissa tomber son arme au sol, mais il ne mourut pas sur le champs. Tout d'abord l'incrédulité marqua ses traits, puis il tenta de tourner la tête vers celui qui avait fait ça, mais cela ne fit qu'agrandir la plaie et les dommages qu'infligés l'arme dans son cou. Il tenta ensuite de pivotes, mais ses jambes ne le tinrent plus et il tomba à genoux. Son visage dodelina un peu en avant et en arrière, regardant tantôt le sol, tantôt le plafond, tantôt ces hommes qui étaient sensé assurer la sécurité des tortionnaires et qui assistaient sans mot dire à sa mort. Enfin il parut se résigner et laissa son lourd corps basculer en avant dans un grave bruit mat. Un silence flotta quelques instant dans la pièce, mais quelques instants plus tard Éloïse, qui avait détourné le regard de la mort du bourreau, car même s'il s'agissait de la disparition d’un être abject ce spectacle insupportait, fut la première à réagir, se relevant, essoufflée et en sueur pour s'avancer vers l'officier blessé. Elle avait utilisé la presque totalité de son énergie pour se protéger avec Geoffroy, mais une nouvelle fois ses mains s'illuminèrent cette fois pour soigner alors qu'elles les posaient sur les bords de la faille qui traversaient l'armure, au dessus de la plaie de Zephyr. La déesse ne lui parlait plus, mais elle avait une certitude. Irehis l'avait fait intervenir pour sauver la vie d'hommes qui avaient peut être mal agi au nom de l'église, mais ne méritaient pas la mort, comme les gardes qui s'étaient agenouillés devant l'image de la déesse... Comme ce jeune homme, peut être était il suffisamment endoctriné pour avoir réussi à surmonter l'aura de paix qui émanait de la fille et qui jusque là avait repoussé ceux qui avaient voulu l'assassiner lors de son séjour dans la cellule de l'église, mais il lui semblait qu'il n'avait pas fait cela par plaisir, contrairement au tortionnaire... Et déjà qu'elle n’avait pas été capable d'assister à la mort de ce dernier, celle du garde la mettrait dans tout ses états... Et si elle devait se tromper il en serait pas trop tard pour corriger cela. Dans un premier instant la plaie cessa de saigner, puis les chairs commencèrent à se régénérer, la blessure n’était pas trop profonde, mais déjà les mains de la jeune fille tremblaient, dans quelques instants elle s'évanouirait, mais elle voulait aller jusqu'au bout. Cependant elle fut interrompu, sa concentration rompue, par la main de son protecteur.

"C'est bon il est tiré d'affaire... Je sais ce que tu veux faire, mais il faut que tu sois debout pour parler à ses hommes... Ils ont chacun tout autant besoin de mots que ce jeunot a besoin de soin, mais tu me connais, je suis pas doué pour cela."


Il avait raison, même si cela la frustrait, ces hommes étaient encore indécis et l'intervention brutal de Geoffroy, bien que décisive et mettant un terme aux dires du bourreau, n'avait fait qu'ajouter à leur hésitation. Il fallait qu'elle leur parle. Elle hocha de fait la tête et se releva avec l'aide du soldat, ses jambes tremblaient sous l'effort, mais une fois qu'elle fut redressée elle se maintint toute seule. Son visage était perlé par la sueur et ses cheveux plaqués sur son front, elle avait l'air aussi fatigué que si elle avait passé deux nuits sans dormir, mais pourtant elle avait fière allure, se tenant droite et ayant une certaine prestance que l’aura qu'elle dégageait renforcée.

"... Gardes... Vous avez vu la déesse Irehis et vous avez compris qu'elle me parle, mais avez vous déjà eu cette certitude à l'égard de l'archevêque ? Ne pensez vous pas qu'il puisse vous mentir, ainsi que le reste de l’Église ? Je ne vous blâme pas pour le fiat que vous ayez suivis leurs ordres quant aux monstres, mais ils ont déformés la parole des dieux et vous les avez suivis, cependant vous avez une chance de vous racheter à leurs yeux. Quelle est elle ? Suivez moi et vous saurez... Pour ceux qui seraient encore sceptique quant à mon affiliation avec la déesse ou mes dires vis à vis de l’Église, je vais vous évoquez un fait dont vous avez peut être déjà entendu parler..."

La plupart des gardes semblaient déjà acquis à sa cause, s'étant levé et la fixant avec ferveur, mais quelques uns encore murmuraient entre eux, ne sachant que faire.

"... Peut être être avez vous eu vent de cet échec qu'a été la destruction de l'expédition de la corne d'aurore et de ce qui y a été perdue... Éloïse, l'élue d'Irehis.... Je suis Éloïse !"

Au lieu de les atténuer cette annonce accentua les murmures qu'échangèrent entre les hommes, quelques unes disaient qu'il était impossible qu’Éloïse ait toujours une apparence aussi jeune au vu des années qui étaient passés, d'autre contredisaient en affirmant qu'elle était certainement une élue d'Irehis et que s'il y avait deux élues différentes en moins de dix ans ce serait saugrenue. Cela agaçait clairement Geoffroy qui connaissait la chose, mais il ne prenait pas part au débat, sachant que ce serait là chose risquée. Finalement les échanges s’essoufflèrent quant un homme affirma savoir comment vérifier la chose et alla au devant d’Éloïse, la regardant droit devant les yeux avant de lâcher.

"... J'étais au village d'où l'expédition est partie, et la veille j'avais rencontré Éloïse et lui avait avoué une chose que j'avais faite et avais tu lors de mes confessions aux prêtres. Si tu es bien celle que tu prétends être tu dois t'en souvenir..."


Leurs regards se croisèrent durant de longues seconde, et un nouveau murmure parcouru les rangs des hommes. C'était il y a des années ! Comment la jeune fille pourrait s'en souvenir alors qu'on ignorait ce qui lui était advenu entre temps et qu'elle ne pourrait reconnaitre le visage de son interlocuteur. Cependant le silence s'abattit à nouveau quand la jeune fille lâche un léger soupir et en baissant la tête, l'air confiante, elle dit.

"Deux ans avant les évènement de la corne d'Aurore, tu as perdu tout ton argent dans un jeu de dé, ta femme t'as quitté avec on enfant et tu n'as plus jamais eu de nouvelle d'eux. De paysans tu es devenu soldat pour tenter d’oublier, mais toutes les nuits tu rêves d'eux et tu espère au fil de tes voyages les retrouver... Je me demande vraiment ce qui t'as amener à finir ici...Tristan."

Le soldat tressaillit, puis il manqua de s'effondrer en larme tout en tombant à genoux devant Éloïse et lui jurant une fidélité absolue, face à cette preuve de son identité il fut imité par tout les soldats qui dégainèrent leurs armes et prêtèrent à leur tour serment, ayant complètement oubliés les inconnus. Cependant ce n'était pas le cas de Geoffroy, qui laissant Éloïse se charger des gardes, était aller à leur rencontre.

"Je ne saurai trop vous conseiller de quitter rapidement les lieux... Vous pouvez nous rejoindre, mais je doute que vous vous soyez introduit ici pour nous retrouver et, qui plus est, je ne suis pas certains que ce soit une bonne idée..."

"Oh je suis sûr que s'en sera une. La donzelle est charmante et je pense que je..."

"Luxure" préféra finalement tenir sa langue au vu du regard noir que lui lança Geoffroy, dans le fond il était déjà assez mal à l'aise... Il avait étélà peu avant l'échec de l'expédition de la corne d'aurore et il reconnaissait parfaitement l'élue d'Irehis, il savait ce qui c'était passé suite au récit que lui en avait fait "Colère" enrôlé suite à cet événement et de fait il ne s'expliquait pas le fait qu'elle soit encore en vie ! C'était un mystère qui le dérangeait, mais qu'il faudrait résoudre plus tard, pour l'instant il fallait réagir aux dires du garde d’Éloïse, mais en s'adressant au lycan.

"... Ce qu'il dit doit être vrai, quand ils sortiront ça ne manquera pas de provoquer un sacré remue ménage, vous devriez peut être commencez à chercher vos amis pour les ramener avec vous... Ne vous en faites pas pour "Colère", enfin l'homme aux cicatrices qui était avec vous, si vous ne le trouvez pas, nous nous en chargerons, quant au pourquoi vous êtes venus ici... Au vu des corps qu'on a trouvé ici je pense qu'on peut dire qu'il est passé par ici et a dû s'en charger."


Geoffroy ne comprenait rien à ce qu'il voulait dire et s'en désintéressa, il les avait prévenu et son rôle s'arrêterait là, préférant rallier les hommes qui, finissant d'acclamer Éloïse, commençait à s'organiser pour sortir d'ici, sauf qu'un petit détail n'allait pas... Et comme pour le souligner "Envie" et "Orgueil" déboulèrent à ce moment là, ayant probablement suivi les cris à l'oreille afin de voir ce qui se passait. Les sacoches du jeune hommes étaient remplies de document et on pouvait sous les rabats en apercevoir quelques uns, quant aux craches-feu de la jeune femme, leurs bords étaient noircis, faisant deviner sans peine au séducteur dans quel état devait être le second sous sol... Il les regarda tour à tour, ils étaient incrédules et ça se comprenait, mais avant de leur expliquer ce qui se passait, il se devait, même s'il risquait un mauvais retour de la part des gardes, de les prévenir de ce qui se passait, non pas qu'il se souciait de ce qu'ils allaient devenir,mais parce qu'ils devaient bien connaitre une autre sortie qu'ils pourraient emprunter pour ressortir.

"L'étage supérieur est devenu inaccessible, comment comptez vous sortir d'ici ?"


Nulle animosité ne parut chez les gardes, ils semblaient avoir été préparé à ce genre de choses et un d'entre eux lui répondit du tac au tac.

"Il y a un autre escalier qui permet de rejoindre directement le premier sous sol et dès lors il y en aura plusieurs autres qui mèneront à la surface de la cathédrale ! Il y a bien une autre sortie, celle qui avait été conçue par les premiers clercs qui s’étaient établi ici dans une humble chapelle, pour fuir les assauts, mais ils est au quatrième et dernier niveau et moi je ne m'y aventure pas !"


Les hommes confirmèrent les dires de celui qui s'étaient exprimés et certains commençaient à s'agiter autour d’Éloïse afin de "l'aider" alors qu'il l'étouffait plus qu'autre chose. "Luxure" pour sa part était quelque peu frustré, ayant dû précipité la mission il était normal que les informations qu'ils avaient sur l'architecture soient incomplètes, mais cela demeurait énervant et ce n'était pas "Orgueil" qui commençait à blâmer "Paresse" pour son incompétence qui le contredirait. En tout cas ces informations étaient précieuses, en plus de permettre aux hommes d'armes d'armes et à Éloïse de pouvoir sortir facilement, il lui avait indiqué au travers de la sortie de secours des premiers clercs une voie qu'ils pourraient prendre s'il devait accéder au dernier niveau pour rejoindre "Colère"... Il s’apprêtait par ailleurs à partir sans plus attendre pour tenter de le rattraper, quand la voix de la jeune fille, qui était parvenu à les rejoindre se fit entendre, basse et douce, comme si elle ne voulait pas être entendu des gardes... Et au vu de ses dires c'était fort probable.

"Messieurs... J'aurai une requête à vous faire. Si vous êtes venu ici c'est sans doute que vous avez des litiges avec l'Eglise et que vous ne devez pas être très croyant. De fait peut être ne haïssez vous pas les monstres... Et dans le fond peu importe que ce soit le cas, nul personne n'a à vivre ce qu’ils ont vécu ici de ce que j'ai pu voir. J'oserai donc vous demander de les libérer derrière nous et de suivre la voie que nous aurons prises, je vous en indiquerai le chemin en faisant des marque aux intersection. Lorsque vous sortirez je pense que l'agitation sera suffisamment grande pour que vous puissiez sortir avec ceux que vous aurez sauvés... Vous acceptez."

"Orgueil" soupira avec mépris, "Envie" n'en avait rien à faire, mais "Luxure" était heureux de la chose, premièrement parce que la petite avait raison, secondement parce que cela lui donnait un élément en plus pour persuader l’épéiste à la lame d'argent de sortir, Troisièmement d'éviter des retrouvailles trop tendus... Il acheva de régler la chose en prenant la parole, fixant le loup-garou.

"Vous vous en chargez et je me charge de retrouver "Colère" ça vous va ? "Orgueil et "Envie" aidez le,il aura besoin d'aide pour gérer tout ces éclopés et ces blessés graves ! Quand vous serez sortis "Envie" tu activeras le signal... Ah et Donne moi le journal de "Colère"."

... Oui c'était volontairement qu'il se débarrassait de ces deux éléments, non pas qu'ils étaient inefficace, ça non... Mais ils seraient dérangeant. "Paresse" lui avait bien dit de laisser le choix à "Colère" de les rejoindre de nouveau, mais "Orgueil" prendrait mal un refus, pensant que ce serait une injure à son "autorité" et "Envie" aurait tout simplement, envie au delà de toute mesure qu'il revienne dans le groupe. Ils s'en doutèrent quelque peu au vu d leurs réactions mitigées, la rousse s'empourprant et se retenant visiblement de noyer le séducteur sous un flot d'insultes alors que "Envie" affichait une légère moue boudeuse.

"Je dois vraiment le rendre ?"


Un froncement de sourcil suffit pour réponse et prestement la main du jeune homme s’énonça dans un sac et en ressortit un calepin épais et à la couverture couturée, indiquant qu'il avait sans doute beaucoup voyagé, ou qu'alors son possesseur était des plus maladroits. Les trois savaient de quoi il en retournait et ils le regardèrent tous un bref instant l'objet avant que le séducteur le prenne en main.

"...Bonne chance à tous."

Éloïse lui sourit avant d'aller prendre la tête des gardes, qui emportèrent Zephyr qui demeurait inconscient, mais survivrait normalement à ses blessures, "Envie" hocha vivement la tête avant de se précipiter sur le corps du bourreau afin de récupérer ce qui pourrait l'être, dont les clés des cellules et "Orgueil" se contenta d'un grommellement, acceptant une fois encore les ordres de "Luxure" mais sous-entendant aussi qu'elle lui rendrait un jour la pareille. "Luxure" se contenta pour sa part d'un sourire à la cantonade, demanda vivement à un garde où se trouvait les escalier du dernier niveau qu'il avait évoqué, et se fiant à ces brèves indications y couru avec prestance...

...Et toujours sensuel.

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Le fait que Morgan n'insiste pas, que ce soit pour vouloir me suivre ou refuser de libérer les prisonniers, était une bonne chose. Peut être après tout n’exécuterait-il pas mes directives à la lettre, mais au moins ne perdions pas de temps et ne risquait-il pas de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment. Je ne perdis pas un instant de plus avec lui et continua de m'avancer dans les tunnels du sous-sol, suivi de l'hybride. Ce dernier, marqué par les tortures qu'il avait subi durant des mois, marchait lentement et avec difficulté, mais je veillais à accorder ma vitesse à la sienne. Certes mon esprit était tendu par la colère et le désir de massacrer ces individus, présents un peu plus bas, et qui s'étaient rendu selon les dires de Claws responsable des mêmes crimes que celui que le démon avait infligé à mon aimé. Cependant cela ne m'aveuglait pas, justifiant plus mon nom de Porte-haine, qui signifiait à mes yeux que j'étais à même de vivre avec cette dernière sans en pâtir, que l'acte qui me l'avait fait acquérir, et je n'oubliais pas pour autant ce pourquoi j'étais venu. Sauver le frère de Félina, cela était une priorité. Bien évidemment à première vue on pourrait penser qu'il faudrait pour cela que je m'occupe avant tout de ses blessures, mais il ne saignait pas, de fait le panser serait vain, quant à apposer une attelle de fortune à son bras il aurait fallu que j'ai le matériel pour, mais surtout ce qui me retenait de tenter de traiter ses plaies étaient qu'au vu l'état du lieu où nous trouvions la moindre intervention aggraverait les risques d'infection. Ce serait déjà un miracle s'il n'en avait pas, mais quoi qu'il en soit son état n'était pas critique malgré sa longue captivité, sans doute lorsque les bourreaux y avait été un peu fort avait il bénéficie de quelques soins, ou du moins de repos, afin de faire durer le plaisir. ceux qui mourraient ici ne devait pas mourir de suite de leur blessures, mais simplement de douleur... On aurait également pu penser qu'il aurait mieux valu pour cela que j'accepte l'aide du mort-vivant, mais si je l'avais fait il se serait battu à mes côtés et si quand ma colère exploserait je pensais pouvoir assurer la protection du beast, qui, ne combattant pas, ne se retrouverait pas dans la confusion de la mêlée, il n'en irait pas de même pour ceux qui se battraient à mes côtés... Qui plus est s'il mettait ce que je lui avais dit de faire en œuvre cela devrait faciliter notre fuite, l'agitation des prisonniers en fuite devrait nous permettre d'écarter les éventuels gêneurs, mai justement à ce sujet il y avait un point auquel, tout en avançant, je réfléchissais rapidement et que Claws souleva.

"... Comment on va sortir d'ici ? Car je suppose qu'on ne va pas ressortir au milieu de la cathédrale."


C'était une idée... Mais qui, comme il l'évoquait de par le ton ironique de sa voix, était des plus stupides. Premièrement parce qu'il était probable que la garde qui nous y attendrait serait autrement plus conséquente que celle que j’avais rencontré jusque là et il nous faudrait traverser toute la ville alors que l'alerte serait immanquablement donné... Qui plus est, même si j’avais la certitude que le temps qui me restait vis à vis de mon démon était encore largement suffisant, je n'avais strictement aucune idée de l'heure qu'il était et la possibilité que nous sortions des catacombes, recouverts de sang, en pleine cérémonie et devant probablement des centaines d'adorateurs au vu de la taille de la cathédrale ne me plaisait que moyennement. La vérité cependant était que j'ignorai totalement s'il y avait une autre voie de sortie. Non pas que j'avais oublié ce détail avant d'agir de manière à être amené dans la prison de la cathédrale, mais pour cela j'avais compté sur mes compagnons, je me sermonnais par ailleurs de ne pas avoir interrogé plus avant Morgan à ce sujet... Tout en songeant que les autres n'étaient pas avec lui, qu'est ce qui s'était passé ? Je l’apprendrai sans doute en temps voulu, en attendant je lui répondis.

"Je ne sais pas."

Ce n'était pas optimiste, mais au moins franc et surtout ainsi il tenterait également d'y réfléchi. Néanmoins nous n'avions toujours pas trouvé la réponse à la question quand nous arrivâmes, sans rencontrer quoi que ce soit, à une volée de marche. Cette dernière me surpris, car les escaliers que j'avais descendu jusqu'alors dans ces lieux étaient tous en colimaçon, or pas celui là, dont les dalles de pierre semblaient s'enfoncer dans les ténèbres jusqu'à y disparaitre, cachant à notre vue ce qui nous y attendait. Heureusement pour nous il y avait un porte-torche non loin et le chiffon entourant le bout de bois n'était qu'à moitié consumé. Claws s'en empara avec son bras valide, obéissant ainsi à ma directive concernant de prendre en main ce qui ressemblait le plus à une arme, même si cela l'empêchait de prendre un mur en appui pour soutenir sa jambe blessée. Nous commençâmes à nous avances dans les ombres, que la lumière de la torche repoussait faiblement. La prudence était de mise, cependant malgré notre vigilance, nous ne remarquâmes rien de suspect, ce qui en vérité ne me rassurait pas, car la surprise qui nous était réservée serait d'autant plus retorse.

C'est donc sans encombrâmes que nous arrivions jusqu'au bas de l'escalier qui donnait sur un long couloir, éclairé par d'autres torches, ce qui n'amena pas pour autant le frère de Felina à lâcher la sienne, et bordé de cellule comme à l'étage précédent. Sauf que les lieux étaient bien plus larges et l'architecture semblait plus soignée... Et c'est cette dernière qui me permit de comprendre le pourquoi de cet escalier droit, alors que les précédents étaient en colimaçons. Les ornementations, les voutes, les découpes apparentes de grandes fenêtres, aujourd'hui murée. Tout indiquait que nous étions dans une chapelle et sans doute qu'en avançant nous finirions par arriver à la nef. Il devait s'agir d'un ancien édifice que le sol avait englouti et qui avait été redécouvert alors qu'on creusait les sous-sols de la cathédrale, ce qui épargna aux travailleurs la besogne d'avoir à recréer un réseau souterrain et des matériaux, à la seule condition d'un escalier plus étendu pour relier les deux édifices religieux. Ce n'est qu'une fois cette constatation faite que je remarquais un détail... Ici contrairement au niveau supérieure, nulle trace de sang, en réaction je ne pus m'empêche de renifler, imité par Claws dont l’odorat était bien plus fin, pour tenter d'en percevoir la flagrance singulière. Or ce fut une forte odeur de sueur et.... D'homme ayant fait des bats qui m'assaillit les narines, suffisamment intensément pour me prendre à la gorge et ne laissait aucun doute quant à ce qui s'était passé ici. Cela me rendit même quelques peu nauséeux. Cependant alors que chez moi cela se traduisit par une mimique dégoutée et un nouvel ajout à ma colère, Claws, sans doute à cause de ses sens plus aiguisés et de son état, fut incapable de ne pas vomi. Son rejet était clair, sans doute à cause de la malnutrition dont il avait été victime malgré la chair humaine qu'on lui donnait à manger, et un peu teinté de rouge, à cause de quelques blessures internes probablement. Mon empressement de retrouver les coupable et de libérer ma hargne s'était accrus, mais cela ne m'empêcha pas de m'enquérir de son état.

"Ça va aller ?"

Il prit la peine de se redresser et de s'essuyer la bouche avec son bras valide, approchant par la même dangereusement la torche, qu'il tenait encore, de son visage. Puis il m'adressa un sourire confiant malgré sa mine déconfite.

"Oui, oui... Si ma grand-mère a été tué et que ma mère a subi les pires outrages avant de mourir, je suis soulagé qu'elle ne soit passée par ici... Et je suis vraiment heureux, si vous m'avez dit vrai, que ma sœur n'ai rien vécu de cela... Si seulement vous pouviez sentir les mêmes choses que moi... C'est pire que tout ce que j'avais imaginé."

Je m'abstenais de lui dire que même si je partageais son opinion quant à Felina, elle avait tout de même grandement souffert de leur absence et ce en permanence... Et je fis de même quant au fiat qu'il n'était pas nécessaire que je perçoive les mêmes choses que lui, car contrairement à lui, moi je pouvais imaginer... Pour avoir déjà observé et commis des actes atroces, même si me concernant je n’avais jamais fais des choses de ce... Genre. Pendant un bref instant je revis les visages de femmes que j'avais sauvé de personne les ayant forcée, elles étaient soient brisés soit aussi reconnaissante que si c'était un dieu qui était devant elle, je songeais un instant que même lorsque c'était des alliés qui commettait ce genre de choses je ne les avais jamais laissé faire... Et cela rendait d'autant plus rageant que j'avais été incapable de protéger celle que j'aimais de cela. Regardant rapidement autour, je décidais, comme je l'avais fait pour le niveau supérieur, de pénétrer dans une des cellules, ce qui m'avait permis d'avoir les informations dont j'avais besoin, Claws me suivit.

Dans celle où je pénétrais il n'y avait ni bourreau, ni prisonnier, juste des chaines attachées au mur, qui était marqué légèrement pas des traces de griffure désespérée, ainsi qu'un curieux établi recouvert d'ustensiles et d’outils divers que je ne reconnaissais pas du premier coup d’œil, mais j'étais sur d'une chose. Ce n'étaient pas des outils de torture et cela m'étonnerait que cela soit des aphrodisiaques, alors qu'est ce que ça faisait là ? Au bout du compte, craignant là quelques perversions malsaines, je disais au beast d'attendre à l'entrée, je préférai éviter qu'il recrache ses tripes. Dans un premier temps je m'approchèrent des chaines et les examinèrent un peu, rapidement j'eus la réponse que je voulais y trouver. En dehors du simple fait qu'ils étaient constitué d'un alliage bénie suffisamment robuste pour résister à la force de la majorité des monstres il était encore couvert d'un peu de sang frais, pas suffisamment pour être perçu à l'odeur, mais assez pour me permettre d'affirmer qu'il y a quelques minutes encore une créature avait les poignets et les chevilles accrochés à ces chaines et les y avait frotté désespérément durant sa détention au point de s’ouvrir des plaies saignantes. Il était probable qu'il en allait de même pour les autres cellules, curieusement vides, les geôliers les avaient tous, enfin toutes si je croyais Claws qui affirmait que seules les femmes descendaient en bas, libérés, pour une raison que je ne m'expliquais pas. J'allais passer à l'établi quand une curieuse forme attira mon regard dans un coin d'ombre. Le résultat de l'opération oculaire de Franken Fran prit le relais de ma vision habituelle et j'y apercevais un empilement d'ossements, rongés. certains étaient humains, mais d'autres, telle les débris d'une aile trop grande pour appartenir à un oiseau, ne laissait aucun doute... Les créatures captives ici avaient été contraints de dévorer leurs semblables, sans doute s'agissait il de ceux qui périssait à l'étage au-dessus et dont on amenait les corps afin de nourrir celle emprisonnaient ici quand les prisonniers humains ne suffisaient pas. Cela m'agaça profondément, même en dehors de la simple éthique, car cela compromettait grandement mon projet de ramener à la sœur de Claws les restes des membres défunts de sa famille, car malgré toute ma bonne volonté je n'allais pas fouillés les chaque tas d'os présents dans les cellules.

Je lachais alors un soupir avant de me placer devant l'établi. Scalpels, seringues, sice à os... La panoplie du chirurgien au complet, et ensanglanté qui plus est... Mais quel lien à ça pouvait avoir avec les
viols qu'avait évoqué Claws et qui avait sans nul doute eu lieu ici ? Une étude un peu plus poussé, me permit de remarquer un petit bol, rempli de lanières de peau... Moi même j’avais dépecé des démons pour composer mon armure, mais ça... Ça n'avait pas d’intérêt. La solution à cette question me sembla être dans la seringue, qui contenait encore un peu de liquide, ainsi que quels fioles. Les substances étaient variés, leurs texture allaient de la gélatineuse au liquide et leurs couleurs du transparent au noir... Mais il ne faisait aucun doute qu'il devait s'agir des composants que la seringue injecter, si elle était bien utiliser pour cela et non extraire certaines choses... Avec une moue de dégouts je saisissais la seringue et la glisser à ma ceinture. J'aurai préféré prendre quelques fioles en plus, mais je ne m'étais pas encombré d'une besace et je ne voulais pas prendre le risque qu'elle se brise et que leurs contenus soient libérés sur ou près de moi. Je m'apprêtais justement à sortir de la cellule et à devoir donner quelques explications à Claws quand ce dernier m'appela, effrayé. C'était curieux, il avait pourtant vécu de telles choses ici que rares étaient les choses qui devraient parvenir à l'inquiéter... Mais quand je sortis en trombe de la cellule et me retrouva devant le beast, le regard tourné vers le bout du couloir, je compris la raison de sa peur.

Un bras atrophié, l'autre démesuré et portant de larges griffes, ses jambes était dans le même état. Son corps était recouvert de manière disparate de poils, son visage oscillait entre la forme allongée du loup et celle plus plate de l'humain. Les parties exposée de sa peau semblaient vérolées, un de ses yeux étaient recouverts par une excroissance difformes, mais l'autre grand ouvert étaient injectés de sang. La gueule qu'il ouvrit en m'apercevant était rempli de crocs acérés, mais qui avaient été disposé dans sa mâchoire comme si on les y avait jeté tel des dès... Parmi les démons j'en avais pourtant vu des êtres à l'allure curieuse, causés par leur nature chaotique, mais jamais de telles sortes et je pouvais assurer qu'il ne s'agissait pas d'un infernal... Je sentis que j'avais les clés en main pour savoir la réponse, mais je n'avais pas le temps de comprendre qu'il bondit sur moi, prenant appuis sur sa jambe à la musculature démesuré pour cela. Il était sauvage et bestial, autant qu'une bête enragée et il en était redoutable malgré son apparence qui dévoilait chez lui de nombreuses faiblesses. Il était probable que face à un combattant ordinaire accoutumé à affronter des êtres intelligents il soit redoutable. Malheureusement pour lui, c'était une autre créature fauve qu'il avait présentement en face de lui, mais qui, surtout, savait comment terrasser ses semblables... Oui il n’était pas un des coupables de ce qui s'était passé en ces lieux, mais alors que le combat était imminent je ne pouvais pas le contenir plu longtemps. Je soufflais à Claws.

"Recule toi..."

Puis je me laissais aller... La rage jusqu'alors contenu afflua dans toutes les parties de mon corps, faisant se tendre mes muscles, sans qu'ils soient crispés, les rendant prêt à agir. Amenant le sang à affluer au cerveau avec une rapidité étonnante, rendant mes pensées plus confuses, mais aussi mes réflexes plus vifs. Je devinais que sur mes lèvres se dessinait une mimique sauvage. Tout cela je le connaissais bien, je l'avais ressenti à chaque fois que j'avais affronté un démon... Et même si je ne l'avais pas ressenti aussi intensément depuis longtemps, la haine que j'avais eu à l'égard de Ferliost n'étant qu'un ersatz contrairement à ce qui me possédait alors, cela me parut des plus familiers, ce qui était normal... J'étais le "Porte-haine". Cependant pour être honnête il se produisit cette fois ci un autre phénomène. En même temps que la hargne, l'énergie du démon avait envahit mon corps et si à l'intérieur de ce dernier il s'était confondu avec l'adrénaline, la
manifestation extérieure était toute autre... Récemment j'avais appris à maitriser l'aura noir qui m'entourait quand j'exploitais le potentiel de l'infernal, à cet instant il sembla exploser littéralement, emplissant le couloir des curieuses tentacules d'ombre qu'il formait et les dirigeants vers la créature. Je m'élançais à mon tour à sa rencontre, et les ténèbres qui émanaient de moi me suivirent, me devancèrent même. Cela n’inquiéta pas l'aberration, peut être même ignorait elle la peur, même quand un trait entailla son bras atrophié et qu'un autre lui écorcha assez profondément le flanc il ne recula pas ni ne tituba. Inconsciemment je remarquais qu'il saignait peu, sans doute son sang coagulait assez rapidement, cela s'ajouta aux facteurs du combat dont j'avais conscience. Parmi ces derniers était le fait qu'au vu de ses membres réduits une partie de son corps était exposé, alors que l'autre était au contraire sur-protégé et bien plus redoutable, un autre s'y ajouta quand je vis sa jambe démesuré se tendre, il allait bondir...Il avait beau avoir un corps difforme certains mouvements caractéristiques s'y retrouvaient, trahissant sa prochaine action.

J'avais tort.

Au lieu de bondir en hauteur comme je l'avais escompté il se propulsa littéralement en avant. C'était pourtant stupide, car s'il était vrai que j'avais déployé mon aura de manière à le réceptionner en plein vol, je n'avais pas pour autant baisser ma garde et il s'empala sur mes épées. Les lames d'acier s’enfoncèrent aisément dans sa chair, et une d'entre elle devait même avoir atteint le cœur ! Cependant cela n'empêcha pas le fait que je recevais la totalité du choc, et comme je courrais à cet instant, ayant de fait aucun appuis, je tombais au sol... Et il continua à bouger ! Mieux que cela, elle n'avait même pas grogner de douleur et ne paraissait nullement affaibli. Elle se trouvait au dessus de moi, m'empêchant d'avoir assez de mouvement pour retirer mes armes de son corps et il lança sa mâchoire difforme vers mon torse et mordit violemment. Une douleur aiguë me traversa la poitrine et il aurait probablement causé de lourds dommages, si ses crocs ne s'étaient pas refermés sur le cercle rouge au centre de mon armure, point particulièrement robuste qu'il ne parvint pas à percer, même si cela aurait comme conséquence que mon armure ne pourrait pas se restaurer avant un temps relativement long. Le temps qui me fut ainsi offert me permit de relâche mes armes et de prendre les bords de sa bouche avec mes mains. Il lui serait difficile d'user efficacement de son énorme bras dans cette position et ma force était suffisante pour maintenir cette position, mais pas assez pour briser ou même simplement dévier sa mâchoire à la force impressionnante. Je pus apercevoir Claws s'avancer et frapper le dos de la bête avec sa torche, mais elle s’intéressa à peine à lui, malgré le feu qui prit sur ses poils dorsaux, et le repoussa d'un négligent mouvement de bras. Cependant après quelques secondes de cette lutte d'endurance, dont je pensais finir perdant, mon adversaire ne faisant montre d'aucun signe de fatigue alors que je commençais déjà à suer sous l'effort, je fut brusquement libéré de ce poids sous mon corps.

Mon regard tomba alors sur une silhouette bien familière, mais je n'eus pas le temps de m'y attarder, l'individu, avec une lance, avait tout bonnement embrocher le flanc de la créature et la plaquait contre un mur, mais c'était loin d’être suffisant pour la tuer et il fallait agir vite avant qu'elle n'use d'une nouvelle surprise. Je m'empressai alors de me relever alors que l'aberration s'agitait en tout sens et me précipitait vers elle. Je n'avais plus d'arme, mais il fallait que je l'achève, et pour cela je ne voyais qu'une solution, si son cœur n'était pas à la place habituelle, il serait vraiment surprenant qu'il en aille de même pour son cerveau, à moins qu'il ne s'agisse d'un revenant modifié, comme l'avait été Ferliost, et je pouvais assurer qu'au vu de sa chaleur corporelle ce n'était pas le cas... Sans armes aucunes je décidais d'en revenir aux bonnes vieille méthode. Je saisissais à nouveau son crâne que je plaquais bien contre le mur, puis entourant mon genou de l'aura du démon pour lui donner plus de puissance je l'envoyai avec puissance dans crâne de la créature, une fois, un peu de sang marqua le mur. Deux fois, la tâche s’agrandit. Trois fois, sa boite crânienne céda, mais il continua à s'agiter. Quatre fois, un peu de son cerveau alla rejoindre le sang sur le mur, mais il remuait encore. Cinq fois il était mort... Pourtant je recommençais l'opération autant de fois qu'il fallut, pour que finalement ce soit le mur que mon genou percute, sans rencontrer plus de résistance qu'une masse informe de chair et d'os. Le lancier impromptu pour sa part n’avait pas bougé, me laissant faire, et ne retira sa lance, faisant ainsi tomber le sol de la monstruosité au sol, qu'une fois que j'eus fini.

"Tu n'as pas changé "Colère"..."

Oui... toujours à exploiter tant que possible toute exutoire qui était offert à ma haine, mais celui là était encore insuffisant au vu de celle qui m'animait... Mais il me permit de répondre relativement posément, alors que je reprenais mon souffle et saisissais mes armes.

"Pourquoi je l'aurai fais "Luxure" ?"

Claws, étendu contre un mur suite au coup qu'il avait reçu, allait aussi bien qu'il le pouvait dans son état présent, mais il lui faudrait de l'aide pour se relever. Sa torche était tombée au sol et s'était éteinte, détail sans importance puisque le couloir où nous étions était éclairé. J'adressai un bref regard au beast, tout en désignant l'ingénu d'un mouvement de menton.

"Un ami... "Luxure" tu peux l'aider à se relever ?"


... Bien sûr je me demandais ce que ce dernier faisait là, mais ce n'était pas le moment, les explications viendraient plus tard. Même si au vu de la situation présente il était mal venu que LUI précisément soit là. Néanmoins s'il était vrai que je n'appréciais pas sa fonction, je devais reconnaître que ce n'était pas un violeur, ses "victimes" étaient consentante et ne s'en plaignait pas, ce qui rendait sa compagnie supportable... Et puis pou son crédit c'était un homme assez intelligent et de fait il savait obéir à ceux qui étaient plus à même que lui de commander, or présentement c'était mon cas. Ainsi il hocha un peu la tête et s'exécuta. Pour ma part je m'approchais du corps de la créature pour faire mine de l'examiner, mais j'avais déjà compris de quoi il en retournait... Je n'étais peut être pas un scientifique, ni quelqu'un de particulièrement intelligent, mais je savais qu'il existait des substances pouvant affecter des organismes, ainsi que pour concevoir un être vivant la voie la plus simple était l'union de deux être, l'un masculin l'autre féminin. Je savais aussi que de l'union d'un monstre et d'un humain naissait une créature de la même race que son géniteur monstrueux. Je ne mis ainsi pas longtemps à faire le lien entre le viol massif de créatures femelles par des hommes, les substances contenues dans les fioles et la créature qui étaient à mes pieds... Les hybrides étaient des êtres n'existant pas, hormis dans les légendes, et l'Eglise tentait de les créer. De quelle manière précisément ? Dans quel but ? Autant de question auxquels je ne savais répondre, mais en plus de la simple mission que je devais accomplir ici ce que j'y avais appris était d'une importance capitale pour le donjon. De fait je prévoyais de soulever le fait une fois que le procès de mon démon se serait achevé, afin de ne pas accumuler les problèmes et je me décidais de taire ce que j'avais compris pour l'instant.

*Oho joli conclusion, mais tu n'es pas très honnête de cacher ainsi la chose !*


Tiens tiens, voila qu'il se manifestait enfin. Peut être ferait il mieux de se taire au vu de ce qu'il avait commis, mais pour l’instant je parvenais à me dominer et à lui répondre posément.

*Tu me connais je fais ce qui est nécessaire... Même si des fois ça ne suffit pas.*


*... Dois je deviner des reproches ? Pourtant comme tu le dis toi même c'est toi qui en a été incapable !*

... Le démon, plus habile que moi avec les mots, retournait les miens contre moi même, cependant je ne m'emportais pas d'avantage. Je ne pouvais rien faire face à ce qui était advenu, c'était lui qui avait agi, et Shiru qui lui avait permis cela alors que j’étais à même de le contenir si elle n'était pas intervenue. Je n'avais rien à me reprocher et même si c'était le cas je ne l'aurai pas fait, car cela n'aurait mené à rien... Néanmoins je lui répondis tout de même, acerbe.

*Comme tu as été incapable d'agir pour Amélya*

Je devinais sans peine qu'il désirait sans doute m'inonder d'injures, car ici il était vrai que sa mort avait été uniquement dû en partie à mon incapacité à la protéger, mais malgré cela il se tut, sans doute cela valait il mieux... Je me relevais alors, rengainant mes armes et me tournant vers Luxure qui soutenait Claws d'un bras et tenait sa lance de l'autre.

"... On y va."


Dernière édition par Engar le Mer 05 Déc 2012, 09:24, édité 3 fois
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Message  Engar Jeu 15 Nov 2012, 18:53

Spoiler:

J'ouvris de nouveau la marche, mais une fois encore cette dernière ne nous amena à rien durant un temps relativement conséquent, la place semblait déserter, du moins jusqu'à ce que nous vîmes, comme je l'avais prédit la nef... En son centre avait été creusé un large cercle d'où s'échappait de nombreux bruit, des gémissements douloureux, mais aussi un brouhaha de discussion et le bruit discordant d'objets qu'on déplaçait à la hâte. Je m'en approchais rapidement et ce que j'y vis fut une surprise de plus ajouté à celles que m'avaient déjà offerte ces lieux. Au centre d'un cercle de sable, des dizaines de mètres plus bas, illuminé par des chandelles au couleurs surnaturelles, allant du vert au bleu, étaient des dizaines d'individus, certains, au vu de leurs tenues, étaient clairement les bourreaux qui avaient fui l'étage précédent, d'autres portaient de longues robes blanches, mais qui semblait différentes de celles qu'arboraient les mages, parmi eux étaient de nombreuses femmes de nombreuses races, toutes dévêtues et dont le ventre présentait une rondeur plus ou moins conséquentes, que je pouvais percevoir malgré la distance... Et parmi cela je remarquais d'autres êtres aussi difformes que celui que j'avais terrassé mais de taille moindre, des enfants... Ma première idée fut de rejoindre cet endroit et de déverser cette fois entièrement ma hargne, mais je me ravisais, premièrement parce que c'était du suicide, mais aussi car un des hommes au fond de cette fosse s'écria.

"Dépêchez vous !"


...Ce n'était sans doute pas à moi qu'il s'adressait, mais non loin j'entendis un bruit de courses et je tournais simplement la tête me suffit pour apercevoir une dizaine d'hommes. Huit d'entre eux tenaient tenaient des brancards, quatre au total, et deux autres portaient une grande caisse par les côtés. Il n'en fallait pas plus pour que je m'élance vers eux. Sous la panique ils laissèrent tomber leurs chargements et s'effondrèrent à genoux, comme pou m'implorer pitié, un cependant saisit un pistolet... Je connaissais cette arme, une arme redoutable, mais lente à recharger et peu fiable, d'autant plus quand elle était entre des mains inexpertes et tremblantes comme cela était le cas présentement... Et finalement il fut incapable de tirer, par manque d'audace sans doute, avant que j'arrive sur lui, mais je retenais in-extremis mon coup, quand je reconnu dans les corps posés derrière lui des beast panthères d'âges différents, une femme et un homme particulièrement vieux, l'un d'âge moyen, et l'autre qui semblait moins âgé que Claws, tous étaient couturé de cicatrices, qui trahissaient des incisions qui avaient eu lieu et avait été grossièrement recousus. Les grands parents, le père et la mère de Félina... Quant à la caisse son contenu me fut révélé par le membre de la famille présent et encore en vie.

"Les bracelets !"


Amené par "Luxure" auprès du conteneur il ouvrit fébrilement ce dernier, dévoilant alors cinq bracelets d'or. Trois d'entre eux étaient gravés d'arabesque compliqués, comme sur celui de la mère, mais tous étaient différents. Les deux autres quant à eux étaient vierges... Les corps et l'héritage de la famille de Felina, nous avions décidément de la chance, du moins je le crus jusqu'au moment où Claws s'exclama.

"Il en manque un !"

Il avait raison. Leur famille comptait sept membres, et en comptant celui de la mère que j'avais récupérer nous n'en avions trouvé que six, je me tournai alors vers les humains qui transportaient ce convoi, à genoux et continuant de supplier aveuglent notre clémence. Je m'apprêtais à leur demander de me dire autre chose, à savoir la localisation du dernier bracelet, d'autant plus qu'user de la force contre eux ne me feraient pas de mal... Mais je n'en n'eus pas l'occasion qu'une lumière aveuglante jaillit de la fosse où s'étaient amassés les humains, leurs victimes et le fruit de leurs expériences. Pris au dépourvu, je lâchais mes armes et fus incapable de percevoir quoi que ce soit et quand je recouvrais l'intégralité de mes sens, au bout de quelques minutes, la scène qui s'offrit à moi était des plus problématiques. Un homme, qui n'était pas là jusqu'alors et portant le pagne des bourreaux, ainsi que le bracelet manquant à son bras droit, se tenait depuis une ouverture non loin, dont la courbure et la position me laissaient supposer qu'il menait à cette fosse qui s'était illuminée et il pointait une arbalète sur Claws qui le fixait avec hargne. "Luxure" avait saisi à nouveau sa lance, mais n'osait la pointer sur lui, craignant de causer la mort du beast sous ma protection, quand à ceux qui transportaient alors la caisse et les corps ils semblaient encore plus désespérés, cependant l'un d'eux parvint à prendre la parole, d'une voix faible et gémissante.

"Bourreau... Ils sont partis sans vous... Sans nous."

Un coup d’œil sur la fosse me permit de comprendre de quoi ils parlaient, tout ce qui y était avait disparu ! Tant les humains que les créatures où mêmes les chandelles fantasmagoriques ! Ils avaient du se téléporter ! ... Dans les faits c'était arrangeant, au moins ne risquions nous pas de représailles, mais j'enrageais qu'ils fuient ainsi. Cependant ce qui se passait présentement m'empêchait de ruminer cela. Quant au nouveau venu il répondit à celui qui l'avait interpellé, sans se détourner de celui qu'il menaçait, sa voix passait des graves aux aigus et quelque chose dans son regard semblait souffler que son esprit était proche de la folie.

"Oui ... J'étais en bas j'aurai pu partir avec eux... Mais on me l'avait promis... On m'avait promis que si je suppliciais ces beasts et en apprenais plus sur ces bracelet j'aurai le pouvoir d'un d'entre eux... Et le père m'en a donné alors je ne partirai pas d'ici sans mon dû"

Peut être le père avait il parlé sous la douleur, peut être dans l'espoir de sauver ses fils... Le fait était qu'il avait donné une piste à l'Eglise et que je ne pus m'empêcher de le blâmer intérieurement, mais je me ravisais en apercevant le regard de Claws. J'y lus une hargne et une envie de vengeance.... Et je le comprenais, si ses dires étaient vrais, cet homme l'avait torturé, avait fait souffrir et mourir les siens. Ma colère était peut être plus intense de par l'accumulation de raison à ma haine, mais la sienne était présentement plus légitime... Cependant je n'avais jamais rien eu à faire de la légitimité, sauf si elle était utile, or elle ne nous servirait pas à sauver la vie de Claws. Et je fis la seule chose qui me parut à faire.

Obnubilé par son désir le tortionnaire ne nous prêtait même plus attention et bien que j'étais gré à "Luxure" de ne pas agir cela ma paraissait nécessaire, la situation ne pouvant se débloquer qu'ainsi ou au terme d'un échange qui ne saurait avoir qu'une issue funeste. Cependant le bourreau était à une distance trop importante pou que je puisse l'atteindre en lançant une de mes lames, le fait de les avoir lier avec des chaînes avait ses défauts, mais mon regard "tomba" sur le pistolet qu'un des porteurs avait pointé sur moi et qu'il avait au final laissé tomber au sol. Si je me débrouillais à l'arc et à l'arbalète je m'étais à peine essayé à l'usage de ce genre d'arme, mais je devrais être à même de pouvoir toucher le bourreau. J'aurai pu aussi tenter de faire comprendre à "Luxure" d'user de sa lance en la lançant, mais il était probable que tout aussi "fou" qu'il soit le bourreau s'en rende compte. Ce dernier par ailleurs effleura de sa main libre le bracelet qu'il portait sur son bras armé et il en résulta une musique, comme ce qui s'était produit quand le marchand avait effleuré d'une certaine manière le bracelet de la mère de Felina, mais il était plus et avait un rythme plus rapide. Il reprenait alors la parole.

"Dit moi comment faire avant la fin de cette musique... Il m'avait dit qu'il s'affiliait à son porteur, mais je suis pas un fichu ménestrel, alors je suis sûr qu'il y a autre."

Le temps qu'il parle me fut suffisamment pour m'approcher d'une vive enjambée du pistolet au sol, sous le regard inquiet des porteurs, l'attrape en me penchant et le menace du canon de l'arme... Avant de me rendre compte que la situation n'était pas bonne... Pas bonne du tout, j'étais incertain de réussir à le toucher, même si j'alignais le canon de l'arme sur son crâne, et si je l'atteignais je n’avais pas la certitude de toucher un point vital, ou qui tout du moins le déstabiliserait, mais en même temps su j’hésitais trop il allait tirer à la fin de la musique, et j'ignorais par ailleurs combien de minutes, ou de secondes nous était ainsi donné. C'est alors que la voix de "Luxure" s'éleva. Me demandant ce qui lui prenait je tournais la tête vers lui, remarquant dans le même temps qu'il me désignai d'un mouvement de tête.

"... Mes avis que si vous voulez pouvoir un jour exploiter votre pouvoir, il faudrait pour cela que vous soyez en vie, hors tirez et vous mourrez sur le champs, mon ami ne vous manquera pas."

Le tortionnaire tourna un instant la tête vers moi, mais ne dévia pas pour autant son arme... S'il devait mourir il était décidé à emporter Claws avec lui.

"Cependant, nous avons les bracelets à notre disposition s'ils ont vraiment un pouvoir, le beast pourrait vous en faire une démonstration non ?"


... Voici donc ce qu'avait en tête ce beau parleur, un compromis. C'était judicieux, d'autant plus que si ces bracelets avaient également un pouvoir peut être que Claws pourrait l'utiliser pour débloquer définitivement la situation. Cependant il fallait faire vite car si le bourreau hocha la tête pour marquer son accord quelque chose me disait que si la musique s'achevait maintenant il tirerait tout de même vu l'état de stress et de panique dans lequel il était. Au bout du compte mon regard se tourna vers Claws, qui était le principal concerné et dont

les actes dépendraient de ce qui allait suivre... Il semblait d'accord, s'approchant de la caisse où était les bracelets et en prenant un, sans doute le sien, qu'il enfila. Il l'effleura un bref instant, et une autre mélopée se fit entendre, moins grave que celle jaillissant du bracelet du bourreau, mais plus rapide, se faisant moins profond, mais plus impétueux. Les deux sons se mêlèrent et bien qu'ils soient grandement différent ils s'accordaient à merveille et un bref instant je ressentis l'envie de voir ce que donnerait les symphonies confondues de ces bracelets et si ce n'était la situation présente peut être que les sons qu'on entendait présentement aurait suffit à apaiser quelque peu ma rage. Cependant la situation atteignait une tension qui semblait culminante. "Luxure" et moi fixions avec une angoisse visible la scène, le bourreau ne cessait de regarder tour à tour le bracelet qu'il portait et celui qu’avait mit Claws et ce dernier affichait une neutralité à toute épreuve. La première musique s'éteignit, mais le tortionnaire ne tira pas, le beast semblant caresser le métal du bracelet de manière bien précise, il tentait sans doute de mémoriser ses mouvements, pour ensuite les mémoriser... Puis la deuxième mélodie s'arrêta.

Ce qui s'ensuivit alors prit tout le monde au dépourvu, même ceux qui y participèrent activement, ainsi à la seconde où le silence envahissait de nouveau la salle Claws exécuta un brusque mouvement de la main, comme s'il giflait un être inexistant de haut en bas. Le résultat fut l'apparition de cinq traits noirs juste au dessus de l'épaule du bourreau et qui s’abattirent sur lui, lacérant profondément ses chairs, mais il eut le réflexe de tirer et tout en lâchant un brusque cri de douleur il fit claquer la corde de l'arbalète dont le trait, rapide, nous parut invisible. Pour ma part je ne restais pas statique et m'élançais brusquement vers le tortionnaire, tandis que j'apercevais du coin de l’œil "Luxure" s'avançait vers Claws. Je désirais m'assurer de la mort de l'individu et, s'il n'était pas déjà passé de vie à trépas, l'achever. Malheureusement je n'eus pas cette joie, les griffes à l'allure spectrale avait du touché des organes vitaux et son dernier soupir avait déjà franchi ses lèvres, je ne m'en apitoierai pas, mais c'était agaçant. J'en profitais cependant pour m’accroupir et récupérer le bracelet qu'il avait enfilé, ce fut un peu difficile par ce dernier était un peu trop petit pour lui et avait pris prise sur sa peau, mais je finissais par y parvenir, non sans abimer quelque peu cette dernière. Après tout ces bijoux étaient une des raisons pour laquelle nous étions descendus, il serait idiot de ne pas les récupérer dans la seule optique de respecter le cadavre d'un pareil individu.

Je m'en retournais donc mon trophée en main et aperçut Claws, debout et soutenu par "Luxure", de la même manière que lors de son arrivée, il était blême et couvert de sueur, mais je ne voyais pas le carreau fiché dan son corps... Reposant le bracelet dans la caisse où reposaient les autres je m'enquérais de son état.

"T'as été touché ?"


Il secoua la tête pour toute réponse, bien, je ne m'en souciais pas plus, car maintenant était venu de résoudre un problème qui importait depuis le début et dont nous n'avions toujours pas la réponse et auquel s’était ajouté une complication.

"Maintenant comment allons nous sortir d'ici ? En transportant en plus les corps et la caisse de préférence, ce qui va être un peu difficile..."


"Luxure" ouvrait la bouche pour me répondre, mais il fut devancé par un des porteurs... Je les avais oublié ceux là... Il semblait être le plus âgé d'entre eux et son corps était amaigri par un labeur excessif, mais sa voix était claire et sans hésitation, bien qu'un peu chevrotante.

"... J'ai la réponse à vos questions... Nous pourrons porter ce que vous désirez prendre, et pour sortir on peut emprunter le tunnel qu'ont creusés les premiers moines de cette ancienne chapelle."


Je ne m'était donc pas trompé sur l'origine de ces lieux... Cependant s'il répondait à nos interrogations, il en ajoutait une au travers de son offre, qui m'amena à jeter le pistolet au sol, mais pour dégainer une de mes lames et la lui placer sous la gorge, la colère que je n'avais pu déverser influençant quelques peu mes gestes.

"Pourquoi nous ferions vous confiance alors que vous travailliez ici ?"

Il ne tressaillit même pas, sans doute s'attendait il à ma réaction, au contraire de ses camarades qui poussèrent de légers cris effrayés, et sa réponse ne tarda pas à survenir.

"Nous ne sommes pas des clercs, ni des bourreaux, nous n'avons jamais touchés à une des créatures qui étaient ici... Nous étions juste des serviteurs, du moins c'est ce qu'on était sensé être, mais dans le fond notre travail était plus de l'esclavage. Nous devions amener à ceux œuvrant ici le matériel dont ils avaient besoin, des fois assisté à leurs expériences pour en prendre des notes, si comme moi on savait lire et écrire. J'ai par ailleurs assisté à l'étude de ces cadavres, ils espéraient en les disséquant pouvoir percer le secret des bracelets, mais les recousaient à chaque fois pour les garder en meilleur état. Si cela ne suffit pas à vous convaincre de ma bonne foi je vais vous expliquer ce qui s'est passé peu avant votre arrivée. Depuis un certain temps déjà il était prévu que nous déplacions le centre d'expérience, car des questions commençaient à se faire entendre quant à ce qui arrivaient aux humains et aux créatures amenés dans la cathédrale, pour se faire il devait normalement être utilisé la sortie dont je vous ai parlé, puis un portail particulier a été mis en place. Cependant les personnes œuvrant ici rechignaient à quitter ce lieu, prétextant qu'un changement de lieu poserait problème... Votre intrusion a été le motif suffisant pour qu'ils se décident enfin à partir, même si, sans vouloir vous dévaloriser, il est certains qu'ils auraient pu se défaire de vous.Ils ont donc réunis les sujets d'expériences les plus importants et tout ceux en lien avec les créatures captives, tandis que nous devions aller récupérer autant de travaux en cours, mais moindres, possibles avant votre arrivée... On nous avait également demandé de ramener une de leur création qui s'était enfuie, la plus mature selon eux, mais ça j'en prenais pas le risque."

Sur cette phrase il cracha au sol, concluant par ce geste peu élégant, mais évocateur, sa tirade. Pour ma part ses dires me convainquaient, il n'avait de toute façon aucun intérêt à nous trahir, à moins qu'il soit plus dangereux qu'il n'en ait l'air et nous avions besoin de lui, malgré cela je lui répondais, tout en amenant une autre question.

"On a eu affaire à elle et elle ne posera plus de problèmes... Mais tu sais exactement ce qui c'est passé pour qu'une... Enfin des si j'ai bien vu dans le cercle, choses pareilles voient le jour."


Il haussa légèrement les épaules pour montrer son ignorance.

"Je peux juste vous dire qu'il s'agit de la progéniture d'un humain et d'une créature, quant à savoir comment ils ont fait en sorte que le rejeton ne soit pas de la race de la mère, mais d'un genre totalement nouveau, et horrible, et pourquoi je l'ignore... Mais une chose est certaine, moi qui croyait en leur doctrine sur les monstres, je crois qu'ils se sont trompés de personnes à blâmer. Pour autant c'est pas un plaisir d'aider une créature, mais je n'ai pas vraiment le choix il semblerait."

Je hochais la tête pour confirmer cela et il se tourna en réaction vers les autres porteurs leur résumant ce qui venait d'être dit et donnant les directives, ainsi ils saisirent les brancards et la caisse et leur meneur ouvrant la voie, avec moi à mes cotés, pour m'assurer qu'il ne nous réservait pas d'entourloupe, et "Luxure" et Claws fermant la marche, peinant à suivre le rythme.Il aurait pu être intéressant d'aller voir les autres expériences qu'ils n'avaient pas eu le temps d'emporter, mais pour l'instant ma hargne mêlait aux circonstances m'amenait à désirer qu'une chose. Sortir d'ici.

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Sortir des sous-sols de la cathédrale ne prit que quelques minutes à Éloïse, Geoffroy, et les gardes qui les accompagnaient, et si l'église était à peu près vide, si ce n'était un ou deux prêtres qui, perdus dans leur contemplation, ne leur prêtèrent pas attention, ce fut un véritable mouvement de foule qu'il y eut à la sortie de l'église. Parmi les gens présents certains s'exclamèrent, reconnaissant la jeune fille ont on leur avait tant parlé et son suivant, pour d'autres ce fut la vue des cottes frappées d'une croix des soldats qui suscita la plus vive des émotions et ce fut un chaos sans nom qui agita la place. Cependant fort de cette "autorité" ils n’eurent aucun mal à amener les gens à s'écarter et à leur ouvrir une voie vers les portes où les gardes ne sauraient, en toute logique tenter, malgré tout leur courage, de s'interposer face à une telle troupe. Néanmoins le corps de Zephyr ne passa pas inaperçu et cela se répandit au travers la ville, ses hommes affluèrent alors de tout les recoins de cette dernière, allant à l’encontre de ceux du village où Yeager avait fait des siennes et réduisant au possible les garnisons, pour tenter de rattraper les hommes qui avaient blessé, si ce n'était tué, leur officier qu'ils appréciaient, surtout en contraste de certains autres qu'ils avaient eu par le passé. Cependant alors qu'ils s'étaient réunis près de la porte où la troupe sortant de l'édifice saint allait passer, la réaction de cette dernière les étonna au plus haut points, en plus du fait qu'ils étaient menés par une jeune fille.

Sans qu'un mot ne fut échangé, Éloïse fit signe qu'on amène le corps du jeune homme. Quatre hommes soutenaient un brancard fabriqué à la va viteet déposèrent ce dernier aux pieds des gardes, tous purent apercevoir la plaie de leur chef et les armes furent dégainés dans un chuintement clair. Cela ne découragea pas l'élue d'Irehis qui, alors que ceux ayant amené le corps reculer, s'avancer jusqu'à ce dernier, lui adressant un léger sourire sans se soucier des hommes menaçant devant elle.

"... Tu as encore des choses à faire ici."

Elle avait retrouvé quelques forces et de nouveau elle le soigna, la plaie se refermant sous les yeux ébahis des soldats, et ne laissant qu'une fine trace blanches. Pourtant les soins continuèrent à se faire et se jusqu'à ce que le jeune homme inspire profondément et ouvre les yeux. Alors seulement la jeune fille s'interrompit et se releva, sans lui laisser le temps de s'exprimer alors qu'il était assailli par ses hommes, ils ne comprenaient pas ce qui venait de se produire, mais presque tous oublièrent leur animosité et il fut dès lors aisé pour Éloïse et ses suivants de quitter la ville. Cette dernière avait été rendue en effervescence par la simple passage de sa troupe, elle avait tenue sa "promesse" de faciliter la sortie de ceux qui étaient restés sauver les prisonniers.

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Aux côtés du lycan "Orgueil" et "Luxure" fouillèrent la totalité des cellules de la prison, ce qui leur prit un temps assez conséquent et pour un résultat bien maigre;.. Avant de descendre à l'étage inférieur la plupart des bourreaux avaient égorgé leurs suppliciés et seule une demi-douzaine de monstres étaient encore en vie, grâce à la négligence de leur tortionnaire. Au moins s'agissaient ils d'individus à même de marcher et de fait rejoindre l'escalier qui leur avait été indiqué fut plus simple qu'il ne l'avait cru, le monter fut une autre paire de manche, mais au terme de longues minutes ils y parvinrent et une fois au sommet de l'escalier "Envie" fit signe à la troupe de s'arrêter et tira une petite pierre d'un de ses sacs. Il s'agissait d'une pierre friable d'un marron clair et sur laquelle une rune argentée était gravée. il la lança au sol et elle se brisa.

"Maintenant on peut y aller..."

Aussi tôt dit aussi tôt fait ils arrivèrent ainsi dans l'Eglise, qu'ils traversèrent en toute hâte. Cette fois les prêtres présents ne manquèrent pas de les apercevoir, mais la vision de tant de monstres, rendus d'autant plus horribles, par leurs blessures, ne les rendit qu'effrayés et leurs prières désespérées n'eurent aucun effet. Heureusement pour eux leurs morts ne serviraient à rien et de fait ils étaient encore en vie quand ils sortirent du saint bâtiment. Une fois sur son parvis la vision de la foule agitée leur fut offerte, mais tout les regards convergèrent vers l'ample chariot qui les attendait, ce dernier semblait arriver depuis peu et rapidement au vu de l'inquiétude des gens les plus proches. A son bord était Brendal Vezio, engoncé dans sa tenue d'avocat et aussi rigide qu'un barreau. en face de lui était un homme relativement sale et aux atours semblables à des haillons que mêmes les créatures suppliciés, présentement nus pour la plupart où alors dans des habits ensanglantés, ne sauraient envier. En face une femme relativement âgée qui se leva à la vision de cette troupe hétéroclite. Enfin aux rênes de l'attelage du chariot était un homme gros et qui l'affichait sans honte, étant torse nue. A la vision de la bande qui sortit du bâtiment la femme se leva et prit la parole, s'adressant vraisemblablement à "Orgueil" et "Envie".

"Où sont "Luxure" et "Colère ?"


"Ils sont restés,"Luxure" m'a dit d'activer le signal, ils se débrouilleront par leur propres moyens."


Envie n'en dit pas plus et, imité par les autres il monta à bord du chariot, qui ayant récupéré tout le monde, créatures et humains confondus, s'élança rapidement vers les portes de la ville,, dont ils ne tardèrent pas à sortir sans être inquiétés, et une fois dehors ils se dirigèrent vers la position du chariot qui avait amené Yeager, Morgan, Engar et Yann près de la ville. Comment avaient ils eu vent de sa position ? Comment s'étaient ils procurés un pareil chariot ? Comment étaient ils sortis à une telle vitesse sans rencontrer d'obstacle ? Cela ça avait été l'affaire de "Paresse", "Avarice" et "Gourmandise" durant tout le temps où les autres agissaient, mais il était certain qu'ils ne donneraient pas d'explications au vu du mutisme qui avait frappé le chariot une fois qu'ils étaient partis... Bien qu'il aurait été difficile de dire que ce soit volontaire, ou dû à une frousse légitime au vu des médiocres talents de conducteurs de "Gourmandise".

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Trouver le boyau dissimulé par une ample étoffe aisé à soulever, fut rapide avec les indications du meneur des porteurs, y avançait fut plus compliqué, du moins pour les autres, car s'il faisait sombre et que nous n’avions pas de torche, ma seconde vision prit le relais. Cela eut l'avantage de me permettre de m'y accoutumer quelque peu, mais quand au terme de longues minutes de marches durant lesquelles rien ne survint nous rejoignîmes la surface la lumière du soleil me parut d'autant plus aveuglante. Je ne pus par ailleurs retenir à ce moment un léger gémissement quand mes yeux parurent me bruler, mais je ne fus pas le seul, Claws et les porteurs devaient être dans la même situation après avoir vécu des années sous-terre et seul "Luxure" s'en remit rapidement. Cependant à peine cela s'apaisait il et que je me rendais compte que le boyau nous avait mené en dehors de limites de la ville, à l'orée d'une forêt précisément, qu'une nouvelle préoccupation apparue, Claws, que le séducteur avait relâché, s'effondra au sol, les réactions furent immédiates, on l'amena près d'un arbre contre lequel on s'adossa et la plupart se mirent à commenter la chose. Je les fis taire, leur disant de s'éloigner, ce à quoi ils obéirent et je m’approchais du beast qui me fixait, blafard comme jamais.

Sur le champs, une chose attira mon regard, que je n'avais pas aperçu avant. Le tissu de sa chemise de jute était tendue par un objet qui l'avait transpercé et s'était enfoncé dans son corps,il était aisé de deviner de quoi il s'agissait. J’approchais cependant ma main et déchirai l'étoffe, sur le champs un sang frais, qui était passé inaperçu au milieu de celui qui était séché, macula mes gant,s mais je n'y prêtais attention, mon esprit étant fixés sur la tige de bois ornée de plume qui sortait du corps du frère de Felina. J'approchais ma main pour tenter de faire quelque chose, mais il sembla prévoir mon geste et me saisit le bras, avant de s'expliquer.

"... Je devais le faire... Pour les miens, peu importe le prix à payer... Qui plus est il était déjà trop tard pour moi, le voyage m'aurait sans doute tué. Et puis... C'est égoïste sans doute, mais après ce qui s'est passé je n'aurai plus été qu'un fantôme, même si je survivais, et... Je voulais que Felina garde un bon souvenir de moi, du grand frère protecteur, pas de celui qui serait incapable de se relever après ce qui lui est arrivé. J'ai pourtant hésité."

... Ses dires étaient sans doute censé m'amener à ne pas culpabiliser, mais au contraire il m’agaçait ! Comment avait il pu faire cela en son âme et conscience ? Peu importait les détails ? tout ce que sa sœur voulait c'était revoir sa famille, ou les membres qui lui en restaient et il lui arrachait cela... Pour un souvenir ? Si ce n'était son état je l'aurai frappé sur le champs, mais finalement il ne me laissa même pas l'opportunité de lui répondre.

"Cependant je voudrai lui laisser quelque chose... L'héritage de notre famille. Je vais vous expliquer son fonctionnement et vous le lui direz. Ces bracelets sont une sorte de cadeau de passage à l'âge adulte il accompagne son porteur tout au long de sa vie et est détruit lorsqu'il meurt, mais ils sont aussi un lien entre les membres de la famille. Cependant s'ils ne sont donnés qu'à l'âge adulte, c'est parce qu'il faut attendre que l'esprit ait achevé de se former, mais aussi de par la dangerosité potentiel de leur pouvoir. Le bourreau avait par ailleurs raison à ce sujet, le bracelet s'affilie à son porteur, mais uniquement au premier et nul autre ne peut l'utiliser, même les porteurs d'autres bracelets. Quand il est mis pour la première fois des arabesques s'y forme et une musique est créer et en émane quand on la touche, chacune est unique, mais il peut advenir si quelque chose change profondément dans son porteur que les deux se modifient. Il en va de même pour le pouvoir qui lui est affilié. On dit aussi qu'il y en aurait un autre, redoutable, qui se révélerait quand tout les bracelets existant seraient réunis, mais nous ne l'avons jamais fait et il s'agit sans doute d'une légende... Ah et lorsqu'un des porteurs est en dangers les autres le sentent, leurs bracelets chauffent un peu, mais aussi leur esprit... Malheureusement ce jour là ça n'a servi à rien, nous étions tous en danger."

Il n'était pas difficile deviner de quel jour il parlait. Son regard se leva vers le ciel, et il reprit la parole.

"... J'aimerai mourir dignement... Mais avant, si je ne pouvais voir ma sœur, je désirais au moins revoir le soleil... Ceux qui disent que les panthères noires sont des créatures de la nuit sont sots."


Il afficha alors un léger sourire avant de lever encore la tête, m'exposant son cou. Sa demande, m'énerva encore un peu, mais je la comprenais, il valait mieux qu'il meurt sans souffrance. Ainsi je dégainais une de mes épées, ça n'allait pas être pas être commode avec une lame aussi court, mais mon coup, dans laquelle je mis toute ma rage et ma frustration, fut efficace et précis. Sa gorge fut tranchés et s'il ne mourut pas sur le champs, il ne sembla pas en souffrir, fermant paisiblement les yeux et son visage gardant ce léger sourire... J'étais vidé de ma colère, mais je n'en éprouvais nul plaisir, comme je n'éprouvais nul regret à ce que je venais de faire. Je songeais certes à la réaction de Felina à l'annonce de mon échec, mais tout ce que cela fit, fut de raviver une nouvelle hargne, j’étais incapable d'autre chose.

*Encore un nouvel échec à rajouter à ton compte...*


Il n'avait pas tort, d'autant plus qu'il était de taille, cependant je fis fi de ce sarcasme et de ceux qui suivirent, me tournant vers "Luxure" et les porteurs. Ces derniers avaient le regard baissé, mais le séducteur s'avança vers moi et prit la parole, comme si rien ne s'était passé.

"... Si tu veux revenir dans les pêchés..."

Au moins ne me réservaient ils pas de minauderies ou de faux semblant,il allait droit au but, et ma réponse fut de même.

"Non, désolé... Je sais que vous avez peut être besoin de moi, mais vous vous en tirerez sans moi malgré cela... Et puis j'ai un rendez-vous que je ne saurai manquer."

Il hocha doucement la tête, il n'insistait pas et je ne l'interrogeai pas sur la raison de leur présence ici, un échange de bon procédés en quelques sortes. Cependant il me tendit un carnet que je reconnus sur le champs, mon journal... Quand j'avais quitté les "pêchés" parce que les "parangons" s'investissaient trop en politique ou en religion, ce en quoi j’avais eu raison puisque j'avais appris que le groupe s'était dissous quelques années plus tard, je l'avais laissé derrière moi et je n'avais pas pris la peine d'en recommencer un autre... Si je le reprenais il y en aurait des choses à rajouter et à corriger avant... Quoi qu'il en soit, même si je ne savais pas présentement pas quoi en faire, je le pris. "Luxure" en profita pour me caresser doucement la main, ce qui aurait pour réponse un coup de poing au visage qui l'étendit au sol.

"Par contre je garde toujours un point commun avec les autres... Ne compte pas me faire me séduire !"

La situation arracha de maigres rires, malgré le cadavre de Claws et des membres de sa famille non loin et "Luxure" qui avait dû s'y attendre un peu se releva ,souriant et se frottant la mâchoire.

"Tu n'as vraiment pas changé courte-lance !"

... Je me ravisais de préciser que ce surnom dû aux proportions de ma virilité n'était plus exacte et je décidais d'aborder un détail plus pratique.

"... Nous allons rejoindre mon chariot, en espérant que mes compagnons y soient retournés, mais nous effectuerons un léger détour, j'ai un rendez vous à ne pas manquer;... Et je vous demanderai de rester quelque peu en retrait...."

"Compris."

Il hocha un peu la tête puis annonça que la pause était finie, les porteurs ne perdirent pas de temps reprirent les corps et la caisse. J'ouvrais la voie, marchant à pas rapide, car j'avais la plus grande hâte d’en finir avec cela et surtout parce que je désirais économisez autant de temps que possible vis à vis de mon démon, car il allait me falloir de temps pour affronter ce qui m'attendait au donjon. Un combat contre lequel je n'étais nullement préparé et je ne parlais nullement du procés.

L'arrêt que j'avais évoqué se fit au bout d'une heure, et fut bienvenu pour les humains qui nous accompagnaient et en profitez ainsi pour prendre une nouvelle pause, d'autant plus que n'étant que dix pour six choses nécessitant deux hommes pour être transporté leur tâche était devenue plus complexe avec la mort de Claws. Néanmoins je m'en souciais assez peu alors que je m'avançais à l'endroit exact où j’avais rencontré Theorem. Sans doute était il là, quelque part, tapie dans les fourrés, peut être même allait il sortir d'un instant à l'autre, mais quoi qu'il en soit je pris la parole.

"Si tu es bien là Theorem, pas la peine de sortir de ta cachette, je ne te suivrai pas... Non pas que je me soustrais à la justice du donjon, je reviendrai bien sûr, mais j'ai quelque chose à faire qui nécessite que je reparte avec le chariot qui m'a amené ici, peut être sais tu déjà pourquoi. Quoi qu'il en soit je pense que dans tout les cas cela vaut mieux. on pourra m'y endormir et ainsi on évitera tout risque que mon démon se réveille. Tu peux nous suivre si tu le désires pour t'assurer de mes dires ou retourner sur le champs au donjon, à vrai dire je n'en ai cure... Au revoir Theorem."

Je n'attendais pas qu'il se manifeste pour tourner les talons et rejoindre les autres. Sans doute se demandait il pourquoi j'étais en compagnie de tant de mes semblables, pourquoi les corps de ces beast, mais j'espérais qu'il me fasse confiance et il sembla que ce soit le cas, puisque je m’éloignais ans être inquiété ou qu'il se manifeste, même si je doutais qu'il lâche le morceau si facilement.

Trente minutes plus tard nous arrivions en vue du véhicule qui m’avait amené ici et bien que ce fut un plaisir, la vision d'un humain congelé non loin, me rappela une précaution à prendre... Et de fait je fis comprendre aux autres de me suivre d'un peu plus loin alors que j'allais au devant de la fée des glaces. Je remarquais par ailleurs la présence de Yeager, mais à peine eus je le temps d'esquisser un sourire en réaction à cela qu'une masse bleutée fonça sur moi. heureusement pour moi elle n'alla pas jusqu'à me percuter et se ressaisissant avec ses petites ailes la fée des glaces m'adressa un grand sourire, une seringue à la main.

"Tu as vu ? J'ai congelé un vilain monsieur qui s'approchait ! Mais maintenant il est plus que temps de dodo puis je m'assurerai que l'expérience s'est bien passée."

... Elle avait beau avoir une apparence et un comportement d'enfant elle faisait définitivement froid das le dos, et pas uniquement à cause de la faible température qui l'entourait, cependant je répondais du tac-au-tac, avant que son aiguille ne s'enfonce dans mon bras.

"Attends quelques instants, il y a encore des choses à faire... Tout d'abord interdiction de congeler ces monsieur, mais une fois qu'ils auront déposé les corps des beasts tu pourrais les réfrigérer de manière à ce qu'ils ne se décomposent pas ?"

Estimant sans doute pouvoir y trouver une quelconque source d'amusement, mon "infirmière" hocha vigoureusement la tête avec un regard déterminé. Je fis alors signe aux porteurs de venir et leur dit brièvement de déposer les corps dans les chariots, mais alors que je les regardais faire et m'apprêtais à rejoindre Yeager "Luxure" vint poser une main sur mon épaule.

"... Même si tu ne reviens pas parmi nous je préfère te le dire... Le fait qu'on ait été là c’était pas un hasard et encore moins pour tes beaux yeux. L'Eglise nous a trahi alors qu'on avait un contrat avec elle et... Je sais pas pourquoi, mais quelque chose me dit que ça a un lien avec ce qu'on a trouvé en dessous, on en apprendra sans doute plus avec les documents qu'a dû récupérer "Envie". En attendant fait attention à toi, car si elle en veut à nous, il est probable qu'elle en veuille aussi à toi "Colère...."

Je n’étais pas tellement surpris qu'il évoque un des autres pêché, surtout celui là, après tout il était du moins à ma connaissance un des membres du groupe d'intervention et il avait été plus étonnant d'apercevoir "Luxure" sur le terrain. Quoi qu'il en soit cependant la raison de leur venue et sa mise en garde était des plus intéressantes, même s'il serait surprenant qu'on tente de s’en prendre à moi dans le donjon.

"J'en prends bonne note... Et merci "Luxure" d'avoir été là. Au fait je n'y pense que maintenant, mais je devais faire en sorte que Brendal Vezio puisse se rendre au donjon."

Il me fit un clin d'oeil amical, comme s'il s’était attendu à ce que je m'inquiète à ce sujet.

"On avait prévu qu'il y aurait quelques difficultés pour la sortie alors on avait fait un plan, même si nous on a pas pu l'utiliser ça devrait être le cas de "Envie", de "Orgueil" et de ton curieux copain à la lame d'argent, ainsi que peut être quelques créatures qu'ils auraient libérés et surtout en prime les autres "pêchés" et l'avocat. Sacré cadeau, en plus de ton journal, n'est ce pas ?"

Je hochais doucement la tête, mais je ne comptais pas répondre, heureusement pour moi le meneur des porteurs arriva à cet instant et prévint qu'ils avaient fini de mettre leur chargement dans le chariot et qu'ils allaient partir. Au vu de son opinion sur les créatures qu'il avait évoqué je comprenais qu'il serait vain de tenter de le convaincre de venir au donjon et je me contentais de lui souhaiter bon courage dans ce qui allait leur advenir. Il me répondit que je n’avais pas à m'en faire, il saurait comment se faire oublier de l'Eglise et après m'avoir dit cela il s'en retourna avec ses compagnons, partant vers l'Est. Peu après je tournais le dos à "Luxure" afin de monter dans le chariot, m’asseyant près d'un des corps, désormais couvert d'une fine pellicule de glace par la fée, celui du plus jeune d'entre eux , Griffu....

"...Cette mission a été un échec total... pas la peine de me faire un rapport Yeager, mais s'il te plait pas de questions... Par contre."


... Je portais la main à la ceinture et en tirais la seringue que j'avais récupérer,intacte, et toujours remplie de cette curieuse substance, je la lui lançais, osant espérer qu'il soit assez vif pour la rattraper.

"Pourrais tu l'étudier ? J'aimerai aussi par ailleurs que tu en transmette un échantillon à Franken Fran... Par ailleurs fais pas attention à l'humain non loin et s'il te parle fais attention, il n'est pas dangereux, mais c'est un sacré enjoliveur... Et puis il va y avoir un autre chariot qui va arriver, à son bord d'autres créature et des humains, dont un en tenue d'avocat, tu le laisseras monter ainsi que les monstres, en espérant qu'on ait la place, quant aux autres... Je te laisse gérer la chose."

Mon infirmière apparut alors soudainement à mes côtés, me lançant un regard noir auquel je répondis par un sourire désolé.

"Excuse moi N°47, mais je préfère explorer toutes les pistes possibles et si je te l’avais donné tu l'aurai gardé pour Franken Fran seule..."

Je n'eus pour toute réponse qu'un piqûre particulièrement brutale au bras... En même temps je devais m'y attendre... Et la dose était telle cette fois que mon esprit commença sur le champs à tomber dans l’inconscience,me permettant juste d'entendre un rire espiègle et une phrase prononcée d'une voix amusée.

"...Hihi, mon vrai nom c'est pas N°47, mais Alice ! C'était une farce."

Et aussi curieux que cela puisse paraître ce fut suffisant pour que, malgré tout ce qui s'était passé, je m'endorme avec le sourire.
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