My Life as a Dungeon Keeper
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Traversée d'une forêt luxuriante

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Traversée d'une forêt luxuriante Empty Traversée d'une forêt luxuriante

Message  Invité Dim 29 Juil 2012, 17:38

Diverses interrogations m’assaillaient tandis que je regardais le spectacle qui s’ouvrait à ma vue : un magnifique et troublant coucher de soleil. Cette clarté, synonyme de souffrance mais aussi de répulsion pour mon peuple, restait à mes yeux le symbole de ma renaissance. Cette lumière aveuglante, malgré l’heure tardive, me brûlait les yeux. Pourtant, je ne pouvais détacher mon regard de tant de magnificence, si blessant et si désirable à la fois. Des taches de lumières apparurent, et mon regard se voila. Plissant les yeux, je savourais chaque instant de cet astre qui n’existait pas dans mon si sombre et si dangereux monde. J’aurais pu, à cet instant où l’attraction que cette splendide masse de chaleur solaire exerçait sur moi s’affaiblissait, éloigner mon regard vers les profondes forêts situées en contrebas de la colline où m’avait amenée la caverne, mais je ne le fis point. Puisse être damné, que je ne pourrais détacher mon regard de ce qui était mon premier coucher de soleil. Elle représentait à la fois ma rédemption, et me rappelait les raisons qui m’avaient poussé à m’exiler. Enfin, l’astre solaire ne fut bientôt qu’une fine ligne à l’horizon, laissant la place à la douce quiétude de la nuit. Je sentais mes forces revenir, à mesure que la lumière du jour faiblissait. Mes pensées se tournèrent sur mes très lointains et très éloignés cousins raciaux, les elfes. Où pouvait-être le peuple fée en ce moment. Je songeai à toutes les malédictions que j’avais proférées à leur égard, et j’espérais qu’elles ne se réaliseraient point. J’avais passé la moitié de ma vie endoctriné dans le concept drow de « la Vie ». Un concept que mon propre jugement m’avait toujours indiqué comme erroné. La vie est une chose à respecter, à chérir, il s’agit de la seule chose qui rend toutes choses sur cette Terre égale. Pour moi qui prônait l’Equilibre, l’abhorrait revenait à me plonger une lame en plein cœur, à me prendre cette vie, qui était la plus importante de mes possessions.

Laissant là mes pensées philosophiques et existentielles, je portai mon regard sur la douce et rassurante pénombre qu’exhalaient les arbres. Je pénétrai en ces bois, d’un pas assuré, savourant les sons produits par la faune locale. La flore était aussi d’une grande diversité, il y avait des arbres de toutes sortes de taille, dont les nuances de couleurs passaient du vert citron à un sombre vert évoquant la menthe. Les arômes boisés emplissaient mes narines, récompensant toutes mes attentes, comblées par cette Nature qui m’avait tant donné, à commencer par ma propre vie. Je n’étais plus un quelconque Prince drow, issue d’une quelconque Maison. J’étais Donowan, juste Donowan, un simple être vivant parmi des milliards d’autres. Je faisais partie existante de la Nature, et de cette manière, était relié, et donc percevait, la présence de chaque être naturel de ces bois. C’est pour cela que j’avançai sans craintes, en emphase avec Elle. Je marchais ainsi plusieurs heures, transportant toutes mes affaires dans une sorte de baluchon, confectionné à l’aide de mon ancienne cape, dont la magie ténébreuse n’avait pas résisté à celle de l’astre lumineux. Là où il y avait de la Nature, il y avait des elfes. Et si quelqu’un pouvait m’apprendre en quoi consistait mon héritage druidique, c’était bien eux. La Voix multiple, que je pensais retrouver dans cette forêt où la présence de la Nature se faisait plus forte, ne s’était plus manifestée depuis ma Renaissance druidique. Des fées voletaient, entre les armes, en d’incessants et magnifiques ballets multicolores. La forêt était féerique… et je tombai féeriquement dans ce qui semblait être une profonde crevasse. Maudissant ma malchance, et mon manque de prudence, anormal pour un elfe d’ailleurs, je regardai autour de moi, cherchant un endroit pour sortir. J’entendis le rire cristallin des fées, se moquant gentiment de moi. La crevasse n’était guère profonde de plus d’une demi-douzaine de mètres, et la dense mousse qui épaississait le sol avait amorti ma chute. De la moisissure, ainsi que des champignons, ce qui revient au même, poussaient à cet endroit de la forêt.

Je remontais, sans trop d’effort, et continuai ma marche, me concentrant plus cette fois sur cette dernière. Les heures passèrent ainsi avant que je ne vois la fin de cette forêt profonde.


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